• Un militant anti-Loi Travail passé à tabac par des policiers, aujourd’hui à Bayonne. http://www.bizimugi.eu/tabassage-dun-militant-anti-loi-travail-a-bayonne …pic.twitter.com/dTf2C8QHis
    https://twitter.com/Obs_Violences/status/745986927434797056

    Un militant anti-Loi Travail passé à tabac par des policiers, aujourd’hui à Bayonne. http://www.bizimugi.eu/tabassage-dun-militant-anti-loi-travail-a-bayonne …pic.twitter.com/dTf2C8QHis

  • REMETTRE LES PENDULES A L’HEURE !
    Travailler plus pour gagner plus, généraliser le travail le
    dimanche, faire sauter les 35 heures, reculer l’âge de la
    retraite et le nombre d’années de cotisations nécessaires
    pour la percevoir : nous assistons à tous les niveaux à une
    remise en cause brutale de toutes les limites imposées à la
    place du travail salarié dans nos vies et nos sociétés. Nous
    subissons quotidiennement une véritable guerre
    idéologique sur ces questions là.
    Nous avons décidé aujourd’hui de publier ce texte
    « Travailler une heure par jour » pour remettre les pendules à
    l’heure sur ces questions, démontrer l’absurdité de certaines
    soi-disantes évidences, faire apparaître les éléments
    manquants -car systématiquement escamotés- du débat
    sur le temps de travail.
    Il s’agit de l’adaptation à la société et aux données
    statistiques de ce troisième millénaire, d’une partie du livre
    intitulé « Travailler deux heures par jour » publié en 1977 ().


    sous une couverture de *Roland Topor
    .
    Réactualisé en travailler 1 heure/jour - 60 pages en téléchargement dans la médiathèque du site http://www.bizimugi.eu

    _() Par le Collectif Adret aux Editions du Seuil. Il entendait
    démontrer qu’une société moderne pourrait fonctionner, et vivre
    mieux qu’aujourd’hui, en réduisant radicalement le temps de
    travail salarié auquel nous sommes astreints pour vivre.
    L’explication se concluait -comme son titre l’indiquait- par le fait
    que l’on pourrait ainsi réduire la journée de travail à deux heures !
    La démonstration en question était en fait un brillant exercice
    pédagogique démontant point par point la perversité des règles
    fondant l’économie capitaliste. Un exercice très concret,
    compréhensible par le plus grand nombre._

    http://neplusperdresaviealagagner.org
    *LES ÉTATS GÉNÉRAUX
    DE LA SANTÉ DES TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS
    Les 16 et 17 mars 2016 à Paris
    Bourse du travail
    3 rue du Château d’eau - 75010
    Métro République

    #travail #pendule

  • Climat : les COP servent elles vraiment à quelque chose ? » Bizi !
    http://www.bizimugi.eu/fr/climat-les-cop-servent-elles-vraiment-a-quelque-chose

    Depuis 20 ans maintenant, chaque fin d’année, une COP (Conférence des parties) a lieu dans un pays différent. La vingtième, donc la COP20, vient de s’achever à Lima et a passé le relai à la #COP21 qui se déroulera à Paris. La COP21 aura une importance particulière car elle est censée accoucher d’un accord définissant la lutte commune des Etats contre le #changement_climatique à partir de 2020.

    Ces impressionants sommets de l’ONU se déroulent sur un espace énorme, pendant 12 jours, nuit et jour. Des autobus spéciaux emmènent jour comme nuit les milliers de participants accrédités et badgés à l’intérieur du lieu, gigantesque, où se tiennent les réunions de négociation, mais également d’innombrables rencontres, discussions de couloirs, opérations de #lobbying, actions revendicatives strictement encadrées par la police de l’ONU et la sécurité ultra-présentes.

    On peut se demander ce qui se joue vraiment dans ce processus qui absorbe l’énergie, le temps et les moyens financiers de tant de pays, d’ONG, de réseaux militants, quand on voit l’absence de résultats probants depuis ces 20 années de COP ( + 60 % d’émissions mondiales depuis 1990). Les + 2°C, zone d’impact majeur des conséquences du #réchauffement_climatique pour l’ensemble de la planète, qui était l’objectif à ne pas dépasser à l’horizon 2100 à l’époque du sommet de Copenhague vont peut-être franchis dès 2030.

    En discutant en tête à tête avec certains acteurs de la délégation française, on voit qu’en fait, les gens ont intégré le fait qu’on allait les dépasser, et ce à court terme. Ce qui rejoint la déclaration qu’avait faite Laurence Tubiana, l’ambassadrice pour le climat du gouvernement français, en novembre “A Paris, nous ne serons pas en capacité d’être dans un scénario de limitation du réchauffement à 2 °C. C’est pour cela que nous devons chercher un plan à 2050 qui nous permette de revenir sur la bonne trajectoire.” Que de tels constats d’échecs, annonciateurs de tant de drames humains à une échelle planétaire, ne fassent pas la Une de nos journaux est bien révélateur du chemin restant à parcourir pour une réelle prise de conscience sur ce que signifie vraiment le dérèglement climatique en cours.

    On sent bien un décalage réel entre le climat feutré de ces négociations, l’ambiance générale ressemblant à n’importe quelle autre grande messe sur tel ou tel thème habituel et l’enjeu historique du défi climatique. L’ambiance détendue, tranquille, normale (sur un site ou tout -la moindre bouteille d’eau- est cher, en plastique jetable…) contraste avec l’urgence et la gravité du dérèglement climatique en cours, la violence du typhon fonçant sur les Philippines, le fait que se joue, de manière irréversible, rien de moins que le maintien de conditions de vie civilisées sur terre. Et pourtant ici, tout le monde sourit, respecte les codes et les règles, et on a du mal à croire qu’on fonce vers le mur. Comment l’Histoire, les générations à venir jugeront elles tout cela ? La question se pose sérieusement.

    Que retenir de la COP de Lima :

    Depuis la sortie des ONG de la COP de Varsovie, pour y dénoncer la présence scandaleuse des lobbies de l’#énergie_fossile, et malgré le fait qu’on se rapproche à grands pas de la COP21 qui devrait accoucher de l’accord à la hauteur de la situation, que s’est il passé ?

    Lima termine sur un accord en décalage complet avec l’ampleur et l’urgence du problème climatique. Le monde est sur une trajectoire terrifiante de + 4 à 5° C par rapport à l’ère pré-industrielle (ce qui équivaut à la différence entre le climat actuel et celui de la dernière période glaciaire), voilà ce qu’il faut retenir.

    Il faut retenir également que les pays développés remettent en cause les rares acquis de la négociation internationale sur le climat depuis le sommet de Rio de 1992, comme par exemple l’acceptation de responsabilités historiques différenciées entre eux et les pays non industralisés. Les mesures qui permettraient aux pays les plus pauvres de mieux affronter le défi climatique, les questions d’adaptation, de finance, de transferts de technolgie, de réparation de pertes et dommage, sont combattues par les pays développés. Le caractère contraignant des objectifs et accords passe à la trappe, comme si l’on pouvait croire que les bonnes intentions affichées en matière de réduction de gaz à effet de serre allaient être tenues si personne n’y est obligé. Et rien n’est vraiment entrepris dans les années qui viennent alors qu’elles sont capitales pour réussir à maîtriser la trajectoire de réduction des gaz provoquant le réchauffement climatique. Les objectifs à 2030, 2050 engagent évidemment moins ceux qui les signent aujourd’hui que les décisions concrètes pouvant être prises dés 2015, et que les objectifs à horizon 2020 (pas revus à la hausse à Lima), ou 2025 comme le demandent les ONG et un certain nombre de pays.

    Quand on voit qu’en pleine COP20, le travail commun de trois seules organisations, les Amis de la Terre, ATTAC-France et Bizi !, à réussi à arracher le retrait de Société Générale du projet climaticide Alpha Coal, produisant à minima un gros retard dans la réalisation de ce projet, et donc à empêcher concrètement de très importantes émissions de #gaz_à_effet_de_serre, on se demande si la mobilisation citoyenne ne peut pas avoir plus d’impact que les possibilités réelles d’avancées qui se jouent dans les COP. On peut d’autant plus se poser cette question que tellement de choses qui ont des conséquences lourdes sur le #climat, comme par exemple le projet #TAFTA, ne sont aucunement conditionnées par le processus des COP.

    Autre question lancinante : quand on sait que l’Agence Internationale de l’Energie (donc une institution totalement impliquée dans le système actuel) calcule qu’il faudrait laisser sous le sol 2/3 des énergies fossiles actuellement connues si l’on veut éviter de dépasser les 2°C, comment se fait il que le processus de négociations des COP n’aborde même pas la question de l’#extractivisme, et ne parle pas des mesures qu’il faut prendre pour interdire toute extraction au delà d’un tiers de ces réserves connues (et donc comment se fait-il que puissent continuer -et être légales- les subventions publiques à l’exploration pour découvrir de nouvelles réserves d’énergie fossiles ?).

    Bien sûr, il restera toujours le fait que ces COP mettent en théorie chaque pays du monde, y compris les plus pauvres, sur un même pied d’égalité. Ces derniers peuvent en théorie y bloquer un certain nombre de choses trop à leur désavantage. Si demain ce n’est pas l’ONU qui gère ce processus de négociations sur le climat, qui le fera ? Le G20 ? Le G8 ? Les USA et la Chine ?

    Le seul aspect peut-être réellement positif de ces COP est qu’elles constituent un important moment de rencontre entre des activistes, experts, réseaux du monde entier, soit à l’intérieur de la COP elle-même, soit à l’extérieur tout au long de ces COP. Ici, à Lima, la Cumbre de los Pueblos a été le centre le plus visible de ces rencoontres, avec comme point culminant la tenue d’une manifestation de 20 000 personnes, avec beaucoup de jeunes et de femmes, de nombreux syndicalistes, et membres de communautés affectées par les conséquences du changement climatique (le Pérou est un des 4 pays au monde qui va etre le plus impacté par ce problème) et par les ravages de l’extractivisme. Autre centre très actif, la Casa de convergencia Tierra Activa qui réunissait plus les jeunes de tous pays, les secteurs plus activistes qui ont donné beaucoup de couleur et de fraicheur à la grande marche du 10 décembre. Ce sont également eux qui ont organisé la colonne qui s’est dirigées vers l’Hotel Hilton où se réunissaient les représentants des #multinationales et du monde financier qui pèsent chaque fois d’avantage sur les négociations.

    Beaucoup d’autres réunions, officielles ou informelles se succèdent également, aidant à construire des réseaux, des projets et des campagnes communes : assemblées pour la justice climatique, rencontres sur les alternatives sytémiques, rencontre tripartite entre activistes climat de Chine, d’Europe et d’Amérique Latine, innombrables discussions bi ou multi-latérales entre différentes organisations, réunions de la coalition française préparant la mobilisation en perspective de la COP21 et réunions entre cette coalition et les grands réseaux internationaux etc. Les bases d’une internationale des défenseurs du climat, les partisans d’un monde plus solidaire, plus juste, plus convivial, plus soutenable tentent de se construire.

    Pendant ces COP, mais également en dehors, se dessine peu à peu un mouvement climatique mondial, avec des moments comme les marches du 21 septembre à New York et dans le monde entier, l’extension du processus #Alternatiba, cette manif de Lima, et d’innombrables batailles communes ou différentes selon les territoires, notamment les luttes contre l’extractivisme ou les grands projets d’infrastructures liées à des logiques productivistes et développementistes du passé.

    L’avenir de ces COP dépend lui-même de la montée en puissance d’un tel mouvement pour la justice climatique. Car tant qu’il n’y aura pas un vrai rapport de force institué à l’extérieur par les communautés et les peuples contre les responsables du changement climatiques, il est probable que les discussions à l’intérieur des COP resteront centrées sur les tirets et les virgules de textes passant à côté de l’enjeu historique du problème que pose le dérèglement climatique à l’humanité entière.

    c’est toute l’inertie du scénario #brown_tech qui est à vaincre

  • La Société générale abandonne Alpha Coal, une victoire non-violente pour le climat - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article6664

    en annonçant durant l’après-midi de vendredi 4 décembre son retrait du projet d’#Alpha_Coal, la grande banque apporte une preuve supplémentaire que les victoires sont bel et bien possibles contre les grands projets inutiles et destructeurs de l’environnement.

    Alpha Coal est un projet écologiquement désastreux, situé de l’autre côté du globe, en Australie. Il s’agit de lancer l’exploitation et l’exportation de charbon qui, si le projet se réalisait, rejetterait dans l’atmosphère au moins 1,8 milliards de tonnes de CO2 et ouvrirait la voie à l’exploitation de huit autres gisements représentant un volume d’émissions équivalent aux émissions annuelles de l’Allemagne.

    L’ouverture d’une telle mine entrainerait aussi d’autres impacts environnementaux massifs : assèchement des nappes phréatiques consécutif à la consommation de la ressource en eau, déforestation et disparition des habitats de plusieurs espèces protégées, destruction d’une zone humide côtière, etc. Il y a aussi de fortes raisons de s’inquiéter pour la Grande Barrière de corail, un patrimoine mondial situé à proximité.

    Que vient faire la banque française dans ce projet ? Comme elle l’expliquait dans une réponse publiée en mai dernier, elle s’était engagée dans une activité de conseil auprès de GVK, l’entreprise indienne censée exploiter l’infrastructure.

    – Télécharger le Courrier du 2 mai http://www.reporterre.net/IMG/pdf/reponse_de_la_societe_generale_a_bizi.pdf

    Mais elle semblait également impliquée dans le financement du projet. Joint au téléphone par Reporterre hier soir, le département de la communication reconnaissait un « mandat dans le financement sur la partie dette du projet ». Autrement dit, le groupe français était prêt à octroyer des prêts pour financer le projet, là où d’autres établissements financiers comme HSBC ou Deutsche Bank avaient décidé de ne pas soutenir un tel projet https://france.attac.org/se-mobiliser/les-requins/article/alpha-coal-deutsche-bank-hsbc-rbs.

    Un communiqué laconique, publié ce vendredi vers 16 h sur le site de la Société Générale http://www.societegenerale.com/fr/s-informer-et-nous-suivre/newsroom/position-du-groupe annonce donc le revirement de bord : « Dans le contexte du retard du projet Alpha Coal, Société Générale a décidé, en accord avec GVK-Hancock, de suspendre son mandat. La banque n’est donc plus impliquée dans le projet ».

    Mais la banque se refuse à communiquer. « Nous ne donnerons pas d’informations sur les raisons plus précises, ni sur le timing », nous est-il répondu plusieurs fois. S’agit-il d’un abandon total ? « La banque se retire pour l’instant du projet ».

    Mais pour les opposants, ce retrait est décisif : « C’est une victoire d’étape. Bien sûr le projet n’est pas enterré, et il va falloir rester vigilant. Mais il va être difficile pour la Société Générale de revenir dans un tel projet, à un an de la COP 21 à Paris. Tout le monde va désormais communiquer sur le climat, et leur décision aujourd’hui vient d’abord d’une crainte pour leur image de marque », dit Jon Palais, l’un des responsables de l’association basque Bizi !

    Avec les Amis de la Terre et ATTAC, Bizi s’est investie depuis mai http://www.reporterre.net/spip.php?article5815 dans une campagne pour alerter sur ce que ces ONG appellent une ‘’bombe climatique’’ : « Alpha Coal est en complète contradiction avec les recommandations du GIEC, et si le projet se fait, il nous fait perdre la bataille du climat. Par son gigantisme et son impact, il annulerait de fait toutes les alternatives qui se mettent en place un peu partout… » explique M. Palais.

    « Le changement climatique ne tombe pas du ciel, il existe car il y a des banques pour financer les activités du charbon ». Pour dénoncer ces responsabilités, les organisations ont multiplié les actions dans le cadre d’une opération dite « kangourou » http://www.reporterre.net/spip.php?article5815 : après avoir improvisé une conférence sur le changement climatique dans les salons d’une agence Société Générale, plusieurs militants avaient notamment déversé du charbon devant le siège de la Société Générale à Bayonne, en juin dernier http://www.reporterre.net/spip.php?article5944.


    Lundi 1 décembre, le jour de l’ouverture de la Conférence des Nations unies sur le climat à Lima http://www.reporterre.net/spip.php?article6633, deux agences ont été simultanément occupées par des jeûneurs pour le climat http://www.bastamag.net/Des-jeuneurs-empechent-la-Societe. Alors qu’à Paris, l’occupation de l’agence des Champs-Elysées a été rapidement évacuée, celle de l’agence de Pau aura duré sept heures. Cette action devait par ailleurs être suivie d’une autre, aujourd’hui même : « Nous avions prévu une manifestation sous forme de picketing devant une dizaine d’agences partout en France. Nous avons maintenu le rendez-vous, en lui donnant un angle plus festif : il s’agit de célébrer la réussite d’une résistance citoyenne », se réjouit Caroline Prak, des Amis de la Terre.

    Une victoire qui renforce le mouvement pour la justice climatique

    Ce succès intervient dans le contexte particulier des négociations climatiques et qui doit permettre de renforcer un peu plus le mouvement social climatique. Mais il ouvre également d’autres perspectives : « Il y a derrière ça la question du contrôle citoyen sur la maîtrises des investissements financiers réalisés par les établissements bancaires », dit Caroline Prak. Alors que la Société Générale était elle-même confrontée, hier, à un mouvement social en interne http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/12/04/une-greve-annoncee-a-la-societe-generale_4534757_3234.html, le retrait d’Alpha Coal consacre une victoire de la non-violence comme méthode d’action.


    « La radicalité s’exprime aussi dans l’imagination et dans la créativité des formes de mobilisation », assure Jon Palais, qui cite Gandhi par la même occasion : « La force de la non-violence, c’est la force de la vérité », disait le Mahatma : « Cela a marché car nous avons posé la bonne question, et c’est ça qui a mis mal à l’aise les responsables ». Dans le débat qui anime les activises français sur la question de la violence comme moyen d’actionhttp://www.reporterre.net/spip.php?article6495, le succès d’Alpha Coal est un argument de poids.

    #climat #extractivisme #gpii #lutte

  • Sous pression, la Société générale se retire d’Alpha Coal, un projet minier destructeur
    http://www.bastamag.net/Sous-pression-la-Societe-Generale

    La Société générale vient de déclarer ce 5 décembre par communiqué de presse qu’elle se retirait du projet Alpha Coal, un projet de mine de charbon géante en Australie, très contestée pour ses conséquences négatives sur l’environnement. La banque française invoque le « retard » du projet pour « suspendre son mandat ». Ces derniers mois, la Société générale a été la cible d’actions, de pétitions et d’interpellations de la part d’organisations écologistes, en France comme en Australie. Des organisations, en (...)

    En bref

    / #Multinationales, #Climat, #Le_défi_du_réchauffement_climatique, #Contrôler_la_finance

    • La lutte paie, nous pouvons gagner la bataille climatique.
      http://www.bizimugi.eu/fr/la-societe-generale-se-retire-du-projet-alpha-coal
      Ce vendredi 5 décembre à 16H30, le directeur régional de la Société Générale Pays Basque-Sud des Landes a téléphoné à Bizi ! pour s’assurer que le mouvement altermondialiste basque avait bien reçu le courrier électronique de la Société Générale annonçant sa décision de se retirer du projet climaticide #Alpha_Coal.

      Effectivement, quelques minutes plus tôt, Bizi était destinataire d’un mail envoyé par M. Jean-Pierre Mépuis, le Directeur Developpement Durable et RSE de Société Générale (à Paris) dont voici le contenu intégral :

      Bonjour ,

      Je vous prie de noter que dans le contexte du retard du projet Alpha Coal, Société Générale a décidé, en accord avec GVK-Hancock, de suspendre son mandat. La banque n’est donc plus impliquée dans le projet.

      Vous pouvez relayer ce message dans votre réseau

      Cordialement

      Jean-Michel Mépuis

      La Société Générale cesse donc ses études de faisabilité et recherches de financement pour le projet d’extraction et d’exportation de charbon australien Alpha Coal, ce qui peut constituer un coup fatal pour ce qui est identifié par de nombreuses ONG internationales comme le détonateur d’une des plus importantes bombes climatiques au monde (car ouvrant la voie à l’exploitation de divers gisements de charbon représentant au total les émissions de gaz à effet de serre de l’Allemagne entière).

      Les Amis de la Terre-France, ATTAC-France et Bizi ! avaient adressé il y a quelques semaines une lettre au PDG de la Société Générale M. Oudea l’avertissant de leur intention commune de démarrer à partir de la COP20 de Lima une campagne ininterrompue de pression et d’interpellation de sa banque sur cette question. Ce lundi 1er décembre, jour d’ouverture de la COP20, deux agences, à Pau et à Paris, avaient été occupées par des jeûneurs pour le climat.


      Ce samedi 6 décembre devaient avoir lieu dans de nombreuses villes de l’Hexagone des actions picketing devant les agences de la Société Générale. Et nos trois mouvements devaient lancer ce même jour un appel à une grande marche pour le climat reliant, le samedi 5 décembre 2015, en pleine COP21 de Paris, 21 agences de la Société Générale situées autour des Champs-Elysées. D’ici là, de nombreuses actions étaient prévues partout en France s’inspirant du déversement de 1,8 tonnes de charbon en juin dernier devant la direction régionale de la Société Générale à Bayonne.

      Bizi ! tient aujourd’hui à dédier cette victoire et à remercier en premier lieu toutes les personnes qui ont participé à cette campagne, à ses actions, affichages, occupations, etc. Nous remercions également toutes les personnes qui avaient, via une opération crowdfunding, permis de financer l’opération “Retour à l’envoyeur” (déversement de 1,8 tonnes de charbon), action qui avait marqué un pas qualitatif dans ce long travail de pression sur la Société Générale.


      Une fois de plus, cette victoire montre que la lutte paie, que l’engagement non-violent et déterminé peut faire plier les plus puissants. Bizi croit que la lutte pour éviter le chaos climatique est encore gagnable, si nous sommes chaque jour plus nombreux à y croire et à mener de manière sereine et stratégique cette bataille décisive pour l’humanité.

      Le rendez-vous de ce samedi 6 décembre à 11H00 devant la direction régionale de la Société Générale de Bayonne est maintenu, mais sera transformé en célébration de cette victoire collective.

  • La #Société_générale accusée de vouloir larguer une « bombe climatique » en #Australie
    http://multinationales.org/La-Societe-generale-accusee-de

    Alors que la 20e conférence internationale sur le climat a débuté au Pérou le 1er décembre, des militants ont occupé une agence de la Société générale à Pau (Pyrénées-Atlantiques). Durant sept heures, une vingtaine de membres du Village Emmaüs Lescar et du mouvement altermondialiste basque Bizi ! ont mené un jeûne dans ces locaux pour, expliquent-ils, « dénoncer le soutien de la banque au projet minier Alpha Coal en Australie ». La Société générale apporte son expertise financière à un méga projet (...)

    Actualités

    / #France, Australie, #Finances_et_banques, #Énergies_fossiles, Société générale, #campagne_citoyenne, #charbon, #changement_climatique, gaz à effet de (...)

    #gaz_à_effet_de_serre
    "http://www.bastamag.net/Pres-de-Pau-des-compagnons-d"
    "http://www.bastamag.net/spip.php?page=recherche&recherche=bizi"
    "http://www.bizimugi.eu/fr/des-jeuneurs-occupent-la-societe-generale-a-pau"
    "http://www.bizimugi.eu/wp-content/uploads/2014/12/Lettre-au-directeur-dagence-Socie%CC%81te%CC%81-Ge%CC%81ne%CC%81rale-d-e-Pa"
    "http://www.amisdelaterre.org/Climat-les-agences-de-la-Societe.html"
    "https://france.attac.org/agenda/article/alpha-coal-actions-picketing"
    "http://www.stop-alphacoal.org"
    "http://www.stop-alphacoal.org/ressources/article/kit-actions-picketing-devant-la-societe-generale-du-6-decembre"

  • Je me demandais, puis j’ai demandé à la cantonade, laquelle m’a orienté vers SeenThis, alors voilà :

    Dans quelle #banque êtes-vous ? Êtes-vous contents ? Quels avantages et inconvénients le cas échéant ? Je voudrais en changer (je suis au CIC actuellement), et je ne sais pas trop vers où aller. Crédit coopératif, @mona ?

    PS : si ce sondage vous paraît tout à fait inopportun, n’hésitez pas à blâmer @fil.

  • A quand Biarritz sous les eaux ? » Bizi !
    http://www.bizimugi.eu/fr/a-quand-biarritz-sous-les-eaux

    24 juillet 2009, une des premières actions de Bizi : les activistes montent sur le Rocher de la Vierge et installent un masque et un tuba à la Vierge et au petit Jésus. Des banderoles sortent “A quand Biarritz sous les eaux ?”. Un tract distribué aux passants alerte sur les conséquences du #changement_climatique en cours et parle du #sommet_de_Copenhague qui doit se tenir 6 mois plus tard. Le message est bien reçu et les réactions largement positives.

    Toutefois, à la fin de la courte vidéo réalisée sur cette action ( http://www.bizimugi.eu/fr/sauvetage-au-rocher-de-la-vierge ), on voit une touriste qui insulte les militant·e·s de Bizi : “Ah ben oui, c’est les autres là, en disant que Biarritz allait être sous la mer….Quelle bande de cons !“

    4 ans et demi après, ce mercredi 8 janvier 2014, un éditorial -dont nous vous conseillons fortement la lecture- du quotidien Sud-Ouest au sujet des évènements dramatiques qui viennent de se dérouler à Biarritz s’intitule : “ La #mer monte et on regarde ailleurs ”. Nous le citons : “ Si la mer monte, c’est bien en raison de la fonte des glaces et du #réchauffement_climatique (…) Nous sommes bien placés ici pour constater que les violentes #tempêtes sont plus fréquentes. Surtout, celles-ci se conjuguant avec une élévation du niveau de la mer, leurs conséquences sont beaucoup plus dramatiques en cas de fortes marées (…) C’est bien la conséquence d’un processus dramatique qui s’est déclenché et qui s’appelle le réchauffement climatique.

    Qu’a fait le maire de Biarritz pendant ces 4 ans et demi pour lutter contre les causes du changement climatique ? Il a regardé ailleurs. Pire, il a combattu la mise en place de toute alternative au tout #voiture, première source d’émissions de gaz à effet de serre sur l’agglomération !

    Et maintenant, allons nous perdre 4 ans et demi de plus ?

    Il n’est pas encore trop tard pour réagir afin d’empêcher le basculement climatique en cours. La mobilisation massive de nos sociétés et de nos populations dans le but de réduire rapidement et radicalement nos émissions de #gaz_à_effet_de_serre peut encore le permettre. Et notamment une prise de conscience et des politiques climat-#énergie ambitieuses de la part de nos décideurs, par exemple ceux et celles qui seront élu·e·s aux prochaines municipales de mars 2014.

    Notre génération a une responsabilité immense sur les épaules, car la bataille climatique se joue ou se perd dans les 10 ans à venir . Quelles villes, quelle société, quel monde laisserons nous aux enfants et aux adolescents d’aujourd’hui ?

    quelques vidéos ici donnant une idée des conditions météo de ces derniers jours http://www.argia.com/albistea/kalte-handiak-eragin-ditu-itsaso-zakarrak-euskal-kostaldean

  • Une boite à outils pour agir contre le changement climatique
    et pour la transition énergétique et écologique
    http://www.bizimugi.eu/fr/bopa

    Début 2012, Bizi décidait d’imaginer une “boîte à outils”, constituée d’un ensemble de propositions d’actions (inter)communales concrètes, constituant les bases d’une vraie politique climat-énergie locale, pour les mettre à la disposition de toutes les futures listes en présence aux élections municipales de mars 2014 en Pays Basque nord, et ce quelles que soient leurs étiquettes politiques (ou l’absence d’étiquette).

  • Ils ne portent pas de bonnets et ils se mobilisent POUR l’écotaxe‏ - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article5066

    Mais si, c’est bien de taxer les transports routiers polluants ! Des écologistes et des cheminots vont le dire haut et fort, à Bayonne, le 2 décembre.

    Une nouvelle fois, les mobilisations des lobbys patronaux ont obtenu la suspension de l’écotaxe (ou plutôt « pollutaxe »).

    Nous organisons aujourd’hui une réunion large et ouverte pour voir ensemble comment faire contre-poids au lobbying des patrons routiers et des divers responsables de l’agriculture productiviste et de la délocalisation actuelle de l’économie.

  • Jeudi 31/10 : Discussion autour de la “Dotation Inconditionnelle d’Autonomie” » Bizi !
    http://www.bizimugi.eu/fr/discussion-autour-de-la-dotation-inconditionnelle-dautonomie

    JEUDI 31 OCTOBRE 2013 19H00

    « Un projet de Décroissance, Manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie »

    avec Stéphane Madelaine

    co-auteur de l’ouvrage du même nom
    Jeudi 31 octobre à 19H00 à la Fondation Manu Robles-Arangiz,
    20, rue des Cordeliers à Bayonne
    Conférence gratuite, inscription préconisée : 05 59 25 65 52 ou info@bizimugi.eu

    Alors que la crise économique perdure, de plus en plus d’acteurs intéressés à la chose économique laissent entendre qu’il va falloir penser notre avenir sans croissance, celle-ci restant encore toutefois aujourd’hui le veau d’or de nos dirigeants.

    Les acteurs des différents mouvements de la décroissance pointent tous, depuis de nombreuses années, l’insoutenabilité du modèle économique dominant. Un des outils mis en avant est le revenu de base ou revenu minimum d’existence.

    Prolongement des réflexions autour de ces notions, la « dotation inconditionnelle d’autonomie » qui propose l’attribution à tout un chacun d’un « revenu » réparti en monnaie nationale, monnaie locale, droits de tirage sur des ressources et services publics consolidés offre des perspectives séduisantes. Couplé à un revenu maximum autorisé, la dotation inconditionnelle d’autonomie permettrait entre autre d’éradiquer l’extrême pauvreté et de revenir à des échelles de niveaux de revenus acceptables.

    L’entrée à cette conférence -organisée par Bizi ! et la Fondation Manu Robles-Arangiz est gratuite mais il est indispensable de s’inscrire au 05 59 25 65 52 ou à info@bizimugi.eu

    #revenu_garanti #revenu_de_base #dotation_inconditionnelle_d'autonomie

  • L’Américain moyen consacre plus de mille six cents heures par an à sa voiture. Il y est assis, qu’elle soit en marche ou à l’arrêt ; il la gare ou cherche à le faire ; il travaille pour payer le premier versement comptant ou les traites mensuelles, l’essence, les péages, l’assurance, les impôts et les contraventions. De ses seize heures de veille chaque jour, il en donne quatre à sa voiture, qu’il l’utilise ou qu’il gagne les moyens de le faire. Ce chiffre ne comprend même pas le temps absorbé par des activités secondaires imposées par la circulation : le temps passé à l’hôpital, au tribunal ou au garage, le temps passé à étudier la publicité automobile ou à recueillir des conseils pour acheter la prochaine fois une meilleure bagnole. Presque partout on constate que le coût total des accidents de la route et celui des universités sont du même ordre et qu’ils croissent avec le produit social. Mais, plus révélatrice encore, est l’exigence de temps qui s’y ajoute. S’il exerce une activité professionnelle, l’Américain moyen dépense mille six cents heures chaque année pour parcourir dix mille kilomètres ; cela représente à peine 6 kilomètres à l’heure. Dans un pays dépourvu d’industrie de la circulation, les gens atteignent la même vitesse, mais ils vont où ils veulent à pied, en y consacrant non plus 28 %, mais seulement 3 à 8 % du budget-temps social. Sur ce point, la différence entre les pays riches et les pays pauvres ne tient pas à ce que la majorité franchit plus de kilomètres en une heure de son existence, mais à ce que plus d’heures sont dévolues à consommer de fortes doses d’énergie conditionnées et inégalement réparties par l’industrie de la circulation.

    Ivan Illich, « Energie et Equité », 1973

    • Dans un autre ordre d’idée mais lié à la voiture quand même, je me souviens d’une intervention de Baptiste Mylando au cours d’un colloque sur le temps de travail. Il avait calculé le temps de travail nécessaire à un ouvrier moyen pour s’acheter une voiture et les frais annexes et concluait qu’il préférait se lever moins tôt mais circuler à vélo.

    • @odilon l’ingénieur Dmitry Orlov s’était également penché sur la question

      Il est possible d’ériger une montagne virtuelle d’arguments rationnels, logiques et quantifiables contre les voitures et en faveur des bicyclettes. Un mode d’analyse des plus amusants implique de calculer leur vitesse moyenne effective relative2. D’abord, calculer le coût total de possession d’une voiture, incluant le prix d’acquisition, les coûts financiers, les coûts de maintenance, l’immatriculation, les péages, les amendes, et ainsi de suite. Maintenant, incluez tous les coûts externes : la construction et la maintenance des routes, les dommages à la santé causés par la pollution de l’air et de l’eau, la perte de productivité due aux morts et aux mutilations dans les accidents automobiles, les coûts légaux associés, et, bien sûr, les budgets militaires nécessaires pour équiper les forces armées pour se battre et défendre le pétrole.

      Maintenant, prenez le revenu moyen et les heures travaillées d’un conducteur, et trouvez combien d’heures de travail il faut pour couvrir tous ces coûts. Ajoutez à cela le temps effectivement passé à conduire. Maintenant prenez le nombre de kilomètres parcourus par le véhicule, et divisez-le par le nombre total d’heures passées à la fois à conduire et à gagner assez d’argent pour payer les voitures. Plutôt que de vous donner les réponses, je vous encourage à faire vos propres devoirs, mais je peux vous dire que le résultat final de cet exercice est toujours le même : la bicyclette est plus rapide que la voiture, et, selon les hypothèses, conduire est plus lent que marcher.

      http://www.les-crises.fr/le-despotisme-de-l-image

    • @odilon :

      Il avait calculé le temps de travail nécessaire à un ouvrier moyen pour s’acheter une voiture et les frais annexes et concluait qu’il préférait se lever moins tôt mais circuler à vélo.

      Ce serait pas « se lever plus tôt » non ? Ou alors il sous-entend qu’il faut travailler moins quitte à ne pas avoir de voiture ? Moi je veux bien mais quand on demande un temps partiel à un employeur on l’obtient rarement.

    • @alexcorp ce qu’il voulait dire c’est qu’il préférait travailler moins et se passer de voiture. Par rapport au temps de trajet, il y a beaucoup d’employés qui gagneraient du temps en prenant un vélo au lieu de rester coincés dans les embouteillages pendant les heures de pointe. Ensuite, oui, c’est un problème d’organisation du travail pour que les employés bosser à temps partiel.

    • @aude_v :

      mais comme tu ne bosses plus que 2/3 du temps (500 euros par mois en moyenne, une caisse) ou moins, tu libères du temps pour faire la grasse mat tous les jours.

      N’exagérons rien, j’ai une vieille voiture qui me coûte grand max 150 à 200€ par mois en comptant essence et réparations sur l’année.

      Par rapport au temps de trajet, mon dernier taf c’était 5 min en voiture, 20 min en vélo (avec grosse suée car la moitié de la route en pente) et à peu près idem en bus. Autant dire qu’il fallait quand même beaucoup de convictions pour le faire en vélo... C’est vrai que pour les grosses villes ça vaut souvent le coup le vélo, mais ailleurs c’est déjà plus délicat.

    • @aude_v merci !
      C’est un sujet auquel je ne m’intéresse que depuis peu et ces angles morts que tu cites sont vraiment à prendre en compte. Notamment la question étatiste.
      Sur la démocratie par liens locaux et spirales de dons je te suis tout à fait.
      Et je me note la réf du bouquin, merci aussi :-)

    • Une voiture, c’est 500 euros par mois en moyenne. Je trouve le chiffre effarant, c’est pas moi qui l’ai inventé !

      Si on achète une voiture neuve à 15000€, je veux bien te croire. Il est clair que beaucoup de gens mettent un fric monstre dans leur caisse. Mais si vraiment ma voiture me coûtait ce prix chaque mois, je ne pourrais plus que payer mon loyer sur le restant de mes pauvres 900€ mensuels et ensuite faire la manche pour bouffer. Je précise bien que je suis loin d’être pro bagnole à tout crin, j’ai vécu sans un bout de temps et ça se reproduira certainement mais en attendant, dans ma province un peu campagnarde, avoir une bagnole est aussi un sérieux atout pour trouver du boulot, voire pour y aller tout simplement.

    • @aude_v

      Ça passe par le rapport au territoire (« appréhendable », sensible, tiens c’est le sujet du prochain dossier) et par un redéploiement de la notion de responsabilité devant autrui.

      Oui je te suis à 100% là-dessus, ça me semble un truc tout à fait central. Il y a d’ailleurs eu une conf qui en causait un peu à Alternatiba.

      Il n’y a pas que Michéa qui en cause, je retrouve aussi cette idée chez Augustin Berque (son concept d’écoumène et ce qui tourne autour), et ça me semble aussi sous-jacent chez des mouvements comme reclaim the fields et tout ce qui tourne autour de la souveraineté alimentaire.
      Et sur la notion de responsabilité devant autrui, Simone Weil développe et intègre pas mal cette question (je trouve) à celle du rapport au milieu dans « L’Enracinement »

    • Il me semble avoir vu circuler des textes de Marcuse sur le regretté forum decroissance.info où était aussi @bug_in, mais j’avoue humblement qu’à l’époque ça m’avait semblé de prime abord un peu trop inaccessible.
      Comme on s’écarte un peu d’Illich (c’est de sa faute il nous emmène vers trop d’endroits à la fois) et comme ces éléments sur la théorie du don me rappellent quelques (vieilles) réflexions je poursuis ici : http://seenthis.net/messages/190256
      #logique_du_don

    • Merci pour toute ces incitations/reconnaissance (je suis sur-occupé ses derniers temps), bon, j’ai pas tout lu. Pour ce qui est de la théorie du don, je conseille la critique du don justement de Testart, parce que certain-e-s croient trop souvent a un aspect réciprocité obligatoire ou automatique, alors que... non.
      Par ailleurs, ça pose des problèmes aussi de pseudo-prostitution, par ex. dans un couple, une personne qui propose d’avoir des rapports intime qu’a condition que ceci-cela.
      Les propositions d’Illich sont tjs limité, comme nous l’avions critiqué a la rencontre de sortir de l’industrialisme entre autre, par un aspect que « culturel », qui dépasse le « sympa » gentil, mais n’a pas de moyen pratique d’application. C’est pour ça, entre autre, que j’ai rejoins des organisations politiques comme la CGA, parce que chercher des limites de seuil partout, et ne jamais pouvoir s’accorder clairement c’est un problème.
      Pour le livre d’Aurélien Berlan, je ne l’ai pas acheté et donc pas lu, parce que le peu que j’ai parcouru m’a semblé être une reprise de sa thèse ré-orienté grand public, mais sans trop de changement non plus, et du coup, c’était un peu trop indigeste pour mon petit cerveau.

    • @aude_v

      Je suis preneuse de retours.

      La discussion était bien, un peu trop survolante mais assumée comme telle, le projet est encore en construction. C’est pas si étatiste que ça dans ce qu’il en a présenté. En revanche les problèmes posés par l’organisation du travail actuelle ont été soulevés mais n’ont pas eu de réponse. Si tu auras l’occasion de le revoir sur Bordeaux et de lui en reparler il y aura peut-être réfléchi entre-temps.

  • Gros succès d’#Alternatiba ce week-end. Énoooorme !

    Alternatiba : l’objectif des 10.000 personnes atteint dès 14h30 » #Bizi !
    http://www.bizimugi.eu/fr/alternatiba-lobjectif-des-10-000-personnes-atteint-des-14h30

    Nous estimons l’affluence, à 14H00, à environ 10.000 personnes passées depuis ce matin 9h. Nous avons dû refuser du monde dans la moitié des conférences ayant eu lieu jusqu’à présent, y compris dans l’amphi 400 places (21 conférences au total entre 10h et 14h30).

    Climat : la réussite d’Alternatiba ouvre la voie aux mobilisations futures
    http://www.bizimugi.eu/fr/climat-la-reussite-dalternatiba-ouvre-la-voie-aux-mobilisations-futures

    Le cap des 10 000 personnes était franchi dès 14H30 le dimanche pour un magnifique Village des alternatives qui s’est ouvert au public dès 9H00 du matin. Le Village et ses 15 espaces thématiques était tellement dense qu’il était impossible de voir toutes les alternatives concrètes qu’il proposait à la découverte de ses visiteurs. Là, encore, de très nombreuses conférences et ateliers ont du refuser du monde, malgré le fait qu’il s’en tenait souvent 6 ou 7 au même moment. Le centre de Bayonne, habituellement désert le dimanche, fourmillait de gens. Nous estimons à plus de 12 000 le nombre de personnes venus à Alternatiba. Au delà du bilan quantitatif, le fait marquant de cette journée, c’était le sourire lisible sur chaque visage et l’énergie collective et positive qui se dégageait de cette foule rassemblant largement au delà des convaincus.

    Le manifeste qui est sorti à la fin de la journée :
    Créons 10, 100, 1 000 Alternatiba en Europe
    http://www.bizimugi.eu/creons-10-100-1-000-alternatiba-en-europe

    Malheureusement mal distribué, car bien que traduit en 11 langues et alors que c’est du simple texte, il n’y a aucun URL de page HTML avec le contenu de ce manifeste. On est obligé de télécharger des fichiers dans un format privateur que tout le monde ne peut pas ouvrir pour y accéder !…

    Quelques photos :

    • À nous de le libérer :

      Appel à multiplier les villages des alternatives

      "Stéphane Hessel affirmait qu’un des défis centraux de notre temps était « les changements climatiques et les dégradations dues à l’action de l’homme au cours des trois derniers siècles. Le dérèglement climatique s’aggrave et s’accélère, mettant à mal les populations les plus pauvres de la planète et à moyen terme les conditions de vie civilisée sur Terre ».

      Tous les signaux d’alerte sont au rouge. Les dérèglements climatiques se multiplient, touchant particulièrement les populations les plus pauvres du Sud, mais aussi celles du Nord : sécheresses, désertification, modifications des saisons, inondations, ouragans, typhons, feux de forêts, fonte des glaciers et de la banquise... Resterons-nous sans rien faire ? Allons nous continuer de regarder la planète brûler ?

      L’enjeu est clair : réduire radicalement les émissions de gaz à effet de serre pour ne pas franchir les seuils dangereux, voire irréversibles de réchauffement et de déstabilisation du climat.

      Le dérèglement massif, brutal, en un temps aussi court du système climatique est un défi sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

      Mais Alternatiba, cette journée magnifique, doit nous faire garder l’espoir : les solutions existent, elles sont déjà mises en oeuvre par des milliers d’associations, de collectivités locales, d’individus. Mieux : ces alternatives construisent une société plus agréable à vivre, plus conviviale, plus solidaire, plus juste et plus humaine.

      L’agriculture paysanne, la relocalisation de l’économie, l’aménagement maîtrisé du territoire et le développement des alternatives au tout routier, la sobriété énergétique, l’éco-habitat, la mise au pas de la finance, la reconversion sociale et écologique de la production, la consommation responsable, le partage du travail et des richesses, l’entraide, la réduction et le recyclage des déchets, la préservation des biens communs comme l’eau, la terre ou les forêts en montrent les chemins... La lutte contre le changement climatique n’est pas une contrainte mais un élan formidable pour construire un avenir plus humain.

      Hélas, les gouvernements, les puissants de ce monde ne suivent pas ces chemins. Les négociations internationales sur le climat pataugent et font fausse route. Les multinationales et les lobbies économiques font tout pour que ces alternatives ne soient pas appliquées car elles mettent en cause leurs sources de profit et de pouvoir.

      Pire, ils imposent leurs fausses solutions, inefficaces et dangereuses : nucléaire, agro-carburants, OGM, mécanismes de compensation, financiarisation de la nature, géo-ingénierie, etc. Celles ci permettent de maintenir un modèle où le Nord et les populations les plus riches de la planète pillent la nature, s’accaparent les richesses et dévastent l’environnement, notamment au Sud

      L’implication citoyenne, la mobilisation des populations et la réappropriation de notre avenir sont indispensables pour faire contre-poids à ce travail de sape. L’engagement de chacun et chacune d’entre nous, auquel appelait si fort Stéphane Hessel, est aujourd’hui une priorité pour relever le défi climatique.

      La stabilisation du climat sera le fruit de notre union, de notre intelligence collective, de notre solidarité et de notre soif de justice sociale, de notre capacité à enclencher les changements ici et maintenant, à mettre en route la transition, sans plus attendre.

      Fin 2015 aura lieu la COP21, la 21ème conférence de l’ONU sur le changement climatique. Six ans après la très médiatisée conférence de Copenhague, la COP21 devrait l’être tout autant, les Chefs d’Etat s’étant publiquement engagés à y adopter un nouvel accord international de lutte contre le changement climatique pour l’après 2020. L’horizon 2020 est signalé par la communauté scientifique internationale comme une période où nos émissions de gaz à effet de serre doivent avoir commencé à baisser de manière significative si nous voulons éviter le pire.

      Pour que ces promesses ne restent pas lettre morte comme ce fut le cas à Copenhague, c’est aux citoyennes, aux citoyens, aux populations, de se mobiliser et d’agir pour que soient mises en place de vraies solutions. Ce d’autant plus que cette COP21 se tiendra à ... Paris, sur l’aéroport du Bourget !

      La mobilisation populaire en France et en Europe sur les questions d’urgence climatique et de justice sociale redevient donc un enjeu d’une actualité particulière.

      Le succès et le caractère fédérateur d’Alternatiba, ce Village des alternatives rendu possible par l’engagement de chacun d’entre nous ici à Bayonne, nous montre un des visages que pourrait prendre cette mobilisation citoyenne européenne.

      Nous appelons toutes les villes et tous les territoires d’Europe à préparer à leur tour et dès maintenant leurs propres Villages des alternatives au changement climatique et à la crise sociale et écologique.

      Il s’agira autant d’interpeller les dirigeants sur les conséquences dramatiques de l’absence d’accord international ambitieux, efficace, contraignant et juste sur le climat, que d’appeler les populations à mettre en route sans plus attendre la transition sociale, énergétique et écologique nécessaire pour éviter le dérèglement profond et irréversible des mécanismes du climat.

      L’objectif sera également d’unir tous ceux qui d’une manière ou d’une autre, par les alternatives ou les combats dont ils sont porteurs, contribuent, parfois sans le savoir, à préserver le climat. Ce qu’a fait Alternatiba à Bayonne, nous pouvons le reproduire partout, dans des formats les plus divers.

      Pour voir fleurir dix, cent, mille Alternatiba, ensemble, diffusons cet Appel autour de nous. Réunissons le maximum d’acteurs du changement pour préparer dès à présent les Villages des alternatives qui devront éclore partout en France et en Europe, jusqu’à la COP21 de Paris.

      Unis et déterminés, nous pouvons gagner cette bataille au Nord comme au Sud. Pour nous et pour les générations à venir. Pour que l’on puisse dire, aujourd’hui aussi bien que demain : « nous nous sommes engagés quand il en était encore temps ! »

  • Climat : la réussite d’#Alternatiba ouvre la voie aux mobilisations futures » Bizi !
    http://www.bizimugi.eu/fr/climat-la-reussite-dalternatiba-ouvre-la-voie-aux-mobilisations-futures

    En mobilisant plus de 10 000 personnes sur l’urgence et la justice climatique, Alternatiba a tenu ses promesses ce dimanche 6 octobre à Bayonne. Dès le samedi, des centaines de personnes avaient participé aux deux tables rondes du Forum sur le changement climatique organisé à la Faculté de Bayonne, ou au Forum off qui se tenaient dans les ruelles du Petit Bayonne. Le grand amphi s’est révélé insuffisant avec ses 400 places et plus de cent personnes n’ont pu assister aux scéances du matin et de l’après-midi.

    Le cap des 10 000 personnes était franchi dès 14H30 le dimanche pour un magnifique Village des alternatives qui s’est ouvert au public dès 9H00 du matin. Le Village et ses 15 espaces thématiques était tellement dense qu’il était impossible de voir toutes les alternatives concrètes qu’il proposait à la découverte de ses visiteurs. Là, encore, de très nombreuses conférences et ateliers ont du refuser du monde, malgré le fait qu’il s’en tenait souvent 6 ou 7 au même moment. Le centre de Bayonne, habituellement désert le dimanche, fourmillait de gens. Nous estimons à plus de 12 000 le nombre de personnes venus à Alternatiba. Au delà du bilan quantitatif, le fait marquant de cette journée, c’était le sourire lisible sur chaque visage et l’énergie collective et positive qui se dégageait de cette foule rassemblant largement au delà des convaincus.

    Appel à multiplier les villages des alternatives :

    Un manifeste rédigé par les organisateurs d’Alternatiba a été lu en basque par Juan Lopez de Uralde, incarcéré au Sommet de Copenhague en 2009 pour l’action réalisée au diner de Gala des chefs d’Etat, et par l’épouse de Stéphane Hessel, Christiane Hessel Chabry.

    Ce manifeste déjà traduit en 11 langues européennes est un appel a créer 10, 100, 1000 villages des alternatives dans toutes les villes et régions de France et d’Europe, d’ici à la COP21, important sommet international sur le climat, qui se tiendra à Paris fin 2015. La journée s’est conclue par une demande faite à tous les réseaux et toutes les organisations de faire connaître au maximum de gens et de groupes ce manifeste.

  • La maison autonome, ou comment vivre d’énergies renouvelables, d’amour et d’eau fraîche
    http://www.bastamag.net/article3354.html

    Chercheurs en économie alternative, c’est ainsi que se définissent Patrick et Brigitte Baronnet. Installés en Loire-Atlantique, depuis plus de 30 ans, ce couple et leurs quatre enfants expérimentent un mode de vie autonome et solidaire. Dans lequel les consommations d’énergie sont divisées par quatre. Et les besoins en argent aussi. Rencontre avec des adeptes de la sobriété heureuse. Source : Basta (...)

    • rohhh... c’est gentils, mais c’est un peu loin pour mes moyens. En plus je ferai des sauts béarnais la veille avec le groupe ver e blu qui vient sur Montpellier.
      Puis la ça fait plusieurs jours que j’enchaîne pantalon, peiroton, la marianne et la crabe par coeur en solitaire pour les ressortir en chant collectif.

  • Michea : le meilleur, le bizarre et le pire, par Frederic Lordon | RdL La Revue des Livres
    http://www.revuedeslivres.fr/michea-le-meilleur-le-bizarre-et-le-pire-par-frederic-lordon

    pour @rastapopoulos

    En accompagnement de l’excellent « Impasse Michéa » publié par Frédéric Lordon dans la RdL n° 13 (juillet-août 2013) à propos de publications récentes de Jean-Claude Michéa, voici quelques éléments de contextualisation supplémentaires et un florilège de citations.

    • Peut-on lire « Impasse Michéa » en ligne ? En passant évoquer Clouscard comme devancier de Michéa se justifie peut-être mais il ne me semble pas que celui-là se revendique de celui-ci (plutôt de Debord et de l’Encyclopédie des Nuisances pour les références modernes). Par contre, le renouveau d’attention portée à l’oeuvre de Clouscard vient au moins en partie de Soral, qui lui s’en revendique ouvertement.

    • Halimi, Lordon et Corcuff contre Michéa : retour sur la controverse
      http://ragemag.fr/michea-retour-sur-la-controverse-37310

      on saura gré à l’auteur de recenser les occurrences de #common_decency dans les livres de Michéa. Sans que le concept en soit vraiment éclairé, sinon comme une sorte d’éthique/morale transcendantale. Il est bien question d’un ensemble de #valeurs pour une #vie bonne, mais tout se complique dès qu’il s’agit de le déterminer. A vrai dire ce n’est jamais le cas.

      Lordon avance en outre qu’il n’en existe aucune « définition tant soi peu consistante » dans l’œuvre de Michéa. Au risque d’être fastidieux, en voici quelques unes.

      Orwell, anarchiste tory (1995) : Michéa la caractérise comme suit : « Sens commun qui nous avertit qu’il y a des choses qui ne se font pas. »

      L’Enseignement de l’ignorance (1999) : « Ensemble de dispositions à la bienveillance et à la droiture qui constitue selon lui [Orwell] l’indispensable infrastructure morale de toute société juste. » Ou, plus loin : « Mixte, historiquement constitué, de civilités traditionnelles et de dispositions modernes qui ont jusqu’ici permis de neutraliser une grande partie de l’horreur économique. »

      Impasse Adam Smith (2002) : « L’une des ressources principales dont dispose encore le peuple d’en bas (comme le nommait déjà Jack London) pour avoir une chance d’abolir un jour les privilèges de classe […] et d’édifier une société d’individus libres et égaux, reposant autant qu’il est possible sur le don, l’entraide et la civilité. » Ou, plus loin : « Vertus quotidiennes des gens ordinaires. »

      Orwell éducateur (2003) : Michéa rapproche la common decency d’une sentence de Spinoza, visant à mettre en avant la « pratique effective de la « justice et de la charité » » — à condition d’entendre le terme de charité comme l’esprit du don.

      L’Empire du moindre mal (2007) : « Valeurs partagées et solidarité collective effectivement pratiquée. »

      La double pensée (2008) : « Vertus humaines élémentaires que sont, par exemple, la loyauté, l’honnêteté, la bienveillance ou la générosité. Or ces vertus, qui s’enracinent depuis des millénaires dans ce que Mauss nommait la logique du don, ne sauraient être confondues avec les constructions métaphysiques des fanatiques du « Bien » — que ces dernières trouvent leur principe officiel dans la volonté divine, l’ordre naturel ou le sens de l’Histoire. »

      Le Complexe d’Orphée (2011) : Michéa rappelle derechef qu’elle s’oppose aux idéologies morales et aux catéchismes moralisants et puritains en tous genres. La common decency « prend clairement appui, au contraire, sur ces vertus de base que l’humanité a toujours reconnues et valorisées, et qui ont acquis, à ce titre, un statut transversal par rapport à toute construction idéologique possible. »

    • Dans un autre entretien, donné en 2013, il confirme son analyse et réfute, par avance, le réquisitoire de Lordon (« la négligence conceptuelle » de Michéa conduisant à « l’essentialisation du peuple bon », sans prendre en considération les « conditions sociales extérieures ») :

      « Évidemment, même dans les classes populaires, les comportements égoïstes peuvent exister mais, globalement, […] les rapports d’entraide existent beaucoup plus […]. Ce n’est pas que l’homme des quartiers populaires serait par nature, au sens rousseauiste du terme, un être idéal — c’est un être complexe, capable du meilleur que comme du pire —, mais il reste dans les quartiers populaires des structures de vie commune, fondées sur l’anthropologie du don, qui, même si elles sont sérieusement attaqués par la société moderne, rendent encore possible, entre voisins, des rapports d’échanges symboliques. […] Tandis que quand vous devenez riche et puissant, ma grande théorie — qui est celle de tout l’anarchisme —, c’est que la richesse et le pouvoir nous coupent de nos semblables. […] Il est beaucoup plus difficile à un homme riche et à un homme puissant de conserver ce bon sens et cette common decency, qui sont encouragés, non pas par leur nature, mais par leurs conditions d’existence ».

      Autrement dit c’est le mode de vie concret des gens (pas leur éducation « morale ») qui déterminerait en grande partie leur aptitude à cette décence. On est quand même loin de l’essentialisme.

      Et la réponse de Michéa à Corcuff (entre autre) :
      http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/020813/en-reponse-corcuff

    • Oui, dans ce même entretien il disait aussi En général quand quelqu’un vient vous demander de lui prêter votre échelle votre premier réflexe n’est pas lui dire « pour deux heures ça fera 20 euros », il y a encore cette structure.

      En février dernier dans le 19/20 de France 3 il y avait un reportage montrant un trentenaire qui utilisait le lave-linge de sa voisine, moyennant finance. Le reportage disait en substance que quantifier et monnayer l’entraide de voisinage ça devient un phénomène de société concernant la moitié des gens, et il y avait un sociologue qui qualifiait de « pratiques alternatives » "issues des militants de la décroissance" cette insertion de la valeur argent dans les rapports de voisinages, entre gens pourtant ni riches ni puissants.

      Les structures de vie commune dont parle Michéa, pour le coup elles étaient loin.
      J’avais même l’impression que cet aspect objectivé et monnayé de l’entraide ne choquait personne, que tout le monde autant dans les interviewés que dans l’équipe de journalistes trouvait ça normal, et n’envisageait même pas un autre mode de s’échanger des services, qui ne fasse pas l’objet d’une comptabilité.

    • Il est vrai que Frédéric Lordon a réussi le tour de force de dénoncer la « faiblesse conceptuelle » de ma théorie de la common decency tout en dissimulant constamment à ses lecteurs (et cela, pendant onze pages !) ce qui en constituait justement le pilier central, à savoir l’usage que je fais de l’œuvre de Marcel Mauss et de ses héritiers (Serge Latouche, Alain Caillé, Philippe Chanial, Paul Jorion, Jacques Godbout, etc.) afin d’en déduire une interprétation moderne et socialiste.

      Et tout à fait d’accord @koldobika, pour les liens non marchands, poussés à devenir de plus en plus comptables. Je me suis accroché là-dessus avec père et sœur pas plus tard qu’il y a deux jours, à propos du covoiturage et du stop.

    • Moi ça dépend des fois. Je suis pas fan de l’idéalisation du don contre-don. Mais concernant par ex. le co-voiturage, quand je vais loin avec une autre personne et qu’on a prévu a l’avance, on partage les frais, et ça me semble normal.
      D’autres fois, je fais un peu moins de trajet (mais quand même ça p.ê 1h), mais les personnes qui m’ammène savent que j’ai peu d’argent, et que elles, elles ont un salaire correct (pas gros, juste le smic ou au-dessus) et elle ne me font pas payer.

    • Je suis globalement d’accord avec toi. :)

      Je pense que moi aussi j’ai des choses à redire sur plusieurs points abordés par Michéa, mais pas ceux sur lesquels les critiques portent en ce moment.

      La seule critique vraiment intéressante (et bienveillante) que j’avais lu, c’était celle d’Anselm Jappe (que Michéa a remercié récemment, il me semble, pour lui avoir fait découvrir Robert Kurz).

      Pour la critique du DIY « à tout prix » je te suis à 100%, et pour ce qui est des SEL, ce que tu dis rejoins le numéro 2 de Sortir de l’économie (@bug_in y a participé je crois, je ne sais plus :D) où se trouve un article sur le même thème.

      Bref, c’est bien de temps en temps de trouver des gens avec lesquels on est d’accord. :)

    • @aude_v ça tombe le même weekend qu’Alternatiba http://www.bizimugi.eu/fr/alternatiba/programme-complet, dommage pour ceux qui auraient aimé être aux deux.
      Pour ce qui est des SEL, je pense que leur fonctionnement est plus lié à la culture des gens y prenant part qu’à leurs règles formelles. Dans celui que je connais un peu ça peut évoluer vite vers des spirales de don où personne ne fait strictement gaffe aux équivalences entre ce qui est donné et reçu, ni au fait de toujours recevoir quelque-chose en échange de ce qu’on laisse.

  • Une vague idée me traverse l’esprit : nous savons tous que les codes vestimentaires qui régissent l’entreprise imposent de savoir porter tout un tas de fringues valorisantes, généralement fabriquées dans des pays à bas coûts et sujets à des modes fluctuantes.

    Serait-il pensable de tenter d’exiger des entreprises citoyennes de ne pas imposer à leurs salariés de s’habiller chez des négriers, et donc, d’accepter le production vestimentaire locale et durable ?

    • En tant qu’employeur, j’en suis à peine à me demander comment remplacer mon banquier par un établissement financier qui me garantisse un comportement de banque éthique ne favorisant aucun comportement économique prédateur sur les humains.
      Pour les fringues ce sera une prochaine phase :-)

      Dernière question : connais-tu une production vestimentaire locale et durable par ici ? Parce que moi, j’ai peur que cela nous fasse remplacer nos ordinateurs par des machines à coudre, cette histoire... (ce qui en soi ne serait pas idiot, mais c’est con parce que nos PC ne sont pas vieux..)

    • Quels services exactement attends-tu d’un banquier ?

      (Si c’est du crédit tu sais bien que ces établissements se distinguent des particuliers par une licence d’autorisation d’émission de crédit couvert par l’état : auquel cas le problème est « purement règlementaire » donc, strictement politique : à rapprocher du démantèlement des caractères spécifiques de la Banque Postale en cours par les énarques du PS)

      Pour le reste une production vestimentaire locale ne peut être que durable au sens où seuls des produits extrèmement solides, type vêtements de travail, pourraient être produits en France. L’idée n’est pas d’interdire l’importation de matière première (qui ne représente que quelques% du coût) mais surtout d’en revenir à ce qui était la norme du temps des ouvriers, à savoir, les tenues de travail protectrices, durables, et adaptées à une activité plutôt qu’à la valorisation de la personne qui les porte.

    • En théorie, le banquier ne me sert qu’à gérer la trésorerie et les flux financiers avec le reste du monde, car on est en auto-financement sur la partie des investissements. Bon ok on a un emprunt qui nous a permis de racheter les parts des investisseurs de départ.
      Pour l’instant les bénéfices de la boite vont donc à l’investissement et au remboursement de cet emprunt. Autant dire que la banque se régale avec nous, elle se gave avec nos liquidités, et on vit avec le risque d’une ponction à la chypriote si elle déconne trop.
      Je pense transférer le compte vers le crédit mutuel ou la banque postale, ce sera toujours mieux qu’une filiale de la société générale..
      Mais bon...

    • Nous on est au Crédit Coopératif. C’est le moins pire.

      #Bizi et #Les-amis-de-la-Terre avait publié ça :

      Crédit Mutuel n’est donc pas forcément une super idée.

      Sinon pour les habits... la production locale là tout de suite ça reste un truc de bourge quand même. Enfin faut économiser pour acheter des produits de qualité en petite quantité, quand on est pas riche. Ce que je fais pour les chaussures par exemple.

      Pour les autres habits, vu la quantité de vêtements déjà en circulation, le mieux reste de produire moins et de réutiliser ce qui existe.

    • Malgré le patient détricotage de son statut unique par les énarques de l’inspection des finances qui gangrènent l’ UMPS, la Banque Postale reste encore, pour quelque temps, une oeuvre sociale aux moeurs certes inspirées par l’enseignement des pires écoles de banque. C’est toujours une solution provisoire.

      Si la garantie d’état sur les dépots ne vous intéresse pas, une simple association pourrait rendre les services que tu demandes, par exemple par internet. J’ai toujours été frappé de constater que les gauchistes ne voient pas l’intérêt d’offrir des services financiers communautaires.

      Pour le reste, j’ai eu l’occasion de chiffrer ce qu’il pourrait en être de produire de l’habillement durable en France, honnêtement, c’est jouable, même sans rétablir la production de chanvre autrefois utilisé pour le textile. Mais bien plus encore que d’exiger du textile local, un grand pas en avant aurait lieu si les entreprises décourageaient l’habillement corporate genre escarpins/jupe/chemisier/chignon ou chemise de merde à 100€ pour homme. Imposer un habillement de travail serait davantage dans mon esprit un prétexte pour, en passant, relocaliser l’activité.

      Et, encore une fois, l’immense nombre de vêtements en circulation sont de très mauvaise qualité et la plus belle illustration de l’obsolescence programmée. Une éducation citoyenne respectueuse des logiques durables devrait souligner que disposer de trois paires de chaussures et trois pantalons est bien suffisant.

    • Et, encore une fois, l’immense nombre de vêtements en circulation sont de très mauvaise qualité et la plus belle illustration de l’obsolescence programmée. Une éducation citoyenne respectueuse des logiques durables devrait souligner que disposer de trois paires de chaussures et trois pantalons est bien suffisant.

      Je ne sais pas si je me suis bien exprimé : je parlais des vêtements déjà en circulation déjà achetés. Donc c’est le contraire de l’obsolescence programmée, c’est pas acheter ce qui est déjà dans les magasins, je parle de réutiliser les habits déjà en vraie circulation.

      90% de mes habits sont d’occas, et ils tiennent très bien, et « pire » : la plupart sont fabriqués en France ou en Europe, car c’est justement les bourges qui en plus d’acheter des supers trucs en achètent 30000 par mois et les redonnent ou les jettent ensuite. Pour lutter contre la surconsommation d’habits, la priorité c’est déjà d’utiliser ce qui existe et qui est trop vite mis à la poubelle.

      Du coup c’est doublement écologique : c’est fabriqué en France, et en plus c’est de la récup.

      Bien sûr, sur le long terme, le mieux est de réhabiliter la filière normande de chanvre (entre autre). Mais culture ET filage.

      Là actuellement, autour de ma ville natale, on continue de cultiver du chanvre, puis il est envoyé à l’autre bout du monde pour être filé, puis dans un autre bout du monde pour être cousu en habits, puis il revient être vendu dans le coin. Trop cool.