Hors Service

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  • Qui veut tuer la révolution en Syrie ?
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    Peu de bonnes nouvelles de la Syrie parviennent à nos oreilles. Le soulèvement contre le régime d’Assad s’est enlisé dans une guerre civile, et les mouvements et tentatives de libération ont beaucoup de mal à affronter leurs nombreux ennemis. Car, soulignons-le, cette révolte a commencé pour mettre fin au régime de Assad, se libérer de son joug, et reconstruire la vie sur d’autres bases

    #Syrie

  • DESSINE-MOI UNE CAGE : SE BATTRE CONTRE LES CONSTRUCTEURS DES NOUVELLES PRISONS

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    Plusieurs nouvelles prisons sont en construction. Une maxi-prison est ainsi prévue à Haren, au nord de Bruxelles. L’État compte de cette manière renforcer son arsenal répressif et faire peser l’ombre de la taule sur toujours plus de personnes. Toute prison respire la souffrance, toute prison est un puit où l’on cherche à cacher la misère de cette société aux yeux du bon citoyen. Plutôt que « résoudre » les problèmes, la prison les met à l’écart, et ce n’est qu’une question de temps avant que la balle maintenue sous l’eau ressurgisse pleine de force.

    Nous sommes contre la prison, parce que nous pensons que le seul remède aux maux de la société, c’est la liberté, et donc la destruction de toute oppression et exploitation. Nous nous opposons donc à la construction des nouvelles prisons qui ne tombent pas toutes faites du ciel, mais nécessitent de la main d’œuvre des entreprises et des architectes. Aucune prison ne saurait être construite sans le concours de ces vautours de la misère humaine. Celui qui dessine des cages sait qu’il collabore à l’édification d’un lieu où souffrance rimera avec torture, isolement avec suicide, pleurs avec rage. Celui qui construit des cages sait qu’il s’expose à la poésie armée de ceux qui se battent pour la liberté. Celui qui étudie les meilleures façons architecturales pour désorienter les détenus, briser la personnalité du prisonnier et mater la révolte, sait qu’il sera traité en ennemi par ceux qui ne sont pas prêts à rejoindre les rangs des exploités muets et résignés.

    #prison #liberté #Hors_Service #anarchie

  • LE TRAVAIL LIBÈRE-T-IL ?

    Le travail pénètre et détermine toute notre existence. Le temps coule impitoyablement à son rythme alors que nous faisons la navette entre d’identiques environnements déprimants à une allure toujours croissante. Le temps de travail… Le temps productif… Le temps libre… La moindre de nos activités tombe dans son contexte : on considère l’acquisition de la connaissance comme un investissement pour une carrière future, la joie est transformée en divertissement et se vautre dans une orgie de consommation, notre créativité est écrasée dans les limites étroites de la productivité, nos relations -même nos rencontres érotiques- parlent la langue de la performance et de la rentabilité… Notre perversion a atteint un tel point que nous recherchons n’importe quelle forme de travail, même volontairement, pour remplir notre vide existentiel, pour « faire quelque chose ».

    Nous existons pour travailler, nous travaillons pour exister.

    L’identification du travail avec l’activité humaine et la créativité, la domination complète de la doctrine du travail comme destin naturel des humains a pénétré notre conscience à une telle profondeur que le refus de cette condition forcée, de cette contrainte sociale, semble être devenu un sacrilège pour le concept même d’humanité.

    Alors n’importe quel travail devient meilleur que pas de travail du tout. Ceci est le message répandu par les évangélistes de l’existant, sonnant les trompettes pour la course à la compétition toujours plus frénétique entre les exploités pour quelques miettes tombées de la table des patrons ; pour l’instrumentalisation et le nivelage complet des relations sociales en échange d’un peu de travail misérable dans les galères de la survie.

    Ce ne sont pas, cependant, seulement les conditions générales de travail qui créent l’impasse. C’est le travail comme une totalité, comme un processus de commercialisation de l’activité humaine qui réduit les humains à des composants vivants d’une machine qui consomme des images et des produits. C’est le travail comme condition universelle dans laquelle les relations et la conscience sont formées, comme la colonne vertébrale qui maintient et reproduit cette société basée sur la hiérarchie, l’exploitation et l’oppression. Et en tant que tel, le travail doit être détruit.

    Alors nous ne voulons pas simplement devenir des esclaves plus heureux ou de meilleurs managers de la misère. Nous voulons redonner son sens et son essence à l’activité humaine et à la créativité en agissant, conduits par la recherche de la joie de la vie à travers la connaissance, la conscience, la découverte, la camaraderie, la solidarité.

    Pour la libération individuelle et collective...

    Hors service, feuille anarchiste, N° 36, mai 2013.
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