« La loi sur les ondes est morte-née, vive la 4G ! » - Terraeco.net

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  • Antennes-relais : une étude montre des effets concrets sur la santé de jeunes rats - France Info - 04/04/2013
    http://www.robindestoits.org/Antennes-relais-une-etude-montre-des-effets-concrets-sur-la-sante-de-

    À lire aussi sur Rue89 : http://www.rue89.com/2013/04/04/etude-les-rats-sensibles-ondes-antennes-relais-241163

    Premier résultat  : les champs électromagnétiques semblent induire chez l’animal une « sensation de froid ». Deuxième effet (qui pourrait être corrélé au premier)  : les animaux exposés mangent davantage que les animaux témoins, comme s’ils avaient un besoin d’énergie supplémentaire. Enfin, on observe chez les animaux exposés un fractionnement du sommeil paradoxal, comme si ce dernier se trouvait en « état d’alerte augmenté ».

    À noter que l’étude portait sur une exposition de 1V/m qui est une dose d’exposition faible.

    #antennes_relais #wifi #rats #sommeil

    • Un décret publié en 2002 fixe les seuils maximum d’exposition aux ondes électromagnétiques dans une fourchette entre 41 et 61 volts/mètre (V/m). C’est énorme. Et, fort heureusement, jamais atteint dans l’espace public. D’après l’Agence nationale des fréquences l’exposition moyenne ambiante du public aux ondes électromagnétiues, toutes sources confondues, est de 0,9 V/m.

      _( Remarques personnelles :
      D’après des recommandations d’experts, en 2007, la dangerosité du champ électromagnétique était « supportable » si on ne dépassait pas un seuil de 0,6 V/m) Dans le cas présent, on nous parle d’une moyenne. Il faut savoir que l’intensité du champ décroît en raison inverse du carré de la distance de l’observateur par rapport à la source donc assez rapidement. D’où l’établissement de cette moyenne relativement faible. Mais qu’en est -il pour des sujets qui stationnent plus près de l’antenne. Problèmes qui se posent en zone urbaine de par la densité de l’habitat. Là où je travaille, des antennes relais installées sur le toit d’un immeuble sont en surplomb d’une cour d’école disons à 200 m à vol d’oiseau. Je serais curieux de faire des mesure de champs dans la cour. Dans les bâtiments, une partie de l’intensité est absorbée par les murs. Ceci dit, une intensité de 1V/m pour un rat est énorme : il faut tenir compte de la masse du sujet dans l’absorption de l’intensité du champ. Il est donc facile d’en déduire que les jeunes enfants sont les plus exposés aux dangers potentiels)_

      Toujours d’après cette Agence, dont le rôle est de veiller à l’application des seuils réglementaires, le déploiement de la 4G « ne va pas systématiquement augmenter le niveau d’exposition aux ondes électromagnétiques ». En effet, nous explique un haut cadre de cette structure qui ne souhaite pas être nommé, « l’antenne 4G que l’on place sur un pylône prévu à cet effet, et qui supporte déjà des antennes 2G et 3G, ne sera pas nécessairement orientée dans la même direction que les 2G ou 3G ». Donc les ondes ne se cumuleraient pas nécessairement toutes au même endroit. Et quand bien même. Une antenne émet davantage d’ondes quand un utilisateur de portable la « sollicite » en émettant ou recevant un appel. « Si on ajoute une antenne 4G là où il y a une 2G et une 3G, le trafic entre les trois va s’équilibrer, puisque l’utilisateur de la 4G est un utilisateur en moins pour la 2G ou la 3G. Donc l’augmentation du niveau d’exposition aux ondes liée à la 4G sera, au global, faible voire insignifiante. »

      Mais pas nulle. Preuve en est la nouvelle charte signée par le Conseil de Paris en octobre 2012 en prévision de l’arrivée de la 4G. Alors que depuis 2003 la charte établissait, sur le territoire de la capitale, un seuil maximal d’exposition ambiante aux ondes électromagnétiques de 2 V/m (soit très loin des seuils officiels), elle a relevé en octobre 2012 ce seuil à 5 V/m pour la 2G et la 3G. Et prévoit que l’on puisse atteindre 7 V/m quand la 4G aura été largement déployée.

      « L’installation de la 4G va forcément se traduire par une hausse des niveaux d’exposition », estime Janine Le Calvez, président de l’association Priartem (Pour une réglementation des implantations d’antennes relais de téléphonie mobile).
      « C’est normal, nous explique-t-on à la Fédération française des Telecoms, qui représente les opérateurs de téléphonie mobile. Prenez un verre à moitié plein. Ajoutez lui un peu d’eau, il sera un peu plus plein. »

      Source : http://www.robindestoits.org/La-loi-sur-les-ondes-est-morte-nee-vive-la-4G--Terraeco-net-04-02-201