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  • Echec du premier lancement d’une fusée par Virgin Orbit aux Etats-Unis - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/societe/echec-du-premier-lancement-d-une-fusee-par-virgin-orbit-aux-etats-unis-26


    L’avion Cosmic Girl et la fusée LauncherOne de Virgin Orbit lors d’un test en juillet 2019.
    AFP/Virgin Orbit

    On ignore la nature de l’« anomalie », un euphémisme souvent utilisé dans l’industrie spatiale pour désigner une explosion.

    Une fusée lâchée à 10 000 mètres d’altitude par un avion gros porteur, et qui file ensuite en orbite : la jeune société Virgin Orbit a échoué lundi dans sa première tentative pour prouver sa technologie, au large de la Californie. « La mission s’est terminée peu après le début du vol », a tweeté Virgin Orbit.

    La société spatiale fondée en 2012 par le milliardaire britannique Richard Branson veut offrir un service de lancement flexible et rapide aux opérateurs de petits satellites (300 à 500 kg), un marché en plein essor.

    We’ve confirmed a clean release from the aircraft. However, the mission terminated shortly into the flight. Cosmic Girl and our flight crew are safe and returning to base.
    -- Virgin Orbit (@Virgin_Orbit) May 25, 2020

    La fusée de Virgin Orbit ne décolle pas à la verticale. A la place, l’engin de 21 mètres de longueur, appelé LauncherOne, est accroché sous l’aile gauche d’un ancien Boeing 747 vidé et reconverti. L’avion a été baptisé Cosmic Girl.

    Une fois en altitude, l’avion lâche la fusée, qui allume son moteur afin de gagner en vitesse, d’atteindre l’espace et de placer en orbite sa charge utile.

    L’équipage va bien
    La phase initiale s’est bien passée lundi, selon Virgin Orbit. Cosmic Girl a décollé de l’aéroport de Mojave dans le désert californien, où sont basées de nombreuses firmes spatiales, puis l’avion a volé jusqu’à la zone désignée pour le lâcher, au-dessus du Pacifique au large de Los Angeles. « Cosmic Girl a largué LauncherOne ! » a tweeté la société.

    Mais trois minutes plus tard, la société écrivait : « Nous avons confirmé une libération correcte par l’appareil. Mais la mission s’est terminée peu après le début du vol. Cosmic Girl et notre équipage vont bien et reviennent à la base ».

    Plus tard, Virgin Orbit a donné plus de détails. « LauncherOne a maintenu sa stabilité après la libération, et nous avons allumé le moteur de notre premier étage, NewtonThree. Une anomalie s’est produite dans la première phase du vol. Nous en saurons plus quand nos ingénieurs auront analysé la montagne de données enregistrées aujourd’hui ». La deuxième fusée est déjà en cours de production, a-t-elle ajouté.

    « La chose la plus complexe »
    On ignore la nature de l’« anomalie », un euphémisme souvent utilisé dans l’industrie spatiale pour désigner une explosion. Il s’agissait d’un vol d’essai, et Virgin Orbit avait pris soin d’avertir auparavant que c’était « la chose la plus complexe que nous ayons jamais tentée. Les toutes premières secondes après la libération sont les plus importantes ».

  • Hydroxychloroquine : « On peut le dire haut et fort, le Pr Raoult se trompe ! »
    http://www.leparisien.fr/societe/sante/hydroxychloroquine-on-peut-le-dire-haut-et-fort-le-pr-raoult-se-trompe-23

    La recherche n’est également pas assez valorisée. Elle devrait faire rêver mais, de temps en temps, c’est un peu le cauchemar. Ces problèmes font la part belle aux pseudo-sciences. On le voit bien pendant cette pandémie.

    A quoi pensez-vous ?

    A Marseille et son professeur Didier Raoult. Au départ, en voyant ses interventions sans preuve sur l’hydroxychloroquine, on s’est dit : qu’importe, il déconne. Et puis on s’en est pris plein la figure. Lui avait le traitement et nous, on était des crétins auxquels il refusait tout débat scientifique. On s’est tus avec élégance.

    Qu’est-ce qui a changé ?

    Au plus fort d’une crise sanitaire, l’heure n’est pas à la polémique. C’est une question de respect pour les malades et les morts. Maintenant que la situation s’est calmée, on peut le dire, haut et fort, ce monsieur se trompe ! L’efficacité de ce traitement n’est pas suffisante. Désormais, les preuves, on les a. Ce que je dis là est partagé par la communauté scientifique. L’hydroxychloroquine a tellement été mise sur le devant de la scène que des patients disaient je veux de la chloroquine et refusaient d’entrer dans des essais lorsqu’ils n’étaient pas sûrs d’en recevoir.

    « On s’est tus avec élégance » ? On se demande à quoi servent les agences françaises qui encadrent tout ce Barnum…

  • Lancet : une enquête douteuse menée par des auteurs liés aux labos US
    https://yetiblog.org/archives/25063

    Ca vient de sortir et c’est tellement martelé sur les médias mainstream français que tu sens monter la boule puante de la manipulation et la fake news à plein nez : l’enquête menée par quatre auteurs sur les méfaits (supposés) de l’hydroxychloroquine et publiée dans le magazine scientifique anglais Lancet.

    – Les quatre auteurs de l’enquête sont tous liés directement ou financés par les grands labos US, parmi lesquels Gilead, à commencer par le premier de ces auteurs, Mandeep R. Mehra [photo d’en tête].
    – L’enquête portant sur 96.032 patients dans 671 hôpitaux a été menée avec une telle précipitation et des conclusions si rapidement établies par une équipe si restreinte que pas un seul médecin ne peut croire en son sérieux.
    – Pire encore, en entrant dans les détails de l’enquête, on s’aperçoit que l’hydroxychloroquine a été exclusivement testée sur 6.221 patients déjà parvenus à un stade avancé de la maladie, le CONTRAIRE de ce que prescrit le Dr Raoult !
    – Enfin, aucune indication n’est indiquée sur les sources de financement d’une aussi vaste étude (coût estimé à 50 millions d’euros au bas mot).

    • Le Yéti reprend fidèlement les arguments de la vidéo de Mme V. Guérin qu’il inclut dans son billet. Ils sont faibles, voire très faibles avec même une erreur grossière de lecture de l’article :
      • elle fait comme s’il s’agissait d’une recherche clinique, ce qu’elle n’est pas plus que les productions du Pr Raoult, il s’agit de l’analyse des compte-rendus hospitaliers, et donc, non, personne ne prétend que les 4 auteurs ont examinés les 96000 patients sur les 5 continents
      • le coût de 50 millions d’euros avancé au flan (j’imagine qu’elle l’obtient en multipliant une estimation du coût par patient (d’une étude clinique) par le nombre de patients total) est grotesque ; on a essentiellement une étude fondée sur des traitements de données collectées administrativement dans les hôpitaux
      • elle insiste sur le fait que le critère d’inclusion des patients est le diagnostic hospitalier dont le résultat est connu 2 jours après l’admission (délai médian, avec un intervalle interquartile de 1 à 4 jours) sous-entendant que le traitement est tardif par rapport à la manifestation des symptômes, nécessairement antérieurs à l’hospitalisation. L’objectif est clairement de défendre l’usage précoce (voire curatif) de CQ et HCQ
      • quant à l’argument sur le caractère plus avancé des 6221 patients sous HCQ+macrolide, c’est un contresens absolu : la ventilation mécanique est un résultat observé, pas une situation initiale : les chiffres cités 7,7% et 20% sont clairement dans la partie Outcomes du tableau 2 (à la ligne Mechanical ventilation)

      Ce dernier point est totalement monstrueux !

    • Le dernier point est invraisemblable. Voilà le tableau de l’étude :
      https://www.thelancet.com/action/showFullTableHTML?isHtml=true&tableId=tbl2&pii=S0140-6736%2820%2931180-6

      La partie sur « Mechanical ventilation » est bien dans le paragraphe « outcomes », c’est-à-dire justement le sujet de l’étude : qu’est-ce qui arrive aux patients selon le traitement qui leur est administré. Juste en dessous, dans le même bloc du tableau, il y a la ligne « Mortalité », ce qui est très troublant, parce qu’on voit bien qu’ils sont choisi de soigner 24% de morts à l’HCQ+macrolide, et seulement 9% de morts dans le groupe témoin. :-))

      Du coup, outre l’aspect monstrueux de l’erreur, il est assez marrant de constater que ce qui indigne cette personne, c’est le résultat lui-même de l’étude : les gens traités CQ/HCQ s’en sortent beaucoup moins bien que les gens non traités avec ces produits, et c’est justement la raison pour laquelle cette étude fait du brit.

      Elle pourrait tout aussi bien dire : « cette étude démontre que les gens traités CQ/HCQ ont beaucoup plus de chances de mourir que les autres, ça prouve bien que cette étude est biaisée ». Au moins ce serait clair.

    • La contre-offensive avait commencé sur touiteur avec Corinne Reverbel :
      https://twitter.com/corinnereverbel/status/1263882016937967621

      Et déjà on avait un énorme contresens, qui avait illico était repris partout :

      Traduction « Le groupe de base de ceux qui n’ont pas survécu était également beaucoup plus malade avec ~ 50% de produits en plus. Modèle sans risques proportionnels de Cox »

      sur la base de cette image :

      Qui est une copie d’écran surlignée du tableau :
      https://www.thelancet.com/action/showFullTableHTML?isHtml=true&tableId=tbl2&pii=S0140-6736%2820%2931180-6

      Ils ont donc commencé par comparer « les gens qui s’en sont sorti » et « les gens qui sont morts » à la fin de l’étude, en les qualifiant de « healthier » et « sicker » en début d’étude…

      Pourtant c’est expliqué très clairement dans l’étude :

      Demographic variables and comorbidities were compared among survivors and non-survivors (table 1). Non-survivors were older, more likely to be obese, more likely to be men, more likely to be black or Hispanic, and to have diabetes, hyperlipidaemia, coronary artery disease, congestive heart failure, and a history of arrhythmias. Non-survivors were also more likely to have COPD and to have reported current smoking.

      On donne dans le grandiose à ce niveau.

    • Pour la gourmandise de l’argument, V. Guérin ci-dessus :

      …quatre auteurs signataires, pour une logistique multilingue, parce que quand vous incluez des dossiers de patients dans un très grand nombre de pays, vous imaginez bien que c’est un petit peu surprenant déjà c’qui’ss’passe…

      Because nobody speaks english…

    • La critique de l’étude est en effet remarquablement résumée par Florian Cova :-D

      Pour la remarque « logistique », même pas besoin de causer l’anglais. Elle continue à (faire semblant de ?) croire qu’il s’agit d’une étude clinique alors que ce sont des données administratives, càd produites par le fonctionnement administratif et médical des hôpitaux, la particularité étant qu’elles sont versées dans une base de données unique (le registry) ce qui en facilite l’utilisation rapide

      C’est même pour ça que le registry a été conçu, manip qui, certainement a coûté assez cher, collecte, standardisation du codage, etc. Mais dont l’emploi en l’espèce justifie à lui seul l’intérêt de la démarche.

    • D’un côté, Raoult le gaulois, étude avec 24 cas. De l’autre, plusieurs milliers de cas. Mais nan.

      J’attendais justement de voir comment l’étude du Lancet allait rebondir. Et... contrairement à ce que dit Le Yéti, je trouve qu’elle ne fait pas beaucoup de bruits dans le mainstream. Mais qu’elle en fait beaucoup chez les paranos.

    • Oui, c’est noté par Florian Zores :
      https://twitter.com/fzores/status/1264206348482424835

      Donc les mêmes qui s’extasiaient sur des études de 10p patients par groupes mal ficelées quand elles n’étaient pas totalement bidonnées, trouvent qu’une étude de cohorte de presque 100.000 patients est très criticable.

      Ce à quoi quelqu’un a fait remarquer que, de manière très pratique, Raoult a déjà répondu :
      https://www.marianne.net/societe/la-chloroquine-guerit-le-covid-19-didier-raoult-l-infectiologue-qui-aurait

      Concernant les bémols émis quant à la méthodologie de ses récents essais cliniques : « C’est contre-intuitif, mais plus l’échantillon d’un test clinique est faible, plus ses résultats sont significatifs. Les différences dans un échantillon de vingt personnes peuvent être plus significatives que dans un échantillon de 10.000 personnes. Si on a besoin d’un tel échantillonnage, il y a des risques qu’on se trompe. Avec 10.000 personnes, quand les différences sont faibles, parfois, elles n’existent pas. »

      Et c’est donc très exactement un des arguments à la con qui surgit aujourd’hui. (Sans que personne ne soit capable d’expliquer en quoi ce serait vrai – à part « c’est contre-intuitif donc c’est vrai ».)

    • Ouh la vache !
      j’avais raté ce charabia pseudo-statistique. Mais bon sang (et je suis poli) comment peut-on encore donner une demie once de crédit à quelqu’un qui sort un tel ramassis de bullshit et surtout, pourquoi lui ouvre-t-on ses colonnes pour héberger ça ou lui tend-on un micro ?

      Je décroche. J’ai passé toute ma carrière à croire qu’on pouvait diffuser un peu d’approche statistique à des gens ayant peu ou pas de culture mathématique. Pour voir qu’un #expert_que_le_monde_nous_envie a la capacité, en une fois, d’exterminer au napalm les quelques lueurs qui auraient pu s’éveiller ici ou là. Et qu’on lui passe la pommade.

      Et on file des fonds publics à l’IHU et l’institut va recruter des doctorants (dans quelle bateau vont-ils se mettre ?)

      #monde_de_merde

    • Sinon, je répète ce que j’ai déjà écrit, parce que ça ressort encore dans ce flux avec les 4 intervenants cités dans le présent flux : il faudrait vraiment s’interroger sur le rôle des médecins dans la diffusion de foutaises sur les interwebz.

    • Dans mon entourage, un médecin français à La Réunion habitué à prescrire de la chloroquine défend Raoult becs et ongles... J’ai essayé de le contredire avec les éléments d’O. Fillod mais...

      Quant au fait que Raoult est encore invité dans les médias mainstream, là encore on peut se plaindre de l’extrême droite conspi mais quand on leur donne à bouffer comme ça.

      Hydroxychloroquine : l’ancien ministre de la Santé #Philippe_Douste-Blazy explique pourquoi il remet en cause l’étude de The Lancet
      https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/hydrxychloroquine-l-ancien-ministre-de-la-sante-philippe-douste-blazy-expliqu

      L’ancien ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy, invité de BFMTV ce samedi, a expliqué pourquoi il remet en cause l’étude de The Lancet concernant l’hydroxychloroquine. « Si vous donnez de l’hydroxychloroquine à des gens qui vont mourir, c’est sûr qu’ils vont mourir », a-t-il déclaré.

    • Je sens que ça va encore être un grand moment de journalisme…

      http://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-la-reprise-des-ceremonies-religieuses-officiellement-autorise

      17h47. INFORMATION LE PARISIEN. Raoult s’expliquera mardi sur LCI. Alors qu’une vaste étude internationale juge inefficace voire même dangereux pour le malade dans certains cas, le traitement à la chloroquine prôné par le Pr Raoult, celui ci a choisi de répondre sur LCI. Invité sur la chaîne info ce mardi, il répondra aux questions de David Pujadas à 18h dans son émission « 24 H Pujadas », sur le canal 26, une interview que la chaîne annonce comme « exclusive ».

    • Ah, la nouvelle ligne défense commence à apparaître plus clairement : c’est parce qu’il faut administrer HCQ+machin uniquement sur des gens en bonne santé. Sinon dès que les gens sont malades, faut pas traiter avec le cocktail Raoult. Or l’étude fais des stats sur des gens à l’hôpital, donc déjà malades.

      Il reste à stabiliser les discours, qui hésitent encore entre « c’est bidonné » et « ça confirme ce que dit Raoult », sur la base de ce même argumentaire.

    • Typique des médias : #également_d'un_côté_également_de_l'autre

      – d’un côté, l’étude solidement étayée, reconnaissant ses limites (ce n’est pas un essai clinique) et le doute scientifique
      – de l’autre, une étude bâclée, assez ouvertement bidouillée, non concluante dont les auteurs piétinent les principes méthodologiques (et le revendiquent) mais affirment qu’ils ont trouvé le remède
      Qui croire ? la question reste posée (par le JDD)…

      dans la newsletter du JDD aujourd’hui
      (l’objet du message est le même que le titre ci-dessous)

      Fin de partie pour la chloroquine ?
      […]
      La fin du débat ? Cette étude signe-t-elle la fin de la polémique concernant l’hydroxychloroquine ? Rien n’est moins sûr, car le protocole défendu par Didier Raoult n’est pas le même que celui retenu dans l’étude du Lancet. En effet, ses défenseurs le martèlent : l’infectiologue prône l’utilisation de l’hydroxychloroquine en association avec l’azithromycine dès l’apparition des premiers symptômes, et pas seulement pour les formes graves. Les auteurs de l’étude du Lancet eux-mêmes se gardent de conclure à un lien de cause à effet et appellent à une confirmation « urgente » via des essais cliniques randomisés, où les patients et leur traitement sont tirés au sort.

    • « Une étude bâclée », tu es encore bien bon : tout ce merdier n’est pas parti d’une étude, mais d’une vidéo Youtube du 25 février, « Fin de partie ! », « l’infection respiratoire la plus facile à traiter de toutes » :
      https://www.youtube.com/watch?v=8L6ehRif-v8

      À l’époque : 500mg de Chloroquine par jour pendant 10 jours, pas d’azithromycine, « une amélioration spectaculaire, et c’est recommandé pour tous les cas cliniquement positifs d’infection au coronavirus chinois » (pas de notion de prophylaxie). Et pas d’étude du tout, juste « et ça vient de sortir, les Chinois… ». Et depuis les préconisations de l’IHU changent à chaque fois qu’une étude contredit leurs déclarations tonitruantes.

    • Ce qu’on remarque avec cette étude et ce qui est assez flippant par ailleurs, c’est que l’élixir du Dr Raoult a été assez massivement utilisé dans le monde. Encore plus flippant : on n’a vu aucune chute spectaculaire du nombre de morts ou de malades dans aucun pays alors que l’utilisation du remède est donc assez massive, rien que ça devrait convaincre n’importe qui que ça ne semble pas marcher des masses. Mais non, ça réclame encore des études, ça réclame d’utiliser le traitement autrement voire de le distribuer à la population entière.
      J’ai peu d’espoirs mais j’espère que certains responsables (dont le premier à Marseille) auront à répondre de tout cela un jour avec quelques conséquences fâcheuses pour eux.
      Bon, quand je vois qu’il va pouvoir faire le guignol face à Pujadas, sans aucune contradiction, c’est mal barré...

    • INTERVIEW EXCLUSIVE : Mandeep Mehra, l’hydroxychloroquine pas efficace pour des patients hospitalisés mais...
      http://www.francesoir.fr/opinions-entretiens-societe-sante/interview-exclusive-mandeep-mehra-lhydroxychloroquine-pas-efficace

      FS : Pouvez-vous déduire de votre étude qu’il n’y aurait pas eu de différence dans les résultats si les patients avaient été dépistés plus tôt ou traités plus rapidement ?

      MM : En fait, nous avons enrôlé des patients qui ont été traités dans les 48 heures après qu’un hôpital ait confirmé le diagnostic du Covid 19. Il s’agissait donc de patients traités relativement tôt. De plus nous avons exclu un certain nombre de patients qui étaient dépistés ou traités tardivement. Par exemple les patients qui avaient été traités avec le médicament observé et qui étaient en assistance respiratoire ont été exclus de l’étude.

      L’ensemble des patients représente une population assez homogène et pour être tout à fait honnête avec vous, nous avons appliqué tous les principes de recherche scientifique pour conduire une étude qui se rapproche le plus d’un essai clinique randomisé. 

      Mais il serait encore très peu scientifique de ma part d’affirmer qu’il s’agit d’une étude clinique randomisée car ce ne l’est pas. Et nous ne saurons jamais si nous avons manqué certains facteurs ou effets.

      Les analyses effectuées sont ajustées pour plus de 35 facteurs différents. Dans l’annexe de l’étude, nous expliquons que nous avons effectué des analyses très sophistiquées où nous avons simulé la randomisation à l’aide d’une technique statistique qui simule un échantillonnage aléatoire. Cela permet de sélectionner les patients un à un pour qu’ils correspondent aux facteurs d’inclusions ou d’exclusion et d’échantillonnage. Cela a été fait pour chacun des médicaments. Aucune différence significative n’a pu être observée dans chacune de ces analyses sophistiquées.

      Nous sommes donc assez convaincus qu’en raison de la grande taille de l’échantillon issu de six continents et ce même s’il pouvait subsister des biais importants, que les résultats étaient fiables, Une autre manière de voir les choses, si on omet un instant la nature toxique de l’hydroxychloroquine et que l’on se pose la question : y a-t-il des avantages à ce traitement ? Nous avons conclu au moins qu’il n’y a pas d’avantages à faire usage de ce médicament dans la situation observée.

      On pourra soutenir que ces patients sont plus malades ou peut-être le signal de toxicité n’est pas bon, mais à la fin, même s’il n’y a pas de mal, et il n’y a aucun avantage alors pourquoi utiliseriez-vous ce traitement ?

    • Un autre expert de poids, Jean-Dominique Michel, MSc anthropologie médicale et expert en santé publique, l’affirme :

      Ce qui est sûr, c’est que l’étude du Lancet est de la très très mauvaise science.

      Il reprend les arguments du collectif « Covid laissons les médecins prescrire », c-à-d la Dre V. Guérin. Je ne prends que le plus gros.

      Hydroxychloroquine : The Lancet dans de sales draps… - Anthropo-logiques
      http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/05/24/hydroxychloroquine-the-lancet-dans-de-sales-draps-306637.html

      […]
      Bad Bad Science

      […]
      6. Des groupes non comparables : ex groupe HCQ* + macrolide plus grave avec 20% de ventilation mécanique versus 7,7% des patients du groupe « dit témoin », idem sur paramètre sao2 ˂ 94
      Alors qu’il est écrit « No significant between-group differences were found among baseline characteristics or comorbidities. »

      « Foot note » du tableau 2 surprenante : « Age and BMI are continuous variables.
      The 95% cis have not been adjusted for multiple testing and should not be used to infer definitive effects. »

      Quant à la surprise de la note de pied de page – je suppose qu’il s’agit de la deuxième phrase, la première ne prêtant guère à discussion – il s’agit pourtant d’un grand classique de ce type d’étude, la correction pour comparaisons multiples.

      En effet, supposons que l’on teste 100 paramètres n’ayant pas d’influence sur le résultat en utilisant un intervalle de confiance à 95%, alors, on aura autour de 5 tests qui trouveront tout de même une influence. Les 95% de confiance invoqués ne fonctionnent que pour une comparaison isolée. Ce que disent les auteurs, c’est qu’ils n’ont pas procédé à cette correction, pour laquelle d’ailleurs diverses méthodes sont envisageables.

      La note n’est d’ailleurs pas une note du tableau 2 dans lequel ne figurent aucun intervalle de confiance, mais de la figure 2 où les IC sont représentés par des barres d’erreur.
      Même ça, ils ne sont pas capables de le lire ou de le rapporter correctement.

    • Bon, votre Jean-Dominique Michel, MSc anthropologie médicale et expert en santé publique, n’est pas médecin.
      Moi aussi demain je peux me dire thérapeute et experte en santé publique, voire formatrice en coiffure, rien à voir avec un diplôme médical.

    • Douste Bla-Bla recentre (13:10 - 15:00)
      https://www.youtube.com/watch?v=mVBr4zcwsi8

      • il faut du recul, il faut une étude clinique
      • la relance du présentateur : les deux groupes ne sont pas comparables, reprise discrète des propos d’hier de D.-B., est discrètement évacuée
      • la thématique de repli, bien dégagée : il faut un traitement précoce, et sa reformulation…
      • l’étude nous apprend ce qu’on sait déjà : la chloroquine ne marche pas,… quand on est déjà arrivé à l’hôpital
      • il y a eu moins de morts à l’IHU qu’ailleurs (au passage, le taux de mortalité qu’il cite (2,5%) est quand même 5 fois plus élevé que celui avancé par le Pr Raoult dans la vidéo ci-dessus - à 0:35, 0,5% mais c’est uniquement dans le groupe traité par HCQ+AZT, mais c’est vrai il y a des fous qui ont refusé ce traitement)

    • La premier « étude » présentée comme telle par l’IHU :
      https://www.mediterranee-infection.com/wp-content/uploads/2020/03/Hydroxychloroquine_final_DOI_IJAA.pdf

      Hospitalized patients with confirmed COVID-19 were included in this study if they fulfilled two primary criteria: i) age >12 years; ii) PCR documented SARS-CoV-2 carriage in nasopharyngeal sample at admission whatever their clinical status.

      Tellement « whatever their clinical status » qu’ils avaient éliminé des individus des résultats du groupe HCQ au motif qu’ils étaient morts ou transférés aux urgences.

      Et pourtant cette étude prétendait déjà prouver l’efficacité de HCQ. Maintenant les mêmes t’expliquent que si tu fais ça (traiter des patients à un stade avancé de la maladie), tu es certain d’aggraver leur situation.

      À ce moment ils se demandent pourquoi certains ne répondent pas bien au traitement HCQ, et à aucun moment ne suggère que c’est parce qu’il ne faut utiliser HCQ qu’en prophylaxie :

      The cause of failure for hydroxychloroquine treatment should be investigated by testing the isolated SARS-CoV-2 strains of the non-respondents and analyzing their genome, and by analyzing the host factors that may be associated with the metabolism of hydroxychloroquine. The existence of hydroxychloroquine failure in two patients (mother and son) is more suggestive of the last mechanism of resistance.

      Et donc de la responsabilité à recommander un traitement qui, en pratique, a tué des gens :

      We therefore recommend that COVID-19 patients be treated with hydroxychloroquine and azithromycin to cure their infection and to limit the transmission of the virus to other people in order to curb the spread of COVID-19 in the world.

      Aucune mention de prophylaxie, ni de ne pas traiter les gens une fois qu’ils sont déjà arrivés à l’hôpital.

    • Très amusant : leur ligne de défense utilise deux arguments qui se contredisent…

      – d’un côté, ce qui prouverait l’efficacité de HCQ, c’est que le taux de mortalité à l’IHU de Marseille serait beaucoup plus faible que dans les autres hôpitaux ;

      – dans le même temps, l’étude de Lancet « ne prouve rien », parce qu’elle repose sur 600 hôpitaux dans le monde, alors qu’on sait bien que si les gens arrivent dans les hôpitaux, c’est qu’ils sont bien malades et donc le traitement avec HCQ arrive trop tard. Alors qu’à l’IHU, on traite les gens bien plus tôt, donc en bien meilleure santé.

      Et donc, ils le disent eux-mêmes : Marseille traite des gens en bonne santé, les autres hôpitaux des gens déjà bien malades, et c’est ce qui invaliderait l’étude de Lancet. Ce qui du coup rend parfaitement ridicule leur premier argument selon lequel les statistiques sont meilleures à Marseille.

      Évidemment si tu fais des statistiques sur des gens en bonne santé, et les autres des statistiques sur des gens malades, tu vas obtenir de bien meilleurs résultats… (cet aspect était déjà ressorti avec leur soi-disant étude sur 1000 cas en avril, avec des patients jeunes et en bonne santé, et donc ils obtenaient des résultats proches de ce qu’on a « dans la nature » quand on teste systématiquement toute la population d’un village par exemple).

    • Arrêtez-moi si je dis une connerie mais le fond de commerce de Raoult, c’est de faire hospitaliser à l’IHU de la Timone des patients en bonne santé, de leur administrer la potion magique « plaquénil » + antiviral et de constater qu’après ce traitement, ils sont toujours en bonne santé ? Enfin, qu’il n’ont pas été atteint par le Covid-19 ? C’est ce qu’a dû retenir le gros bouseux texan qui sert accessoirement de président aux États-Unis d’Amérique, je suppose.

    • Biais de confirmation

      Je connais personnellement le Yéti et je suis très effondrée par son acharnement, même si je vois très bien les mécanismes psy à l’œuvre dans son déni de réalité  : c’est très difficile de renoncer à une conviction que tu as dû défendre jusqu’à en faire un système de tri du réel. J’ai tenté d’argumenter sur le simple fait que la médecine n’est pas du tout quelque chose de figé et de gravé dans le marbre et que le préalable à son exercice devrait être une profonde humilité.

      Mais bon, la médecine patriarcale est ici exposée dans toute sa splendeur, avec ses arguments d’autorité, sa domination endémique et sa profonde incapacité à se remettre en question.

      L’affaire Raoult est le symptôme du mal qui ronge particulièrement le système de soins français.

    • C’est toujours navrant de constater à quel point point certaines personnes que nous connaissons bien (ou que l’on croyait bien connaître) et que nous apprécions peuvent se laisser aussi facilement berner. Je subis moi-même une propagande pénible à propos de ce sinistre infectiologue et de sa potion magique et j’ai beau proposer des séances de debriefing, rien à faire : quand ça veut pas, ça veut pas... Ceci dit, il n’y a qu’à lancer son moteur de recherche avec les mots clés « Raoult » + « druide », pour obtenir des résultats édifiants qui trahissent bien la « disruption » que nous sommes forcé·es de subir à tous les niveaux de nos modes de vie.
      Nous vivons une société où l’apparence prévaut sur la compétence et ce soucis constant de soigner son image fait que la plupart s’en remet à la première icône placée opportunément en tête de gondole par les éditocrates et leurs plumitifs du grand bazar médiatique. Dans l’affolement, l’opinion entre en transe à la vue du premier mage venu, et adhère sans vergogne au récit d’un grand feuilleton solutionniste (le même que pour la crise climatique), lequel, par ses rebondissement en cascades, entretient savamment un suspens anxiogène imprégné de théories du complot. Toute cette alchimie communicante et manipulatrice fait que la plupart abandonne toute velléité de raison pour adhérer aux thèses de ceux qui proposeront la sortie de crise la plus rapide.

      Après, on en vient fatalement à se demander comment on arrivera à faire un tant soit peu société dans ce « monde d’après » que j’entrevois aussi mal foutu que celui d’avant. C’est mal barré (à mon humble avis).

    • Texte précédent totalement débile, puisque n’importe quel médicament quel qu’il soit n’est pas positif en soi, et n’est pas dangereux en soi, mais ABSOLUMENT TOUJOURS : pour pour telle utilisation précise.

      « La chloroquine est positive » est donc une phrase qui n’a strictement aucun sens, et pareil pour la dangerosité.

      En revanche pour le virus en cours, il est maintenant quasi prouvé voire prouvé, qu’elle n’a pas d’utilité du tout, et qu’en plus elle met plus les gens en danger que sans. Et c’est bien propre à cette maladie précise (notamment, ça a été dit depuis un bail maintenant : parce que les doses pour que ça fasse réellement effet seraient d’en prendre des tonnes, et que c’est justement une molécule dangereuse quand on en prend beaucoup, ce qui est connu depuis toujours).

    • Department of Error
      https://marlin-prod.literatumonline.com/pb-assets/Lancet/pdfs/S0140673620312496.pdf

      Mehra MR, Desai SS, Ruschitzka F, Patel AN. Hydroxychloroquine or chloroquine with or without a macrolide for treatment of COVID-19: a multinational registry analysis. Lancet 2020; published online May 22.
      https://doi.org/10.1016/S0140-6736(20)31180-6

      In this Article, in the first paragraph of the Results section, the numbers of participants from Asia and Australia should have been 8101 (8·4%) and 63 (0·1%), respectively. One hospital self-designated as belonging to the Australasia continental designation should have been assigned to the Asian continental designation. The appendix has also been corrected.

      An incorrect appendix table S3 was included, originally derived from a propensity score matched and weighted table developed during a preliminary analysis. The unadjusted raw summary data are now included. There have been no changes to the findings of the paper. These corrections have been made to the online version as of May 29, 2020, and will be made to the printed version.

  • Covid-19 persistant : « Une étude débute pour mieux comprendre cette résurgence de l’infection » - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/societe/sante/covid-19-persistant-une-etude-debute-pour-mieux-comprendre-cette-resurgen

    Infectiologue à l’Hôtel-Dieu à Paris, Dominique Salmon-Ceron lance en exclusivité un appel aux patients concernés par la résurgence de symptômes ou la persistance de la maladie afin d’étudier ce phénomène émergent.

  • S’ils ne peuvent pas être infectés par ce type de coronavirus, les oiseaux ne le transportent pas non plus
    Coronavirus : « Les oiseaux peuvent-ils transporter le virus du Covid-19 ? » - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-les-oiseaux-peuvent-ils-transporter-le-virus-du-covid-19-28-0

    S’ils ne peuvent pas être infectés par ce type de coronavirus, les oiseaux ne le transportent pas non plus

    #migration#Covid-19#migratory-birds

  • « Odeur de soufre » à Paris et sa région : la piste de l’accident industriel évoquée par des ONG
    http://www.leparisien.fr/societe/odeur-de-soufre-a-paris-et-sa-region-la-piste-de-l-accident-industriel-ev

    L’association de défense de l’environnement Robin des bois pointe, elle, un doigt accusateur en direction des installations de Total : « Pour nous, il faut regarder du côté des sites de Grandpuits (Seine-et-Marne) et Gargenville (Yvelines), estime son président Jacky Bonnemains. La raffinerie de Grandpuits qui était à l’arrêt depuis le 1er mars pourrait avoir fait des essais en fin de semaine dernière, le site de Gargenville stocke quant à lui des produits pétroliers et extrait des produits soufrés avant de livrer du kérosène par pipeline jusqu’à Roissy. Il pourrait y avoir eu des dégagements. »

    #Accident_industriel

  • Rentrée 2020 : #Vidal à la pêche aux moules

    Voilà près de deux semaines que la rumeur court (https://twitter.com/ChRabier/status/1255538859137478656?s=20]).

    Sur Twitter, on lit des choses comment en réunion d’UFR, on nous a dit qu’on pourrait reprendre avec des TD de 15 ; ou nous ne pourrions pas reprendre en présentiel, ou encore :

    ou encore

    Un doyen nous assure que la veille en comité de direction, rien n’avait filtré, en dépit d’une demande insistante ; un autre collègue le contredit : « Nous, on l’a su sur le mode « j’ai interdiction de vous dire que… », notre Président ayant reçu une lettre cette semaine ». Les échanges allaient bon train, jusqu’à jeudi soir.

    Jusqu’à cette date, nous ne craignions pas des scénarios pour une rentrée de pandémie : présentiel, présentiel mixte, distanciel, rentrées décalées, etc. En bon∙nes professionnel∙les, en effet, nous souhaitons pouvoir anticiper et préparer, afin que la sidération de mars ne devienne pas cafouillage de septembre. Nous tenons à ce que nos étudiant es soient correctement formés, qu’ielles aient accès aux connaissances et aux méthodes que nous souhaitons leur transmettre, quitte à réfléchir plus longuement aux dispositifs qu’il nous faut imaginer et à demander les moyens dont nous – et dont les étudiant∙es – avons besoin.

    En revanche, nous ne souhaitons pas une gestion gouvernementale telle qu’elle a commencé : mesures non-urgentes en lieu et place de gestion de l’épidémie ; défaut de budget supplémentaire pour lutter contre la pandémie et pour continuer à assurer nos missions1 ; communication en lieu et place de consultation et d’administration. Notre énergie n’était-elle pas encore consacrée cette semaine à régler les problèmes d’examens, voire à faire voter les modalités du contrôle de connaissance modifiées par l’état d’urgence sanitaire. Il était temps de disposer de perspectives solides pour la rentrée.

    C’est raté. Faute d’utiliser la voie officielle et hiérarchique, la Ministre jette son dévolu sur le Parisien en édition abonnés pour distiller des « informations » discutables. De quoi mettre nombre d’entre nous, du professeur en mathématiques à la maîtresse de conférences en littérature, en passant par des directeurs d’UFR, « en rage ».

    Le plan de #déconfinement du #MESRI nous était parvenu officiellement mardi 5 mai 2020, soit deux jours avant. Il prévoit que nous serions informé∙es mi-juin des dispositions pour la rentrée. Mi-juin : c’est vraiment limite ; on aurait aimé avoir eu idée des grandes lignes ou des possibilités étudiées dès maintenant. Mais c’est le rôle de l’administration d’informer les agents de l’enseignement supérieur. Ce n’est pas celui d’une journaliste.

    C’est pourtant Le Parisien en mode péage qui publie notre première circulaire de rentrée. Pourquoi Le Parisien ? On ne saura pas, mais la plupart des titres ont, depuis, repris les informations délayées au compte-goutte dans l’interview. L’opération de communication laisse entendre un travail étroit avec les présidences d’universités. Elle a un but : elle vise à court-cuiter toutes les instances universitaires, les directions opérationnelles des UFR et les organisations syndicales, qui ont pourtant voix à porter au chapitre et qui seront en première ligne à la rentrée.

    Que dit Frédérique Vidal ?

    Après des banalités sur les examens – les universités ont fait beaucoup, et elles font toujours beaucoup – et sur les concours en présentiel cet été – masques ou pas masques – la Ministre est interrogée sur les « amphithéâtres bondés ».

    Nous avons demandé aux établissements de prévoir que les #cours_magistraux puissent être offerts à distance. Ils sont en train de regarder si c’est possible. On se prépare à plusieurs scénarios mais avec une ligne : les dates de la rentrée ne seront pas décalées.

    Que faut-il entendre ? Ce qui est non-négociable, ce n’est pas la qualité de la formation, c’est la #date_de_la_rentrée. « Les cours magistraux [seront] offerts à distance » : l’enseignement n’étant pas un #service, les enseignant∙es-chercheur∙ses « n’offrent » pas des cours, mais assurent un #enseignement. Or c’est l’ensemble de la #pédagogie qu’il faut revoir, en concertation. Cela prend du temps et requiert des moyens. Nous n’aurons donc ni l’un ni les autres.

    La question de la journaliste qui suit semble venir directement de la bouche de la Ministre.

    Est-ce que les #cours_à_distance vont rester pour de bon à l’université, même après la crise ?

    Il est déjà classique de proposer des #enseignements_hybrides, où une partie se fait à distance. Que l’on puisse franchir un pas supplémentaire pour les cours magistraux, les équipes y réfléchissent. Mais on n’apprend pas uniquement dans des livres ou sur ordinateur. Il faut des interactions avec les enseignants. C’est essentiel.

    Non : il n’est pas classique de proposer des enseignements hybrides, si cela veut dire suppression de cours magistraux. Certes, nous n’avons pas attendu ce Ministère pour développer des stratégiques pédagogiques sophistiquées, reposant sur l’enquête de terrain2 ou les tutoriels vidéo, par exemple. Pour autant, il ne s’agit pas de jeter le bébé avec l’eau du bain. Les cours magistraux s’avèrent une entrée indispensable à la matière, à la curiosité, aux savoir-faire, des compétences rhétoriques, une entrée d’autant plus réussie qu’ils reposent sur les épaules d’enseignant∙es chevronné∙es. Les travaux dirigés le sont tout autant et demandent souvent davantage de travail, même s’ils sont moins rémunérées. Il faudait donc d’abord nous laisser, nous – enseignant∙es-chercheur∙ses, doyen∙nes de faculté, directions de diplômes – nous laisser organiser une #nouvelle_pédagogie, quitte à aménager les amphithéâtres et les salles de TD, afin qu’étudiant∙es et enseignant∙es soient satisfait∙es de la formation dispensée3.

    Notre trravail repose sur celui — absolument essentiel — des personnels administratifs, et notamment des collègues de la scolarité. Ces personnes — très majoritairement des femmes — ont assuré depuis le début de l’année déjà, et dans des conditions de travail difficile depuis le confinement , un travail remarquable pour que nos étudiant·es connaissent une scolarité aussi normale que possible, en répondant de surcroît aux nombreuses questions qu’ils ou elles pouvaient avoir. Dans un scénario « On ne change pas la date de la rentrée » qui prévoit donc la clôture de Galaxie le 1er juillet, puis la préparation de la rentrée et la finalisation administrative pour les enseignant·es-chercheur·ses pour le 10 juillet, que ces collègues continuent de travaillent sans repos pour assurer un caprice de ministre4.

    Jusqu’à hier soir, nous universitaires n’avions donc aucune idée claire des scénarios que préparait le Ministère. Nous savions déjà que ce n’était pas la note qui faisait la qualité d’un diplôme mais la formation dispensée. Nous savons désormais que ce n’est pas la date de rentrée qui doit prévaloir mais la préparation et la coordination. Nous avons deviné que nous allons préparer cette rentrée seul∙es. Pendant que la Ministre ira visiter les plages.

    Lien :
    Universités : la ministre annonce « des cours à distance à la rentrée », par Christel Brigaudeau, Le Parisien, 7 mai 2020, 20h44 : http://www.leparisien.fr/societe/universite-la-ministre-annonce-des-cours-a-distance-a-la-rentree-07-05-20

    #septembre_2020 #rentrée_2020 #rentrée_universitaire #Frédérique_Vidal #fac #ESR #université #facs #France

    • Universités : la ministre annonce « des cours à distance à la rentrée »

      Afin d’éviter les amphis bondés, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a demandé aux facs de prévoir des dispositifs spéciaux en septembre.

      Alors que s’ouvre la période des examens et concours, les universités planchent déjà sur un autre épineux chantier : celui d’une rentrée universitaire dans laquelle, consignes sanitaires oblige, les amphis bondés n’auront vraisemblablement plus le droit d’exister. Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, annonce avoir demandé aux établissements de faire durer les cours magistraux à distance. Elle revient aussi sur cette fin d’année si particulière pour les jeunes, et si délicate pour les plus précaires.
      Les partiels débutent alors que les universités sont fermées. Quelles formes prennent-ils ?
      FRÉDÉRIQUE VIDAL. Les établissements ont fait des choix différentsselon les disciplines et les facultés. Des examens se font sous forme de remise de devoir ou de rapport à la maison. Certains ont choisi d’organiser des oraux par visioconférence, d’autres proposent des tests en ligne. Dans l’immense majorité des cas les choses ne se feront pas en présentiel.
      Des étudiants s’inquiètent d’une rupture d’égalité dans les partiels télésurveillés. Les universités doivent-elles renoncer à ces dispositifs pour éviter que des jeunes soient lésés pour des questions techniques ou sociales ?
      J’ai demandé qu’on vérifie qu’aucun étudiant ne soit lésé par ces circonstances particulières. Les universités ont identifié les étudiants qui ont du mal à accéder aux ressources en ligne, elles les ont contactés. Parfois, elles ont pris en charge des clés 4G, des prêts d’ordinateurs… Il n’y a que dans la plus grande proximité que l’on peut faire en sorte que les épreuves se déroulent le mieux possible.
      VIDÉO. Confinement : les écoles rouvriront à partir du 11 mai, mais pas les universités
      A quoi vont ressembler les examens et concours prévus cet été en présentiel ?

      Nous préparons sous l’égide des autorités sanitaires un vade-mecum de consignes qui doivent être scrupuleusement suivies par les organisateurs des épreuves. Par exemple, il faudra sans doute prévoir des salles avec plusieurs entrées et un parcours particulier pour que les candidats puissent rejoindre leur place, sans se croiser. Il y aura un minimum d’un mètre entre chaque table et la possibilité pour les étudiants qui ont des besoins particuliers, pour des raisons de santé par exemple, de composer à l’écart. Ces consignes pourront être adaptées en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.
      C’est-à-dire ?
      Les organisateurs de concours sont en train de préparer les épreuves, notamment en ce qui concerne le choix de lieux qui permettent l’application de ces consignes et de préserver la sécurité des candidats et des surveillants.
      Les étudiants devront-ils composer masqués ?
      Ils devront porter un masque pour entrer dans les salles. Ensuite, l’espacement des tables leur permettra de l’enlever s’ils le souhaitent.
      Les amphis bondés qu’on connaît dans plusieurs formations, comme en droit, vont-ils perdurer en septembre ?
      Nous avons demandé aux établissements de prévoir que les cours magistraux puissent être offerts à distance. Ils sont en train de regarder si c’est possible. On se prépare à plusieurs scénarios mais avec une ligne : les dates de la rentrée ne seront pas décalées.
      Est-ce que les cours à distance vont rester pour de bon à l’université, même après la crise ?
      Il est déjà classique de proposer des enseignements hybrides, où une partie se fait à distance. Que l’on puisse franchir un pas supplémentaire pour les cours magistraux, les équipes y réfléchissent. Mais on n’apprend pas uniquement dans des livres ou sur ordinateur. Il faut des interactions avec les enseignants. C’est essentiel.
      Ceux qui avaient prévu des études à l’étranger à la rentrée pourront-ils partir ?
      On ne sait pas ce que vont faire l’ensemble des universités dans le monde à la rentrée de septembre. Nous devons être prudents et envisager d’organiser les mobilités hors espace européen plutôt au 2e semestre qu’au premier. Cependant, là où existent des partenariats entre universités et si les sites partenaires sont ouverts et accessibles en toute sécurité, les mobilités devraient pouvoir se tenir.

      Combien d’étudiants sont en difficulté financière ?
      Les Crous nous indiquent qu’environ 10 % ont perdu leur job du fait du Covid-19. Plus généralement, 20 % d’étudiants sont en situation de précarité, et 40 % touchent des aides de l’Etat. Depuis le début de la crise, plusieurs paliers d’aides supplémentaires ont été mis en place. Par exemple, 7 millions d’euros ont été distribués directement par les établissements depuis mars. Comme l’a annoncé le Premier ministre, une aide supplémentaire de 200 euros par étudiant en difficulté du fait de la crise va être versée dans les prochaines semaines.
      Qui pourra en bénéficier ?
      Elle concerne ceux, boursiers ou non boursiers, qui étaient en stage rémunéré obligatoire ou en emploi au 1er mars, et qui travaillaient au moins 32 heures par mois, ainsi que les étudiants ultramarins isolés en métropole. Il faudra, pour en bénéficier, se connecter sur le site etudiant.gouv.fr, à partir de mardi. On estime qu’elle pourrait toucher 400 000 étudiants.
      Cette aide sera-t-elle reconduite pendant l’été ?
      Je ne peux pas vous le dire. Pour l’instant, il faut que les étudiants se saisissent de ce guichet, qui représente 80 millions d’euros.
      L’étudiant qui avait tenté de s’immoler devant le Crous de Lyon, pour protester contre la précarité étudiante, est sorti du coma. Avez-vous eu de ses nouvelles ?
      Nous prenons de ses nouvelles, notamment par l’université et par le Crous. Je suis évidemment extrêmement soulagée, pour lui et sa famille.

      http://www.leparisien.fr/societe/universite-la-ministre-annonce-des-cours-a-distance-a-la-rentree-07-05-20

      #paywall (eh oui...)

  • Sondage : après le confinement,1 couple sur 10 va prendre ses distances
    http://www.leparisien.fr/societe/sondage-apres-le-confinement-1-couple-sur-10-va-prendre-ses-distances-05-

    Si proche et désormais si loin... Chez un peu plus d’un couple sur dix vivant ensemble, la proximité physique liée au confinement n’a pas été synonyme de lune de miel. Bien au contraire. L’isolement à domicile pour ces conjoints a fait émerger le désir de prendre ses distances avec sa moitié, voire la volonté de rompre définitivement (4 % d’entre eux). À partir du 11 mai, il y aura donc sans doute davantage de personnes sur le marché des célibataires. C’est ce que montre une étude que nous dévoilons, réalisée par l’Ifop pour charles.co, un site de consultations en ligne de médecins sexologues.

    [...] Notons également que si le confinement venait à être de nouveau prononcé, pas question de le refaire avec son ou sa partenaire (même si on l’aime toujours) selon 12 % des sondés : « Ce sont les femmes qui se distinguent ici, surtout en voulant être confinées seules. Les problématiques de la répartition des tâches ménagères et de la gestion des enfants, où elles sont davantage sollicitées, peuvent créer des conditions de frustration amenant à vouloir s’éloigner » , analyse François Kraus, directeur du pôle Politique/Actualité à l’Ifop.

    #marché_des_célibataires #travail_domestique #femmes

  • Le tribunal administratif oblige l’Etat à rouvrir l’enregistrement de la demande d’asile en Île-de-France - Le Parisien
    #Covid-19 #Migration #Migrant #France #asile #droit

    http://www.leparisien.fr/societe/le-tribunal-administratif-oblige-l-etat-a-rouvrir-l-enregistrement-de-la-

    Sept associations avaient saisi en urgence le TA pour obliger l’Etat à assurer ce service public. Elles ont gagné.

    • Les Amis de la Terre fustigent un « scandale démocratique en cours » à l’Assemblée nationale. Aux côtés d’Oxfam et de Greenpeace, l’ONG dénonce la proposition du gouvernement d’affecter un crédit de 20 milliards d’euros à de grandes entreprises « telles qu’Air France, Renault ou le parapétrolier Vallourec » au titre des participations financières de l’Etat pour les aider à faire face à la crise du coronavirus. Les députés qui examinent ce vendredi le projet de loi de finances rectificative devraient voter la mesure dans la journée.

  • Coronavirus : le confinement est-il aussi strict chez nos voisins ?

    Les règles en #Allemagne, #Italie, #Espagne et #Royaume-Uni sont plus ou moins sévères par rapport à celles imposées en France depuis le 17 mars.

    Le Premier ministre l’a martelé, jeudi soir : le déconfinement, « ce n’est pas pour demain matin ». Autant dire que les restrictions de déplacements, prévues jusqu’au 15 avril au plus tôt, risquent bien de se prolonger quelques semaines. « La logique du confinement doit prévaloir au moins pour le 15 avril, probablement pour plus longtemps », a même lâché le chef du gouvernement sur TF1.

    Bien sûr, nous ne sommes pas les seuls concernés. Nos proches voisins européens ont aussi mis en place des mesures de confinement pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Si le cadre global est le même (limiter les déplacements, respecter des distances sanitaires de sécurité, etc.), les mesures concrètes sont plus ou moins fermes. C’est ce que l’on constate en parcourant les sites des ministères de l’Intérieur ou des ambassades de France à l’étranger, et en interrogeant des témoins.

    Attestation obligatoire aussi en Italie

    L’Italie est le premier pays européen à avoir adopté un confinement généralisé à toute la population. Depuis le 10 mars, les habitants ne peuvent plus sortir, sauf rares exceptions. Le pays transalpin est le seul parmi les principaux Etats européens, avec la France, à imposer le port d’une attestation quand on quitte son domicile. Comme en France, on peut télécharger un modèle de cette « autodichiarazione », l’imprimer, puis remplir les parties manquantes.

    Notre voisin italien est aussi le pays qui compte l’amende administrative la plus élevée quand on sort de chez soi sans raison valable. Le montant, initialement de 206 euros, est passé à 400 euros depuis le 26 mars, contre 135 euros en France (200 euros en cas de récidive dans les 15 jours).

    « La punition est très dure, et la condamnation peut même être pénale en cas de récidive et de violation particulièrement grave des règles », note le journaliste italien Alberto Toscano. Ceux qui bafouent les règles alors qu’ils ont été testés positifs au Covid-19 risquent jusqu’à 3 à 18 mois de prison, par exemple.
    Du sport individuel ? Pas en Espagne

    Est-ce parce que les autorités du pays craignent que la convivialité traditionnelle et le climat doux ne conduisent à des abus ? En Espagne, tout sport en extérieur est interdit. Pas question de sortir ne serait-ce que faire un mini-jogging de 20 minutes autour du pâté de maisons.

    En revanche, on peut toujours aller au travail, faire ses courses de première nécessité ou promener son chien mais, comme pour tout déplacement, « en maintenant les distances et les mesures de protection et de sécurité », souligne l’ambassade de France à Madrid. Au point que nos amis à quatre pattes ont fait l’objet de marchandages et de prêts entre habitants qui souhaitaient prendre l’air. Un habitant a même été arrêté dehors avec un chien… en peluche.

    Dans les autres pays, une sortie individuelle pour faire du sport est autorisée. Elle doit être « à proximité du domicile » en Italie et « une seule fois par jour » au Royaume-Uni. En Italie, on peut même faire du vélo dans le cadre d’une simple activité physique alors qu’en France, la bicyclette n’est autorisée que pour aller au travail.
    En Allemagne, un confinement… qui ne dit pas son nom

    Les règles sont beaucoup plus libres en Allemagne, où on peut sortir pour courir ou faire du vélo autant qu’on veut et où l’on souhaite, à condition de respecter une distance de sécurité avec les autres d’au moins 1,5 mètre. Par ailleurs, tout déplacement dans l’espace public doit être seul, avec des membres de son foyer ou avec, au maximum, une personne vivant ailleurs.

    « On sort tous les jours et personne ne nous en demande la raison. Mais la police peut verbaliser si elle voit un groupe de gens ensemble, par exemple », témoigne Vincent, 36 ans, qui vit à Essen, dans le nord-ouest du pays.

    Reste que la chancelière a toujours refusé de prononcer le mot de « confinement », laissant le soin à chaque Land de mettre en place ses propres mesures. L’Etat fédéral a simplement « demandé de limiter les contacts sociaux, mais pas les déplacements en tant que tel même si ça revient un peu au même », indique Vincent.

    Pour le reste, le niveau de confinement dépend des régions. Si les restaurants peuvent rester ouverts (uniquement pour la vente à emporter), leurs horaires sont moins larges en Bavière qu’à Berlin, par exemple. Même chose pour l’amende en cas de non-respect de la distanciation sociale, qui est de 1000 euros en Hesse et de 500 euros dans la capitale.
    Le Royaume-Uni, le plus souple

    Dernier des cinq principaux pays européens à avoir instauré des mesures de confinement de la population le 24 mars, le Royaume-Uni est aussi le moins strict. Aucune attestation n’est prévue et « il n’y a pas vraiment de contrôle de police dans la rue », témoigne Constance, une Française de 26 ans qui vit à Londres. La raison ? « Les Anglais sont beaucoup plus disciplinés que les Français et tout le monde respecte plutôt le confinement en restant chez soi », poursuit cette jeune commerciale.

    « La police agira avec discrétion et bon sens dans l’application de ces mesures et nous attendons du public qu’il agisse de manière responsable, en restant à la maison afin de sauver des vies », lit-on d’ailleurs sur le site du gouvernement britannique.

    Il y a bien une chose qui rassemble tous ces pays : le confinement a de très fortes chances d’être prolongé, vu que la propagation de l’épidémie se poursuit. La France, Italie, l’Espagne et Allemagne ont déjà reporté la date de fin une première fois.

    http://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-le-confinement-est-il-aussi-strict-chez-nos-voisins-03-04-202
    #confinement #comparaison #coronavirus #covid-19 #amende #sport #attestation

    –-> vous noterez qu’il manque quand même quelques voisins...

  • (Où l’on peut supposer que Jean-Stéphane n’a pas bien écouté Elisabeth)

    Coronavirus : Elisabeth Borne déconseille de réserver des « vols à l’étranger » pour cet été
    Le 8 avril 2020 à 08h07


    Interrogée quelques heures plus tard lors d’une audition de la commission des Affaires économiques du Sénat, la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne a affirmé que les propos du secrétaire d’Etat portaient sur « les vols à l’étranger ».

    Il n’était « pas en train de dire que les Français ne pourraient pas partir en vacances cet été », a temporisé la ministre. « Le point de vigilance que soulignait Jean-Baptiste Djebbari, c’est qu’aujourd’hui ce n’est pas le moment d’acheter un billet pour partir à l’autre bout de la planète avec toutes les incertitudes qu’on peut avoir sur ce que sera l’état de l’épidémie » en France et dans le monde, a-t-elle précisé.

    En revanche, « on peut recommander aux Français de profiter de notre beau pays pour les prochaines vacances, ce qui aidera aussi le secteur du tourisme », a-t-elle conclu.

    http://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-elisabeth-borne-deconseille-de-reserver-des-vols-a-l-etranger
    –-
    Jeudi, 9 Avril, 2020
    « Vraisemblablement on interdira aux Français de partir en vacances cet été » les explications de Jean-Stéphane Dhersin, spécialiste de la modélisation des épidémies au CNRS
    Eugénie Barbezat

    Tandis que la France compte plus de 10 000 morts liées au Covid-19, la décrue se fait attendre, malgré une baisse du taux de contamination. Le directeur adjoint scientifique de l’Institut national des sciences mathématiques et de leurs interactions du CNRS, Jean-Stéphane Dhersin décrit l’amplitude de l’épidémie, les facteurs sur lesquels l’action publique peut intervenir pour limiter sa propagation et les différents scénarios de déconfinement envisageables. Entretien.

    (...)

    Peut-on imaginer un déconfinement par intermittence ?
    Jean-Stéphane Dhersin. Une chose est quasi certaine : si on déconfine trop, trop vite, il faudra revenir en arrière. Il y aura forcément des effets de rebond, on s’oriente à mon avis vers des périodes alternées de confinement et de déconfinement et vraisemblablement on interdira aux Français de partir en vacances cet été pour éviter une recontamination massive.

    https://www.humanite.fr/vraisemblablement-interdira-aux-francais-de-partir-en-vacances-cet-ete-les-

    (Je vous encourage à lire tout l’entretien mais je relève juste cela, qui n’est d’ailleurs pas le plus intéressant. Je ne sais plus où est le fil sur #déconfinement)

    #notre_beau_pays #prendre_des_vacances_pour_des_lanternes #on_veut_du_malade_cent_pour_cent_pur_français

    edit : @fil parle de #prospective, et on pourrait ajouter #post_lockdown peut-être ? #post_confinement ?

  • Covid-19 : le cri d’alerte des psychiatres pour leurs patients laissés pour compte - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/societe/sante/covid-19-le-cri-d-alerte-des-psychiatres-pour-leurs-patients-laisses-pour

    Covid-19 : il y a urgence à repenser la place de la psychiatrie dans le système sanitaire

    « La crise sanitaire majeure que nous traversons met à l’épreuve notre système de soins et notre capacité à protéger la santé des plus fragiles d’entre nous, comme celle des personnels chargés de les soigner. Dans ce contexte inédit, dont les retentissements frappent toutes les disciplines médicales, l’impréparation de la psychiatrie sonne comme une alerte et rappelle, une fois encore, que les malades dont nous nous occupons restent dans l’angle mort de nos politiques publiques.

    Alors que l’ensemble des hôpitaux avaient été mobilisés dès le 6 mars avec le déclenchement du plan blanc, il a fallu attendre le 23 mars pour que des consignes soient élaborées à l’attention des établissements psychiatriques, sans donner de moyens concrets pour leur mise en œuvre. A l’heure où les urgences sanitaires se multiplient de toute part, les patients suivis en psychiatrie pèsent un poids trop faible pour bénéficier d’une prise en considération suffisante.

    Pourtant, près de 2, 5 millions de personnes sont prises en charge en psychiatrie, en ambulatoire ou en hospitalisation, et leur grande vulnérabilité dans ce contexte épidémique nous fait craindre une perte de chance intolérable. A l’heure où la pandémie nous frappe tous, ces personnes doivent être traitées avec la plus grande attention.

    Des populations psychiatriques vulnérables

    La prévalence accrue de pathologies associées (troubles cardiovasculaire, de diabète, hypertension…), 1,5 à 2 fois plus élevée qu’au sein de la population générale, constitue, nous le savons, un facteur de risque d’infection sévère au Covid-19 pour nos patients. En proie à des altérations de la mémoire et de la concentration, ils peuvent aussi éprouver plus de difficultés à respecter les règles de confinement et les « gestes barrières ». Dans le même temps, ceux qui étaient suivis régulièrement dans les centres de soins psychiatriques ne peuvent plus s’y rendre aujourd’hui, et risquent donc de voir leur pathologie préexistante s’aggraver. Ajoutons à cela des hôpitaux psychiatriques isolés sans matériel prévu pour les soins somatiques et une stigmatisation forte de nos patients qui les exposent souvent à des parcours de soins dégradés dans un contexte habituel, les raisons de notre inquiétude sont grandes.

    L’histoire nous invite malheureusement à la plus grande vigilance. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l’abandon des populations psychiatriques avait entraîné la mort de 76 000 personnes au sein des hôpitaux psychiatriques censés les protéger, dont 45 000 à cause de la faim et du froid. Ce choc a été fondateur de grandes transformations et donné naissance à la psychiatrie contemporaine.

    Repenser nos pratiques et préparer l’avenir

    Le contexte actuel, bien que peu comparable aux années 1940, nous place face à un défi historique et doit permettre de faire évoluer la prise en charge des patients suivis en psychiatrie. D’ores et déjà, de nombreux services psychiatriques sont engagés dans une course contre la montre et adaptent leurs pratiques pour répondre, ici et maintenant, aux besoins spécifiques des patients face au Covid.

    Ainsi, un nombre grandissant d’établissements psychiatriques a créé des unités dédiées au Covid-19, s’appuyant sur la collaboration avec des médecins généralistes ou internistes et des protocoles de soins spécifiques pour permettre le traitement des patients psychiatriques infectés, tout en préservant la santé des soignants.

    Dans le même temps, la nécessité de libérer des lits dans les hôpitaux s’est accompagnée de sorties anticipées pour un grand nombre de patients hospitalisés. Les équipes de soignants ont dû accélérer la prise en charge en ambulatoire en développant de nouvelles modalités de suivi à distance pour prévenir les décompensations psychiatriques ou le risque suicidaire. Un suivi téléphonique intensif associé, dans certains cas, à des unités d’intervention à domicile constituées dans l’urgence, compte parmi les mesures déployées pour limiter le risque de rupture de soins et de rechute.

    Plus largement, la pandémie et le confinement qui en résulte placent la psychiatrie face un nouvel enjeu de taille : comment répondre à l’émergence d’états de souffrance psychologique au sein de la population générale (irritabilité, insomnie, anxiété, tristesse, addiction au tabac et à l’alcool) et prévenir des situations de stress post-traumatiques ou d’états dépressif qui pourraient en découler ? S’il est difficile de prévoir le retentissement psychologique de cette crise au sein de la population, des premières données chinoises nous alertent néanmoins : une étude a montré, dans les régions les plus touchées, que des symptômes de stress post-traumatique étaient rapportés chez 7 % de la population.

    En France, l’essor des téléconsultations, à l’hôpital comme en libéral, apparaît comme une première solution à ce contexte inédit. Mais des réponses plus structurées doivent être apportées, s’appuyant tant sur la formation des soignants à des modalités d’intervention psychologique que sur le développement d’outils dédiés pour les populations (guides d’auto-soin, consultations psychologiques en ligne). De même, une évaluation épidémiologique rigoureuse ainsi que la mise en place de veilles pharmacologiques sont nécessaires pour tirer les enseignements indispensables à l’adaptation de notre système de santé pour proposer une offre de soins psychiatriques de qualité.

    Les innovations en cours peuvent, et doivent, inspirer la psychiatrie française. Nous en appelons à une nécessaire union des forces de la psychiatrie française pour préparer l’avenir et entamer un dialogue exigeant avec les autorités sanitaires. La psychiatrie ne doit plus être considérée comme un supplétif du système de soins mais comme une de ses ressources majeures, qui contribue à la santé d’un grand nombre de nos concitoyens. Nous réclamons les outils organisationnels dédiés (définition de plans d’urgence) comme les moyens qui nous permettront, demain, de répondre à une nouvelle situation épidémique et à ses effets négatifs en termes de santé mentale sur la population française. Il en va de l’intérêt des patients, mais aussi de l’ensemble de la population. »

    #psychiatrie

  • « les gens préfèrent les courts déplacements à pied, ce qui favorise les supermarchés et les commerces de proximité par rapport aux hypermarchés »
    http://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-bouclage-leve-a-wuhan-record-de-morts-aux-etats-unis-suivez-l

    8h10. Les hypermarchés ne font pas le plein. Alors que de nombreux magasins alimentaires connaissent une très forte affluence, les plus grands n’en bénéficient pas. « Les ventes des très grands hypermarchés, qui sont des poids lourds de la distribution française, étaient en recul de 16% sur la deuxième semaine du confinement », détaille Daniel Ducrocq, du cabinet d’études Nielsen. Celles des hypermarchés de taille modeste (moins de 7500 m²) ont baissé de 7%. En revanche, tous les autres modèles de distribution sont « en forte hausse ». Yves Marin, associé de Bartle, une agence de conseil en distribution, explique que « dans la situation actuelle, les gens préfèrent les courts déplacements à pied, ce qui favorise les supermarchés et les commerces de proximité par rapport aux hypermarchés ».

  • En causant déconfinement, vous avez vu les dates annoncées par l’Autriche ?
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/lautriche-a-deja-fixe-son-calendrier-pour-sortir-du-confinement_fr_5e

    – réouverture des petits commerces le 14 avril,
    – masques obligatoires
    – déplacements personnels toujours limités jusqu’à fin avril,
    – tous les magasins début mai,
    – restaurants mi-mai,
    – écoles mi-mai,
    – aucunes manifestations culturelles avant juillet,
    – enseignement supérieur fermé jusqu’à la fin de l’année universitaire.

    Et ça, c’est dans un pays où il n’y a eu que 243 morts (la France est à plus de 10 000), et où le pic des contaminations quotidiennes a été passé il y 11 jours, avec désormais un rythme largement inférieur au tiers de ce pic.

    Je ne sais pas quand on va être déconfinés en France, mais va pas falloir être trop pressés…

  • Coronavirus : et si l’école ne rouvrait pas avant septembre ?
    Le scénario d’une fermeture des écoles jusqu’aux vacances d’été est envisagé comme possible par une grande partie des représentants des parents et des enseignants. Une hypothèse lourde de conséquences.

    http://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-et-si-l-ecole-ne-rouvrait-pas-avant-septembre-03-04-2020-8293

    « Cette hypothèse est la plus pessimiste. Ce n’est pas celle qui est le plus préparée, mais elle est effectivement dans le tableau », indique Jean-Rémi Girard, du Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur (Snalc), l’un des syndicalistes enseignants associés ces derniers jours aux concertations menées par la rue de Grenelle. Officiellement, le scénario privilégié, et réaffirmé ce mercredi par le Premier ministre, Edouard Philippe, devant les députés, est celui d’un retour en classe « la semaine du 4 mai », au sortir des vacances de printemps pour la dernière zone en congés de printemps (la zone A, qui regroupe les académies de Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Limoges, Lyon et Poitiers).
    L’école à la maison jusqu’à l’été ?

    « C’est la date la plus satisfaisante pour faire travailler les élèves en leur donnant une perspective, mais ce n’est pas forcément la plus probable », analyse Hubert Salaün, le porte-parole de l’association des parents d’élèves PEEP. En interne, à l’Education nationale, « on est peu à penser que cela pourra être possible », confie Paul Devin, le secrétaire général du syndicat des inspecteurs de l’éducation nationale (Snpi-FSU). « On voit mal comment on sortirait tous le 4 mai pour aller se regrouper dans des écoles, alors que le gouvernement travaille sur un déconfinement progressif », abonde Francette Popineau, la porte-parole du principal syndicat des instituteurs, le Snuipp.