Amélie et Théodore. Voyage au bout des mines de Potasse

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  • Amélie et Théodore. Voyage au bout des mines de Potasse
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    Retour sur l’#histoire de la #mine de #potasse, en Alsace, reprise par Stocamine pour y enfouir les #déchets_toxiques... évoqué hier ici http://seenthis.net/messages/233183

    C’est un film muet de propagande de 1927 ; on y voit en noir et blanc une petite mère excitée pousser une carriole, sa « fruiterie à roulettes » comme elle l’appelle, remplie de vieux choux fripés qu’elle ramène du marché sans en avoir vendu un seul. Une scène de ménage plus tard, la voilà qui repart sur les routes de l’entre-deux-guerres en quête de « beaux légumes bien sains, de bel aspect, de belle conservation » ; les hommes qu’elle croise sont en bretelles et béret ; ils ressemblent à Raimu. Et puis voilà-t’y-pas qu’apparaissent sur la bobine et en plein champ des navets magnifiques « qui feront prime sur le marché », de sublimes oignons, asperges, artichauts, radis. « Mais qu’est-ce que vous y faites donc à vos légumes pour qu’ils soient si beaux ? » demande au maraîcher Mme Amédée. Celui-ci d’expliquer alors son secret : la potasse d’Alsace. « Si j’en avais j’en donnerais bien à mon mari qui est plutôt chétif et mal venu. » Clap de fin et éclat de rire. Presque un siècle plus tard, la potasse est désormais importée de la province du Saskatchewan, dans l’Ouest canadien. Les mines domaniales de potasse d’Alsace (MDPA) ont fermé en 2002. Aujourd’hui, partie des chambres sont le tombeau de quarante mille tonnes de déchets ultimes que l’on a cru malin de des­cendre là, entre 1998 et 2002. Et on rit moins.