https://www.academia.edu

  • DECOLONIZE MÜNCHEN. Dokumentation und Debatte.

    Zara S. Pfeiffer and Eva Bahl - Academia.edu

    https://www.academia.edu/26987693/DECOLONIZE_M%C3%9CNCHEN_Dokumentation_und_Debatte

    Wie haben sich Kolonialismus und Rassismus in Münchens Stadtbild eingeschrieben? Wie wird mit den Spuren der kolonialen Vergangenheit in der Stadt umgegangen? An welchen Orten verdichten sich postkoloniale Auseinandersetzungen? Was wird debattiert, was verdrängt und verschwiegen? Wer darf sprechen über die Globalgeschichte der Stadt? Wessen Geschichten werden gehört, wessen Lebensspuren wahrgenommen? Was bedeutet Dekolonisieren heute? Mit Fragestellungen wie diesen beschäftigte sich die Ausstellung DECOLONIZE MÜNCHEN im Münchner Stadtmuseum (25.10.2013 – 23.02.2014).

    Der Katalog dokumentiert die bislang in dieser Form in Deutschland einzigartige Ausstellung und das umfangreiche rassismuskritische Begleitprogramm mit Veranstaltungen und Workshops – ergänzt durch Reaktionen, Kritik, Kontroversen und Visionen. Erweiternd wurden in den Band aktuelle Beiträge aufgenommen, die Themen der Ausstellung und Debatten zur post/kolonialen Geschichte und Gegenwart Deutschlands aufgreifen und weiterführen. Der Katalog wurde in Kooperation mit dem Münchner Stadtmuseum und dem Kulturreferat der Landeshauptstadt München realisiert. Die Autor*innen: Mit Beiträgen von Joshua Kwesi Aikins, Manuela Bauche, Eva Bahl, Sarah Bergh, Tahir Della, Isabella Fehle, HMJokinen, Stephan Köhler, Christian Kopp, Modupe Laja, Sharon Dodua Otoo, Zara S. Pfeiffer, Martin W. Rühlemann u.v.m.❞

    #décoloniser #decolonial #ville #München #histoire_colonial #colonialisme

  • Les nazis bio

    Rudolf Heß, Unterstützer der Anthroposophie (rechts), mit Heinrich Himmler vor einem Modell des KZ Dachau, wo es einen biologisch-dynamischen Hof gab | Foto: Friedrich Franz Bauer, Deutsches Bundesarchiv.

    L’Allemagne se prépare à la prise du pouvoir par les verts en trois mois. Saviez-vous qu’au camp de Dachau on pratiquait la culture bio-dynamique ? L’anthroposophe et prince héritier d’Adolf Hitler Rudolf Heß était un vert avant la lettre. Aujourd’hui une fois les gauchistes éliminés du parti vert celui-ci révélera sa nature véritable au grand public d’ici la fin de l’été. Voici quelques anecdotes plus ou moins drôles qui vous feront comprendre le nouveau biologisme allemand ;-)

    Voici un texte scientifique pour celleux qui ont envie de s’énerver au lieu de rire des verts.

    Der Deutsche Geist am Scheideweg : Anthroposophen in Auseinandersetzung mit Volkischer Bewegung un Nationalsozialismus - Der Deutsche Geist am Scheideweg : Anthroposophen in Auseinandersetzung mit völkischer Bewegung und Nationalsozialismus
    https://epublications.marquette.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1089&context=hist_fac

    ... puis ...

    Friedrich Benesch, Nationalsozialist, Priester und Anthroposoph
    https://egoistenblog.blogspot.com/2018/02/friedrich-benesch-nationalsozialist.html

    2007 wurde im Rahmen der inzwischen nicht mehr bestehenden Website Egoisten.de und einer Kooperation mit Frau Dr. Regina Reinsperger deutlich, dass der im anthroposophischen Kontext bedeutende Theologe, Priesterausbilder, Publizist und Priester der Christengemeinschaft Friedrich Benesch nationalsozialistisch involviert gewesen ist. Bei einer Persönlichkeit, die in den 70ern und 80ern des letzten Jahrhunderts gerade auf junge Menschen begeisternd wirkte, und zwar als der Ausdruck von Integrität schlechthin, als Priester und persönlicher spiritueller Lehrer, wirkten diese Erkenntnisse schockierend. Über seine nationalsozialistische Vergangenheit war zumindest der Öffentlichkeit nichts bekannt.

    Between Occultism And Fascism : Anthroposophy And The Politics Of Race And Nation In Germany And Italy, 1900-1945 | Peter Staudenmaier
    https://www.academia.edu/929821/Between_Occultism_And_Fascism_Anthroposophy_And_The_Politics_Of_Race_And_N

    Anthroposophie und Nationalsozialismus : „Die Waldorfschulen erziehen zur Volksgemeinschaft“ | Ruhrbarone
    https://www.ruhrbarone.de/anthroposophie-und-nationalsozialismus-die-waldorfschulen-erziehen-zur-volksgemeinschaft/44449

    Camp de concentration de Dachau
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_de_concentration_de_Dachau

    Le camp de Dachau est le premier camp de concentration mis en place par le régime nazi

    Il a un sourire tellement sympatique, ce grand chef des jardiniers de Dachau.

    Voici comment l’armée sera transformée par par la future chancelière Angela Baerbock .

    Die Waldorf Kaserne
    https://www.youtube.com/watch?v=S8oJDmqfIVE

    Pour terminer je vous propose un regard sur la vie intime en Allemagne sous le régime vert à venir.

    Grüne beim Sex
    https://www.youtube.com/watch?v=1fsPSGZb7zc

    P.S. Vous avez l’impression que ce billet ait une intention satirique ? Vous avez tort. Il adopte un ton sardonique donc sérieux et finit avec les vidéos de la troupe Browser Ballet afin de vous communiquer son message en vous faisant souffrir le moins possible : Les verts allemands n’on plus rien de gauche ou progessif depuis un bon moment.
    Vous avez sans doute compris que le l’enthroposophisme et le parti vert allemand forment un amalgame problématique.

    #Allemagne #histoire #philosophie #idéologie #anthroposophie #WTF

  • Aires d’accueil — les données
    https://visionscarto.net/aires-d-accueil-les-donnees

    « Où sont les “gens du voyage” ? » — le livre de William Acker publié par les Éditions du Commun est le premier inventaire (critique) des aires d’accueil en France. Les données collectées par l’auteur sont disponibles ci-dessous, sous forme d’une cartographie interactive, et d’un fichier à télécharger.

    Ce n’est pas un hasard si les plus proches riverains de l’usine Lubrizol, partie en fumée toxique fin septembre 2019 à Rouen, étaient les habitant·es de l’aire d’accueil des « gens du voyage » de Petit-Quevilly. Partout en France, les lieux « d’accueil » attribués aux personnes relevant de cette dénomination administrative se trouvent à l’extérieur des villes, loin de tout service, ou dans des zones industrielles à proximité de diverses sources de nuisances. Constatant l’absence de chiffres opposables aux pouvoirs publics sur l’isolement de ces zones et leur rôle dans les inégalités environnementales, William Acker a décidé de les recenser, département par département, dans son livre Où sont les « gens du voyage » ? Inventaire critique des aires d’accueil, Éditions du Commun, 2021 (parution le 16 avril).

    Nous partageons ci-dessous cette base de données, sous forme d’une cartographie interactive, et d’un fichier à télécharger pour que chacun·e puisse faire ses propres analyses. Il est possible que cet inventaire, que nous voulons aussi précis que possible, comporte des erreurs ; n’hésitez pas à nous les signaler, ou d’ailleurs à nous contacter pour toute question. Le fichier sera mis à jour régulièrement à partir des informations nouvelles et de l’évolution de la situation.

    #cartographie #France #relégation #pollution #santé #inégalités_environnementales #voyageurs #datasource

  • La France vient de prendre la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU :

    Nous sommes à un tournant dans l’histoire du conflit israélo-palestinien
    INTERVENTION A TITRE NATIONAL DE M. NICOLAS DE RIVIERE REPRESENTANT PERMANENT DE LA FRANCE AUPRES DES NATIONS UNIES AU CONSEIL DE SECURITE, New York, le 24 juin 2020
    https://onu.delegfrance.org/Nous-sommes-a-un-tournant-dans-l-histoire-du-conflit-israelo-palest

    Ces paramètres sont clairs et bien connus : deux Etats, vivant en paix et en sécurité le long de frontières sûres et reconnues, avec Jérusalem comme capitale des deux Etats. Une annexion, quelle qu’en soit le périmètre, serait un pas sans doute irréversible dans la direction inverse : celle de l’Etat unique, qui mettrait un terme aux aspirations nationales des Palestiniens et au projet démocratique israélien.

    Même s’il veut bien faire, le passage en gras est une affirmation raciste, qui reprend le discours de Jean-Yves Le Drian au Sénat :
    https://seenthis.net/messages/863022

    #Palestine #ONU #France #annexion #racisme

  • La vie n’est pas donnée | Antoinette Rouvroy
    https://www.academia.edu/31846143/La_vie_nest_pas_donn%C3%A9e?auto=download

    La vie n’est pas donnée. Antoinette Rouvroy « La vie, c’est l’excès permanent de la vie. La vie - ce qui ne peut jamais être organisé jusqu’au bout : la désorganisation de la vie » (Boyan Manchev, La métamorphose et l’instant. Désorganisation de la vie, La Phocide, 2009.) Comme l’écrit Frédéric Neyrat, les deux maux principaux dont meurent les sociétés aujourd’hui sont « la croyance en l’indemne, qui nous permet de tout détruire » et « la programmation des conduites, qui empêche d’exister » (1). (...)

    #algorithme #biopolitique #criminalité #technologisme #domination #prédiction #BigData (...)

    ##criminalité ##profiling

  • (PDF) De la société disciplinaire à la société algorithmique : considérations éthiques autour de l’enjeu du Big data | Julie Paquette
    https://www.academia.edu/35789530/De_la_soci%C3%A9t%C3%A9_disciplinaire_%C3%A0_la_soci%C3%A9t%C3%A9_algorith

    C’est en reprenant les écrits de Michel Foucault (1975) et de Gilles Deleuze (1990) sur le passage observé d’une société disciplinaire à une société de contrôle que nous démontrerons la nécessité de penser la singularité des dispositifs qui surveillent et punissent à une époque où le développement de la technologie rend possible l’accumulation massive de données et leur traitement par les algorithmes. La société de contrôle, où l’on voyait s’estomper les frontières de la société (...)

    #Google #Amazon #Facebook #algorithme #éthique #racisme #technologisme #domination #prédiction #sexisme #BigData #discrimination #panopticon #prison #profiling #santé #surveillance (...)

    ##santé ##bug

    • Version française, que j’ai découverte après, ici :
      https://twitter.com/VictorPereir1/status/1245355065046687744

      Aproveito o confinamento para rever milhares de fotografias tiradas em vários arquivos franceses e portugueses.
      Vou fazendo uns threads sobre a história da imigração portuguesa em França no século 20.
      Começo pelo início : a Primeira Guerra mundial

      Tudo começa em #1916.
      No século 19 e início do século 20, os Portugueses emigravam muito mas iam principalemente para o Brasil.

      Quase não havia trabalhadores portugueses em França antes de 1916. No fim do século 19, até os censos franceses deixaram de contar Portugueses.

      Porque é que isto muda em 1916 ?
      A França está em guerra e precisa de braços : os homens estão, na maioria, a combater e é necessário aumentar a produção de armas.
      Procura-se mão-de-obra em toda a parte. Recrutam-se trabalhadores nas colónias francesas e até na China.

      Em 1916 começa-se a pensar na hipótese de fazer vir Portugueses. Porquê ?
      O governo de Lisboa – com #Afonso_Costa e #Norton_de_Matos – pretende entrar na guerra europeia (por vários motivos que não posso explicar aqui) e oferece os seus préstimos militares à Inglaterra e à França

      A França aproveita a oportunidade e pede trabalhadores (o que não era a ideia do governo português que queria apenas mandar soldados)
      Mas para conseguir o seu objetivo principa, o governo português cede.

      Em 28 de outubro de 1916, depois de várias semanas de negociações (e de desentendimentos) é assinado um acordo que permite a vinda detrabalhadores portugueses em França.

      Os trabalhadores – que devem ter mais de 32 anos ou estarem livres das obrigações militares – podem obter um contrato de trabalho válido 6 meses

      O governo francês envia a Portugal #Georges_Le_Gentil – especialista de literatura espanhola que mais tarde será um dos precursos do ensino do português e da língua portuguesa em França – para recrutar a mão-de-obra.

      Não se sabe nada, nesta altura, sobre os trabalhadores portugueses porque não existia uma corrente migratória prévia.
      Vários estereótipos nascem neste período. Privilegia-se o recrutamento no norte de Portugal para evitar os lisboetas e alentejanos considerados mais politizados

      Le Gentil instala uma missão francesa de recrutamento da mão-de-obra no Porto. Nas cartas que envia para Paris Le Gentil fala dum Portugal que sofre com as consequências da guerra e com a fome

      Entre 15 000 e 2000 homens chegam em França (por barco ou por comboio). Instala-se um depósito de trabalhadores em Bayonne, no Sul da França, para receber os trabalhadores e envia-los onde foram contratados.

      Os trabalhadores são dispersos em várias áreas, trabalhando em fábricas de guerra em Montluçon, em Givors, perto de Lyon, em Rouen.
      Alguns trabalham nas florestas como lenhadores.
      (aqui nota-se já a presença de emigrantes vindos de Tomar, Pombal e Vila Nova de Ourém)

      O objetivo das autoridades é tirar uma produtividade máxima dos trabalhadores coloniais e estrangeiros.
      É feito um esforço para oferecer comida adatada aos trabalhados. Um dos conselhos dado para agradar os portugueses é propor bacalhau

      Durante a guerra, as autoridades francesas tentam controlar as deslocações dos trabalhadores estrangeiros. Teme-se os espiões. Asim, é em 1917, que aparecem os primeiros bilhetes de identidade que devem ter os estrangeiros.

      Teme-se também que os trabalhadores mudem de patrão para ter melhores salários (originando uma subida dos salários). Outro motivo para vigiar de perto os Portugueses como aqui em Montluçon.

      Como a imensa maioria dos trabalhadores portugueses nunca foram à escola, temos muito poucos documentos escritos por eles.
      Como viviam a vida na fábrica ? como viviam em barracas ? como é que viviam sem saber falar francês num país onde quase ninguém falava português?

      Aqui temos um dos raros documentos escrito por um operário português numa fábrica de #Givors.
      Nota-se a escrita insegura

      No fim da guerra, a maioria dos trabalhadores volta para Portugal. Mas alguns ficam em França, renovando o contranto ou mudando de fábrica.
      Veremos noutro thread o que se passa nos anos 1920 !

      #WWI #première_guerre_mondiale #travailleurs_étrangers #effort_de_guerre #accord #accord_bilatéral

    • Segundo thread sobre a história da imigração portuguesa em França.
      Desta vez, vou falar dos anos 1920. Nesta década a França é o principal país de imigração no mundo.
      Pelo menos 75 000 Portugueses vão emigrar em França nestes anos


      Depois da Primeira Guerra mundial, a França precisa de mão-de-obra estrangeira (já era o caso antes e durante a Guerra).
      A Grande Guerra provocou a morte de quase 1,4 milhão de pessoas, centenas de milhares de pessoas ficaram inválidas (os famosos gueules cassées)

      O norte e o leste do país foram destruídos pelos bombardeamentos e os combates.
      Algumas cidades foram quase completamente destruídas como aqui Arras, no Pas-de-Calais

      As autoridades francesas pretendem atrair imigrantes mas querem escolhê-los.
      A ideia é que é preciso atrair trabalhadores europeus – Portugueses incluídos – porque são considerados assimiláveis.
      Os trabalhadores que vinham das colónias e da China são mandados embora

      Em 1919-1920, a França assina acordos de mão-de-obra com a Itália, a Polónia e a Checoslováquia.
      Uma proposta é feita ao governo português mas é recusada. Já nesta época, a vontade é de guardar a mão-de-obra (para manter os baixos salários) e enviar colonos em Africa

      Assim, nos anos 1920, milhares de Polacos (500 000), de Italianos (alguns fugindo o fascismo), de Espanhois e de Russos chegam em França

      Em 1931, a França é o país que conta a % mais forte de estrangeiros (mais que os USA que limitaram fortemente as entradas em 1920 e 1924 com quotas)
      Apesar da ausência de acordo, uma imigração portuguesa desenvolve-se.
      Um depósito para acolher os trabalhadores portugueses é criado perto da estação de comboio de Hendaye, junto à fronteira espanhola

      O depósito abre em 1 de Junho de 1919.
      Este criação não agradou muito as autoridades municipais : teme-se que os trabalhadores portugueses possam introduzir doenças (como a gripe espanhola – que não era espanhola)

      O papel do depósito é de receber os trabalhadores, vacina-los, verificar os documentos e contrato de trabalho (não caso de o trabalhador ter tal contrato), dar contratos de trabalho aos que não tinham contatos prévios

      Tira-se fotografias dos trabalhadores que, muitas vezes, viajaram bem vestidos. Mas muitos deles não assinam o salvo-conduto que lhes é dado para prosseguir viagem, não sabendo ler e escrever

      Esta imigração serve perfeitamente os objetivos das autoridades francesas que conseguem diversificar a mão-de-obra estrangeira.
      Em período de desemprego, fecha-se o depósito e a fronteira e os imigrantes ficam bloqueados em Irun, do #lado espanhol.

      Entre 1920 e 1930, 71 472 Portugueses passam pelo depósito

      Quem são e onde é que vão trabalhar os Portugueses?

      Em primeiro lugar, 85% são homens que pensam ficar apenas alguns meses

      Muitos vão nas regiões ditas libertadas, no norte e no leste.
      Algumas cidades como Reims foram quase completamente destruídas.
      Em 1924, vivem 3500 Portugueses em #Reims

      O fato dos estrangeiros irem reconstruir cidades destruídas não impede discursos racistas.
      nesta notícia de 1920 é dito que os estrangeiros – incluído os Portugueses - são perigosos e podem introduzir doenças (não se pensa no covid-19 mas na gripe espanhola)

      Depois desta notícia um inquérito é feito junto dos trabalhadores portugueses que tinham chegado recentemente (alguns estavam doentes)

      Encontra-se também portugueses no #Pas-de-Calais e na Somme, zonas onde combateu o Corpo Expedicionário Português em 1917-1918

      Alguns soldados ficaram (alguns depois de terem encontrado noivas francesas). Outros, depois duma estadia em Portugal, regressaram na terra que conheciam e onde a mão-de-obra estrangeira era necessária para a reconstrução

      Em 1924 é criado uma sociedade portuguesa de assistência mutual em Arras.
      Esta sociedade junta trabalhadores portugueses e antigos soldados que todos os anos comemoram a batalha de La Lys (9 de abril de 1918)

      No resto do país, trabalhadores portugueses trabalham nas obras e na construção civil. Por exemplo, várias empresas do país basco francês empregam portugueses.
      São trahalhadores pouco qualificados, a maioria é analfabeta

      Também encontram-se trabalhadores portugueses em fábricas – perto de Rouen – ou nas minas – perto de #Saint-Etienne

      Vivem muitas vezes à parte da sociedade francesa, em barracas, em cantinas, junto das obras (como aqui numa cantina junto duma barragem em construção)


      Muitos deles mudam muito frequentemente de patrão e de lugar (para tentar ganhar mais dinheiro e voltar depois para Portugal)

      Sinal que é uma migração temporária, apenas há 15% de mulheres.
      Algumas delas não se limitam a acompanhar o marido : trabalham em fábricas como no caso das indústrias de conservas de peixe do país basco

      No fim dos anos 1920, algumas algarvias – o Algarve tinha uma importante indústria de conservas de peixe mas que entra em crise nos fim dos anos 1920 – vão trabalhar no país basco

      A região parisiense já atrai muitos portugueses que se encontram nos arredores (pobres) de Paris como em Saint-Ouen
      Em 1931, 26% dos Portugueses vivem na região parisiense

      Sinal duma certa estabilização de parte dos Portugueses um Portugal football Club à Paris é criado em Saint-Ouen em 1930

      Estes Portugueses têm muito bom gosto como se pode ver no documento

      Não se sabe muito sobre este clube mais em 1930 ele participa num torneio internacional anti-fascista
      Como veremos o Partido Comunista Francês tenta politizar os Portugueses dos arredores parisienses, nomeadamente em Saint-Ouen

      Além da imigração regular que passava por Hendaye, já existia uma imigração irregular com falsos documentos e travessias clandestinas dos Pirineus com passadores

      Na imprensa da altura, já se critica os passadores e os falsificadores de documentos.
      Um exemplo de 1927

      Mas como os trabalhadores eram na maioria analfabetos, quase não existem documentos escritos por eles e que nos permitem conhecer melhor como (sobre)viviam num país estrangeiro, onde não dominavam a língua

      O próximo thread será sobre um período mais difícil para os Portugueses (e os estrangeiros em geral) : os anos 1930 onde milhares de Portugueses tiveram que sair de França

      Para mais informações sobre os anos 1920 e o depósito de Hendaye, podem dar uma olhadela aqui (mas é em francês)

      https://www.academia.edu/37726596/Trier_et_inspecter_les_travailleurs_%C3%A9trangers_les_d%C3%A9p%C3%B4ts_de

      #sauf-conduit #frontières

    • 3e thread sur l’histoire de l’immigration portugaise en France.
      On arrive aux terribles années 1930 : crise économique, #xénophobie et #expulsions.
      Les Portugais sont loin d’être épargnés et des milliers d’entre eux sont contraints au départ

      On revient d’abord un peu en arrière.
      En 1929 et 1930, 30 000 Portugais arrivent en France.
      En 1930, autant de Portugais partent en France qu’au Brésil, principale destination de l’émigration portugaise jusqu’alors.
      Le Brésil est durement touché la crise économique dès 1930

      En 1931, le recensement français compte 49 000 Portugais (loin des 250 000 Belges, 350 000 Espagnols, 500 000 Polonais, 800 000 Italiens
      La France est alors le premier pays d’immigration au monde

      Les effets du krach de Wall Street touchent la France en 1931.
      Une des conséquences est la réduction des entrées d’immigrés (sauf pour les travailleurs agricoles)
      En août 1932, une loi impose des quotas d’étrangers par profession ou branche de l’industrie ou du commerce

      Le dépôt des travailleurs portugais ferme ses portes au milieu des années 1930.
      Il n’est plus question de faire venir de nouveaux travailleurs.
      Dans les années 30 la France rechigne aussi à accueillir des milliers de réfugiés qui fuient le nazisme et les persécutions franquistes

      En seulement 5 ans, la population portugaise se réduit de 42%.
      Il n’y a plus que 28 000 Portugais selon le recensement de 1936.
      Face aux expulsions, les Portugais n’ont pas un traitement de faveur car ils sont peu nombreux ou prétendument bien "intégrés". Au contraire.

      Les Portugais sont souvent les derniers arrivés – le pic des arrivées est en 1929-1930.
      Derniers arrivés, premiers à être virés par leurs employeurs.
      Ils sont souvent seuls, sans leurs épouses, vivant en marge (dans des garnis, des baraquements). Ils sont désormais inutiles

      La plupart sont en France que depuis quelques mois : ils parlent peu ou mal le français, ils n’ont pas de qualifications particulières, sont peu connus de leurs employeurs ou des maires. Ils sont donc souvent les premiers à être renvoyés.

      Pas d’accord de main-d’oeuvre entre le Portugal et la France. Donc les Portugais ne touchent pas de nombreuses aides sociales dont le chômage (l’allocation est versée par les municipalités et réservée aux Français et aux nationaux d’un pays qui a signé un accord de réciprocité).

      Sans emploi, sans revenus, beaucoup partent donc au Portugal d’eux-mêmes.

      Dans certains cas, ils n’ont pas l’argent pour payer le voyage. Ils obtiennent d’être rapatriés par un consulat portugais (les consulats essaient évidemment de réduire cette dépense)

      Pour réduire ces retours (et la prise en charge financière de ces rapatriements et l’arrivée d’une population sans emploi et potentiellement subversive), les diplomates portugais essaient de défendre leurs ressortissants en France

      Les diplomates demandant qu’on donne des papiers et des allocations chômage aux anciens combattants de la Grande guerre, à ceux étant en France depuis plus de 10 ans, aux mariés avec des Françaises, ou ayant des enfants légitimés de mères françaises.
      Mais c’est du cas par cas

      En 1935, le gouvernement Flandin (droite) finance le #rapatriement des travailleurs étrangers au #chômage. Il s’agit de faire partir le plus possible d’étrangers (communiqué du ministère du travail reproduit dans l’Humanité en mai 1935)

      Dans les années 30, les Portugais ont des difficultés pour rester légalement en France : on ne leur renouvelle pas toujours leur carte d’identité de travailleur, document qu’ils doivent posséder pour rester légalement en France. Sans ce document, ils reçoivent des refus de séjour

      Ne pas avoir d’emploi, travailler dans un secteur où des travailleurs français sont au chômage, autant de motifs pour ne pas renouveler les cartes d’identité.

      On refuse le séjour de Joaquim Alves alors qu’il vit en France depuis 1916. Mais il est sans ressources, ni logement...

      De nombreux Portugais sont donc ainsi refoulés car ils n’ont plus de documents en cours de validité

      Et un des moyens pour les autorités françaises de réduire les étrangers « en trop » (on dit parfois indésirables), c’est de les expulser.
      On expulse alors à tour de bras : après un délit (parfois même mineur comme un vol) les arrêtés d’expulsions tombent

      On expulse aussi ceux dont on considère qu’ils font de la politique (ce qu’un étranger ne doit pas faire). Ainsi, avoir participé à une manifestation ou à une grève, avoir exprimé une opinion politique dans un café, un propos défaitiste en 1939-1940 amène souvent à l’expulsion

      Les Portugais - et les étrangers en général - vivent donc toujours avec cette épée de Damoclès : ils risquent l’expulsion au moindre écart, s’ils osent participer à des mouvements sociaux. L’expulsion permet de brider les revendications de ces travailleurs

      Les motivations fournies par les services de police sont souvent moralistes et reposent parfois sur de simples "mauvaises réputations". Un tel boit, un tel est querelleur.
      Je vous laisse apprécier la prose ci-dessous

      Face à ces pratiques d’éloignement, les Portugais sont souvent démunis : ils sont analphabètes, isolés, ne parlent pas le français, n’ont pas de capital social.
      Beaucoup ne font appel ni à leur consul, ni à leur employeur, ni au maire ou à un député

      Beaucoup disent ainsi accepter de se conformer à l’arrêté d’expulsion qui leur est notifié par les gendarmes ou la police et prétendent rentrer au Portugal (mais certains restent parfois en France dans l’illégalité)

      Il y a toutefois des exceptions. Certains demandent de l’aide : à des amis et/ou à des personnalités politiques.
      Ici un travailleur d’Ivry qui est appuyé par Maurice Thorez, le fils du peuple

      Certains font écrire des lettres par des connaissances françaises.
      Ils plaident leur cause, donnant l’image de l’immigré parfait aux yeux des autorités : un bon travailleur, qui ne fait pas de politique, s’occupe de sa famille et aspire à devenir Français

    • 4e thread sur l’histoire de l’immigration portugaise en France au 20e siècle.
      Cette fois, j’évoque l’exil et les mobilisations politiques entre 1927 et 1939
      Cela parle de révoltes, de grèves, de bombes, d’Espagne et de... Sénégal

      Le 28 mai 1926, des militaires – dont d’anciens officiers ayant participé à la Première guerre mondiale – organisent un coup d’état à Braga, ville plutôt conservatrice du nord du pays
      Les insurgés descendent ensuite vers Lisbonne et prennent le pouvoir, sans trop de résistances

      Ces militaires prétendent « sauver » le Portugal du chaos et mettre fin la domination du Parti Démocratique qui est le plus souvent au pouvoir. La situation financière du pays est mauvaise, notamment à cause des effets de la participation du pays à la Première Guerre mondiale

      C’est la fin de la Première République (1910-1926). Mais tout le monde n’en a pas conscience à l’époque.
      Car cette République a été très instable : 45 gouvernements en 16 ans, des coups d’état, une guerre civile, deux dictatures.

      Beaucoup pensent donc qu’au bout de qqs mois, la situation va revenir à la normale.
      Les militaires du 28 mai 1926 ont d’ailleurs des objectifs différents, certains veulent instaurer une république conservatrice, d’autres une dictature à la Primo de Rivera ou à la Mussolini

      D’ailleurs les militaires sont divisés et le pouvoir reste fort instable.
      Ces divisions permettront à un peu connu professeur de l’Université de Coimbra - António de Oliveira Salazar - de prendre progressivement le pouvoir après son arrivée au ministère des Finances en 1928

      Les dirigeants républicains - qui pour la plupart son restés au Portugal - pensent qu’ils vont pouvoir reprendre le pouvoir et organisent une insurrection avec des militaires fidèles à la république en février 1927 à Lisbonne et à Porto.
      Mais c’est un échec

      Plusieurs dirigeants s’exilent en France et notamment Bernardino Machado, deux fois président de la République (et deux fois chassé par une révolution). A Paris réside déjà Afonso Costa – leader historique républicain - qui n’est pas rentré au Portugal après la PGM

      Au fil des révolutions, la France a accueilli de nombreux exilés portugais : libéraux à la fin des années 1820, républicains chassés par Sidonio Pais en 1917-1918, etc
      Par ex, un des chefs monarchistes - Paiva Couceiro - a vécu dans le pays basque avant la PGM

      En 1927 les exilés républicains fondent la ligue de défense de la République, (la ligue de Paris). Leur objectif est notamment d’éviter que la dictature obtienne une reconnaissance internationale officielle.

      La ligue organise une campagne pour que la SDN ne cautionne pas un emprunt sollicité par le gouvernement portugais pour équilibrer ses comptes fortement déficitaires

      Les exilés essaient aussi de faire tomber la dictature par la force. On appelle cela le reviralho, la volonté de revenir en arrière, à la République. Jusqu’en 1931, plusieurs coups d’état sont planifiés

      Certains sont déjoués par la dictature qui se dote de polices politiques. D’autres explosent comme la révolte à Madère, en Guinée Bissau et aux Açores en avril 1931.
      Mais à chaque fois la dictature militaire résiste. Les insurgés sont emprisonnés et certains d’entre eux envoyés dans les colonies

      Certains déportés dans les colonies – où ils sont laissés en liberté – ne renoncent pas et essaient de reprendre le combat.
      C’est notamment le cas de Silvino Augusto Ferreira, un des plus tenaces opposants à la dictature

      Silvino est né en 1899. Ouvrier à l’arsenal de Lisbonne, un des bastions du mouvement ouvrier portugais, il participe aux organisations du syndicalisme révolutionnaire de tendance anarchiste.

      Dans les années 1920, il est l’un des principaux dirigeants du Parti Communiste Portugais, parti crée en 1921, d’une scission au sein du mouvement anarchiste.
      Il est déporté en Guinée-Bissau en 1928 avec d’autres insurgés à cause de sa participation aux tentatives d’insurrection

      Avec des camarades, il traverse la Guinée-Bissau pour se rendre au Sénégal. A Dakar, il réussit à prendre un bateau qui va à Marseille. Une fois en France, il rejoint la ligue de Paris pour continuer son combat contre la dictature

      Il reste quelques mois en France puis repart clandestinement au Portugal en 1932 pour continuer ses activités politiques et syndicales

      Cependant, après l’échec de la grève générale révolutionnaire lancée le 18 janvier 1934 par les anarchistes et quelques communistes, il s’exile en Espagne.
      Il n’arrête cependant pas le combat.

      Il revient encore au Portugal et participe à la tentative d’assassinat de #Salazar qui a lieu le 4 juillet 1937

      Salazar, Premier ministre depuis 1932, va tous les dimanches à la messe. Des opposants mettent une bombe dans les égouts, devant l’église où il se rend. Mais la bombe est mal placée et Salazar en sort indemne (en 1973, Carrero Blanco lui n’aura pas cette chance)

      Silvino Augusto Ferreira est arrêté en 1940 et reste 19 ans en prison. Il s’exilera de nouveau en France en 1960, fortement malade et diminué physiquement par son incarcération

      Après l’échec de 1931, le reviralho s’essoufle. Les exilés se déchirent souvent entre eux, de multiples tensions opposent certaines personnalités qui continuent de ruminer les échecs de la république et des différentes insurrections.

      De plus, en 1931, plusieurs exilés quittent la France pour aller en Espagne où s’est implantée la République le 14 avril 1931

  • (52) (PDF) Notre-Dame Déesse & Le Féminicide des Héros (avec 13 bonus tracks et un quiz) | Jean Santilli - Academia.edu
    https://www.academia.edu/34749670/Notre-Dame_D%C3%A9esse_and_Le_F%C3%A9minicide_des_H%C3%A9ros_avec_13_bonus

    Notre-Dame Déesse & Le Féminicide des Héros est un voyage dans le temps qui illumine notre société. Il est raconté par un homme âgé de culture moyenne, qui s’étonne à chaque pas, et rit, ou se met en colère, comme un enfant.

    La quatrième de couverture annonce « Une vaste ‘déconstruction’ de croyances archéologiques au long du Fil d’Ariane : des temples néolithiques de Malte à la Grèce de l’âge du bronze et de l’époque classique. Un essai & un récit de voyage & un pamphlet tout-terrain, éducatif et rieur. À petites doses chaque soir, il peut être utile contre de vieux maux. »

    Le parcours est résumé par un crieur de journaux :
    « Découverte archéologique dévoile origine machisme, viol de groupe et féminicide ! »
    Il a raison, mais ce n’est pas tout, et il n’a pas lu les 13 bonus tracks, ni répondu au quiz.

    Après une diffusion ad personam qui a provoqué douleurs ou exultations en de nombreux milieux, nous publions en exclusivité sur Academia.edu cette version de Notre-Dame Déesse & Le féminicide des Héros, complète et non censurée. Nous conseillons au lecteur de la télécharger avant qu’il ne soit trop tard. Tôt ou tard, un éditeur avare demandera à l’auteur de la retirer de Academia.edu où le texte est disponible en trois langues, gratuitement. L’auteur courbera l’échine, parce que lui aussi aime l’argent.

  • Anarchism and geography: a brief genealogy of anarchist geographies | Simon Springer - Academia.edu
    https://www.academia.edu/2006727/Anarchism_and_geography_a_brief_genealogy_of_anarchist_geographies?email_w

    Abstract
    Anarchism and geography have a long and disjointed history, characterized by towering peaks of intensive intellectual engagement and low troughs of ambivalence and disregard. This paper traces a genealogy of anarchist geographies back to the modern development of anarchism into a distinct political philosophy following the Enlightenment. The initial rise of geographers’ engagement with anarchism occurred at the end of the 19th-century, owing to Elisée Reclus and Peter Kropotkin, who developed an emancipatory vision for geography in spite of the discipline’s enchantment with imperialism at that time. The realpolitik of the war years in the first half of the 20th-century and the subsequent quantitative revolution in geography represent a nadir for anarchist geographies. Yet anarchism was never entirely abandoned by geographical thought and the counterculture movement of the 1970s gave rise to radical geography, which included significant interest in anarchist ideas. Unfortunately another low occurred during the surge of neoliberal politics in the 1980s and early 1990s, but hope springs eternal, and from the late 1990s onward the anti-globalization movement and DIY culture have pushed anarchist geographies into more widespread currency. In reviewing the literature, I hope to alert readers to the ongoing and manifoldpotential for anarchist geographies to inform both geographical theory and importantly, to giverise to more practice-based imperatives where building solidarities, embracing reciprocity, andengaging in mutual aid with actors and communities beyond the academy speaks to the ‘freedomof geography’ and its latent capacity to shatter its own disciplinary circumscriptions.

    #géographie #anarchisme #historicisation #contreculture

  • Autour de l’informatique : les algorithmes et la disparition du sujet
    https://www.academia.edu/20749267/Big_data_l_enjeu_est_moins_la_donn%C3%A9e_personnelle_que_la_disparition_d

    Antoinette Rouvroy, chercheure au Fond National de la Recherche Scientifique Belge, rattachée au Centre de Recherche Information, Droit et Société de l’Université (CRIDS ) de l’Université de Namur répond aux questions de Binaire sur les algorithmes et la gouvernementalité algorithmique. Elle nous conduit aux frontières du droit et de la philosophie. C’est une occasion exceptionnelle de nous interroger sur ces nouvelles dimensions de nos vies et du monde numérique. Antoinette Rouvroy, qui (...)

    #Google #Amazon #Facebook #algorithme #contrôle #biométrie #justice #prédiction #reconnaissance #data-mining #BigData #comportement #data #GAFAM #marketing #profiling #surveillance #travailleurs #criminalité #discrimination (...)

    ##criminalité ##santé

  • L’algorithme n’est « pas un système de prédiction mais d’intervention »
    https://www.academia.edu/12603930/Lalgorithme_nest_pas_un_syst%C3%A8me_de_pr%C3%A9diction_mais_d_interventio

    Concrètement, à quoi servent les algorithmes prédictifs ? Dans quels domaines sont-ils déjà utilisés ? Antoinette Rouvroy. Ils recouvrent des choses très différentes. On peut avoir des dispositifs intégrant des interventions humaines, et donc une supervision, jusqu’à des dispositifs entièrement automatisés offrant aux machines la capacité de développer une forme d’intelligence artificielle.Il est surtout intéressant de regarder ce qui se passe sur le plan des applications, car cela permet de se rendre (...)

    #algorithme #solutionnisme #justice #prédiction #BigData #santé #discrimination

    ##santé

  • Les algorithmes : entre tyrannie du « réel » et exigences de justice.
    https://www.academia.edu/20138015/Les_algorithmes_entre_tyrannie_du_r%C3%A9el_et_exigences_de_justice

    Antoinette Rouvroy, docteur en droit, chercheure au Fond National de la Recherche Scientifique Belge rattachée au Centre de Recherche Information, Droit et Société de l’Université (CRIDS) de l’Université de Namur répond à nos questions sur les données massives, les algorithmes et la gouvernementalité algorithmique. Elle nous conduit aux frontières du droit et de la philosophie. C’est une occasion exceptionnelle de nous interroger sur ces nouvelles dimensions de nos vies et du monde numérique. (...)

    #algorithme #solutionnisme #éthique #BigData #discrimination

  • DES DONNÉES ET DES HOMMES. DROITS ET LIBERTÉS FONDAMENTAUX DANS UN MONDE DE DONNÉES MASSIVES
    https://www.academia.edu/15730565/DES_DONN%C3%89ES_ET_DES_HOMMES._DROITS_ET_LIBERT%C3%89S_FONDAMENTAUX_DANS_

    Comprendre la rationalité des processus algorithmiques (datamining, machine learning) est donc un présupposé nécessaire à toute réflexion normative à propos des Big Data en termes d’Etat de droit et de droits et libertés fondamentaux. Il nous importera de tenir compte de l’évolution et de la diversité des processus de calcul impliqués dans les traitements de type Big Data. Les applications des nouvelles techniques d’analyse et d’exploitations des Big Data sont innombrables. La “classe” d’applications (...)

    #algorithme #solutionnisme #éthique #BigData

  • La gouvernementalité algorithmique : radicalisation et stratégie immunitaire du capitalisme et du néolibéralisme ?
    https://www.academia.edu/26277195/La_gouvernementalit%C3%A9_algorithmique_radicalisation_et_strat%C3%A9gie_i

    La gouvernementalité algorithmique : radicalisation et stratégie immunitaire du capitalisme et du néolibéralisme ? Réflexions en cours relativement à a question : « qu’y a t -il de vraiment inédit, dans la gouvernementalité algorithmique, par rapport au capitalisme et au néolibéralisme ? » (intuitions temporairement préliminaires et définitivement incertaines) 1. La gouvernementalité algorithmique en tant que symptôme et accélérateur du capitalisme. Si l’on retient la définition du capitalisme comme « (...)

    #domination #bénéfices #marketing #profiling

  • La vie n’est pas donnée
    https://www.academia.edu/31846143/La_vie_nest_pas_donn%C3%A9e

    La gouvernementalité algorithmique met en œuvre une nouvelle forme de

    normativité qui semble parfaitement adéquate aux mouvements de la vie. Pourtant elle ne fait qu’immuniser, en temps réel, une actualité calculable contre tout ce qui pourrait la mettre en crise. Elle nous plonge dans un univers continu, lisse, sans accident, indemne. Une normativité proprement humaine consiste à assumer l’inadéquation de nos représentations par rapport au monde, l’irréductibilité de la temporalité humaine au temps (...)

    #algorithme #solutionnisme #éthique #domination

    • Ce n’est pas en tant que « sujets actuels » en tant que « personnes présentes » plus ou moins doués d’entendement et de volonté, ni même comme formes humaines résilientes que nous intéressons les « plateformes » comme Google, Amazon, Facebook, ou les services de renseignement nationaux. C’est seulement en tant qu’émetteurs et agrégats temporaires de données numériques, c’est-à-dire de signaux asignifiants mais calculables en masse à l’échelle industrielle. Ces signaux ne résultent la plupart du temps d’aucune transcription intentionnelle des individus, mais s’apparentent plutôt aux « traces » que laissent les animaux, traces qu’ils ne peuvent ni s’empêcher d’émettre, ni effacer, des « phéromones numériques ». Peut-être même, alors que nous devenons de plus en plus « prévisibles » dans nos choix de consommation, dans nos trajectoires urbaines etc., n’avons-nous jamais, en tant que « personnes » été moins significativement « visibles » et « audibles » que dans ce contexte de gouvernementalité algorithmique qui nous dispense de construire et d’énoncer, pour nous-mêmes et pour autrui, nos désirs, préférences et intentions. Un profil, ce n’est personne, mais ça dispense de devoir se confronter aux personnes.

    • L’espace public, c’est aussi l’espace dans lequel se crée de la consistance sociale en raison de l’exposition à l’incertitude collectivement ressentie. Les big data nous poussent à passer, à cet égard, d’une société actuarielle à une société post-actuarielle. Le calcul actuariel fonctionne avec la notion de probabilité, laquelle ménage (malgré elle) une part irréductible d’incertitude radicale. Le calcul “actuel” prétend épuiser le possible, c’est-à-dire neutraliser toute incertitude par “actualisation” anticipative du possible. Dans la « société actuarielle » ou « assurantielle », la charge de l’aléa, du sort aveugle, de l’excès du possible sur le probable, était répartie entre les membres de collectivités d’assurés ou prise en charge collectivement par l’État. Au lieu de mutualiser la charge de la part irréductible d’incertitude radicale qui résiste à tout calcul de probabilité, comme le ferait une assurance, l’idéologie des big data promet d’assigner à chacun son « coût réel » : les primes d’assurance vie pourraient être « individualisées » non plus en fonction de catégories actuarielles préétablies, mais en fonction du mode de vie individuel, des habitudes alimentaires, des données relatives à l’activité physique collectées grâce aux gadgets de « quantified self », du nombre d’heures quotidiennement passées devant un écran et de quantité d’autres caractéristiques individuelles corrélées sans que l’on sache pourquoi, à un plus ou moins bon état de santé. Cela signifierait, bien entendu, la fin de l’assurance. La rationalité algorithmique signe l’avènement d’une société post-actuarielle, post-assurancielle dans laquelle la notion même de risque disparaît en même temps que l’idée, ou plutôt la tolérance à l’idée qu’existe une part tragique, incompressible, d’incertitude radicale ou d’indécidabilité : celle-là même qui constitue le fond sur quoi le juge doit trancher. Il devient donc possible, dès-lors, de se passer de tout système de solidarité entre individus mis en concurrence à l’échelle quasi-moléculaire de la donnée numérique infra-personnelle. Le tournant algorithmique, on le voit, - sous prétexte d’objectiver les processus décisionnels -, ne se pose pas en rupture par rapport aux politiques néolibérales, mais offre à ces dernières des outils particulièrement puissants, d’autant plus puissants d’ailleurs qu’ils passent inaperçus.

      ping @freakonometrics

    • oui, j’ai l’impression que ca reprend des éléments dont je parlais https://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/253/files/2018/11/Risques114_Charpentier.pdf https://freakonometrics.hypotheses.org/files/2018/02/Risques-Charpentier-04.pdf ou encore http://freakonometrics.hypotheses.org/files/2017/11/Risques-Charpentier03.pdf
      sur l’assurance, je suis moins pessimiste car le ratio signal/bruit reste très faible, ce qui laisse une porte largement ouverte à la mutualisation de ce « bruit »

    • suite : le paramétrage de l’aléatoire pour l’échantillonage des bénéficiaires , ayant droits etc , solidarité expérimentale , nouveaux décideurs , la démo de série ( de a à z) , la série qui démontre ; l’agrégation n’est pas heterogène à la rentabilité d’un territoire dont l’immatériel peut cacher la spacialisation

  • Contre l’exposition coloniale 1931 : contre-exposition au bois de Vincennes

    En 1931, le gouvernement français organise à Vincennes une exposition coloniale internationale pour démontrer la grandeur et la légitimité des Empires coloniaux. Contre cet évènement de grande ampleur, des militants anti-impérialistes se mobilisent à Paris et en Provence pour faire de « la grande foire de Vincennes » l’occasion de déconstruire l’impérialisme français et de fédérer les militants anticolonialistes de métropole.

    Ce mémoire de Vincent Bollenot peut aussi servir la réflexion comment un événement peut, au delà de la contestation, contribuer à #faire_monde.

    Bollenot explique la logique de la contestation comme une logique d’inversion.

    Le but est en effet explicitement de prendre à contre
    pied l’Exposition coloniale qui jette un voile sur la violence de la domination coloniale, et qui va
    même jusqu’à présenter la colonisation comme vectrice de paix, soulignant ses « bienfaits » (138)

    Un pan entier du discours inaugural de l’Exposition colonial, par Paul Reynaud, avance que la
    colonisation a pacifié des pays auparavant en guerres constantes : « Nous avons trouvé en Afrique les
    razzias, l’esclavage, la famine, l’épidémie. Aujourd’hui, les corsaires du désert en sont les gardiens. […] En
    Asie, […] nous avons apporté aussi comme premier présent l’ordre et la paix, que nous maintiendrons. » (note p. 138)

    Pour contrer cette invisibilisation de la violence coloniale, la contre-exposition met en lumière l’utilisation de la force, comme les 18.000 morts pour la ligne ferroviaire Congo-océan dans « une ensemble photographique »

    La violence est pointée du doigt, les
    mots d’ordre de la « mission civilisatrice » sont ainsi déconstruits. En cela, le discours véhiculé
    par l’Exposition coloniale est bel et bien « inversé ».

    Par contre Bollenot critique que « des procédés comparables à ceux de l’Exposition
    officielle » sont également mobilisés.

    Source : À bas l’Exposition coloniale. Acteurs, réseaux, mobilisations (France, 1931).pdf | Vincent Bollenot - Academia.edu
    https://www.academia.edu/34965895/%C3%80_bas_lExposition_coloniale._Acteurs_r%C3%A9seaux_mobilisations_Franc

    #visibilisation #violente_paix #pacification #paix

    • Cannibale de Didier Daeninckx

      Résumé
      Paris 1931, l’Exposition coloniale. Quelques jours avant l’inauguration officielle, empoisonnés ou victimes d’une nourriture inadaptée, tous les crocodiles du marigot meurent d’un coup. Une solution est négociée par les organisateurs afin de remédier à la catastrophe. Le cirque Höffner de Francfort-sur-le-Main, qui souhaite renouveler l’intérêt du public allemand, veut bien prêter les siens, mais en échange d’autant de Kanak. Qu’à cela ne tienne ! Les « cannibales » seront expédiés. Inspiré par ce fait authentique, le récit déroule l’intrigue avec, en arrière-plan, le Paris des années trente - ses mentalités, l’univers étrange de l’Exposition - tout en mettant en perspective les révoltes qui devaient avoir lieu un demi-siècle plus tard en Nouvelle-Calédonie.

  • How anarchy and geography can help for “faire monde”

    The interest of space:
    “space is ethereal and elusive - we can‟t hold a piece of space in our hand, or interview it, or run it through a machine for analysis - but it is also necessarily material and grounded, locked deeply into the core of everyday struggles for survival, expression, wellbeing and social justice.” (Ince :1)

    The interest of anarchism:
    “The powerful tension that inhabits the anarchist critique is that it incorporates a fundamental and unrelenting questioning of the very basis of society as we know it, and yet, identifies situated practices and relationships that take place every day as potentially embodying future emancipatory worlds.” (Ince :2)

    “anarchism gives us the tools to unearth and recast these relationships and processes in a profoundly radical manner.” (Ince :2)

    Source: Black flag mapping: emerging themes in anarchist geography | Anthony Ince - Academia.edu
    https://www.academia.edu/4837521/Black_flag_mapping_emerging_themes_in_anarchist_geography

    #faire_monde

    • (PDF) Alerte orange sur l’Europe bleue-brune.pdf | Michel Feher - Academia.edu
      https://www.academia.edu/38228371/Alerte_orange_sur_lEurope_bleue-brune.pdf

      Leur appauvrissement a certes empêché les Européens du Sud de remplir la fonction d’importateurs des produits du Nord qui leur était jusque-là dévolue. Pour autant, le gouvernement de Berlin et ses affidés au sein des institutions européennes n’ont pas hésité à sacrifier le pouvoir d’achat de leurs anciens clients. C’est qu’avant même le début de la crise financière, les exportateurs allemands s’étaient déjà redéployés vers la Chine et les États-Unis. Délivrés de leur dépendance à l’égard du marché intérieur de l’#UE, ils ont en outre bénéficié du #chômage créé par les politiques d’#austérité : celles-ci leur ont en effet permis de s’octroyer les services des jeunes #diplômés espagnols, italiens, grecs ou portugais contraints à l’#exode par l’absence de perspectives chez eux.

      Les programmes de consolidation budgétaire imposés par les dirigeants du Nord – grâce à l’appui de leurs collègues de l’Est et à la diligence des « gouvernements d’experts » du Sud – ne manqueront pas de répandre la #colère et le #dépit au sein des populations qu’elle affectent. Soucieux d’orienter les griefs de leurs mandants vers des cibles moins inconvenantes que les bailleurs de fonds dont ils exaucent les souhaits, les élus européens vont alors s’efforcer de promouvoir les thèmes favoris de l’#extrême_droite – à savoir le coût réputé exorbitant de l’#immigration et le mépris essuyé par les gens ordinaires qui s’en émeuvent – quitte à reprocher aux partis #populistes de prôner des solutions excessives au réel « malaise #identitaire » dont ils se font l’écho.

      [...]

      Si le trompe l’œil qu’a constitué la victoire d’Emmanuel Macron sur Marine Le Pen a pu brièvement faire illusion, c’est bien à partir de 2017 que la stratégie consistant à intégrer les discours et les pratiques de l’extrême droite tout en usant de leurs représentants comme de commodes #épouvantails a cédé le pas à un processus d’#alliance plus ou moins formalisé.

      En témoignent la participation ou le soutien des partis bruns aux gouvernements italien, autrichien, finlandais, belge, bulgare slovaque et danois, le quitus donné par Angela Merkel à la droite bavaroise pour la création d’un « #axe » (sic) entre Berlin, Rome et Vienne destiné à lutter contre l’immigration illégale et les concessions sans fin des institutions communautaires aux ubuesques animateurs du « groupe de Visegrad ». On peut aussi relever le dispositif inspiré du Portrait de Dorian Gray à l’œuvre en #France, où la vérité politique du gendre idéal de l’Élysée s’inscrit dans le masque grimaçant qui sert de visage à son ministre de l’Intérieur.

  • Un code caché dans l’art de l’âge de pierre pourrait être la racine de l’écriture humaine.

    | New Scientist

    Bon n’exagérons rien : « code caché ». Ben voyons. C’est juste parce qu’on ne sait pas encore « lire » ces signes. Comme l’a dit Geneviève Von Petzingerdans sa conférence Tex, « ces signes voulaient dire quelque chose à l’époque du Paléolithique ». Il n’y a donc pas de « code caché ».

    J’ai fait quelques recherches car je ne connaissais pas du tout cette chercheuse de l’université de Victoria, BC, Canada.

    Voici donc cinq articles de G Von Petzinger :
    http://uvic.academia.edu/GenevievevonPetzinger , dont sa thèse partielle de Master of Art (diplôme de deuxième cycle, postgraduate), 2009 suite à son BA de 2005 : https://www.academia.edu/2638343/Making_the_abstract_concrete_the_place_of_geometric_signs_in_French_upper_ (si j’ai bien compris sa présentation...).

    Sa page sur researchgate : https://www.researchgate.net/profile/Genevieve_Petzinger

    et sa bio sur TED : https://www.ted.com/profiles/942423

    La page de la fondation Bradshaw
    http://www.bradshawfoundation.com/geometric_signs/geometric_signs_france.php
    La bibliographie est un peu datée... mais souhaitons que sa thèse de Phd en cours nous en apprendra plus.

    Les signes géométriques, une introduction
    Genevieve von Petzinger
    Département d’anthropologie, Université de Victoria (Canada)
    https://www.hominides.com/html/art/signes-geometriques-prehistoire.php

    Sinon, il y a des recherches en cours :
    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1040618216310588?via%3Dihub
    en dehors des signes (voir aussi Emmanuel Guy, « Ce que l’art préhistorique dit de nos origines » et Alain Testart « Art et religion de Chauvet à Lascaux » avec un chapitre consacré à l’analyse des signes cette fois-ci.
    –------

    https://www.newscientist.com/article/mg23230990-700-in-search-of-the-very-first-coded-symbols

    #Préhistoire #Paléolithique #Art_pariétal #signes #Von_Petzinger