2013 | Ladies & gentlemen

/2013

  • Des blagues à la #discrimination, le poids du #sexisme en #entreprise
    http://lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/3321-des-blagues-a-la-discrimination-le-poids-du-sexisme-en-entrepr

    Autre résultat frappant : près de 6 femmes sur 10 se sont senties exclues d’une réunion, ou marginalisées quand elles y participaient. Par exemple, 30% des femmes disent avoir vu leur opinion « récupérée par un homme et dès lors chaudement applaudie ».Plus d’une femme sur deux a été sollicitée pour des tâches subalternes ou sans rapport avec ses compétences professionnelles.
    Les femmes managers sont ouvertement critiquées : 81 % des femmes ont entendu quelques stéréotypes aussi agréables que "elle a dû coucher", "elle est agressive", "pire qu’un homme" ou au contraire "trop douce" voire "je ne vais pas faire ce qu’elle demande, c’est une femme"... Autant de remarques qui coupent l’envie pour les femmes de devenir manager. Et si les hommes remarquent, autant que les femmes, les propos sexistes, ils perçoivent beaucoup moins ce genre de comportements : ils ne sont que 5% à relever une telle situation.

    Trois femmes sur dix, aussi, ont déjà entendu un homme (un supérieur ou un collègue) s’adresser aux seuls hommes face à un collectif mixte.

    • @monolecte a tweeté son post avec le tag #sexisme :

      C’est magnifique, son post est publié dans mon journal Le sexisme qu’est-ce que c’est ?

      http://paper.li/AlanShore4/1386853359

      Tout va donc pour le mieux, me direz-vous. Mais si vous cliquez sur le lien, vous obtenez une erreur 404 :

      Peut-être parce que le lien pointe sur http://seenthis.net/messages

      Pourtant dans le tweet d’Agnes le lien pointe bien sur http://seenthis.net/messages/208375

      Alors, où est l’erreur ? Vous me direz : « dans paper.li ». Je serais d’accord si d’autres tweets reproduisaient la même erreur, mais ça ne se passe qu’avec #SeenThis

      #paper.li #SeenThis #error404

      @fil

    • On fait dire ce qu’on veut aux chiffres, et le sexisme est un domaine où la valse des chiffres est plus qu’aléatoire. À croire que le #sexisme n’est qu’un prétexte pour attirer ce 50% de lecteurs que sont les femmes. Qui ira les vérifier ?

      Il faudrait mener l’enquête sur les sources de ces chiffres. Voici encore un lien vers une page où vous trouverez un chiffre à chaque ligne : Comment le sexisme est ancré dans le monde du travail

      http://www.challenges.fr/entreprise/20131217.CHA8467/comment-le-sexisme-est-encre-dans-le-monde-du-travail.html

    • ah donc, un problème entre twitter et paperli… je ne vois pas comment aider, il faudrait demander à paperli de regarder

    • @aude_v @mad_meg

      http://www.tanianavarroswain.com.br/labrys/labrys24/libre/andrea.htm

      Et aussi : que nous n’avons pas le temps. Nous les femmes. Nous n’avons pas l’éternité devant nous. Certaines d’entre nous n’ont pas une semaine de plus ou un jour de plus à perdre pendant que vous discutez de ce qui pourra bien vous permettre de sortir dans la rue et de faire quelque chose. Nous sommes tout près de la mort. Toutes les femmes le sont. Et nous sommes tout près du viol et nous sommes tout près des coups. Et nous sommes dans un système d’humiliation duquel il n’y a pour nous aucune échappatoire. Nous utilisons les statistiques non pour essayer de quantifier les blessures, mais pour simplement convaincre le monde qu’elles existent bel et bien. Ces statistiques ne sont pas des abstractions. C’est facile de dire « Ah, les statistiques, quelqu’un les tourne d’une façon et quelqu’un d’autre les tourne d’une autre façon. » C’est vrai. Mais j’entends le récit des viols les uns après les autres, après les autres, après les autres, après les autres, ce qui est aussi la manière dont ils arrivent. Ces statistiques ne sont pas abstraites pour moi. Toutes les trois minutes une femme est violée. Toutes les dix-huit secondes une femme est battue par son conjoint. Il n’y a rien d’abstrait dans tout cela. Ça se passe maintenant au moment même où je vous parle.

      Je n’avais jamais vu ça comme ça. Je fais 1,90m et plus de 100 kg. Je n’ai jamais éprouvé de peur physique, de peur de perdre un éventuel combat contre un éventuel agresseur assez con pour essayer.

      Le seul coup que j’ai reçu sans pouvoir le rendre plus fort, c’est un coup de pied au cul de mon grand-père à l’âge de cinq ans. Je l’ai détesté toute sa vie pour ça, et je me suis réjoui intérieurement quand il est mort. C’est la seule personne que j’ai détesté.

      Je ne verrai plus jamais une femme comme avant, @aude_v, après ce témoignage. Avant, je voyais les femmes comme je vois bien d’autres hommes, incapables de me faire du mal. J’étais incapable de ressentir leurs peurs, mais aussi leurs colères que beaucoup d’entre-elles cachent faute de pouvoir l’exprimer librement.

      Désormais, je vais m’occuper de ce journal http://paper.li/AlanShore4/1386853359 avec le regard de ces femmes très justement en colère.

    • @aude_v http://blog.ecologie-politique.eu/post/Feminisme-pourquoi-tant-d-interet

      J’ai observé le mouvement des hommes pendant plusieurs années. Je suis proche de certains hommes qui y participent. Je ne peux pas venir ici en tant qu’amie même si je le voudrais peut-être vraiment. Ce que je voudrais faire, c’est crier. Et dans ce cri, il y aurait les cris des femmes violées, et les pleurs des femmes battues. Et bien pire encore : au centre de ce cri, il y aurait le son assourdissant du silence des femmes, ce silence dans lequel nous sommes nées parce que nous sommes des femmes et dans lequel la plupart d’entre nous meurent.

      Oui, c’est le cri de ceux qui n’existent pas, le cri étouffé de la misère du monde, et parmi ceux-ci celui des femmes, doublement frappées de n’être pas écoutées et parce qu’elles sont des femmes.

      Le pire, je crois, c’est que dans l’indifférence des hommes au sort des femmes, ce sont les femmes qui perpétuent la tradition. Moi, c’est ma mère qui m’a élevé, et elle était plus dure avec ma sœur qu’avec moi ou mes deux frères.

      Je parlais avec ma sœur, il y a quelques jours. On discutait des relations entre frères et sœurs dans notre famille. Elle m’a rappelé une dispute épique avec notre grand frère. Il avait été particulièrement été odieux ce jour-là. Ma sœur m’a dit : « Je me suis jeté sur lui et je l’ai mordu au ventre. Je voulais lui arracher un morceau. J’y serais arrivé si vous ne lui étiez pas venu en aide. J’en ai encore le gout en bouche et il en a gardé la marque longtemps » . Devinez qui a été puni ? Ma sœur a été envoyée en pension dans l’indifférence générale de ses frères.

      Pour ma mère qui se disait féministe, on devait le respect aux femmes, mais ça voulait juste dire "respecter les convenances".

  • Mini-miss et miss tout court : leur « rêve » ou nos fantasmes sacrificiels ? - Ladies & gentlemen
    http://blog.francetvinfo.fr/ladies-and-gentlemen/2013/12/15/mini-miss-et-miss-tout-court-leur-reve-ou-nos-fantasmes-sacrificie

    Fantasme de féminité, pour commencer. Il n’est apparemment jamais trop tôt pour apprendre aux femmes à se comporter en jolies créatures, ventre rentré, fesses serrées, cils allongés et lèvres glossées, bien empaquetées dans du tissu brillant et ficelées de paillettes. De vrais cadeaux, offerts au plaisir de celles et ceux qui battent des mains en gloussant des « que c’est chou, ces petites poupées bien sages ». Et de jurer, la main sur le coeur et la larme à l’oeil, que c’est « le choix » de ces fillettes, mieux que c’est « leur rêve ».

    #femmes #féminité

  • Actualité > Science décalée : l’art d’uriner sans éclabousser
    http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/biologie-science-decalee-art-uriner-eclabousser-50111

    Science décalée : l’art d’uriner sans éclabousser


    Deux chercheurs américains ont étudié la meilleure façon d’uriner sans éclabousser partout, « en réponse à des critiques acerbes et répétées de nos mères et après des échecs sentimentaux avec des femmes ». Tout est une question d’angle et de distance.

    #Science #décalée : l’ #art d’ #uriner sans #éclabousser

  • Détruire la virilité » Crêpe Georgette
    http://www.crepegeorgette.com/2013/10/30/detruire-la-virilite

    Les hommes sont très tôt élevés dans l’idée que ce qui est féminin est mauvais, médiocre, inférieur et que la #virilité passe par la négation de ce qui est considéré comme #féminin. Comme les femmes sont strictement élevées de la même façon, on arrive mieux à comprendre qu’elles veulent adopter des rôles masculins ; oh, on essaie bien sûr de les renvoyer à leurs fourneaux mais on arrive à comprendre cette ambition-là. Après tout qui a envie d’être une femme ?
    Très tôt, les futurs hommes sont éduqués à être violents ; c’est un signe de bonne santé virile. On encourage le petit enfant mâle à donner de vigoureux coups de pieds ; « que voulez-vous c’est un garçon il est plein de vitalité ». Les mâles ne correspondant pas à ce schéma vivent un calvaire ; moqués, tapés. des études montrent que dés la maternelle, un petit garçon ne répondant pas aux #stéréotypes traditionnels de la virilité sera impitoyablement humilié jusqu’à ce qu’il y parvienne. Gare à lui s’il n’y parvient pas, il sera « un homme efféminé ».

    #violence #genre #féminisme

    • « Lâche un peu ton bâton Marc-Antoine, tu risques de lui faire mal à la petite fille. »

      C’est vrai, bourgeois ou pas, il serait dommage d’entrer dans des procédures judiciaires et des frais de santé à débourser à cause d’un bout de bois brandit dans un square public. Marc-Antoine consent à baisser la garde.

      Bientôt, le garçon ramasse dans une flaque un bonnet dégoulinant abandonné là. L’éponge informe suscite l’intérêt des deux enfants. Mais, devant la crasse du truc tricoté, Marc-Antoine le lance à ma fille en ajoutant un : « Tiens, nettoie-le ! ». Bon Ok, je range dans ma poche cette baffe qui me démange : Marc-Antoine est avant tout le fruit de son environnement. Cette thèse se trouve validée par la réplique de sa grand-mère :

      MAMY NEUILLY
      « Oh Marc-Antoine ! Elle me regarde avec un soupir amusé visant à créer une complicité malgré nos différences sociales sur la base idéologique supposée aussi évidente que commune : Comme quoi c’est bien dans les gênes ! »

      Mamy fourrure sous-entend donc que, tandis que les mini-hommes font la danse du chibre en sortant connerie sur connerie, les femelles, pas dupes, ont déjà intériorisé à quatre ans qu’elles sont là pour gérer le linge sale du super héros. Le sexisme est ici intégré et revendiqué, comme un ordre naturel, par une femme ayant sur tous les protagonistes de cette histoire l’expérience des années.

      http://sebmusset.blogspot.fr/2013/10/sexisme-viril.html

    • Très tôt, les futurs hommes sont éduqués à être violents ; c’est un signe de bonne santé virile. On encourage le petit enfant mâle à donner de vigoureux coups de pieds ; « que voulez-vous c’est un garçon il est plein de vitalité ».

      Pour répondre à @grosse_fatigue, je n’irais pas jusqu’à dire qu’on les encourage ou qu’on les éduque à (même si ça arrive), mais par contre on (les parents, école etc.) tolère souvent mieux les comportements violents ou d’énervement des petits gars que des petites filles.

    • Mouais. Moi, j’observe les mômes à la maternelle. Les filles sont tout aussi violentes, c’est-à-dire relativement peu. Elles se tirent les cheveux parfois. En fait, on oublie de dire que l’éducation machiste dépend pas mal des milieux... Chez les lumpen, effectivement, le machisme est très fort. Mais les généralités sans subtilités m’énervent. L’important, c’est le combat pour l’égalité des sexes, pas pour leur équivalence.

    • Oh ben ya rien de très subtile. Y compris en ville bourgeoise, dans une école pas vraiment du tout lumpen. Le jour du carnaval à l’école maternelle du fils, il n’y a aucune subtilité dans la différence entre filles et garçons.

      99% de princesses douces, pinky, et HIHIHIHI ; et les garçons en choix beaucoup plus variés (première grosse différence : eux ont le choix), mais à l’intérieur de ces choix variés, 99% de métiers ou personnages bien viriles (pompiers, pirates, animaux prédateurs, etc).

      Bien sûr il y a des exceptions, mais ce n’est pas être subtile que de dire ça, dans toute chose il y a des exceptions, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas une norme qui vaut pour la majorité.

      Clairement il n’y a pas égalité des choix des activités entre les deux sexes, dès le très très jeune âge. On ne leur propose pas les mêmes jeux, les mêmes héros auxquels s’identifier, les mêmes activités physiques ou intellectuelles. Aussi bien la plupart des parents que les instits.

    • Le mépris de classe ? Tu parles : j’en viens. A peu de choses près. Et puis surtout : je déteste tout autant les bourgeois, les vrais, les qui partagent rien et qui parlent des impôts tout le temps... Je serais même d’avis de retirer les petits lumpens à leurs parents et d’en faire autant pour les petits bourgeois. Mais c’est pas possible ma pauvre dame....Par ailleurs, que l’on fasse jouer aux enfants des jeux différents, ça ne m’a jamais vraiment choqué. Je ne crois pas à la théorie des genres, une idéologie américaine que l’on achète à peu de frais parce que l’on oublie facilement le problème social.... Par contre, que l’on ne traite pas sur un pied d’égalité hommes et femmes, oui, ça, c’est le combat, mais on préfère se centrer sur les filles barbies et les garçons pompiers....

    • Euh oui, comme si le traitement (d’ailleurs @grosse_fatigue, le traitement de quoi ?) différents des uns et des autres sortait de nulle part. Si on ne traite pas sur un pied d’égalité, il y a une cause, ça n’arrive pas comme ça, « naturellement ». Mais bien parce que dès tout petit on nous apprend justement à traiter différemment.

      Là pour l’instant, dans ces rapides phrases, je vois une contradiction flagrante entre dire d’un côté « l’important c’est qu’on traite hommes et femmes à égalité » et de l’autre « non mais c’est pas important du tout qu’on traite les mini-hommes et les mini-femmes à égalité dès touts petits ».

      Je ne comprends pas.
      Ou alors les mots employés ne sont pas assez précis. L’égalité de quoi ?

    • C’est parce que l’on n’est pas sur les mêmes postulats. Tu postules en bourdieusien que l’on est fabriqué par des normes sociales, que la socialisation est tout. Je postule en boudonien que les normes et la socialisation comptent, et que l’on fait des choix par la suite, en fonction du contexte. Je pense que l’on traite à égalité les garçons et les filles parce qu’il n’y a pas de hiérarchie entre le camion de pompier et la poupée barbante. Je crois aussi vaguement que certains (je crois que c’est mon cas) traitent leurs enfants de la même manière, garçon ou fille... Tous mes gamins font du sport et de la musique (les mêmes sports et presque les mêmes instruments, par exemple mes filles font aussi de la batterie ), mais ils ou elles ont des « sensibilités » de garçons ou de filles que l’on encourage ou pas. Quand l’une de mes filles joue la séduction et s’intéresse au superficiel, je l’engueule : je suis féministe. Quand mon fils n’aime pas les pédés (j’ai écrit un texte là-dessus) et qu’il joue les machos, j’explique et j’engueule aussi.
      Nos points de vue divergent (et dix, ça fait beaucoup), parce que nous n’avons pas les mêmes notions sur la socialisation. Je ne suis pas déterministe, d’où mes attaques sur la vision assez dogmatique de Bourdieu, de l’ethos de classe et de l’habitus. Bon, on en discutera autour d’un café, si tu veux...

    • Oui Bourdieu et Beauvoir nous ont bien ouvert les yeux sur les effets de la socialisation, bref sur la façon dont la culture nous façonne, de notre identité à nos comportements, à une époque où on expliquait tout en invoquant la nature.
      Mais faut sortir je crois du balancier et du débat « tout culturel » vs « tout naturel », on est dans des postures stériles.
      Aujourd’hui, il me semble qu’on peut, comme le clame Nancy Huston (désolé vous allez penser que je ne jure que par elle, mais oui pour moi c’est l’avenir de la gauche !) accepter l’héritage supposé de la nature et le fait que la culture ne fait que décupler les effets des « ornières » initiales dans laquelle la « nature » nous aurait installés dès la naissance, pour gérer au mieux sans chercher à être dans le déni, parce qu’à la fin, Huston est d’accord là dessus, c’est la culture qui gagne.
      Peu importe d’où on vient, on peut s’écharper en vain sur la détermination de la causalité des « handicaps » de départ, mais pour moi vaut mieux se concentrer sur où on va, viser l’égalité, ce qu’il faut « rectifier » pour y arriver, et notamment se poser la question de ces prétendus handicaps, établis bien souvent selon un référentiel masculin de hiérarchisation.
      En ce point, je suis d’accord avec @grosse_fatigue, penser que le camion de pompier est « supérieur » au camping car de Barbie, c’est avoir sans doute inconsciemment intégré des valeurs « viriles » (même si là pour Barbie, je suis d’accord, je tousse..)

    • « le camion de pompier et la poupée barbante. » Camion de pompier, masculin, neutre. Poupée, féminin, soudain elle devient « barbante ». Toujours neutre ?

      Sinon la réponse « C’est vous les sexistes » est toujours aussi classe. Merci.

    • @grosse_fatigue : on ne peut pas à la fois récuser Bourdieu et en même temps parler de classes telles que la bourgeoisie ou le « lumpen » comme s’il s’agissait de groupes homogènes. Si on suit la logique Boudonienne ces individus font des choix en dehors de toute logique sociale, on ne peut donc pas les considérer comme tu le fais.

    • Alexcorp : tu as très mal lu Boudon (tu seras puni). Dans la logique du Modèle Général de la Rationalité, Boudon replace les acteurs dans leurs contextes sociaux. Il ne faut pas confondre la TCR (Théorie du Choix Rationnel) avec la MRG. On peut tout à fait catégoriser des classes sociales a priori afin d’en faire des contextes de choix pour les acteurs. Je te conseille vivement de lire la page 27 de « Raison, bonnes raisons » de Boudon. (En poche, c’est peut-être une autre page). Boudon y parle même de l’hypothèse de la lutte des classes (N°P7), qui lui semble, parfois, être cohérente et recevable. Quant à l’homogénéité d’un groupe social, elle est discutable quand on la voit sous l’angle déterministe... On en reparle !

    • J’avoue volontiers avoir très mal lu, voire très peu lu Boudon. Je l’ai vaguement étudié à la fac et vu quelques unes de ses causeries sur le net. Du peu que j’en ai retenu, je trouve ses réflexions assez faibles par rapport à l’habitus de Bourdieu (qui n’est pas aussi déterministe qu’on le dit) ou ce que peut nous apporter la psychologie sociale (lire Beauvois & Joulé à ce sujet, c’est très instructif). Mais peut-être que je me plante totalement...

    • Alexcorp : lis-le et on en reparle. J’ai été bourdieusien jusqu’en licence. Et puis il m’a fallu faire une enquête de terrain. Et là, j’ai filé faire une thèse avec Boudon. La profondeur de sa réflexion m’a ébloui ! Crois-moi, il ne faut pas écouter les profs, il faut aller lire, comprendre, se faire une opinion. Boudon était, en plus, un bonhomme drôle, sympathique, plein d’humilité, un vrai maître pour moi, j’assume.
      Aude : merci. Mais si tu savais comme le papa flippe....
      Allez, j’espère un jour discuter de tout ça chez moi...

    • mince je ne pourrait pas adhéré à ton club @aude_v :’(
      Sur la notion d’égalité et d’uniformité je viens de me souvenir d’un court métrage de SF distopique qui fait la même confusion.
      https://www.youtube.com/watch?v=F1eHkbmUJBQ


      Un copain me l’avait conseillé mais il n’avait pas relevé cet aspect du film qui m’a personnellement frappé. En le voyant j’avais l’impression d’être dans le fantasme d’un fana de la « théorie du gender ».

    • Aussi par rapport à la notion de difference, j’ai commencer à lire « Classer, dominer » de Christine Delphy et dans son introduction il y a un passage qui peu servir ici :

      Je veux aussi montrer que la problématique de l’Autre comme explication du sexisme, du racisme, de l’homophobie ou de toute autre hiérarchie sociale non seulement ne marche pas, mais suppose déjà l’existence de cette hiérarchie.
      L’objet de ce recueil est donc de démontrer d’abord que la haine du « différent » n’est pas un trait « naturel » de l’espèce humaine ; d’abord en examinant la façon arbitraire dont la tradition occidentale, formalisée par la philosophie, a posé comme élément constituant et universel du psychisme humain cette haine, et inventé le concept d’ »Autre » ; puis en montrant que c’est la société – et non une hypothétique « nature humaine », qui est un concept idéologique – qui construit cet « Autre » par des pratiques concrètes matérielles, dont font partie des pratiques idéologiques et discursives.
      [...]
      Le concept d’Autre comme invention de la tradition occidentale.
      Il y a deux raisons pour lesquelles la « haine du différent » ne peut être invoquée pour expliquer l’existence de groupes stigmatisés dans nos sociétés.
      La première est que l’explication par « le rejet de l’autre » est un psychologisme, c’est-à-dire la transposition de théories formulées sur du psychologisme individuel à des phénomènes concernant le fonctionnement des sociétés.
      La seconde est que cette psychologie – ces théories sur le psychisme individuel – sont elles-mêmes des parties d’une philosophie particulière, occidentale, qui aborde la question de « l’autre personne » du point de vue du « je ».

    • L’objet de ce recueil est donc de démontrer d’abord que la haine du « différent » n’est pas un trait « naturel » de l’espèce humaine ; d’abord en examinant la façon arbitraire dont la tradition occidentale, formalisée par la philosophie, a posé comme élément constituant et universel du psychisme humain cette haine, et inventé le concept d’ »Autre » ; puis en montrant que c’est la société – et non une hypothétique « nature humaine », qui est un concept idéologique – qui construit cet « Autre » par des pratiques concrètes matérielles, dont font partie des pratiques idéologiques et discursives.

      Je n’ai pas lu ledit recueil et je ne sais donc pas comment elle s’y prend pour démontrer que « l’Autre » n’est qu’un concept de la philosophie occidentale, j’aurais néanmoins une réflexion à ce sujet : quand on voit les groupes de chimpanzés se faire la guerre entre eux (avec des morts et des conquêtes de territoires), je doute que l’être humain ait eu réellement besoin de la philosophie occidentale pour élaborer le concept de « l’Autre » (au passage je remercie infiniment Franz de Waal pour son livre « le singe en nous », ça vaut bien quelques bon bouquins de socio :) ).

      Sur Boudon, effectivement les vidéos que j’ai pu voir laissent paraître quelqu’un de sympathique. Je dois avouer par ailleurs que pas mal de profs « de droite » que j’ai pu avoir ont souvent ce côté bon vivant et amusant (j’ai même eu Bourdouleix comme prof de droit, vous savez le maire de Cholet qui n’en loupe pas une, eh bien il était plutôt marrant, un peu à côté de ses pompes mais pas complètement désagréable). Je ne sais pas si j’ai vraiment envie de me lancer dans la lecture de Boudon (et au fait le prof qui me l’a rapidement enseigné était plutôt anti-bourdieusien) car je reste assez convaincu que sa grille d’analyse n’est pas la bonne, même s’il faut bien avouer que le lire en détail serait plus instructif (à vrai dire je suis aussi plus botté par la psychologie aujourd’hui que par la socio). Je reste attaché à cette notion d’habitus que les individus font vivre, transmettent et transforment à travers leurs échanges sociaux, aux notions de jeu social et de rôles que l’on joue (c’est sûrement le concept le plus puissant ça, le rôle, d’ailleurs confirmé par les expérimentations en psychologie sociale).

    • Ben voilà : tu ne veux pas lire Boudon parce que tu as peur d’être convaincu. Comme tous les anti-Boudons que je connais. Finalement tu prends une décision à partir de préjugés tout à fait compréhensibles. En cela, la théorie développée par Boudon permet de comprendre ta position.

      Je rajoute : hihihi.

    • Boudon n’était pas particulièrement anti-bourdieusien. Je sais qu’il s’était fait piqué la place de chef de la sociologie contemporaine et ça, ça a dû le faire chier. Je crois bien qu’il y avait eu compet’ pour le le Collège de France et qu’il avait perdu.

      Cela dit, il était loin d’être con. Quand j’avais participé à son séminaire, mon mémoire de fin d’année portait... sur la boite noire et l’habitus, concepts bien bourdieusiens et mes collègues m’avaient fait remarqué que j’allai au tas avec Boudon. J’ai eu une des meilleures notation du séminaire parce que, m’avait expliqué Boudon, ce qui compte, c’est que l’argumentation tienne la route. Donc, il ne m’avait pas saquée pour mon paradigme bourdieusien.

      Ensuite, Bondon a produit des apports très intéressants qui m’ont servi ensuite, comme son concept sur intériorisation des règles. Il expliquait, en gros, qu’on ne s’arrête pas au feu rouge parce qu’on a peur du gendarme ou parce que c’est la loi, mais parce que nous avons accepté l’idée que cette contrainte est d’un désagrément bien moindre pour nous que le fait de la transgresser. De la même manière, la plupart de nos comportements sociaux sont des contraintes que nous imposons nous-même à nos pulsions, nos envies, parce que nous décidons, in fine, que c’est plus avantageux pour nous de nous y conformer. Pour lui, ça explique pourquoi la répression marche moins bien que la persuasion et encore moins bien que la conviction que peut avoir l’acteur social que c’est lui-même qui a fixé ses limites.

      Manière, je suis assez peu anti. J’ai pris tout ce que je pouvais prendre de chacun des professeurs que j’ai eu la chance d’avoir ; que ce soit De Singly ou Maffesoli (putain, lui, on était rarement d’accord !).

      Tiens, un bout de Boudon sur le concept d’inégalité : http://www.canalacademie.com/ida8614-Raymond-Boudon-egalite-inegalite-des-notions-a-preciser.html

    • Pitié Agnès, pourquoi parler de Maffesoli ???
      Boudon était un peu plus anti-Bourdieu que tu ne le dis. Il m’a empêché de le citer dans ma thèse, alors que j’avais apprécié son « Ontologie politique de Martin Heidegger » et que je voulais l’utiliser. Boudon a eu la Sorbonne, Bourdieu le Collège de France, Touraine l’EHESS... Il faut lire « Mémoires d’un mandarin » de Mendras pour la petite histoire. Et pour les paresseux idéologues qui ne veulent pas lire le grand Raymond, ils peuvent lire « Les sociologies contemporaines » d’Ansart, un très bon bouquin hélas épuisé. Quant à Maffesoli, il n’y a rien à en dire : c’est juste un gros con.

    • Parce que je me le suis tapé en live, les jours où il arrivait en n’ayant pas envie de faire cours et en nous sortant l’histoire du panini, parce qu’il venait de s’en taper un sur le boulevard Montparnasse avant de venir... L’épiphanisation du monde... il était fort, le fourbe... bien meilleur fumiste que je n’ai jamais pu être.

      Boudon a dû s’attendrir avec l’âge, parce que moi, j’ai pu citer Bourdieu. D’ailleurs, notre séminaire se déroulait à l’EHESS

    • Ben voilà : tu ne veux pas lire Boudon parce que tu as peur d’être convaincu.

      Non, c’est surtout le manque de temps et d’envie, je ne suis pas sociologue professionnel, je n’ai pas un cursus de sociologie et lire un bouquin de socio est quelque chose d’assez aride et comme je l’ai dit, ma période « engouffrement de livres de socio » est passé, mais je ne désespère pas de m’y remettre un jour, et là je lirai sûrement Boudon...

      Sur Boudon d’ailleurs, je crois que j’avais entendu une fois Bourdieu expliquer qu’ils disaient parfois la même chose mais différemment et que de toute façon en sociologie de nombreux concepts étaient communs à différents courants, mais j’ai peut-être rêvé ce moment... En tout cas ce que tu expliques Agnès sur l’intériorisation des règles ressemble bien à l’habitus bourdieusien.

  • Pourquoi j’ai signé la pétition « La justice doit se saisir du dossier Cantat »
    http://blog.francetvinfo.fr/ladies-and-gentlemen/2013/09/28/pourquoi-jai-signe-la-petition-la-justice-doit-se-saisir-du-dossie

    Aujourd’hui, un collectif de militant-es contre les violences faites aux femmes demande à ce que la justice se saisisse de ce dossier. Pas pour rejuger l’autre dossier, le dossier Trintignant (la peine, qu’on l’estime longue du côté de celui qui aura tourné en rond dans une cellule ou courte du côté des proches de la victime, a été purgée). Mais parce que depuis le 11 janvier 2010, date à laquelle le cas Krisztina Rady a été réglé (au lendemain de sa mort, donc), de nouveaux éléments sont apparus qui (...)

  • Prostitution : lettre ouverte à « homme cool » pour qui « ça peut même revenir moins cher au final » que de séduire une femme
    http://blog.francetvinfo.fr/ladies-and-gentlemen/2013/09/18/prostitution-lettre-ouverte-a-homme-cool-pour-qui-ca-peut-meme-rev

    Cher « Homme cool », Vous témoignez dans les colonnes du Monde daté d’hier sur votre expérience de client de prostituées. Dans une longue et prudente introduction, le journal précise que vous êtes loin d’être un paumé, que vous êtes plutôt quelqu’un de bien inséré et de possiblement privilégié (vous travailleriez « dans la finance, le marketing, l’informatique ou encore un service d’archives ») ; et le journal salue en filigrane le grand courage qu’il vous aura fallu pour vous exprimer (quoique de façon (...)

    • Elle a une sacrée patience Marie Donzel pour prendre le temps de répondre à ce blaireau pressé, radin, minable et lâche.
      La misère de cet inividu vis à vis de son « temps », contrastant avec l’exubérance de son argent, cela me fait penser à ça aussi... http://seenthis.net/messages/134303

      En tous cas elle n’a pas perdu son temps, je vais relayer à tous les parents que je connais, car si les mecs de ma génération sont encore trop pressés, j’espère que ce discours aidera les parents qui suffisamment éduquer leur gamin pour qu’il sache prendre le temps et le plaisir de séduire, au lieu de sombrer dans l’addiction au pognon et aux ersatz, en piétinant les filles...

    • Blam, en parlant de viandard, voilà ce matin que je tombe justement sur ce spam dans ma boite mail..

      Misère, suite...
      Personne n’a jamais mis au point un bazooka pour dégommer les cons sur le web ?

      Salut ,

      Un de tes amis m’a parlé de toi (guillaume),

      je souhaite t’envoyer gratuitement mes 7 secrets pour mettre une femme dans ton lit en moins de 5 minutes. Ça t’interresse ?

      Si oui, rendez-vous ici => Comment devenir un expert en séduction ? <=

      A tout de suite => Moi aussi je souhaite séduire à tous les coups
      Marc

      PS : si tu préfères rester tout seul toute ta vie, ne viens pas sur mon site.

      http://www.apprenti-seducteur.com

    • Je veux pas entrer dans le débat abolo/prosexe ici, mais dire que la parole des putes inonde les médias (même radicaux uniquement) me semble un peu exagéré.

      Quand à

      à faire de leur discours l’alpha et l’oméga de la pensée politique sur le sujet, c’est un peu comme si on demandait à l’Armée de décider de notre prochain engagement militaire, ou aux vendeurs/ses de pompes de choisir ce qu’on devrait se mettre aux pieds : laissez la parole aux spécialistes.

      Désolé mais non : l’armée ou les vendeuses de chaussures n’ont pas un discours politique situé sur leurs pratiques. C’est davantage comparable avec le fait d’écouter prioritairement les femmes sur la situation des femmes, ou les lgbt, racisés etc sur les leurs.

    • @baroug, pourtant je trouve le Strass très actif et très présent dans la press, en particulier Libé, le Nouvel Obs et Rue89, en somme dans la presse socialiste.

      Par exemple cette semaine dans Libé on avait droit à ca
      Le 15 septembre :

      http://next.liberation.fr/sexe/2013/09/15/marla-un-putain-de-bonheur_932085
      Marla, un putain de bonheur !

      Oubliant Sciences-Po, cette fan de sexe travaille comme escort, tourne des pornos et vit ce métier avec insouciance.

      Le 16 septembre :

      http://www.liberation.fr/societe/2013/09/16/prostitution-bientot-des-sanctions-a-la-pelle_932428
      Prostitution : bientôt, des sanctions à la pelle ?

      Le rapport parlementaire remis aujourd’hui devrait prôner la pénalisation des clients. Un point qui inquiète plusieurs associations.

      (les assos en questions sont surtout le #Strass)

      Le 17 septembre :
      http://www.liberation.fr/societe/2013/09/17/prostitution-si-on-penalise-le-client-on-ne-va-plus-pouvoir-travailler_93
      « Si on pénalise le client, on ne va plus pouvoir travailler »

      Des membres du Syndicat du travail sexuel manifestaient ce mardi contre la pénalisation éventuelle des clients proposée par un rapport d’information parlementaire.

      Je rappel au passage que le Strass est une asso et absolument pas un syndicat.

      C’est du #matraquage !!!

      edit : sur le strass je conseil ceci
      http://www.fondationscelles.org/index.php?option=com_content&view=article&id=35:la-pertinence-de-l
      La pertinence de la transparence

    • @aude_v D’accord pour prosexe, ce n’est pas un terme terrible mais c’était précisément pour situer le débat dans lequel je ne voulais pas m’engouffrer (raté).
      Sinon, quand je critiquais ta première comparaison en lui préférant la mienne, je n’opposais pas pour autant les prostituées et leur parole à celle des femmes non-prostituées mais au reste de la population (zero macho, par exemple, c’est pas des femmes). Même si effectivement, la comparaison n’est pas non plus très heureuse.
      @mad_meg C’est pas faux, mais pour les 3 articles de Libé, c’est essentiellement lié au fait que c’est cette semaine que la loi sur la pénalisation des clients est votée (avec grosse campagne, effectivement, du Strass et de ses alliés).

    • @baroug, c’est vrai que l’actualité accrue la visibilité du Strass en ce moment. Le strass est tout de même hyperactif et très largement financé de manière très opaque.
      Lire aussi ceci
      http://sousleparapluierouge.wordpress.com/2013/03/26/anatomie-dun-lobby-pro-prostitution-etude-de-cas-le-
      Anatomie d’un lobby pro-prostitution – Étude de cas : le STRASS, en France.

      Par exemple, on remarque une interaction nourrie de la porte-parole du STRASS avec (25) :

      . Camille_69 co-fondatrice de Rue 69, désormais à l’hebdomadaire l’Express : + de 11 000 abonné-e-s

      . La journaliste Diane Saint Réquier : plus de 9 980 abonné-e-s

      . Marie-Gaëlle Zimmerman, ex journaliste au Nouvel Observateur, qui anime désormais le site acontrario.net : plus de 8 377 abonné-e-s

      . « Crêpe Georgette Valérie CG » blog féministe très actif : + de 2 200 abonné-e-s

      . « Daria Marx » blogueuse influente (sur des questions de sexe, entre autres) : plus de 4 175 abonné-e-s, très populaire chez les « jeunes ». Elle identifie les « putes » à un groupe discriminé comme les obèses.

      . Sexactu Maïa Mazaurette pour GQ Magazine : plus de 9 316 abonné-e-s

      . Katsuni, actrice porno qui blogue sur le site des Zinrocks : plus de 82 800 abonné-e-s.

      Si l’on additionne le tout, le STRASS réussit donc à faire passer, promouvoir et défendre ses idées en inondant les utilisatrices et utilisateurs du réseau Twitter (sans prendre en compte les autres réseaux sociaux) à hauteur de plus de 100 000 personnes (sous réserve des éventuels doublons dans cette audience cumulée). Et il le fait par l’intermédiaire d’autres intervenants, des femmes, « journalistes sexe », ce qui est extrêmement astucieux… et une technique classique de lobbying.

      En face : aucun compte abolitionniste de ce type, juste une myriade de petits comptes de personnes ou associations, qui n’ont aucune stratégie commune ni cohérente…ou alors le compte twitter d’Abolition 2012 qui comptent…255 abonné-e-s (par charité on va intégrer leur page FB qui compte 500 « j’aime » en sachant que ce sont souvent les mêmes que sur twitter…) Et surtout jusqu’ici Abolition 2012 a été incapable de faire ce qu’a remarquablement mis en place le STRASS depuis un an : un système de relais efficace de personnalités influentes et bien ciblées.

      #lobby

    • Je connais Sous le parapluie rouge, et au delà de leur poursuite flippante de Morgane Merteuil, tous les soutiens qu’ils citent dans cet extrait, à l’exception, peut-être, de Maïa Mazaurette, sont des féministes de longue date dont je suis les textes avec intérêt et que par ailleurs on retrouve fréquemment mentionnés ici.
      Il est vrai qu’elles se revendiquent « proputes », mais ce n’est qu’une partie de leur engagement féministe, et leur copinage avec Merteuil sur Twitter ne ressemble pas vraiment au résultat d’une stratégie de la part de cette dernière. Ou alors c’est vraiment bien fait.
      Quand aux abolos ils ont notamment la terrifiante Lise Bouvet (https://twitter.com/LiseBouvet) qui compte tout de même 2300 abonnés et on pourrait citer les camarades @mona ou @monolecte
      Après, il est évident que le Strass et, donc, Merteuil, fait du lobbying — c’est la raison d’être du mouvement —, mais décrire le réseau de féministes proches de Merteuil sur twitter comme une agence de communication au service du Strass me parait caricatural.

      @aude_v soit. Sinon, pour casser cette binarité qui, me semble-t-il, n’est pas forcément toujours pertinente, j’aime beaucoup lire http://melange-instable.blogspot.fr, souvent citée ici, prostituée elle-même et qui revendique un positionnement tiers.

    • Je ne connait pas le parapluie rouge, c’est la première fois que je tombe dessus et je ne les ai lu que par rapport au sujet du Strass. Il me semble tout de même que dans cet article pas mal de choses intéressantes sont dites et dans celui que j’ai posté avant aussi. Faire une enquête sur une asso et sa porte-parole c’est pas à mon avis de la « poursuite flippante », ca s’appel de l’information. Qu’est ce qui te fait dire que « le parapluie rouge c’est pas bien » exactement ?

      De toute façon sur le Strass tout est opaque à part cette Merteuil qu’on voie partout comme si elle etait la seule et unique membre de sexe féminin de cette asso.

      Si j’étais proxénète je ferais de faramineuses donations au Strass et j’en aurais les moyens et ca serait un bon investissement. Si j’étais prostitueur je leur enverrais aussi des gros sous pour être certaine de pouvoir continuer à profiter de la misère des femmes pour mon petit plaisir de dominante. Et comme Merteuil milite aussi pour la GPA, si j’étais un riche gay ou une bourgeoise stérile qui veux s’acheter un enfant gesté par une autrui en difficulté économique, je lui ferais aussi de bons gros chèques. Ca fait beaucoup d’hommes (et quelques rares femmes) avec de gros revenus et de mauvaises intentions qui ont tout intérêt à financer cette asso et à mettre en avant cette femme.

      Perso je trouve le Strass hautement suspect, très hypocrite et en plus violent. Rien que par le fait de se déclaré « syndicat » alors qu’on est un lobby c’est fourbe. Ou d’accuser les abolitionnistes de vouloir la mort des prostituées, c’est inqualifiable. Prétendre aussi que les abolitionnistes sont pour la loi sarko sur le racolage passif c’est honteux car c’est faux. Je ne croi pas un mot qui émane de cet organe qui met des paillettes sur un des milieu les plus sordide qui soit pour les femmes. Comment les croire alors que des milliards d’euros et le maintiens des femmes et des enfantEs dans l’esclavage sont en jeu dans cette histoire ? Je rappel qu’en Allemagne, pays réglementariste, seul 4% des prostituées sont déclarées et le seul « bénéfice » qu’on eu les femmes prostituées c’est de baisser leurs tarifs ou pratiquer le forfait discount dans les bordels bas de gamme qui ne savent plus quoi faire d’ignoble tellement la concurrence est devenu féroce et la traite à explosé, industrialisant le viol à la chaine.

      Par contre le « syndicat des femmes gratuites » il milite gratos et il n’a pas la même audiance, même si ici sur #seenthis on a une impression différente car les féministEs abolitionnistEs semblent être bien représentéEs.

  • « Les " psychopathes " arrivent. Un adieu à " l’ère du narcissisme " », par Götz Eisenberg - Critique radicale de la valeur
    http://palim-psao.over-blog.fr/article-les-psychopathes-arrivent-un-adieu-a-l-ere-du-narcissis

    Les années que nous venons de traverser, marquées par le #néolibéralisme, ont rendu les gens indifférents, leur #vie_intérieure s’est transformée en un grand glacier de sentiments congelés. Les gens ne peuvent pas faire autrement que de transmettre cette froideur à leur environnement. Il y a des différences non négligeables selon qu’on a grandi et que l’on vit dans une société qui valorise la solidarité avec les faibles et ceux qui sont moins compétitifs, ou bien qu’on vit dans une société où ces gens sont abandonnés dans la misère et stigmatisés en tant que loosers. Que l’expression « espèce de victime » soit devenue la pire insulte que des jeunes se lancent à la tête en dit long sur l’image pervertie qu’ils se font de l’humanité, marquée depuis quelques années par le culte du gagnant. On le voit par exemple chez des sportifs qui chantent à tue-tête devant les caméras après un match victorieux : « Regardez à quoi ressemblent des gagnants – hohéhohéhohé ». (…) Sans doute aussi parce qu’elle a l’air de sortir du dernier soap opera, la gardienne de but de l’équipe de foot américaine, Hope Solo, incarne ce culte du gagnant. Dans une interview avant la finale du dernier championnat du monde, elle déclarait : « Nous savons que nous allons gagner. C’est notre mentalité. » Qu’elle se soit trompée n’est qu’un faible réconfort.

    Le marché comme vie intérieure

    Les attitudes et les comportements qui sont dictés par le marché et qui sont indispensables pour réussir au niveau économique ont aujourd’hui pénétré la vie quotidienne jusque dans ses derniers recoins. Le manque d’égard généralisé, l’#individualisme poussé jusqu’à la manie égocentrique, le #cynisme et l’indifférence caractérisent aujourd’hui les rapports entre les humains. C’est ainsi que « l’ère du #narcissisme » porte déjà en son sein le prochain niveau de développement psycho-historique. Le marché, l’économie et la pédagogie dictent une idée de la vie intérieure humaine qui doit être flexible et interchangeable, analogue à ce qu’on stigmatise encore aujourd’hui comme « #psychopathe », et qu’on retrouve chez les détenus, en prison ou dans des institutions médico-légales. Le terme de psychopathe n’est pas utilisé ici dans son acception populaire, définissant une personnalité perturbée, imprévisible et violente, mais comme l’ont défini les psychiatres américain et canadien Cleckley et Hare pour qui les caractéristiques d’une personnalité « psychopathique » sont l’incapacité à ressentir de l’empathie, le fait d’être beau parleur, charmeuse, sûre d’elle, à l’aise dans les situations sociales, froide quand elle est sous pression. C’est-à-dire précisément les attributs qui caractérisent les flambeurs et les gourous de la nouvelle économie et du monde de la finance qui continuent à nous pousser vers le précipice.

    • @beautefatale
      Je me demande si c’est pas une technique de comm. Genre tous les 3 ou 4 mois ELLE se fait de la pub pas cher sur le dos des féministes, des LGBTIQ et des antiracistes et renforce son lectorat chez les réactionnaires sans poils. Un peu comme le font les réalisateurs Oson, Polenski et en ce moment Mochy. Sortir une bonne grosse boule puante misogyne pour faire buzzer et faire venir le publique antifeministe par effet de réaction. http://blog.francetvinfo.fr/ladies-and-gentlemen/2013/08/06/mocky-se-ferait-bien-aurelie-filippetti-moi-ca-fait-longtemps-que-
      Vu le nombre de récidives de ce genre de mag je penche pour une technique commerciale. Il faudrait avoir les courbes des ventes en rapport avec ces scandales a répétition. A mon avis ca doit relancer leurs ventes. La par exemple c’est la saison ou j’imagine que ce genre de mag font de grosses ventes, et c’est le moment de se refaire connaître... Et comme les lectrices féministes ont déjà Causette, les femmes non sexistes ont déjà fuie ce genre de publications.

    • du coup s’ils se font de la pub sur notre dos... on fait quoi ? on laisse passer ? c’est difficile de rien dire sur des horreurs pareilles...

      Après je sais pas si le « bad buzz » c’est vendeur comme lorsqu’ils avaient sortis des trucs bien racistes...

    • Non je veux pas dire qu’il faut laisser passer, je dit juste que je soupçonne cette technique. Et pour le racisme je ne sais pas est ce que beaucoup de lectrices de ces mags se pleignent ? Est ce que c’est pas plutot les non-lectrices de ces trucs qui gueulent ? Est ce que leur texte sur le look de Michelle Obama et des femmes noirs leur a coûter des lectrices ? Ça serait intéressant de savoir, je vais voire si je trouve des infos la dessus.

    • C’est ma #parano_du_jeudi :) de toute façon c’est une chose invérifiable et qui ne change pas la manière dont on doit réagir aux propos stigmatisants et discriminants qui sont publiés dans ce mag comme le rappel judicieusement @Azucena. Sinon dans mes courtes recherches infructueuses sur le lectorat de la presse dite féminine, j’ai vu que le plus gros hit des ventes est « valeurs actuelles » et pourtant j’entend moins (pas) de polémiques sur ce mag alors que sur ELLE ça reviens régulièrement. Est ce que valeurs actuelle c’est plus feministe que ELLE ou moins sexiste ? Il me semble avoir entendu dire que c’est pire, mais j’ai pas ete vérifier. Je me dit qu’il doit y avoir un effet de classes sociale qui fait que ELLE est plus critiquer alors que « valeurs actuelles » semble épargner par les polémiques. Un exemple d’intersectionnalité j’ai l’impression. Désolé pour le hors sujet j’ai la #digression facile.
      Bonne soirée

    • @mad_meg Oui, il y a carrément un effet de classe, chez moi la première ! Cela dit, il me semble que « Elle » a joué un rôle idéologique particulier ces dernières années, avec une présence plus forte de membres de l’équipe à la radio, la télé, etc. Et c’est devenu un « Point Madame », en particulier sur l’islamophobie. C’est un lieu de pouvoir, même si « Valeurs actuelles » a plus de lectrices. Il faudrait que je m’y intéresse, d’ailleurs...

  • De la liberté d’expression des #masculinistes
    http://blog.francetvinfo.fr/ladies-and-gentlemen/2013/06/06/de-la-liberte-dexpression-des-masculinistes.html

    Il y a aussi des femmes masculinistes : les Antigones (qui ont juste oublié de lire Sophocle avant de se choisir un nom), étroitement liées au mouvement identitaire (lequel ne véhicule pas que de l’anti-féminisme, au passage...), en sont aussi : en se définissant comme « filles de leurs pères » (mais pas de leurs mères), « épouses de leurs maris » (mais pas soeurs ou amies des autres femmes) et « mères de leurs fils » (leurs filles comptent-elles pour du beurre ?), elles ont à coeur de lutter contre toute forme d’évolution de la société qui serait favorable à une autre vision de la femme que « complémentaire » de l’homme.

    • Ah la « complémentarité » quelle idée fantastique.
      La femme qui nettoie est complémentaire de l’homme qui salit.
      La femme qui obéi est complémentaire de l’homme qui commande.
      La femme qui souffre est complémentaire de l’homme qui violente.
      La femme qui écoute est complémentaire de l’homme qui parle.
      La femme esclave est complémentaire de l’homme son maître.
      Et mon pied laïque est complémentaire de leurs culs bénis.

  • Polanski, Cannes, les femmes, la pilule, le romantisme et pffff…
    http://blog.francetvinfo.fr/ladies-and-gentlemen/2013/05/25/polanski-cannes-les-femmes-la-pilule-le-romantisme-et-pffff.html

    Oui, s’il y tient vraiment, Thierry Frémeaux peut continuer à être dans le déni... ... Sur l’insuffisante représentation des films de femmes dans la sélection du Festival de Cannes. (C’est pas sa faute, c’est une « alchimie » tellement spéciale, LA sélection, l’unique, la vraie, celle qui distingue les vrais créateurs puissants des pisseuses qui font joujou avec la caméra) (...) Source : Relevé sur le (...)

  • Donc le nouveau film de François Ozon s’appelle "Jeune et jolie". Je me trompe, ou ça aurait aussi pu être le titre de 3/4 des films d’auteur français depuis 50 ans ?

    Quand on n’a plus mis les pieds dans un cinéma depuis mille ans comme moi, Cannes apparaît tout à coup comme une fenêtre sur un univers exotique où, depuis des décennies, des réalisateurs mâles à la prétention artistique inversement proportionnelle à leur maturité affective (restée grosso modo celle d’un ado de 17 ans) mettent éternellement en scène les mêmes fantasmes à deux balles, en renouvelant en même temps le stock de chair fraîche qui alimente le milieu, genre Ozon hier matin sur France Inter :

    – Alors c’est une jeune fille qui découvre sa sexualité, qui ressent le besoin de faire des expériences et qui décide de se prostituer...
    – Et elle est interprétée par une jeune actrice qui est mannequin, et qui est très belle, mais pas seulement...
    – Oui, elle n’est pas seulement très belle, elle a aussi une intériorité (sic)...

    (De mémoire.)

    Non, mais sérieusement...

    Evidemment la jeune fille en question est aussi "égérie", et le storytelling "des haillons à la gloire grâce à mon joli minois" est particulièrement réussi :

    Marine Vacth, égérie jolie et sombre
    http://www.lexpress.fr/styles/vip/marine-vacth-egerie-jolie-et-sombre_1249062.html

    Et pendant ce temps une série américaine grand public comme "Game of Thrones" est capable de vous balancer une flopée de personnages féminins plus vrais, costauds et intéressants les uns que les autres, exemple :

    There are No True Knights : Brienne of Tarth - Feminist Fiction
    http://feministfiction.com/2012/06/28/there-are-no-true-knights-brienne-of-tarth

    La meilleure preuve que cette série a réussi quelque chose, c’est que quand on voit certaines actrices sur le tapis rouge, donc homologuées, sapées et maquillées, on les reconnaît à peine :

    Mais comment j’ai pu me laisser refiler cette came du "cinéma d’auteur" pendant si longtemps ?

    Possible que ce soit Geneviève Sellier qui m’ait déniaisée en m’encourageant à oser critiquer ce qu’on me vendait comme de l’Art, du Mythe intouchable et indiscutable :

    « Le cinéma d’auteur est un mythe et un fantasme réactionnaires »
    http://sabrinabouarour.blog.lemonde.fr/2013/03/26/le-cinema-dauteur-est-un-mythe-et-un-fantasme-reactionn

    #femmes #cinéma #sexisme

  • Sexisme chez les geeks : Pourquoi notre communauté est malade, et comment y remédier
    http://cafaitgenre.org/2013/03/16/sexisme-chez-les-geeks-pourquoi-notre-communaute-est-malade-et-comment-

    Six mois depuis mon coup de gueule sur Joystick, où je m’agaçais qu’un journaliste jeux vidéo se tripote publiquement la nouille en projetant ses fantasmes de sévices sexuels sur la nouvelle Lara Croft. Plus de 100 000 vues, 900 commentaires, des discussions enflammées dans toutes les communautés gamers, une polémique reprise jusque dans la presse généraliste…Un passage en particulier a déchaîné les passions : celui où j’évoque le problème bien implanté du sexisme geek. Je cite : « il s’agit de (...)

    • Elle estime que son analyse s’applique aussi à un certain nombre d’autres domaines de ce qu’on pourrait appeler la culture geek (comics de super héros, SF etc).

    • Oui @mad_meg,ça ne concerne pas seulement les gamers ! J’avais remarqué que c’était le dernier retranchement de ceux à qui il manquait des billes pour contrer sa précieuse démonstration (voir son forum). Bravo, grâce à toi il est aussi tombé, merci bien.

      Et je revenais ce matin pour également l’éjecter :) en arguant que chez les geeks le sexisme existe bel et bien, et qu’il est aussi nettement plus insidieux.

      J’ai des amies geeks qui ont longtemps caché sur internet d’être des femmes, juste pour ne pas perdre de l’énergie à combattre les différences de traitement.
      Le courage que je leur trouve depuis quelques années, (chant du cygne ?) est au contraire d’en avoir pris conscience et de revendiquer qu’elles soient des femmes, mince lueur d’espoir quand on sait qu’il n’y a que 2% de développeuses dans le libre !

      Mais même en s’affirmant femme et en défendant le droit égalitaire d’être pour tout.e.s là ou je veux (rien que cet effort de formulation est difficile à franchir) et en dénonçant les exclusions inconscientes, c’est clairement une pensée qui ne passe pas et peut créer des problèmes à celle qui l’exprime. Il faudrait ne rien dire, ne rien revendiquer ? Et dans le cas contraire, savoir qu’on sera accusé, non pas de vouloir rééquilibrer les pouvoirs mais de défendre sa chapelle, on peut tomber de très très haut !

      Quand une personne est obligée de passer au mode revendicatif, c’est qu’il y a un problème, et malheureusement lorsque ce sont des revendications féministes c’est souvent une réponse soit vulgaire soit condescendante « On est pas là pour ça » du genre « C’est pas notre problème » soit dissoute à la sauce masculine « Je ne vois pas de quoi tu parles ».
      Il apparait de plus insoutenable pour un homme, lorsqu’il en a les capacités, d’apprendre qu’il fait parti de ceux qui marchent encore sur la gueule de la moitié du monde sans vergogne, surtout tant qu’il n’a pas réalisé l’effort immense à faire pour se sortir de la culture machiste dans laquelle nous baignons tou.te.s.
      Il est de plus en plus évident qu’arriver à appréhender la violence de l’exclusion des femmes est difficile lorsqu’on occupe la place des dominants. Il n’y a donc que les victimes qui soient encore en mesure de gueuler plus fort qui puissent faire prendre conscience du problème, lorsque celles-ci ne sont pas considérées comme des témoins à faire disparaitre.

      Ca ne dérangera apparemment personne si les femmes continuent à chuchoter qu’elles existent tout en disparaissant de la surface du logiciel libre. Sans jamais que les hommes qui occupent la place ne réalisent que cela peut devenir insupportable pour une femme qui ne peut espérer une autre dialectique que celle du mâle. Avec des gros misogynes comme #Richard_Stallman pour maître à penser, c’est pas gagné, gagné.

      http://www.youtube.com/watch?v=EzYxLlO55ew

    • @Baroug @mad_meg Oui, l’article cite quelques cas non-gamers. Mais cela n’a pas du tout la même ampleur. Il suffit de comparer les plaisanteries douteuses de Stallman avec les menaces de mort ou de viol.On n’est pas dans la même catégorie.

      Franchement, je croyais qu’il n’y avait que les journalistes qui appelaient geeks des types dont le seul rapport à la technique est d’être accroché à une console de jeu... Résultat de ce curieux choix de langage, les geeks commencent l’article et ne se sentent pas concernés (alors qu’il y a certainement aussi des problèmes chez les geeks).

    • @Fil, je trouve aussi la fin très interessante car elle propose des solutions simples et constructives ce qui est assez rare pour être salué.

      @Stéphane_Bortzmeyer en fait le problème du mot geek me fait pensé que c’est un mot très élastique un peu comme bobo. Il n’y a pas exactement de définition qui fasse consensus, ce qui permet d’être tantôt péjoratif, tantôt valorisant selon l’humeur de celleux qui utilisent le mot, de s’en revendiquer ou s’en démarquer selon le moment et l’interlocuteurE.
      par exemple un geek peut être gameurE, hackeurE, libriste, fan de SF, lecteurE de comics, lecteurE de mangas, amateurE de JDR ou/et fana d’héroique fantasy... certains geeks ne serons pas d’accord pour que tel ou tel type d’activités ou de gouts soient nommer geeks ce qui est bien pratique pour ne pas se sentir visé par l’article.

      C’est un peu comme si chacun avait sa définition perso du geek et de la culture geek. Comme si ca fesait un titre de noblesse mais surtout un signe d’appartenance, et donc d’exclusion .

      de toute façon les personnes qui refusent de voire la culture sous l’approche du genre le refuserons quoi qu’on leur dise quelque soit les evidences qu’on leur met sous leurs yeux. Mar_lard a fait un travail immense et perso je ne trouve rien à redire dans tout ce qu’elle montre et analyse. La culture geek est issu de la culture partiarcale (donc sexiste) et n’a jamais remis en cause ni interroger cet héritage, elle ne fait que le reproduire. J’ai lu les commentaires et beaucoup de réactions sont encourragantes, nombreux sont les intervenants qui disent que ca leur à ouvert les yeux sur quelquechose qu’ils sentaient mais ne savaient pas dire et dont ils n’imaginaient pas une telle ampleur. Tout ceci est extrenement postif et comme le souligne @Fil, en plus Mar_lard propose des solutions, concrètes, faisables et a differents niveaux, je pense que tout ceci est hyperpositif.

      Désolé c’est un peu décousu, il y a tellement a dire et j’ai la tête encore retourné par ma lecture de l’immense article de Mar_lard.

      @touti je ne connait pas #Richard_Stallman je vais regarder ca.
      Pour les dev il y a tout les stéréotypes sur les femmes avec les maths et l’informatique qui seraient des domaines masculins, c’est du lourd.
      Je suis tout de même assez optimiste surtout à cause des réactions positives que j’ai lu dans les comm de l’article. Sur l’espace francophone c’est tout nouveau d’avoir des analyses aussi poussées et d’avoir des geeks féministes ca donne de l’espoir. Après c’est comme toutes les causes pour l’égalité et la justice, beaucoup de peine pour peu de résultat, mais ca vaut le coup et on ne lâche rien (surtout ici avec les SeenThiseurEs).
      Et aujourd’hui on a gagner un document fabuleux plein d’exemples et de liens pour répondre sur ce sujet, nous sommes renforcé et ca me met de super humeur.

      Merci @Mar_lard.

    • @stephane, pourquoi vouloir absolument te rassurer que les geeks seraient moins sexistes que les gamers ? Que des geeks (ou des hommes), après la lecture de l’article ne se sentent pas concernés, cela prouve amha que les modes de protection pour éviter de se remettre en cause sont variés.
      J’ai cru avoir fait ici même la démonstration du côté insidieux du sexisme chez les geeks du logiciel libre, en citant justement Stallman, qui me fait bien gerber là, mais peut-être n’ai-je pas été assez claire.
      J’aurais nettement préféré lire un autre point de critique de ta part, si cela est possible tant le sujet du féminisme est difficile en informatique.

    • @mad_meg, moi aussi je suis trouve ça assez revigorant. Avec une grande diversité de points de vue dans le forum mais de magnifiques témoignages de prise de conscience qui rassurent !
      Concernant Stallman, il est malheureusement cité dans l’article pour des paroles que je ne recopierais pas, il se trouve être le pape génial et incontournable du logiciel libre, père de GNU, grand influenceur, d’où ma grande colère.

    • J’ai depuis toujours (depuis que j’encadre des gens) tenté de féminiser mes équipes. En vain. Pourquoi les informaticiens (les développeurs en particulier) sont-ils tous des hommes ?
      J’ai croisé des développeuses très compétentes. D’autres moins. Il y a pas mal de développeurs incompétents. Ça devrait faire des opportunités pour les femmes pourtant.

      En lisant l’ensemble de l’article, il y a eu des moments de franc malaise. Cette histoire au début, de cette nana dans une compétition, où elle se fait clairement harceler. On sent le moment où ça va finir en « on se ligue tous contre elle pour lui montrer ce qu’on est ». La seule chose qui me vient à l’idée, c’est « ce comportement est condamné par la loi ». Et ça devrait être la seule réponse de tous ceux qui assistent à la chose.

      J’ai aussi pensé à Jodorowsky. Et à son oeuvre « Les technopères » (1998). C’est de la BD. Et cette oeuvre futuriste fait terriblement écho à ce que je vois de l’industrie des jeux et des joueurs. Le héros, créateur de jeux, se prend à vouloir élever les masses en leur proposant le meilleur jeu jamais conçu à base de bons sentiments... et... il se fait rabrouer par ses maîtres et professeurs, pour cause de non concordances avec ce qui est attendu d’un jeu dans cette galaxie, jeux qui se doivent d’être bestiaux et avilissants...

      ...

    • @BigGrizzly
      Pour le peu de femmes chez les dev il y a de nombreux facteurs. Par exemple le fait qu’on décourage les femmes dès l’enfance à faire des mathématiques. Tout le long de leur scolarité les enfants sont orienté selon leur sexe. Et les filles ne sont pas encouragées a devenir devloppeuses. Si tu regarde les ordinateurs jouets pour enfants, les modèls roses pour filles ont moins d’options, sont plus primitifs et moins attractifs. Les jeux sont aussi marqué fortement Mar_lard en parle souvent.

      Les stéréotypes sexistes sont très profonds, même en en prennant conscience on n’en est pas débarrassé. Je trouve cela vertigineux même, sur nos papiers d’identité nos sexes sont indiqués avant nos noms* et prénoms, c’est comme si c’était plus important que nos individualités. Comme si avant d’être des personnes nous étions des sexes (perso ca me saoul d’être un sexe avant une personne). Remettre en cause la culture genrée c’est touché à quelquechose de plus profond que nos individualités, on est bien loin de commencer tout juste à prendre la mesure du boulot à faire quant on parle de changer les mentalités.

      Je suis parti un peu loin ^^, je reviens aux dev, en plus comme elles sont peu encouragé dans la fillière, pour celles qui y parviennent le fait d’être pionnière et rare est lourd. On fait souvent porté aux femmes le poids de leur sexe, cad qu’une femme dans un mileu masculin est sensé porté l’image et la légitimité de toutes les femmes. Elle doit faire ses preuves non seulement pour ses propres compétences mais aussi pour celle de toutes les femmes. C’est ce qui doit arrivé a d’autres groupes discriminés soit dit en passant. Je ne reviens pas sur l’hostilité de nombreux hommes. Il a aussi je pense l’effet « femme de service » ou parfois on peut avoir l’impression d’avoir été choisie pour qu’il y ait au moins une nana. Du coup on a l’impression que nos compétences ne sont pas reconnus, c’est très frustrant. Ca m’est arrivé dans un autre domaine j’ai pas du tout apprécié.

      Pour Jodorowsky, je le connait très peu, ca fait longtemps qu’on m’en parle mais je ne m’y suis toujours pas mise. Merci du rappel :)
      De toute façon les dominations sont liées. Le néolibéralisme et le patriarcats sont differents aspects de la domination qui de nombreux visages. Les bons sentiments dans ce monde c’est péjoratif, c’est la prédation qui est valorisé par des entreprises qui sont elles même des prédatrices.

      *la plus part du temps le nom de nos pères soit dit en passant

    • @biggrizzly j’ai résisté à le souligner, et puis je sais ton intelligence, donc voila, ce genre de langage ça fait mal, prends en conscience stp. C’est exactement ce que j’appelle le sexisme ordinaire, ça transpire tout seul sans qu’on n’y prête garde, vous reprendrez bien une petite louche d’inconscience ?

      Il y a pas mal de développeurs incompétents. Ça devrait faire des opportunités pour les femmes pourtant.

    • Oui, j’avais bien conscience que ça pouvait être mal interprété au moment de l’écrire. J’ai écrit comme j’aurais parlé, en faisant des raccourcis difficiles à comprends. Je voulais juste dire que c’est vraiment triste qu’il n’y ait pas plus de femmes, parce qu’il y a vraiment des places à prendre.

      Mais j’ai mon intuition (subjective) aussi sur le pourquoi de l’absence des femmes : l’informatique est un truc réellement mortifère à mon sens, tel qu’il est pratiqué. J’ai vraiment parfois la sensation de me débattre dans le monde des Technopères, où la technologie n’existe que pour elle même, et non pour ce qu’elle pourrait apporter au plus grand nombre. Voilà, j’ai parfois la sensation que ça les emmerde, à raison, parce qu’il y a des choses bien plus intéressantes à faire dans la vie que la dernière trouvaille JavaScript ou l’intégration des generics dans tel langage de programmation abscons... ce qui techniquement peut être passionnant... mais qui ne conduit à rien de bien concret à la fin.

    • Hihi @biggrizzly, ça ne passe toujours pas, même si ton intention est louable ! Pardon, mais il faut vraiment arrêter les préjugés sur la femme vie, terre, concrète, celle qui sait s’occuper avec amour de notre avenir, etc… et savoir qu’une femme peut être aussi conne qu’un homme, dans la pire égalité peut-être mais pas dans le fantasmes de la place qu’elle pourrait avoir si déjà on la lui laissait, en vrai ! :) . Donc la question n’est pas si les femmes ont à être plus compétentes ou moins compétentes, ou en quoi elles repenseraient le monde, elles ont à être, point barre.

      D’autre part, la part des femmes en informatique est un fait plus culturel qu’une sensibilité hormonale. Il y a des pays (je sais plus lesquels, Thaïlande ou Indonésie … ?!!) ou les femmes sont plus aux ordis que les hommes, tout simplement parce que cela ne symbolise pas la même chose. @mad_meg sur ce point, je te suis, car dès l’enfance en france en tout cas, les garçons vont mépriser le français qui appartiendrait au registre des filles (oui, oui je l’ai entendu plusieurs fois) pour se tourner vers l’abstrait des maths et de la technique. Tu vois le « concret » pour les filles ou il nait, d’un sexisme à la con, dont patissent aussi les garçons !

      Sinon, je suis d’accord avec toi sur le fait qu’il y a toujours surement mieux à faire dans la vie que d’être derrière un ordinateur ! Mais moi si ça me plait, ça me retire pas pour autant une part de ma féminité, enfin, j’espère :)

    • C’est pas moi qu’l’dit !

      « L’égalité hommes-femmes existera vraiment le jour où une femme incapable occupera un poste important, car l’inverse est déjà amplement vérifié » Edith Cresson

    • On est bien d’accord. Nous sommes ce que notre environnement nous permet de devenir et s’en extraire est une violence. :-)

      Là où je veux en venir dépasse le sujet de ce fil : l’informatique et la technologie en général, sont à mon sens totalement mortifères et inutiles, en tout cas de la façon dont nous les vivons actuellement.
      A quoi bon posséder un compte FB/DropBox le jour où il n’y a pas d’électricité ? A quoi bon cesser d’apprendre l’écriture manuscrite s’il n’est pas possible de fournir un ordinateur aux 9 milliards d’êtres humains (à l’horizon d’une génération sans un tel apprentissage)... et déjà rien qu’aux 300 millions d’américains.

      Je suis quasiment bon pour aller m’exiler élever des chèvres.

      Même les jeux sur ordinateur me mettent systématiquement mal à l’aise, tellement je les trouve inutiles, sans intérêt, et même carrément malsains. J’ai mis les doigts il y a quelques semaines dans un MMORPG. J’ai tout éteint au bout d’une semaine, d’une heure à l’autre, tellement les règles du jeu, la progression, tout, m’a semblé absolument creux et inepte, écrit par avance, calibré, sans surprise. Création de l’humain médiocre pour l’humain médiocre.

      Je suis aussi quasiment bon pour le suicide, tellement ce monde manque de sujets enthousiasmants. ;-)

    • oui c’est une reprise de Françoise Giroud
      on en parle ici http://blog.francetvinfo.fr/ladies-and-gentlemen/2013/03/14/il-y-a-30-ans-exactement-francoise-giroud-disait-la-femme-serait-v

      Ahahala Edith Cresson qu’est-ce qu’elle à morflé, j’était jeune quant elle etait au gouvernement mais j’ai toujours eu beaucoup d’empathie pour elle et je prennait souvent sa défense bien qu’a l’époque ma culture féministe et politique etait sommaire.

      Pour le coup de femmes et les maths je l’ai vecu, mon frangin n’etait pas meilleur que moi en math, on dessinait tous les deux, nos niveaux scolaires étaient assez proches (et peu brillants). J’avais beaucoup plus de difficultés en langue et à l’écrit qu’en sciences et j’ai été orienté en littéraire et mon frère en scientifique (il etait meilleur en langue et en français que moi pourtant). A l’époque ca ne me posait pas de pbl car la section scientifique me semblait trop dure (probablement trop dure pour une fille), mais avec le recule je pense que mes parents étaient aux prises avec ce stéréotype et moi aussi.

    • @BigGrizzly
      pour l’informatique, les dev en praticulier il y a aussi le fait que c’est une profession valorisé et prestigieuse, dans un monde informatisé, les codeurs sont un peu des prêtres, ils ont beaucoup de pouvoir (même si ca te semble ridicule par rapport à ton vecu).
      J’ai un souvenir d’un cour d’ethnologie à la fac, on étudiait les fons (ca ne s’ecrit probablement pas comme ca) au Dahomé, et là bas ce sont les hommes qui font la couture, et les femmes traditionnellement s’occupaient des poteries. Dans la culture fon, la poterie c’etait pas glorieux, un truc de nana, inversement il n’y avait pas plus noble et préstigieux comme activité que la couture. Normal c’est les mecs qui pratiquent.
      Cette histoire m’a fait comprendre un peu le déplacement des valeurs qui s’opère quant un domaine est investi par les femmes. Par exemple pour l’enseignement, quant les instits etaient des hommes, c’etait un metier respectable, aujourd’hui on sais très bien comment sont considéré les instits, leur propre ministre les traite de changeuse de couches. Pour l’info, c’est un domaine associé au pouvoir, les femmes n’y sont pas bienvenu, le jour ou le pouvoir ira ailleur, tu trouvera plein de develloppeuses et pour pas cher... tristesse.

      Pour les MMO j’ai failli disparaitre dans EVEonline c’etait il y a un moment, je croi que le jeu a changé, mais c’etait génial, je te le conseil pas c’est de la drogue dur.

    • @biggrizzly, vas-y fonce, va élever des chèvres si ton désir de vivre passe par là, faut savoir s’écouter vraiment.
      Et en général, c’est à marée basse qu’on rencontre les plus beaux coquillages :)

    • c’est toujours relatif a quoi on compare. Si tu compare aux commericaux ou traders je comprend ta réaction. Sauf que si tu compare aux personnes qui font le ménage dans tes bureaux (et qui sont la plus part du temps des femmes), c’est un autre point de vue. Je dit pas que les codeurs sont les big boss de la société, mais ils font partie des métiers assez bien rémunéré et prestigieux socialement, même si ca l’est moins qu’a une certaine époque.

    • Ah oui, manach la grande claque ! les femmes on supporte de les entendre parler d’internet mais uniquement si ça a trait au féminisme !

    • Je repassait par là et je remarque qu’entre 2013 et 2019 il n’y a aucune amélioration, les hommes qui étaient sensibles aux questions de sexisme l’étaient déjà à l’époque et les machos dans le déni le sont toujours autant aujourd’hui qu’en 2013 et à l’époque j’avais au moins le droit de mettre des tags sur #richard_stallman sans être censuré.

      –-
      J’en profite pour archive ceci car c’est un tres bel exemple des methodes des dominants pour maintenir leurs privilèges et tenir les femmes à l’écart de leur milieu.

      Stéphane Bortzmeyer 16/03/2013

      Dommage que l’auteure utilise le terme « geek » pour « gamer ». Il y a quelques exemples en dehors de ce monde (qui a l’air sérieusement taré) mais pas beaucoup.

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      Stéphane Bortzmeyer 24/03/2013

      Un éditorial de PC Inpact appelant à prendre la question du sexisme au sérieux, et les médias à agir : ▻http://www.pcinpact.com/news/78457-edito-sexisme-chez-geeksjoueurs-aux-medias-montrer-exemple.htm ( et, en plus, eux ne mélangent pas geeks et gamers ).

      Les bro de PC impact savent nommer les choses de manière à faire le plaisir des dominants, pas comme cette Mar_lard qui n’y connais rien en geeks...
      Selon ce geek, il n’y a pas de sexisme chez le geeks, ni chez les codeurs, ni au MIT, ni chez les libristes, ni sur seenthis, ni chez Stallman (qui est un gamer je présume), mais il y en a chez les gamers (et ce geek qui parle semble avoir force mépris pour les gameurs, qui sont des autres, et les machos c’est toujours des autres pour les machos). Les sexistes dénoncés par Mar_lard sont ainsi réduit à de simple tarés ce qui est une technique de l’oppresseur pour dépolitiser la question des violences et discriminations sexistes et sexuelles.
      Je trouve aussi assez révélateur que ce geek ne se ressente pas comme un privilégié ou un dominant.

      #déni #nice_guy #sauflamien #macho_de_gauche