Livre : un « enfant dans le dos » ou le droit de ne pas être père

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  • Livre : un « enfant dans le dos » ou le droit de ne pas être père | Rue89
    http://www.rue89.com/2013/02/03/livre-pourquoi-ne-permet-pas-un-homme-de-ne-pas-etre-pere-239240

    D’où cette question déroutante posée par maître Plard : si l’on accepte que les femmes disposent de tous ces choix et, notamment, qu’elles aient la possibilité de ne pas s’occuper de l’enfant né ou à naître, donc de faire obstacle à l’établissement de la filiation maternelle, pourquoi l’homme n’aurait-il aucun choix, aucun droit ?

    Plus précisément encore, puisque l’on permet à une femme de ne pas être mère, pourquoi ne permet-on pas à un homme de ne pas être père ? En ce sens, écrit-elle, pourquoi ne pas envisager une « paternité sous x » ? Ne serait-ce pas une « équité digne de ce nom » ?

    #paternité #filiation

    • La contraception n’est pas négligée dans l’article, bien que ce soit de manière allusive :

      Bien sûr, là où le bât blesse, et l’auteure en a conscience même si elle n’approfondit pas la question, c’est quand elle écrit : « L’homme ne choisit pas d’être père ou de ne pas l’être, à moins de choisir l’abstinence. » Sur ce point il est difficile de la suivre.

      et

      parce que rien n’empêche un homme de prendre ses dispositions pour écarter le risque de grossesse

    • Un argument intéressant - un homme n’a effectivement que le choix entre l’abstinence et la stérilisation chirurgicale d’un côté et d’assumer sa paternité éventuelle s’il veut coucher avec une femme, enfin, euh, plus ou moins ...

      On oublie qu’il y a plusieurs personnes impliquées dans l’histoire, qu’il est peut-être aussi question d’un truc qu’on appelle communément « amour », qu’il y a un contexte de société et que la sexualité est une drogue à consommer avec réflexion - si un homme se laisse aller à activer ce qu’on appelle chez nous « Schwanzsteuerung », qu’il assume qu’il na pas assez réfléchi avant de passer à l’acte.

      Ceci dit, je le trouve amusant d’user d’arguments réducteurs absurdes pour mener une discussion délirante autour d’un verre.

    • Si on doit s’en tenir à l’article, il est carrément racoleur ce bouquin !

      Les femmes (qui ne souhaitaient pas d’enfants) payaient le reste de leur vie le fait de ne pas avoir su s’abstenir de coucher, maintenant, il n’y a plus besoin de s’abstenir (chouette) et si les messieurs ne veulent pas d’enfant, un peu d’éducation sexuelle suffira !

      Combien y a-t-il de femmes qui supporteraient un mec comme père de leur enfant alors que celui-ci ne sait ni quand il éjacule ni comment et avec qui il baise. Franchement !

      D’accord avec @klaus, pour se questionner sur ce truc qui sert aussi à échanger sa reconnaissance de l’existence de l’autre.

    • Pour que le questionnement de l’avocate conserve un peu de son intérêt, il faudrait réunir les conditions suivantes :

      1/ Deux personnes ont une relation sexuelle,
      2/ Elle est mutuellement consentie (sinon, il y a viol),
      3/ C’est un coup d’un soir (bon, là, ça devient chaud parce que c’est complètement subjectif comme appréciation),
      4/ Il y a un homme et une femme (sinon, ça marche pas pour la suite),
      5/ Les rapports ne sont pas protégés,
      6/ L’homme ne se maîtrise pas, ou bien, la femme estime que ça n’arrivera pas (et je ne m’étendrai pas sur les statistiques de la probabilité d’un cas ou de l’autre) (de toute façon, ça revient toujours au fait que l’homme ne se maîtrise pas...),
      7/ ça arrive,
      8/ La femme ne prévient pas l’homme de sa grossesse,
      9/ La femme met l’enfant au monde,
      10/ Elle garde l’enfant,
      11/ Elle entame une procédure judiciaire de recherche en paternité,
      12/ Le mec se sent « piégé »,
      13/ Il cherche un recours.

      Tout ça.

      Donc, si tout cela arrive, il y a un « vide » juridique pour protéger l’homme qui ne veut pas être père et je ne sais pas combien de cas cela représente. Par rapport au nombre de gens qui ont une relation sexuelle, je veux dire...

      Je ne sais pas s’il faut combler le « vide » juridique, mais en tout état de cause, quand on arrive à ce stade-là, pour l’éducation sexuelle, c’est trop tard. Pour moi, c’est la mauvaise réponse à la question que pose un mauvais bouquin...

    • @james, excellent, ils ne doivent pas être si nombreux que ça à arriver jusqu’à 12/mais quand même.
      Ce « vide » juridique, pas sur qu’il existe vraiment, et qui est la victime, le père, l’enfant ou la mère ?
      Ce 12/ il faudrait l’expliciter hein ! Le mec se sent « piégé » si la paternité est prouvée mais comment ?
      Moralement, parce qu’il n’a pas donné son consentement et que l’enfant peut exister sans lui ? Ben voui, c’est trop tard là mon grand pour y penser, en adulte consentant et responsable, tu es censé assumer tes actes.

      Financièrement, le jugement demandera (ou non) au père de payer une pension (hi) et dans tous les cas l’enfant "non souhaité" héritera, les articles de loi ne sont pas vieux mais mettent à égalité tous ses enfants. (voir l’intervention de Taubira)

    • « si la paternité est prouvée », c’est le point 15. L’avocate semble dire que le point 14 est vide (pas de recours). Et moi j’en sais rien. D’une manière générale, je n’aime pas la judiciarisation de tous les moments de la vie. D’un autre coté, la loi est sensée protéger les plus faibles, et un homme naïf ou mal éduqué entre-t-il dans la case des plus faibles ?

      Qui est la victime ? je ne sais pas non plus : pourquoi n’y aurait-il qu’une seule victime ? est-ce que dans certains cas, le nombre de victimes ne dépassent pas le trio concerné au premier chef ?