• La petite photo du jour : deux livres qui arrivent pile-pluie !
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/51157391418

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    Où sont les « Gens du Voyage » ?
    de William Acker et une fabuleuse équipe autour de lui dont la bande à @visionscarto
    Petit Manuel Critique d’Éducation aux Médias
    des Collectifs La Friche / EDUmédias
    Les deux à commander version papier ou retrouver version pdf chez les éditions du commun : https://www.editionsducommun.org pour qui l’accessibilité aux savoirs n’est pas une posture
    .
    #photodujour #pictureoftheday #photooftheday #picoftheday #fotodeldia #livre #levr #book #libro #lecture #lenn #reading #lectura
    .
    4 mai 2021, #Nantes.
    « les petites photos »
    ¤ autres photos : https://vu.fr/ValKphotos
    ¿ infos audios : frama.link/karacole
    ☆ oripeaux : frama.link/kolavalk
    ◇ rdv locaux : 44.demosphere.net
    ○ réseaux : twitter.com/valkphotos
    ♤ me soutenir : https://liberapay.com/ValK

  • #Sangue_giusto. #Francesca_Melandri

    Roma, agosto 2010. In un vecchio palazzo senza ascensore, Ilaria sale con fatica i sei piani che la separano dal suo appartamento. Vorrebbe solo chiudersi in casa, dimenticare il traffico e l’afa, ma ad attenderla in cima trova una sorpresa: un ragazzo con la pelle nera e le gambe lunghe, che le mostra un passaporto. «Mi chiamo Shimeta Ietmgeta Attilaprofeti» le dice, «e tu sei mia zia.» All’inizio Ilaria pensa che sia uno scherzo. Di Attila Profeti lei ne conosce solo uno: è il soprannome di suo padre Attilio, un uomo che di segreti ne ha avuti sempre tanti, e che ora è troppo vecchio per rivelarli. Shimeta dice di essere il nipote di Attilio e della donna con cui è stato durante l’occupazione italiana in Etiopia. E se fosse la verità? È così che Ilaria comincia a dubitare: quante cose, di suo padre, deve ancora scoprire? Le risposte che cerca sono nel passato di tutti noi: di un’Italia che rimuove i ricordi per non affrontarli, che sopravvive sempre senza turbarsi mai, un Paese alla deriva diventato, suo malgrado, il centro dell’Europa delle grandi migrazioni.Con Sangue giusto Francesca Melandri si conferma un’autrice di rara forza e sensibilità. Il suo sguardo, attento e profondissimo, attraversa il Novecento e le sue contraddizioni per raccontare il cuore della nostra identità.

    https://rizzoli.rizzolilibri.it/libri/sangue-giusto
    #livre #littérature #Italie_coloniale #migrations #colonialisme #corne_d'Afrique #colonisation #histoire #fascisme #roman

    –—

    ajouté à la métaliste sur le colonialisme italien :
    https://seenthis.net/messages/871953
    Et plus précisément ici :
    https://seenthis.net/messages/871953#message900659

    • Le livre Sangue giusto a été traduit en français avec le titre

      Tous, sauf moi

      2010, Rome. Ilaria, la quarantaine, trouve sur le seuil de sa porte un jeune Éthiopien qui dit être à la recherche de son grand-père, Attilio Profeti. Or c’est le père d’Ilaria. À quatre-vingt-quinze ans, le patriarche de la famille Profeti est un homme à qui la chance a toujours souri : deux mariages, quatre enfants, une réussite sociale éclatante. Troublée par sa rencontre avec ce migrant qui déclare être son neveu, Ilaria commence à creuser dans le passé de son père.
      À travers l’enquête d’Ilaria qui découvre un à un les secrets sur la jeunesse de son père, Francesca Melandri met en lumière tout un pan occulté de l’histoire italienne : la conquête et la colonisation de l’Éthiopie par les chemises noires de Mussolini, de 1936 à 1941 – la violence, les massacres, le sort tragique des populations et, parfois, les liens qu’elles tissent avec certains colons italiens, comme le fut Attilio Profeti.
      Dans ce roman historique où l’intime se mêle au collectif, Francesca Melandri apporte un éclairage nouveau sur l’Italie actuelle et celle des années Berlusconi, dans ses rapports complexes avec la période fasciste. Naviguant habilement d’une époque à l’autre, l’auteur nous fait partager l’épopée d’une famille sur trois générations et révèle de façon bouleversante les traces laissées par la colonisation dans nos sociétés contemporaines.

      http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Du-monde-entier/Tous-sauf-moi

    • « Tous, sauf moi », le roman qui met l’Italie face à son héritage colonial

      Francesca Melandri dynamite la #mémoire sélective entretenue sur le passé impérial de l’Italie en Afrique. Son dernier livre pulvérise les couches de silence accumulées depuis l’ère fasciste et combat le révisionnisme historique des années Berlusconi.

      Le roman s’ouvre en 2012 à Rome, sur le décès d’un vieillard de 97 ans. « Tous, sauf moi » était le mantra d’Attilio Profeti, obsédé par l’idée d’être le dernier de sa génération à quitter ce bas monde. Depuis bien longtemps, les enfants issus de sa double vie avaient découvert leur existence mutuelle. Mais cela ne faisait que deux ans que sa fille Illaria avait vu débarquer sur son palier un certain Shimeta Ietmgeta Attilaprofeti. Venu d’Éthiopie, celui-ci s’était présenté comme son neveu, c’est-à-dire le petit-fils dudit vieillard, à la mémoire déjà trop effilochée pour confirmer quoi que ce soit.

      Ce point de départ fournit le prétexte à une investigation filiale qui tient le lecteur en haleine pendant plus de 500 pages facilement dévorées, en lui faisant remonter le temps jusqu’à cent ans en arrière. Dans cet ouvrage publié en 2019, à (re)découvrir dans les librairies déconfinées, l’écrivaine Francesca Melandri enchevêtre plusieurs récits de vie qui éclairent de manière sensible l’histoire récente de l’Italie. Sa prose alterne subtilement entre l’empathie pour ses personnages, un humour féroce, des descriptions cliniques et quelques rebondissements surprises.

      On suit ainsi le long parcours d’Attilio Profeti, fils d’un cheminot étranger aux idées fascistes, dont l’enfance sera néanmoins tout entière marquée par le régime de Mussolini. Engagé en Éthiopie, dont la conquête en 1936 fit beaucoup pour l’adhésion populaire au nouveau régime, il y laissera une femme et une progéniture qu’il ne reconnaîtra jamais, au contraire de certains compagnons « ensablés », émigrés ou anciens soldats jamais repartis du pays. Beau et chanceux, il trouvera après la guerre un protecteur auprès de qui bénéficier des nombreux avantages d’une démocratie chrétienne hégémonique et corrompue.

      Avec sa fille Illaria, une femme indépendante ayant grandi pendant la dégénérescence du système de partis de la Première République, voilà le lecteur plongé dans les années Berlusconi, cauchemardesques pour quiconque ayant conservé des idéaux de gauche, ou tout simplement une haute idée de l’action publique. Son enquête l’incitant à s’accommoder avec les principes moraux qu’elle s’était fixés, Illaria voit s’échapper son fantasme de rester imperméable au climat d’abaissement et de compromission encouragé par le magnat transalpin des médias.

      Motivée par une oppression politique bien plus directe et brutale, l’odyssée du jeune Éthiopien jusqu’à Rome fait écho aux tragédies migratoires vécues ces dernières années entre la Corne de l’Afrique et les côtes européennes, en passant par le Soudan et la Libye. « Qu’est-ce qu’une frontière au milieu du désert ?, lit-on au commencement de son parcours éprouvant. Une ligne invisible au-delà de laquelle il y a ceux qui te frappent, ceux qui te donnent à boire, ceux qui volent ton argent et ceux qui font un peu tout ça à la fois. Ou bien encore, là où il n’y a plus personne parce que le chauffeur a perdu la piste et alors on meurt. »

      La grande réussite de Melandri est de ne pas dérouler ces récits en silos, mais de les faire résonner les uns avec les autres. Elle nous fait ainsi découvrir, ou mieux entendre, les échos du passé impérialiste italien dans la vie politique contemporaine, par exemple lors de la réception de Kadhafi par Berlusconi en 2010. En reliant par la fiction des destins individuels, la romancière réunit dans le même geste des fragments d’histoire nationale artificiellement séparés – et surtout excessivement négligés – dans la mémoire collective.

      C’est en effet l’impensé colonial de son pays (lire l’article de Ricardo Antoniucci) que Melandri met au jour, dans une sorte de forage impitoyable de la psyché nationale. Elle le fait sans ménagement, n’épargnant pas au lecteur les récits atroces – sans être gratuits – des violences sexuelles et crimes de guerre commis par l’armée italienne. Sur la base d’une documentation solide, et avec les armes d’un art populaire, elle entreprend de défaire les couches de silence qui ont enveloppé cette histoire qui n’a rien eu d’anecdotique.

      Par honte, peur de la justice ou déni psychologique, les « revenants » d’Abyssinie avaient été avares de témoignages : « Tous se taisaient. Chacun de ces petits ruisseaux de silence confluait avec le grand fleuve des omissions officielles, qui, à son tour, alimentait la grande mer de la propagande sur l’Afrique orientale. »

      Une fois le fascisme vaincu, la reconstruction mémorielle du pays a débouché sur le mythe d’un pays victime d’un phénomène politique aberrant : « Tout ce qui, à tort ou à raison, était associé au fascisme était considéré comme un corps étranger, une parenthèse, une déviation du vrai cours de l’histoire de la patrie, celui qui reliait l’héroïsme du Risorgimento à celui de la Résistance. L’Italie était un ancien alcoolique qui, comme tout nouvel adepte de la sobriété, ne voulait pas être confondu avec le comportement qu’il avait eu lors de sa dernière cuite. »

      Tout en rappelant que l’entreprise coloniale a été lancée plus de vingt ans avant l’avènement du régime mussolinien, Melandri insiste sur la centralité de l’impérialisme dans le fascisme italien. Elle s’inscrit dans le sillage de réflexions similaires menées dans le champ académique, comme chez Marie-Anne Matard-Bonucci. Dans un ouvrage important, Totalitarisme fasciste, celle-ci insiste sur le fait que le culte de la violence se situait bien au cœur du mouvement puis du régime politique de Mussolini (voir notre entretien vidéo).

      « Pour le pouvoir fasciste, écrit l’historienne, la terreur [dans les colonies] n’était pas une dérive, mais une façon de faire de la politique. » Un chapitre entier de son ouvrage est d’ailleurs consacré à la propagande viriliste déployée en arrière-fond des conquêtes coloniales, dans lequel elle explique comment le « spectre du métissage », signe d’une radicalisation raciste du régime, a finalement débouché sur une réglementation stricte de la sexualité en terrain colonial.

      Or, c’est précisément dans cette torsion idéologique que s’inscrit la biographie inventée d’Attilio Profeti : adolescent contemplant des cartes postales de corps animalisés et « exotisés », soldat parmi ceux confrontés à leur disponibilité au cours d’une conquête militaire les ayant transformés en proies faciles, amoureux préférant délaisser l’objet de sa fascination plutôt que d’hypothéquer son avenir au sein d’un régime ne tolérant pas l’altération du pur sang italien.

      À plusieurs reprises, dans les pages les plus contemporaines, la romancière étrille le révisionnisme historique encouragé par Berlusconi et ses alliés de droite dès leur arrivée au pouvoir. Comme l’a montré un autre historien, Olivier Forlin, les années 1990 ont de fait été le moment d’une « relativisation de l’héritage fasciste » et d’une mise en équivalence douteuse entre partisans et fascistes pendant la guerre civile de 1943-45, présentée comme un moment regrettable de division nationale.

      De façon plus générale, c’est la dégénérescence morale incarnée par Berlusconi dont témoignent les personnages du roman. Parmi eux, l’amant d’Illaria, Piero Casati, est décrit comme un élu « entré en politique avec une idée d’efficacité conservatrice [...] ; où les excès des hommes d’État de la Première République seraient corrigés par un peu de marché sain, par l’allègement de la lourdeur du fonctionnement de l’administration », mais qui se retrouve plongé dans « un climat de Bas-Empire, de foire d’empoigne, avec des rats dans la soute qui rongent les dernières croûtes avant que le bateau ne s’écrase sur les rochers ».

      Les adversaires de centre-gauche de Berlusconi ne sont pour autant pas épargnés dans le roman. À plusieurs occasions, Melandri souligne leur responsabilité partagée dans l’absence de travail mémoriel satisfaisant, et dans la mise en œuvre de lois désastreuses pour la dignité et l’intégrité physique des migrants ayant tenté leur chance depuis l’autre côté de la Méditerranée.

      Épique et subtil autant qu’éprouvant, Tous, sauf moi s’inscrit dans un mouvement de pluralisation de la mémoire italienne, que d’autres romanciers et chercheurs ont lancé à la lumière d’une histoire impériale réévaluée. L’originalité de Melandri est de montrer en quoi le legs colonial pèse encore dans l’inconscient, les représentations et les affects contemporains. Il est heureux que les lectrices et lecteurs français y aient aujourd’hui accès, deux ans après sa parution en Italie.

      https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/010620/tous-sauf-moi-le-roman-qui-met-l-italie-face-son-heritage-colonial
      #impensé_colonial

  • Nuit Dickens 1/2 – série de podcasts à écouter – France Culture
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/nuit-dickens-12
    Philippe Garbit vous propose une 1ère Nuit Dickens (11 épisodes) en compagnie de Sarah Thornton, Céline Prest, Clémence Folléa et Aurélien Bellanger.

    « Pourquoi suis-je devenu fabricant de jouet ? » s’interroge un personnage-de « méchant » -dans l’un des #Contes_de_Noël de #Charles_Dickens. « Mais parce que je déteste les enfants –c’est sale, c’est cruel, ça bave, ça crie… et tout le reste ! D’où ce métier de fabricant de jouet : pour donner des cauchemars aux enfants. »

    [The Posthumous Papers of the Pickwick Club]
    Trad. de l’anglais par Sylvère Monod. Édition de Céline Prest
    http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Quarto/Les-Papiers-posthumes-du-Pickwick-Club

  • Isabelle Ferreras et Johann Chapoutot, penseurs du management - Ép. 3/3 - Retrouver la confiance avec...
    https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/entendez-vous-leco-emission-du-jeudi-10-decembre-2020


    https://www.youtube.com/watch?v=2-uMGQqWG9A

    Alain Bashung - scènes de manager

    Le télétravail a provoqué un profond changement dans le monde de l’entreprise. Bien qu’éloignés de leurs lieux de travail, les salariés sont restés productifs. Serions-nous au début d’une nouvelle forme de management, basée sur la confiance ?

    #management #manager #organisation_du_travail

    • Avec sa description du travail dans l’Allemagne nazie, l’historien Johann Chapoutot bat en brèche quelques idées reçues comme un supposé « Etat fort » propre au IIIe Reich. Et tisse des liens avec certains aspects du management moderne, lorsque l’individu disparaît au profit de l’entreprise.
      https://www.franceculture.fr/histoire/johann-chapoutot-le-nazisme-une-multitude-de-centres-de-pouvoir-qui-so
      #Johann_Chapoutot Libres d’obéir. Le management, du nazisme à aujourd’hui
      http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/NRF-Essais/Libres-d-obeir

      Reinhard Höhn (1904-2000) est l’archétype de l’intellectuel technocrate au service du IIIe Reich. Juriste, il se distingue par la radicalité de ses réflexions sur la progressive disparition de l’État au profit de la « communauté » définie par la race et son « espace vital ». Brillant fonctionnaire de la SS – il termine la guerre comme Oberführer (général) –, il nourrit la réflexion nazie sur l’adaptation des institutions au Grand Reich à venir – quelles structures et quelles réformes ? Revenu à la vie civile, il crée bientôt à Bad Harzburg un institut de formation au management qui accueille au fil des décennies l’élite économique et patronale de la République fédérale : quelque 600 000 cadres issus des principales sociétés allemandes, sans compter 100 000 inscrits en formation à distance, y ont appris, grâce à ses séminaires et à ses nombreux manuels à succès, la gestion des hommes. Ou plus exactement l’organisation hiérarchique du travail par définition d’objectifs, le producteur, pour y parvenir, demeurant libre de choisir les moyens à appliquer. Ce qui fut très exactement la politique du Reich pour se réarmer, affamer les populations slaves des territoires de l’Est, exterminer les Juifs.
      Passé les années 1980, d’autres modèles prendront la relève (le japonais, par exemple, moins hiérarchisé). Mais le #nazisme aura été un grand moment managérial et une des matrices du management moderne.

  • Lecture d’un extrait du livre « Là d’où je viens a disparu » de Guillaume Poix

    http://liminaire.fr/radio-marelle/article/la-d-ou-je-viens-a-disparu-de-guillaume-poix

    Sarah, Litzy, Eva, Luis, Angie, viennent de tous les continents, ils ont en commun d’avoir voulu un jour quitter leur pays pour fuir l’extrême pauvreté, la menace et la pression des gangs ou la privation de liberté, en abandonnant leur famille pour une vie meilleure. Tous ont le cœur lourd de souvenirs et d’injustices, ils croient en leur avenir et en leur chance de s’en sortir, comme les autres. (...) #Radio_Marelle / #Écriture, #Histoire, #Langage, #Livre, #Lecture, #Récit, #Vidéo, #Voix, #En_lisant_en_écrivant, #Mémoire, #Enfance, #Podcast, (...)

    #Biographie

    http://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_la_d_ou_je_viens_a_disparu.mp4

    http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Verticales/Verticales/La-d-ou-je-viens-a-disparu

  • « Il faut s’adapter » - Barbara Stiegler
    http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/NRF-Essais/Il-faut-s-adapter

    D’où vient ce sentiment diffus, de plus en plus oppressant et de mieux en mieux partagé, d’un retard généralisé, lui-même renforcé par l’injonction permanente à s’adapter au rythme des mutations d’un monde complexe ? Comment expliquer cette colonisation progressive du champ économique, social et politique par le lexique biologique de l’évolution ? La généalogie de cet impératif nous conduit dans les années 1930 aux sources d’une pensée politique, puissante et structurée, qui propose un récit très articulé sur (...)

    #technologisme #domination #GigEconomy #lutte #travail #biopolitique

  • Les fils conducteurs - Guillaume Poix
    http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Verticales/Verticales/Les-fils-conducteurs

    « Quand les enfants crèvent les écrans, quand ils arrachent le plastique et fractionnent les écorces de cette forêt véreuse, quand ils posent les doigts sur les fils conducteurs, les dénudant de leur enveloppe isolante pour atteindre l’âme dont ils jaugent la souplesse, le courant pourrait surgir, s’accrocher à leurs phalanges, les mordre – et puis les avaler. » Près du port d’Accra, au Ghana, dans une immense décharge de produits électroniques, Isaac et Moïse initient Jacob à la « fouille ». Trois (...)

    #écologie #technologisme #obsolescence #santé #enfants

    ##santé

  • Minerais de sang - Christophe Boltanski
    http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-actuel/Minerais-de-sang

    Qui connaît la cassitérite, ce « minerai de sang » ?

    C’est le principal minerai de l’étain. On le trouve partout, dans nos téléphones portables, nos radios, nos télévisions. Mais à quel prix ?

    Dans ce livre-enquête, dans cette traque policière sur plusieurs continents, Christophe Boltanski nous fait suivre – depuis les mines du Nord-Kivu au Congo, où des gamins africains s’enfoncent sous la terre au péril de leur vie, jusqu’aux tours de la Défense, où des entreprises mondialisées disent tout ignorer du (...)

    #minerais #enfants #travail #smartphone #santé #écologie

    ##santé

  • Michel Foucault à la télévision française en 1966

    Après "Les mots et les choses", Foucault allait publier "L’archéologie
    du savoir" (1969) et surtout introduire le concept de biopolitique /
    biopouvoir dans "Naissance de la biopolitique" (1976).

    Voir aussi l’essai de Jean-Marc Mandosio « Longévité d’une imposture : Michel Foucault », paru aux éditions de l’Encyclopédie des nuisances, excellentissime entreprise éditoriale.,

    Le compte-rendu de l’ouvrage de Mandosio, latiniste à l’EPHE :

    https://anniceris.blogspot.com/2009/07/longevite-dune-imposture-michel.html

    Il y a là quelques unes des raisons de la "réception" mitigée de
    Foucault, non pas par ceux qui ne l’ont pas lu et pensent qu’il est
    forcément du même côté que nous, mais par les situs et post-situs.

    https://player.ina.fr/player/embed/I05059752/1/1b0bd203fbcd702f9bc9b10ac3d0fc21/wide/1

    • J’ai commencé à voire apparaitre des critiques par rapport aux pétitions de #matzneff et hier j’ai pu voire qu’il etait critiqué dans les echanges autour de « le phallus et le néant » de Sophie Robert. Merci pour la doc.
      En fait ca me fait pensé à Lacan, gouroutisme, nombrilisme misogyne, et langage abscon. Ca explique pourquoi j’ai jamais tenu plus de 10 mins à écouté Foucault mais du coup je suis pas très avancé sur ce qui fait que sa pensée est défaillante. Ou peut être la manière de dire tout et son contraire avec des mots vides et jamais définit comme « épistémé »
      Si je vais voire la définition sur wikipédia c’est vraiment obscure et la personne qui a ecrit la définition à pas l’air de savoir non plus qu’est ce que c’est l’épistémè

      Michel Foucault, dans Les Mots et les Choses, voit dans l’épistémè une notion de philosophie, d’histoire et de sociologie où alors que l’épistémologie renverrait à une généalogie du savoir, en tant qu’étude des sciences (objectifs, organisations et méthodes des objectifs, principes fondamentaux, ses enseignements, relations entre elles, etc.), l’épistémè reviendrait à contextualiser le savoir et à décrire ce qu’il est à une époque donnée.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pist%C3%A9m%C3%A8

    • Dans la vidéo, Foucault enterre l’humanisme avec Sartre « philosophe du XIXem siècle » et sa « philosophie de l’aliénation » pour faire valoir le structuralisme « … ce qu’il y a de proprement vécu chez l’homme n’est qu’une sorte de scintillement de surface au dessus de grands systèmes formels … sur lesquels flottent de temps en temps l’écume et les nuages de l’existence propre ».
      « l’homme est en train de disparaitre »
      "Ce serait déjà bien beau si la pensée pouvait découvrir ce qu’il y d’inconscient dans l’épaisseur même de ce que nous pensons"
      #conte_social
      #philosophie
      #lacan
      #inconscient

      J’analyse cette vidéo en sachant que Foucault, considéré comme un demi-dieu à la fin des années 70, a œuvré devant la commission parlementaire en 1978 pour la correctionnalisation des viols (auparavant passibles des assises) et l’abaissement de l’âge de la majorité sexuelle http://foucault1978.blogspot.com/2007/07/pudeur.html
      Il avait également signé plusieurs publications et pétitions en ce sens, dont celle de Matzneff.

      Je vois donc dans son discours philosophique la justification perverse de la libération de la morale en utilisant la psychanalyse et l’inconscient comme nouveaux paradigmes au-dessus des lois, et par là même, la déresponsabilisation des actes humains barbares comme le viol des enfants.

      Il a d’ailleurs travaillé à une histoire de la sexualité dont les femmes sont inexistantes et qui fait donc la part belle aux prédateurs sexuels.

      https://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Bibliotheque-des-Histoires/Les-aveux-de-la-chair

      « Centré sur la façon dont saint Augustin et les Pères de l’Église concevaient le désir, Les aveux de la chair paraît enfin. »
      Élisabeth Roudinesco, Le Monde des Livres

      je rappelle que Saint Augustin avec Flaubert le violeur d’enfants, sont les grands maitres à penser de l’infâme et puant Pierre Bergé, qui a tenu en main les bourses du pouvoir depuis l’avènement de Mitterrand jusqu’à Macron.

      Extrait de l’avertissement/préface
      En 1976, Michel Foucault fait paraître — sous le titre La volonté de savoir — le premier tome d’une Histoire de la sexualité dont la quatrième de couverture annonce une suite prochaine en cinq volumes, respectivement intitulés :
      2. La chair et le corps ;
      3. La croisade des enfants ;
      4. La femme, la mère et l’hystérique ;
      5. Les pervers :
      6. Population et races

    • Je découvre une nouvelle pourriture chez les héritiers de Foucault, François Ewald est donc à ajouter à Dominique Lecourt.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Lecourt
      Dominique Lecourt signataire de la lettre ouverte pour la révision du code pénal, représentant légal de Althusser qu’il a aidé après le meurtre de sa femme, également proche de Denis Kessler et du cercle Le Siècle

      https://fr.wikipedia.org/wiki/François_Ewald
      Ancien assistant de Michel Foucault au Collège de France

      Autrefois maoïste, il fut conseiller du MEDEF à l’époque d’Ernest-Antoine Seillière.

      Cf même article

      Foucault l’a toujours dit et répété : les textes, et surtout les siens, ne sont que des boîtes à outils. Libre à ceux qui en disposent d’en faire l’usage qu’ils ont besoin - l’héritage foucaldien pouvant ainsi être revendiqué tant dans les rangs des altermondialistes (voir Julien Coupat) que dans ceux du Medef (voir François Ewald).

  • L’#hôpital applaudi par ceux qui l’ont appauvri

    La gestion de l’épidémie repose sur un #système_sanitaire précaire, rationalisé à outrance et maltraité.
    Voilà un fameux #paradoxe : c’est à un #hôpital_public dont les acteurs clament depuis des mois qu’il est en détresse et en survie précaire et à qui on objectait les #contraintes_budgétaires pour leur refuser un #apport_financier à hauteur de leur demande, qu’il incombe aujourd’hui de sauver la patrie en danger. Je ne sais pas moi, mais si j’étais un de ces responsables, notre empathique président au premier chef, qui à longueur d’antenne font, des trémolos dans la voix, l’éloge du dévouement de nos soignants (notez l’affectueux possessif sans doute comme une excuse), je serais dans mes petits souliers. Parce que ce sont eux, justement, les responsables de ce paradoxe, eux qui, l’#urgence_sanitaire ne peut le faire oublier, ont depuis des décennies, et sans solution de continuité d’un gouvernement à l’autre, imposé au système de santé ce business model asservi à la #doxa_libérale qui l’a mis au bord du gouffre.

    Dommage que les librairies soient fermées : je vous aurais dit d’y courir acheter d’abord de la poésie, qui est depuis toujours un anticorps à l’affaissement moral et d’un même mouvement l’opuscule de #Stéphane_Velut, neurochirurgien au CHU de Tours, l’Hôpital, une nouvelle industrie (« Tracts » Gallimard). En quarante pages péremptoires et lumineuses, Velut décrit le processus d’assujettissement de l’hôpital aux diktats de la #rentabilité et de l’#efficacité, bref de la #rationalisation_économique. On y apprend comment on passe de l’hôpital de #stock (le stock, c’est vous et moi, malades, et le stock, ça encombre et, horreur, ça coûte) à l’hôpital de #flux, comment le #bed_manager (sic) fait la loi, comment on gère et organise à coups de GHM, GHS, T2A, PMSI, DMS, Fast RAAC, etc. Vous ne comprenez rien à ces sigles ? Moi non plus. Mais cette abstraction dit tout : le sous-titre de ce formidable petit traité d’intelligence politique est justement le #Langage_comme_symptôme. Il s’agit bien ici de faire entrer de force la réalité dans un schéma conceptuel hors-sol, coûte que coûte si l’on peut dire. Ce que ça coûte ? La négation de l’humain, de ce que Velut nomme le « trop humain » que l’Administrant, qui a, lui, le sens des réalités, n’a pas le temps de considérer. On se permettra de rappeler à l’Administrant, et particulièrement à l’Administrant en chef, qui en tirera sûrement les conséquences, cette pensée du poète Georges Perros : « Le sens des réalités va contre le sens de la réalité. »

    https://www.liberation.fr/france/2020/03/18/l-hopital-applaudi-par-ceux-qui-l-ont-appauvri_1782286

    #hypocrisie #hôpitaux #applaudissement

    • L’Hôpital, une nouvelle industrie. Le langage comme symptôme

      Tenter de soustraire au maximum le #facteur_humain, #trop_humain, du #système_hospitalier, c’est prendre le risque que ce système s’effondre. Il faudra quand même, un jour, se demander si c’est bien.
      Stéphane Velut.

      Tout juste soixante ans se sont écoulés depuis la création des Centres hospitaliers universitaires. Ces structures sont le cœur d’un système à la réputation excellente. Mais ce cœur s’est emballé. Le corps soignant s’épuise et les patients s’inquiètent. Les crises se succèdent avec leurs ordonnances de vains remèdes. Le malade que nous sommes, ou que nous serons presque tous un jour, a tout lieu de s’inquiéter. Le mal est profond. Il s’entend dans le nouveau langage qui s’est imposé au sein des pratiques hospitalières. Tel est l’éloquent symptôme qui révèle le dessein de faire de l’hôpital une nouvelle industrie, au mépris de son humaine justification. Un dessein indicible, qui rêve de fondre le soin dans la technicité abstraite et gestionnaire de notre société.


      http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Tracts/L-Hopital-une-nouvelle-industrie
      #livre

  • Matzneff : « Pourquoi un pédophile sans talent a-t-il été publié et encensé ? », par Elisabeth Roudinesco
    https://www.nouvelobs.com/idees/20200110.OBS23286/matzneff-pourquoi-un-pedophile-sans-talent-a-t-il-ete-publie-et-encense-p

    #déni habituel des psychanalystes qui sont très nombreux à entretenir la culture du viol, la cupabilisation des victimes... Je met le passage sur #Dolto .

    François Dolto traînée dans la boue

    Hanté par le fantasme d’une France pervertie par mai 68, bon nombre de commentateurs d’aujourd’hui racontent donc tout et n’importe quoi, confondant les pétitions des années 1970 avec les affaires contemporaines de harcèlement ou de viol, MeToo, « Balance ton porc », Harvey Weinstein, Tariq Ramadan, Roman Polanski et même Françoise Dolto, qualifiée de pédophile par des ligues de vertu anti-freudiennes – toujours les mêmes – qui réclament que soient débaptisées les 167 écoles qui portent son nom (« Le Canard enchaîné », 8 janvier 2020). Et de citer à l’emporte pièce des phrases incohérentes tirées de deux livres d’entretiens fabriqués à la va-vite, le premier l’année de sa mort (« La Cause des adolescents », Laffont, 1988) et le deuxième à titre posthume (« L’Enfant, le juge et la psychanalyse », Gallimard, 1999) publié par sa fille. On en trouve la liste sur internet depuis des lustres et dieu sait si Dolto, une fois célébrée par les médias, a pu raconter n’importe quoi puisqu’elle ne parlait que de cas individuels, issus de son expérience clinique, elle qui avait été trainée dans la boue par René Schérer pour son adhésion à la moralité chrétienne. A ce train là, on l’accusera un jour d’avoir sodomisé des bébés.

    –-----
    Je relève aussi la dépolitisation que fait Roudinesco en critiquant le fait que la dénonciation des viols sur mineurs ai un lien avec la dénonciation des violences sexuelles.
    Sinon pour sa blague sur la sodomie les bébés - qu’est ce qu’elle en sait Roudinesco, peut être que Dolto sodomisait des bébés, en quoi ca serait aussi impensable, comique ou/et ridicule. Son fils chantait bien le tourisme sexuel entouré d’enfants au club dorothé, alors peut être qu’il y a de l’inceste dans la famille Dolto.
    Enfin c’est l’occasion de voire ou revoir les films de Sophie Robert "le mur" et "le phallus et le néant" qui font état de la pensée psychanalytique en 2015 tout aussi misogyne, violophile et nocive aux dominé·es qu’en 1970.

    • Élisabeth Roudinesco, née le 10 septembre 1944 à Paris, est une universitaire, historienne et psychanalyste française, biographe de Jacques Lacan et de Sigmund Freud, auteur, avec Michel Plon, d’un dictionnaire de psychanalyse.

      En 1969 elle entre à l’École freudienne de Paris, fondée par Jacques Lacan, où elle achève sa formation psychanalytique et en restera membre jusqu’à sa dissolution en 1981.

      Roudinesco fait partie du milieu littéraire parisien qui s’autocongratule, passé par Paris VIII où a officié Lacan et la bande de la french theory, marié au PDG des Editions du Seuil (Sollers, Henric) Cerise, elle a brigué un fauteuil à l’Académie française.

      Dans les 2 pétitions les plus importantes de 1977 pro pédosexuel il y a de nombreux psychanalystes, psychiatres et sexologues. En fait partie, Félix Guattari, influenceur pédosexuel sous couvert scientifique et universitaire, fondateur de la Revue Recherches qui publie le pamphlet proviol « Fous d’enfance » et dont Gavi écrit « je pense à mon ami Félix Guattari qui a laissé derrière lui une œuvre géniale et quelques suicides ». Guattari a été psychanalysé par Lacan (avant de s’éloigner avec l’anti-œdipe rédigé avec Deleuze en 1972) . Dolto est aussi une grande amie de Lacan.

      Apparemment, il règne toujours un système corporatiste pour protéger les pères fondateurs de la culture du viol dont les victimes commencent à prendre la parole.

      –---

      Voir la signature proviol de prostitués dans la pétition d’Henric sur Causeur du psychanalyste qui me suivait quand j’avais 30 ans m’a pétrifié. A l’époque je survivais dans un réduit pourrissant et j’allais dans son grand appartement du Marais, à l’entendre me dire que mes conditions de vie n’avaient rien à voir avec mes problèmes j’ai cessé d’y aller.

      #psychanalyste

    • Merci pour les infos sur elle @touti
      au passage je relève ceci qui montre son refu de comprendre le point de vue des victimes ;

      Faudra-t-il un jour envoyer de nouveau en enfer les œuvres de Sade et débarrasser de toutes les bibliothèques les grands noms de la pensée française des années 1970 sous prétexte que leurs auteurs avaient signé des pétitions douteuses ?

      On (les victimes, les féministes, les gentes qui découvrent le sujet comme des fleures et s’en indignent) ne demande pas la censure de Sade, ni de #grand_homme de la pensée des années 1970. Il est seulement demandé de pouvoir utilisé les éléments biographiques des auteurs pour analysé leur œuvre. Sade était peut être un grand penseur, c’etait aussi un violeur, un agresseur sexuel, un sadique qui torturait des victimes non-consentantes, rien à voire avec le BDSM avec lesquel il est souvent assimilé et confondu. Il ne faisait pas que fantasmé ses violences il les mettait en pratique et quand il parle du consentement c’est pour dire que le non consentement est plus bandant. En faire un grand penseur sans dire que c’est la pensée d’un violeur c’est là le problème. Il y a des faits documentés sur les violences sexuelles qu’a commises Sade et ces faits doivent pouvoir servir a éclairé la pensée de Sade. Roudinesco à l’air de dire que la pensée d’un agresseur sexuelle ne doit pas être interrogée sous ce prisme.
      Sinon je ne voie pas pourquoi Sade devrait sortir de « l’enfer », on va pas le faire étudié en primaire, ni au collège et ni au lycée, l’enfer des bibliothèques est accessible aux majeurs et c’est bien assez comme ca. Ca veut pas dire qu’il y a censure de l’œuvre, ca veut dire qu’on va prendre en compte le contexte de celle ci (contexte d’émission de l’oeuvre et de réception de celle ci). Il y a des restrictions d’age pour les films d’horreur porno alors je ne voie pas pourquoi ca serait pas pareil pour la philosophie d’horreur porno. En fait la seul personne qui veut bruler Sade ici c’est Roudinesco qui préfère la destruction totale de cette œuvre plutot que de l’étudié dans son contexte historique et/ou d’en limité la diffusion aux adultes.

      Le freudisme et lacannisme sont au service des dominants, ca sert à les déculpabiliser en portant la faute sur leurs victimes. Ici les victimes sont accusé à tord de vouloir censuré et/ou détruire l’œuvre de Sade, Balthus, et les #grand_homme de la pensée des années 1970. Pourtant, si censure il y a, elle viens des anciens soutiens de Matzneff qui font disparaitre les preuves ou/et font du zèle pour faire oublié leurs comportement passé. Pour le moment au sujet de la censure, c’est la liste des signataires de la pétition de 1979 dans libé qui est censuré et pas l’œuvre de Sade.
      –-

      Le titre est aussi bien dégueulasse, qu’est ce qu’on en a à faire du talent de Matzneff ? Quel est le rapport avec la choucroute ? Si il avait ou pas du talent qu’est ce que ca changerait ? Comment est-ce possible qu’on se prétende psychologue professionnel et commencer son intervention sur la pédocriminalité par la question de la qualité littéraire ? Pour le titre on peut meme pas accusé l’Obs d’avoir dénaturé le propos de Roudinesco, elle meme commence son texte ainsi ;

      Disons-le sans détour, l’affaire Matzneff aura permis de redécouvrir combien l’œuvre de cet écrivain est d’une pauvreté littéraire affligeante, raison pour laquelle elle est tombée en désuétude.

      Roudinesco est-elle psychologue ou critique littéraire ? A lire ce texte on se pose la question mais a mon avis elle n’est ni l’une ni l’autre, c’est une idiote utile de la #culture_du_viol et de la #domination_masculine dont la tache est de renvoyé les victimes dans le silence.

    • C’est @tintin que tu vouvoie @colporteur ? Vu qu’il est pas sur ce poste je sais pas trop pourquoi c’est à lui que tu t’adresse. est-ce que tu as besoin d’un avis « raison gardé » ?

      J’ai dit plusieurs fois que je trouvait réducteur de limité cette violophilie aux années 1970, en 2020 on viol plus et on punit moins les viols qu’en 1970, on peu même se commander des viols par internet ou se faire passé ses petits films de viols entre jeune à la récré. Et Matzneff était primé en 2015 pas en 1970.
      Sinon pour ce que tu raconte sur la pedosexualité des femmes, je voie surtout ton privilège masculin.

      https://seenthis.net/messages/820733
      Dans cette émission faite par un mec qui kiffait Matzneff en 2015, il explique qu’il n’avait rien dit à l’époque par peur d’être traité de pudibond. et aussi par plaisir de faire souffrir sa mère et sa tante.
      Ton message me semble tout à fait sur ce registre.
      Etre réactionnaire c’est vouloir revenir à un état antérieur, vouloir restaure un état du passé. Le réac ici c’est toi, car c’est toi qui demande l’omerta, le statu quo et le maintiens de tes privilèges de sexe, c’est aussi toi qui utilise des euphémismes réacs tel « relation charnelle ».

      Tu veux pas qu’on dise « pédosexualité » tu prefere des euphémismes réacs à la Matzneff
      Mais t’était quoi quant tu avait moins de 15 ans ? T’était un homme ?

    • Le problème n’est pas tant ce que mon psy a dit que l’exercice assez systémique et névrotique du pouvoir des psys auto-immunisés par le prisme freudien ou lacanien de la théorie œdipienne. Pour les signataires qui nous intéressent, impossible d’évacuer non plus Heidegger qui imprègne nombre d’entre eux, qui sont à la fois psys et philosophes. Sous couvert de transformation politique et sociale innovantes, ces théoriciens et praticiens d’une sexualité soit disant libérée, prônent l’assouvissement de leurs instincts sur l’Autre, chien enfant ou femme, du moment que ces objets de désir en seront tenus responsables par les dites théories. Les signataires de ces pétitions pro pédosexuels ont œuvré·es à l’acceptation d’une application irrépressible du désir sexuel en le grimant en liberté face au dispositif bourgeois à combattre. Faisant d’eux des philosophes pervers et des psys dangereux dont l’influence a été relayés par un réseau médiatique littéraire et politique suffisamment important pour faire encore croire aujourd’hui que « c’était l’époque ».
      C’est cet aveuglement qui est terrifiant, ne pas voir la position centrale qu’ils ont joué dans le dispositif de soumission qui sied parfaitement au libéralisme individualiste actuel où le vivier des proies augmente avec la précarité.
      Il me semble que c’est ce même processus individualiste de domination décomplexée qui permet à mon psy de proférer que vivre dans un taudis n’est pas un problème et lui rend également possible l’apposition de sa signature en haut de la pétition de Causeur « touche pas à ma pute ». Si il lui est possible en 2013 de rendre public une telle abjection c’est que penser la mise à disposition du sexe de l’Autre est toujours et encore revendiquable, comme un droit, un dû, une possibilité normale offerte dans une société consumériste moderne où ceux qui exercent le pouvoir s’arrogent le droit de disposer des corps en toute impunité.

    • @touti n’empêche si tu arrive effectivement à cartographier cet espèce de tour d’esprit dégueulasse qui va de la fascination pour sade, en passant par heidegger, cioran, bref, ce truc chelou et malsain d’une certaine intelligentsia, ce serait quelque chose... ça fait des années que je me demande comment ce truc se maintient en place, alors qu’on a des intellos tout à fait passionnant, comme Vernant par exemple, qui n’ont jamais, à ma connaissance, donné dans cette... chose. Mais dont on ne te parlera jamais aux beaux-arts par exemple...

    • Ouhlala, je crois pas que je vais faire une tour, je n’ai pas du tout ces compétences dans les structures ADN :)
      Par contre, je remarque l’utilisation d’un espace fictionnel qui semble inattaquable avec comme vecteur la littérature, le cinéma, l’Art …
      Apparemment rendre public des faits et des réalités sous cet aspect est un moyen employé par ces salopards et leurs défenseurs pour se blanchir.

    • http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Bibliotheque-des-Histoires/Les-aveux-de-la-chair
      #Foucault
      Parution : 08-02-2018
      « Centré sur la façon dont saint Augustin(1) et les Pères de l’Église concevaient le désir, Les aveux de la chair paraît enfin. »
      Élisabeth Roudinesco, Le Monde des Livres

      Extrait de l’avertissement/préface

      En 1976, Michel Foucault fait paraître — sous le titre La volonté de savoir — le premier tome d’une Histoire de la sexualité dont la quatrième de couverture annonce une suite prochaine en cinq volumes, respectivement intitulés :
      2. La chair et le corps ;
      3. La croisade des enfants ;
      4. La femme, la mère et l’hystérique ;
      5. Les pervers :
      6. Population et races

      Aucun de ces ouvrages ne verra le jour.

      Quand tu vois les titres prévus au programme :/ ça m’étonne pas d’un fervent Nietzschéen. Nietzsche haïssait les femmes.
      Suite …

      Le ’prière d’insérer’ de 1984 conclut ainsi :
      D’où, finalement, un recentrement général de cette vaste étude sur la généalogie de l’homme du désir, depuis l’Antiquité classique jusqu’aux premiers siècles du christianisme.

      Nan nan, tu as bien lu :
      généalogie de l’homme du désir

    • L’art c’est un tutoriel de domination à destination des dominants. Aux hommes-bourgeois-blancs, l’art apprend à traiter les femmes-prolétaires-noirs comme des objets, à trouver cela noble et à se tripoter l’ego avec des grands mots grecs afin de se faire passer pour supérieur. Les philosophes phallosophes appellent cette escroquerie la #catharsis
      Le fait que les hommes violent des enfants est une pratique ancienne et totalement justifié dans l’art. Cf le culte de la #viriginité : On ne peu considéré comme vierge une personne, que si on considère que le sexe est une souillure, une saloperie dégradante, une chose incompatible avec l’innocence, une dégradation de l’etre. Les Matzneff ou les Sade et leurs fana, ce qu’ils cherchent et ce qui les excitent c’est cette souillure, cette humiliation par leur sexe et c’est un concept profondément puritain de voire la sexualité comme un abaissement de soi.

      #talent

  • Le génocide voilé

    « Les #Arabes ont razzié l’#Afrique_subsaharienne pendant treize siècles sans interruption. La plupart des millions d’hommes qu’ils ont déportés ont disparu du fait des traitements inhumains.
    Cette douloureuse page de l’#histoire des peuples noirs n’est apparemment pas définitivement tournée. La #traite_négrière a commencé lorsque l’émir et général arabe #Abdallah_ben_Saïd a imposé aux #Soudanais un #bakht (accord), conclu en 652, les obligeant à livrer annuellement des centaines d’#esclaves. La majorité de ces hommes était prélevée sur les populations du #Darfour. Et ce fut le point de départ d’une énorme #ponction_humaine qui devait s’arrêter officiellement au début du XXe siècle. »


    http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Continents-Noirs/Le-genocide-voile

    #esclavage #déportations #livre #racisme
    ping @reka

    On me signale ce livre, que je signale du coup à mon tour.
    Elle me l’a signalé avec ce commentaire :

    c’est sur la #traite_arabe, qui a saigné l’Afrique bien plus longtemps , en plus grand nombre, et plus inhumaine aussi (car tous ces esclaves ont bien peu de descendants dans les pays arabes) et en accouchant, tout autant que l’autre, d’un #racisme_anti-noirs très fort.

    (indispensable pour saisir l’immensité de l’horreur libyenne).

    Pas tout récent, il est sorti en 2008...

  • Le cancer oublié qui tue les femmes
    https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/0600521676546-le-cancer-oublie-qui-tue-les-femmes-2237065.php

    Si le mot prévention a un sens, il faut donc revoir notre politique de détection de ce cancer, qui repose aujourd’hui sur la pratique des frottis cervico-vaginaux effectués par les 4.700 gynécologues, dont 1.100 purement médicaux, exerçant en France et analysés par les 1.600 anatomopathologistes qui recherchent sous leurs microscopes les cellules anormales. Ces frottis, dont la fiabilité n’est que de 60 %, affichent un coût global de près de 70 euros qui seront prochainement pris intégralement en charge par l’Assurance-maladie.

    Or il existe une technique beaucoup plus simple, rapide, non invasive et discrète pour détecter la présence du virus oncogène sur le col utérin. Ce test est purement biochimique, moléculaire et d’une fiabilité bien supérieure puisque 95 % des femmes, lorsqu’il est négatif, ne développeront pas le cancer. A l’aide d’une petite brosse, la femme peut prélever elle-même les sécrétions vaginales à examiner avant de remettre le tube au laboratoire de biologie qui réalisera le test ou l’adressera à une centrale équipée pour le faire. Or cette technique n’est pratiquement pas diffusée en France, moins de 60.000 tests étant pratiqués par an.

    #papillomavirus #cancer #prévention (avec toujours plusieurs trains de retard pour la France)

  • Traditions suisses dans l’objectif d’un réfugié sri-lankais

    #Sasi_Subramaniam, réfugié du Sri Lanka, a consacré son travail de diplôme en photographie aux #traditions_suisses. Pour son projet, il a visité 16 fêtes populaires et folkloriques de son pays d’adoption.

    « Je ne m’étais jamais intéressé à la culture et aux rites populaires, explique-t-il à swissinfo. Je ne connais même pas les traditions de mon peuple. J’étais obsédé par la politique ».
    « Ça m’a aidé à soulager la douleur qui brûlait dans ma poitrine et m’a donné accès à ce #monde_étrange », dit-il.


    https://www.swissinfo.ch/image/44193866/3x2/1024/682/a2afc76cdbc9aef9be703cd6a96e3ed9/Xw/_t2r6671.jpg

    https://www.swissinfo.ch/image/44193872/3x2/1024/682/8e87d2be5d53f408995ec7ae5cfedd14/Nd/hu-hner.jpg
    https://www.swissinfo.ch/image/44193870/3x2/1024/682/c113285dd1b0acb0297fb2f6ae870120/jS/dd_t2r0142.jpg
    https://www.swissinfo.ch/fre/un-autre-regard_traditions-suisses-dans-l-objectif-d-un-r%C3%A9fugi%C3%A9-sri-lankais/44225452
    #tradition #suisse #photographie #image #représentations #géographie_culturelle #réfugiés #exotisme_à_l'envers (j’aurais envie de dire) #folklore
    cc @albertocampiphoto @reka @philippe_de_jonckheere @simplicissimus

    • A mettre en lien avec le #livre
      Corps pour corps. Enquête sur la sorcellerie dans le Bocage

      En 1969, #Jeanne_Favret-Saada s’installe dans le Bocage pour y étudier la sorcellerie. Personne ne veut lui en parler. Tenir un journal paraît alors le seul moyen de circonscrire un « objet » qui se dérobe : relater les conversations, incidents, coutumes qui pourraient avoir un lien quelconque avec la sorcellerie, noter systématiquement comment les gens refusent d’en parler. Dans la formulation même de ces refus se révèle peu à peu une conception du monde centrée sur l’idée de « force ».

      Un jour, tout bascule : parce qu’ils lui attribuent cette « force », des paysans demandent à Jeanne Favret-Saada de les désenvoûter. Un autre ensorcelé, qui devine sa peur, lui annonce qu’elle est « prise » et l’adresse à sa désorcelleuse. Dès lors, continuer à écrire permet à l’ethnographe de manier des situations incompréhensibles et dangereuses, de supporter l’enjeu mortel de toute crise de sorcellerie : « Corps pour corps, c’est lui qui y passe, ou c’est moi. »

      http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Temoins/Corps-pour-corps

      #Josée_Contreras #exotisme_inversé

    • ... ça me rappelle aussi le film documentaire d’un groupe d’aborigènes (ou autres peuples autochtones) venu en visite en France (ou autre pays européen ?).
      Qui peut m’aider à retrouver le titre ?

  • Cette carte a été dessinée par #Rébecca_Dautremer pour illustrer le livre (en italien) #Soie de #Alessandro_Baricco, que je suis en train de relire ces jours...


    #cartographie #littérature #visualisation #cartographie_littéraire
    Description du #jardin, en italien:
    «Si decise l’apertura di altre due filande, e Baldabiou fece erigere un chiostro di fianco alla chiesa di Sant’Agnese. Non è chiaro perché, ma lo aveva immaginato rotondo, così ne affidò il progetto a un architetto spagnolo che si chiamava Juan Benitrez, e che godeva di una certa notorietà nel ramo Plazas de Toros».

    Le #livre (mais pas l’édition que je suis en train de lire, évidemment...=:
    #Soie

    Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour entreprend quatre expéditions au Japon pour acheter des œufs sains. Entre les monts du Vivarais et le Japon, c’est le choc de deux mondes, une histoire d’amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles qui se poursuivent sans jamais avoir commencé, des personnages de désirs et de passions, le velours d’une voix, la sacralisation d’un tissu magnifique et sensuel, et la lenteur, la lenteur des saisons et du temps immuable.


    http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio/Soie

  • Or Noir (Matthieu AUZANNEAU)
    http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Or_noir-9782707190628.html

    Depuis les premiers puits désormais à sec jusqu’à la quête frénétique d’un après-pétrole, du cartel secret des firmes anglo-saxonnes (les « Sept Sœurs ») jusqu’au pétrole de schiste, Or noir retrace l’irrésistible ascension de la plus puissante des industries.
    Ce livre éclaire d’un jour inattendu des événements cruciaux – l’émergence de l’URSS, la crise de 1929, les deux guerres mondiales, les chocs pétroliers, les guerres d’Irak, la crise de 2008, etc. –, bousculant au passage beaucoup de fausses certitudes. Le pétrole, notre source primordiale et tarissable de puissance, est présent à l’origine des plus grands déchaînements du siècle passé.
    Or la fin de ce carburant de l’essor de l’humanité devrait se produire bien avant que ce siècle ne s’achève. De gré ou de force. Et nul ne peut dire où cette fin va nous conduire…

    Un bouquin que j’ai lu avec plaisir cet été, ça se lit comme un polar ...
    à ne pas confondre avec Or Noir (Dominique Manotti)
    http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Serie-Noire/Romans-noirs/Or-noir
    qui est aussi très bien ...

  • quand la #littérature lèche les bottes de #LVMH -
    {l’info vient de François Bon et a été relayée par Stéphanie Éligert}

    Après l’entrée de Bernard Arnault au capital des Éditions #Gallimard,

    les Éditions Gallimard ont proposé à cinq auteurs français et trois auteurs américains d’écrire librement une nouvelle autour du sac comme objet littéraire. Centré sur le sac Lady #Dior, objet de mode devenu icône, chaque texte offre au lecteur une vision singulière où les mots jouent habilement avec cet objet de désir.

    http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Hors-serie-Litterature/Lady