Nantes : Un journaliste de RennesTV porte plainte contre X pour « violence volontaire avec arme »

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  • Procédures administratives contre les blessures par flashballs et grenades
    http://faceauxarmesdelapolice.wordpress.com/2014/03/15/radio-klaxon-fevrier-2012

    Le collectif Face aux armes de la police intervient sur la radio pirate de la ZAD (107.7). Présentation du collectif, détail de la procédure contre les blessures par flashballs et grenades, puis témoignage d’un ancien détenu qui a mené ce genre de procédure sur les conditions carcérales, et sur ce que ça a rendu possible. Durée : 52 min. Source : Radio Klaxon

  • Paris-Luttes revient en trois temps sur la manifestation du 22 février contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

    Manif du 22 février à Nantes (1/3) : récit d’un après-midi d’affrontements http://paris-luttes.info/manif-du-22-fevrier-a-nantes-1-3

    Récit chronologique et témoignages de la journée du 22 février, marquée par une répression rapide et violente qui, en 3 heures, a ratissé le quartier de l’île Feydeau et occasionné de nombreux blessés.

    Manif du 22 février à Nantes (2/3) : chronologie d’un matraquage médiatique http://paris-luttes.info/22-fevrier-a-nantes-2-3

    Complémentaire de la répression policière, le traitement partial et partiel de cette journée de manifestation par les médias a amplement fait le jeu du gouvernement.

    Manif du 22 février à Nantes (3/3) : décryptage d’une stratégie policière et politique http://paris-luttes.info/manif-du-22-fevrier-a-nantes-3-3

    Une analyse et une interprétation de la journée du 22 février au regard des témoignages, à la lumière des expériences passées de nos luttes, et des réflexions qu’on peut en retirer pour l’avenir.

    #NDDL #Nantes #médias #répression

  • Violences policières lors de la manifestation de samedi 22 février 2014 à Nantes
    Un compte-rendu complet des blessures d’un journaliste par une grenade de désencerclement, avec la vidéo de la manœuvre et le texte de sa plainte contre X pour « violence volontaire avec arme »

    http://www.rennestv.fr/catalogue/magazine/nantes-un-journaliste-de-rennestv-porte-plainte-contre-x-pour-violence-volo

    https://www.youtube.com/watch?v=V4iekZqUGOE

    #nddl #violence_policière #manifestation #vidéo #police

    • En analysant image par image la séquence de l’explosion, on se rend compte que l’engin qui explose au pied du journaliste n’est pas une grenade assourdissante, mais une grenade de « désencerclement » (autrement appelée « Dispositif Balistique de Dispersion » ou DBD). C’est une grenade explosive qui contient 12 à 18 fragments de plastique dur, en plus de sa douille en métal, projetés dans un rayon de 15m autour de l’explosion (des fragments qui sont encore capables de briser une vitre à cette distance). Le problème c’est que cette « arme de guerre » [note de moi : les DMP ne sont pas développées spécifiquement à des fins militaires, elles font partie des armes du "maintien de l’ordre"] n’est pas censée être utilisée « offensivement », mais uniquement dans des situations « d’encerclement » qui nécessitent un acte « défensif » de la part de la police. En l’occurrence, les CRS étaient ici en ligne à plus de 20m, protégés par un canon à eau : il n’étaient donc absolument pas encerclés, et encore moins au contact des manifestants. Normalement, si la police avait respecté la procédure légale : de telles grenades n’auraient jamais dû être employées pendant toute la durée de la manifestation.

      Comme souvent dans les blessures/mutilations par « #armes_non_létales ». Cf. cette étude de feue la #CNDS (Commission nationale de déontologie de la sécurité) en 2009
      http://www.cnds.fr/avis/RA_2009_Etude_th%C3%A9matique.pdf

    • Ah… on comprend mieux pourquoi le reportage du 22 de Rennes télé s’interrompt à la 40 e minute. Bien visé en fait...

      Sinon un courriel avec une jolie peine histoire dedans :

      Bilan des #arrestations suite à la manif du 22 février à Nantes

      D’après la Préf, il y aurait eu 14 arrestations, dont deux sans suites judiciaires.
      Des 12 personnes ayant des suites pénales, 5 sont passées en comparution immédiate ce lundi après-midi, et les 7 autres sont convoquées au tribunal dans quelques mois.

      Les 5 personnes passées en #comparution_immédiate ont toutes été condamnées, la plupart à de la prison, mais personne n’a été incarcéré sous mandat de dépot (c’est-à-dire, dès la sortie du tribunal). Ils auront donc un rendez-vous avec le ou la juge d’application des peines, avec qui ils pourront négocier des aménagements de peine (#bracelet_électronique, #semi-liberté, et tout ce genre de mesures pourries qui
      permettent d’enfermer encore plus de gens sans saturer les taules).

      4 d’entre eux étaient jugés pour « violence sur agent dépositaire de l’autorité pubique » (en gros, pour avoir balancé des projectiles sur les flics), puis « participation à un attroupement armé » (en gros, participation à une manif ou un rassembement où ils considèrent que les projectiles sont des armes par destination).

      Le détail du délibéré des comparutions immédiates est le suivant

      • La personne arrêtée à 15h15 a été condamnnée à 5 mois d’emprisonnement ferme + 1 mois de sursis avec mise à l’épreuve.

      • Le deuxième, qui s’était fait controler dans la rue, a était condamné pour « port d’arme catégorie d » (en gros, un couteau-cutter !) à 100 h de TIG ("travaux d’intérêt général").

      • Les 3 autres, interpelés ensemble par des BAC-eux vers 20h, ont été condamnés respectivement à 5 mois avec sursis ; 5 mois ferme ; puis 12 mois ferme + 500 euros comme provision pour le BAC-eu qui dit avoir été blessé (un autre procès aura lieu le 13 juin à 14h pour déterminer le reste de la somme à verser aux flics).

      Ils ont pris bien cher, vu qu’ils se sont fait arrêter sur des lieux d’émeutes.
      Par contre, c’est réjouissant d’apprendre que personne n’était inculpé pour des dégradations ; sinon, ils ou elles auraient pris encore plus cher et seraient sûrement parti-e-s en taule direct.
      D’ailleurs la proc n’a pas arrêté de répéter comment c’était dommage que les « vrais coupables » des dégradations « intolérabes » n’aient été interpelés ce jour là.
      Les enquêtes quant aux dégradations sont visiblement en cours, alors gare au risque de #perquisitions dans les jours ou semaines qui viennent (à Nantes comme ailleurs).

      Une bonne cinquantaine de personnes sont venues au tribunal soutenir ces personnes inculpées.

      La presse était aussi en nombre et à l’affut de n’importe quel détail croustillant, ils ont d’ailleurs été les premiers à s’installer dans la salle avec leurs gros appareils, jusqu’à ce qu’ils se fassent dégager en dehors de la salle avant le début de l’audition.

      Quant à l’accueil policier, bizarrement, les portes du tribunal n’étaient pas blindées de CRS comme il arrive souvent pour des procès médiatiques ou tout simplement anti-aéroport (peut être les CRS ont eu leur journée de repos...).
      Par contre, les policiers à l’intérieur du tribunal n’étaient pas moins chiants que d’habitude et ont empêché des gens d’accéder à a salle, bien remplie certes, mais où il restait des places disponibles.
      Le meilleur #gag a été la scène en dehors de la salle où l’avocate qui défendait les flics « blessés » brandissait (très dramatiquement) un pavé face aux caméras de la presse. Alors une personne, ayant perdu son oeil suite à un tir de fashball il y a quelques années à Nantes, a demandé aux journalistes s’ils allaient également parler des personnes blessées, en
      montrant aux caméras une balle en caoutchouc récupérée dans la rue samedi après un tir de fashball. C’est alors que les flics se sont rués sur lui pour l’écarter du groupe en l’accusant de porter une arme...

      Rappelons que samedi plusieurs dizaines de personnes ont été blessées, dont quelques unes très grave (perte d’un oeil, perte d’une phalange, etc.) ; certainement d’ici quelques jours une estimation du nombre de #blessé-e-s pourra être faite.