https://twitter.com

  • #ACAB nonobstant.
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/49213348788

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    Album « Florilege ACABoniste » : https://www.flickr.com/photos/valkphotos/albums/72157680086984148
    .
    #LaPrécaritéTue ! #Nantes : rassemblement en solidarité avec le jeune lyonnais qui s’est immolé vendredi 8 novembre devant le CROUS de Lyon pour dénoncer la précarité. Retrouver sa lettre de revendication : http://rebellyon.info/Un-etudiant-s-immole-devant-le-CROUS-21331
    Plus d’infos sur l’appel aux rassemblements : http://44.demosphere.net/rv/4163
    .
    Université de Nantes, Campus du Tertre, mardi 12 novembre 2019.
    .
    📷 : (cc-by-nc-sa) ValK. 👀 : http://frama.link/valk 👛 : https://liberapay.com/ValK

  • Extinct Rebels : Dernière occupation avant la fin du Monde ... vraiment ?
    Critiques et questionnements.

    Contexte : Appel début septembre du mouvement #Extinction_Rebellion : « Le 5 octobre, nous entrons en résistance contre un système sexiste, raciste, autoritaire, qui organise la destruction systématique du monde vivant. »
    Texte complet : https://extinctionrebellion.fr/evenements/2019/09/07/derniere-occupation-avant-la-fin-du-monde.html
    Pendant un mois, succession de relais via médias libres (Paris-luttes, Lundi matin, Acta...), réseaux sociaux et déclarations d’alliés déclarés : des Gilets Jaunes et du Comité Adama

    Article très complet sur le déroulé de la journée, live, avec appel initial et critiques / limites pressenties sur @paris / Paris-Luttes : https://paris-luttes.info/maison-du-peuple-derniere-12667

    Autre suivi très très complet de Alexandre-Reza Kokabi et NnoMan pour Reporterre : L’action d’Extinction Rebellion a eu lieu à Paris, au centre commercial Italie 2 : https://reporterre.net/L-action-d-Extinction-Rebellion-a-eu-lieu-a-Paris-au-centre-commercial-I
    D’autres, très rares, journalistes professionnels comme Taha Bouhafs pour Là-bas si j’y suis étaient présent-e-s, ainsi que le crew désormais habituel de « journalistes indépendants mais qui assument leur subjectivité » engagée et, bien sûr, des médias libres, des auto-médias, etc. Tout ce petit monde est à retrouver sur la liste de suivi twitter que j’avais mise en place :

    « Dernière occupation avant la fin du monde » :
    Appel d’@XtinctionRebel &+ à occuper une #MaisonDuPeuple : #Italie2 #Paris

    Suivi hors réseaux marchands par @Paris_luttes : https://paris-luttes.info/maison-du-peuple-derniere-12667

    Liste Tw de suivi automedias, medias libres & journalistes indés https://twitter.com/search?q=list%3A%40valkphotos%2Fxtinction-italie2%20since%3A2019-10-04%20un (ce lien est paramétré sur le temps de l’occupation et un peu plus)

    https://twitter.com/ValKphotos/status/1180410998504742912

    L’occupation, qui a commencé dans la liesse d’une possible convergence, a assez rapidement été « gérée » par la norme de celleux qui se réclament de la non-violence, faisant sans doute disparaître au fur et a mesure la pluralité nécessaire pour tenir un tel espace. Pour autant elle ne s’est pas déroulée uniquement dans la non-violence puisque, après les JT, alors qu’allaient commencer les soirées, un assaut a été lancé par la Brigade d’Interventions, avec utilisation de gaz lacrymo en milieu clos, ce qui est formellement interdit, ainsi que deux tentatives d’ouverture de grilles à d’autres endroits (dont l’un où des « pacifistes » faisaient face en mode « cœurs avec les doigts »...)
    Étrangement, alors qu’ils avaient tout le matériel nécessaire, les gendarmes puis la BAC se sont repliés et sont partis.
    La communication continuait à évoquer les AG de la nuit, le besoin de monde pour tenir et faire le relai dimanche... mais tout aussi étrangement tout le monde est parti à 4h30 après une dernière AG où il aurait été constaté le manque de monde et voté le choix de quitter les lieux et les vigiles ont pu tout fermer derrière eux.
    Point.

    La manière dont s’est terminée l’occupation a questionné beaucoup de monde. Pour ma part, m’étant mise en mode « alerte », quand je me suis auto-réveillée de ma deuxième phase de 2h de sommeil à 6h du mat’ et que j’ai découvert la fin de l’occupation, j’avoue m’être sentie flouée. J’ai fais un fil de tweets un peu vénères dans la foulée, que je recopie ici aussi pour les libérer du support marchand :

    Occupation de #Italie2 terminée. Apparemment la dernière AG aurait constaté qu’il n’y avait pas assez de monde pour tenir un siège... Hum. Ça ressemble bcp à une décision prise bien avant par l’orga #ExtinctionRebellion et qui aurait servi de négociation

    https://twitter.com/ValKphotos/status/1180696909910032384

    Pour expliquer vite fait ce qui me pose problème : ce n’est pas qu’une occupation s’arrête à 4h30, c’est la sensation, qui sera difficilement dissipable, qu’il y a eut des négociations pour que celle-ci ait lieu avec comme deal de partir sans trop dégâts d’un côté ou de l’autre

    Ça peut paraître idéal et ça semble l’être pour certain-e-s qui viennent m’insulter (paye ta non-violence !) mais le hic c’est que toutes les personnes qui ont participé ont désormais une épée de Damoclès au dessus de la tête et comme je le demandais hier, quelle sera la suite ?

    Le centre commercial portera forcément plainte et chaque magasin qui a été « abîmé » pourra en faire autant et de toute façon il y a déjà enquête, recoupement de toutes les images (pas merci celleux qui font pas gaffe) qui servira à faire tomber du monde ou dealer des infos...

    Évidemment s’il y a eut négociation, il y a des personnes/groupes qui risquent moins que d’autres, ce qui biaise immédiatement le rapport d’équité souhaitable dès la base. Et le mépris affiché par certain-e-s pour un pseudo prétexte de « non-violence » ne laisse rien augurer de bon

    J’veux dire :

    - quid de la rébellion si la fin est déjà négociée ?

    - quid de la non-violence si on t’impose de venir à visage découvert pour ensuite te laisser te démerder dans les #violencesjudiciaires vu que tu as osé, OMG, taguer un mur ou défendre une entrée menacée de céder ?

    Autre aspect : en faisant « convergence » avec des #GiletsJaunes ou des victimes / groupes en lutte contre les #ViolencesPolicieres (càd la violence étatique autorisée) c’est aussi toute une Histoire qui est convoquée et à laquelle #ExtinctionRebellion & cie doivent RESPECT.

    La moindre des choses serait donc de faire cesser le confusionnisme qui règne sur les notions de violence / non-violence et du pacifisme plutôt que de s’en réclamer en surfant dessus juste pour de la #ComPom. Une fois encore je renvoie au texte de Juliette : https://archive.org/details/20170419_La_Non-Violence

    Vu que les mainstream vont communiquer sur un #Italie2 « dévasté » (forcément, on connait la chanson à #Nantes) je pense vraiment pas que l’opération de #ComPol soit une réussite et, malgré ses efforts, #ExtinctionRebellion ne répond pas à @wretchedotearth : https://archive.org/details/LettreExtinctionRebellion

    (Je précise que tout ça est une série de questionnements auxquels il me semble important de réfléchir individuellement pour continuer à agir et lutter en les posant au préalable, je n’affirme pas que c’est ce qui s’est passé, même si le dernier G7 a fini de me désillusionner)

    Lire aussi, absolument, le récit de deux personnes présentes, sur Paris-Luttes : Quelques questions avant la fin du monde qui pointe de nombreux dys-fonctionnements et explique comment s’est décidé la fin de l’occupation :

    « Lors de l’AG de 2h30, qui dure jusqu’à 3h40, la discussion ne tourne plus qu’autour de la question des flics qui seraient dans les sous-sols et du départ le plus vite possible. Cela aboutit à la sortie de tous les occupants en abandonnant beaucoup de matos derrière… »

    https://paris-luttes.info/quelques-questions-avant-la-fin-du-12692

    Depuis, en plus des critiques sur la façon dont s’est déroulée l’occupation, d’autres pointent l’absence quasi absolue de relai dans les médias mainstream. Je reviendrai sur ce point soit plus tard dans la soirée/nuit, soit demain en faisant un autre topo à part, car vraiment, ça mérite d’être développé. Pour l’heure, tandis qu’Extinction Rebellion lance une nouvelle occupation avec des gilets bien oranges hein pour qu’il n’y ait pas confusion ou amalgame : eux c’est des gentils privilég... heu : pacifistes, faut pas les frapper mais les médiatiser pour que le Patron... heu : Macron puisse accéder à leur demande de greenwasher le capitalisme... heu : si si, c’est bien ça...
    – Je vais rejoindre un hommage à un jeune migrant, Oumar, décédé jeudi dans un gymnase saturé de détresses. Son frère, ses proches, ne peuvent le laisser partir sans un dernier hommage. C’est aujourd’hui à #Nantes : 18h au Gymnase et/ou 19h à la Préfecture : https://44.demosphere.net/rv/4121 Cagnotte de soutien : https://www.leetchi.com/c/soutien-a-la-famille-de-o
    – A Villiers-le-Bel une marche a lieu pour exiger, encore une fois, JUSTICE ET VERITE, pour le jeune Ibrahima décédé hier soir et immédiatement au cœur d’une bataille de 2 récits contradictoires, Prefecture & Police vs témoins et habitant-e-s et, heureusement désormais, mouvements autonomes de défense des familles et proches de victimes de la « violence légale »

  • #Nantes Gilets jaunes : témoignages d’Adrien et Alexandra, victimes de violences policières
    Par Christophe Turgis
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/nantes/dossier-gilets-jaunes-temoignages-adrien-alexandra-vict

    L’annonce tourne en boucle sur les réseaux sociaux depuis le début de l’été. Ce samedi 14 septembre, les Gilets jaunes veulent se retrouver à Nantes pour une manifestation nationale. Adrien n’en sera pas, Alexandra si... tous deux ont été gravement blessés lors de précédentes manifestations.

    Un long témoignage de Adrien n’est disponible que sur facebook, hélas.
    https://www.facebook.com/watch/?v=513747356026651
    C’est un vrai problème pour sa diffusion plus large...
    Pour celleux qui veulent comprendre de quoi témoigne Adrien, à quoi il a survécu c’est le signalement 197 de @davduf : https://twitter.com/search?q=signalement%20nantes%20%40davduf%20197&src=typed_query&f=live #violences_policières #maintien_de_l'ordre #traumatisme

  • #Nantes la résiliente.
    A quoi reconnait-on une ville qui lutte contre les oppressions, qui s’organise et qui fait front ? A l’avalanche de conseils et analyses lucides avant une manifestation, aujourd’hui, sombrement, contre les violences policières...

    Ce matin, comme une litanie, les rappels et analyses se succèdent. C’est le signe que la ville s’est déjà maintes fois confrontée aux violences policières, qu’il y a eut maintes blessures, mutilations, plusieurs mort-e-s, des centaines de procès et ... que la lutte continue !
    Je compile ici les différentes publications que j’ai pu croiser, comme un instantané qui figera cette réalité, puisque je ne peux plus aller photographier les manifs (et que c’est un véritable crève-coeur)

    Une personne fait un copié-collé agrémenté de notes persos des "conseils avant la manif".

    Au risque de radoter, je voudrais faire quelques rappels pour aujourd’hui. Ces conseils n’engagent que moi et sont issus de mes expériences personnelles.

    AVANT LA MANIF

    – Évite de venir seul·e, l’idéal c’est d’avoir un·e binôme avec qui on se checke tout au long de la manif.
    – Evite d’embarquer couteau et autres trucs qui pourraient te valoir une arrestation avant même le début de la manif.
    – Prévois de l’eau (autant pour la chaleur que les lacrymos), un truc à manger qui tienne au corps et si tu penses passer les contrôles de flics à l’aise, du malox et du serum phy contre les lacrymos.

    PENDANT LA MANIF

    – En cas de charge, pas de panique, les accidents sont souvent causés par des mouvements de foule et non pas les charges en elles-mêmes. Seule la BAC courre potentiellement plus vite que toi.
    – En cas de lacrymos, dégazer un œil puis l’autre, en penchant la tête de façon à ce que le liquide coule du milieu du visage vers le sol.
    – En cas de blessures, trouve un·e membre des Street Medic Nantes
    – NE PERD PAS TON/TA BINÔME !
    – Prends soin des personnes autour de toi et soit attentif/ve.
    – En cas d’arrestation, appelle la Legal Team (0675309545) et donne ; une description physique de la personne interpellée, le lieu et l’heure de l’interpellation et éventuellement le corps de Police qui l’a arrêtée (BAC, CRS, CDI ...). NE DONNE JAMAIS DE NOM NI D’INFO INCRIMINANTE (ex : « iel était en train de tagguer »)

    APRES LA MANIF

    – Ne rentre pas seul·e, la BAC rode en ville pour choper des manifestant·e·s.
    – Retrouve tes ami·e·s et prends des nouvelles de celleux que tu ne retrouves pas.
    – N’hésite pas à rejoindre le rassemblement devant le commissariat pour soutenir les éventuel·le·s interpellé·e·s.
    – Si tu as été gazé·e, à la douche ! Et tous les vêtements à laver (ou en attendant dans une poche poubelle bien fermée). Fais ça dès que tu rentres chez toi et ne touches surtout pas d’autres humains ou animaux avant d’être lavé·e.

    EN CAS DE GARDE-A-VUE

    –Tu as le droit de voir un·e avocat·e. Tu peux demander un·e commis·e d’office ou bien alors un·e avocat·e militant·e ; Gouache, Vallée, Huriet, Durand, Pasteur, etc.
    – Tu peux garder le silence (c’est même conseillé) afin d’éviter de t’auto-incriminer ou d’incriminer des camarades.
    – Tu peux refuser de donner tes empreintes et ton ADN. Cela constitue un délit mais évite le fichage.

    EN CAS DE COMPARUTION IMMÉDIATE

    – Si tu as vu un·e avocat·e commis·e d’office en GAV, il est encore temps de changer et d’en prendre un·e Au risque de radoter, je voudrais faire quelques rappels pour aujourd’hui. Ces conseils n’engagent que moi et sont issus de mes expériences personnelles.

    AVANT LA MANIF

    – Évite de venir seul·e, l’idéal c’est d’avoir un·e binôme avec qui on se checke tout au long de la manif.
    – Evite d’embarquer couteau et autres trucs qui pourraient te valoir une arrestation avant même le début de la manif.
    – Prévois de l’eau (autant pour la chaleur que les lacrymos), un truc à manger qui tienne au corps et si tu penses passer les contrôles de flics à l’aise, du malox et du serum phy contre les lacrymos.

    PENDANT LA MANIF

    – En cas de charge, pas de panique, les accidents sont souvent causés par des mouvements de foule et non pas les charges en elles-mêmes. Seule la BAC courre potentiellement plus vite que toi.
    – En cas de lacrymos, dégazer un œil puis l’autre, en penchant la tête de façon à ce que le liquide coule du milieu du visage vers le sol.
    – En cas de blessures, trouve un·e membre des Street Medic Nantes
    – NE PERD PAS TON/TA BINÔME !
    – Prends soin des personnes autour de toi et soit attentif/ve.
    – En cas d’arrestation, appelle la Legal Team (0675309545) et donne ; une description physique de la personne interpellée, le lieu et l’heure de l’interpellation et éventuellement le corps de Police qui l’a arrêtée (BAC, CRS, CDI ...). NE DONNE JAMAIS DE NOM NI D’INFO INCRIMINANTE (ex : « iel était en train de tagguer »)

    APRES LA MANIF

    – Ne rentre pas seul·e, la BAC rode en ville pour choper des manifestant·e·s.
    – Retrouve tes ami·e·s et prends des nouvelles de celleux que tu ne retrouves pas.
    – N’hésite pas à rejoindre le rassemblement devant le commissariat pour soutenir les éventuel·le·s interpellé·e·s.
    – Si tu as été gazé·e, à la douche ! Et tous les vêtements à laver (ou en attendant dans une poche poubelle bien fermée). Fais ça dès que tu rentres chez toi et ne touches surtout pas d’autres humains ou animaux avant d’être lavé·e.

    EN CAS DE GARDE-A-VUE

    –Tu as le droit de voir un·e avocat·e. Tu peux demander un·e commis·e d’office ou bien alors un·e avocat·e militant·e ; Gouache, Vallée, Huriet, Durand, Pasteur, etc.
    – Tu peux garder le silence (c’est même conseillé) afin d’éviter de t’auto-incriminer ou d’incriminer des camarades.
    – Tu peux refuser de donner tes empreintes et ton ADN. Cela constitue un délit mais évite le fichage.

    EN CAS DE COMPARUTION IMMÉDIATE

    – Si tu as vu un·e avocat·e commis·e d’office en GAV, il est encore temps de changer et d’en prendre un·e de ton choix.
    – Tu peux demander un report pour préparer ta défense. C’est plutôt conseillé si tu as des garanties de représentation prêtes (logement, emploi, formation, preuves d’insertion). L’idéal est de les avoir préparées avant d’aller en manif et confiées à une personne proche qui pourrait les emmener au tribunal en cas de besoin.
    – Appelle la Legal Team quand tu sors, DANS TOUS LES CAS !

    Tous ces conseils ne sont pas pour te décourager d’aller manifester mais bien pour que tu le fasses avec le plus de sécurité possible.

    Bonne manif et prends soin de toi.

    Et parce qu’on ne le répètera jamais trop : le numéro de la Legal Team est le 06 75 30 95 45 !

    Tu peux partager ce post si tu veux.

    sources : https://web.archive.org/save/https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=451441202075979&id=100016303092324 et https://nantes.indymedia.org/tumbles/46206

    Nantes Révoltée analyse la situation avec lucidité et permet un décryptage de l’odieuse communication en cours :

    PRÉCISIONS AVANT LA MANIFESTATION

    Risques, objectifs, pièges : quatre précisions utiles avant la manifestation contre les violences policières, à 13H, à Nantes :

    1 - La manifestation n’est pas « interdite ». Le préfet a lancé des menaces anxiogènes pour terroriser les nantais qui veulent manifester aujourd’hui. Les médias ont suivi, en annonçant une « interdiction totale ». En réalité, le préfet de Nantes interdit plusieurs zones du centre-ville, mais pas les grandes artères nantaises : Cours des 50 Otages, Cours Saint-Pierre, ou l’allée devant le Chateau des Ducs. Bref, le parcours, habituellement autorisé lors des défilés de Gilets Jaunes. Insuffisant, mais existant.

    2 - Un déploiement énorme de forces de l’ordre. Le préfet se félicitait hier que « le ministère de l’intérieur [lui] ait donné tout ce dont [il] a besoin. » En terme de chiffres, il y aura 4 compagnies de CRS en plus de la compagnie implantée à Nantes, mais aussi 2 compagnies de Gendarmes Mobiles, et toute la BAC et les Compagnies d’Intervention – celles qui ont attaqué la fête de la musique –, appuyées par un hélicoptère. En gros environ 1000 forces de l’ordre pour terroriser une marche au beau milieu de l’été. Une image assez terrible du régime en place. Pas de panique, la police ne peut rien faire contre une foule unie et solidaire. Mais soyez vigilants : déplacez vous en binôme, verrouillez vos téléphones, ne transportez pas de matériel qui pourrait vous valoir une arrestation, ayez le nom d’un avocat en tête. Et en cas d’interpellation : « rien à déclarer ».

    3 – Il ne s’agit pas d’une marche « pour Steve ». Du moins, pas uniquement. C’est une manifestation contre la répression et les violences policières. Et malheureusement, le sujet ne concerne pas que Steve. C’est aussi un défilé pour les 14 qui sont tombés dans la Loire le 21 juin. Pour les dizaines de personnes sorties danser qui ont reçu des tirs de LBD, de grenades, et qui ont été choquées par les gaz. C’est aussi une marche pour les 3 nantais tués, et les 5 éborgnés par des tirs de la police ces dernières années dans notre ville. Pour les centaines de personnes blessées à Nantes ou Notre-Dame-des-Landes parce qu’ils manifestaient. Pour les milliers de Gilets Jaunes blessés et mutilés. C’est une marche pour Adama, Zineb, Aboubakar, Bouna, Zyed, Wissam, Rémi, et tous les autres, dont la mort est restée impunie. La disparition de Steve est la dernière tragédie d’une trop longue liste.

    4 – Ne tombons pas dans le piège lancé par la préfecture ! Les autorités et les médias instrumentalisent la parole des proches de Steve, alors qu’ils sont en deuil et en état de choc. Les articles se succèdent pour faire dire aux proches qu’ils n’appellent pas à la manifestation et même la condamnent ! La stratégie est claire : justifier par avance la répression de la manifestation. Délégitimer ceux qui défileront. Séparer les « bons » nantais qui resteront chez eux, des « mauvais » qui oseront descendre dans la rue. Depuis un mois, toutes les volontés des proches de Steve ont été respectées à la lettre par chacun. Et c’est normal. Mais aujourd’hui il s’agit d’une marche qui concerne tout le monde, au delà d’un cas particulier, aussi terrible soit-il.

    Alors soyons au rendez- vous, à 13H, à Commerce, nombreux, solidaires, courageux, joyeux, et déterminés !

    Source : https://web.archive.org/web/20190803090536/https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/photos/a.336512019718311/2351972768172216/?type=3&permPage=1 et https://www.nantes-revoltee.com/precisions-avant-la-manifestation

    Enfin, le site Sous Surveillance rappelle judicieusement qu’il y a des caméras partout :

    Pour la manifestation à Nantes cette après midi, n’oubliez pas de sortir couvert.e contre toutes formes de surveillance. Pour les caméras fixes : https://nantes.sous-surveillance.net (elles n’y sont pas toutes mais la carte est pluôt à jour)

    source : https://web.archive.org/save/https://twitter.com/S_surveillance/status/1157559139993673733

  • Alain Damasio : « Créer une pluralité d’îlots, d’archipels, est la seule manière de retourner le capitalisme »
    https://www.bastamag.net/Alain-Damasio-Les-Furtifs-La-Volte-ultra-liberalisme-ZAD-pouvoir-alienatio

    Comment vivre dans des villes privatisées, où notre attention est contrôlée et sollicitée en permanence, et nos corps pistés à chaque instant ? Le dernier roman d’Alain Damasio, dont l’action se déroule en 2040, explore ce monde possible, avec justesse, de manière sensible et réaliste. Il nous invite à sortir d’urgence de nos « techno-cocons », à expérimenter de nouvelles manières d’être au monde et de résister, pour reprendre le contrôle sur nos vies. Attention, entretien décapant. Photo (une) : Alain Damasio (...) #Inventer

    / A la une, #Politique, #Altermondialisme, #ZAD, #Surveillance_et_biométrie


    • Photo (une) : Alain Damasio en visite sur la Zad de à Notre-Dame-des-Landes, dans l’ancienne bibliothèque du Taslu, celle qui était accessible aux handicapés / © ValK

      Cette description peut sembler un détail ou anecdotique, mais, au vu de ce que dit Alain Damasio sur la #zad #NDdL, je ne regrette pas d’avoir demandé de rajouter ceci... Faut que je cherche encore comment je vais articuler ça mais dire que le #CMDO a eut raison est non seulement violent pour pas mal de gens mais surtout, faux. Il n’y avait ni raison ni tord possible a ce moment là, il n’y avait que l’urgence et le chantage et par d’habiles trahisons et autre retournements de vestes, on a voulu nous faire croire que c’était une victoire mais tant que les membres du CMDO et autres « complices » ne tordront pas le cou à cette légende, nous n’avancerons pas et ce sera un gâchis immense de perte de connaissances pour la suite... voir par exemple les différentes versions de réponses au dernier texte critique paru : https://seenthis.net/messages/788890

      #validisme #héroïsme #consentement #dépassement #victoire #histoire

    • Pour expliquer, quand même, la légende de la photo : la bibliothèque de Taslu était initialement dans l’ex Transfu, la petite cabane qui avait servi de point Medic en 2012 puis aussi d’espace communication. Sauf qu’au bout d’un moment, y’avait trop de livres à mettre dedans, les dons affluaient ! Il a été décidé de l’agrandir et le choix s’est porté sur le 1er étage de la « maison en dur » de la Rollandière, pour qu’elle reste « au même endroit ». Des travaux ont été fait pour que cette partie accueil en bas et bibliothèque en haut soient rénovées... dont un magnifique escalier en planches de bois qui semblent sortir du mur de torchis impeccable. Y’a pas à dire c’est très beau, vraiment ... mais ... sans rampe ! Toutes les personnes à mobilité réduite, toutes les personnes sujettes au vertige galèrent. Mais quand t’es visiteur-ice, tu te sens tellement privilégié d’être là que tu dis rien. Moi, au bout de 2 ou 3 visites, alors que j’accompagnais des visiteurices du Mexique, j’en ai quand même parlé, de cet accès difficile aux handicapé-e-s, qui posait sacrément problème pour un lieu comme ça. Spontanément il m’a été répondu que ça allait faire moche une rampe, qu’il n’y avait pas de problème, qu’il y avait même une cage prévue à l’extérieur qui allait servir pour les fauteuils roulants, mais bon, c’était un peu galère donc la mise en place était suspendue. Sur l’instant, choquée, je me suis contentée de signaler que ça me faisait chier d’avoir plus de mal à accéder à la bibliothèque de la zad qu’à Nantes... La personne m’a alors « gentiment » dit qu’il suffisait de demander de l’aide, que même les mômes s’adaptaient en montant et descendant sur leurs fesses... Ouaip, c’était trash... mais c’était pas fini !
      Un peu plus tard, autour du repas partagé avec les visiteureuses du Mexique, quelques anecdotes fusent, les présentations-critiques des différents lieux aussi. Une fois de plus je suis choquée par cette propension à dire des trucs comme ça devant des visiteureuses, mais à vitrioler le moindre reproche qui dépasse sur internet. Vient l’anecdote de Pâques : un sympathisant avait largué quelques paquets d’œufs en chocolat dans différents champs. Ça repart en vannes, sur quel lieu allait gueuler de ne pas en avoir et allait critiquer les lieux qui en avaient pour les taxer de privilégié-e-s. Devant la surprise d’un des visiteurs, une personne lui explique que, absurdité totale, y’avait des gens qui s’étaient mis en tête qu’il y avait une lutte des classes sur la zad. J’avoue, là, j’y tiens plus, les invité-e-s sont censé-e-s faire le lien avec les communautés zapatistes, il est hors de question de nier que oui, y’a des lieux qui galèrent grave et d’autres où c’est, en comparaison, le luxe. Courroux de mes « allié-e-s » de la zad : on ne peut pas laisser dire ça, « on a tout sacrifié pour venir s’installer là » (sauf que s’installer, ça n’est déjà plus se percevoir comme squateureuses) etc. etc. Lorsque je souligne qu’un lieu comme le Taslu est déjà immensément riche de toutes les visites et de tous les dons, même redistribués (comment ?) que c’est un des premiers qui reçoit les sourires et les considérations de celleux qui viennent comme pour un pèlerinage, et que par exemple ne pas pouvoir accéder à la bibliothèque magnifiquement dotée sans souffrance, ça me fout les boules (j’avoue, à ce moment là, j’ai les larmes aux yeux) je récolte des sortes de « allons, allons », la « bienveillance » d’une habitante exténuée (réellement) qui m’explique que ce n’est pas intentionnel et qu’iels croulent sous les charges. Je sais que c’est vrai, je ne dis plus rien, un silence gêné s’installe ... pas longtemps, la bonhommie de l’accueil reprend : il est temps de demander aux visiteureuses où iels souhaitent dormir : description rapide des possibilités « mais ici y’a moyen d’avoir une chambre individuelle en dur avec une couette en plumes ! » ... Je laisse passer à nouveau même si dans un lieu plus « roots » attend un compa qui les connait et a fait son maximum pour les accueillir mais ... sans « chambre individuelle bla bla bla » ... je ronge mon frein. Et c’est là que j’ai sans doute eut tord : j’aurai dû parler plus longuement aux ami-e-s visiteureuses et leur expliquer les dégâts que provoquait déjà ce glissement : on fait visiter la zad en commençant par la « zone Est » et la route des Chicanes, tellement « célèbres » et marquantes et aussitôt sa destruction verbale commence avec l’égrenage de tout ce qui ne va pas sur cette partie. Il en a été de même pour Alain Damasio, son récit transpire ça. Ce qu’il rapporte n’est pas ce qu’il a ressenti mais la construction qui lui en a été faite, et les grandes tablées pantagruéliques de St Jean du Tertre y sont aussi pour beaucoup : comment résister à tant de générosité opulente ?! Lorsqu’il est venu au Taslu, nous n’avons été que 2 à lui poser des questions un peu grattantes. Moi je lui ai justement parlé de l’aspect « viriliste » de ses bouquin, avouant n’avoir lu que quelques extraits que j’avais adoré mais d’autres qui m’avaient gênée, et il avait expliqué ce qu’il dit dans l’interview, que oui il était conscient désormais qu’il avait des lacunes côté féminisme.
      Sauf qu’à Saint-Jean-du-Tertre, il a rencontré Golgoth... et il l’a suivi !

      Ce que je lis ça et là des furtifs est grandement marqué par cette rencontre, entre autres, et j’y vois en filigrane, un #capacitisme qui sera traduit, comme sur la zad, en un #validisme « inconscient », « pas malveillant » ... tu penses bien ! Ce truc qui consiste à dire que si tu vas sur internet plutôt qu’en manif, t’es de la merde « mais je parle pas pour toi hein ! » .. Bah si, justement, et ça fait mal de se prendre et des lacrymos de flics et des lacrymales de censément « allié-e-s ». Sur twitter y’a un hashtag qui déferle depuis quelques jours pour définir ce que ça provoque : #PayeTonBurnOutMilitant
      https://twitter.com/search?q=%23PayeTonBurnOutMilitant&src=tyah
      Ce même capacitisme qui a fait le tri sur la zad et permet de dire désormais que non, y’a pas de problème, la négociation a permis de protéger la plupart des gens et que celleux qui sont parti-e-s n’arrivaient pas à s’adapter !

      Ha, et pour l’anecdote, plusieurs mois plus tard il n’y avait toujours pas de rampe, il a fallu que je suggère l’idée d’une corde, qui pourrait même être esthétique (l’habitant a pigé la pique et s’est excusé)... A ma connaissance et à moins que ça ait changé depuis septembre 2018, il n’y en a toujours pas.

    • La rencontre entre #Beb-deum et #Alain_Damasio produit autre chose qu’un beau livre avec de jolis textes littéraires, ce qui serait déjà beaucoup. C’est un carnet d’anthropologue perdu, comme tombé du futur entre nos mains. Un carnet qui compacte en une seule unité de papier un catalogue de vente d’êtres humains, tel que l’hypercapitalisme va certainement en produire, avec la parole de ces futurs « clownes » – esclaves parfois affranchis, clones fugitifs, rebelles à leur docilité programmée – et qui pensent ! Qui pensent et qui écrivent, créent des slogans, parodient leur condition, racontent leur vie de corps commercialisé qu’ils se réapproprient à leur façon par des autoportraits, leurs propres marques physiques, toute une autre « présentation de soi ».
      https://seenthis.net/messages/601882

  • Portraits fictifs et autobiographèmes
    http://liminaire.fr/entre-les-lignes/article/portraits-fictifs-et-autobiographemes

    Fin 2018, des chercheurs de Nvidia ont créé une intelligence artificielle capable de générer de toutes pièces des photos réalistes de personnes qui n’existent pas. Pour arriver à ce résultat, ils se sont appuyés sur un système de machine learning qui met deux réseaux neuronaux en compétition. Le premier, le générateur, produit des images à partir des données qui lui sont fournies, tandis que le second, le discriminateur, signale celles qui sont trop proches des images qu’on lui a transmis. La tension entre (...)

    #Entre_les_lignes / #Biographie, #Art, #Écriture, #Numérique, #Photographie, #Portrait, #Absence, #Fantôme, #Regard, #Politique, (...)

    #Visage
    « https://www.nvidia.com/fr-fr »
    « https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1195042/visages-individus-reconstitution-voix-speech2face »
    « https://speech2face.github.io »
    « https://twitter.com/emmanuel_vaslin »
    « https://twitter.com/search?q=%23%C3%A0MainLev%C3%A9 »
    « http://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&ISBN=2-84682-064-3 »
    « https://thispersondoesnotexist.com »

  • Trois ans après l’intox sur une pseudo attaque contre l’Hôpital Necker, il semblerait que #Martin_Hirsch n’ait pas compris la leçon. Il annonce ce soir :

    Plein soutien aux équipes de @HopPitieSalpe qui ont fait face à une bande de manifestants/casseurs dans une tentative d’intrusion violente dans le service de réanimation chirurgicale ! Et qui ont empêché la mise en danger de patients. Merci à la police. Plainte @APHP sera déposée.
    https://twitter.com/MartinHirsch/status/1123625089088532481

    Dans la foulée, le ministre de l’intérieur Christophe Castaner sur-enchéri :

    Ici, à la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital. On a agressé son personnel soignant. Et on a blessé un policier mobilisé pour le protéger. Indéfectible soutien à nos forces de l’ordre : elles sont la fierté de la République.
    https://twitter.com/CCastaner/status/1123664392011304961

    Sauf que très vite des vidéos et témoignages remontent. La première vidéo qui contredit la version d’une attaque a été publiée un peu avant 22h sur twitter. Et des témoignages écrits circulent sur facebook. J’ai tenté un suivi par ici et sur twitter le soir même (https://twitter.com/ValKphotos/status/1123711083229925377) mais le mieux est de suivre le signalement 746 de @davduf, vidéos à l’appui (que je n’arrive pas à importer, désolée) :

    allo @Place_Beauvau - c’est pour un signalement - 746 « J’ai vu ces manifestants à l’entrée de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière qui voulaient se réfugier parce que une colonne de CRS arrivait par le haut du boulevard (...) » Paris, #1erMai, 16h environ, source courriel
    https://twitter.com/davduf/status/1123717931655995393

    aallo @Place_Beauvau - c’est pour un signalement - 746 (précisions 1) « (...) puis la commissaire a repéeré ces gens à l’entrée, elle ordonne à ses policiers de rentrer et de les dégager, et c’est là où la vidéo commence » Paris, #1erMai, 16h environ, source : courriel
    https://twitter.com/davduf/status/1123718112489234433

    allo @Place_Beauvau - c’est pour un signalement - 746 (précisions 2) Pitié-Salpêtrière, autre angle de vue. Paris, #1erMai, 16h environ, source : @happle26
    https://twitter.com/davduf/status/1123718404479815680

    @Place_Beauvau - c’est pour un signalement - 746 (précisions 3) Pitié-Salpêtrière, autre angle de vue, un peu plus tard Paris, #1erMai, 16h environ, source : @happle26
    https://twitter.com/davduf/status/1123718704565510145

    //edit : Pour retrouver l’ensemble des 23 « précisions », comme il les appelle, c’est par là : https://twitter.com/search?f=tweets&q=%40davduf%20%22allo%20%40Place_Beauvau%20-%20c%27est%20po

    D’autres témoignages & vidéos suivent, y’aura sans doute un ou deux articles de médias libres qui raconteront plus en détail tout ça demain, mais il vaut mieux contrer l’intox au plus vite...
    D’après tous les témoignages que j’ai vu sur ce 1er mai à Paris, ça a été nasse générale et gazages non-stop avant même que le cortège démarre. Beaucoup de personnes ont paniqué, coincées entre les grenades lacrymo ou désencerclement sans avoir la moindre issue de sortie...

    @paris a lancé un appel : « 1er mai : appel à témoignage contre la propagande sur la Pitié-Salpétrière ! » : les contacter directement : https://paris-luttes.info/pour-un-premier-mai-rouge-et-un-12022
    //edit : les témoignages reçus sont à retrouver par ici : Des témoignages sur l’intox de la préfecture à propos de l’intrusion à la Pitié-Salpêtrière : https://paris-luttes.info/des-temoignages-sur-l-intox-de-la-12091

    Pour rappel, il y a TROIS ans (pas deux, personne ne m’a reprise, pfff !), le débunkage autour de Necker avait donné ça : https://seenthis.net/messages/500286
    Pourtant, certains continuent d’utiliser cet exemple pour faire passer les manifestant-e-s pour des sauvages sanguinaires qu’iels n’ont JAMAIS été, contrairement à d’autres...

    //edit : le lendemain, je découvre aussi cet autre mensonge :

    WoW... en fait ce n’est pas un mais DEUX mensonges que vous avez proféré hier, @MartinHirsch, vous n’avez pas chômé ! Vous annoncez la fin de la grève du service des Urgences quand il n’en est rien et en plus vous faites retirer les banderoles revendicatives...
    Voir @InterUrg
    https://twitter.com/ValKphotos/status/1123711083229925377


  • Je pense que la phrase, niveau café-du-commerce-de-droite, que j’ai la plus entendue, et ça depuis que je suis gamin, c’est : « Le problème, en France, c’est qu’on n’y aime pas les riches ». Un temps, ça c’est vaguement affiné pour devenir « c’est qu’on n’y aime pas ceux qui réussissent ». Le moindre crétin de droite, avec un verre dans le pif, va te la sortir (et comme tu sais, ça sert de fondement philosophique à la longue complainte, qui va suivre, sur les impôts).

    Et donc on avait bien besoin du quotidien de révérence pour aborder ce sujet tabou : Les riches, ces mal-aimés
    https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2019/04/19/les-riches-ces-mal-aimes_5452586_4497916.html

    On les jalouse, on les envie, surtout on ne les aime pas. Même quand ils donnent leur argent pour la bonne cause. L’historien allemand Rainer Zitelmann a étudié dans plusieurs pays, dont la France, les mécanismes de cette détestation.

  • [publication] (et lecture en cours) : « Habiter en Lutte ». Un livre que je vous recommande, vraiment ; par le collectif Comm’un / aux Éditions le passager clandestin.
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/40607997363

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    Certes, il y a quelques trucs que je n’aurai pas raconté comme ça ; certes, il y a des choix qui sont présentés comme plus collectifs que ce que j’ai vécu ; certes il y a des choses (et des zadistes) qui manquent ; certes c’est un grand écart périlleux que de présenter l’occupation politique comme compatible avec la négociation foncière... mais globalement ce livre rappelle pas mal de bases politiques importantes qu’on a pu développer pendant les années en lutte, et ce n’est pas rien. Plusieurs de mes photos accompagnent les récits et témoignages.

    Plus d’infos sur le site de l’éditeur : https://lepassagerclandestin.fr et des extraits & impressions de lecture sur Babelio : https://www.babelio.com/livres/Le-Passager-Clandestin-Habiter-en-lutte--Zad-de-Notre-Dame-des-Landes-19/1132765 - voir aussi les annonces de rencontres sur twitter : https://twitter.com/search?f=tweets&vertical=default&q=%22habiter%20en%20lutte%22&src=typd

  • Allo place Beauvau : le récapitweete
    http://www.davduf.net/alloplacebeauvau

    Depuis le 4 décembre, je récapitweete dans ma timeline Twitter et signale @Place_Beauvau les vidéos #violencespolicières sur les #giletsjaunes - aidez moi dans cette compilation. Merci d’avance. Tout est parti d’un coup, sans trop réfléchir, une réaction à l’inaction (globale) des médias (globaux). Tout est parti sur Twitter, là d’où tout part. Répertorier les vidéos (et quelques témoignages) de manifestants blessés, certains mutilés à vie, des traces de manquements graves (parfois possibles, souvent (...)

    #Police

    / Une, #Gilets_Jaunes, #Police, #Maintien_de_l'ordre

    « https://twitter.com/davduf/status/1070245704998838272 »
    « https://twitter.com/search?q=allo%20%40Place_Beauvau%20-%20c%27est%20pour%20un%20signalement%20 »
    « https://www.mediapart.fr/studio/panoramique/allo-place-beauvau-cest-pour-un-bilan »
    « https://www.etaminstudio.com »
    « https://visionscarto.net »
    « http://www.maximezoffoli.com »
    « http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/12/09/97001-20181209FILWWW00099-videos-gilets-jaunes-des-violences-policieres-den »
    « http://lavdn.lavoixdunord.fr/503860/article/2018-12-09/un-journaliste-repertorie-les-violences-policieres-dont-sont-vict »
    « https://www.franceinter.fr/emissions/la-revue-de-presse/la-revue-de-presse-10-decembre-2018 »
    « https://www.arretsurimages.net/articles/a-la-tele-deux-regimes-pour-les-videos-de-violences »
    « https://www.arretsurimages.net/articles/gilets-jaunes-cinq-videos-de-violences-policieres-passees-au-crible »
    « https://www.facebook.com/konbinifr/videos/613540952398427 »
    « https://www.france.tv/france-2/envoye-special/836859-envoye-special.html »
    « https://www.lepoint.fr/societe/le-maintien-de-l-ordre-a-la-francaise-a-explose-en-vol-14-12-2018-2279276_23 »
    « https://abonnes.lemonde.fr/police-justice/video/2018/12/15/pourquoi-est-il-si-difficile-de-maintenir-l-ordre-dans-certaines-manifestations_5397992_1653578.html?xtref=https://www.lemonde.fr »
    « https://youtu.be/7Xr4L8riOes

     »
    « https://www.youtube.com/watch?v=lp1LoauFhds
     »
    « https://www.liberation.fr/checknews/2019/01/12/tirs-de-flashball-grenades-combien-y-a-t-il-eu-de-blesses-graves-parmi-le »
    « https://www.liberation.fr/france/2019/01/11/gilets-jaunes-eclats-de-grenades-brulures-membres-arraches-retour-sur-82- »
    « https://www.liberation.fr/france/2018/12/24/policiers-agresses-aux-champs-elysees-les-motos-de-tous-les-dangers_16995 »
    « https://www.franceinter.fr/justice/gilets-jaunes-on-a-soumis-8-videos-et-photos-de-violences-policieres-pre »
    « https://www.nouvelobs.com/societe/20190110.OBS8278/david-dufresne-la-police-s-est-enfermee-dans-une-logique-d-escalade-et-d- »
    « https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/police-assiste-t-a-une-montee-des-violences »
    « https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2019/01/16/maintien-de-l-ordre-le-lourd-bilan-des-lanceurs-de-balle-de-defense_5409630_ »
    « https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/01/16/violences-policieres-on-est-dans-le-mensonge-d-etat_5409824_3224.html »
    « https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/armee-et-securite/lanceurs-de-balles-de-defense-le-choix-qui-a-ete-fait-depuis-une-dizain »
    « https://www.france.tv/france-5/c-a-vous/c-a-vous-saison-10/880189-il-denonce-les-violences-policieres-c-a-vous-16-01-2019.html »
    « http://www.francesoir.fr/actualites-france/gilets-jaunes-gravement-blesses-la-colere-monte-et-met-la-police-sous-pre »
    « https://www.arretsurimages.net/emissions/arret-sur-images/gilets-jaunes-les-bavures-policieres-cest-lomerta-absolue »
    « https://seenthis.net/tag/maintien_de_l%E2%80%99ordre?follow=davduf »
    « https://www.data.gouv.fr/fr/organizations/observatoire-national-de-la-delinquance-et-des-reponses-penales-ondrp »
    « https://faceauxarmesdelapolice.wordpress.com/2018/11/29/blessures-au-flashball-et-a-la-grenade-offensive-u »
    « https://www.dalloz-actualite.fr/flash/responsabilite-de-l-etat-du-fait-de-l-utilisation-d-un-flash-ball »
    « https://faceauxarmesdelapolice.wordpress.com/2014/04/22/conseils-juridiques-aux-personnes-blessees-par-des »
    « https://desarmons.net/index.php/2018/12/28/conseils-a-lattention-des-personnes-blessees-par-la-police-et-de-leurs-pr »
    « https://seenthis.net/tag/maintien_de_l%27ordre »
    « http://www.assemblee-nationale.fr/presidence/Rapport-MO-09-01-18.pdf »

  • allo @Place_Beauvau - c’est pour un signalement


    https://twitter.com/search?f=tweets&vertical=default&q=allo+%40Place_Beauvau+-+c%27est+pour+un+

    –-> #David_Dufresne @davduf a décidé d’alerter le #Ministre_de_l'Intérieur chaque fois qu’une vidéo montre des pratiques policières qui ne sont pas conformes à la Loi et aux réglements du maintien de l’ordre. https://twitter.com/search?f=tweets&vertical=default&q=allo+%40Place_Beauvau+-+c%27est+pour+un+ … Il demande aux vidéastes et aux autres de l’aider.

    #twitter #réseaux_sociaux #dénonciation #résistance #violences_policières #police #signalement #gilets_jaunes

    ping @isskein

  • Après les Scic, ce sont les Scop qui sont visées par le PLF 2019.

    Les députés de la majorité viennent de voter un amendement au projet de loi de finances 2019 touchant au cœur du fonctionnement des sociétés coopératives et participatives : le *PPI* (provision pour investissement). La Confédération générale des SCOP sonne l’alerte.
    Un non-sens économique qui menace plus de 50 000 emplois sur tous les territoires français

    http://www.les-scop.coop/sites/fr/espace-presse/communique-PLF-PPI-scop

    Pour pousser du tweet vers nos élus : https://twitter.com/search?q=SCOP%20PPI

  • Je suis furax. #Thinkerview a invité #Laurent_Obertone... et lui permet de dérouler sa pensée (il se présente comme #libertarien) avec très, trop peu de contradiction. Le nombre d’assertions fausses et des approximations est énorme, les glissements et sous entendus aussi. Le #factchecking de #CaptainFact n’y suffira pas et bien peu iront voir la vidéo sur ce support : https://captainfact.io/videos/gKE3


    La plupart du public ira seulement sur youtube et passera à côté de toutes les #fakenews. Pire, le côté gentil débat montre un mec sympa qui papote peinard et se marre avec un autre mec qui lui pose autant de questions promotionnelles (parler de son boulot, de ses précédents bouquins) que de questions tranquilles, et bien peu de contradictions.
    Selon sa présentation, Thinkerview a pour objectifs :
    – Mettre à l’épreuve les idées/discours en décelant leurs failles, leurs limites.
    (bah là c’est loupé)
    – Écouter les points de vue peu médiatisés afin d’élargir nos prismes de lecture.
    (peu médiatisé, c’est vite dit vu l’activité de la faschospère sur le web)
    – Appréhender toute la complexité des enjeux actuels et futurs de notre monde.
    (à force d’amalgames douteux ?)
    C’était la deuxième interview fleuve de l’après-midi pour thinkerview, le journaliste est fatigué, il fait même une pause pipi en pleine interview et porte ensuite, enfin, un peu plus de la contradiction, mais essentiellement à coup de « quelles sont vos sources ? ». Tout sourire, Obertone déroule tranquillement son rejet de la migration et de l’intégration sous couvert des « faits historiques », de « chiffres scientifiques » et surtout, très fier, de « sources bien placées » (il insistera dessus plusieurs fois).
    Obertone peinait à promouvoir son livre. L’interviewer n’explique même pas leur choix... C’est une cata....
    J’explique ça ici parce que sur twitter c’est essentiellement la fachosphere qui fait la promo de l’émission. Et ça marche quand même : déjà 81k de vues contre 37k pour « Terrorisme ou Légitime défense ? » avec Thibault de Montbrial, enregistrée elle aussi en direct quelques heures plus tôt.
    C’est la honte de laisser ça en ligne comme ça, de ne pas prendre ses responsabilités au vu de ce qui est affirmé, la théorie du #grand_remplacement et de la disparition de la « race blanche »...
    Ouaip, je suis furax !

    #migration #immigration #confusionnisme #nationalisme #protectionnisme #souverainisme #racisme

    • Pour qu’on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas : ça ne me gêne pas que Obertone, Chouard et autres soient invités, ça ne me gêne pas d’entendre des opinions différentes des miennes. Je suis pour la liberté de s’exprimer quand bien même je tente de déconstruire la #kyriarchie (je viens de découvrir ce mot/concept et le trouve très pratique !) Ce qui me gène c’est que la chaine se présente comme capable de « Mettre à l’épreuve les idées/discours en décelant leurs failles, leurs limites » et qu’elle ne le fasse pas. Et ici c’est très grave. Sans cette #déconstruction et l’indication claire de toutes les #manipulations (je crois qu’il détient le record chez @Captainfact), j’estime que laisser s’exprimer de telles idées, c’est collaborer à leurs progressions.

    • La solution pour rendre ça acceptable (même si personnellement, je pense qu’un mec de cet acabit qu’on voit partout à la télé et qui distille le même discours que Zemmour n’a pas besoin qu’on lui serve de nouveau la soupe sur une émission un peu underground du net) c’est que thinkerview devrait faire une video debrief en présentant les principales failles relevées sur captain fact. Et puis l’interviewer devrait faire un peu moins le malin et mieux préparer les interviews plutôt que de tout laisser reposer sur du « fact checking » a posteriori, qu’effectivement peu de monde va regarder.

    • devrait faire un peu moins le malin et mieux préparer les interviews plutôt que de tout laisser reposer sur du « fact checking » a posteriori, qu’effectivement peu de monde va regarder

      Oui c’est ça le problème principal, genre « je le fais parler longtemps et ensuite on va tout décortiquer », sauf que la majorité des gens ne vont regarder que l’interview.

    • Tsss tsss @alexcorp ! C’est pas bien de me donner envie de retourner voir une de leurs vidéos !
      Ceci dit, ce billet coup de gueule me permet de prendre acte d’une vraie modification de l’impact des réseaux virtuels : publié initialement ici, il aurait eut, je crois, peu d’impact si Thinkerview ne m’avait pas bloquée sur twitter et ainsi mise en colère au point de le diffuser sur les #réseaux_sociaux, ce que je n’avais pas initialement prévu de faire. Je l’ai donc fait à la fois sur #facebook, #twitter et #mastodon. Et bien c’est sur mastodon qu’il a eut le plus d’impact, le plus de commentaires... Vient en second twitter puis, très loin derrière, facebook (où j’ai dû le publier en mode privé, mais ça n’aurait pas changé grand chose je crois).
      C’est aussi sur Mastodon qu’il a été évoqué une piste de réponse hyper intéressante, faisant justement référence à #Arrêt_sur_image et la technique de « la ligne jaune » de #Guy_Birendaum : https://mamot.fr/@sossalemaire/101040373765679230
      Et comme toujours c’est sur Seenthis que se prolonge le plus la réflexion <3
      Ceci dit ça continue de m’intriguer de savoir que c’est suite à ma publication ici que j’ai été bloquée par Thinkerview sur twitter... seraient-ils dans les parages ?

    • @whilelm : Non !!! J’ai été bloquée avant de le faire, j’ai même dû le faire à l’aveugle, ensuite. Mais en recherchant l’historique de mes interactions avec eux, je me dis que je les ai peut-être vexés le 24 septembre dernier : https://twitter.com/search?f=tweets&q=valkphotos%20(thinkerview%20OR%20thinker_view)&src=typd ;)

      @ninachani : je n’ai aucune envie de partir sur un autre débat ici et maintenant. Mettre les deux noms ensemble ne signifie pas forcément que j’estime qu’ils ont les mêmes pensées, mais surement que ce sont des noms qui entrainent souvent des polémiques autour du fait de leur donner la parole. Si tu veux en savoir plus, n’hésite pas à aller voir les nombreux articles sur #Chouard ou #Etienne_Chouard.

    • J’ai vu avec Schneidermann, et effectivement, c’est flagrant comment tu sens le journaliste chevronné, peu importe si on est d’accord avec lui ou pas, mais qui a la tradition de bosser ses sujets avant, etc. Et l’autre qui a 3/4 de questions très générales, enfin ça fait pas très travaillé, que ce soit amateur/bénévole n’étant pas vraiment une raison à partir du moment où le but affiché est plus haut que ça.

    • @val_k ben non j’ai pas envie d’aller voir des articles SUR chouard. Je cherche des trucs problématiques (vu ce que tu dis) qu’il aurait dit ou écrit pas ce que des gens disent de lui : du 1ère main en quelque sorte. Comme j’ai écouté beaucoup d’audios/vidéos de lui sans que rien ne me pose problème, au contraire, j’aimerais savoir sur quoi se fonde le fait que par exemple tu le cites comme quelqu’un à qui il ne faudrait pas donner la parole. Et je dis ça sans aucune intention de polémiquer mais peut-être de changer d’avis sur quelqu’un dont je trouve la pensée pertinente, mais quelque chose aurait pu m’échapper.
      Je viens de regarder vite fait ton lien hashtag sur seenthis et je vois qu’il y a eu des discussions à n’en plus finir avec une réprobation générale. Et pourtant impossible de savoir ce qui fait qu’il est classé dans l’extrême-droite. Ça serait pas un phénomène un peu « moutonnesque » cette histoire s’il n’y a personne qui peut dire ce qui le gêne concrètement dans ses propos ? Je suis perplexe ! Les vidéos en lien soit ne répondent pas à mon interrogation, soit ne sont plus visibles.

      Quant à Thinkerview, moi j’ai toujours trouvé le gars qui interview totalement insupportable. Et le fait qu’ils te bloquent à la première critique, qui est quand même argumentée et plutôt constructive, ça me laisse sur le cul ! En fait c’est le moment où on comprend qu’ils sont juste dans la posture et rien de plus profond. Leurs vidéos sont intéressantes quand l’invité a de la matière sinon ils sont vides !

    • Ah c’est exactement ça

      Leurs vidéos sont intéressantes quand l’invité a de la matière sinon ils sont vides !

      et

      le gars qui interview totalement insupportable

      à couper l’interviewé au milieu d’une réponse construite avec une question débile ou une private joke quand il connaît personnellement l’invité...

    • C’est assez amusant au final parce que ce qui est reproché à Thinkerview est de la même famille que ce qui est reproché à Chouard : donner une tribune sans suffisamment souligner les problèmes que posent certaines assertions ou certains choix.
      Je vais donc faire un énorme effort, @ninachani , (si, si, je t’assure, mon niveau d’épuisement à ce sujet est total, et ton insistance me rappelle à quel point les « Gentils Virus » ont failli tuer plein demodérateur-ices quand iels ont débarqué).
      Voici donc une vidéo qui exprime pas mal ma pensée, elle est nuancée, étayée et provient en plus d’une personne qui apprécie beaucoup Chouard dans un premier temps, elle est donc d’autant plus audible : Usul / mes chers concitoyens : https://youtu.be/QVFTC7MngDI


      Mais je vais être très claire : si ensuite tu reviens ici pour parler de Chouard plutôt que de Thinkerview, ma fatigue extrême m’obligera à te bloquer, non pour t’empêcher de parler, tu le pourras toujours, mais pour ne pas relancer la charge mentale de la modératrice / administratrice de réseaux que je suis dans l’ombre (plusieurs comptes twitter et facebook) : je ne verrai ainsi plus tes publications.
      En tout cas ton analyse finale en une phrase assassine de Thinkerview m’a bien fait rire : merci !

    • @ninachani je sais que c’est un lien vers un article (qui date un peu) mais cette discussion Ruffin/Chouard donne un aperçu des limites du bonhomme (faut descendre de 50/60 lignes pour trouver le passage utile) : http://www.fakirpresse.info/L-air-du-soupcon.html
      Mon opinion : Chouard n’est pas « facho » mais il est assez peu critique de l’extrême droite et leur donne parfois de la visibilité (en étant méchant, on pourrait appeler ça un idiot utile à l’extrême droite).

    • @val_k

      si ensuite tu reviens ici pour parler de Chouard plutôt que de Thinkerview, ma fatigue extrême m’obligera à te bloquer

      étant donné que c’est toi qui a cité Chouard dans ce fil de conversation, je trouve ça assez gonflé de me dire ça. Pourquoi tu lui donnes de la visibilité en le citant alors ?
      Je préfère m’arrêter maintenant, je déteste les menaces et ce n’est certainement pas avec ce genre d’échange que je reverrai mon jugement. Bye bye et bonne continuation.
      @alexcorp merci pour le lien. Le problème c’est que le racisme de Ruffin s’est clairement exprimé dans sa prise de parole en public quand on lui a demandé de s’engager pour défendre Adama Traoré. Par conséquent si c’est Ruffin qui est censé donner la leçon ou servir d’exemple de bonnes pratiques contre l’extrême droite, ça va pas le faire !

    • Qui se cache derrière Thinkerview, la chaîne YouTube qui surfe sur le mouvement des « gilets jaunes » ?
      https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/qui-se-cache-derriere-thinkerview-la-chaine-youtube-qui-surfe-sur-le-mo

      Un fond noir, un simple fauteuil et un invité qui répond aux questions d’un mystérieux intervieweur pendant une à deux heures, voire plus. La recette de Thinkerview paraît minimaliste, mais le succès est au rendez-vous. Lancé avec peu de moyens il y a plus de six ans, le concept de ces longs entretiens, diffusés en direct et relayés sur les réseaux sociaux, a trouvé son public.

      .

      Les invités viennent d’horizons divers avec une petite préférence pour les intellectuels iconoclastes et les contestataires de tous bords, de l’ancien ministre grec Yanis Varoufakis à l’historien et essayiste Emmanuel Todd, en passant par les journalistes Natacha Polony et Laurent Obertone ou encore la coqueluche des « gilets jaunes » Etienne Chouard. « On est au milieu de toutes les communautés qui s’écharpent sur internet, de l’extrême droite à l’extrême gauche, explique Sky. On cherche à créer un terrain neutre pour que tout le monde puisse échanger. »

  • #Kanaky, #Nouvelle-Calédonie & #RéférendumNC2018
    Quand les #Kanak votent, c’est pour l’indépendance

    OUI 94,5% NON 5,5% à #Belep (dont la population est quasi-exclusivement kanak), archipel situé au nord de la Grande Terre.
    OUI 89% NON 11% pour la commune de #Canala (côte est).
    OUI 84,2% NON 15,8% à #Ouvéa, ... Mais aussi un OUI majoritaire à Poum, Gomen, Poya, Sarramea, Thio, Pouebo, Hienghène, Touho, Ponerihouen, Houailou, Lifou, Yaté, l’Île des Pins, Kouaoua ...

    Sauf que la Kanaky est une #colonie de peuplement, les #peuples_autochtones y sont largement devenus minoritaires et nous, #colons, utilisons la #démocratie comme arme de protection du #colonialisme... et donc ce #referendum arrangé qui macère depuis des années, à coup d’injonction à la réconciliation et à l’oubli, a un goût d’imposture #caldoche.

    Il va surement y avoir des soulèvements, des révoltes, qui vont, forcément, être réprimées, pas tant par la police ou l’armée que par l’étouffoir des gens qui pensent #unité & #majorité plutôt que #pluralité & #consensus...

    Pour mieux comprendre les résultats du #ReferendumNC2018 La répartition ethnique de la population sur l’île :

    Lire ou relire pour s’éclairer :

    Kanaky, autodétermination : la longue patience du peuple kanak : http://www.cnt-f.org/urp/publications-cnt/autogestion-2-kanaky-autodetermination-la-longue-patience-du-peuple-kanak via #cnt

    Sur le Mouvement des Groupes Révolutionnaires Koutumiers Kanak (MGRK) : https://lundi.am/Sur-le-Mouvement-des-Groupes-Revolutionnaires-Koutumiers-Kanak-MGRK et Le noir vote blanc : https://lundi.am/Le-noir-vote-blanc via @lundimatin

    Nouvelle-Calédonie-Kanaky : le 4 novembre, un référendum « décolonial » ? : https://npa2009.org/actualite/politique/nouvelle-caledonie-kanaky-le-4-novembre-un-referendum-decolonial via #npa

    En Nouvelle-Calédonie, société en ébullition, décolonisation en suspens : https://www.monde-diplomatique.fr/2014/07/BENSA/50620 via @mdiplo [2014]

    ... et tout plein d’articles déjà recensés sur #SeenThis, avec en particulier les compilations précieuses de @sinehebdo : https://seenthis.net/recherche?recherche=Kanaky%2C%20Caledonie&follow=all

    Suivi sur twitter chez @ADecroissance (à qui j’ai piqué une partie de cette #recension) : https://twitter.com/ADecroissance/status/1059012326941249537
    Recherche : https://twitter.com/search?f=tweets&q=%23Kanaky%20OR%20%23NouvelleCal%C3%A9donie%20OR%20%23R%C3
    Suivi sur France O : https://la1ere.francetvinfo.fr/referendum-nouvelle-caledonie-emission-speciale-france-o-646022.
    Suivi sur France 1nfo : https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/caledoniens-aux-urnes-direct-numerique-645080.html

    Pour finir, un peu de musique : Proud to be Kanak par Waan, dans une #playlist #kaneka, le son traditionnel de l’#indépendance : https://www.youtube.com/watch?v=3GYg-IqKcS8&list=PL6UhI7omDFjitWcizhk95V-5yZXJqjJvB&index=113

    #autonomie #decolonialisme

    • Kanaky indépendante !
      Solidaires, le 6 novembre 2018
      https://solidaires.org/Kanaky-independante

      A l’occasion du référendum organisé le 4 novembre, le peuple Kanak a très largement confirmé sa volonté de mettre fin à la colonisation française et d’accéder à l’indépendance. Nous ne devons pas nous laisser tromper par la proclamation officielle d’une "victoire" du non à 56,4%. Ces chiffres masquent mal un des problèmes majeurs de ce scrutin, qui entame largement sa légitimité : la composition des corps électoraux a été faite de telle façon qu’une partie de la population kanak en a été de fait exclue.

      Car les résultats là où le peuple kanak vit majoritairement sont éloquents : 82,2% de « oui » dans la province des Îles et 77,5% dans celle du Nord (25,9%, dans la troisième province, celle du Sud).

      Y compris le résultat global, qui intègre donc le vote de milliers de personnes directement issues de la politique de peuplement de la colonie appliquée durant des années par l’Etat français, est très différent de ce que les sondages annonçaient : 19,37% d’abstentions et, parmi les votes exprimés, 43,6% pour l’accès à l’indépendance.

      Au-delà des choix tactiques et politiques autour de ce scrutin, le mouvement indépendantiste va poursuivre sa juste lutte pour le droit à l’autodétermination du peuple Kanak. Celui-ci est inaliénable.

      L’Union syndicale Solidaires n’est pas une organisation de Kanaky et ne prétend nullement agir à la place des femmes et hommes de Kanaky, « dans les usines et dans les tribus » pour reprendre l’expression de nos camarades de l’USTKE. Prolongeant notre engagement anticolonialiste, qui est celui d’une partie du mouvement syndical français, notre rôle est d’informer sur la réalité coloniale, de soutenir celles et ceux qui luttent pour leur indépendance, d’être solidaires contre la répression.

      Voilà à quoi nous nous attèlerons dans les mois qui viennent, avec toutes les forces syndicales, associatives et politiques actives en France qui partagent cet engagement.

  • L’équation des #refoulements en Libye : depuis le début #2018 près de 15000 boat-people ont été reconduits en #Libye où sont enregistrés plus de 56000 réfugiés et demandeurs d’asile. Parmi eux, en un an, 900 ont été réinstallés. Que deviennent les autres ?

    https://twitter.com/Migreurop/status/1053981625321771008

    #push-back #refoulement #statistiques #chiffres #Méditerranée #pull-back #réinstallation

    Source :
    Flash update Libya (UNHCR)

    Population Movements
    As of 11 October, the Libyan Coast Guard (LCG) rescued/intercepted 14,156 refugees and migrants (9,801 men, 2,126 women and 1,373 children) at sea during 108 operations. So far in 2018, the LCG recovered 99 bodies from the sea. The number of individualsdis embarked in Libya has gradually increased over the past weeks when compared to the month of August (552 individuals in August, 1,265 individuals in September and 884 individuals so far in October). An increase in disembarkations may be expected as the sea iscurrently very calm.
    During the reporting period, 174 refugees and migrants (163 men, eight women and three children) disembarked in #Alkhums (97 km southwest of Tripoli) and #Zawia (45 km west of Tripoli). The group was comprised mainly of Bangladeshi and Sudanese nationals. UNHCR and its partner International Medical Corps (IMC) provided core-relief items (CRIs) and vital medical assistance both at the disembarkation points and in the detention centres to which individuals were subsequently transferred by the authorities. So far in 2018, UNHCR has registered 11,401 refugees and asylum-seekers, bringing the total of individuals registered to 56,045.

    UNHCR Response
    On 9 October, #UNHCR in coordination with the municipality of Benghazi, distributed water tanks, medical waste disposal bins and wheel chairs to 14 hospitals and clinics in Benghazi. This was part of UNHCR’s quick-impact projects (#QIPs). QIPs are small, rapidly implemented projects intended to help create conditions for peaceful coexistence between displaced persons and their hosting communities. QIPs also strengthen the resilience of these communities. So far in 2018, UNHCR implemented 83 QIPs across Libya.
    On 8 October, UNHC partner #CESVI began a three-day school bag distribution campaign at its social centre in Tripoli. The aim is to reach 1,000 children with bags in preparation for the new school year. Due to the liquidity crisis in Libya, the price of school materials has increased over the past years. With this distribution, UNHCR hopes to mitigate the financial impact that the start of the school year has on refugee families.
    UNHCR estimates that 5,893 individuals are detained in Libya, of whom 3,964 are of concern to UNHCR. On 7 October, UNHCR visited #Abu-Slim detention centre to deliver humanitarian assistance and address the concerns of refugees and asylum-seekers held in the facility. UNHCR distributed non-food items including blankets, hygiene kits, dignity kits, sleeping mats and water to all detained individuals. UNHCR carried out a Q&A session with refugees and migrants to discuss UNHCR’s activities and possible solutions for persons of concern. Security permitting, UNHCR will resume its registration activities in detention centres over the coming days, targeting all persons of concern.
    So far in 2018, UNHCR conducted 982 visits to detention centres and registered 3,600 refugees and asylum-seekers. As of 10 October, UNHCR distributed 15,282 core-relief items to refugees and migrants held in detention centres in Libya.
    Throughits partner #IMC, UNHCR continues to provide medical assistance in detention centres in Libya. So far in 2018, IMC provided 21,548 primary health care consultations at the detention centres and 231 medical referrals to public hospitals. As conditions in detention remain extremely dire, UNHCR continues to advocate for alternatives to detention in Libya and for solutions in third countries. Since 1 September 2017, 901 individuals have been submitted for resettlement to eight States (Canada, France, Germany, Italy, Netherlands, Norway, Sweden and Switzerland).

    http://reporting.unhcr.org/sites/default/files/UNHCR%20Libya%20Flash%20Update%20-%205-12OCT18.pdf
    #réinstallation #détention #centres_de_détention #HCR #gardes-côtes_libyens

    ping @_kg_ @isskein

    • Migranti, 100 persone trasferite su cargo e riportate in Libia. Alarm Phone: “Sono sotto choc, credevano di andare in Italia”

      Dopo l’allarme delle scorse ore e la chiamata del premier Conte a Tripoli, le persone (tra cui venti donne e dodici bambini, uno dei quali potrebbe essere morto di stenti) sono state trasferite sull’imbarcazione che batte bandiera della Sierra Leone in direzione Misurata. Ma stando alle ultime informazioni, le tensioni a bordo rendono difficoltoso lo sbarco. Intanto l’ong Sea Watch ha salvato 47 persone e chiede un porto dove attraccare.

      Gli hanno detto che sarebbero sbarcati in Italia e quando hanno scoperto che invece #Lady_Sharm, il cargo battente bandiera della Sierra Leone, li stava riportando a Misurata in Libia, sono iniziate le tensioni a bordo. Secondo Alarm Phone i 100 migranti, che ieri avevano lanciato l’allarme a 50 miglia dalle coste libiche, dicendo che stavano congelando, sono “sotto choc” e si rifiutano di sbarcare. Le comunicazioni però sono molto difficoltose: non ci sono giornalisti sul posto e mancano conferme ufficiali. Le difficoltà di far sbarcare i 100 migranti sono state confermate a ilfattoquotidiano.it. L’episodio ricorda quello della nave Nivin, quando a novembre scorso un gruppo di migranti si rifiutò per giorni di scendere e l’esercito libico decise di fare irruzione sull’imbarcazione.

      Poco dopo la mezzanotte era terminato il trasbordo sul mercantile inviato da Tripoli in loro soccorso. Le persone – tra cui venti donne e dodici bambini, uno dei quali potrebbe essere morto di stenti – sono state in balia del mare e del freddo per ore. Ore di angoscia che sono terminate con l’invio dei soccorsi: in serata il mercantile dirottato sul posto dalla Guardia costiera libica – su cui pare sia intervenuto personalmente il premier Giuseppe Conte – ha raggiunto la carretta, cominciando ad imbarcare i migranti. “Verranno portati in salvo nel porto di Misurata”, aveva fatto sapere in serata Palazzo Chigi, che in precedenza aveva sollecitato la guardia costiera libica affinché effettuasse quanto prima l’intervento.


      https://twitter.com/alarm_phone/status/1087403549506658308?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E10
      Parallelamente altri 47 migranti, salvati dalla ong Sea Watch, attendono di avere notizie sulla loro destinazione finale: “Sono terrorizzati” dal possibile ritorno in Libia. “Le loro condizioni di salute sono buone e stazionarie”, ha detto all’agenzia Ansa l’equipaggio, “ma ora a preoccupare sono le condizioni meteo in peggioramento“.

      Di Maio: “D’ora in poi li porteremo a Marsiglia”
      “D’ora in poi i migranti che salviamo nel Mediterraneo glieli portiamo a Marsiglia – ha dichiarato questa mattina il vicepremier e ministro del Lavoro e dello Sviluppo economico, Luigi Di Maio, a Rtl 102.5 – Per far stare gli africani in Africa basta che la Francia stia a casa propria”. Il Viminale esprime soddisfazione: “Tutti sani e salvi, e riportati indietro, i 393 immigrati recuperati dalla Guardia Costiera libica nella giornata di ieri. In particolare, 143 sono stati riportati a Tripoli. 144 a Misurata, 106 ad al-Khoms”. La collaborazione funziona, gli scafisti, i trafficanti e i mafiosi devono capire che i loro affari sono finiti. Meno partenze, meno morti, la nostra linea non cambia” commenta il ministro dell’Interno Matteo Salvini.

      L’allarme e le richieste di aiuto inascoltate per ore
      Domenica mattina Alarm Phone, il sistema di allerta telefonico utilizzato per segnalare imbarcazioni in difficoltà, ha ricevuto la segnalazione del natante in avaria al largo di Misurata. Ora per ora, minuto per minuto, ha raccontato via tweet il dramma delle 100 persone stipate nell’imbarcazione facendo il resoconto delle innumerevoli segnalazioni effettuate a Roma, La Valletta e Tripoli, quest’ultima indicata da tutti come autorità competente a coordinare i soccorsi. “Abbiamo chiamato sette numeri differenti della sala operativa della cosiddetta Guardia costiera di Tripoli – raccontano i volontari – ma non abbiamo ricevuto risposta. Malta ci ha fornito un ottavo numero, che non risponde. Tutto questo è ridicolo. Ne basterebbe uno che funzionasse. Abbiamo avvisato Italia e Malta che la Libia non è raggiungibile. Nessuno ha attivato un’operazione di soccorso”.

      Affermazioni respinte dalla Marina libica, che con il suo portavoce, il brigadiere Ayoub Gassem, ha smentito che le richiesta di soccorso siano state ignorate, sottolineando che in mattinata altri 140 migranti sono stati salvati da una motovedetta di Tripoli. Dal canto suo la Guardia costiera italiana ha precisato che, non appena saputo dell’emergenza, “come previsto dalla normativa internazionale sul Sar ha immediatamente contattato la Guardia Costiera libica, nella cui area di responsabilità era in corso l’evento, che ha assunto il coordinamento e non potendo mandare propri mezzi perché impegnati nei precedenti soccorsi, ha inviato sul posto il mercantile della Sierra Leone”.

      I migranti: “Congeliamo, abbiamo paura di morire”
      A bordo del barcone i naufraghi hanno trascorso ore drammatiche: “Stiamo congelando, la situazione è disperata, aiutateci. Abbiamo paura di morire”, dicevano mentre imbarcavano acqua. Altri 47, salvati ieri da un gommone che stava per affondare, sono sulla Sea Watch, sempre al largo della Libia, in attesa di conoscere quale sarà il loro destino. “Nessuno ci dà informazioni, non sappiano cosa fare, quale sarà il porto dove attraccare – dicono dall’equipaggio – “Chiediamo istruzioni e restiamo in attesa. Siamo stati rimandati ai libici che però non rispondono. Non c’è modo di parlare con loro”.

      https://www.ilfattoquotidiano.it/2019/01/21/migranti-100-persone-trasferite-su-cargo-e-riportate-in-libia-alarm-phone-sono-sotto-choc-credevano-di-andare-in-italia/4911794

    • Il governo italiano elude il divieto di respingimenti collettivi

      La pietà per le 117 vittime del naufragio di venerdì 18 gennaio non è durata a lungo, e sono rimasti inascoltati tutti gli appelli volti a chiedere agli stati il rispetto degli obblighi di soccorso sanciti dal diritto internazionale. Una strage dopo l’altra, e sempre più rapidamente scattano i meccanismi di rimozione. Alla fine i “colpevoli” vengono indicati nelle ONG, ormai praticamente assenti, e non invece tra i governanti che hanno concluso accordi con autorità militari e guardiacoste che non rispettano i diritti umani, ed adesso omettono sistematicamente gli interventi di soccorso in acque internazionali.

      Si è conclusa nel peggiore dei modi l’operazione di ricerca e soccorso in acque internazionali di un gommone con circa cento persone a bordo, segnalato nella mattina di domenica 20 gennaio a circa 50 miglia a nord della città di Misurata. Per ore, che potevano fare la differenza tra la vita e la morte, praticamente per l’intera giornata di domenica, le autorità italiane, maltesi e libiche non hanno risposto alle richieste di aiuto rilanciate dall’organizzazione Alarm Phone.

      Senza l’insistenza delle organizzazioni umanitarie nessuno sarebbe andato a salvare le persone che erano ormai sul punto di annegare, e malgrado questo dato evidente, il ministro dell’interno Salvini non ha trovato altra risposta che inasprire le minacce contro le ONG, colpevoli di avere portato alla luce l’evento di soccorso, e sprattutto di avere salvato, in una precedente oprazione SAR, altre 46 persone portate a bordo della nave Sea Watch. Persone che ancora oggi rimangono abbandonate, con l’equipaggio della nave soccorritrice in alto mare, perchè nessun governo delle diverse zone SAR confinati nel Mediterraneo centrale ( Italia, Malta, Libia) risponde indicando un porto sicuro di sbarco, come sarebbe imposto dalle Convenzioni internazionali del diritto del mare e dal Diritto internazionale dei rifugiati. Sempre, ammesso e non concesso, che di Libia come stato unitario si possa parlare, e di una Guardia costiera “libica” con un Coordinamento centrale (MRCC) si possa disporre per garantire operazioni di soccorso che non possono essere legate alla ridotta capacità di intervento dei suoi assetti navali o alle pressioni diplomatiche di un governo straniero.

      Dopo una giornata in cui le autorità libiche avevano lasciato cadere le richieste di intervento, a 50 miglia a nord di Misurata, da parte delle autorità italiane, l’intervento del Presidente del Consiglio Conte, e di non meglio precisate componenti diplomatiche, ha indotto il governo di Tripoli a dirottare verso il gommone una nave cargo la Lady Shar con bandiera della Sierra Leone, ma in precedenza immatricolata con altro nome presso i registri maltesi, la nave commerciale più vicina in navigazione nella zona dei soccorsi, ed a effettuare un primo trasbordo dei naufraghi ormai stremati dal freddo. Successivamente, per quanto si è appreso dai media, sembrerebbe che alcune motovedette libiche avrebbero trasportato alcune persone a terra, riportandole nel porto di Misurata, dunque molto vicine al luogo dal quale erano state fatte partire dai trafficanti su un gommone fatiscente, approfittando del temporaneo miglioramento delle condizioni meteo. In realtà risulta che ai migranti “soccorsi” a bordo della nave commerciale “coordinata” dalle autorità libiche nessuno avesse detto che la nave li avrebbe sbarcati a Misurata. E che anzi qualcuno li aveva rassicurati che sarebbero stati sbarcati in Italia.

      Secondo le notizie più recenti però, una parte dei naufraghi starebbe facendo resistenza ancora a bordo della nave che li ha soccorsi, e si profilano altre violenze ai danni dei naufraghi, come già verificato proprio a Misurata, nel caso dello sbarco-irruzione operato a bordo della NIVIN. I naufraghi erano stati sbarcati con la forza dopo una irruzione delle milizie armate che sparavano con fucili proiettili di gomma ad altezza d’uomo. Mentre giornalisti ed operatori umanitari pure presenti nel porto di Misurata venivano tenuti lontani. Non ci sono state più notizie sulla sorte di quelle persone, fatte scomparire nel nulla. Questa è la “Libia”, meglio il territorio controllato dal governo di Tripoli e dalle milizie alleate, con cui collabora il governo italiano.

      A nulla sono serviti gli appelli perchè i migranti, che si trovavano ormai in acque internazionali, molto vicini al limite della zona SAR maltese, fossero portati in un porto sicuro Un place of safety (POS) che non si trova certo in Libia, neppure a Misurata come i fatti dimostrano. In Libia non ci sono place of safety per chi viene intercettato in alto mare, anche secondo quanto recentemente dichiarato dal Commissario per le Nazioni Unite per i rifugiati Grandi, sulla base di rapporti delle stesse Nazioni Unite, che documentano gli abusi che subiscono i migranti intercettati in alto mare e riportati indietro dalla sedicente Guardia costiera “libica”. Per comprendere la gravità delle violazioni del diritto internazionale commesse in questa occasione dal governo italiano occorre una breve ricostruzione dei rapporti intercorsi in questi ultimi due anni tra l’Italia ed il governo di Tripoli.

      2.Dopo gli accordi con la Libia del 2 febbraio 2017, ratificati dal Vertice euromediterraneo de La Valletta, a Malta, il giorno successivo, le autorità italiane hanno sempre operato per aggirare il divieto di respingimenti collettivi in mare, affermato dalla sentenza di condanna dell’Italia da parte della Corte Europea dei diritti dell’Uomo il 23 febbraio 2012 nel caso Hirsi.

      Occorreva chudere, o almeno ridurre in modo sostanziale, gli arrivi di migranti dalla Libia, dopo che i principali partiti allora di opposizione, e soprattutto la Lega ed i Cinquestelle, avevano conquistato fasce sempre più larghe di elettorato, utilizzando in modo strumentale l’allarme che si era fatto derivare dall’elevato numero di arrivi di migranti negli anni dal 2013 al 2016, effetto della crisi siriana e di una situazione di crescente instabilità in Libia e negli altri paesi dell’africa subsahariana. Per tutto questo occorreva delegare alla guardia costiera “libica” quell’attività di intercettazione e di respingimento collettivo che le unità italiane, in particolare la Guardia di finanza, non potevano più svolgere come avevano fatto nel 2009 e nel 2010, con Maroni ministro dell’interno. Cosa importava se le motovedette libiche non avevano a bordo neppure salvagenti o mezzi collettivi di salvataggio, in dotazione invece sulle navi delle ONG ?

      In questa direzione, con il supporto dell’Unione Europea ( missione Eunavfor Med) si sono addestrati centinaia di guardiacoste, nella veste di Guardia costiera “libica”, e si erano fornite motovedette e risorse finanziarie (Africa Trust Fund). Prima ancora che si arrivasse alla proclamazione di una zona SAR “libica”, si era quindi intensificata la collaborazione operativa con la sedicente Guardia costiera “libica”, come documentato dalla sentenze della magistratura di Catania, Ragusa e Palermo, al punto che i giudici arrivavano al punto di osservare quasi come scontato che il coordinamento sostanziale delle attività di ricerca e salvataggio (SAR) svolte dai libici in acque internazionali fosse di fatto demandato alle autorità italiane, presenti nel porto militare di Tripoli con la missione NAURAS.

      In un primo periodo, anche sulla base di operazioi di disinformazione alimentate da gruppi della estrema destra europea (GEFIRA), si cercavo di rallentare, se non dissuadere, con una forte pressione mediatica le attività delle navi delle ONG che operavano nelle acque del Mediterraneo centrale, per colmare un vuoto determinato dalla fine dell’operazione Mare Nostrum (2014) e poi dal progressivo ritiro degli assetti navali dell’operazione TRITON di Frontex.

      Nel giugno del 2017 un piano articolato su sette punti,proposto dall’allora ministro dell’interno Minniti, veniva proposto all’Unione Europea che lo approvava e si impegnava a finanziarlo. Tra le azioni previste dal piano rientravano anche le attività di collaborazione e coordinamento con la Guardia costiera “libica”. Gli obiettivi proposti all’Unione europea erano i seguenti :”  1) rafforzare la capacità della Libia nella sorveglianza marittima; 2) dare loro assistenza per la definizione di un’area marittima Sar (Search and rescue, ricerca e salvataggio); 3) istituire una Mrcc (maritime rescue coordination centre), una centrale operativa di coordinamento di salvataggio; 4) assistere la guardia costiera di Tripoli nelle procedure Sar; 5) irrobustire la cooperazione tra le agenzie internazionali e le autorità libiche; 6) intensificare gli interscambi operativi marittimi con l’Italia e gli altri stati Ue; 7) sviluppare le capacità di intervento ai confini di terra nel controllo dei traffici di esseri umani e di soccorso ai migranti in fuga.

      Con il Codice di condotta Minniti, alla fine del mese di luglio del 2017, venivano stabiliti obblighi pretestuosi che esulavano dalle prescrizioni stabilite nelle Convenzioni internazionali e si introduceva il principio che le navi private delle ONG avrebbeo dovuto operare nelle attività SAR senza interferire con le attività di soccorso che nel frattempo venivano affidate alla sedicente Guardia costiera libica, allora coordinata direttamente da personale italo-libico a bordo di una nave della Marina militare italiana della missione NAURAS di stanza nel porto militare di Abu Sittah a Tripoli. Tra le attività di supporto della missione Nauras a Tripoli, rientrava, fino al 28 giugno scorso, anche“l’importante compito di aiutare i libici a interfacciarsi con la Centrale operativa della Guardia costiera a Roma che coordina le operazioni di ricerca soccorso nel Mediterraneo centrale”. Questo coordinamento italiano delle attività di intercettazione in mare, affidate gia’ nella prima parte di quest’anno alla cd. Guardia costiera “libica“.

      Una previsione che contrastava con il riconoscimento della superiorità gerarchica ( rispetto al codice di condotta ed agli accordi bilterali) delle norme di diritto internazionale o di rango costituzionale, dal momento che già allora risultava evidente quanto gravi fossero le violazioni dei diritti ( e dei corpi) dei migranti sempre più frequenti in Libia, paese che ancora oggi non risulta firmatario della Convenzione di Ginevra sui rifugiati). Violazioni gravisssime che lasciavano segni evidenti nei corpi e nello spirito anche nelle persone che erano state bloccate in mare, in acque internazionali e riportate a terra in mano alle stesse milizie dalle quali erano fuggite.

      Il 26 luglio del 2017, all’indomani dell’incontro organizzato a Parigi sulla Libia, l’ex premier Gentiloni dichiarava addirittura che il capo del governo di Tripoli Serraj avrebbe chiesto l’aiuto dell’Italia ” in acque libiche con unità navali, per il contrasto ai trafficanti di esseri umani”.

      Nel mese di agosto del 2017 si concretizzava l’offensiva di alcune procure contro le navi delle ONG, con sequestri ed incriminazioni sempre più gravi, dopo una violenta campagna mediatica nei loro confronti, e soprattutto dopo che i loro equipaggi erano stati “infiltrati” da agenti sotto copertura che fornivano una ricostruzione artefatta delle attività di soccorso che avrebbe dovuto mostrare una “collusione” tra i trafficanti, gli scafisti, e gli operatori umanitari. Una “collusione” che veniva presto smontata da indagini difensive che dimostravano la artificiosità delle prove raccolte a base delle prime denunce, ma che comunque resta oggetto di un procedimento penale a Trapani. Il procedimento penale contro l’equipaggio della nave Juventa della ONG Jugend Rettet è infatti ancora in corso, mentre la Procura di Palermo ha chiesto ed ottenuto l’archiviazione di un analogo procedimento penale avviato presso il Tribunale di Palermo, contro la ONG spagnola Open Arms e contro la ONG tedesca Sea Watch. Anche per la Procura di Palermo nessun porto libico si poteva qualificare come “Place of safety (POS)” luogo di sbarco sicuro, e dunque bene avevano fatto le ONG, peraltro sotto coordinamento della Centrale operativa della Guardia costiera italiana (IMRCC), che in quel periodo avevano sbarcato in porti italiani i naufraghi raccolti nelle acque internazionali a nord della Libia.

      Dopo una serie di comunicati stampa e pesanti interventi mediatici, nonchè una audizione in Parlamento, la Procura di Catania non giungeva invece a formulare alcuno specifico capo di accusa, corrispondente alle prime dichiarazioni del Procuratore capo. Il processo avviato con il sequestro della nave Open Arms a Pozzallo nel mese di marzo del 2018, rimane ancora aperto, presso il Tribunale di Ragusa, dove il procedimento avviato a catania è stato trasferito per la caduta delle contestazioni relative alle ipotesi associative. Ma la nave è stata dissequestrata, dopo che il Giudice delle indagini preliminari, e poi il Tribunale di Ragusa, hanno ritenuto la Libia priva di porti sicuri e dunque conforme al diritto il comportamento del comandante che non aveva chiesto alle autorità libiche la indicazione di un porto di sbarco, ma sie era diretto invece verso le coste maltesi ed italiane per chiedere un POS (Place of safety), ricevendo anche da Malta un netto rifiuto di sbarco. Il Giudice delle indagini preliminari di Catania, decidendo su questo caso, rilevava il sostanziale coordinamento da parte delle autorità italiane (Operazione Nauras) delle attività di ricerca e salvataggio (SAR) condotte dalle autorità libiche nelle occasioni denunciate. Il Gip di Catania osservava in particolare che ” Anche questa eccezione non può essere condivisa, poiché le motovedette libiche erano intervenute per effettuare una operazione di soccorso, come richiesto da IMRCC di Roma e sotto l’egida italiana con le navi militari di stanza a Tripoli, e perciò non si può parlare minimamente di respingimento, ma solamente di soccorso e salvataggio in mare”.

      3.L’aggiramento della sentenza di condanna dell’Italia da parte della Corte europea dei diritti dell’uomo sul caso Hirsi era ormai realizzato. Con l’insediamento del nuovo governo Salvini-Di Maio-Conte, già nelle prime dichiarazioni del ministro dell’interno si percepiva un ulteriore inasprimento della linea di condotta delle autorità italiane nelle occasioni ancora frequenti di interventi di ricerca e soccorso in acque internazionali sulla rotta libica operati dalle navi delle ONG. Per tutta l’estate dello scorso anno era una guerra aperta contro le ONG, con espedienti burocratici, come le pressio i sugli stati di bandiera delle navi umanitarie perchè le cancellassero dai registri navali, e con la minaccia di altre sanzioni penali, unico strumento per “chiudere i porti”.

      Cresceva anche la pressione diplomatica sulla Libia e sull’IMO a Londra (Organizzazione marittima internazionale che fa capo alle Nazioni Unite) perchè fosse riconosciuta una zona SAR “libica” in modo da delegare completamente, almeno sulla carta, il coordinamento delle attività di salvataggio ad assetti libici ed alla costituenda Centrale operativa libica (IRCC). Una autentica finzione, dal momento che la Libia non ha ancora oggi organi di governo o forze armate uniche per tutto il suo vasto territorio, coste e mare territoriale compreso, controllato da milizie in perenne conflitto tra loro. Il 28 giugno 2018, l’IMO inseriva nei suoi data base la autoproclamata zona SAR “libica” comunicata dal governo di Tripoli che neppure riusciva a controllare il territorio dell’intera città, ma che veniva incontro alle richieste del governo italiano, dopo che una prima richiesta rivolta dai libici all’IMO nel dicembre del 2017 era stata ritirata per la evidente mancanza dei requisiti richiesti a livello internazionale per il riconoscimento di una zona SAR.

      Se fino al 28 giugno scorso era almeno chiaro che le responsabilità di coordinamento spettavano tutte alla Centrale operativa della Guardia costiera italiana (IMRCC), a partire da quella data, con la notifica di una zona SAR “libica” da parte del governo di Tripoli all’IMO a Londra,a partire da quella data è venuta meno qualsiasi certezza circa le responsabilità di coordinamento dei soccorsi, e dunque di individuazione del punto di sbarco. Non si è riusciti neppure a risolvere il problema ricorrente della sovrapposizione tra la zona SAR maltese e la zona SAR italiana, a sud di Lampedusa e Malta, già occasione di conflitti di competenze, che avevano portato a tragedie con centinaia di morti, come in occasione della cd. strage dei bambini dell’11 ottobre 2013. Per quella strage è ancora in corso un procedimento penale presso il Tribunale di Roma, dopo due richieste di archiviazione da parte delle procure di Agrigento e Roma.

      Intanto il responsabile della sedicente Guardia costiera libica da Tripoli annunciava che gli assetti militari a sua disposizione non avrebbero proceduto a svolgere attività di ricerca e soccorso che non fossero coordinate da autorità libiche con mezzi decisi da Tripoli, dunque con totale esclusione di ogni possibilità di collaborazione con le ONG, ancora presenti nelle acque internazionali del Mediterraneo centrale. Per le Nazioni Unite, invece,e dunque per qualunque governo del mondo, “la Libia non può essere considerata un luogo sicuro di sbarco”, come ricorda il più recente rapporto diffuso a livello mondiale. Anche se nei punti di sbarco compaiono le pettorine azzurre dell’UNHCR, coloro che ancora riescono a tentare la pericolosa traversata del Mediterraneo, e che “vengono sempre più spesso intercettati o soccorsi dalla Guardia costiera libica che li riconduce in Libia”, ritrovano l’inferno da dove erano fuggiti. Dopo lo sbarco e la consegna di un kit di prima accoglienza finiscono nelle mani delle milizie che controllano i centri di detenzione.

      In una visita in Libia ai primi di luglio, Human Rights Watch ha intervistato le forze della guardia costiera libica, decine di rifugiati e migranti detenuti in centri a Tripoli, Zuara e Misurata, e funzionari di organizzazioni internazionali. I richiedenti asilo detenuti e i migranti intervistati hanno espresso gravi accuse di abusi da parte delle guardie e dei trafficanti, e alcuni hanno riferito di comportamenti aggressivi da parte delle forze della guardie costiera durante le operazioni di salvataggio in mare. Human Rights Watch ha confermato che le forze della guardia costiera libica mancano della capacità di assicurare operazioni di ricerca e soccorso sicure ed efficaci.

      4. La competenza nelle attività SAR o la individuazione del place of safety non possono derogare i principi fondamentali affermati in favore dei rifugiati ai quali sono parificati i richiedenti asilo. In base alla Convenzione di Ginevra sui rifugiati (art.33), “nessuno Stato contraente potrà espellere o respingere (refouler) – in nessun modo – un rifugiato verso le frontiere dei luoghi ove la sua vita o la sua libertà sarebbero minacciate a causa della sua razza, della sua religione, della sua nazionalità, della sua appartenenza ad una determinata categoria sociale o delle sue opinioni politiche. Il beneficio di detta disposizione non potrà tuttavia essere invocato da un rifugiato per il quale vi siano gravi motivi per considerarlo un pericolo per la sicurezza dello Stato in cui si trova, oppure da un rifugiato il quale, essendo stato oggetto di una condanna già passata in giudicato per un crimine o un delitto particolarmente grave, rappresenti una minaccia per la comunità di detto Stato”.

      In ogni caso, le espulsioni collettive sono vietate dal quarto protocollo addizionale della Convenzione europea dei diritti dell’uomo firmato a Strasburgo il 16 settembre 1963 (cfr. art. 19.1 della Carta dei diritti fondamentali dell’Unione Europea).

      L’art.33 della Convenzione di Ginevra che impone il divieto di respingimento delle persone verso paesi che non ne garantiscono i diritti fondamentali, in coerenza con l’art. 10 della Costituzione italiana, rendono del tutto privo di basi legali, e dunque non vincolante, qualsiasi ordine di riconsegna dei naufraghi ai libici impartito dopo i soccorsi a navi private che si trovino in acque internazionali. Va ricordato che né la Libia, né le diverse entità statali in cui risulta divisa, hanno sottoscritto la Convenzione di Ginevra sui rifugiati, ne garantiscono un effettiva salvaguardia dei diritti fondamentali delle persone, per non parlare della condizione di abuso alla quale,dopo la riconduzione a terra, sono sistematicamente esposti donne e minori ( ma adesso anche molti adulti di sesso maschile).

      Se è vero che in base all’art. 25 della Convenzione UNCLOS lo stato può comunque impedire l’ingresso nei propri porti ad una nave sospettata di trasportare migranti irregolari, è altrettanto da considerare che se uno Stato respinge una imbarcazione carica di naufraghi soccorsi in acque internazionali, senza controllare se a bordo vi siano dei richiedenti asilo o soggetti non respingibili, o altrimenti inespellibili, come donne abusate e/o in stato di gravidanza e minori, e senza esaminare se essi possiedano i requisiti per il riconoscimento dello status di rifugiato, commette una violazione del principio di non respingimento sancito dall’art. 33 par. 1 della Convenzione del 1951 se i territori (Stati terzi o alto mare) verso cui la nave è respinta non offrono garanzie sufficienti per l’incolumità dei migranti. L’articolo 10 del Testo Unico sull’immigrazione 256/98 prevede ancora espressamente la possibilità di applicare il respingimento differito (comma 2) alle persone straniere che sono state “temporaneamente ammessi nel territorio per necessità di pubblico soccorso”. Dunque anche l’ordinamento interno prevede che in caso di eventi di ricerca e soccorso in mare non si possa procedere ad operazioni di respingimento che peraltro assumerebbero il carattere di respingimenti collettivi, vietati dall’art. 4 del Quarto Protocollo allegato alla CEDU e dall’art.19 della Carta dei diritti fondamentali dell’Unione Europea.

      La Convenzione di Palermo contro il crimine transnazionale ed i due Protocolli allegati, contro la tratta e contro il traffico di esseri umani, che pure prevedono accordi con i paesi di origine e transito dei migranti, antepongono la salvaguardia della vita umana in mare alla lotta contro quella che si definisce immigrazione “illegale”. In base all’art.7 del Protocollo contro il traffico, (Cooperazione) “Gli Stati Parte cooperano nella maniera più ampia per prevenire e reprimere il traffico di migranti via mare, ai sensi del diritto internazionale del mare”. Secondo l’art. 9 dello stesso Protocollo “Qualsiasi misura presa, adottata o applicata conformemente al presente capitolo tiene debitamente conto della necessità di non ostacolare o modificare: a) i diritti e gli obblighi degli Stati costieri e l’esercizio della loro giurisdizione, ai sensi del diritto internazionale del mare. Particolarmente importante l’art. 16 del Protocollo che prevede Misure di tutela e di assistenza: (1) Nell’applicazione del presente Protocollo, ogni Stato Parte prende, compatibilmente con i suoi obblighi derivanti dal diritto internazionale, misure adeguate, comprese quelle di carattere legislativo se necessario, per preservare e tutelare i diritti delle persone che sono state oggetto delle condotte di cui all’articolo 6 del presente Protocollo, come riconosciuti ai sensi del diritto internazionale applicabile, in particolare il diritto alla vita e il diritto a non essere sottoposto a tortura o altri trattamenti o pene inumani o degradanti. (2) Ogni Stato Parte prende le misure opportune per fornire ai migranti un’adeguata tutela contro la violenza che può essere loro inflitta, sia da singoli individui che da
      gruppi, in quanto oggetto delle condotte di cui all’articolo 6 del presente Protocollo. (3) Ogni Stato Parte fornisce un’assistenza adeguata ai migranti la cui vita, o incolumità, è in pericolo dal fatto di essere stati oggetto delle condotte di cui all’articolo 6 del presente Protocollo. (4) Nell’applicare le disposizioni del presente articolo, gli Stati Parte prendono in
      considerazione le particolari esigenze delle donne e dei bambini.

      Un ulteriore clausola di salvaguardia si ritrova all’art.19 del Protocollo addizionale contro il traffico: (1) Nessuna disposizione del presente Protocollo pregiudica diritti, obblighi e responsabilità degli Stati e individui ai sensi del diritto internazionale, compreso il diritto internazionale umanitario e il diritto internazionale dei diritti dell’uomo e, in particolare, laddove applicabile, la Convenzione del 1951 e il Protocollo del 1967 relativi allo Status di Rifugiati e il principio di non allontanamento”.

      Per effetto degli articoli 10 e 117 della Costituzione italiana le Convenzioni internazionali che l’Italia ha sottoscritto si impongono sulle scelte dell’esecutivo e non possono essere violate da leggi interne o accordi internazionali. Dunque il diritto alla vita ed al soccorso in mare è un diritto fondamentale che non si può ponderare sulla base di altri interessi dello stato pure rilevanti, come la difesa delle frontiere o la lotta alle reti di trafficanti.

      Non è dunque possibile che un ministro dell’interno proclami la sua insofferenza per il diritto internazionale, o che lo ritenga un ostacolo alle sue politiche di “chiusura dei porti”. La creazione della zona SAR libica è servita proprio per aggirare i divieti di respingimento e gli obblighi di salvataggio imposti agli stati dal Diritto internazionale. Era tutto chiaro da mesi. Non sono certo le ONG complici dei trafficanti libici, quanto piuttosto quei governi che fanno accordi con le milizie per bloccare e detenere i migranti prima che possano attraversare il Mediterraneo.

      Va ricordato infine che nel caso di avvistamenti o chiamate di soccorso non seguiti da tempestivi interventi di ricerca e salvataggio potrebbero configurarsi gravi responsabilità penali. Come ricordano Caffio e Leanza (Il SAR Mediterraneo) “è da ritenersi in conclusione che responsabilità sarebbero ipotizzabili nei seguenti casi:1) non intervento di navi le quali siano a conoscenza della situazione (anche a seguito di warning emanato dalle autorità italiane) e siano in condizione di intervenire in tempo utile in ragione della distanza e della velocità sempre che non sussistano condizioni ostative attinenti la sicurezza della navigazione e delle persone che sono a bordo nonché alla tipologia di nave (si pensi alle navi gasiere) sprovviste di spazi per ospitare le persone salvate o addirittura pericolose nei loro confronti;2) mancata emissione di warning ai mercantili in transito da parte delle autorità SAR italiane”.

      5. Occorre trovare al più prsto un porto sicuro di sbarco per le 47 persone soccorse ieri dalla nave SEA WATCH, per le quali nè Malta, nè Italia hanno finora indicato quanto dovuto in base alle Convenzioi internazionali. La Convenzione internazionale sulla ricerca e il soccorso in mare del 1979 (Convenzione SAR) obbliga gli Stati parte a “…garantire che sia prestata assistenza ad ogni persona in pericolo in mare… senza distinzioni relative alla nazionalità o allo status di tale persona o alle circostanze nelle quali tale persona viene trovata” (Capitolo 2.1.10) ed a “ […] fornirle le prime cure mediche o di altro genere ed a trasferirla in un luogo sicuro”. (Capitolo 1.3.2)

      Per “luogo di sbarco sicuro” (Place of safety-POS) si deve intendere un luogo in cui si ritiene che le operazioni di soccorso debbano concludersi e in cui la sicurezza per la vita dei sopravvissuti non è minacciata, dove possono essere soddisfatte le necessità umane di base e possono essere definite le modalità di trasporto dei sopravvissuti verso la destinazione successiva o finale tenendo conto della protezione dei loro diritti fondamentali nel rispetto del principio di non respingimento…» (Regolamento Frontex 656/2014).

      L’adempimento degli obblighi internazionali di salvaguardia della vita umana in mare e la tempestiva indicazione di un porto sicuro di sbarco non possono diventare merce di scambio per modificare le politiche dell’Unione Europea.

      Gli interessi nazionali diretti alla “difesa dei confini” non possono consentire di cancellare sostanzialmente gli articoli 10 e 117 della Costituzione italiana che affermano la piena operatività, nel nostro ordinamento interno, delle Convenzioni internazionali che l’Italia ha sottoscritto e ratificato. Rimane inalterata la diretta efficacia cogente dei Regolamenti dell’Unione Europea che forniscono una definizione vincolante ( anche per i ministri dell’interno) di “luogo di sbarco sicuro”.

      Qualunque trattativa per la distribuzione, pure auspicabile, di naufraghi tra diversi paesi europei può avvenire soltanto quando le persone hanno raggiunto un porto di sbarco sicuro, perché la nave soccorritrice va considerata in base al diritto internazionale come un luogo sicuro “transitorio”, e la permanenza a bordo di persone già duramente provate non può diventare arma di ricatto tra gli stati. Di certo non rileva nella individuazione del porto di sbarco sicuro la bandiera dell’unità soccorritrice, altro argomento utilizzato per impedire o ritardare lo sbarco nei porti italiani delle persone soccorse in mare.

      6. Una volta che il Centro nazionale di coordinamento di soccorso marittimo della Guardia Costiera di Roma(I.M.R.C.C.)abbia comunque ricevuto la segnalazione di un’emergenza e assunto il coordinamento iniziale delle operazioni di soccorso -anche se l’emergenza si è sviluppata fuori dalla propria area di competenza SAR – questo impone alle autorità italiane di portare a compimento il salvataggio individuando il luogo sicuro di sbarco dei naufraghi. Se le autorità di Malta hanno negato il loro consenso allo sbarco in un porto di quello Stato, l’Italia non può negare lo sbarco in un proprio porto sicuro, che diventa essenziale per completare le operazioni di salvataggio. Se, come risulta dagli ultimi rapporti delle Nazioni Unite, e come riconosce persino il ministro degli esteri Moavero la Libia non garantisce “porti di sbarco sicuri”, spetta al ministero dell’interno, di concerto con la Centrale operativa della guardia costiera (IMRCC) di Roma, indicare con la massima sollecitudine un porto di sbarco sicuro, anche se l’evento SAR si è verificato nelle acque internazionali che ricadono nella pretesa SAR libica.

      Se gli ordini di “chiusura dei porti ”, impartiti in modo informale dal ministro dell’interno, continueranno a produrre l’effetto di bloccare in alto mare, in acque internazionali, decine di persone particolarmente vulnerabili, come lo sono tutti coloro che provengono oggi dalla Libia, sarebbe violato l’inalienabile diritto delle persone, quale che sia il loro stato giuridico, “a non subire trattamenti inumani o degradanti”( Articolo 3 della CEDU). Trattamenti direttamente riferibili al ministero dell’interno che non indica un porto sicuro di sbarco e che potrebbero ben configurarsi qualora, a seguito di un ennesimo braccio di ferro tra gli stati europei, la permanenza a bordo dei naufraghi, malgrado il prodigarsi degli operatori umanitari, dovesse procurare ulteriori sofferenze, se non gravi rischi per la salute o per la stessa vita. Non si può ammettere che in acque internazionali ci siano persone sottratte a qualsiasi giurisdizione. Anche se non interviene direttamente con i suoi mezzi, fino a quando non intervengono direttamente unità navali o aeree, o centrali di coordinamento SAR di altri paesi, le persone che chiamano soccorso dall’alto mare si trovano sotto la giurisdizione del primo paese che riceve la chiamata di soccorso, dal cui esito tempestivo può dipendere la vita o la morte.

      In caso di violazione del divieto di respingimenti collettivi ( articolo 4 del Quarto Protocollo allegato alla CEDU) o del divieto di trattamenti inumani od degradanti (art.3 CEDU), imposti agli stati nei confronti di tutte le persone che ricadono nella loro giurisdizione, come sono i naufraghi soccorsi in operazioni coordinate, almeno nella fase iniziale, da una autorità statale, si potrebbero ipotizzare ricorsi in via di urgenza alla Corte Europea dei diritti dell’Uomo. Mentre se il conflitto tra gli stati ( in particolare Italia e Malta) nella individuazione di un POS (porto sicuro di sbarco) si dovesse ripetere, dovrebbe occuparsene la Corte di Giustizia dell’Unione Europea.

      https://dossierlibia.lasciatecientrare.it/il-governo-italiano-elude-il-divieto-di-respingimenti

  • Words matter. Is it @AP style to call migrants an “army”—above a photo of mothers tending to their infants and toddlers, no less? This is not only incorrect, but it enables a racist narrative sold by this @POTUS and his supporters. Armies invade. These people are running away.


    https://twitter.com/JamilSmith/status/1054163071785037824
    #armée #terminologie #préjugés #invasion #afflux #mots #vocabulaire #migrations #réfugiés #médias #journalisme #presse

    • #Polly_Pallister-Wilkins sur la marche de migrants qui a lieu en Amérique centrale...

      Dear media reporting on the Central American migrant caravan, can you please be attentive to how you talk about it? 1/n
      People are walking, walking not pouring, flowing, or streaming. Walking. They are walking along roads, they will be tired, hungry, their feet will hurt, they will have blisters and sore joints. They are not a natural liquid phenomenon governed by the force of gravity. 2/n
      Their walking is conditioned by the infrastructures they move along like roads, the physical geographies they traverse like hills and rivers and the human controls they encounter like border controls and police checkpoints. 3/n
      All of these things are risky, they make the walk, the journey more difficult and dangerous, esepcially the police checkpoints and the border controls. These risks are the reason they are travelling as a caravan, as a large group attempting to minimise the risks of controls 4/n
      And the risks from gangs and criminals that migrants on their journeys routinely face. Their journey is a deeply embodied one, and one that is deeply conditioned both by the violence they are leaving and the violence of the journey itself. 5/n
      So media please try and reflect this in your storytelling. These people are not a river obeying gravity. They have made an active yet conditioned choice to move. When they encounter a block in their path this can be deadly. It can detain, deport, injure, rape, or kill. 6/n
      And these blockages are not boulders in a riverbed around which the river flows. These blockages, these #checkpoints, border controls or police patrols are human blockages, they are not natural. So please try and reflect the political structures of this journey. Please. End/
      Addendum: there is a long history of caravans as a form political resistance in Central America.

      https://twitter.com/PollyWilkins/status/1054267257944227840
      #marche #migrations #Honduras #Amérique_centrale #mots #vocabulaire #terminologie #média #journalisme #presse #caravane #métaphores_liquides #risque #gravité #mouvement #contrôles_frontaliers #blocages #barrières #résistance #Mexique

    • Migrants travel in groups for a simple reason: safety

      A caravan of Central American migrants traveling to through Mexico to the United States to seek asylum is about halfway through its journey.

      The caravan began on Oct. 13 in Honduras with 200 people. As it has moved through Honduras, Guatemala and now Mexico, its ranks have grown to over 7,000, according to an estimate by the International Organization of Migration.

      The migrants have been joined by representatives from humanitarian organizations like the Mexican Red Cross providing medical assistance and human rights groups that monitor the situation.

      Journalists are there, too, and their reporting has caught the attention of President Donald Trump.

      He has claimed that the caravan’s ranks probably hide Middle Eastern terrorists. Trump later acknowledged there is no evidence of this, but conservative media outlets have nevertheless spread the message.

      It is reasonable for Americans to have security concerns about immigration. But as a scholar of forced migration, I believe it’s also important to consider why migrants travel in groups: their own safety.
      Safety in numbers

      The Central Americans in the caravan, like hundreds of thousands of people who flee the region each year, are escaping extreme violence, lack of economic opportunity and growing environmental problems, including drought and floods, back home.

      Guatemala, Honduras and Mexico have some of the world’s highest murder rates. According to Doctors Without Borders, which provides medical care in crisis zones, 68 percent of the migrants and refugees it surveyed in Mexico had experienced violence. Nearly one-third of women were sexually abused.

      Whether crossing Central America, the Sahara desert or the mountains of Afghanistan, migrants are regularly extorted by criminals, militias and corrupt immigration officials who know migrants make easy targets: They carry cash but not weapons.

      Large groups increase migrants’ chance of safe passage, and they provide some sense of community and solidarity on the journey, as migrants themselves report.
      Publicizing the dangers they flee

      Large groups of migrants also attract media coverage. As journalists write about why people are on the move, they shed light on Central America’s many troubles.

      Yet headlines about huge migrant caravans may misrepresent trends at the U.S.-Mexico border, where migration is actually decreasing.

      While the number of Central American families and children seeking asylum in the U.S. has increased in the past two years, Mexican economic migrants are crossing the border at historically low levels.

      And while most migrant caravan members hope to seek asylum in the U.S., recent history shows many will stay in Mexico.

      In response to Trump’s immigration crackdown, Mexican president-elect Andrés Manuel López Obrador has promised to welcome Central American refugees — and try to keep them safe.


      https://theconversation.com/migrants-travel-in-groups-for-a-simple-reason-safety-105621

      #sécurité

    • Trump’s Caravan Hysteria Led to This

      The president and his supporters insisted that several thousand Honduran migrants were a looming menace—and the Pittsburgh gunman took that seriously.

      On Tuesday, October 16, President Donald Trump started tweeting.

      “The United States has strongly informed the President of Honduras that if the large Caravan of people heading to the U.S. is not stopped and brought back to Honduras, no more money or aid will be given to Honduras, effective immediately!”

      “We have today informed the countries of Honduras, Guatemala and El Salvador that if they allow their citizens, or others, to journey through their borders and up to the United States, with the intention of entering our country illegally, all payments made to them will STOP (END)!”

      Vice President Mike Pence also tweeted:

      “Spoke to President Hernandez of Honduras about the migrant caravan heading to the U.S. Delivered strong message from @POTUS: no more aid if caravan is not stopped. Told him U.S. will not tolerate this blatant disregard for our border & sovereignty.”

      The apparent impetus for this outrage was a segment on Fox News that morning that detailed a migrant caravan thousands of miles away in Honduras. The caravan, which began sometime in mid-October, is made up of refugees fleeing violence in their home country. Over the next few weeks, Trump did his best to turn the caravan into a national emergency. Trump falsely told his supporters that there were “criminals and unknown Middle Easterners” in the caravan, a claim that had no basis in fact and that was meant to imply that terrorists were hiding in the caravan—one falsehood placed on another. Defense Secretary James Mattis ordered more troops to the border. A Fox News host took it upon herself to ask Homeland Security Secretary Kirstjen Nielsen whether there was “any scenario under which if people force their way across the border they could be shot at,” to which Nielsen responded, “We do not have any intention right now to shoot at people.”

      Pence told Fox News on Friday, “What the president of Honduras told me is that the caravan was organized by leftist organizations, political activists within Honduras, and he said it was being funded by outside groups, and even from Venezuela … So the American people, I think, see through this—they understand this is not a spontaneous caravan of vulnerable people.”

      The Department of Homeland Security’s Twitter account “confirmed” that within the caravan are people who are “gang members or have significant criminal histories,” without offering evidence of any such ties. Trump sought to blame the opposition party for the caravan’s existence. “Every time you see a Caravan, or people illegally coming, or attempting to come, into our Country illegally, think of and blame the Democrats for not giving us the votes to change our pathetic Immigration Laws!” Trump tweeted on October 22. “Remember the Midterms! So unfair to those who come in legally.”

      In the right-wing fever swamps, where the president’s every word is worshipped, commenters began amplifying Trump’s exhortations with new details. Representative Matt Gaetz of Florida wondered whether George Soros—the wealthy Jewish philanthropist whom Trump and several members of the U.S. Senate blamed for the protests against Supreme Court Justice Brett Kavanaugh, and who was recently targeted with a bomb—was behind the migrant caravan. NRATV, the propaganda organ of the National Rifle Association, linked two Republican obsessions, voter fraud and immigration. Chuck Holton told NRATV’s viewers that Soros was sending the caravan to the United States so the migrants could vote: “It’s telling that a bevy of left-wing groups are partnering with a Hungarian-born billionaire and the Venezuelan government to try to influence the 2018 midterms by sending Honduran migrants north in the thousands.” On CNN, the conservative commentator Matt Schlapp pointedly asked the anchor Alisyn Camerota, “Who’s paying for the caravan? Alisyn, who’s paying for the caravan?,” before later answering his own question: “Because of the liberal judges and other people that intercede, including George Soros, we have too much chaos at our southern border.” On Laura Ingraham’s Fox News show, one guest said, “These individuals are not immigrants—these are people that are invading our country,” as another guest asserted they were seeking “the destruction of American society and culture.”

      Peter Beinart: Trump shut programs to counter violent extremists

      In the meantime, much of the mainstream press abetted Trump’s effort to make the midterm election a referendum on the caravan. Popular news podcasts devoted entire episodes to the caravan. It remained on the front pages of major media websites. It was an overwhelming topic of conversation on cable news, where Trumpists freely spread disinformation about the threat the migrants posed, while news anchors displayed exasperation over their false claims, only to invite them back on the next day’s newscast to do it all over again.

      In reality, the caravan was thousands of miles and weeks away from the U.S. border, shrinking in size, and unlikely to reach the U.S. before the election. If the migrants reach the U.S., they have the right under U.S. law to apply for asylum at a port of entry. If their claims are not accepted, they will be turned away. There is no national emergency; there is no ominous threat. There is only a group of desperate people looking for a better life, who have a right to request asylum in the United States and have no right to stay if their claims are rejected. Trump is reportedly aware that his claims about the caravan are false. An administration official told the Daily Beast simply, “It doesn’t matter if it’s 100 percent accurate … this is the play.” The “play” was to demonize vulnerable people with falsehoods in order to frighten Trump’s base to the polls.

      Nevertheless, some took the claims of the president and his allies seriously. On Saturday morning, Shabbat morning, a gunman walked into the Tree of Life synagogue in Pittsburgh and killed 11 people. The massacre capped off a week of terrorism, in which one man mailed bombs to nearly a dozen Trump critics and another killed two black people in a grocery store after failing to force his way into a black church.

      Before committing the Tree of Life massacre, the shooter, who blamed Jews for the caravan of “invaders” and who raged about it on social media, made it clear that he was furious at HIAS, founded as the Hebrew Immigrant Aid Society, a Jewish group that helps resettle refugees in the United States. He shared posts on Gab, a social-media site popular with the alt-right, expressing alarm at the sight of “massive human caravans of young men from Honduras and El Salvador invading America thru our unsecured southern border.” And then he wrote, “HIAS likes to bring invaders in that kill our people. I can’t sit by and watch my people get slaughtered. Screw your optics, I’m going in.”

      The people killed on Saturday were killed for trying to make the world a better place, as their faith exhorts them to do. The history of the Jewish people is one of displacement, statelessness, and persecution. What groups like HIAS do in helping refugees, they do with the knowledge that comes from a history of being the targets of demagogues who persecute minorities in pursuit of power.

      Ordinarily, a politician cannot be held responsible for the actions of a deranged follower. But ordinarily, politicians don’t praise supporters who have mercilessly beaten a Latino man as “very passionate.” Ordinarily, they don’t offer to pay supporters’ legal bills if they assault protesters on the other side. They don’t praise acts of violence against the media. They don’t defend neo-Nazi rioters as “fine people.” They don’t justify sending bombs to their critics by blaming the media for airing criticism. Ordinarily, there is no historic surge in anti-Semitism, much of it targeted at Jewish critics, coinciding with a politician’s rise. And ordinarily, presidents do not blatantly exploit their authority in an effort to terrify white Americans into voting for their party. For the past few decades, most American politicians, Republican and Democrat alike, have been careful not to urge their supporters to take matters into their own hands. Trump did everything he could to fan the flames, and nothing to restrain those who might take him at his word.

      Many of Trump’s defenders argue that his rhetoric is mere shtick—that his attacks, however cruel, aren’t taken 100 percent seriously by his supporters. But to make this argument is to concede that following Trump’s statements to their logical conclusion could lead to violence against his targets, and it is only because most do not take it that way that the political violence committed on Trump’s behalf is as limited as it currently is.

      The Tree of Life shooter criticized Trump for not being racist or anti-Semitic enough. But with respect to the caravan, the shooter merely followed the logic of the president and his allies: He was willing to do whatever was necessary to prevent an “invasion” of Latinos planned by perfidious Jews, a treasonous attempt to seek “the destruction of American society and culture.”

      The apparent spark for the worst anti-Semitic massacre in American history was a racist hoax inflamed by a U.S. president seeking to help his party win a midterm election. There is no political gesture, no public statement, and no alteration in rhetoric or behavior that will change this fact. The shooter might have found a different reason to act on a different day. But he chose to act on Saturday, and he apparently chose to act in response to a political fiction that the president himself chose to spread and that his followers chose to amplify.

      As for those who aided the president in his propaganda campaign, who enabled him to prey on racist fears to fabricate a national emergency, who said to themselves, “This is the play”? Every single one of them bears some responsibility for what followed. Their condemnations of anti-Semitism are meaningless. Their thoughts and prayers are worthless. Their condolences are irrelevant. They can never undo what they have done, and what they have done will never be forgotten.

      https://www.theatlantic.com/ideas/archive/2018/10/caravan-lie-sparked-massacre-american-jews/574213

    • Latin American asylum seekers hit US policy “wall”

      Trump’s new restrictions mean long waits simply to register claims.

      The movement of thousands of Central American asylum seekers and migrants north from Honduras towards the southern border of the United States has precipitated threats from US President Donald Trump – ahead of next week’s midterm elections – to block the group’s entry by deploying troops to the US-Mexican border.

      Under international law the United States is obligated to allow asylum seekers to enter and file claims. However, immigration officials at the country’s southern border have for months been shifting toward legally dubious practices that restrict people’s ability to file asylum claims.

      “Make no mistake, the administration is building a wall – one made of restrictionist policy rather than brick and mortar,” said Jason Boyd, policy counsel at the American Immigration Lawyers Association (AILA).

      As a result, hundreds, possibly thousands, of asylum seekers have been left waiting for extended periods of time on the Mexican side of the border in need of shelter and basic services. Firm numbers for those affected are difficult to come by because no one is counting.

      Some of those turned away explore potentially dangerous alternatives. Aid and advocacy groups as well as the Department of Homeland Security say the wait has likely pushed some to attempt to enter the United States illegally, either with smugglers or on their own via perilous desert routes.

      While some of those in the so-called “migrant caravan” are searching for economic opportunity, others are fleeing gang violence, gender-based violence, political repression or unrest – all increasingly common factors in Central America and Mexico that push people to leave their homes.
      Menacing phone calls

      When people from the migrant caravan reach the southern border of the United States, they may find themselves in a similar position to Dolores Alzuri, 47, from Michoacan, a state in central Mexico.

      In late September, she was camped out with her husband, daughter, granddaughter, and aunt on the Mexican side of the DeConcini port of entry separating the twin cities of Nogales – one in the Mexican state of Sonora, the other in the US state of Arizona.

      Alzuri and her family were waiting for their turn to claim asylum in the United States, with only a police report in hand as proof of the threats they faced back home. Camping beside them on the pedestrian walkway just outside the grated metal door leading to the United States, nine other families waited to do the same.

      Over the preceding month Alzuri had received several menacing phone calls from strangers demanding money. In Michoacan, and many other parts of Mexico where criminal gangs have a strong presence, almost anybody can receive calls like these. You don’t know who’s on the other end of the line, Alzuri explained, but you do know the consequences of not following their orders.

      “If you do not give [money] to them, they kidnap you or they kidnap your family,” Alzuri said. “They destroy you. They kill you. That is why it is so scary to be in this country.”

      Other people she knew had received similar calls. She also knew that those who didn’t pay ended up dead – pictures of their bodies posted on Facebook as a macabre warning of what happens to those who resist.

      Fearing a similar fate, Alzuri packed her bags and her family and travelled north to ask for asylum in the United States. A friend had been granted asylum about nine months ago, and she had seen on television that other people were going, too. It seemed like the only way out.

      “I had a problem,” she said, referring to the phone calls. “They asked us for money, and since we did not give them money, they threatened us.”

      Before leaving her home, Alzuri said she filed a police report. But the authorities didn’t care enough to act on it, she said. “They are not going to risk their life for mine.”
      No way out

      Despite the danger at home, Alzuri and others in similar situations face an increasingly difficult time applying for asylum in the United States. At the Nogales crossing, asylum seekers must now wait up to a month simply to be allowed to set foot inside a border office where they can register their claims, aid workers there say.

      Those waiting are stuck in territory on the Mexican side that is controlled by gangs similar to the ones many are fleeing, though local aid groups have scrambled to find space in shelters, especially for women and children, so people will be safer while they wait.

      The situation hasn’t always been like this.

      In the past, asylum seekers were almost always admitted to register their claims the same day they arrived at the border. Since May, however, there has been a marked slowdown in registration.

      US Custom and Border Protection (CBP), the federal law enforcement agency responsible for screening people as they enter the country, says delays are due to a lack of capacity and space. But asylum advocates say similar numbers have arrived in previous years without causing a delay and the real reason for the slowdown is that CBP has shifted resources away from processing asylum seekers – not just in Nogales but across the southern US border – resulting in people being forced to wait for long periods or turned away altogether.

      This is happening despite the insistence of high-ranking Trump administration officials that asylum seekers present themselves at ports of entry or face criminal prosecution for crossing the border irregularly. Such contradictory policies, asylum advocates argue, are part of a broad-based effort by the Trump administration to dramatically reduce the number of people able to seek protection in the United States.

      “Our legal understanding is that they have the legal obligation to process asylum seekers as they arrive,” said Joanna Williams, director of education and advocacy at the Kino Border Initiative (KBI), a Nogales-based NGO. “There’s no room in the law for what they are doing right now.”
      A system in crisis

      In the past decade, migration across the southern border of the United States has undergone a dramatic change. Every year since the late 1970s US Border Patrol agents apprehended close to a million or more undocumented migrants entering the country. In 2007, that number began to fall, and last year there were just over 310,000 apprehensions – the lowest number since 1971.

      At the same time, the proportion of people entering the United States from the southern border to claim asylum has increased. Ten years ago, one out of every 100 people crossing the border was seeking humanitarian protection, according to a recent report published by the Migration Policy Institute (MPI), a non-partisan think tank in Washington DC. Today that number is about one in three.

      According to Boyd of AILA, the increase is being driven by ongoing humanitarian emergencies in El Salvador, Honduras, and Guatemala, an area of Central America known as the Northern Triangle. These countries have some of the highest homicide rates in the world and are wracked by gang violence, gender-based violence, extortion, and extra-judicial killings. “Many of the individuals and families arriving at the US southern border are literally fleeing for their lives,” said Boyd.

      But the system that is supposed to provide them protection is in crisis. Beginning in 2010 the number of asylum requests lodged in the United States started to balloon, mirroring an upward trend in global displacement. Last year, 79,000 people approached the US border saying they had a credible fear of returning to their home country, compared to 9,000 at the beginning of the decade.

      The increase in credible-fear claims, as well as asylum requests made by people already in the United States, has strained the system to a “crisis point”, according to the MPI report. This has led to a backlog of around 320,000 cases in US immigration courts and people having to wait many months, if not years, to receive a hearing and a decision.
      Crackdown

      Senior officials in the Trump administration, including the president, have consistently lumped asylum seekers and economic migrants together, positing that the United States is being “invaded” by a “massive influx of illegal aliens” across the southern border, and that the asylum system is subject to “systematic abuse” by people looking to gain easy entry to the country.

      People working on the ground with asylum seekers refute this. Eduardo Garcia is a communication coordinator at SOA Watch, an organisation that monitors the humanitarian impact of US policy in Latin America. He has spent time in Nogales speaking with people waiting to claim asylum.

      “The stories of many of the people we have talked to… are stories of people fleeing gang violence, are stories of people fleeing because one of their sons was killed, because one of their sons was threatened, because one of their family members [was] raped,” he said. “They have said they cannot go back to their countries. If they are sent back they are going to be killed.”

      Still, the Trump administration’s zero-tolerance policy on immigration – responsible for the recent child-separation crisis – has also included measures that have restricted access to asylum in the United States.

      In May, Attorney General Jeff Sessions announced that the Justice Department would begin criminally prosecuting everyone who irregularly crossed the US southern border, including asylum seekers. In June, that policy was followed by a decision that the United States would no longer consider gang and sexual violence – precisely the reasons so many people flee the Northern Triangle – as legitimate grounds for asylum. Around the same time, CBP appears to have deprioritised the processing of asylum seekers at ports of entry in favour of other responsibilities, leading to the long waits and people being turned away, according to humanitarian workers and a recent report by the DHS’s Office of Inspector General.

      And even as these restrictive policies were being put in place, Trump administration officials have been encouraging asylum seekers to try. “If you’re seeking asylum, go to a port of entry,” Secretary of Homeland Security Kirstjen Nielsen said in an 18 June press conference. “You do not need to break the law of the United States to seek asylum.”

      Nogales, Mexico

      “I came here with the hope that if I asked for asylum I could be in the United States,” said Modesto, a 54-year-old from Chimaltenango, Guatemala. In mid-September he was sitting in a mess hall run a couple hundred meters from the US border run by KBI, which provides humanitarian assistance to migrants and asylum seekers.

      Modesto had already been in Nogales, Sonora for several months. Like Dolores Alzuri, he fled his home because criminal gangs had tried to extort money from him. “I worked a lot and was making a living in my country,” Modesto explained. “The problem in particular with the gangs is that they don’t let you work… If you have money they extort you. If you don’t have money they want to recruit you.” And people who don’t cooperate: “They’re dead,” he added.

      The situation Modesto found when he arrived in Nogales, Sonora was far from what he expected. For starters, there was the long wait at the border. But he also discovered that – as an adult travelling with his 18-year-old son – even once he entered the United States he would likely end up in a detention centre while his case slowly made its way through the overburdened immigration courts – a practice that has also increased under the Trump administration. “I don’t want to cross… and spend a year in prison when my family needs my help,” he said.

      Modesto is in some ways an exception, according to Williams of KBI. Many of the people arriving in Nogales, Sonora are families with children. Once in the United States they will likely be released from immigration detention with ankle monitoring bracelets to track their movements. These people often choose to wait and to claim asylum at the port of entry when there is space.

      After more than 100 people piled up to wait at the border in May, local humanitarian groups set up a system to organise and keep track of whose turn it was to submit an asylum claim to US immigration officials. They also scrambled to find spaces in shelters so people were not sleeping on the walkway over the weeks they needed to wait.

      Now, only people who are likely to enter soon are camped on the walkway. When IRIN visited, about 40 asylum seekers – mostly women and children – sat on one side of the walkway as a steady stream of people heading to the United States filtered by on the other. Some of the asylum seekers were new arrivals waiting to be taken to a shelter, while others had been sleeping there for days on thin mats waiting for their turn. Volunteers handed out clean clothing and served pasta, as a CBP agent opened and closed the metal gate leading to the United States, just a few tantalisingly short feet away.

      The slowdown of processing “leaves people stranded – in really dangerous situations sometimes – on the other side of the border, and completely violates our obligations under both domestic and international law,” said Katharina Obser, a senior policy adviser at the Women’s Refugee Commission, an NGO that advocates for women, children, and youth displaced by conflict and crisis.

      As a result, some people arrive, find out about the wait, and leave. “We’re fairly certain that those are individuals who then end up crossing the border through other means,” Williams said.

      The DHS Office of the Inspector General came to a similar conclusion, finding that the contradiction between Trump administration rhetoric and policy “may have led asylum seekers at ports of entry to attempt illegal border crossings.”
      Border-wide

      The situation in Nogales, Sonora is far from isolated, according to Boyd of the AILA. “Recent turnbacks of vulnerable asylum seekers have been documented throughout the US southern border,” he said, including at many ports of entry in Texas and California. In those states, asylum seekers have reported being stopped as they approach the border and told they cannot enter because immigration officials don’t have the capacity to process their claims.

      “Turnbacks form part of a comprehensive set of practices and policies advanced under this administration that appears aimed at shutting out asylum seekers from the United States,” Boyd continued.

      Meanwhile, people like Dolores Alzuri – and most likely some of the thousands of Central Americans who are travelling north from Honduras in the hope of claiming asylum – are left with little choice but to wait. Moving somewhere else in Mexico or returning home is not an option, said Alzuri. “The violence is the same in every state,” she said. And crossing the desert, “that’s a big danger.”

      She and her family don’t have a back-up plan. “Let’s hope that I do get [asylum], because I really do need it,” she said. “You don’t live comfortably in your own country anymore. You live in fear that something will happen to you. You can’t walk around on the streets because you feel that you’re being followed.”

      https://www.irinnews.org/news-feature/2018/10/29/latin-american-asylum-seekers-hit-us-policy-wall
      #USA #Etats-Unis #fermeture_des_frontières #Mexique

      Commentaire Emmanuel Blanchar via la mailing-list Migreurop:

      Un article intéressant car il rappelle opportunément que la « caravane des migrants » en route vers les Etats-Unis est également composée de nombreuses personnes qui souhaiteraient pouvoir déposer des demandes d’asile. Or, si la frontières Mexique-USA est loin d’être encore mûrées, un mur administratif empêche déjà que les demandes d’asile puisse être déposées et traitées dans le respect des droits des requérant.e.s.

      #mur_administratif #asile

    • No es una caravana, es un dolor que camina

      La caravana de migrantes es sólo la primera manifestación pública y masiva de la crisis humanitaria en la que vive la mayoría de la población; negada por el gobierno, por la oligarquía, embajadas, organizaciones de la sociedad civil y por algunas agencias de cooperación que le hacen comparsa a la dictadura.

      Esta crisis humanitaria es provocada por el modelo económico neoliberal impuesto a sangre y fuego, que sólo pobreza y violencia ha llevado a las comunidades, que ante la ausencia de oportunidades y ante el acoso de los grupos criminales no tienen otra alternativa que la peligrosa e incierta ruta migratoria; prefieren morir en el camino que en sus barrios y colonias.

      El infierno en que se ha convertido Honduras tiene varios responsables. En primer el lugar el imperialismo, que a través de su embajada promueve la inestabilidad política en el país con el apoyo directo al dictador, que para granjearse ese apoyo les ha entregado el país, hasta el grado del despojo y de la ignominia, como puede observarse en los foros internacionales.

      Otro responsable es el dictador, que además de la incertidumbre que genera en lo económico, en lo político y en lo social, ha profundizado y llevado al extremo las políticas neoliberales, despojando de sus recursos a comunidades enteras, para dárselas a las transnacionales, principalmente norteamericanas y canadienses.

      La oligarquía corrupta, mediocre, salvaje, inepta y rapaz también es responsable de esta crisis humanitaria, quien se ha acostumbrado a vivir del presupuesto nacional a tal grado de convertir al Estado en su patrimonio, por medio de un ejército de ocupación, de diputados y presidentes serviles y títeres, que toman las decisiones no para el pueblo, sino que para sus insaciables intereses.

      Hay otro actor importante en esta crisis y es el Ejército Nacional, fiel sirviente de los intereses imperiales y de la oligarquía, que sólo sirve para consumir una gran tajada del presupuesto nacional y más que un ejército defensor y garante de la soberanía nacional es una fuerza de ocupación; listo para asesinar, torturar y matar aquellos que se oponen al dictador, al imperio y la oligarquía.

      Desgraciadamente esta caravana la conforman los miserables, los desheredados de la tierra, los parias: “los que crían querubes para el presidio y serafines para el burdel” como dijo en su poema, Los Parias, el poeta mexicano Salvador Díaz Mirón.

      Estos miserables y desheredados no huyen de la patria, la aman, la adoran y la llevan convertida en un dolor sobre sus hombros, huyen de los verdugos y carniceros que nos gobiernan y de los otros responsables de esta crisis humanitaria. Los que huyen aman a esta tierra más que los que nos quedamos.

      https://criterio.hn/2018/10/29/no-es-una-caravana-es-un-dolor-que-camina
      #douleur

    • WALKING, NOT FLOWING : THE MIGRANT CARAVAN AND THE GEOINFRASTRUCTURING OF UNEQUAL MOBILITY

      In 2015 our TV screens, newspapers and social media were full of stories about ‘flows’ of migrants ‘pouring’ into Europe, set alongside photos and videos of people packed into boats at sea or meandering in long lines across fields. This vocabulary, and the images that accompanied it, suggested that migration was a natural force: like a flow of water that cannot be stopped, governed only by the forces of gravity. Now, this same language is being used to describe the ‘migrant caravan’ of the thousands of Hondurans leaving the violence of their home country and attempting to journey to the US.

      This essay began life as an angry Twitter thread, hastily tapped out with my morning coffee. I argued that people were not flowing, but rather walking. In this Twitter thread, I tried to forge a connection between the how of the journey—noting both the material and geographical aspects impacting and structuring how people move—and the physical impacts of that journey on the bodies of those on the move. I called attention to the travelers’ tired, blistered feet in an attempt to weave a thread between the material (and political) geographies of the journey and the embodied experiences of those making it. The Twitter thread drew some attention and solicited an invitation to write a short intervention for the small Dutch critical-journalism platform De Nieuwe Reporterwhere it appeared in Dutch with the title: “Dit is waarom media niet moeten schrijven over ‘migrantenstromen’” (“This is why the media should not write about ‘migrant flows’”).

      Time has passed since I wrote the intervention. Since then, the caravan has journeyed to the US-Mexico border. US and Mexican authorities have responded with tear gas and closures, highlighting in clear terms the violence of the border and corresponding mobility governance. This violence is too often obscured by talk of flows: in the intervention, I worked hard to make visible what watery metaphors of ‘flow’ do to shape how we think about migrant mobilities and what is lost in their usage. I attempted to highlight the uneven politics of mobility that is shaped by and made visible through a consideration of what I want to call geoinfrastructuring, alongside the embodied effects of this uneven mobility. Here, in contrast to modernity’s quest for faster, more convenient, more efficient modes of travel to overcome the limits of the body as it encounters and moves through space, the migrant caravan’s mode(s) of travel—walking, stopping, starting, bus hopping, sitting, waiting, sleeping—bring into sharp relief the ways that for those excluded from privileged mobility regimes, the body is in intimate concert with the material world it encounters.

      The remainder of this essay will first reproduce the short intervention I wrote for De Nieuwe Reporter before thinking through more conceptually how this opinion piece relates to scholarly work on mobility and infrastructures.

      What we call things matters (while often invisibilizing how they matter). A Reuters report on the status of the migrant caravan in English from October 21st had the headline “Thousands in U.S.-bound migrant caravan pour into Mexican city”, while two days earlier a report by Reuters had talked about a “bedraggled” migrant “surge” attempting to “breach” the Mexican border. Meanwhile in other news outlets, the watery theme continued with a migrant “storm” in the UK’s Daily Mail, and a “wave” in USA Today. And lest we think this was a something restricted to reporting in the Global North, the Latin American press has not been immune, with Venezuela’s Telesur talking of a “second wave of migration.” Meanwhile in the Dutch language media, De Telegraafwrote of “Grote migrantenstromen trekken naar VS”, the headline handily highlighted in red in case the emergency nature of these “migrantenstromen” was not clear.

      A counterpoint was offered by oneworld.nl, who talked of the dehumanizing effects of such language use. Indeed, what we call things matters, because politicians also echo the language of the media creating a self-re-enforcing migration language. Unsurprisingly Trump has talked of flows in his condemnation of the Honduran migrant caravan, while Mark Rutte earlier this year talked about Europe not being ready for a new “migrantenstroom” (“migrant flow”). However, what we call things also matters as much for what it reveals as what it conceals. The widespread use of watery and other natural metaphors when talking about migration journeys hides both the realities of and the reasons for the people’s journeys. To talk of rivers, streams, floods, and flows masks the experiences of the thousands of people who are walking thousands of kilometers. They are walking along roads, up hills and across borders; they are tired and hungry, and their feet hurt. Many are travelling with children as people are leaving lives of poverty and deadly gang violence and looking for a safe future in the United States. Just as the British-Somali refugee poet Warshan Shire urges us to consider that “No one would put their children in a boat unless the water is safer than the land”, in the case of the Honduran migrant caravan it’s very unlikely that anyone would walk thousands of kilometers unless the road was safer than their homes.

      One of those travelling is Orellana, an unemployed domestic worker travelling with her two five-year-old grandsons. She declared she had no choice after the boys’ father was murdered and she “[Could not] feed them anymore”, and she is too old to get a job herself. Orellana has decided to try and get to Texas where her daughter, who migrated three years before, now lives.

      What the watery metaphors also hide is the agency of Hondurans like Orellana in attempting the journey and what the decision to travel in such a large group tells us about the realities of the journey itself. While the migrant caravan is walking to ostensible safety, the northbound journeys of Central American migrants through Mexico to the US are not safe. Many thousands attempt this journey every year, encountering detention and extortion by the police and drug cartels, physical violence, rape, and death. The policing of Mexico’s southern border, undertaken with the support of the US, does not only capture migrants in its net. Mexicans of indigenous appearance, suspected of being from Guatemala, Honduras or El Salvador because of crude processes of racial profiling, are routinely caught up in and detained in police patrols and at police checkpoints. In all this, women and teenagers are at particular risk. The risks of the journey are the reasons underpinning the choice of the Hondurans to travel in a caravan—the idea being that the greater the number of people, the lower the risk of capture and deportation, of physical harm from police, cartels and criminals along the route, and of being stopped by border controls. Moving in a caravan also removes the need to employ the services of smugglers who are often linked to cartels and are a source of the violence migrants face. In other words, people are reclaiming the right to move without paying large sums of money.

      Talk of “flows” also hides the way the journeys of migrants are shaped by the infrastructures of their travel. Roads direct migrants in particular directions and border controls interrupt their movement and divert them into using different paths. Unlike a river, they are not a force of nature that can make their way to their metaphorical sea by the quickest and most efficient route possible. The obstacles migrants encounter on their journey are not only natural obstacles like rivers, deserts, or mountains, but also human-made obstacles like police roadblocks, border control points and migrant prisons.

      And yet in the face of all this, they still walk. Faced with the difficulties of the journey and the promise of repatriation, some have already returned to Honduras. But many in the caravan have now crossed two national borders, with Guatemala and Mexico. Their numbers are growing as many people see the strength in numbers and the difficulty, both practically and politically, of preventing passage. Many others still are left sleeping on bridges, hungry and thirsty with little access to sanitation or shelter as they wait to enter Mexico. And yet they walk, they wait, and more join because “It’s even worse in Honduras.”

      In my work on humanitarian borderwork I have begun to argue for a deeper focus on the ways infrastructures and geographies intimately shape not only the risks faced by those excluded from safe and legal travel but also how the excluded move (Pallister-Wilkins, 2018, 2019). This builds on William Walter’s earlier demand that studies of migration take the journey seriously:

      The vehicle, its road, its route—these particular materialities are not entirely missing from scholarship on migration politics. But… they rarely feature as a central focus in theorisation and investigation of migration worlds. This is surely a paradox. All migrations involve journeys and those journeys are more often than not mediated by complex transport infrastructures, authorities and norms of transportation. Granted, in many instances those journeys may be rather uneventful and not in the least bit life-changing or politically salient… Nevertheless, in many other instances, the journey is politically salient, perhaps even a life-or-death experience. (2015: 270)

      Alongside taking the journey seriously, Mimi Sheller’s important work has shone a light on systems of ‘motility’, differential mobility capability, and mobility justice (2018) and Vicki Squire has drawn our attention to the biophysical role of deserts and seas in governing mobility (2016). Therefore, a focus on the journey and differential mobility capabilities challenges the watery metaphor of ‘flow,’ compelling us instead to understand how infrastructures and geographies—roads, bridges, deserts, mountains, border controls, police patrols, walls and fences, time and speed — make possible and condition particular types of mobility with embodied effects.

      Infrastructures here, following Lauren Berlant (2016), are defined by use (and movement) coming to pattern social life. They are what organizes life. As such they are agents in the (re)production of social inequalities (Donovan, 2015) and uneven geographies (Chua et. al, 2018). Alongside the way infrastructures pattern social life, consideration of infrastructuring offers a dynamic way of understanding the how of unequal mobility beyond the crafting of policy, enabling a greater consideration of infrastructure as something dynamic and mutable in the context of use. Infrastructures are not all encountered or utilized equally. A road driven is not the same as a road walked. Moreover, in thinking about context and use, Deborah Cowen (2014) has drawn our attention to the ways infrastructure, such as complex systems of just-in-time logistics, not only works to overcome the limits of space and time, but also offers opportunities for disruption and resistance. The essays in the “Investigating Infrastructures” Forum on this site show the role of infrastructures in crafting and reinforcing uneven geographies.

      With this in mind, I also want to consider the role of physical geography as an active agent working along with border, policing, and transport infrastructures in conditioning the how of unequal mobility as well as the embodied risks migrants face. The exclusive and privileged nature of various (safer) transport infrastructures and the growth of differential mobility regimes results in physical geographies and their attendant risks coming to matter to what Karen Barad would call matter (2003), in this instance to human life and well-being. In these instances, physical geographies have been politically made to matter through various policies underpinning mobility access and they come to matter at the level of the individual migrant bodies that encounter them.

      Infrastructural projects—roads, railways, and shipping routes—are all attempts to overcome the limits of physical geography. Planes and their attendant infrastructures of airports, airlines, runways and air traffic control make the traversal of great distance and the geographies of seas, mountains, and deserts possible and less risky. By making air travel exclusive, not through cost alone but through border regimes that deny access to those without the correct documentation, physical geography comes to matter more. Those seeking life through movement are increasingly prevented from accessing such transport. Thus, at the level of individual bodies and the journeys they make, the physical geography of the route comes to play a greater constitutive role. As Mimi Sheller makes clear, “There is a relation between personal bodily vulnerabilities, the struggle for shelter, the splintering of infrastructural systems, and the management of citizenship regimes and borders” (2018: xiv).

      Infrastructural projects such as roads, railways, and runways suggest attempts to overcome the limits of physical geography and yet are also intimately shaped by them. Mountain roads, for example, contain hairpin bends necessitated by the gradient of the slopes they cross. Bridges span rivers where such engineering can practically and safely take place. Meanwhile, a lack of roads or bridges impedes mobility, encouraging migrants to use boats, to swim, or like the Rohingya’s journeys from Rakhine into Bangladesh, to use the small narrow dykes that have shaped the environment of the wetlands of the Naf River delta.

      As John Law noted in his study of the possibilities that the Portuguese ship created for long distance control and an apparent human-technological triumph over space, the physical geographies of the ocean—“the winds and currents”—are an ever-present actor working in concert with infrastructure networks (1986). According to Law, it is not possible to think about these infrastructural networks and the social, political, and economic forces they represent and bring into being without a consideration of what he calls the natural, or what I am calling physical geography. The nature of concern to Law is very different from the natural world evoked by discussion of migrant flows and the wide variety of attendant watery metaphors. In these discussions, flow is a description. For Law, flow would have and perform a relational role. This relational ontology becomes even more politically pressing when the natural has embodied effects on the lives of migrants bound up in such a relational system. Put simply, the physical geography alongside infrastructures affects how people move and the risks they encounter on their journeys.

      Therefore, geoinfrastructuring, I argue, is important in considering how people exercise mobility. Geoinfrastructuring both conditions the journey of the migrant caravan and creates particular embodied effects, such as sore feet, blisters, joint pain, sprained muscles, and dehydration. Moments of enforced waiting on the journey, such as at border crossing points, generate their own embodied risks due to poor sanitation, lack of access to clean drinking water, and exposure to extreme weather, which in turn creates the need for as well as the time and space for limited humanitarian relief (see Pallister-Wilkins, 2018). However, as the migrant caravan attests, geoinfrastructure also creates the possibility for a (conditioned) resistance to exclusionary political-material mobility regimes. Infrastructural spaces and systems—roads, transit areas, buses and pick-up trucks—are being claimed and used by Honduran migrants in their journeys to the United States. In Europe and in the context of my own research, one of the key architects of Médecins Sans Frontiéres’ Search and Rescue operations has impressed upon me the important interrelation of the sea, infrastructures of surveillance and visibility, and the boat in making possible humanitarian efforts not only at saving lives but in addition the “activist” element of such search and rescue. Here, the dynamics of the sea, in concert with European border surveillance systems such as EUROSUR and the boat, make possible certain political interventions and disruptions that, it is argued, are not possible in other environments such as the Sahara and speak to Law’s idea of a relational ontology.[1]

      Away from the migrant caravan and my own research on search and rescue in the Mediterranean, I have become interested in exploring the relationship between physical, infrastructural and border geographies in how migrants choose to cross the Alps from Italy into France. These crossings occur at only a few points along the border, at crossing points that are manageable to migrants with differential mobility capabilities. Importantly, they are less risky than other crossing points due to lower altitude, better transport connections and a reduced police presence, such as at the Col de l’Échelle between the Italian town of Bardonecchia and the French city of Briançon. People do not cross through these places for lack of other routes. The town of Bardonecchia, for example, is located at the Italian entrance of both the Fréjus tunnel linking France and Italy, carrying motor vehicles under the Alps, and the older Mont Cenis tunnel linking France and Italy by rail. The entry point to the Fréjus and the trains using the Mont Cenis are heavily policed. The policing of the Fréjus tunnel is further made easier by traffic having to stop and pass through toll booths. And yet, the presence of the railway and its attendant station in Bardonecchia means that it is relatively accessible for migrants travelling from the rest of Italy. Its proximity to the French border, only 7km and a relatively gentle walk away, means that this particular border region has become a particularly popular passage point for migrants wanting to leave Italy for France.

      I have come to know this region well through its additional and complimentary infrastructures of tourism. The cross-border region is a popular holiday destination for people like me who are drawn there by the geoinfrastructure that makes for excellent cycling terrain. This tourism infrastructure for both summer and winter Alpine sports and outdoor activities means that the area is comparatively heavily populated for the Hautes-Alpes. This has resulted in services capable and willing to assist migrants with their journeys, from dedicated and well-equipped teams of mountain rescuers, to a large hospital specializing in mountain injuries, and solidarity activists offering food and shelter. In this region of the Hautes-Alpes, geoinfrastructuring, like with the migrant caravan, shapes not only how and why migrants make their journeys in particular ways: it also facilitates the exercising of political resistance to exclusionary border regimes by both migrants themselves and those who stand in solidarity with them.

      With this short essay I have attempted to challenge the language of flows and in so doing drawn attention to the constitutive role of infrastructures and their embodied effects in how migrants, excluded from safe and legal forms of transportation, exercise mobility. I have argued that as political geographers we should also consider the role of physical geography in making a difference in these journeys that occur in concert with roads, rivers, mountains, deserts, tunnels, bridges and vehicles. These physical geographies, as Vicki Squire argues, have biophysical effects. This is not to normalize the very real bodily dangers faced by migrants in their journeys by seeking to lay blame at the foot of the mountain, so to speak. Instead, it is to suggest that these physical geographies come to matter and have very real effects because of the political role ascribed to them by human decision-making concerned with (re)producing unequal mobility. It is to make the case for what I have termed here geoinfrastructuring—the assemblage of physical, material and political geographies—that shape how migrants move and the risks they face.

      http://societyandspace.org/2019/02/21/walking-not-flowing-the-migrant-caravan-and-the-geoinfrastructuring

    • Quand les caravanes passent…

      Depuis l’intégration du Mexique à l’Espace de libre-échange nord- américain, la question migratoire est devenue centrale dans ses relations avec les États-Unis, dans une perspective de plus en plus sécuritaire. Sa frontière méridionale constitue le point de convergence des migrations des pays du sud vers les pays nord-américains. Les caravanes de migrants, qui traversent son territoire depuis la fin 2018, traduisent une façon de rompre avec la clandestinité autant qu’une protection contre les périls de la traversée ; elles sont aussi l’expression d’une geste politique.

      Le Mexique occupe dans la stratégie de sécurisation des frontières américaines un rôle pivot, à la fois un État tampon et un relais du processus d’externalisation du contrôle des frontières dans l’espace méso-américain. Si l’attention médiatique tend à se focaliser sur les 3 000 kilomètres de frontières qu’il partage avec son voisin du nord, sa frontière sud catalyse les enjeux géopolitiques du contrôle des flux dans la région.

      Depuis son intégration à l’espace de libre-échange nord-américain au cours des années 1990, le Mexique a vu s’imposer la question migratoire dans ses relations diplomatiques avec les États-Unis. L’objectif d’une régulation du passage des frontières par le blocage des flux illicites, de biens ou de personnes, est devenu un élément central de la coopération bilatérale, a fortiori après le 11 septembre 2001. La frontière sud, longue de près de 1 000 kilomètres, circonscrit l’espace de libre circulation formé en 2006 par le Nicaragua, le Honduras, le Salvador et le Guatemala. Elle constitue le point de convergence des migrations en direction des pays nord-américains.
      Faire frontière

      Dans les années 2000, les autorités mexicaines ont donc élaboré une stratégie de surveillance fondée sur la mise en place de cordons sécuritaires [1], depuis l’isthme de Tehuantepec jusqu’à la frontière sud, bordée par une zone forestière difficilement contrôlable. Responsable de l’examen du droit au séjour, l’Institut national de migration (INM) est devenu en 2005 une « agence de sécurité nationale » : la question migratoire est depuis lors envisagée dans cette optique sécuritaire. Des « centres de gestion globale du transit frontalier » [centro de atención integral al tránsito fronterizo] ont été construits à une cinquantaine de kilomètres de la frontière sud. Chargées de filtrer les marchandises comme les individus, ces mégastructures regroupent des agents de l’armée, de la marine, de la police fédérale, de la migration et du bureau fédéral du Procureur général. En 2014, la surveillance des déplacements a été confortée par l’adoption du « Programme Frontière sud », à l’issue d’une rencontre entre le président Peña Nieto et son homologue américain, mécontent de l’inaction du Mexique face à l’afflux de mineurs à leur frontière commune. Derrière le vernis humanitaire de la protection des personnes, la détention et l’expulsion sont érigées en objectifs politiques. Fin 2016, les placements en rétention avaient augmenté de 85 %, les expulsions doublé. Proche de la frontière guatémaltèque, le centre de rétention de Tapachula, décrit comme le plus moderne et le plus grand d’Amérique centrale [2], concentre près de la moitié des expulsions organisées par le Mexique. Avec ceux des États de Tabasco et de Veracruz, ce sont plus de 70 % des renvois qui sont mis en œuvre depuis cette région. De multiples rapports associatifs font état de l’augmentation des drames humains liés à ces dispositifs qui aboutissent, de fait, à une clandestinisation de la migration et rendent les routes migratoires plus dangereuses.

      La migration a également été incorporée aux multiples programmes américains de coopération visant à lutter contre les trafics illicites, la criminalité transfrontalière et le terrorisme. Ces programmes n’ont eu d’autre effet que de faire des personnes en route vers le nord une nouvelle manne financière pour les organisations criminelles qui contrôlent ces espaces de circulation transnationale. La traversée de la frontière américaine guidée par un passeur coûterait 3 500 dollars, les prix variant en fonction de la « méthode ». Le passage par la « grande porte », à l’un des points officiels d’entrée sur le territoire américain, s’achèterait 18 000 dollars. Mais les cartels recrutent aussi des migrant·es pour convoyer plusieurs dizaines de kilos de drogue sur le territoire américain, des « mules » payées 2 000 dollars si elles y parviennent. L’extorsion, la prise d’otages et le travail forcé des migrant·es en transit vers les États-Unis figurent parmi les pratiques des cartels, avec parfois la complicité des agents de l’État. En 2011, des personnes en instance d’expulsion ont ainsi été vendues par des fonctionnaires de l’INM au cartel des Zetas contre 400 dollars par personne.

      Se donnant entre autres objectifs de « construire la frontière du xxiesiècle », l’Initiative Mérida a investi plus de 2,8 milliards de dollars depuis 2007 dans le renforcement d’infrastructures, la technologie du contrôle – dont l’échange avec la partie nord-américaine des données biométriques des personnes placées en rétention – et l’organisation d’opérations policières à la frontière avec le Guatemala. Ce programme finance aussi l’expulsion de ressortissants centraméricains ou extracontinentaux par le Mexique (20 millions de dollars en 2018).

      Dans une certaine mesure, ces dispositifs font système, au point que certains chercheurs [3] parlent du corridor migratoire mexicain comme d’une « frontière verticale ».
      Des caravanes pas comme les autres

      Du premier groupe constitué d’une centaine de personnes parties du Honduras en octobre 2018 aux divers collectifs formés en cours de route vers la frontière nord-américaine par des milliers d’individus venant d’Amérique centrale, de la Caraïbe et, dans une moindre mesure, des continents africain et asiatique, ce qu’il est désormais convenu d’appeler des « caravanes de migrants » constitue un phénomène inédit.

      Dans l’histoire centraméricaine, la notion renvoie à une pluralité de mobilisations, telle celle des mères de migrant·es disparu·es au cours de la traversée du Mexique, qui chaque année parcourent cette route à la recherche de leurs fils ou filles. Le Viacrucis migrante, « chemin de croix du migrant », réunit annuellement des sans-papiers centraméricain·es et des organisations de droits de l’Homme afin de réclamer la poursuite des auteur·es de violations des droits des migrant·es en transit au Mexique, séquestrations, racket, assassinats, viols, féminicides, exploitation ou tous autres abus.

      La première caravane de migrants du Honduras et celles qui lui ont succédé s’inscrivent dans une autre démarche. Elles traduisent une façon de rompre avec la clandestinité imposée par les politiques autant qu’une forme de protection contre les périls de la traversée. Le nombre des marcheurs a créé un nouveau rapport de force dans la remise en cause des frontières. Entre octobre 2018 et février 2019, plus de 30 000 personnes réunies en caravanes ont été enregistrées à la frontière sud du Mexique mais, chaque jour, elles sont des milliers à entrer clandestinement. Entre janvier et mars 2019, les États-Unis ont recensé plus de 234 000 entrées sur leur territoire, le plus souvent hors des points d’entrée officiels.

      Ces caravanes ont aussi révélé un phénomène jusqu’alors peu visible : l’exode centraméricain. Depuis les années 2000, près de 400 000 personnes par an, originaires du Honduras, du Salvador, du Guatemala, migrent aux États- Unis. Fuyant des États corrompus et autoritaires, une violence endé- mique et multiforme, dont celle des maras (gangs) et des cartels, ainsi que les effets délétères du modèle extractiviste néolibéral, elles quittent des pays qui, selon elles, n’ont rien à leur offrir.

      Ces migrations ne doivent pas être appréhendées de façon monolithique : les caravanes constituent une juxtaposition de situations diverses ; les groupes se font et se transforment au cours de la route, au gré des attentes de chacun. Certains ont préféré régulariser leur situation dès l’entrée sur le territoire mexicain quand d’autres ont choisi de pousser jusqu’à la frontière nord, d’où ils ont engagé des démarches auprès des autorités mexicaines et américaines.
      Du Nord au Sud, la fabrique d’une « crise migratoire »

      En réaction à ces différentes mobilités, le Mexique et les États-Unis ont déployé leurs armées, le premier oscillant entre un accueil humanitaire ad hoc, des pratiques de contention et l’expulsion, ou la facilitation des traversées en direction des États-Unis. Les mesures adoptées tant par les États-Unis que par le Mexique ont participé à l’engorgement des frontières, du sud au nord, créant ainsi la situation de « crise migratoire » qu’ils prétendaient prévenir.

      Sollicité par le gouvernement mexicain avant même l’arrivée de la première caravane sur le territoire des États-Unis, le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) a obtenu des fonds de ces derniers pour faciliter l’accès à la procédure d’asile mexicaine. Les États-Unis ont également mobilisé l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour qu’elle mette en place des campagnes de sensibilisation sur les risques de la traversée, et d’encouragement au retour. Écartant d’emblée la revendication des marcheurs de pouvoir solliciter collectivement l’asile à la frontière américaine, les agents du HCR ont insisté sur la complexité des procédures et la faible probabilité d’obtenir l’asile aux États-Unis, confortant le discours porté par l’OIM. Les organisations mexi- caines de défense des droits des étrangers ne se sont pas saisies du droit comme d’une arme politique de soutien à l’appel des marcheurs à une libre circulation au Mexique et au refuge pour tous aux États-Unis. L’ensemble des discours en direction des caravanes ont convergé en faveur de la promotion de l’installation au Mexique. « À chaque fois, on nous parle de la détention, de l’expulsion… Mais nous, on est là et on va continuer d’avancer ! » a observé l’un des marcheurs.

      Depuis plusieurs années, les obstacles à la traversée clandestine du Mexique ont contribué à l’accroissement des demandes d’asile qui sont, avec la carte de visiteur pour raison humanitaire délivrée par l’INM, l’unique option de régularisation. Entre 2013 et 2018, le nombre de requêtes a augmenté de 2 332 %, passant de 1 269 à 29 600. Cette tendance se poursuit. Au premier semestre 2019, la Commission mexicaine d’aide aux réfugiés (Comar) – équivalent de l’Ofpra français – enregistrait une hausse de 182 % par rapport à la même période en 2018, sans que n’augmentent ses moyens. Elle ne disposait en 2017 que de 28 officiers de protection chargés d’instruire les dossiers. L’année suivante, le HCR a soutenu le recrutement de 29 autres officiers tandis que le gouvernement votait une diminution du budget alloué à la Comar. En février 2018, la Commission nationale des droits de l’Homme révélait que des demandes d’asile déposées en 2016 n’avaient toujours pas été examinées, de même que près de 60 % des requêtes formées en 2017. Aux 33 650 dossiers en attente de traitement, se sont ajoutées plus de 12 700 demandes depuis le début 2019.

      Pour éviter d’être expulsées, les personnes n’ont d’autre choix que de « faire avec » ce système en pleine déliquescence. En décembre 2018, il fallait compter jusqu’à six semaines avant de pouvoir déposer une requête à la Comar de Tapachula, et six mois à l’issue de l’audition pour obtenir une réponse. En attendant, les postulant·es doivent, chaque semaine, attester du maintien de leur demande et, pour survivre, s’en remettre à l’assistance humanitaire offerte dans les lieux d’hébergement tenus par des ecclésiastiques. Conséquence de cette précarisation croissante, le taux d’abandon des demandes d’asile déposées à la Comar dans l’État du Chiapas atteignait 43% en 2017. Nombreux sont ceux et celles qui sollicitent l’asile et le visa humanitaire dans le même temps et, une fois le second obtenu, partent chercher un travail au nord du pays. Afin de réduire l’abandon des demandes d’asile, le HCR verse un pécule durant quatre mois aux personnes jugées « vulnérables », une appréciation subordonnée à son budget. En plus des pointages hebdomadaires auprès des administrations, les bénéficiaires doivent chaque mois attester de leur présence au bureau du HCR pour recevoir ce pécule. Dans cette configuration, la distinction entre les logiques sécuritaire et humanitaire se brouille. Parmi les personnes rencontrées à Tapachula, nombreuses sont celles qui ont souligné l’artifice d’une politique d’assistance qui n’en porte que le nom, à l’exemple de Guillermo, originaire du Salvador : « Pour demander des papiers aujourd’hui, il faut passer d’abord par la mafia des organisations. Tout le monde te parle, chacun te propose son petit discours. Cela me fait penser aux prestidigitateurs au cirque, c’est une illusion.[...] Le HCR dit que la procédure d’asile est longue et qu’on peut en profiter pour faire des formations pour apprendre un nouveau métier [...]. Mais déjà, la plupart ici n’a pas l’argent pour ça et se bat pour vivre et trouver un logement ! Ensuite moi, je dois aller signer chaque mardi à la Comar et chaque vendredi à l’INM, le HCR me propose deux jours de cours de langue par semaine pour apprendre l’anglais, mais ça veut dire quoi ? Cela veut dire qu’on peut juste aller travailler un jour par semaine ?! [...] Ils te font miroiter des choses, ils t’illusionnent ! [...] Le HCR te dit : "Tu ne peux pas sortir du Chiapas." La Comar te dit : "Tu ne peux pas sortir de Tapachula." L’INM te dit : "Si on te chope, on t’expulse." »

      La formation d’un espace de contention au bord de l’implosion au sud du Mexique fait écho à la situation de blocage à la frontière nord du pays, renforcée en novembre 2018 par le plan « Reste au Mexique », mal renommé depuis « Protocole de protection de la migration ». Les États-Unis, qui obligeaient déjà les demandeurs d’asile à s’enregistrer et attendre à la frontière, ont unilatéralement décidé de contraindre les non-Mexicains à retourner au Mexique durant le traitement de leur demande d’asile, à moins qu’ils ne démontrent les risques qu’ils y encourraient.
      Frontières et corruption : une rébellion globale

      Ces derniers mois, les entraves et dénis des droits ont engendré de nouvelles formes de mobilisation des migrant·es originaires de la Caraïbe, d’Afrique et d’Asie, jusqu’alors peu visibles. Les personnes en quête de régularisation se heurtent à la corruption qui gangrène les arcanes de l’État : toute démarche, du franchissement de la frontière en passant par la possibilité d’entrer dans les locaux de l’INM jusqu’à l’obtention d’un formulaire, est sujette à extorsion. La délivrance de l’oficio de salida, permettant à certain·es [4] de traverser le pays en direction des États-Unis, est devenue l’objet d’un racket en 2018. Les agents de l’INM disposent d’intermédiaires chargés de récolter l’argent auprès des migrant·es pour la délivrance de ce sauf-conduit, qui donne une vingtaine de jours pour parvenir à la frontière nord. Les montants varient en fonction des nationalités : un Cubain devra payer 400 dollars, un Pakistanais 200 quand un jeune Congolais parviendra à négocier 70 dollars, 100 étant demandés aux autres Africains. Pour tenter de contourner ce système, des personnes sont restées des journées entières devant l’entrée du centre de rétention, dans l’espoir d’y accéder : le plus souvent, seules les familles finissaient par entrer. En mars 2019, des Cubains, exaspérés d’attendre depuis plusieurs mois, ont tenté d’entrer en force à la délégation de l’INM. Rejoints par des personnes originaires de Haïti, d’Amérique centrale, d’Afrique et d’Asie, ils ont été plus de 2 000 à faire le siège des locaux de l’INM, avant de décider, après plusieurs semaines d’attente vaine, de former la caravane centraméricaine et de la Caraïbe vers la frontière nord.

      Aujourd’hui, l’élan de solidarité qui avait accueilli la première caravane de Honduriens est retombé. Celles et ceux qui continuent leur route en direction du Mexique et des États-Unis ne bénéficient ni de la même couverture médiatique ni du même traitement politique. Les promesses gouvernementales d’accueil sont restées lettre morte. En janvier 2019, l’INM annonçait avoir délivré 11 823 cartes de visiteurs pour raisons humanitaires au cours du mois. En mars, on n’en comptait plus que 1 024. Outre une recrudescence des expulsions, un nouveau « plan de contention » prévoit le renforcement de la présence policière dans l’isthme de Tehuantepec. Cette stratégie se déploie aussi par-delà le territoire puisque les demandes de visa humanitaire devraient désormais se faire depuis le Honduras, le Salvador et le Guatemala.

      Si certains voient dans les caravanes un nouveau paradigme migratoire, une chose est sûre : la contestation des frontières et la défiance envers les États portées par ces mouvements sont l’expression d’une geste politique longtemps déniée à une migration jusqu’alors confinée au silence.

      https://www.gisti.org/spip.php?article6226

    • Primer vuelo “exprés” con 129 hondureños retornados de México

      Tras meses de espera en la frontera norte de México, los hondureños solicitantes de asilo en Estados Unidos comienzan a desesperarse y están pidiendo retornar de forma voluntaria al país, tal y como lo hicieron 129 compatriotas que llegaron hoy por vía aérea a #San_Pedro_Sula.

      El vuelo, organizado por la embajada de Honduras en México y financiado por la Organización Internacional para las Migraciones (#OIM), salió de la ciudad de #Matamoros (Tamaulipas), donde los hondureños llevaban varios meses de espera.

      El embajador de Honduras en México, Alden Rivera Montes, informó que los retornados venían en 55 grupos familiares, constituidos por 32 hombres, 30 mujeres y 65 menores acompañados de sus padres; además, retornaron dos adultos solos.

      Rivera Montes detalló que el nuevo Consulado Móvil de Honduras en Matamoros expidió los salvoconductos para que los compatriotas pudieran salir de México mediante la modalidad de Retorno Voluntario Asistido (AVR) a través de la OIM.

      Aseguró que debido a los altos índices de violencia de esa ciudad mexicana se están haciendo las gestiones para que los hondureños que son devueltos por las autoridades estadounidenses a México, sean trasladados a puntos fronterizos menos vulnerables.

      De la misma manera las autoridades de la embajada de Honduras en México anunciaron que los procesos de atención a los migrantes en situación de espera que deseen regresar voluntariamente a Honduras seguirán abiertos durante los próximos meses y que pronto se habilitará esta misma opción de retorno voluntario desde Nuevo Laredo, Ciudad Juárez y Tijuana.

      ATENCIÓN DIGNA

      El vuelo llegó al aeropuerto sampedrano a las 3:00 de la tarde y posteriormente los compatriotas fueron trasladados Centro de Atención para la Niñez y Familias Migrantes Belén, ubicado en San Pedro Sula.

      En Belén los compatriotas fueron recibidos con un plato de sopa caliente; posteriormente hicieron el Control Biométrico con personal del Instituto Nacional de Migración (INM) y llenaron una ficha socioeconómica para optar a los diferentes programas de reinserción social y de oportunidades que ofrece el gobierno.

      Los menores retornados también reciben atención médica y psicológica; posteriormente, si son menores no acompañados, un grupo de especialistas de la Dirección de Niñez, Adolescencia y Familia (Dinaf) les brinda seguimiento para garantizar que se cumplan sus derechos.

      Asimismo, con el apoyo de la Cruz Roja Hondureña se les brinda una llamada para que puedan comunicarse con sus familiares acá en Honduras, se les proporciona un ticket para que puedan trasladarse a sus lugares de origen y si lo requieren se les brinda un albergue temporal.

      https://www.latribuna.hn/2019/10/09/primer-vuelo-expres-con-129-hondurenos-retornados-de-mexico
      #renvois #expulsions #réfugiés_honduriens #IOM #retour_volontaire

    • Honduran Migrants Return from Mexico with IOM support

      The International Organization for Migration (IOM) organized a charter flight for 126 migrants who expressed their decision to return voluntarily to their country of origin. Fifty-three family groups comprising 33 men, 29 women and 64 children flew on Wednesday (09/10) from the city of Matamoros (Tamaulipas, Mexico) to San Pedro Sula (Honduras).

      IOM deployed all efforts and collaborated closely with the Honduran Embassy in Mexico and with the National Migration Institute of Mexico to arrange for this first charter flight in its Assisted Voluntary Return (AVR) programme.

      In the days preceding departure, with the support of its Shelter Support programme and local partners, IOM provided migrants with accommodation and food. According to its internal protocols, IOM ensured that all migrants were made aware of all processes so that all decisions could be taken based on complete information. Further, IOM verifies that persons who express a desire to return do not face any immediate risks upon arrival.

      “I made the decision to return to my country because of the situation I faced with my son; because promises made to us by the ‘coyotes’ are not fulfilled, and we risk our lives along the way,” said a young mother on board the flight. “When we finally crossed the border into the USA, they took us back to Matamoros in Mexico, where I spent eight days in a shelter. There, we saw IOM and we learned about different options. But I want to see my other daughter now, so I decided to return home.”

      “Something I want to say is that if I ever migrate again, I will look for information before leaving, because many people simply give money which we do not really have to ‘coyotes’ or guides, who takes advantage of us,” said another Honduran migrant who decided to return due to the difficult conditions in the Mexican border city. “After considering our options, we found the shelter supported by IOM who helped us out by giving us food and a place to stay, and the possibility of return.”

      “IOM has been providing support to shelters to increase their capacity along with the option of assisted voluntary returns by bus and commercial flights over the last months,” explained Christopher Gascon, IOM Chief of Mission in Mexico. “This is the first return by charter flight, which offers a better service to migrants who want to return home. We hope to provide many more charter flights in the weeks to come.”

      The IOM Assisted Voluntary Return (AVR) programme offers an alternative for an orderly, safe and dignified voluntary return for migrants. IOM offers humanitarian assistance to those who cannot or do not wish to remain in Mexico. Voluntariness is a key principle of IOM #AVR programmes worldwide.


      https://www.iom.int/news/honduran-migrants-return-mexico-iom-support

  • Une physicienne a rédigé 270 profils Wikipédia de femmes scientifiques
    https://siecledigital.fr/2018/07/26/physicienne-270-profils-wikipedia-femmes-scientifiques

    #Jess_Wade, une chercheuse spécialisée dans les appareils électroniques en plastique, a décidé de s’attaquer au problème de la sous-représentation des femmes dans les branches scientifiques. Afin de mettre en avant les grandes femmes scientifiques, elle rédige des fiches Wikipédia sur certaines d’entre elles.

    En six mois, Jess Wade a écrit 270 pages #Wikipédia de #femmes ayant eu une influence dans la #recherche_scientifique. De quoi susciter des vocations chez les jeunes filles. Pour sa première fiche, la physicienne a choisi Kim Cobb, une Américaine océanographe spécialisée dans le changement climatique ayant notamment travaillé dans la prévention des coraux. Sur son compte Twitter, Jess Wade publie les adresses des nouvelles pages avec le hashtag #womeninSTEM (acronyme en anglais de science, technologie, ingénierie et mathématiques).

    #invisibilité_des_femmes #sciences #femmes

    le fil twitter
    https://twitter.com/search?q=%23womeninSTEM&src=typd
    Grand merci à Françoise