World Socialist Web Site - Marxist analysis, international working class struggles & the fight for socialism

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  • menaces de grève dans le transport ferroviaire aux É.-U.

    U.S. Government Makes Contingency Plans for Rail Shutdown
    https://gcaptain.com/u-s-government-makes-contingency-plans-for-rail-shutdown


    A commercial freight train carries a load of shipping containers at the Port of Savannah, Georgia, U.S. October 17, 2021.
    REUTERS/Octavio Jones

    Sept 13 (Reuters) – President Joe Biden’s administration on Tuesday made contingency plans aiming to ensure deliveries of critical goods in the event of a shutdown of the U.S. rail system while pressing railroads and unions to reach a deal to avoid a work stoppage affecting freight and passenger service.

    The potential shutdown, which could come as early as Friday, could freeze almost 30% of U.S. cargo shipments, stoke inflation, impede supplies of food and fuel, cost the U.S. economy about $2 billion per day and cause transportation woes.

    Railroads including Union Pacific, Berkshire Hathaway’s BNSF, CSX and Norfolk Southern have until a minute after midnight on Friday to reach tentative deals with three hold-out unions representing about 60,000 workers. 

    If agreements are not reached, there could be union strikes or employer lockouts. But the railroads and unions also could agree to stay at the bargaining table or the Democratic-led U.S. Congress could intervene by extending talks or establishing settlement terms. 

    The Biden administration’s push comes as food, energy, automotive and retail groups implore Congress to intervene, saying a rail shutdown could threaten everything from global grain supplies to shipments of goods related to Christmas holiday shopping. 

    White House Press Secretary Karine Jean-Pierre said the administration is asking truckers and air shippers to assist should rail service cease and also is considering invoking emergency authorities. Jean-Pierre added that the administration is hosting daily interagency meetings to assess which supply chains and commodities are at highest risk. 

    The White House has told railroads and unions that “a shutdown is unacceptable and will hurt American workers, families and businesses, and they must take action to avert it,” a White House official told Reuters, speaking on condition of anonymity.

    One key issue is ensuring “continued distribution of vital hazardous materials that depend on rail transport, such as chlorine for water treatment plants,” this official added. Railroads on Monday stopped accepting shipments for hazardous materials such as chlorine and chemicals used in fertilizer so they are not stranded in unsafe locations if rail traffic stops.

    The U.S. energy sector relies on railroads to move coal, crude oil, ethanol and other products. 

    Some railroads plan to impose additional restrictions that could impact food suppliers and online retailers that use intermodal services that connect ships, trains and trucks. BNSF, which serves the western United States, said it will stop accepting refrigerated intermodal cargo. Norfolk Southern, which serves the eastern United States, said it will stop accepting all intermodal shipments. 

    U.S. passenger railroad Amtrak, which uses tracks maintained by freight railways, is facing growing disruptions. Amtrak said it will cancel trains on seven more long-distance routes on Wednesday after it began canceling trains on four long-distance routes on Tuesday.

    HIGH STAKES
    The stakes are high for Biden, who has vowed to rein in soaring consumer costs ahead of November elections that will determine whether his fellow Democrats maintain control of Congress. 

    Biden appointed an emergency board in July to create a framework for settlement terms. 

    That has not happened since the early 1990s, when Congress sent the parties into final and binding arbitration. 

    Unions in the current talks have been offered significant pay increases. Three of 12 unions, representing about half of the 115,000 workers affected by the negotiations, have yet to sign deals. They are grappling withrailroads over working conditions that they have said worsened after the industry slashed its workforce by almost 30% during the past six years.

    Rail customers have said a shutdown will send them scrambling for alternative transportation and storage for everything from ammonia and fuel to cars and chicken feed.

    It takes about four trucks to handle cargo in a single rail car. The United States does not have the estimated 467,000 trucks or the necessary labor to support such a shift. Beyond that, some cargo is too heavy or large to travel over the road.

    • le point de vue de la IVe

      À une semaine d’une éventuelle grève nationale des chemins de fer, une confrontation se prépare entre les cheminots américains et le gouvernement Biden - World Socialist Web Site
      https://www.wsws.org/fr/articles/2022/09/12/pers-s12.html

      À moins d’une semaine de l’échéance du 16 septembre, date à laquelle une grève nationale des chemins de fer peut légalement commencer, un conflit se prépare entre les cheminots américains, d’une part, et les grandes entreprises, Washington et l’appareil syndical, d’autre part.

      Le sentiment en faveur d’une grève parmi les 100.000 cheminots est écrasant. En juillet, les mécaniciens ont voté l’autorisation de la grève à 99,5 pour cent. Mais l’enjeu n’est pas simplement ce qu’ils veulent. Ils n’ont pas d’autre choix. Il leur est impossible de continuer à travailler 80 heures ou même 100 heures par semaine sur appel 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

      Le régime de travail brutal de l’industrie ferroviaire, qui est plus rentable que tout autre, rend les travailleurs étrangers à leur famille et ne leur laisse même pas le temps de prendre de rendez-vous chez le médecin. Aujourd’hui, ils se battent contre les tentatives d’imposer un règlement par un Presidential Emergency Board (PEB) nommé par Biden, qui est loin de satisfaire leurs revendications.

      Une collision mortelle survenue jeudi sur le chemin de fer Union Pacific en Californie du Sud a été un nouveau et tragique rappel des conditions intolérables auxquelles les travailleurs sont déterminés à mettre fin une fois pour toutes. Deux travailleurs ont trouvé la mort dans l’accident, ce qui porte à trois le nombre de décès sur le seul train de l’Union Pacific en l’espace de dix jours.

      Les responsables syndicaux ont déployé des efforts désespérés pour tenter d’empêcher une grève et faire appliquer le PEB contre l’opposition des travailleurs. Dans une stratégie de « diviser pour mieux régner », cinq petits syndicats ont déjà annoncé des accords de principe inspirés du PEB et ont volontairement prolongé leurs propres périodes de médiation jusqu’à la fin du mois.

      Cependant, les milieux d’affaires craignent de plus en plus que les syndicats ne soient pas en mesure de faire le travail qui est attendu d’eux. La semaine dernière, le gouvernement Biden est intervenu par l’intermédiaire du Conseil national de médiation (NMB), qui a rappelé les responsables syndicaux à Washington pour trois jours de pourparlers avec un médiateur, en présence du secrétaire au travail Marty Walsh.

      Ces pourparlers ne sont pas des « négociations » mais une conspiration tripartite entre les chemins de fer, les syndicats et le gouvernement pour faire respecter le contrat avant que le Congrès n’ait à intervenir.

      Selon des sources anonymes qui se sont confiées à la publication Railway Age, le secrétaire d’État au travail, Walsh, a tenté de faire la loi dès la première journée : « Le message de Walsh, bien qu’il n’ait pas été rendu public, était direct selon certaines des personnes présentes », indique le journal. « Ne touchez pas à l’économie fragile du pays à quelques semaines des élections législatives de mi-mandat, car ni le Congrès ni le gouvernement Biden n’apprécieront ».

      Les pourparlers surviennent près de trois ans depuis la fin du dernier contrat. Au cours de cette période, le Railway Labor Act anti-ouvrier et d’autres mécanismes juridiques ont été utilisés afin de faire appliquer injonction après injonction et d’interminables cycles de médiation et d’arbitrage.

      Depuis le début, les syndicats jouent à la fois le rôle de publiciste et d’exécuteur de ce processus, menaçant même d’abandonner les travailleurs à des poursuites judiciaires s’ils violaient les injonctions. Loin de l’image de l’État capitaliste comme un organisme neutre que les syndicats tentent de projeter, ce processus est utilisé depuis des décennies afin d’arracher aux travailleurs une série de concessions après l’autre approuvées par le gouvernement, tout en privant les travailleurs du droit démocratique de grève.

      Cependant, cette fois-ci, toutes les institutions sur lesquelles la classe dirigeante s’est appuyée pendant si longtemps pour réprimer la lutte des classes sont maintenant en crise, tandis que la classe ouvrière est poussée vers la lutte par la crise la plus profonde du capitalisme américain et mondiale depuis un siècle.

    • les compagnies anticipent le blocage et commencent à restreindre certaines circulations : produits dangereux notamment (lundi), et… livraison de commandes internet (aujourd’hui, mercredi, e-package ?)

      White House Makes Push to Avoid Nationwide Rail Strike Costing $2 Billion a Day
      https://gcaptain.com/white-house-makes-push-to-avoid-nationwide-rail-strike-costing-2-billion-a

      There has not been a nationwide U.S. rail service stoppage since 1992, when major freight railroads closed operations for two days.

      The brinkmanship comes at a sensitive time for unions, railroads, shippers, consumers and Biden, who appointed an emergency board in July in a bid to help break the impasse. 

      The National Grain and Feed Association, which represents companies that handle more than 70% of U.S. grain, said a rail stoppage would hit right as the fall harvest accelerates in many parts of the country.

      “Without rail service to move those crops, many facilities will begin to fill to capacity and may be limited on deliveries they can take from producers,” the association said in a statement. “The economic damages across the food and agricultural supply chain would be swift and severe.”

      U.S. railroads account for almost 30% of cargo transport by weight and maintain about 97% of the tracks Amtrak uses for passenger rail. Widespread railroad disruptions could choke supplies of food and fuel, spawn transportation chaos and stoke inflation. 

      At midday on Wednesday, Norfolk Southern will stop accepting intermodal cargo: goods moving by combinations of ship, truck and rail transport. Those shipments include consumer products and e-commerce packages that account for almost half of U.S. rail traffic. 

      Railroads last week said they would cease shipments of hazardous materials such as chlorine used to purify drinking water and chemicals used in fertilizer on Monday so they are not stranded in unsafe locations if rail traffic stops.

  • Quarante ans depuis la grève [cassée par Regan] des PATCO aux États-Unis | wsws | 04.08.21

    https://www.wsws.org/fr/articles/2021/08/04/pers-a04.html

    L’importance de la grève de la PATCO est bien comprise dans les milieux dirigeants. Le président de la Réserve fédérale de l’époque, Paul Volcker, a rappelé plus tard que « l’action unique la plus importante du gouvernement [Reagan] pour aider la lutte contre l’inflation a été la défaite de la grève des contrôleurs aériens ». Le remplaçant de Volcker à la tête de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, est allé plus loin. Il a rappelé en 2009 que l’écrasement de la grève par Reagan était « peut-être l’action la plus importante » de son premier mandat.
    [...]
    Le Bulletin a commenté le 11 août 1981 : « En bref, la classe dirigeante considère la destruction de la PATCO comme inséparable de sa politique capitaliste globale de défense du système de profit avec un programme de militarisme effréné à l’échelle internationale et d’austérité sauvage pour la classe ouvrière aux États-Unis. » Les 40 années suivantes ont confirmé ce pronostic.

    Mais la répression des luttes de la classe ouvrière aux États-Unis et dans le monde, qui a duré quatre décennies, touche à sa fin. Les travailleurs commencent à se défendre.

  • Les #CDC et #Reuters suppriment les avertissements sur une transmission aérienne de la variole du singe. - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2022/08/09/vari-a09.html

    Historiquement, on a longtemps reconnu que la transmission par voie aérienne était l’une des voies-clés de passage de la #variole_du_singe d’une personne à l’autre, et la science du virus n’a pas changé d’un jour à l’autre au cours de l’actuelle épidémie qui est sans précédent. Un récent article préimprimé étudiant l’épidémie de cette année au Royaume-Uni montre que « trois des quatre échantillons d’air recueillis » au cours de l’étude se sont révélés positifs pour la variole du singe, indiquant que la maladie est transmise par voie aérienne. Au Nigeria, pays où les épidémies de variole sont plus fréquentes, les directives sanitaires relatives à cette maladie prévoient toujours des « précautions contre la transmission aérienne ».

  • Global life expectancy drops two years since the start of the pandemic - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2022/04/07/pers-a07.html

    A major study published in March in the journal Population and Development Review estimates that global life expectancy declined by roughly 0.92 years in 2020 and another 0.72 years in 2021. These are the first declines in global life expectancy since the United Nations began tracking this figure in 1950 and the worst since World War II killed an estimated more than 70 million people.

    [,..]

    The study estimates that in 53 countries, including the United States, life expectancy declined by over two years during the worst 12-month period of the pandemic. […] However, multiple countries in the Asia-Pacific region where elimination strategies were employed, including China with a population of 1.4 billion people, saw life expectancy climb.

    Source: Global and National Declines in Life Expectancy: An End‐of‐2021 Assessment - Heuveline - 2022 - Population and Development Review - Wiley Online Library
    https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/padr.12477

    #espérance_de_vie #pandémie #politique

  • Ukraine : La face cachée des choses (Première partie) Vladimir Caller
    https://www.investigaction.net/fr/ukraine-la-face-cachee-des-choses-premiere-partie

    A la rentrée 2017, le président Macron chargeait son ministre de l’Intérieur Gérard Collomb de lancer un programme de collaboration entre les forces policières françaises et ukrainiennes. C’est ainsi que fut signé, fin novembre, un accord de collaboration entre le ministre français et son homologue ukrainien Arsen Avakov, visant le renforcement de la gendarmerie ukrainienne. Emmanuel Macron a participé pendant trois ans aux réunions autour du dossier ukrainien dans le cadre des accords de Minsk et connaissait donc bien la situation de détresse générale du pays, mais il fit néanmoins le curieux choix de privilégier le domaine sécuritaire de ce pays pour témoigner de l’aide française (1).


    Monsieur Avakov n’était en rien un novice. Plusieurs fois millionnaire, recherché par Interpol pour de grosses affaires de corruption et de violences, il fut arrêté en Italie et a dû sa libération à son élection au parlement ukrainien, habilement combinée par ses affidés. Bien blanchi par la « révolution » de Maïdan, il fut immédiatement nommé ministre de l’intérieur et, à ce titre, il décida d’attribuer aux mouvement néo-nazis Pravy Sektor et Azov la responsabilité de combattre les « ennemis de l’Ukraine », c’est-à-dire les organisations de gauche, syndicales, antifascistes (2). On peut supposer que les autorités françaises, très au courant de la situation ukrainienne, n’ignoraient pas avec qui ils engageaient la gendarmerie nationale et ce, d’autant plus que le quotidien Le Figaro avait publié, bien avant la signature de l’accord, un article intitulé « Un ancien néonazi est nommé à la tête de la police ukrainienne ». Le « nommé » était Vadim Troyan, un ancien commandant du bataillon Azov, dont nous parlerons plus loin. Nommé bien entendu par monsieur le ministre Avakov (3).

    La notoriété des méfaits de ce ministre était telle que Tranparency International avait soulevé son cas et condamné sa désignation à un poste si important ; condamnation à laquelle s’était joint le grand rabbin d’Ukraine Yaakov Bleick, l’antisémitisme de Pravy Sektor et Azov étant bien connus. Tous ces remous ne suffirent pas à dissuader le président Zelensky de le confirmer comme son ministre de l’Intérieur ; Avakov put ainsi rester en charge de la gouvernance du pays pendant 8 ans, jusqu’à juillet 2021 (4).

    Les mots pour le dire
    Vladimir Poutine ne semble pas familier de la notion de nuance. Il parle sans cesse du génocide des populations du Donbass et de la nazification du pays. Ceux qui disent que l’on ne peut pas réduire Zelensky et son administration au format nazi ont raison. Le problème est que ce n’est pas cette administration qui gère le dossier des républiques rebelles, ni le président du pays, mais bien l’armée nationale. Et là, il n’est aucunement exagéré de dire que l’armée ukrainienne est sous la domination du mouvement Azov, ouvertement néonazi.

    Andriy Biletsky, son fondateur, n’est pas un casseur improvisé ; universitaire, historien de formation, il se veut doctrinaire et combattant pour la préservation de la pureté de la race blanche. Il considère les Juifs et les autres minorités raciales ou ethniques comme des sous-hommes et appelle à une croisade chrétienne pour les repousser. Une enquête sur le terrain du quotidien anglais  The Daily Telegraph  rapportait que ses partisans « sont admirateurs d’Hitler et doutent de la réalité de l’Holocauste » et citait une déclaration de Biletsky : « La mission historique de notre nation dans ce moment critique, consiste à conduire les races blanches du monde entier vers la croisade finale pour survivre. Une croisade contre les sémites et les  untermenschen  ». Le journaliste concluait : « ce mouvement a joué un rôle très important en 2014 contre le président élu Ianoukovitch (5). » Inutile de dire que son rôle est encore plus important dans la répression des populations donbassiennes qui n’ont pas voulu se soumettre aux diktats des nostalgiques du IIIème Reich installés au pouvoir à Kiev.

    Et leurs politiques répressives sont si extrêmes et violentes que la chancelière Merkel elle-même a dû s’adresser aux autorités de Kiev en leur demandant de la retenue lorsqu’en juin 2014, le bataillon Azov appuyé par l’aviation et l’artillerie ukrainiennes, a lancé une offensive à Slaviansk, causant environ trois cents morts en vingt-quatre heures, pour la plupart des civils (6). Pourtant, la population sut résister victorieusement, malgré la férocité de l’attaque. Le journal Le Monde a repris les explications du commandant d’Azov : « (…) la trahison de la police et l’opposition de la population (…) (7). »

    De son côté, la BBC ne put que confirmer le constat, ajoutant que les combattants d’Azov portent des symboles SS nazis de la division Waffen SS comme emblèmes (8). Cela dit, les sympathies nazies et l’antisémitisme d’Azov étaient visiblement moins fortes que l’anticommunisme de son financier, le milliardaire ukraino-israélien Ihor Kolomoïsky qui déboursait « 1.500 dollars pour un fusil d’assaut AK-47 ; 10.000 pour la capture d’un pro-russe ; 200.000 pour la reprise d’un bâtiment occupé par les séparatistes et un million de dollars à celui qui assassinerait le candidat à la présidentielle de 2014, Oleg Tsarev, partisan du rapprochement avec la Russie (9). »


    Les délires de cette organisation sont tels qu’en 2015, ils créent des camps d’entraînement militaire pour enfants, dits « Azovets », à partir de l’âge de six ans de sorte qu’une fois adultes, ils puissent s’habituer à l’insupportable (10). Cette fois, c’est Newsweek qui rapporte que « Les volontaires nationalistes ukrainiens perpétuent des crimes de guerre semblables à ceux de l’État islamique », citant des témoignages de décapitations et d’une mère qui aurait reçu à la maison un colis contenant la tête de son fils, combattant du Donbass. Et ce n’est pas le  Drapeau Rouge  mais  Newsweek qui conclut : « Les pro-Russes disent qu’ils combattent contre des nationalistes et des fascistes ; en ce qui concerne Azov et autres bataillons, ces allégations sont fondamentalement vraies (11). » Et la revue Foreign Policy de fermer le ban ironisant sur « ces fascistes ukrainiens qui se battent pour la liberté (12). »

    Cachez cet Azov que je ne saurais voir
    La chose devenait trop grotesque. Même le Human Rights Watch, plus enclin à s’occuper de la Russie, alerte sur les pratiques azoviennes dans son rapport de 2014 intitulé « Roquettes non guidées tuant des civils », en précisant « qu’elles viennent particulièrement des forces du gouvernement. » En effet, si même dans les médias dominants on arrivait à avoir mauvaise presse, il devenait urgent de résoudre le paradoxe. Azov était devenu à la fois indispensable et imprésentable. Sa dimension et sa (mauvaise) réputation croissaient exponentiellement. Comprenant quelques dizaines d’hommes au départ, il en comptait plusieurs milliers lorsque le ministre Avakov trouva la solution, en septembre 2014 : intégrer officiellement Azov dans l’armée régulière avec, vu sa dimension, le statut de régiment. Ce, avec le double avantage de pouvoir couvrir ses agissements et, surtout, diffuser et instiller l’esprit néofasciste dans l’ensemble de l’armée nationale.


    Pour bien réussir ce camouflage lui donnant une façade de respectabilité, le ministre ne trouve rien de mieux que d’associer la diplomatie étasunienne. C’est ainsi que l’administration d’Obama décide l’envoi de 300 consultants militaires pour assurer la formation du, désormais, régiment Azov (13). Ainsi, ces milices pourraient continuer leur sale boulot, pilonner quotidiennement les populations du Donbass plus discrètement, au sein même de l’armée, tout en ayant assuré une pédagogie efficace en dehors, visant l’agression de toute minorité indigne de côtoyer la race blanche. C’est entre autres le cas avec les roms dont, selon L’Obs, les précaires campements sont fréquemment détruits à la hache (14).

    Cherchant la sortie de l’enfer…
    Lorsque les populations russophones commencent à résister par les armes aux agressions de Pravy Sektor et d’Azov et qu’un début de guerre civile s’installe, la diplomatie russe s’emploie à suggérer aux parties d’ouvrir des négociations de paix. Celles-ci commencent par des réunions informelles engageant uniquement les Ukrainiens et incluront ensuite, comme observateurs, des représentants de l’OSCE (Organisation pour la sécurité en Europe) et les diplomaties françaises, allemande et russe. Ces négociations vont aboutir à la signature de deux documents dont il faut saisir la portée pour comprendre la crise en cours : le protocole de Minsk et sa prolongation, l’accord de Minsk II. Il n’y a pas de différence essentielle entre ces deux documents, le deuxième est plus précis, actualisé et contraignant que le premier.

    Tous les deux concernent l’instauration d’un cessez-le-feu, l’échange de prisonniers, la gestion de l’usage des armes lourdes et la protection des populations. L’essentiel se résume à deux clauses : l’intégrité territoriale de l’Ukraine et la reconnaissance et l’attribution d’une large autonomie à la région du Donbass. Cette autonomie devait être garantie par une révision de la Constitution du pays. Les accords furent conclus dans un contexte politique assez troublé en Ukraine, avec un président Porochenko très affaibli suite à des affaires de corruption et la forte dégradation des conditions de vie de la population. C’est ainsi que ni son gouvernement, ni les suivants n’ont jamais respecté ces accords. L’autonomie du Donbass n’a pas été considérée sérieusement, et encore moins la révision de la Constitution. Preuve éclatante de sa mauvaise foi, Porochenko coupa le transfert des pensions aux ayants droit des populations de Lougansk et Donetsk (qui faisaient pourtant explicitement partie de l’accord, au point 8). Il l’avait annoncé, crûment, dans une déclaration remplie de haine et de mépris devant le parlement : «  Nous aurons du travail, eux non ! Nous aurons des retraites, eux non ! Nos enfants iront à l’école, les leurs resteront dans les caves ! C’est comme ça que nous gagnerons cette guerre (15). » Pour conclure en affirmant le lendemain que « l’Ukraine devra rester unie, et rejeter le fédéralisme ». Difficile de ne pas comprendre, qu’avec un gouvernement pareil il ne restait à ces populations que la désobéissance. A noter, détail soigneusement oublié par nos médias, que, dès leur déclaration d’indépendance (avril 2014), les républiques populaires de Lougansk et Donetsk n’ont pas cessé de demander reconnaissance à Poutine et que ce dernier a attendu jusqu’au 21 février de cette année pour accéder à leur demande.

    A noter également que les politiques de non-respect de l’accord de Minsk par Kiev (pourtant validé par le Conseil de sécurité de l’ONU, résolution 2202) ont été soigneusement cautionnées et protégées par ses garants occidentaux, en particulier les Français François Hollande et Emmanuel Macron. Elles furent justifiées à posteriori par le secrétaire général du conseil de la sécurité nationale et de la défense d’Ukraine, Oleksiy Danilov, lorsqu’il a déclaré ce 31 janvier : « L’observance des accords de Minsk II, équivalait à la destruction du pays. Ils furent signés sous un canon de fusil russe (pendant que les Français et les Allemands regardaient) (16). »

    Le procès-verbal du grand piège
    Volodymyr Zelensky, largement élu à la présidence de la République en mai 2019 sur un programme qui était aux antipodes de celui des ultranationalistes héritiers de Maïdan, s’est retrouvé confronté à une responsabilité qui dépassait clairement ses compétences. Oubliant ses promesses, il se lance dans des mesures particulièrement impopulaires, en bénéfice de ses oligarques comme la privatisation des terres agricoles, ce qui se traduit par une chute spectaculaire de sa popularité (élu avec plus de 70 % des voix il se retrouve avec une popularité réduite à 20 %). Plus inquiétant encore, la russophobie déferle aussi, ce qui le conduit à fermer manu militari trois stations de TV. Un peu perdu, il se décide, bien conseillé par les services de renseignement occidentaux, et surprenant tout le monde, à revenir au mantra du nationalisme extrême. Dans cette perspective, l’opération « Sea Breeze », la plus grande opération jamais menée par l’OTAN en mer Noire, avec la participation de trente-deux pays en juillet 2020, ne pouvait pas être plus opportune. Une opération dont la Russie, arguant des raisons de sécurité et de bon voisinage, avait demandé, sans succès l’annulation. Par contre, l’OTAN eut la délicatesse d’annoncer son opération en dénonçant « l’annexion illégale de la Crimée par la Russie en 2014 (17). » Une annonce que le ministre des Affaires étrangères Dmytro Kuleba rappelle début mars 2021 : « Le signal est clair : nous appelons le monde à nous aider à récupérer la Crimée (18). » Tout le monde, en effet. D’où la convocation d’une initiative « plateforme de Crimée », lancée urbi et orbi, qui reçoit le soutien immédiat de l’Alliance atlantique, de l’UE et de la « communauté internationale ».


    Quelques jours plus tard, a lieu l’acte qui précipite de la crise en cours. C’est un fait qui n’a pratiquement jamais été commenté par les médias  mainstream  : le 24 mars 2021, par décret n°117/2021 du Conseil de la sécurité nationale et de la défense, l’Ukraine s’engage à envisager toutes les options, y compris la guerre, pour reprendre la Crimée (19).

    Entretemps, l’initiative « plateforme de Crimée » a remporté un beau succès à son premier sommet, réuni le 23 août 2021, avec la participation de quarante-six pays et de l’Union européenne et de l’OTAN. Prémonitoire, Zelensky y déclara que : « (…) l’Ukraine ne libérerait pas la Crimée toute seule, sans le soutien international ». Par ailleurs, Mircea Geoana, secrétaire général adjoint de l’OTAN, a rappelé qu’au sommet de juin à Bruxelles les membres de l’organisation ont « (…) réaffirmé la décision du sommet de Bucarest que l’Ukraine et la Géorgie deviendraient membres de l’Alliance (20). »

    On dirait que quelque chose se trame. Le journal  Libération , peu connu pour sa russophilie, commente : « (…) Zelensky l’a voulue, la ‘Plateforme de Crimée’ s’est finalement tenue (…) alors que sous Porochenko, cette question avait été mise à l’arrière-plan et se limitait au registre déclaratif et émotionnel (21). » Logique avec lui-même, le président déclare devant le parlement ukrainien, le 24 novembre 2021, que la « libération » de la Crimée était un « objectif » et une « philosophie » nationale. Un message que Le Figaro, très lucide, considère comme étant une « menace directe pour la Russie (22). »

    Il y a trois mois, le plateau portant le piège en direction de Moscou, était servi.
     
    Source : https://www.legrandsoir.info/ukraine-la-face-cachee-des-choses-premiere-partie.html
    Notes :
    1- https://www.ukrinform.fr/rubric-polytics/2348929-la-garde-nationale-ukrainienne-echangera-son-experience-avec-la-ge
    2- https://www.rbc.ua/ukr/dossier/avakov-14092015 Pravy Sektor est un mouvement créé autour de la mémoire du chef de guerre Stépan Bandera qui combattit la résistance au service de l’armée allemande pendant la II Guerre Mondiale ; très actif également dans le massacre des populations juives.
    
3- https://www.lefigaro.fr/international/2016/11/15/01003-20161115 . Il s’agissait de Vadim Troyan, ancien commandant du bataillon Azov, dont nous parlerons plus loin.

    4- « Zelensky, parliament keep Avakov as interior minister, ignore civil society », Kyiv Post (29 August 2019)

    5- https://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/ukraine/11025137/Ukraine-crisis-the-neo-Nazi-brigade-fighting-pro-Russian-separatists.ht
    6- https://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/07/11/97001-20140711FILWWW00166-ukraine-merkel-appelle-porochenko-a-la-retenue.ph
    
7- https://www.lemonde.fr/europe/article/2014/05/16/en-ukraine-l-offensive-de-kiev-dans-l-est-s-est-revelee-inefficace_4419700_3
    8- Andriy Biletsky, the Azov and Patriot of Ukraine commander. Ukraine underplays role of far right in conflict ; BBC News, Kiev, 13 December 2014
https://www.bbc.com/news/world-europe-30414955
    
9- https://www.lemonde.fr/europe/article/2014/05/21/les-subtils-equilibres-d-igor-kolomoiski-nouvel-homme-fort-du-sud-est-ukrain

    10- https://www.dailymail.co.uk/news/article-3195711/-Ukraine-s-neo-Nazi-military-camp-recruits-young-six-learn-fire-weapons
    11- Ukrainian Nationalist Volunteers Committing « ISIS-Style » War Crimes
https://www.newsweek.com/evidence-war-crimes-committed-ukrainian-nationalist-volunteers-grows-26960 (09-10-2014)

    12- « (…) neo-Nazis, as Andriy Parubiy first national security chief are at the center of regime’s » https://foreignpolicy.com/2014/08/30/preparing-for-war-with-ukraines-fascist-defenders-of-freedom
    13- https://www.huffingtonpost.com/huffwires/20150331/eu-ukraine-us-troops/?utm-hp-r/world
    14- C’est « (…) la quatrième attaque de ce type en moins de deux mois »
https://www.nouvelobs.com/videos/fp6uin3FAJQ.YTB/ukraine-une-milice-d-extreme-droite-detruit-un-camp-de-roms-a-la-hache.ht
    
15- https://www.youtube.com/watch?v=jc9gUCy3Yds&ab_channel=WerLesh

     A regarder sans tarder car YouTube l’efface systématiquement

    16- Associated Press, 31 January 2022. https://apnews.com/article/russia-ukraine-russia-france-germany-europe-d9a2ed365b58d35274bf0c3c18427e81
    
17- https://www.nato.int/cps/en/natohq/news_177384.htm?selectedLocale=fr
    18- https://www.wsws.org/fr/articles/2021/03/22/kule-m22.html
    19- https://theowp.org/ukraine-declares-all-options-possible-even-war-to-retake-crimea-from-russia
    20- https://uacrisis.org/fr/deoccupation-of-crimea-begins-in-kyiv-overview-of-crimea-platform-s-inaugu
    21- https://www.liberation.fr/international/europe/lukraine-cherche-des-cles-pour-recuperer-la-crimee-20210824_KZ2NZFHTOVBZB
    22- https://www.lefigaro.fr/flash-actu/la-volonte-ukrainienne-de-recuperer-la-crimee-constitue-une-menace-directe-

    • La Chine essaye de calmer le jeu en europe, avec le covid
      https://www.rts.ch/info/monde/12941545-face-a-un-regain-de-cas-covid-la-chine-confine-30-millions-de-personnes
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      Au moins 13 villes en quarantaine
      En l’espace de quelques jours, au moins 13 villes ont été placées en quarantaine. Selon un décompte de l’AFP, près de 30 millions d’habitants sont désormais confinés à domicile, notamment dans la métropole technologique de Shenzhen (sud), aux portes de Hong Kong.
      Ces mesures ont entraîné la fermeture de nombreuses usines, notamment celles du géant taïwanais Foxconn , le principal fournisseur d’Apple, dans la mégapole de 17 millions d’habitants.
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      De nouvelles perturbations pour les chaînes d’approvisionnement
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      Ces perturbations économiques, de nature à affecter encore les chaînes d’approvisionnement mondiales, ont fait chuter de près de 6% la Bourse de Hong Kong. Les valeurs technologiques sont les plus pénalisées.

      « Jusqu’à présent, les ports de #Shenzhen et #Shanghai continuent à fonctionner normalement. Mais une mise en quarantaine de ces ports exacerberait les problèmes d’approvisionnement mondiaux , en plus des perturbations déjà provoquées par la guerre Russie-Ukraine », observe l’économiste Tommy Wu, du cabinet Oxford Economics.


      https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KCN2LC149/coronavirus-flambee-epidemique-en-chine-la-strategie-zero-covid-mise-a-mal
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      QUELLES CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES ?
      Cette stratégie « zéro COVID », qui s’avère moins efficace face au variant Omicron, génère également un coût croissant pour l’économie chinoise, souligne Yanzhong Huang, analyste spécialiste des politiques de santé du groupe de réflexion américain Council on Foreign Relations (CFR, Conseil des relations internationales).

      « A ce stade deux des plus riches villes chinoises, Shanghaï et Shenzhen, sont confinées : comment cela va-t-il affecter l’économie chinoise ? », s’interroge-t-il.

      Plusieurs entreprises chinoises ont signalé que leur activité était déjà pénalisée par la vague épidémique en cours et s’attendent à des perturbations supplémentaires avec la progression des contaminations, comme par exemple le constructeur automobile BYD ou encore Yum China, opérateur en Chine de la chaîne de restauration rapide KFC.

      A Shanghaï, où on compte seulement 21 cas symptomatiques et 130 asymptomatiques, des immeubles d’habitation sont strictement isolés et leurs habitants testés. Dans le cadre des mesures de prévention, plus d’une centaine de vols internationaux à destination de Shanghaï seront détournés vers d’autres villes entre le 21 mars et le 1er mai.

      A Shenzhen, où le nombre de contaminations s’élève à 39 (avec 21 cas asymptomatiques), les mesures mises en oeuvre pour une semaine pour tenter de contenir la propagation du virus passent notamment par une suspension totale des transports , mais aussi une interdiction des mariages et des funérailles, ou encore une obligation de dépistages quotidiens pour certains habitants.

      La province de Jilin, dans le nord-est du pays, concentre près de 90% des nouveaux cas symptomatiques de contamination. Ses habitants ont interdiction de quitter la province ou de se déplacer dans la région sans avoir prévenu la police.

    • Christine Deviers-Joncour raconte l’obsession de jacques attali : la dépopulation !

      Christine Deviers-Joncour, cette fille d’instituteurs, a côtoyé les grands de ce monde, au point d’en connaître la laideur et toute la haine qu’ils portent contre les petites gens, ces petites fourmis méprisables qu’il faudrait broyer.

      Dans cette interview exclusive accordée à OVALmedia, elle déclare : « Il n’y a absolument aucun respect pour le peuple et je trouve que le dernier président l’a montré. Vous vous rappelez tout ce qu’il a dit sur le peuple français ? Inculte, réfractaires, qu’il n’a rencontré que des ratés sur les halls de gare. Il n’aime pas le peuple. Quand ils arrivent à ces hauteurs de pouvoir, ils méprisent le peuple. La révolution de 1789 a amené ces gens-là en France. »

      Au détour des frégates de Taïwan ou d’Elf Aquitaine, Christine Deviers-Joncour dénonce l’élite et rappelle l’obsession de Jacques Attali de la surpopulation : « D’après les propos d’Attali, il l’annonce clairement et ce que j’entendais parler à l’époque, ça parlait de dépopulation tout le temps. Qu’on était trop nombreux, que le peuple est pollué… je l’ai entendu, j’invente rien. »
      https://www.youtube.com/watch?v=DTFP9ccTXFg

    • Le reconfinement chinois aura plus d’impact sur le conteneur que la guerre lemarin.ouest-france.fr
      https://lemarin.ouest-france.fr/secteurs-activites/shipping/42885-conteneur-le-reconfinement-chinois-aura-plus-dimpact-que-

      La politique zéro covid des autorités chinoises a conduit à un reconfinement de sept jours de plusieurs dizaines de millions de personnes dans onze villes, notamment les grands ports de Shanghai, le premier du monde, et de Shenzhen, le quatrième.

      À ce jour, les terminaux fonctionnent normalement mais tous les acteurs du shipping surveillent les ports chinois comme le lait sur le feu car la congestion aurait bien plus d’effet sur les rotations des navires que la fermeture du marché russe, à l’écart des grandes routes maritimes mondiales. En raison d’un manque de chauffeurs routiers et d’une possible pénurie de travailleurs portuaires, un début de congestion de navires est déjà observable cette mi-mars au large des grands ports chinois, de Shanghai à Qingdao en passant par Ningbo-Zhoushan.

      En juin dernier, la fermeture partielle du grand terminal de Yantian, à Shenzhen, avait désorganisé au moins autant la chaîne logistique mondiale en raison des retards sur les navires que le blocage pendant une semaine du canal de Suez en mars.

  • Ukraine 2014 : le coup d’état de l’OTAN… De Maïdan à l’ours russe (WSWS)- Resistance71
    https://resistance71.wordpress.com/2022/03/04/ukraine-2014-le-coup-detat-de-lotan-de-maidan-a-lours-russe-

    Le coup d’état de 2014 en Ukraine World Socialist Website Url de l’article original : https://www.wsws.org/en/topics/event/2014-coup-ukraine ~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~ 28 février 2022 En février 2014, après des mois de manifestations de la droite à “Maïdan”, le président ukrainien Viktor (...) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • La candidate gaulliste à l’#élection présidentielle française approuve la théorie conspirationniste du « Grand remplacement ». - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2022/03/02/gaul-m02.html
    https://www.wsws.org/asset/d633ea13-7e36-461d-a80c-09e1d53dc460?rendition=image1280

    Lors d’une apparition publique le 13 février au stade Zénith pour lancer sa #campagne, elle a déclaré : « Dans dix ans, serons-nous encore la septième puissance mondiale ? Serons-nous encore une nation souveraine ou un auxiliaire des États-Unis, un pion de la Chine ? Serons-nous une nation unie ou déchirée ? Face à ces questions vitales, nous ne nous abandonnons pas à une fatalité aveugle. Ni à un grand remplacement ni à une grande perte de notre rang. Je vous appelle à une action urgente ».

    Au milieu d’une controverse croissante sur ses remarques, Pécresse a affirmé de manière peu convaincante que sa référence à la théorie a été mal interprétée. Cependant, d’autres parties de son discours contenaient également des appels sans ambiguïté aux traditions de collaboration avec le nazisme. Elle a déclaré : « Je veux des Français de cœur, et pas seulement des Français de papier ». Pécresse s’est également attaquée à la minorité musulmane de France, qui compte plusieurs millions de personnes, en déclarant de manière provocante : « Marianne [la personnification de la France] n’est pas une femme voilée ».

    Ce sont là des appels sans ambiguïté au #racisme #politique. La théorie du « grand remplacement » est défendue par l’extrême droite en Europe et dans le monde. Elle affirme faussement que la population blanche majoritaire est victime d’un « génocide » dû à l’immigration en provenance des pays d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie.

    De façon plus infâme encore, avant d’assassiner 49 musulmans lors des attentats terroristes de Christchurch en 2019 en Nouvelle-Zélande, le suprémaciste blanc Brendon Tarrant a publié un manifeste suprémaciste blanc, qu’il a intitulé « Le grand remplacement ».

    L’origine du terme « grand remplacement » est attribuée à l’auteur français Renaud Camus. Camus est aujourd’hui un partisan du candidat d’extrême droite à l’élection présidentielle Eric Zemmour, qui s’est fait condamner pour incitation à la haine raciale en 2011 et 2022, et pour incitation à la haine contre les musulmans en 2018. La théorie de Camus affirme que les « élites remplacistes », dont on sous entend qu’elles seraient souvent juives, visent à remplacer la population blanche par des immigrants africains et arabes, un processus que Camus appelle « génocide par substitution ».

    Les attaques de Pécresse contre les « Français de papier » placent également son discours de campagne sans équivoque dans la tradition des appels fascistes au racisme politique. Ce terme est à jamais associé à son utilisation par les antisémites, allant de ceux qui ont soutenu la fausse condamnation de l’officier juif capitaine Alfred Dreyfus en 1894 aux défenseurs du régime français de Vichy, collaborateur des nazis, pendant la Seconde Guerre mondiale.

  • L’OTAN entre en guerre contre la Russie - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2022/03/02/pers-m02.html
    https://www.wsws.org/asset/8f4da8a9-2290-4579-8bdb-95e83295917e?rendition=image1280

    Les salves médiatiques ininterrompues visent à créer un climat de haine dirigé contre la Russie et les Russes. Les affirmations selon lesquelles les États-Unis ne visent pas la population russe sont démenties par la campagne qui vise à empêcher les musiciens et les athlètes russes de se produire et de participer à des événements internationaux. À cela s’ajoute l’exigence de retirer les produits russes des rayons.

    L’objectif central de cette offensive de propagande est de détourner l’attention de la population de la crise sociale, de la flambée des prix et du nombre stupéfiant de décès dus à la pandémie, et d’essayer de diriger la colère des masses vers la campagne de guerre impérialiste.

    Tout cela ne change en rien l’opposition du World Socialist Web Site à l’invasion de l’Ukraine par le gouvernement russe. Le régime de Poutine, qui représente les intérêts d’une faction de l’oligarchie russe, répond aux conséquences catastrophiques de la dissolution de l’Union soviétique par la promotion d’un nationalisme russe réactionnaire, en combinant la menace nucléaire et une tentative désespérée de forger une sorte d’accord avec les impérialismes américain et européens.

    L’invasion de l’Ukraine ne fait que diviser la classe ouvrière russe et ukrainienne et crée une confusion et une désorientation populaires dans les pays impérialistes qui sont utilisés par les États-Unis et l’OTAN pour faire avancer leurs plans de guerre.

    Les objectifs de longue date de l’impérialisme américain et européen de démembrer la Russie coïncident avec ce qui est maintenant la force motrice centrale derrière la frénésie de guerre : l’immense crise sociale et économique à Washington et dans les autres capitales.

    L’escalade de cette guerre menace l’humanité d’une catastrophe. Dans de telles conditions, il est nécessaire de ne pas se laisser guider par l’émotion, de ne pas se laisser emporter par la propagande des gouvernements capitalistes et des médias de masse, mais d’analyser clairement ce qui se passe et de développer, sur cette base, une orientation indépendante pour la classe ouvrière.

  • How Brazil’s President turned the country into a global epicenter of COVID-19
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC8393776
    https://pbs.twimg.com/media/FCMAkIOXsAQVZDT?format=jpg&name=small

    In this manuscript, we point out that the federal government headed by President Bolsonaro has pursued a political agenda that contributed to the spread of COVID-19, transforming the country into a major repository for SARS-CoV-2 and its variants, thus representing a risk for worldwide containment efforts. Furthermore his actions are also weakening democratic institutions, which could counter his political agenda, effectively facilitating the spread of COVID-19. Thus, the perpetuation of the COVID-19 pandemic in Brazil is due to human behaviour factors, especially high-level public decision makers.
    Keywords: Bolsonaro, Coronavirus, Epidemiology, Indigenous peoples, Public health policy, SARS-CoV-2


    School reopenings in Manaus, Brazil gave rise to COVID’s Gamma variant, study shows - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2021/10/20/braz-o20.html
    https://www.wsws.org/asset/aba7c0ba-262b-41b5-96d0-4c43b1f28649?rendition=image1280

    As schools reopen around the world, their role as vectors for the spread of the novel coronavirus is becoming increasingly clear, with growing numbers of children infected and dying.

    In the United States, after schools reopened, the first week of September registered a 240 percent increase in cases in children compared to the end of July. In the last two months, 164 children died from COVID-19 in the US, an average of almost three deaths per day.

    In Brazil, children and young people up to the age of 19 accounted for 2.5 percent of cases and 0.6 percent of COVID-19 deaths in December 2020. At the end of August of this year, one month after the largest school reopenings since the pandemic began, these numbers increased to 17 percent and 1.5 percent, respectively. Brazil has recorded the deaths of 2,398 children and young people up to the age of 19 from COVID-19, the highest number in the world.

    On 5 August 2021, Brazil passed 559,607 deaths officially attributed to COVID-19, with drastic increases in cases, hospitalizations, and deaths in many municipalities (counties) and state capitals [1]. The number of deaths is underestimated and may be up to twice that reported in official data [2]. Since 3 March 2021 Brazil’s daily deaths per million inhabitants have surpassed those in the US. Since the beginning of the pandemic, Brazil’s President Jair Bolsonaro has downplayed the severity of the disease [3], promoted an “early treatment” package of remedies that are known to be ineffective [3, 4] and acted to block measures for inhibiting transmission [5].❞

    Nancy Delagrave - COVID-STOP sur Twitter : “Bad things done for a flawed concept.”“the emergence of the gamma variant in Manaus occurred due to the … gov.’s strategy of encouraging the contagion of children with the return of in-person classes so that the population would reach herd immunity.”" https://t.co/u2FoKKVUBc https://t.co/rJwCUMZNSF" / Twitter
    https://twitter.com/RougeMatisse/status/1451004203795628039

  • Afghan refugees face steel border walls and barbed wire from Europe’s powers - World Socialist Web Site

    https://www.wsws.org/en/articles/2021/08/25/gree-a25.html

    https://www.wsws.org/asset/446d0b59-1df0-4104-824a-72c24dc83162?rendition=image1280

    Robert Stevens

    Since the fall of Kabul to the Taliban on August 15, governments internationally have engaged in non-stop handwringing over the fate of tens of thousands of refugees desperate to flee the country. These are the same governments whose wars over the last three decades, including in Afghanistan, have turned tens of millions of people into refugees and destroyed entire societies.

    20 years of war, with the imperialist military forces only finally departing this month, have left 550,000 internally displaced in Afghanistan since the beginning of this year, adding to the almost 3 million Afghans who had met this fate by the end of 2020.

    For all the crocodile tears shed over those who worked with the occupation now seeking to flee, Europe’s governments, since the fall of the Taliban, have refused to take more than a few thousand refugees.

    #afghanistan #europe #Migration #asile #exil

  • L’éradication du #COVID-19 est le seul moyen d’arrêter la pandémie.
    World Socialist Web Site : https://www.wsws.org/fr/articles/2021/08/23/pers-a23.html

    "Les lignes de bataille dans cette lutte mondiale sont clairement définies. Trois stratégies de base sont apparues pour aborder le virus : 1. « l’immunité collective » 2. l’atténuation ; et 3. l’éradication. La propagation mondiale du variant Delta, très contagieux, et la campagne de réouverture complète des écoles dans le monde entier, malgré les risques bien connus pour les enfants, ont intensifié les antagonismes entre ces trois positions, et clairement montré que l’éradication mondiale est la seule stratégie efficace et scientifiquement fondée."

  • Jackson Browne still asking questions on Downhill from Everywhere- World Socialist Web Site

    https://www.wsws.org/en/articles/2021/08/10/brow-a10.html

    Singer-songwriter and rock musician Jackson Browne released his fifteenth studio album Downhill from Everywhere on July 23.

    Over the past five decades, Browne has carved out an identity as a craftsman of songs that alternate between introspective and political lyrics combined with attractive melodies and driving rock rhythms. While he has to some extent specialized in acoustic ballads, Browne’s most popular songs have always exhibited powerful and energetic hooks on which he hangs his musical hat.

    In the songs on the new album—all of them written before the outbreak of the COVID-19 pandemic—the 72-year-old Browne continues along these lines. For listeners who know his back catalog, Downhill from Everywhere moves around in familiar territory; for those new to Jackson Browne, there is more than enough accessible music and straightforward language here to gather and hold the interest of listeners.

    #musique #chanson #états-unis

  • Les réouvertures d’écoles dans le monde constituent une menace massive pour les enfants - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2021/07/24/pers-j24.html

    Au Brésil, où le variant Gamma a été dominant et où le variant Delta se répand maintenant rapidement, un rapport de l’Uol daté du 20 juillet indique que le COVID-19 a déjà tué 1.581 jeunes âgés de 10 à 19 ans au cours des six premiers mois de 2021. Ainsi, le COVID devient la première cause de décès par maladie pour ce groupe d’âge. En outre, 1.187 enfants de moins de 10 ans ont succombé au virus depuis le début de la pandémie, le Brésil enregistrant le plus grand nombre de décès d’enfants dus au COVID-19 dans le monde.

    .../...

    Les mêmes mensonges se trouvent proférés par la classe dirigeante dans tous les pays pour mener à bien la réouverture inconsidérée des écoles. Face à l’opposition croissante des parents, des étudiants, des éducateurs et de la classe ouvrière au sens large, l’administration fasciste de Bolsonaro est le fer de lance d’une campagne qui vise à rouvrir complètement les écoles à travers le Brésil dans les prochaines semaines, avec le soutien des gouverneurs d’État de tous les partis politiques. À São Paulo, le plus grand district scolaire d’Amérique du Sud avec environ deux millions d’élèves, tous les élèves devront se présenter en personne à l’école et l’espacement entre les élèves sera réduit de 1,5 mètre à un mètre.

    Le caractère mondial de la campagne en faveur de l’ouverture totale des écoles découle d’une nécessité objective commune à la classe capitaliste de renvoyer les parents de la classe ouvrière dans des usines et autres lieux de travail dangereux pour produire des bénéfices.

    #pandémie #scolarisation #

  • The centenary of the #Tulsa, Oklahoma race massacre - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2021/06/02/pers-j02.html

    This week marks the centenary of the Tulsa, Oklahoma race massacre, one of the deadliest and most destructive antiblack pogroms in the history of the United States.

    Officials confirmed 39 deaths—26 black and 13 white people—but it is estimated that the true toll could be as high as 300, with many African American victims uncounted and buried in mass graves. An Oklahoma state commission estimated in 2001 that the present day cost of the damage was $30 million.

    #racisme #massacre

  • Un ancien conseiller révèle que le plan d’immunité collective du gouvernement Johnson prévoyait 800.000 décès au Royaume-Uni - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2021/05/26/rucv-m26.html

    Des décès à plus grande échelle encore étaient activement envisagés à Downing Street. Dans le tweet 31, Cummings révèle : « Il y a eu un exercice PHE appelé Exercice NIMBUS dans un futur hypothétique le 14/4/20 avec des diapositives COBR simulées ».

    Le tweet indique qu’il y aurait une semaine supposée de pic le 13 mai 2020 et 33 millions de cas de Covid-19 dans la population sur une « vague de 16 semaines ». Il déclare à propos de ce scénario que les hôpitaux seraient pleins dès le 14 avril 2020 et qu’il y aurait plus de « 800K morts » et « les écoles devaient rester ouvertes (!!) » L’exercice s’est déroulé en mars 2020, dit-il, c’est-à-dire avant ou autour du moment où le gouvernement a été contraint d’imposer un confinement.

    Cummings cherche sans doute à prendre ses distances avec une politique d’immunité collective meurtrière dans laquelle il est impliqué et affirme maintenant que pratiquement aucun décès n’aurait eu lieu en Grande-Bretagne avec des « personnes compétentes aux commandes ». Le Sunday Times avait rapporté en mars 2020 que quelques semaines avant, fin février, Cummings avait exposé la stratégie du gouvernement lors d’une réunion privée. Un observateur a décrit la politique comme suit : « immunité collective, protéger l’économie et si cela veut dire la mort de quelques retraités, tant pis ».

  • Manifestations allemandes contre le bombardement de Gaza et l’accusation bidon d’« antisémitisme » - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2021/05/20/alis-m20.html
    https://www.wsws.org/asset/9efd5650-18b8-4cca-9403-e61be294d015?rendition=image1280

    Un antisémite n’est pas quelqu’un qui proteste contre les crimes du gouvernement de Benjamin Netanyahou. Ce dernier a conclu une alliance avec des partis d’extrême droite, il a un pied en prison et il ne peut se maintenir au pouvoir que par des provocations sans fin. Un antisémite est une personne qui assimile « les Juifs » à la politique du gouvernement israélien. En fait, Netanyahou n’a même pas de majorité en Israël. D’innombrables personnes juives en Israël et dans le monde rejettent avec véhémence son programme.

  • Une enquête auprès des épidémiologistes démasque le mensonge que les enfants ne propagent pas le COVID-19 - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2021/05/18/pers-m18.html
    https://www.wsws.org/asset/471cb25e-e721-4483-ad57-3ec013969651?rendition=image1280

    Dans un article publié samedi par le New York Times, une enquête menée auprès de 723 épidémiologistes a mis en évidence le rôle central joué par les enfants dans la propagation du COVID-19. Ces résultats contredisent les affirmations faites tout au long de la pandémie par l’ensemble de l’establishment politique sur les dangers prétendument minimes que la politique de réouverture des écoles fait courir aux enfants et à la société dans son ensemble.

    Le rapport démasque également la décision irresponsable et anti-scientifique des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), sous la direction du gouvernement Biden, de mettre fin aux directives demandant à tous les individus de porter des masques à l’intérieur et à pratiquer la distanciation sociale. Un objectif central étant de faciliter la réouverture des écoles à l’enseignement en présentiel avant qu’il ne soit sans danger.

    L’article du Times, intitulé « 723 épidémiologistes sur quand et comment les États-Unis peuvent revenir pleinement à la normale », commence ainsi : « Les cas de Covid-19 diminuent aux États-Unis, et les masques ne sont plus nécessaires partout. Mais, la pandémie continue – et ne sera pas terminée tant que les jeunes enfants ne pourront pas, eux aussi, être vaccinés ».