La Rue sans joie de Georg Wilhelm Pabst (1925) - Analyse et critique du film

/la-rue-sans-joie-pabst

  • « La rue sans joie » Georg Wilhelm #Pabst est une merveille du cinéma muet allemand (1925) http://www.dvdclassik.com/critique/la-rue-sans-joie-pabst

    La mise en scène de Pabst, dans ce film, tire sa grande force d’un pragmatisme qui pousse le metteur en scène à ne jamais céder d’un pouce sur son pragmatisme. A l’heure ou les géants du cinéma allemand se sentaient obligés de choisir pour chaque film une démarche, souvent contraignante, il recycle tout : l’expressionnisme, discrètement utilisé dans les décors ou dans le jeu enfiévré de Valeska Gert, le réalisme des situations (on jurerait que tous les bars enfumés sont emplis de vrais fêtards !), le mélodrame... le fait que le film a été tourné en studio permet au cinéaste de le situer majoritairement la nuit, dans des intérieurs ou dans une rue dont une large part est située sous des arches et des arcades. Et il triomphe de l’insécurité de Garbo, probablement aussi nerveuse que son personnage était angoissé. Asta Nielsen était bien à la fin de sa carrière, et n’a plus du tout l’âge du personnage qu’elle joue, mais sa lassitude est payante. La photo, signée de trois chef opérateurs (Robert Lach, Curt Oertel et Guido Seeber), est essentiellement nocturne, nourrie de l’influence de l’expressionnisme sans y succomber totalement, comme les décors superbes de la claustrophobe Rue Melchior, signés par Otto Herdmann et Hans Sohnle.

    #Cinema #Muet #Crise #Drame #Allemagne