/watch

  • Et donc hier on est allés à Cournonterral voir notre première partie de tambourin, sport qui se pratique dans l’Hérault et en Italie (en Italie, il y a des joueurs professionnels de tamburello, mais ici c’est totalement amateur).

    Une sorte de volley/tennis, cinq contre cinq, mais sur un terrain immense (80m de long sur 20m de large), sans filet. Et évidemment on frappe la balle avec un tambourin.
    https://www.montpellier-tourisme.fr/decouvrir/sportive/sport-traditionnel-le-tambourin

    Hé ben on a bien aimé (au bout de deux heures, ça devient tout de même très répétitif, et les parties durent facilement 3 ou 4 heures, hier ça commençait à 21h30, alors on s’est rentrés avant la fin). Le jeu est spectaculaire et les échanges se construisent de manière assez immédiatement lisible : ça commence avec de très grands et très hauts échanges en fond de court, et dès qu’une balle est un peu plus courte, le joueur central balance une grosse patate, mais les deux avants collés à la ligne centrale risquent de l’intercepter et bam re-patate, c’est la punition immédiate. Un rebond est autorisé, mais la plupart des balles sont renvoyées, même en fond court, avant même de toucher le sol, avec des gestes amples, franchement c’est élégant.

    Et notablement : ambiance très sympa. Pour le public, ambiance de fête de village, bouffe et boissons ultra-pas-chères, discussions sur les bancs, fanfare (et quand ça passe des disques, c’est largement de la chanson populaire française des années 70 remixée en techno lourdingue). Et les joueurs entre eux, ambiance bon enfant de copains qui jouent ensemble le week-end, les équipes se félicitent entre elles à chaque bel échange, c’est tromignon.

  • Trouvé sur le gronéléfanbleuh.

    Emmanuel Macron se rend dans un petit village très pauvre de Lozère et demande au maire quelles sont les trois priorités de la commune.

    Le maire répond :
    – La première, c’est notre hôpital. Le bâtiment est là, mais il n’y a plus de médecins.

    Le Président sort son téléphone, passe un appel et annonce :
    – C’est réglé. D’ici quinze jours, cinq médecins seront affectés ici.

    – La deuxième, ce sont nos routes. Elles sont défoncées.

    Il reprend son téléphone, échange quelques mots et déclare :
    – C’est réglé. Les travaux commenceront dès le mois prochain.

    Puis il demande :
    – Et la troisième ?

    Le maire répond :
    – La troisième, ce sont les téléphones portables.
    – Quel est le problème ?
    – Ici, il n’y a pas de réseau ...

  • Edgar MORIN • 8 juillet 1921 - 29 mai 2026

    Israël-Palestine : le cancer, par Edgar Morin, Sami Naïr et Danièle Sallenave
    Le Monde - Publié le 03 juin 2002
    Le Moyen-Orient est une zone sismique de la planète où s’affrontent Est et Ouest, Nord et Sud, riches et pauvres, laïcité et religion, religions entre elles.

    https://www.lemonde.fr/archives/article/2002/06/03/israel-palestine-le-cancer-par-edgar-morin-sami-nair-et-daniele-sallenave_27

    Le cancer israélo-palestinien s’est formé à partir d’une pathologie territoriale : la formation de deux nations sur une même contrée, source de deux pathologies politiques, l’une née de la domination, l’autre de la privation. Il s’est développé d’une part en se nourrissant de l’angoisse historique d’un peuple persécuté dans le passé et de son insécurité géographique, d’autre part du malheur d’un peuple persécuté dans son présent et privé de droit politique.

    « Dans l’opprimé d’hier l’oppresseur de demain »,disait Victor Hugo. Israël se présente comme le porte-parole des juifs victimes d’une persécution multiséculaire jusqu’à la tentative d’extermination nazie. Sa naissance attaquée par ses voisins arabes a failli être sa mort. Depuis sa naissance, Israël est devenu une formidable puissance régionale, bénéficiant de l’appui des Etats-Unis, dotée de l’arme nucléaire.

    Et pourtant Sharon a prétendu lutter pour la survie d’Israël en opprimant et asphyxiant la population palestinienne, en détruisant des écoles, archives, cadastres, en éventrant des maisons, en brisant des canalisations et procédant à Jenine à un carnage dont il interdit de connaître l’ampleur.

    L’argument de la survie n’a pu jouer qu’en ressuscitant chez les Israéliens les angoisses de 1948, le spectre d’Auschwitz, en donnant à un passé aboli une présence hallucinatoire. Ainsi la nouvelle Intifada a réveillé une angoisse qui a amené au pouvoir le reconquistador Sharon.

    En fait Sharon compromet les chances de survie d’Israël dans le Moyen-Orient, en croyant assurer dans l’immédiat la sécurité israélienne par la terreur. Sharon ignore que le triomphe d’aujourd’hui prépare le suicide de demain. A court terme, le Hamas fait la politique de Sharon, mais à moyen terme, c’est Sharon qui fait la politique du Hamas. Si, en deçà d’un certain seuil, l’Intifada a poussé Israël à négocier, au-delà elle a ranimé l’angoisse de la proie, exaspérée par les attentats-suicides, et la répression impitoyable semble une juste réponse à la menace. Si rien ne l’arrête de l’extérieur, l’Israël de Sharon va au minimum vers la bantoustanisation des territoires palestiniens morcelés.

    C’est la conscience d’avoir été victime qui permet à Israël de devenir oppresseur du peuple palestinien. Le mot « Shoah », qui singularise le destin victimaire juif et banalise tous les autres (ceux du goulag, des Tsiganes, des Noirs esclavagisés, des Indiens d’Amérique), devient la légitimation d’un colonialisme, d’un apartheid et d’une ghettoïsation pour les Palestiniens.

    La conscience victimaire comporte évidemment une vision unilatérale de la situation et des événements.

    Au départ du sionisme, la formule « un peuple sans terre pour une terre sans peuple » a occulté le peuplement palestinien antérieur. Le droit des juifs à une nation a occulté le droit des Palestiniens à leur nation.

    Le droit au retour des réfugiés palestiniens est vu aujourd’hui, non comme un droit symétrique à celui du retour de juifs qui n’ont jamais vécu en Palestine, mais à la fois comme un sacrilège et comme une demande de suicide démographique d’Israël. Alors qu’il aurait pu être considéré comme une réparation aux modalités négociables.

    Il est horrible de tuer des civils selon un principe de culpabilité collective, comme le font les attentats-suicides, mais c’est un principe appliqué par Israël frappant, depuis le temps de Sabra et Chatila et du Liban nord jusqu’à aujourd’hui, et hélas probablement demain, des civils, femmes et enfants, et en détruisant la maison et les cultures des familles d’auteurs d’attentat. Les victimes civiles palestiniennes sont désormais de 15 à 20 fois plus nombreuses que les victimes israéliennes. Est-ce que la pitié doit être exclusivement réservée aux unes et non aux autres ?

    Israël voit son terrorisme d’Etat contre les civils palestiniens comme autodéfense et ne voit que du terrorisme dans la résistance palestinienne. L’unilatéralisme attribue à Arafat seul l’échec des ultimes négociations entre Israël et l’Autorité palestinienne ; il camoufle le fait que, sans cesse depuis les accords d’Oslo, la colonisation s’est poursuivie dans les territoires occupés et considère comme « offre généreuse » une restitution restreinte et morcelée de territoires comportant maintien de colonies et contrôle israélien de la vallée du Jourdain.

    L’histoire complexe des négociations est effacée par la vision unilatérale de cette « offre généreuse » reçue par un refus global, et l’interprétation de ce supposé refus global comme une volonté de détruire Israël.

    L’unilatéralisme masque la dialectique infernale répression-attentat, elle-même alimentée par les forces extrémistes dans les deux camps. Il masque le fait que la tournée de Sharon sur l’esplanade des Mosquées n’a pu que renforcer le cercle vicieux infernal qui favorise le pire dans les deux camps.

    Le cercle infernal où tout accroissement du pire de l’un accroît le pire de l’autre a donné le pouvoir au clan nationaliste-intégriste en Israël, a installé des officiers issus des colonies à la tête de Tsahal, a transformé des éléments de cette armée de réoccupation en soldatesque pillant et tuant parfois jusqu’au massacre (Jenine). Il a accru le rayonnement et l’emprise des mouvements religieux fanatiques sur la jeunesse palestinienne.

    Certes, il y a également un unilatéralisme palestinien, mais sur l’essentiel, depuis l’abandon par la charte de l’OLP du principe d’élimination d’Israël, l’Autorité palestinienne a reconnu à son occupant l’existence de nation souveraine que celui-ci lui refuse encore. Sharon a toujours refusé le principe « la paix contre la terre », n’a jamais reconnu les accords d’Oslo et a considéré Rabin comme un traître.

    En Occident, les médias parlent sans cesse de la guerre israélo-palestinienne ; mais cette fausse symétrie camoufle la disproportion des moyens, la disproportion des morts, la guerre de chars, hélicoptères, missiles contre fusils et kalachnikovs. La fausse symétrie masque la totale inégalité dans le rapport des forces et l’évidence simple que le conflit oppose des occupants qui aggravent leur occupation et des occupés qui aggravent leur résistance.

    La fausse symétrie occulte l’évidence que le droit et la justice sont du côté des opprimés. Elle met sur le même plan les deux camps, alors que l’un fait la guerre à l’autre qui n’a pas les moyens de la faire et n’oppose que des actes sporadiques de résistance ou de terrorisme. De même, il y a fausse symétrie entre Sharon et Arafat, l’un maître d’une formidable puissance, capable de défier les Nations unies et les objurgations (certes molles) des Etats-Unis, l’autre de plus en plus impuissant. Une sinistre farce consiste à demander à Arafat d’empêcher les attentats tout en l’empêchant d’agir.

    On a peine à imaginer qu’une nation de fugitifs, issue du peuple le plus longtemps persécuté dans l’histoire de l’humanité, ayant subi les pires humiliations et le pire mépris, soit capable de se transformer en deux générations en « peuple dominateur et sûr de lui » et, à l’exception d’une admirable minorité, en peuple méprisant ayant satisfaction à humilier.

    Les médias rendent mal les multiples et incessantes manifestations de mépris, les multiples et incessantes humiliations subies aux contrôles, dans les maisons, dans les rues. Cette logique du mépris et de l’humiliation n’est pas le propre des Israéliens, elle est le propre de toutes les occupations où le conquérant se voit supérieur face à un peuple de sous-humains. Et dès qu’il y a signe ou mouvement de révolte, alors le dominant se montre impitoyable. Il est juste qu’Israël rappelle à la France sa répression coloniale durant la guerre d’Algérie ; mais cela indique qu’Israël fait pour la Palestine au moins ce que la France a fait en Algérie. Dans les derniers temps de la reconquête de la Cisjordanie, Tsahal s’est livrée à des actes de pillage, destructions gratuites, homicides, exécutions où le peuple élu agit comme la race supérieure. On comprend que cette situation dégradante suscite sans cesse de nouveaux résistants, dont de nouvelles bombes humaines. Qui ne voit que les chars et les canons, mais ne voit pas le mépris et l’humiliation, n’a qu’une vision unidimensionnelle de la tragédie palestinienne.

    Le mot « terrorisme » fut galvaudé par tous les occupants, conquérants, colonialistes, pour qualifier les résistances nationales. Certaines d’entre elles, comme du temps de l’occupation nazie sur l’Europe, ont certes comporté une composante terroriste, c’est-à-dire frappant principalement des civils. Mais il est indu de réduire une résistance nationale à sa composante terroriste, si importante soit-elle. Et surtout, il n’y a pas de commune mesure entre un terrorisme de clandestins et un terrorisme d’Etat disposant d’armes massives. De même qu’il y a disproportion entre les armes, il y a disproportion entre les deux terreurs. L’horreur et l’indignation devant des victimes civiles massacrées par une bombe humaine doivent-elles disparaître quand ces victimes sont palestiniennes et massacrées par des bombes inhumaines ?

    Il ne faut pas craindre de s’interroger sur ces jeunes gens et jeunes filles devenues bombes humaines. Le désespoir, certes les a animés, mais cette composante ne suffit pas. Il y a aussi une très forte motivation de vendetta qui, dans sa logique archaïque si profonde, surtout en Méditerranée, demande de porter la vengeance, non pas nécessairement sur l’auteur du forfait mais sur sa communauté. C’est aussi un acte de révolte absolue, par lequel l’enfant qui a vu l’humiliation subie par son père, par les siens, a le sentiment de restaurer un honneur perdu et de trouver enfin dans une mort meurtrière sa propre dignité et sa propre liberté.

    Enfin, il y a l’exaltation du martyr, qui par un sacrifice de sa personne féconde la cause de l’émancipation de son peuple. Evidemment, derrière ces actes, il y a une organisation politico-religieuse, qui fournit les explosifs, la stratégie et conforte par l’endoctrinement la volonté de martyre et l’absence de remords. Et la stratégie des bombes humaines est très efficace pour torpiller tout compromis, toute paix avec Israël, de façon à sauvegarder les chances futures de l’élimination de l’Etat d’Israël. La bombe humaine, acte existentiel extrême au niveau d’un adolescent, est aussi un acte politique au niveau d’une organisation extrémiste.

    Et nous voici à l’incroyable paradoxe. Les juifs d’Israël, descendants des victimes d’un apartheid nommé ghetto, ghettoïsent les Palestiniens. Les juifs qui furent humiliés, méprisés, persécutés, humilient, méprisent, persécutent les Palestiniens. Les juifs qui furent victimes d’un ordre impitoyable imposent leur ordre impitoyable aux Palestiniens. Les juifs victimes de l’inhumanité montrent une terrible inhumanité. Les juifs, boucs émissaires de tous les maux, « bouc-émissarisent » Arafat et l’Autorité palestinienne, rendus responsables d’attentats qu’on les empêche d’empêcher.

    Une nouvelle vague d’antijudaïsme, issue du cancer israélo-palestinien, s’est propagée dans tout le monde arabo-islamique, et une rumeur planétaire attribue même la destruction des deux tours de Manhattan à une ruse judéo-américaine pour justifier la répression contre le monde islamique.

    De leur côté, les Israéliens voisins crient « Mort aux Arabes » après un attentat. Un anti-arabisme se répand dans le monde juif. Les instances « communautaires » qui s’autoproclament représentantes des juifs dans les pays occidentaux tendent à refermer le monde juif sur lui-même dans une fidélité inconditionnelle à Israël.

    La dialectique des deux haines s’entretenant l’une l’autre, celle des deux mépris, celui du dominant israélien sur l’Arabe colonisé, mais aussi le nouveau mépris antijuif nourri de tous les ingrédients de l’antisémitisme européen classique, cette dialectique est en cours d’exportation. Avec l’aggravation de la situation en Israël-Palestine, la double intoxication, l’antijuive et la judéocentrique, va se développer partout où coexistent populations juives et musulmanes. Le cancer israélo-palestinien est en cours de métastases dans le monde.

    Le cas français est significatif. En dépit de la guerre d’Algérie et de ses séquelles, en dépit de la guerre d’Irak, et en dépit du cancer israélo-palestinien, juifs et musulmans coexistent en paix en France.

    Cependant une ségrégation commence. Une rancœur sourde contre les juifs identifiés à Israël couvait dans la jeunesse d’origine maghrébine. De leur côté, les institutions juives dites communautaires entretenaient l’exception juive au sein de la nation française et la solidarité inconditionnelle à Israël.

    C’est l’impitoyable répression menée par Sharon qui a fait passer l’antijudaïsme mental à l’acte le plus virulent de haine, l’atteinte au sacré de la synagogue et des tombes. Mais cela conforte la stratégie du Likoud : démontrer que les juifs ne sont pas chez eux en France, que l’antisémitisme est de retour, les inciter à partir pour Israël. Ne devons-nous pas au contraire mobiliser l’idée française de citoyenneté comme pouvoir de fraternisation entre musulmans et juifs ?

    Y a-t-il une issue ? Une haine apparemment inextinguible est au fond du cœur de presque tous les Palestiniens et comporte le souhait de faire disparaître Israël. Chez les Israéliens, le mépris est de plus en plus haineux, et également semble inextinguible. Mais la haine séculaire entre Français et Allemands, aggravée par la seconde guerre mondiale, a pu se volatiliser en vingt années. De grands gestes de reconnaissance de la dignité de l’autre peuvent, surtout en Méditerranée, changer la situation.

    Des Sémites (n’oublions pas que plus de 40 % des Israéliens d’aujourd’hui viennent de pays arabes) peuvent bien un jour reconnaître leur identité cousine, leur langue voisine, leur Dieu commun. L’énormité de la punition qui s’abat sur un peuple coupable d’aspirer à sa libération va-t-elle enfin provoquer dans le monde une réaction autre que de timides objurgations ? L’ONU sera-t-elle capable de décider d’une force d’interposition ? Sharon ne peut qu’être contraint à renoncer à sa politique.

    Il y eut le 11 septembre 2001 un électrochoc qui, au contraire, l’a encouragé. La « guerre au terrorisme » américaine lui a permis d’inclure la résistance palestinienne dans le terrorisme ennemi de l’Occident, de façon à ce que le tête-à-tête israélo-palestinien devienne un face-à-face non entre deux nations mais entre deux religions et deux civilisations, et s’inscrive dès lors dans une grande croisade contre la barbarie intégriste.

    L’électrochoc inverse est en fait advenu. C’est l’offre saoudienne de reconnaissance définitive d’Israël par tous les pays arabes en échange du retour aux frontières de 1967, conformément à toutes les résolutions des Nations unies. Cette offre permettrait non seulement une paix globale entre nations mais une paix religieuse qui serait consacrée par le pays responsable des lieux saints de l’islam. On peut donc envisager une conférence internationale pour arriver à un accord comportant une garantie internationale.

    De toutes façons, les Etats-Unis, dont la responsabilité est écrasante, disposent du moyen de pression décisif en menaçant de suspendre leur aide, et du moyen de garantie décisif en signant une alliance de protection avec Israël.

    Le problème n’est pas seulement moyen-oriental. Le Moyen-Orient est une zone sismique de la planète où s’affrontent Est et Ouest, Nord et Sud, riches et pauvres, laïcité et religion, religions entre elles. Ce sont ces antagonismes que le cancer israélo-palestinien risque de déchaîner sur la planète. Ses métastases se répandent déjà sur le monde islamique, le monde juif, le monde chrétien. Le problème n’est pas seulement une affaire où vérité et justice sont inséparables. C’est aussi le problème d’un cancer qui ronge notre monde et mène à des catastrophes planétaires en chaîne.

    Edgar Morin est sociologue, Sami Naïr est député européen (Mouvement des citoyens), Danièle Sallenave est écrivain, maître de conférences à l’université Paris-X-Nanterre.

  • 32-Bit Float Files Explained
    https://www.sounddevices.com/32-bit-float-files-explained
    Il y a du progrès dans la technologie d’enrégistrement du son.

    En bref aujourd’hui la seule limite du volume pour le matériel pro sont le microphone et la capacité du convertisseur numérique-analogique. Pour le son on arrive à un stade qui correspond à l’utilisation d’appareils plénoptiques dans la photographie et la prise de vue vidéo.

    Le niveau du son se règle dans la station de travail audionumérique (DAW) en postproduction. Nous pouvons désormais enrégister l’interview avec l’artificier et le son de l’explosion sans modifier le réglage de l’appareil enregistreur.

    ...
    For ultra-high-dynamic-range recording, 32-bit float is an ideal recording format. The primary benefit of these files is their ability to record signals exceeding 0 dBFS. There is in fact so much headroom that from a fidelity standpoint, it doesn’t matter where gains are set while recording. Audio levels in the 32-bit float WAV file can be adjusted up or down after recording with most major DAW software with no added noise or distortion. To understand the nuts and bolts of 32-bit files, keep reading. This paper discusses the differences between 16-bit fixed point, 24-bit fixed point, and 32-bit floating point files.
    ...
    The dynamic range that can be represented by a 32-bit (floating point) file is 1528 dB. Since the greatest difference in sound pressure on Earth can be about 210 dB, from anechoic chamber to massive shockwave, 1528 dB is far beyond what will ever be required to represent acoustical sound amplitude in a computer file.

    There is one other aspect of 32-bit float files which is not immediately obvious. Files recorded with 32-bit float record sound where 0 dBFS of the 32-bit file lines up with 0 dBFS of the 24- or 16-bit file. Keep in mind that unlike the 24- or 16-bit files, the 32-bit file goes up to +770 dBFS. So compared to a 24-bit WAV file, the 32-bit float WAV file has 770 dB more headroom.

    IEEE 754 - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/IEEE_754

    Dans la gamme des enregistreurs accessibles il y a bien sûr les produits de la marque Sound Devices et surtout de Zoom quand on travaille avec un budget très restreint.

    Exemple
    Zoom F6
    https://www.zoom-europe.com/de/produkte/f6-multitrack-field-recorder-eu

    Sound DeviceII MixPre-3 II
    https://www.sounddevices.com/product/mixpre-3-ii

    #son #enregistrement_sonore #technologie

    • Exporting 32-bit float sound data in Blackmagic Design’s DaVinci Resolve 18 STUDIO editing software : STUDIO F+ (studiofplus) Official Blog
      https://studiofplus.livedoor.blog/archives/60349049.html

      As it turns out, 32-bit float export is possible with the latest version of DaVinci Resolve 18 STUDIO.

      I am using STUDIO version 18.1.4, which is the paid version of DaVinci Resolve 18.

      Apparently, 32-bit float export has been possible since DaVinci Resolve 17.

      It has not been confirmed whether the latest version, DaVinci Resolve 18 free version, can also export 32-bit float.

      DaVinci Resolve 18
      The procedure for exporting 32-bit float in STUDIO is as follows

      1. from Deliver -> check Audio Export

      2. select Codec -> IEEE Float -> Bit Depth 32

    • Albert Laracine ; le travail d’équipe | INA
      https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/audio/p18304272/albert-laracine-le-travail-d-equipe

      Voilà ce qui compte.

      Albert LARACINE, Jacques CHARBONNIER, preneurs de son : Le travail d’équipe que nécessite l’art radiophonique (entretien Georges GODEBERT, 4’10").

      La chronique d’Albert
      https://chroniquealbert.blogspot.com

      Friday, November 07, 2008
      Ce dont je me souviens à propos du développement de la stéréophonie en France

      En 1945 au studio d’essai dirigé par Pierre Schaeffer, José Bernard et Jean Wilfrid Garrett ont remis au goût du jour les anciennes recherches des années 30 sur l’emploi d’une tête artificielle pour retransmettre une image de l’espace sonore au casque et prenaient comme cobayes les élèves de la classe de prise de son dont je faisais partie (On peut aussi évoquer les démonstrations de Clément Ader en 1881 qui a réalisé les premières transmissions publiques par fil, fondées, disait-il, sur les effets stéréoscopiques)
      Au cours de ces travaux a eu lieu la première diffusion radiophonique,les deux voies étant commutées sur deux émetteurs à modulation d’amplitude ( chaîne Nationale et chaîne Parisienne) les seuls exploités à cette époque par la France pour la diffusion nationale. C’est aussi à ce moment que les premières écoutes par enceintes acoustiques ont été tentées et que le triangle équilatéral a été esquissé
      Une exploitation nécessitant deux chaînes de diffusion n’était à ce moment là pas réaliste, c’est sans doute pourquoi il y a eu une grande période de sommeil pendant laquelle seules quelques émissions comme la célèbre Larme du Diable ont été réalisées qui n’avaient qu’un lointain rapport avec la stéréophonie c’était un spectacle utilisant deux voies son, sans rapports entre elles.
      C’est avec l’exploitation de la modulation de fréquence et la construction par Mr Herbaut d’un système émission-reception permettant la transmission simultanée de deux voies son de très bonne qualité que dans les années 56 -et suivantes les recherches ont été menées au Laboratoire d’acoustique de I’O.R.T.F. sous la direction de Monsieur Chatenay et de son adjoint Mr Condamines. Toutes les solutions et tous les systèmes existants ont été testés longuement et comparés les uns aux autres au cours d’écoutes en aveugle par de nombreuses populations :
      Musicienscomédiens,auditeurs divers et évidemment des Chef opérateurs du son De nombreuses têtes artificielles ont été construites au Laboratoire pour arriver à ce que nous avons estimé comme meilleur compromis : le Couple O.R.T.F. construit artisanalement d’abord et développé ensuite par la société SCHOEPS
      Chaque année au cours du Festival du son, à Paris sous l’impulsion de Michel Philippot ,des confrontations amicales réunissaient tous les preneurs de son et producteurs des sociétés de Radiodiffusion internationales Chacun présentait ses meilleures productions expliquait ses méthodes de travail et des discussions générales permettaient de comparer les points de vue. Ces réunions ont été très profitables. Le couple O.R.T.F. quoique très apprécié par tous les professionnels pour ses qualités n’a pas eu tout de suite le succès que l’on espérait car il est moins compatible en monophonie que les systèmes coïncidents ce qui à cette époque ou la grande majorité des auditeurs écoutaient de cette façon était un défaut gênant et même rédhibitoire pour certain .Malheureusement alors que ce problème n’existe plus les auditeurs de monophonie étant devenus largement minoritaires, le procédé Français a du mal à faire sa place, plus personne ne sait pourquoi on lui a préféré les systèmes X.Y. M.S. ou multimicrophones mais l’habitude aidant on l’emploie encore trop rarement

      etc.

      https://vimeo.com/1119675077

  • Bad Moon Rising - Creedence Clearwater Revival (1969)
    https://www.youtube.com/watch?v=wkqfPuQhW9I

    Je ne sais pas pourquoi mais on retombe dans l’esprit de 1969. La guerre du Vietnam fait partie de l’histoire mais l’Empire continue à envoyer la jeunesse du monde au casse pipes.

    Bon, on peut retourner encore plus loin dans les souvenirs apocalyptiques ;-)

    https://en.wikipedia.org/wiki/Bad_Moon_Rising

    The iconic rockabilly guitar riff laced throughout the song is derived from Scotty Moore’s original, used in Elvis Presley’s 1955 single “I’m Left, You’re Right, She’s Gone.”

    I’m Left, You’re Right, She’s Gone - Elvis Presley (1955)
    https://youtube.com/watch?v=NitMDZCq0mQ

    Est-ce que vous avez remarqué que chez nos amis d’outre mer tout tourne en apocalypse ? Doit y avoir une raison. C’est culturel ? Mauvaise consciences après l’énième génocide ? Des remords après avoir trucidé encore des lycéens ? Enfin, comme explication au cinéma vous avez « Pet Sematary » ( Simetierre ) où vous n’avez pas envie de vous faire enterrer, pas vrai ?

    Bad Moon Rising
    Songwriter : John Fogerty
    https://en.wikipedia.org/wiki/Bad_Moon_Rising

    [Verse 1]
    I see the bad moon arising
    I see trouble on the way
    I see earthquakes and lightnin’
    I see bad times today

    [Chorus]
    Don’t go around tonight
    Well, it’s bound to take your life
    There’s a bad moon on the rise

    [Verse 2]
    I hear hurricanes a-blowing
    I know the end is coming soon
    I fear rivers overflowing
    I hear the voice of rage and ruin

    [Chorus]
    Don’t go around tonight
    Well, it’s bound to take your life
    There’s a bad moon on the rise
    Alright

    [Guitar Solo]

    [Verse 3]
    Hope you got your things together
    Hope you are quite prepared to die
    Looks like we’re in for nasty weather
    One eye is taken for an eye
    You might also like
    [Chorus]
    Well, don’t go around tonight
    Well, it’s bound to take your life
    There’s a bad moon on the rise
    Don’t go around tonight
    Well, it’s bound to take your life
    There’s a bad moon on the rise

    I’m Left, You’re Right, She’s Gone (aka My Baby’s gone)
    Elvis Presley Lyrics Words & Music by S. Kesler - W. Taylor
    https://www.elvispresley.com.au/songlyrics/im-left-youre-right-shes-gone.html

    Well, you’re right, I’m left, she’s gone.
    You’re right, and I’m left all alone.
    Well, you tried to tell me so,
    But how was I to know
    That she was not the one for me?

    You told me all along,
    You’re right, our love was so wrong.
    But now I changed my mind,
    Because she broke the ties that bind,
    And I know that she never cared for me.

    Well, I thought I knew just what she’d do,
    I guess I’m not so smart.
    Oh, you tried to tell me along she’d only break my heart.
    I’m left, you’re right, she’s gone.
    You’re right, and I’m left all alone.

    Well, she’s gone I know not where,
    But now I just don’t care.
    For now I’m falling for you.

    If you’ll forgive me now,
    I’ll make it up somehow.
    So happy we will be,
    In a home just for three,
    And I’ll soon forget her,
    Now I know.

    Well, I thought I knew just what she’d do,
    I guess I’m not so smart.
    You tried to tell me all along,
    She’d only break my heart.

    Well, you’re right, I’m left, she’s gone.
    You’re right, and I’m left all alone.
    Well, she’s gone, I know not where,
    But now I just don’t care,
    For now I’ve fallen for you.

    Recorded: 1955/03, first released on single

    November 15, 1954 Sun Studio - Memphis, Tennessee

    I’m Left You’re Right She’s Gone (Slow) OPA1 4196-05
    I’m Left You’re Right She’s Gone F2WB 8047-06

    #USA #guerre #musique_pop #CCR

  • Trumps Kampf gegen Kritiker : Das Kapital kapituliert
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1197692.usa-late-night-trumps-kampf-gegen-kritiker-das-kapital-kapitulier
    https://youtube.com/watch?v=oiTJ7Pz_59A

    Voilà le maximum en ouverture d’esprit que tu peux attendre des États Unis et de leurs personnel.

    17.2.2026 von Oliver Kern - US-Late-Night-Talker Stephen Colbert nutzt genüsslich seine Gnadenzeit, um Donald Trump und seinen Sender zu kritisieren.

    Der US-Fernsehsender CBS dürfte so langsam bedauern, dass er die Late-Night-Sendung »Late Show« nicht einfach früher abgesägt hat. Die »Gnadenzeit«, die man Moderator Stephen Colbert, einem der lautesten Kritiker von Präsident Donald Trump, gegeben hat, nutzt dieser nun genüsslich aus. CBS hatte ihm Dienstagnacht zwar die Übertragung des Interviews mit einem Senatskandidaten der oppositionellen Demokraten verboten, doch Colbert stellte das Gespräch einfach auf seinem Youtube-Kanal online. Nicht nur das: In seiner Sendung sprach er trotz Verbots über den Eingriff des Senders und dessen Duckmäusertum.

    Dass CBS erneut vor Trumps Drohungen einknickt und lieber die eigene Meinungsfreiheit selbst beschneidet, um bei der von Trump kontrollierten Aufsichtsbehörde FCC nicht in Ungnade zu fallen, ist nicht nur Beleg für die grassierende Kapitulation des Kapitals in den USA. Sie ist auch moralisch verwerflich in einer Zeit, in der normale Bürger gleichzeitig bei Demonstrationen gegen Trumps Politik im wahrsten Sinne ihr Leben riskieren. Dabei hatte der FCC-Chef lediglich angedeutet, ein politisches Ausgeglichenheits-Gebot künftig auch für Talkshows einzuführen. Festgeschrieben ist es nicht.

    Diese vorauseilende Feigheit, die auch andere Großkonzerne von Amazon und Apple über Meta bis X zur Schau tragen, dürfte langfristig schädlich für den Sender sein. Dieser stieß seine Zuschauer nun erneut für die kurzfristige Profitsicherung vor den Kopf. Doch wenn Colbert im Mai geht, werden seine Fans sicher nicht bei CBS verweilen.

    #USA #politique #médias

  • Kälbermarsch, Bert Brecht, 1944
    https://youtube.com/watch?v=v3fizKhHvF0

    https://de.wikipedia.org/wiki/Schweyk_im_Zweiten_Weltkrieg
    Gesungen von Ernst Bush

    Kälbermarsch (1944)

    Hinter der Trommel her
    Trotten dir Kälber
    Das Fell für die Trommel
    Liefern sie selber.

    Der Metzger ruft. Die Augen fest geschlossen
    Das Kalb marschiert mit ruhig festem Tritt.
    Die Kälber, deren Blut im Schlachthof schon geflossen
    Sie ziehn im Geist in seinen Reihen mit.

    Sie heben die Hände hoch
    Sie zeigen sie her
    Sie sind schon blutgefleckt
    Und sind noch leer.

    Der Metzger ruft. Die Augen fest geschlossen
    Das Kalb marschiert mit ruhig festem Tritt.
    Die Kälber, deren Blut im Schlachthof schon geflossen
    Sie ziehn im Geist in seinen Reihen mit.

    Sie tragen ein Kreuz voran
    Auf blutroten Flaggen
    Das hat für den armen Mann
    Einen großen Haken.

    Der Metzger ruft. Die Augen fest geschlossen
    Das Kalb marschiert mit ruhig festem Tritt.
    Die Kälber, deren Blut im Schlachthof schon geflossen
    Sie ziehn im Geist in seinen Reihen mit.

    #guerre #opportunisme #fascisme #musique #théâtre

  • I.G.Y. (What a Beautiful World)

    The “I.G.Y.” of the title refers to the “International Geophysical Year”, an event that ran from July 1957 to December 1958.[2]: 217  The I.G.Y. was an international scientific project promoting collaboration among the world’s scientists. Fagen’s lyric discusses the widespread optimistic vision of the future at that time, including futuristic concepts such as solar-powered cities, a transatlantic tunnel, permanent space stations,[4] and spandex jackets.

    The song references the vision of postwar optimism in America and the Western world. The “76” referred to in the song is 1976, the U.S. Bicentennial year.

    https://www.youtube.com/watch?v=Ueivjr3f8xg

  • Chanter la condition ouvrière"
    https://lhistgeobox.blogspot.com/2025/11/chanter-la-condition-ouvriere.html

    « L’anarchisme, qui a rompu avec les socialistes en 1872, imprègne tout le mouvement ouvrier, et s’impose comme l’idéologie dominante au sein du syndicalisme français, au moins jusqu’en 1914. Les libertaires accordent une importance primordiale à la propagande chansonnière, car elle est accessible aux couches les plus défavorisées de la population et comme le résume élégamment Le Père peinard, elle sert »à décrasser les boyaux de la tête". Dans cette optique, la chanson a une portée didactique et propagandiste. En 1901, Charles d’Avray, dans sa composition Le Triomphe de l’Anarchie, s’appuie sur « la dénonciation des maux provoqués par le capital, le militarisme, la politique et la religion pour exhorter tous les exploités à la révolte. »