Rebellyon.info

https://rebellyon.info

  • Non à l’instrumentalisation politique de l’extrême droite et de la manif du 12 juin
    https://ricochets.cc/Non-a-l-instrumentalisation-politique-de-l-extreme-droite-et-de-la-manif-d

    12 juin 2021 : Non à l’instrumentalisation politique, choisissons l’anarchie ! – ll a été proposé à notre organisation de signer un texte d’appel « pour les libertés, contre les idées d’extrême droite » et leur propagation. Nous ne l’avons pas signé en tant que groupe, non pas que nous souhaitons que ces idées progressent, mais bien parce que nous pensons que ce texte oublie ce qui constitue le cœur de celles-ci. D’ailleurs, luttons-nous contre l’extrême-droite ou contre le fascisme ? Le fascisme ne vient-il (...) #Les_Articles

    / #Politique,_divers, Autoritarisme, régime policier, démocrature...

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://rebellyon.info/Graine-d-anar-NON-A-L-INSTRUMENTALISATION-23206

  • [Infokiosques.net] Trois brochures sur la Commune de Paris de 1871 - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/Infokiosques-net-Trois-brochures-sur-la-23156

    Un texte de #Kropotkine écrit dix ans après la Commune (1881), un autre de trois membres de l’Internationale Situationniste (1962), et une analyse des critiques anarchistes de la Commune, par Joël Delhom (1996).

  • [Grenoble] Marche Mondiale du Cannabis - Cannaparade 22 mai 2021 - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/Marche-Mondiale-du-Cannabis-Cannaparade-23143

    Le CIRC-Lyon et ses partenaires invitent la région Auvergne Rhône-Alpes à venir parcourir les rues de la ville à l’occasion de la Cannaparade 2021,pour une grande première à Grenoble, le samedi 22 Mai à 14h30 place de la gare.

    Malgré les différentes prises de position tant à droite qu’à gauche, ou l’avis favorable rendu par la Commission parlementaire et les résultats de la consultation citoyenne sur les usages du #cannabis récréatif rendus publiques le 1/03, la prohibition est toujours là et bat son plein. La multiplication des tests salivaires effectués au bord des routes en est l’illustration parfaite. Ce dispositif est utilisé pour arrêter des usagers en utilisant le prétexte de la sécurité routière. En effet tout utilisateur de cannabis peut être testé positif, même si sa dernière consommation remonte à plusieurs jours. Par conséquent, n’étant pas ou plus sous l’effet du produit, il ne constitue en aucun cas un danger sur la route... C’est une injustice inacceptable qui doit être dénoncée !
    On pourrait aussi parler des amendes forfaitaires pour pénaliser l’usage. Pensées pour se substituer aux procédures de la police et de la justice, considérées comme trop lourdes, elles sont finalement une arme de plus dans l’arsenal juridique déjà bien fourni des mesures punitives.Car selon le contexte, l’usager.ère, le fonctionnaire de police ou de gendarmerie, ainsi que la politique pénale du parquet local, des poursuites judiciaires peuvent être engagées en PLUS de l’amende forfaitaire.Et cela peut aboutir à des peines de prison...
    En ce qui concerne l’usage du cannabis thérapeutique, la France commence à peine une expérimentation pour une durée de 2 ans sur 3000 patients sélectionnés et atteints de pathologies définies dans un protocole assez restrictif. Pour tous les autres qui utilisent du cannabis à des fins thérapeutiques,ils-elles devront continuer à subir la loi sur les stupéfiants qui ne tiennent pas compte des différents usages contrairement à 33 états américains qui autorisent le cannabis thérapeutique ainsi que le Chili, la Colombie, le Mexique,l’Argentine et le Pérou. Dans l’union européenne 21 pays sur 28 autorisent,à différents niveaux,le cannabis à usage thérapeutique. En Israël la culture de cannabis thérapeutique est légale depuis 2012,en Australie des fermes en cultive légalement depuis 2017. Cette inertie française finit par être insupportable ! Car en attendant des milliers de personnes souffrent inutilement et restent sans solution thérapeutique.
    Et pendant ce temps, outre Atlantique, les choses avancent très vite. Le Canada a légalisé en 2018, l’Uruguay en 2014, plusieurs états aux USA depuis 2012. Et avec l’arrivée du nouveau locataire à la Maison Blanche, tout va s’accélérer. La prohibition vit certainement ses dernières heures car le verrou fédéral a sauté en janvier dernier. Plus rien ne s’oppose désormais à la mise en place, progressive, d’un nouveau régime à propos du cannabis.C’est dans ce contexte qu’aura lieu dans toutes les plus grandes villes du monde la Marche Mondiale du Cannabis 2021pour exiger une fois de plus la libération des prisonniers.ères du cannabis, la légalisation du cannabis thérapeutique et récréatif,et l’autoproduction et plus généralement une véritable politique de santé publique favorisant la réduction des risques vis-à-vis de toutes les drogues, et pour une consommation responsable.

    https://www.youtube.com/watch?v=KUA4QmDdXps

  • A la suite des violences du 1er-Mai, la CGT pourrait porter plainte contre le préfet Lallement
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/05/06/a-la-suite-des-violences-du-1er-mai-la-cgt-pourrait-porter-plainte-contre-le


    La tête de la manifestation à Paris, le 1er mai. BERTRAND GUAY / AFP

    L’union régionale du syndicat en Ile-de-France a estimé, lors d’une conférence de presse mercredi 5 mai, que le préfet de police a « délibérément mis en danger des centaines de personnes » et doit être « révoqué ».

    Les relations se tendent entre la CGT et la Préfecture de police de Paris, après les incidents survenus à la fin du défilé du 1er-Mai dans la capitale, où des militants cégétistes ont été violemment pris à partie par un groupe d’individus. La centrale de Montreuil (Seine-Saint-Denis) étudie « les possibilités de déposer une plainte contre le préfet de police », Didier Lallement, a déclaré, mercredi 5 mai, la responsable de l’union régionale CGT d’Ile-de-France, Valérie Lesage, lors d’une conférence de presse aux côtés de son secrétaire général, Philippe Martinez. La confédération syndicale va également demander « l’ouverture d’une enquête parlementaire afin de faire la clarté sur la gestion du maintien de l’ordre », a-t-elle ajouté.

    Pour Mme Lesage, le préfet de police a « délibérément mis en danger des centaines de personnes » et doit être « révoqué ». La CGT reproche notamment aux forces de l’ordre d’avoir empêché, place de la Nation, l’évacuation de certains de leurs militants et leurs camionnettes « comme cela était prévu », en bloquant la sortie définie en amont avec les services de M. Lallement et en transformant la place « en souricière ». La préfecture avait expliqué, dimanche, que plusieurs véhicules syndicaux s’étaient engagés « sur la mauvaise sortie ». Selon les organisateurs, pour quitter le défilé, il fallait emprunter le cours de Vincennes, comme précisé sur le récépissé de déclaration de manifestation. « Il y a eu – et ça nous a été confirmé par l’agent de liaison en fin de manifestation, mais nous étions déjà bloqués par les grilles – un changement d’ordre pendant la manifestation. Mais il n’a pas eu le temps de nous tenir informés », a assuré Mme Lesage.

    Dans un communiqué, la préfecture a répondu, mercredi, que les axes de sortie sont susceptibles « de varier en fonction de la physionomie de la manifestation ». Elle précise avoir annoncé sur son compte Twitter, à 17 h 38 – soit peu de temps avant les incidents de Nation –, que les sorties se feraient par l’avenue de Taillebourg et l’avenue de Bouvines. Pour elle, les faits qui se sont déroulés à Nation sont « clairs » – « ce sont des manifestants qui ont attaqué d’autres manifestants » – et « r_ejeter sur la Préfecture de police les raisons de cette violence n’est pas acceptable_ ».

    • « Ce qui est dramatique dans cette situation, c’est que ce sont surtout deux impuissances qui se sont foutues sur la gueule. »

      https://rebellyon.info/Du-rififi-dans-la-manif-du-1er-mai-23113

      D’un coté, la stratégie du mouvement social qui ne permet plus d’arracher grand-chose ni de stopper la politique gouvernementale (réforme des retraites, de l’assurance chômage, de la SNCF, loi sécurité globale, réforme des lycées et du bac, parcoursup, j’en passe et des meilleurs. Autant de défaites qui s’accumulent…). De l’autre coté, c’est pas forcément mieux. La stratégie du cortège de tête/gilets jaunes/ingouvernnable a du mal à se déployer, hors gros mouvement de fou (surtout quand on a déjà du mal à tenir tête à la police et à la déborder). Une option qui ne semble très sûre d’elle-même et propose à l’évidence peu de formulations politiques et d’objectifs clairs... Dans un cas, comme dans l’autre, c’est les mêmes impasses, la même merde, le même manque de perspectives… D’un coté comme de l’autre, il y a le sentiment d’être des boules de billards. En manif, balladées d’une bande à l’autre au gré des charges des CRS et du gaz lacrymogènes sans arriver à rien opposer ou à leur interdire d’entrer dans les cortèges. Dans le monde du travail, c’est la même difficulté à peser et à dire « non mais là ça va se passer comme ça » : la grève à General Electric à Villeurbanne n’a pas réussi à stopper le « plan social », le non-remplacement des personnels SNCF qui partent en retraite, les suppressions de lits à l’hôpital du Vinatier se poursuivent, La Poste enchaîne les réorganisations de tournées des facteurs, sans parler de la prochaine grande vague de réorganisation/ubérisation du travail dont les sans-papiers/livreurs Deliveroo sont un aperçu...

  • CGT vs BB vs GJ ? ELI mentèrent, mon cher Watson.

    Balancer de tous côtés des insultes racistes, sexistes, homophobes, etc. c’est bien pourri.

    Faciliter le travail des flics quand ils interviennent en cow-boys pour percer les rangs de la manifs et faire des « prélèvements » , c’est bien pourri.

    Voir des bolosses virils, qu’ils aient des chasubles rouges, des k-ways noirs ou des gilets jaunes, s’engueuler au point de se castagner, c’est bien pourri.

    Balancer la faute sur uniquement une de ces composantes et ne pas admettre qu’un SO qui comporte des fans du maintien de l’ordre (anciens flics, etc.) fait parfois le taf de flics, c’est bien pourri.

    Ne pas reconnaître qu’un courant GJ est totalement en vrille insurectionnelle-conspi et fait nawak depuis longtemps, c’est bien pourri.

    Ne pas reconnaître qu’une fois dans la montée d’adré y’a des adeptes du black-bloc qui savent pas se maitriser, c’est bien pourri.

    Dans une manif mixte, mettre des gens lambda d’une partie du cortège en danger parce qu’on estime qu’il « faut que ça pète » coûte que coûte, c’est bien pourri.

    Ne pas reconnaître que certains mecs du SO de la CGT ne maitrisent rien et aggravent des situations, c’est bien pourri (je me suis bien plus souvent engueulée avec eux face à des attitudes et propos déplacés alors que c’est systématiquement des adeptes black-blocs qui m’ont aidée au milieu des lacrymos...)

    Bref les flics ont foutu des pressions énormes dans plusieurs villes et des mecs vénères se sont fritté suite à ça et c’est doublement lamentable. D’une part parce qu’on n’a vraiment pas besoin de combats de coqs qui envoient encore plus de monde à l’hosto. D’autre part parce que la communication mega orienté par la plus organisée des 3 bandes « rivales » est une aubaine pour la nouvelle stratégie de #maintien_de_l'ordre avec les nouvelles brigades ELI, des flics en civils avec un brassard bleu qui viennent « collaborer » avec les centrales syndicales pour foutre des émeutier-e-s en zonz...

    Groumph.

    Ha, et si vous pensez que je n’ai pas donné de piste de solution, relisez-moi. Quelque chose aurait dû vous sauter aux yeux... La toxicité mascu, on n’en peut plus. Pendant ce temps là, toujours aucun appel à la Greve Générale pour changer réellement les rapports de forces !
    Je me sens obligée de préciser que si je parle de « toxicité mascu », ce n’est pas pour essentialiser une hypothétique « pacification féminise », hein, la plupart de mes copines ont le verbe très haut et des griffes. Juste que si de telles concentrations mascus sont possibles, c’est que politiquement il y a un gros problème de fond.

    Soyez militantes, chacune à votre manière, j’assume la responsabilité de tout ce que vous faites !"
    Emmeline Pankhurst, (Extrait de la BD « Jujitsuffragettes »)

    Quelques sources pour étayer mes propos qui font évidemment suite à beaucoup de visionnages de vidéos et une certaine expérience du terrain...

    – Sur les nouvelles *brigades ELI j’avais déjà tenté une alarme ici : https://seenthis.net/messages/907305
    Et BIM, tansdis que les mainstream sont en boucle sur le sujet, on apprend que le parquet a lancé une enquête et la pref en profite pour placer ses ELI aux côtés de la CGT dans son communiqué...
    Voilà voilà. C’est parti pour une nouvelle confusion entre plein de trucs pour une pseudo quête fabriquée de besoin de sécurité, et donc une dépolitisation du fond...
    https://www.francetvinfo.fr/economie/syndicats/manifestation-du-1er-mai-une-enquete-ouverte-sur-les-violences-contre-l

    On peut voir ici un brassard ELI à Lyon, histoire que vous les repériez bien

    Autres angles de vues,

    celui du chercheur en sciences politiques Samuel Hayat :

    Quelques éléments sociohistoriques pour comprendre les heurts entre autonomes et service d’ordre (SO) de la CGT le 1er mai – heurts qui révèlent une crise profonde et durable de la forme manifestation. #Manif1erMai #GiletsJaunes #manifestation ⬇️⬇️⬇️

    https://twitter.com/SamuelHayat/status/1389151863631749124

    Il y a donc eut des bagarres à Paris, à Lyon et à Nantes :

    Pour Paris :
    – Décryptage complet de Maxime Reynié (refait pour mise à jour ce dimanche) : https://twitter.com/MaximeReynie/status/1388597950008418304 ; Voir en particulier les explications de « Houanui Toanui », Gilet Jaune, ex-militaire videur puis agent de sécu qui explique pourquoi ils se sont confronté au SO en cherchant à retenir les camions
    https://www.facebook.com/manu.evrard.18/videos/2956434057937599
    – un autre décryptage avec plans et aussi des remises en contexte par Le Social Club : https://twitter.com/LeSocialClub/status/1388903706125611009
    + Le suivi de Paris Luttes Infos : https://paris-luttes.info/samedi-1er-mai-deconfinement-et-14971
    + Je ne ferai pas tourner publiquement la video de QG sur les réseaux marchands car ça montre trop de visages mais :
    https://qg.media/emission/1er-mai-la-rage-du-peuple-est-de-retour
    – à 14’20 le chef des flics qui gueule pour que le cortège continue à avancer pour éviter l’infiltration des BB
    – à 17’ des gens engueulent le SO de la CGT qui empêche toujours le cortège d’avancer pendant que devant le BB se fait défoncer...
    –vers 18’ le coffre de Benalla toujours introuvable
    – vers 20’ un autre tronçon de cortège, plus mixte, resiste clairement aux tentatives d’intrusion des flics
    – vers 22’ l’accélération de l’escalade est visiblement liée à l’incursion de la BAC venue « prelever » un « BB » juste pendant le début de l’embrouille... on voit aussi des manifestants tenter de contenir leurs « potes » pour limiter la baston par la suite... bref la pref doit être ravie...
    Désigner un seul groupe coupable serait injuste. C’est avant tout la pref, en changeant au dernier moment le parcours + les attaques contradictoires des flics et les percées des BAC qui ont été les plus gros facteurs de stress et énervements. Et les condamnations des un-e-s et des autres est tout bénéf pour elle.

    Pour Lyon : le collectif @SurveillonsLes a lancé un APPEL pour recouper les témoignages sur comment la police a violemment agressé le cortège. Rdv sur surveillonsles@riseup.net.

    – Un thread sur ce qui s’est passé (et tapé) à Lyon. https://twitter.com/johanjrd_/status/1388936852376276998

    – communiqué de la CGT UberEats/Deliverro Lyon, directement attaquée : https://twitter.com/CGTUberDeli69/status/1388576095293804545

    Pour Nantes :
    – La baston se prolonge sur twitter pour ce qui concerne Nantes : https://twitter.com/Nantes_Revoltee/status/1388770739885592577
    – premier compte-rendu de Nantes Révoltée : https://www.nantes-revoltee.com/un-premier-mai-haut-en-couleur-sous-le-soleil-nantais suivi de plusieurs textes (pas encore lus) : https://www.nantes-revoltee.com/alors-graslin-ca-gaze + https://www.nantes-revoltee.com/1er-mai-dejouer-le-piege-mediatique

    • Ici c’était calme, mais après un bon cortège tout mélangé, à un moment ya eu une pause batucada etc, sur une place où étaient plutôt les GJ à l’époque et là… la CGT et FO qui continuent sans attendre personne le chemin vers la place finale du parcours…

      Du coup cortège coupé en deux, plus que des petits groupes. Après un moment de pause, une partie seulement de celleux resté⋅es en pause a continué le parcours, d’autres ont replié. Et une fois à la fin, sur la place finale CGT et FO étaient déjà parti depuis longtemps… donc tout petit groupe aussi avec celleux qui ont fait la fin.

      Assez nul bizarre à partir du moment où ya eu cette pause et coupure au milieu quoi.

    • Je ferai pas tourner publiquement la video sur les reseaux marchands car ça montre trop de visages mais :
      – à 14’20 le chef des flics qui gueule pour que le cortège continue à avancer pour éviter l’infiltration des BB
      – à 17’ des gens engueulent le SO de la CGT qui empêche toujours le cortège d’avancer pendant que devant le BB se fait défoncer...
      –vers 18’ le coffre de Benalla toujours introuvable
      – vers 20’ un autre tronçon de cortège, plus mixte, resiste clairement aux tentatives d’intrusion des flics
      – vers 22’ l’accélération de l’escalade est visiblement liée à l’incursion de la BAC venue « prelever » un « BB » juste pendant le début de l’embrouille... on voit aussi des manifestants tenter de contenir leurs « potes » pour limiter la baston par la suite... bref la pref doit être ravie...

      https://qg.media/emission/1er-mai-la-rage-du-peuple-est-de-retour
      Désigner un seul groupe coupable serait injuste. C’est avant tout la pref, en changeant au dernier moment le parcours + les attaques contradictoires des flics et les percées des BAC qui ont été les plus gros facteurs de stress et énervements. Et les contaminations des un-e-s et des autres est tout bénéf pour elle.

    • En amont de ces scènes, à République, Saint-Ambroise, Voltaire et ensuite, le carré de tête et le SO CGT ont fait de très longues pauses pendant que la tête de manif où se trouvait aussi de nombreux syndicalistes se faisait tronçonner à répétition par des bonds offensifs et des prélèvement de manifestants aux fins de poursuites. La direction du syndicat a offert à la répression un rassemblement quasi statique encagé par une nasse en U dont partait des vagues d’incursions policières. Si ces cortèges n’en restaient pas à leurs rares slogans habituels, il aurait pas été étonnant d’entendre scander « CGT collabo ! ».

      #Manifestation #maintien_de_l'ordre #police #SO #syndicat

    • Sous le soleil de @rebellyon un œil dans le ciel.
      https://rebellyon.info/7-peches-capitaux-de-la-police-lyonnaise-23089

      #Lyon est la ville de France la plus surveillée par l’hélicoptère, surnommé « BAC hélico » par la police.Il est en effet aux mains de la brigade anti-criminalité (BAC). Ce vendredi, un manifestant saisit le tribunal administratif pour que l’appareil reste au sol : pour l’instant, son utilisation par la police est toujours illégale.

    • Répression du 1er mai : appel à soutien au Tribunal judiciaire
      Paris-luttes.info
      https://paris-luttes.info/repression-du-1er-mai-appel-a-14976


      (superbe photo de Caroline de Benedetti, soit dit en passant)

      Comme d’habitude, la justice prendra le relais de la police pour judiciariser le maintien d’ordre au travers de comparutions immédiates, visant à rapidement infliger une peine à celleux qui auraient manifesté trop bruyamment. Plusieurs personnes ont déjà été déferrées au Tribunal ; et si certaines ont écopé de rappels à la loi, d’autres s’attendent encore à comparaitre devant un juge lundi.
      Face à la répression judiciaire, nous appelons à soutenir les personnes inculpées au Tribunal judiciaire à Porte de Clichy, à 13h30 ce lundi 3 mai dans les salles de la 23e chambre (en général 204 et 205 mais à vérifier au tableau face à l’accueil du tribunal).
      La Legal Team Paris

    • « CGT, COLLABOS »
      https://lundi.am/CGT-collabos

      « Ce que la surexposition médiatique et politique de cette bagarre permet d’occulter, c’est le déroulé réel de ce 1er mai. »

      Premier Mai 2021, on s’ennuie en France. Les infos s’inquiètent de ces « festnozs », « rave party » et « free party » qui se sont tenus ces derniers soirs. Les journalistes sont indignés, les citoyens jouent aux fayots, les préfets tiennent des conseils de crise et les tribunaux sont saisis pour enquêtes pour « mise en danger de la vie d’autrui ». Mais le commentariat est aux aguets : la manifestation du 1er mai à Paris devrait offrir l’occasion de faire chauffer les claviers. Banco : les camions de la CGT se sont fait agresser. Qui, pourquoi ? Les différentes chapelles construisent l’ennemi qui les arrange.

      Depuis quelques années les manifestations du 1er mai sont inévitablement l’occasion d’un flot de commentaires d’après-match : MacDo, Black Bloc, Pitié Salpétrière. Sur les plateaux des chaînes d’info continue, comme sur Twitter, on devait trépigner vers 17h, quand cette édition 2021 ne semblait pas vouloir offrir d’occasion franche de déblatérer sans fin. Heureusement, l’événement est venu : cette fois l’affrontement entre le service d’ordre de la CGT, casqué, armé de gazeuses au poivre et de matraques télescopiquess, et ce qui semblait être une foule. La bagarre tournant au désavantage du SO, celui-ci s’est rapidement posé en victime « d’actes de vandalisations », mais aussi (et on ne l’attendait pas forcément sur ces questions vu le passif des bonhommes) d’« insultes homophobes, sexistes, racistes » commises par des « individus dont certains se revendiquant gilets jaunes ».

      La machine à indignation pouvait s’enclencher.

    • Pour Sohie Béroud, le nervi est probablement de sortie : La CGT prise pour cible le 1er-Mai : « Une attaque ciblée, qui dépasse la seule critique des syndicats »
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/05/04/la-cgt-prise-pour-cible-le-1er-mai-une-attaque-ciblee-qui-depasse-la-seule-c

      Pour la politiste à l’université Lyon-II Sophie Béroud, « la défiance envers les syndicats existe depuis plusieurs années », mais les violences de ce week-end rappellent les modes opératoires de l’extrême droite.

      [...]

      Mais ce qui s’est passé samedi ressemble à autre chose. Si l’enquête démontre que les auteurs des faits sont bien issus de l’extrême droite, comme l’affirme la CGT, cela fait penser aux années 1970, quand, dans le secteur de l’automobile, mais aussi de l’agroalimentaire, des syndicats « maison » d’extrême droite étaient payés pour réprimer les militants de la CGT. C’est inquiétant sur ce que cela dit de l’influence de l’extrême droite en France plus que sur ce que cela transparaît de la perte de vitesse des syndicats.

    • « Une personne vient nous voir et nous informe qu’elle aurait entendu un flic en civil, dire à un responsable de la CGT, qu’ils allaient procéder à des arrestations dans le bloc. »

      Il semble donc qu’à #Lyon c’est bien la collaboration avec les flics #ELI qui a (re)lancé les hostilités. Quand à l’attaque du SO « protecteur » des sans papiers, sans surprise ce n’est pas l’extrême droite mais bien un combat de coqs...
      https://groupeantifascistelyonenvirons.wordpress.com/2021/05/04/communique-suite-a-la-manif-du-1er-mai

    • L’attaque contre la CGT révèle les tensions au sein du mouvement social | Mediapart 05/05/2021

      https://www.mediapart.fr/journal/france/060521/l-attaque-contre-la-cgt-revele-les-tensions-au-sein-du-mouvement-social?on

      En effet, la CGT communique beaucoup pour rappeler que le temps est loin où ses cortèges étaient encadrés par des gros bras du syndicat du Livre et des cheminots. « Ceux qui participent à la sécurisation des manifestants, ce sont des salariés, des jeunes, des moins jeunes, de diverses professions, détaille Philippe Martinez. Ce sont des militants, des militantes, mais d’abord des salariés du public et du privé, parfois des retraités. Participer à l’encadrement des manifs, ce n’est pas un métier, c’est un acte militant. »

      Le secrétaire général de la CGT insiste sur le rôle qui est fixé au SO : « On n’est pas des auxiliaires de police. Nous, notre responsabilité, c’est que le défilé, qui est bien délimité, se passe dans les meilleures conditions. On s’occupe de ceux qui sont dans le cortège des organisations syndicales. Tout ce qui se passe à l’extérieur de ce cortège, c’est de la responsabilité des forces de l’ordre et du préfet. »

      Le texte signé par Solidaires dit les choses un peu différemment, mais le fond est identique : « Il n’est pas question d’imposer à quiconque sa stratégie mais le respect des stratégies différentes doit être mutuel. La stratégie de Solidaires est de permettre au plus grand nombre de manifester dans les meilleures conditions possibles afin de construire un rapport de force favorable pour gagner sur nos revendications. »

      Un argument qui ne convainc pas forcément les habitués des manifestations, mais en dehors des syndicats. Par exemple Priscillia Ludosky, initiatrice de la pétition sur le prix du carburant qui a fait naître le mouvement des gilets jaunes, et devenue une figure des mobilisations, identifiée comme appartenant à la gauche.

      Le 2 mai, la militante s’est fendue d’un tweet remarqué où elle commentait l’équipement du SO : « Le service d’ordre de la CGT est devenue une annexe de la BAC : matraque, gaz… » Son message a causé un certain émoi, des responsables de la CGT l’ont appelée pour discuter. Mais sa position n’a pas beaucoup évolué : « Je me pose toujours la question de l’équipement, déclare-t-elle à Mediapart. À quel titre ont-ils le droit d’avoir ce type de matériel, alors que lors du mouvement des gilets jaunes, même les “street medics” se faisaient parfois embarquer leur équipement ? »

      Priscillia Ludosky n’est pas plus convaincue par « la façon dont les gens des syndicats gèrent les manifestations » : « Je comprends bien qu’ils n’avancent pas lorsque des membres du black bloc viennent tout casser, mais le 1er mai, c’était différent. Ils nous ont laissé nous faire gazer dans tous les sens… Ils ne se mélangent pas aux autres, ils n’appliquent pas la convergence des luttes qu’ils disent toujours rechercher. »

      L’incompréhension est valable dans les deux sens. Chez les syndicats, les craintes ne sont pas nées ce 1er-Mai. « Depuis le mouvement sur les retraites, nous avons de plus en plus de difficultés à manifester avec des individus hostiles aux syndicats qui tentent par exemple de s’en prendre à nos camions syndicaux », écrivent les responsables du SO de Solidaires.

      Les attaques ont démarré il y a plusieurs mois

      Les diverses composantes du mouvement social font le compte des incidents. En décembre 2019, au début du mouvement contre la réforme des retraites, un camion de la fédération Sud Santé Sociaux a été attaqué, ses vitres brisées. « Certains individus qui apparaissent parmi les assaillants du 1er mai font partie de ceux qui ont attaqué le camion », assure Solidaires aujourd’hui.

      Une nette montée des tensions a surtout été remarquée à partir du début des contestations de la loi pour une sécurité globale, fin 2020. Lors de la grande manifestation du 28 novembre, le camion des organisateurs avait déjà été la cible d’un caillassage en règle, en plein cortège et alors qu’aucune échauffourée n’était en cours.

      C’est surtout la manifestation suivante, le 5 décembre, qui a marqué les esprits : le carré officiel a été attaqué à deux reprises par des membres du cortège de tête. C’est ce que décrit avec précision ce texte rédigé par des « communistes libertaires syndiqué·e·s à la CGT et à Solidaires », qui parlent carrément de « coups de poignard dans le dos ».

      Ces attaques, et les débats qu’elles ont déclenchés au sein de la coordination contre la loi sécurité globale, expliquent que la coordination n’ait pas appelé officiellement à manifester le 12 décembre, estimant qu’elle n’était pas en mesure de garantir la sécurité des participants – le 12, ce sont finalement les policiers et gendarmes qui ont empêché que le défilé ait réellement lieu. Le 16 janvier, enfin, Philippe Martinez a été copieusement insulté.

      D’autres observateurs font remonter les tensions au « contre-G7 » qui s’est tenu fin août 2019 au Pays basque. Les incompréhensions régnant dans le camp où s’étaient installés les manifestants ont donné lieu à des quasi-affrontements entre associations installées et « autonomes », désireux de s’en prendre aux forces de l’ordre. Ces dernières avaient menacé à plusieurs reprises d’investir le camp.

      Attac, l’une des associations-pivots de l’événement, a écrit en septembre 20019 un long texte, pesé au trébuchet, pour regretter en creux les désaccords : « Nous ne pensons pas que notre camp politique se réduise à celles et ceux qui pratiquent uniquement le même type d’actions que nous. À ce titre, nous n’avons jamais condamné aucune autre action, fût-elle qualifiée de violente par les médias et/ou l’État. […] Dans la même logique, nous avons souhaité que nos propres cadres de mobilisation soient respectés, avec le consensus d’action qui les accompagne. »

      Les militants CGT eux-mêmes divisés

      Difficile de savoir ce que pense de ces évolutions le milieu dit des « autonomes », qui n’ont par définition pas de représentants. Un jeune collectif parisien qui s’était réjoui des actions contre la CGT le 1er-Mai s’est livré le lendemain à une sévère autocritique. Et les médias considérés comme proches de ce courant de pensée ont évité de se mouiller.

      Le site Lundimatin, sans doute le plus connu d’entre eux, n’a ainsi ni approuvé ni condamné l’attaque contre la CGT. « Ce que la surexposition médiatique et politique de cette bagarre permet d’occulter, c’est le déroulé réel de ce 1er-Mai, l’état des forces en présence et leurs stratégies (ou absence de stratégie). Ce que nous avons vu, c’est un cortège syndical affaibli stopper la manifestation pendant quasiment deux heures afin de se distinguer d’un cortège “de tête” massif », écrivent seulement ses animateurs, fidèles à leur ligne – et tant pis si cette fois, le cortège de tête était bien moins « massif » qu’il ne l’a été par le passé.

      Aujourd’hui, le débat a aussi lieu en interne dans les syndicats. Et à la CGT en particulier. Exemple parmi d’autres, dans un groupe de militants habitués à échanger leurs impressions, l’un critique les attaques contre le SO : « Difficile de dire si le but de cette minorité agressive est d’empêcher les citoyens de manifester mais c’est en tout cas le résultat. […] Nul ne souhaite empêcher les plus marginalisés de manifester leur colère dans la rue mais qu’ils s’en prennent aux forces du désordre au lieu de frapper des syndicalistes. »

      Un autre, en revanche, refuse de condamner : « Je me revendique cégétiste, mais aussi Gilet jaune et militant révolutionnaire, et je ne pense pas être raciste ou homophobe, encore moins fasciste ou flic... Cependant les cortèges festifs de la CGT à Paris me lassent. La confédération et les unions départementales confondent, selon moi, les carnavals brésiliens et les mouvements contestataires qui devraient être à la hauteur de la répression et de la dictature qu’on se prend dans la gueule ! »

      Sans doute bien consciente du caractère délicat de la situation, la CGT n’a pas oublié de mettre largement en cause la stratégie de la préfecture de police de Paris et de son chef, Didier Lallement, qu’ils estiment responsables de leur agression : les policiers présents en nombre à Nation n’ont guère bougé pendant l’attaque des camionnettes, et ont refusé d’ouvrir les barrières qui leur bloquaient le passage.

      « Nous étudions les possibilités de dépôt de plainte, y compris vis-à-vis du préfet de police », a déclaré Philippe Martinez lors de sa conférence de presse. Valérie Lesage a pour sa part demandé que le préfet de police soit « révoqué », car « il a failli à de nombreuses reprises à la protection des manifestants et à l’exercice du droit de manifester ». La CGT va en outre « demander l’ouverture d’une enquête parlementaire, afin de faire la clarté sur la gestion du maintien de l’ordre lors de la manifestation de ce 1er-Mai, ainsi que lors des manifestations depuis 2016 », a-t-elle annoncé.

  • Liaisons dangeureuses
    https://lundi.am/Liaisons-dangeureuses

    Un-e manifestant-e avertit en vaut deux

    Manifs & liaisons dangeureuses
    https://rebellyon.info/e-Liaisons-dangeureuses-23068

    Pour rétablir l’ordre en période de contestation, la police n’est jamais à cour d’idées. Dernière en date : les ELI. Des agents présent pour dialoguer avec les manifestants, expliquer, entamer des « négociations », préciser les zones interdites et les itinéraires de dispersion, désolidariser la foule de l’action des plus déterminés, agir sur les réseaux sociaux... Petit tour d’horizon de ce nouveau dispositif policier.


    #maintien_de_l'ordre #SNMO #acab

  • Mobilisation devant le Medef contre la réforme de l’assurance chômage à Clermont-Ferrand - Clermont-Ferrand (63000)
    https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand-63000/loisirs/mobilisation-devant-le-medef-contre-la-reforme-de-l-assurance-chomage-a-c


    Devant le Medef, ce vendredi aprés-midi 2 avril à Clermont-Ferrand.

    « Un intermittent du spectacle le devient lorsqu’il a pu faire ses 507 heures. Lorsque ce n’est pas le cas, il est un intermittent du travail. Nous sommes solidaires de cette situation. Nous avons également conscience que nous pourrions être les prochains sur la liste si la réforme passe », explique Gaëlle Hollocou, alias WALAH M, comédienne-auteure, slameuse.

  • Les accidents du travail, nombreux et invisibilisés, pour la gloire du productivisme et de la croissance
    https://ricochets.cc/Les-accidents-du-travail-nombreux-et-invisibilises-pour-la-gloire-du-produ

    Les morts et blessés au travail, un sujet peu mis en avant dans les médias du pouvoir et des milliardaires, tandis que les déboires des stars ou de grands patrons occupent les ondes. Une raison de plus pour remettre en cause le capitalisme, le productisme et le marché du travail, où tout le monde, et surtout les plus pauvres et précaires, s’abime dans la compétition et la souffrance ? Car, si des accidents peuvent survenir partout, le mode de production et de travail très particulier de l’économie (...) #Les_Articles

    / Travail, emploi, entreprise...

    #Travail,_emploi,_entreprise...
    https://www.frustrationmagazine.fr/1-a-2-accidents-mortels-au-travail-par-jour-et-tout-le-monde-sen
    https://www.lemediatv.fr/emissions/le-travail-tue-KgM4EtkhQtiqrF_WttrpuQ
    https://rebellyon.info/Le-travail-tue-un-cheminot-se-defenestre-19622

  • Émeutes à la Duchère : les flics blessent grièvement un jeune de 13ans puis répriment le quartier qui se révolte - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/Emeutes-a-la-Duchere-les-flics-blessent-22960

    Hier, mercredi 3 mars 2021 un jeune de 13 ans a fait une chute en scooter dans le quartier de la Duchère et est grièvement blessé, probablement percuté par une voiture de police banalisée. Face aux demandes d’explication des habitants, les flics balancent des lacrymos. Le 4 mars, la révolte reprend de plus belle. En face la répression.

    #violences_policières

  • 7 péchés capitaux de la police - #1. La violence policière érigée en doctrine
    https://rebellyon.info/7-peches-capitaux-de-la-police-1-La-22947

    Comme Gérald Darmanin, le Comité contre les violences policières de Lyon a identifié 7 « péchés capitaux » de la police. Pour ce premier volet, il montre que la hiérarchie policière s’autorise à couvrir certains faits graves, comme le tabassage d’Arthur en pleine place publique. Que peut-on donc attendre de « l’encadrement » de la police - thème actuellement à l’agenda du Beauvau de la sécurité ? Source : Rebellyon.info

  • Trois heures d’une vie kafkaïenne. Retour sur le procès en appel de Kamel Daoudi - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/Trois-heures-d-une-vie-kafkaienne-Retour-22896

    Ce mercredi 27 janvier, comparassait Kamel Daoudi, plus vieil assigné à résidence de France, devant la cour d’appel de Riom. Il lui était reproché un retard de 25 min sur le couvre-feu quotidien qui lui est imposé depuis douze ans. En première instance (septembre 2020), il avait écopé d’une peine d’un an d’emprisonnement avec mandat de dépôt. Actuellement incarcéré au quartier d’isolement de la maison d’arrêt de Lyon-Corbas, à près de 500 km de sa famille, il a donc été rejugé.

  • Justice confinée à Lyon - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/Lyon-la-justice-en-temps-de-confinement-22855

    Depuis, un état d’urgence sanitaire a chassé l’autre, reconduisant une restriction similaire de nos droits, notamment en matière de défense. Cet article revient sur l’absence de publicité effective des débats à Lyon.

    Deux textes encadrent les conditions actuelles de la publicité des audiences :
    • L’ordonnance n° 2020-1401 du 18 novembre 2020 portant adaptation des règles applicables aux juridictions de l’ordre judiciaire statuant en matière pénale
    • La circulaire CRIM-2020-22/H2-19.11.2020 présentant cette ordonnance

    Ces textes prévoient que le président de séance puisse choisir, avant l’ouverture de l’audience, une publicité restreinte des débats, et du rendu de jugement. C’est le président du tribunal judiciaire qui définit les conditions d’accès aux salles d’audience et aux services du tribunal, en vue d’assurer le respect des règles sanitaires en vigueur.

    Deux conditions à ces largesses : d’une part il est explicitement prévu que ces règles soient portées à la connaissance du public par voie d’affichage.

    D’autre part, la circulaire précise : « Il convient de rappeler que les juridictions et les salles d’audience restent ouvertes au public. Par suite, les dispositions ici commentées ne sauraient permettre ni de fermer l’accès du public aux juridictions, ni d’en réserver l’accès aux seules personnes munies d’une convocation. »

    De fait, à Lyon, les audiences ne sont plus publiques : nous avons pu constater à plusieurs reprises et contrairement aux dispositions de la circulaire, l’interdiction d’accès au tribunal sans convocation, et le filtrage quasi-total non seulement à l’entrée du tribunal, mais ensuite à l’entrée des salles d’audience.

    #justice #police #répression #tribunal #TGI

  • #Podcast / #Audio | La grenouille, la marmite & le drone
    ............................. | Reflets sécuritaires d’un capitalisme ordinaire

    Écouter ici : https://open.audio/channels/lagrenouille
    –—> Lien pour télécharger les informations, illustrations de l’émission format livret :https://framadrop.org/lufi/r/WEJ3nb33dD#FN+zYbv7SeLoR4IW9CmnEylM+w4ObG/a8gdFqL0cDWA=
    (c’est super bien fait, n’hésitez pas !)
    Info publiée aussi sur https://nantes.indymedia.org/articles/54535

    La Loi sécurité globale a mis des dizaines de milliers de personnes dans la rue. Pourtant elle n’est qu’une toute petite partie de l’iceberg sécuritaire.

    Dans cette émission radiophonique, nous explorerons les eaux glacées du capitalisme sécuritaire.

    Il sera question - un peu - de la loi Sécurité globale mais surtout de l’approfondissement et de la généralisation de logique sécuritaire.

    On écoutera :- La manière dont s’arme l’Etat depuis des décennies pour surveiller, réprimer, contrôler les populations, de comment les innovations technologiques (du drône au flashball en passant par la reconnaissance faciale, la 5G et l’Intelligence Artificielle) viennent s’articuler avec les outils de contrôle déjà existants- Des industriels de la sécurité qui poussent à l’inflation sécuritaire et à la privatisation- La capitalisme osciller entre bâton et carotte pour se maintenir- La manière dont la logique sécuritaire se met en œuvre dès le plus jeune âge à l’école - Des grenouilles installées dans une marmite où elles cuisent à petit feu - Des critiques vaines de la sécurité qui espèrent un capitalisme plus doux - La logique du risque qui fait de nous des individus apeurés et suspicieux, demandeurs de toujours plus de sécurité - La logique sécuritaire s’appliquer différemment en fonction de ta couleur de peau et de ta classe sociale - Des pistes de résistance.

    Vous entendrez par ordre d’apparition : Bastien Le Querrec (membre de la Quadrature du net), Marion et Vincent (enseignant.e.s en collège et maternelle), Mathieu Rigouste (auteur notamment de La domination policière) et Paul Rocher (auteur de Gazer, mutiler soumettre). Vous trouverez aussi à l’intérieur des fictions radiophoniques, des montages de l’espace et d’autres joyeusetés.

    contact : aieaieaieuh@protonmail.com

    Aller plus loin :

    Technologie : Article sur les usages présents et possibles de la justice prédictive en France : https://technopolice.fr/blog/la-police-predictive-progresse-en-france-exigeons-son-interdiction

    Analyse de la loi Sécurité Globale et des atrocités qui viennent par la Quadrature du net : https://www.laquadrature.net/2020/11/19/la-technopolice-moteur-de-la-securite-globale

    Répressions et résistances : entretien avec Mathieu Rigouste :https://vacarme.org/article2947.html

    Document sur les fichiers policiers :https://infokiosques.net/IMG/pdf/La_folle_volonte_de_tout_ficher-version_longue-148p-juin2020-pageparpa

    Utilisation de la reconnaissance faciale et des fichiers de police : https://infokiosques.net/IMG/pdf/reconnaissance_faciale_et_fichiers_de_police-16p-fil-2019.pdf

    Décrets récents qui viennent approfondir le fichage : https://paris-luttes.info/des-fiches-toujours-plus-riches-et-14569?lang=fr

    Anti-sécurité : Contre la vidéo surveillance et ses critiques : https://rebellyon.info/Contre-la-video-surveillance-et-ses

    Récit et critique de la manifestation organisée par la Coordination Stop loi sécurité globale : https://sansnom.noblogs.org/archives/3021

    Anti-sécurité : une déclaration https://www.cairn.info/revue-vacarme-2016-4-page-52.htm

    Hégémonie de la sécurité : https://vacarme.org/article2943.html

    Eloigner le péril, une introduction à la critique de la sécurité : http://www.platenqmil.com/blog/2017/10/31/eloigner-le-peril-introduction-a-une-critique-de-la-securite

    Emissions radio « La sécurtié, catégorie fondamentale du capital » sur sortir du capitalisme : http://sortirducapitalisme.fr/emissions/238-la-securite-categorie-fondamentale-du-capital

    Résister : Cartographie de la vidéo-surveillance par ville (plus mis à jour) : https://www.sous-surveillance.net/https://www.sous-surveillance.net

    #surveillance #PPL #Securité #SNMO #

  • La Horde – Lyon : Nouvelle agression fasciste à la Croix-Rousse à l’occasion d’une collecte de jouets pour Noël
    https://lahorde.samizdat.net/2020/12/14/lyon-nouvelle-agression-fasciste-a-la-croix-rousse-a-loccasion-dun

    Ce samedi 12/12, à la sortie d’une collecte solidaire de vêtements et de jouets organisée par l’association PESE dans les locaux de la librairie la Plume Noire, deux adhérents de l’association PESE (Pour l’Egalite Sociale et l’Ecologie) également syndiqués à Solidaires Rhône ont été agressés par un groupe de 7-8 militants d’extrême-droite.

    Ayant visiblement repéré les lieux, les fascistes ont attendus que les 2 bénévoles soient seuls pour les rouer de coups (10 minutes auparavant, une dizaine de personnes étaient présentes dans la librairie).

    L’attaque est loin d’être anodine :
    – elle a été faite le jour d’une collecte de vêtements et de jouets organisée par une association en direction de familles démunies, en particulier les familles migrantes.
    – le lieu ciblé qui accueillait la collecte, a déjà subi par le passé des menaces, des collages sur sa devanture et une attaque en 2016 par une vingtaine de fascistes.
    Pour rappel, la ville de #Lyon est toujours la base de plusieurs groupes fascistes dont #Génération_Identitaire qui a pignon sur rue avec un local ouvert au public (la Traboule) et une salle d’entraînement au combat de rue (l’Agogé).

    Depuis 10 ans, nos organisations sont impliquées dans des collectifs luttant contre ces groupuscules et pour la fermeture de leurs locaux et nous continuerons à l’être malgré les intimidations et cette nouvelle attaque. La stratégie de l’extrême-droite ne change pas : agresser, faire peur y compris sur des membres d’une association mais nous restons déterminé.e.s à lutter contre ces militants de la haine.
    Sous l’ère Collomb, les fascistes n’ont jamais été inquiétés et les fermetures de locaux l’ont été uniquement par la mobilisation des habitant.e.s. des quartiers concernés.

    Combien d’attaques, combien d’agressions devront avoir lieu, combien de blessé-e-s devrons-nous dénombrer, pour qu’enfin des mesures soient prises contres ces groupuscules ? Ou peut-être devrons-nous attendre un.e mort.e ? Le laissez-faire envers ces militants d’extrême droite est insupportable.

    De notre côté, nous continuerons à nous battre aux côtés des salarié.e.s, des exploité.e.s pour notre émancipation et la justice sociale à mille lieux des discours fascistes. Nous continuerons à mobiliser les salarié.e.s et les habitant·e.s des quartiers concernés contre ces menaces.

    Face aux fascistes, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes et la solidarité de notre camp social.
    Union Communiste Libertaire et Solidaires Rhône

  • Comment une grande partie de la gauche est (encore une fois) en train de participer à la contre révolution - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/Comment-une-grande-partie-de-la-gauche-22780

    Après des mois de confinement des luttes, les mouvements sociaux sont enfin en train de repartir en France. Faut-il encore en rappeler les raisons ? Augmentation massive de la pauvreté, grandes entreprises qui profitent de la crise pour faire des licenciements massifs, tout cela pendant que les ultra-riches continuent d’organiser bien tranquillement leur évasion fiscale. Sans parler des lois liberticides et autoritaires que le gouvernement est en train de faire passer.

    Pourtant depuis deux semaines, une grande partie de la #gauche ne semble avoir qu’une obsession : casser du #casseur.

    Voici les principaux arguments qui tournent en boucle depuis quelques jours dans les rangs de cette gauche (qui va de la France Insoumise aux syndicats réformistes en passant par Mediapart ou Là bas si j’y suis).

    Les blacks bloc sont des policiers infiltrés pour décrédibiliser le mouvement. Il faut vraiment ne jamais avoir mis les pieds dans une manif pour dire cela : les personnes qui utilisent la stratégie du black bloc représentent plusieurs centaines de personnes, il suffit de regarder des vidéos de cortèges de tête dans différentes villes de France pour s’en apercevoir. Affirmer que ces personnes sont toutes des policiers infiltrés relève donc purement et simplement du fantasme.

    Les policiers ont pour ordre de laisser faire les « casseurs » alors qu’ils pourraient facilement les arrêter. On a ainsi vu fleurir cette semaine énormément de tweets et de déclarations, notamment de membres de la France Insoumise, demandant pourquoi les casseurs n’étaient pas arrêtés en amont des manifestations. Là c’est le comble de l’hypocrisie : on prétend descendre dans la rue pour dénoncer une dérive liberticide et en parallèle, on demande à la police de faire des arrestations préventives. Je me permettrai donc un petit rappel pour les personnes qui ont versé dans cet argument : si les « casseurs » ne sont pas arrêtés avant la manifestation, c’est tout simplement parce que les actes n’ont pas encore été commis. Et non on ne peut pas arrêter quelqu’un au prétexte qu’il porte un k-way noir et qu’il pourrait potentiellement faire des parties des personnes qui vont éventuellement casser. Je suis donc étonnée que des personnes se disant progressistes renient aussi facilement des droits pourtant fondamentaux.

    Les « blacks bloc » sont manipulés, voire téléguidés, par le gouvernement dans le but de décrédibiliser le mouvement. Que le gouvernement cherche par tous les moyens à décrédibiliser les mouvements sociaux, il s’agit plutôt d’une évidence. Quand ce n’est pas avec les « casseurs », c’est en stigmatisant les grévistes qui empêchent les bons citoyens d’aller travailler ou en accusant les manifestants d’être responsables de la baisse du chiffre d’affaires des commerces de centre-ville. Que la stratégie adoptée soit violente ou non, le pouvoir en place cherche toujours à décrédibiliser les oppositions par tous les moyens. Cela parait logique.

    Ce qui est étrange en revanche, c’est que de nombreuses personnes et organisations au sein du mouvement passent autant d’énergie à critiquer les méthodes d’action violente. En faisant cela, ils réalisent finalement eux-mêmes ce qu’ils prétendent dénoncer : ils décrédibilisent le mouvement en mettant en scène la division, et se rangent de facto du côté de l’ordre bourgeois, face aux vilains agitateurs anarchistes.

    De plus, en insistant sans arrêt sur le fait que les mouvements violents seraient orchestrés par l’État, ces personnes contribuent à entretenir le sentiment d’impuissance de la population. Ce sentiment d’impuissance est pourtant un frein majeur à la massification des manifestations : de nombreuses personnes sont d’accord avec les revendications portées, mais sont convaincues que manifester est inutile car le combat est perdu d’avance. L’apport des mouvements plus radicaux, c’est justement de montrer que nos gouvernants ne sont pas tout puissants, et que oui, un dispositif policier peut se retrouver dépassé. Pourtant, même quand on a l’impression que le pouvoir peut trembler, on vient nous expliquer que c’est en fait lui qui a tout organisé. Quoi de mieux pour entretenir le fatalisme et la résignation ?

    Alors à tous celles et ceux qui accusent les militants violents d’être les idiots utiles du pouvoir, je pose la question : par votre obsession de la non-violence et du respect de l’ordre, par la construction du mythe d’un pouvoir tout-puissant avec lequel on ne peut que négocier les miettes, n’est-ce pas vous les idiots utiles ?

    https://seenthis.net/messages/888955

    • On peut en même temps ne pas avoir l’"obsession de la non-violence et du respect de l’ordre", mais, au contraire, être militants de la violence révolutionnaire... et s’opposer aux méthodes débiles des BB.

    • Certes. Mais, là aussi, il faut voir comment. Le SO de la CGT livrait en manif des « casseurs » la police.
      Ne pas appeler à celle du samedi 12 a contribué à préparer la répression sur laquelle on publie des communiqués scandalisés le lundi.
      La pluralité de ce qui s’oppose à ce monde est constitutive, avec des automatismes variés qui peuvent rendre débiles (Le Grand soir pour plus tard, le parti d’avant-garde qui le prépare, l’insurrectionnalisme idéologisé, ...) avec des divergences stratégiques et des choix tactiques contradictoires.
      La logique du texte qui précède c’est de renvoyer l’ascenseur du sempiternel « vous faites le jeu de la police ».

      Comment faire autrement que de compter avec un substrat culturel désormais répandu aussi minoritaire soit-il et qui n’a rien à voir avec la culture syndicale, partidaire ou d’extrême-gauche ? Je n’ai pas la réponse mais sait que la dénonciation (par exemple des actes de nombreux manifestants le 5 décembre) est de mauvaise méthode et une mauvaise politique.

      Claustinto reprend « Résiste » de France Gall (musique et paroles modifiées)
      https://www.facebook.com/france4tv/videos/655785738444464

  • Archives Trans’ : Entre imaginaires stéréotypés et fabrication de notre propre histoire
    https://rebellyon.info/Archives-Trans-Entre-imaginaires-21408

    Le 20 Novembre c’est le TDOR, Transgender Day of Remembrance, une journée mondiale pour commémorer la mémoire des personnes trans assassinées pour motif cissexiste. Dans le cadres du FACT, Festival d’Art et création Trans, un plateau radio a eut lieu le Samedi 9 Novembre 2019 à Radio Canut. Une table ronde intitulée Archives trans’, nos voix et nos images avec trois invitées : Karine Espinera, sociologue des médias ; Christine Rougemont, réalisatrice et co-fondatrice de l’association Médusa ; Élise Escalle, doctorante en philosophie et en musicologie. Durée : 1h53. Source : Radio Canut via Rebellyon.info

    https://onpdc.poivron.org/Partages/2019-11-09EmissionArchiveTrans.mp3

  • Communiqué de lycéen.nes de Saint-Exupéry sur la répression de jeudi dernier - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/Communique-de-lyceen-nes-de-Saint-Exupery-22714

    « Les lycéen.nes interpellé.es se retrouvent assis.es par terre et menotté.es, un.e des deux élèves est giflé.e et son téléphone lui est confisqué. Un.e des élèves interpellé.es se fait cogner la tête contre les murs à plusieurs reprises par la police »

    Ce jeudi 5 novembre, vers 7h00 du matin, une vingtaine de lycéen.nes du lycée Saint Exupéry dans le 4e arrondissement de Lyon tentent de bloquer leur lycée en réponse à l’appel à la mobilisation nationale lycéenne pour protester contre les protocoles sanitaires insuffisants dans les établissements et les incohérences des mesures sanitaires du gouvernement. Des poubelles sont entassées devant le portail ainsi que des barrières. L’établissement reste néanmoins accessible pour les collégien.es et les professeurs grâce à un filtrage géré par les lycéen.es mobilisé.es.

    [...] En tout, 8 élèves sont interpellé.es et sont emmené.es au commissariat du 1er arrondissement. l’élève interpellé.e pour les photos est relâché.e à midi, classé.e en qualité de témoin sans qu’aucune charge n’ait pu être retenu contre elle lui. Les 7 autres restent en garde à vue. Les parents n’auront de nouvelles que plusieurs heures après. Ces mineur.es de 15 ans, sans casier judiciaire resteront en garde à vue pendant 24h.

    #lycées #répressiobn #état_policier #contestation #BAC #police #violences_policières

  • Un grand nombre d’enseignants en grève au collège Jean Renoir pour protester contre l’organisation des hommages à Samuel Paty - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/Un-grand-nombre-d-enseignants-en-greve-au-22691

    Communiqué de presse des enseignant.es grévistes, rassemblés en Assemblée Générale, du collège Jean Renoir de Neuville-sur-Saône (69). Profondément choqués de l’organisation des hommages à notre collègues Samuel Paty lundi 2 novembre, près de la moitié des enseignant.es étaient grévistes mardi 3 novembre.

    Aujourd’hui, mardi 3 novembre un grand nombre d’enseignants du collège Jean Renoir de Neuville-sur-Saône sont en grève. Il s’agit d’une action collective et locale en réaction à l’organisation, pour le moins confuse et changeante de cette rentrée par notre ministre dont nous n’avons été informée que par voie médiatique. Il a été exigé que les professeurs fassent cours de 8h à 10h, reléguant l’hommage à Samuel Paty au second plan. Cela entre en totale contradiction avec nos valeurs.

    En effet, la concertation de deux heures, initialement promise par Jean Michel Blanquer, puis retirée, n’a pas été maintenue au collège Jean Renoir. Elle avait pourtant fait l’objet de demandes anticipées et réitérée, auprès de la Direction du collège, de la part du personnel particulièrement choqué et ému. D’autres établissements ont fait le choix de maintenir ce temps de parole afin que les enseignants et les élèves puissent vivre ce temps d’hommage sereinement.

    Malgré cette situation, au collège Jean Renoir, c​ hacun s’est efforcé de répondre avec sérénité et gravité à ce temps solennel afin que les élèves investissent les valeurs de Fraternité.

    Il n’empêche qu’en tant qu’éducateurs, nos valeurs ont été mises à mal par des injonctions contradictoires : organiser un vrai temps d’hommage ou reprendre les cours normalement. Cette mise en tension a été vécue comme une véritable violence, les enseignants se sont sentis seuls, lâchés par leur Institution. Devant cette indifférence, ils n’ont eu d’autre choix d’être en grève pour manifester notre colère.

    Nous ne voulons pas en rester là : pour répondre à la demande institutionnelle de bâtir les questions de laïcité, de liberté d’expression et de valeurs républicaines, sur le long terme, nous continuons de demander un temps collectif de travail auprès de notre Institution afin que notre collègue Samuel Paty ne soit pas mort et aussitôt oublié.

    https://kojak1.bandcamp.com/track/general-strike


    kojak1.bandcamp.com/album/general-strike
    #general_strike by KojaK