http://www.middleeasteye.net

  • Comment Israël préserve son impunité internationale en déchirant les preuves
    Gideon Levy | Lundi 4 juillet 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinionfr/israel-impunite-internationale-crimes-occupation

    Le 10 novembre 1975, l’ambassadeur d’Israël aux Nations unies Chaim Herzog, père du président actuel Isaac Herzog, est monté sur l’estrade de l’Assemblée générale des Nations unies et a déchiré avec fracas le texte de la résolution 3379, adoptée le même jour.

    La résolution 3379 décrivait le sionisme comme « une forme de racisme et de discrimination raciale ». Israël était sous le choc. Un grand boulevard de Haïfa nommé en l’honneur de l’ONU a rapidement été rebaptisé « boulevard du Sionisme » par le conseil municipal de la ville. Quelle farce du destin : la rue nommée en signe de reconnaissance envers l’ONU pour avoir déclaré en 1947 son soutien à la création de l’État d’Israël a été renommée trois décennies plus tard en raison d’une décision différente de cette même organisation.

    Chaim Herzog est immédiatement devenu un super-héros en Israël. Ce fut le sommet de sa carrière. Les Israéliens ont estimé que son geste théâtral était une réponse appropriée à ce que le pays percevait comme un acte antisémite d’envergure mondiale. Presque tous les Israéliens, y compris moi-même plus jeune, étaient de cet avis à l’époque. Comparer sionisme et racisme ? Cela ne pouvait être que de l’antisémitisme.

    Les années ont passé. L’ONU a révoqué cette décision en décembre 1991, mais quelques décennies plus tard, tout semble à nouveau différent. Le sionisme, qui consiste aujourd’hui pour l’essentiel à préserver la suprématie juive dans un pays habité par deux peuples, ne semble plus trop éloigné de la façon dont il était présenté dans la décision initiale de l’ONU.

    De la même manière, le geste de Chaim Herzog sur l’estrade de l’ONU – déchirer les pages d’une décision que la majorité des nations du monde avaient jugée légale – semble beaucoup moins approprié aujourd’hui qu’à l’époque. (...)

    #Sionisme #antisionisme #antisémitisme

  • Comment les élites palestiniennes n’ont pas su empêcher le vol de terres par Israël
    Joseph Massad | Lundi 27 juin 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion/israel-palestine-occupation-elites-echec-lutte-vol-terres-collaborati

    La classe terrienne palestinienne aurait pu s’organiser pour lutter contre l’accaparement sioniste des terres. Mais à cause de sa négligence et de sa collaboration avec l’occupation, les Palestiniens ordinaires se sont retrouvés seuls à résister (...)

    #Colonialisme_de_peuplement

  • L’accord gazier entre Israël, l’Égypte et l’UE est un autre feu vert à l’occupation et aux atteintes aux droits
    Inès Abdel Razek | Mardi 28 juin 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/israel-egypte-union-europeenne-accord-gaz-tripartite-violation-droits
    http://www.middleeasteye.net/sites/default/files/images-story/israel+leviathan%20natural%20gas%20field%20afp.jpeg

    L’Union européenne (UE) vient de signer un accord gazier tripartite avec l’Égypte et Israël, lequel va accroître sa dépendance au gaz israélien. Qualifié par la présidente de la Commission européenne d’« accord historique », celui-ci prouve qu’en ce qui concerne le respect des droits de l’homme et du droit international, l’UE et ses membres n’ont aucune crédibilité.

    Cet accord s’inscrit dans le cadre de la recherche d’alternatives au gaz et au pétrole russe par l’UE dans le contexte de la guerre en Ukraine. Charles Michel, président du Conseil européen, affirme que l’embargo sur les importations de pétrole russe suspend « une énorme source de financement pour sa machine de guerre ».

    En remplacement, l’UE s’engage sur un chemin qui va la rendre plus dépendante du gaz israélien, malgré l’occupation militaire depuis plus d’un demi-siècle et les 74 années de dépossession coloniale des Palestiniens par Israël, lequel commet des atteintes flagrantes au droit international qui s’apparentent à un crime d’apartheid.

    Cet accord gazier fait suite à la mise en œuvre des accords d’Abraham, l’initiative négociée par les États-Unis pour normaliser les relations entre Israël et les États arabes. Cet accord rendra également l’UE plus dépendante de l’Égypte, régime dictatorial qui compte environ 60 000 prisonniers politiques et enfreint couramment les droits de l’homme, ce que l’Union normalise également.

    En début d’année, l’UE a alloué 657 millions d’euros à EuroAsia Interconnector, une ligne sous-marine qui relie les réseaux d’électricité d’Israël, de Chypre, de la Grèce et de l’Europe. (...)

    #IsraelUE

  • Israël attise une guerre civile contre ses citoyens palestiniens | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/israel-attise-guerre-civile-contre-citoyens-palestiniens-colons-milic

    « Tout ce qui ne peut être réglé par la violence peut être réglé par plus de violence encore »

    #vitrine_de_la_jungle

  • Palestinian Authority grants bail to accused killers of activist Nizar Banat
    By MEE staff | Published date: 22 June 2022 | Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/news/palestinian-authority-grants-bail-accused-killers-nizar-banat

    The Palestinian Authority has ordered the release of 14 security officers who stand accused of killing activist Nizar Banat last year.

    The officers have been freed on the condition that they attend court hearings on time, a top Palestinian security official who requested anonymity told AFP.

    The risk of Covid-19 spreading in the West Bank prison where they were held was cited as grounds for their release in a letter seen by the news agency, written by the prosecutor responsible for oversight of Palestinian security forces, Abdelnasser Jarrar. (...)

    #AP

  • Updated : Israeli Army Assassinates Three Palestinians In Jenin – – IMEMC News
    https://imemc.org/article/israeli-army-assassinates-three-palestinians-in-jenin

    Undercover Israeli soldiers assassinated, on Friday dawn, three young Palestinian men, and injured nine, after the army opened fire at a car in an ambush in Jenin city, in the northern part of the occupied West Bank.

    Eyewitnesses said the soldiers infiltrate the Eastern Neighborhood of Jenin city, ambushed a Palestinian car, and fired dozens of live rounds at it, killing the three young men in it.

    Medical sources at the Jenin governmental hospital have confirmed that the soldiers killed Bara’ Kamal Lahlouh, 23, from Jenin refugee camp, Yousef Nasser Salah, 23, and Laith Salah Abu Srour, 24, from Jenin city.
    The soldiers fired dozens of live rounds at the car and its surrounding area, wounding ten Palestinians, one seriously after he was shot in the neck and three who suffered moderate-to-severe wounds. (...)

    #Palestine_assassinée

    • West Bank: Israeli forces kill three Palestinians in a car during Jenin raid
      By Shatha Hammad in Ramallah, occupied Palestine | Published date: 17 June 2022 06:57 UTC | Middle East Eye
      https://www.middleeasteye.net/news/west-bank-israel-forces-kill-palestinians-car-jenin-raid

      Israeli forces killed three Palestinians in the early hours of Friday during a raid by the army in Jenin in the occupied West Bank.

      The three armed men died when Israeli forces opened fire on the vehicle in which they were travelling.

      They were identified as Yusef Salah, 23, Baraa Lahluh, 24, and Laith Abu Srur, 24, all from Jenin, according to the Palestinian Ministry of Health. Eight more people were moderately wounded in the raid.

      The raid started at 2am local time when a large number of Israeli forces stormed the city’s eastern neighbourhood, taking positions atop residential buildings and conducting field interrogations.

      Mujahid al-Saadi, a journalist from the area, told Middle East Eye that Palestinian fighters from the city responded to the raid with fire - as has been the case in Jenin in recent months - leading to gunfights with Israeli soldiers.

      While Palestinian fighters were retreating from the area, the car carrying the three men got jammed and they were forced to take cover inside it.

      Israeli soldiers then surrounded the vehicle and shot directly at it, killing the three men inside and seizing their weapons, Saadi told MEE. (...)

  • Une fois encore, l’Europe capitule devant Israël
    Sami Abu Shehadeh | Mardi 14 juin 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/israel-palestine-europe-roberta-metsola-capitule-occupation

    Le discours prononcé par la présidente du Parlement européen Roberta Metsola devant la Knesset israélienne fin mai est peut-être l’un des discours les moins responsables que j’aie jamais entendus de la part d’un dirigeant étranger à l’égard d’Israël.

    On aurait pu s’attendre à ce que cette dirigeante originaire de Malte, un pays traditionnellement solidaire du peuple palestinien et qui représente un bloc favorable à une politique étrangère fondée sur des valeurs, l’État de droit et la responsabilité, parle sans détours aux puissants.

    Au lieu de cela, nous avons entendu tout l’inverse : une capitulation de l’Europe face aux politiques d’annexion et d’apartheid d’Israël que dénoncent Amnesty International et Human Rights Watch. Le soutien de façade apporté à la solution à deux États à la fin de son discours ne change rien au fait que la dirigeante n’a pas mentionné les mots « occupation », « colonisation » ou « annexion », pas plus qu’elle n’a évoqué les droits des Palestiniens, le droit international ou les résolutions de l’ONU.

    Roberta Metsola n’a manqué aucune occasion de réaffirmer sa position, ignorant qu’Israël n’est pas un pays uniquement réservé aux juifs, mais un pays où 20 % de la population est composée de citoyens palestiniens.

    Elle a fait part de sa grande admiration pour l’ancienne Première ministre israélienne Golda Meir, tristement célèbre pour avoir déclaré que « les Palestiniens n’exist[aient] pas ».

    Elle n’a même pas mentionné Shireen Abu Akleh (...)

    #IsraelUE

  • Liban-Israël : gros enjeux gaziers, risques de guerre limités
    Par Paul Khalifeh – BEYROUTH, Liban | Vendredi 10 juin 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/liban-israel-gaz-offshore-risques-guerre-frontiere-maritime

    La situation semble assez délicate pour que le médiateur américain chargé de la délimitation de la frontière maritime entre le Liban et Israël, Amos Hochstein, décide de se rendre d’urgence à Beyrouth.

    Le haut conseiller pour la sécurité énergétique mondiale au département d’État, attendu dimanche dans la capitale libanaise, n’y était plus venu depuis l’automne dernier, après les blocages apparus dans les négociations indirectes entre les deux pays, techniquement en guerre depuis 1948.

    Amos Hochstein a été invité par les autorités libanaises après la décision d’Israël de commencer l’exploitation du champ gazier disputé de Karish, entraînant une vive polémique couplée à des menaces entre les deux pays.

    Cette démarche, qui intervient alors que les négociations sur la délimitation de la frontière maritime sont toujours en cours, a été qualifiée de « provocation » et d’« acte hostile » par le président libanais Michel Aoun.

    Pour le Premier ministre Nagib Mikati, la procédure israélienne est « extrêmement dangereuse » et risque de « créer des tensions dont personne ne peut prévoir les répercussions ».

    L’accélération par Israël de l’exploitation du gisement de Karish s’inscrit dans le cadre d’une vaste stratégie initiée par les États-Unis et les pays occidentaux pour une réorganisation du marché du gaz. (...)

    #Liban

    • c’est pas comme si Total pouvait pas exploiter d’office, pour le compte du Liban, le gisement que les Israeliens ont commencé a exploiter de leur côté de la frontière :-)

      Il fait quoi Manu, avec nos amis Libanais et son fleuron carboné ?

  • Argent et soft power : l’Arabie saoudite a fait de l’entrisme au Festival de Cannes
    Caspar Salmon | Vendredi 10 juin 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/arabie-saoudite-cannes-festival-film-cinema-mer-rouge-soft-power-droi

    Au milieu du culte voué aux stars et des remises de prix, il est facile d’oublier que le Festival de Cannes est avant tout un énorme marché destiné à la vente de films et plus généralement au business.

    À cet égard, l’édition 2022 du festival a été marquée de son empreinte par le Festival du film de la mer Rouge, le festival saoudien qui organise sa deuxième édition du 1er au 10 décembre 2022.

    Cette année, le festival du film de la mer Rouge a investi dans des affichages publicitaires accrocheurs à l’aéroport de Nice – passage incontournable des festivaliers internationaux – et s’est offert la couverture du magazine consacré à l’industrie du cinéma Screen Daily, distribué chaque jour à des milliers de participants au Palais des Festivals.
    (...) La première édition du festival s’est déroulée en présence de Thierry Frémaux en personne, délégué général du Festival de Cannes, tandis que les films ont été programmés par Édouard Waintrop, ancien programmateur de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes.

    Catherine Deneuve s’est vu décerner une distinction spéciale du festival et s’est présentée pour la recevoir dans un pays qui réprime régulièrement les dissidents et enfreint le droit international, quand il ne commet pas de véritables crimes de guerre.

    Des célébrités telles que Clive Owen, Vincent Cassel et Hilary Swank ont également honoré de leur présence le lancement d’un festival dans un pays dont le dirigeant a ordonné l’assassinat de Jamal Khashoggi.

    Vincent Cassel, qui a également profité de son séjour pour assister au Grand Prix de Formule 1 controversé organisé à Djeddah, a offert en échange de son séjour une sortie médiatique pro-saoudienne : « J’étais au circuit de F1, maintenant je suis ici, c’est loin de l’image qu’on a de ce pays, on sent que ça bouge, qu’il y a du changement. » (...)

    #Arabie_saoudite

  • Pour les Israéliens, il est impossible de voir l’avenir
    Gideon Levy | Mardi 24 mai 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/israeliens-impossible-voir-avenir-palestine-occupation-apartheid-egal

    S’il y a une chose qui manque complètement au débat public en Israël, c’est une vision à long terme. Israël ne regarde pas vers l’avenir, pas même une demi-génération plus loin.

    Les enfants occupent une grande place en Israël : le temps et l’énergie qui leur sont consacrés dépassent largement ce que l’on connaît généralement dans la plupart des autres sociétés. Et pourtant, personne ne parle de ce qui les attend, eux ou leurs propres futurs enfants.

    Pas un seul Israélien ne sait où va son pays.

    Adressez-vous à n’importe quel Israélien ordinaire ou à n’importe quel responsable politique, journaliste ou scientifique, du centre, de droite ou de gauche et demandez-lui où va son pays, à quoi son pays ressemblera dans vingt ans, ou cinquante. Ils ne sont même pas capables de décrire ce à quoi le pays pourrait ressembler dans dix ans. Peu d’Israéliens pourraient même dire quelle direction ils aimeraient voir leur pays prendre, au-delà de slogans creux prônant la paix, la sécurité et la prospérité.
    Une question troublante

    La seule question qui se pose au sujet du long terme est également très instructive : Israël existera-t-il encore dans vingt ou cinquante ans ? C’est la seule question que vous entendrez en Israël à propos de l’avenir. Et pendant ce temps, une autre question – « Y aura-t-il un jour la paix ? » –, pourtant omniprésente il y a une ou deux générations, n’est plus à l’ordre du jour et n’est presque jamais posée. (...)

  • VIDÉO : #SaveMasaferYatta, une campagne contre l’expulsion d’un millier de Palestiniens
    Mercredi 18 mai 2022 - Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/videos/palestine-masafer-yatta-savemasaferyatta-campagne-expulsion-palestini

    VIDÉO : #SaveMasaferYatta, une campagne contre l’expulsion d’un millier de Palestiniens

    La campagne #SaveMasaferYatta, lancée début mai, a pris de l’ampleur sur internet, tirant la sonnette d’alarme après le jugement de la Cour suprême israélienne autorisant l’expulsion de plus d’un millier de Palestiniens de Masafer Yatta, en Cisjordanie occupée.

    Des démolitions ont eu lieu la semaine passée.

    #Masafer_Yatta

  • Liban : blocages institutionnels en vue après les législatives
    Par Paul Khalifeh – BEYROUTH, Liban - Mardi 17 mai 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/liban-elections-legislatives-resultat-morcellement-blocages-instituti

    (...) À l’issue de ce premier scrutin organisé depuis le début de la crise économique au Liban, en octobre 2019, le parti chiite et ses alliés ne sont pas parvenus à conserver la majorité au Parlement.

    Malgré des surprises ici et là, cette élection n’a toutefois pas apporté le changement souhaité par une majorité de Libanais.

    Les partis traditionnels et les représentants des grandes familles politiques, donnés pour mort il y a deux ans, continueront de dominer la prochaine Chambre des députés.

    Le Hezbollah et son allié, le mouvement Amal, ont raflé la totalité des 27 sièges chiites, ce qui leur confère une situation de monopole sur la représentation de cette communauté dans le système confessionnel libanais, où les hautes fonctions de l’État et de l’administration sont réparties sur des bases communautaires.

    Face à un électorat chiite qui a resserré les rangs derrière le tandem Hezbollah-Amal, la rue chrétienne sort profondément divisée de cette consultation.

    L’allié chrétien du Hezbollah, le Courant patriotique libre (CPL, fondé par le président Michel Aoun), perd quelques sièges mais tire son épingle du jeu malgré l’appauvrissement généralisé de la population, la destruction du pouvoir d’achat des Libanais et l’explosion du chômage.

    Compte tenu de l’étendue du désastre économique, les observateurs auraient pu s’attendre à un vote sanction qui, même s’il s’est manifesté dans certaines circonscriptions, ne s’est pas transformé en phénomène destructeur pour le CPL.

    Son rival chrétien des Forces libanaises devient aussi une formation incontournable au sein de cette communauté. Ce parti pro-saoudien, qui a développé un discours électoral résolument hostile au Hezbollah, a arraché quelques sièges au CPL et en a perdu d’autres, même dans son fief historique de Bécharré, dans le Nord du Liban.

    Les candidats se revendiquant du mouvement de contestation hostile à la classe politique ont opéré des percées significatives mais insuffisantes pour initier des réformes et un changement profond dans la donne politique. Ils auront un bloc d’une douzaine de députés sur les 128 que compte le Parlement.

    Autre fait marquant de ce scrutin, la forte abstention de l’électorat sunnite, qui a boudé les urnes dans les grandes villes (un peu moins à Beyrouth), en signe de solidarité avec l’ancien Premier ministre Saad Hariri, poussé à une retraite politique anticipée par l’Arabie saoudite. (...)

    #Liban

  • Pour Bella Hadid, les funérailles de la journaliste Shireen Abu Akleh montrent ce qu’« est l’occupation »
    Lundi 16 mai 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/occupation-palestine-bella-hadid-shireen-abu-akleh-funerailles-instag

    Aussi – sinon plus – efficaces qu’un média : les sœurs Hadid, Gigi et Bella, top models stars des podiums, se sont aussi imposées, grâce à leurs (respectivement) 74 millions et 52 millions d’abonnés sur Instagram, comme de très influentes défenseuses de la cause palestinienne.

    Samedi, Bella Hadid a posté sur son fil une vidéo où l’on voit les forces de sécurité israéliennes attaquer le cortège funéraire de Shireen Abu Akleh, la célèbre journaliste d’Al Jazeera assassinée par un sniper israélien mercredi 11 mai dans un camp de Jénine, dans les territoires palestiniens occupés.
    (...)
    La mannequin américaine d’origine néerlando-palestinienne, qui avait publié plusieurs photos de Shireen Abu Akleh après sa mort, a commenté son post : « C’est l’occupation ».

    « C’est le genre de torture et d’abus auxquels les Palestiniens sont confrontés sous occupation militaire israélienne », a-t-elle écrit dans un long texte. « Peu importe qui vous êtes, comment pouvez-vous regarder cela sans crier de rage et sans pleurer de douleur ? », a-t-elle demandé à ses abonnés.

    « On ne cesse de nous rappeler que notre existence en tant que Palestiniens est une menace, que l’on soit journaliste ou non. Elle [Shireen] n’avait pas d’armes, ne montrait aucune violence, juste un appareil photo. En retour ? Une balle de sniper dans la tête et des tirs répétés sur tous ceux qui ont essayé de la réanimer. Qu’avez-vous à cacher pour continuer à tuer nos journalistes ? Cela en dit assez sur ce système militaire, son gouvernement et le jeu géopolitique auquel ils livrent leur peuple. » (...)

    #Shireen_Abu_Akleh

  • Shireen Abu Akleh was executed to send a message to Palestinians
    Jonathan Cook | 12 May 2022 21:12 UTC | Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/opinion/shireen-abu-akleh-was-executed-send-message-palestinians

    (...) But in fact, even in Hook’s case, the UN investigation was quietly shelved. Accusing Israel of executing a UN official would have forced the international body into a dangerous confrontation both with Israel and with the United States. Hook’s killing was hushed up, and no one was brought to book.

    Nothing better can be expected for Abu Akleh. There will be noises about an investigation. Israel will blame the Palestinian Authority for not cooperating, as it is already doing. Washington will express tepid concern but do nothing. Behind the scenes, the US will help Israel block any meaningful investigation.

    For the US and Europe, routine statements of “sadness” and calls for investigation are not intended to ensure light is shed on what happened. That could only embarrass a strategic ally needed to project western power into the oil-rich Middle East.

    No, these half-hearted declarations from western capitals are meant to defuse and confuse. They are intended to take the wind out any backlash; indicate western impartiality, and save the blushes of complicit Arab regimes; suggest there is a legal process that Israel adheres to; and subvert efforts by Palestinians and the human rights community to refer these war crimes to international bodies, such as the Hague court.

    The truth is that a decades-long occupation can only survive through wanton - sometimes random, sometimes carefully calibrated - acts of terror to keep the subject population fearful and subdued. When the occupation is sponsored by the main global superpower, there is absolute impunity for those who oversee that reign of terror.

    Abu Akleh is the latest victim. But these executions will continue so long as Israel and its soldiers are shielded from accountability.

    #Shireen_Abu_Akleh

    • https://twitter.com/LocalFocus1/status/1525072190927998976

      Video: Dozens of ISF beating elements seen beating several Palestinians carrying the body of Shireen Abu Aqla; ISF elements kidnapped the body and are currently heading toward Jaffa Gate

      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1525072028730023936/pu/vid/426x240/eOZ7ZxlAic1wQvyL.mp4?tag=12

      https://twitter.com/LocalFocus1/status/1525076269729296384
      Une autre vidéo montre des FSI qui ont pris d’assaut l’hôpital Saint-Joseph en frappant un groupe de Palestiniens portant le corps de la journaliste Shireen Abu Aqla, abattue par les FSI lors d’une opération des FSI à Jénine il y a trois jours.
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1525076150065717249/pu/vid/640x352/Lh2C23nVVJD4D5EO.mp4?tag=12

      https://twitter.com/LocalFocus1/status/1525077361762476033
      Vidéo : Dehors l’église à la porte de Jaffa ; maintenant
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1525077250571386886/pu/vid/352x640/6-pzUZFsWJNOx-W-.mp4?tag=12

      https://twitter.com/AJEnglish/status/1525072444385636352
      57 min
      ⭕ LIVE : les forces d’occupation israéliennes frappent la foule portant le cercueil de la journaliste d’Al Jazeera tuée Shireen Abu Akleh ⤵️.
      Al Jazeera English
      @AJEnglish
      « L’armée israélienne demande aux gens s’ils sont chrétiens ou musulmans. Si vous êtes musulman, vous n’avez pas été autorisé à entrer ». - @ajimran

      Les forces d’occupation israéliennes attaquent les Palestiniens pendant les funérailles de la journaliste d’Al Jazeera tuée, Shireen Abu Akleh.
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1525071651464957952/pu/vid/1280x720/Ay2FNG6pmExl62PS.mp4?tag=12


      https://twitter.com/PierreABISAAB/status/1525376182283288577
      autre angle de vue avec le son des grenades asourdissantes :
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1525427771996098560/pu/vid/1280x720/bgW7-ekSDG3LX8_X.mp4?tag=12

      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1525151065582276610/pu/vid/778x360/g2pWKImgQjiX0lCY.mp4?tag=12

      https://twitter.com/i/status/1525121116339060737
      Des images montrant un autre angle de vue des forces israéliennes agressant des personnes en deuil, faisant presque tomber le cercueil de la journaliste Shireen Abu Akleh, avant son service funèbre dans la vieille ville de Jérusalem.
      https://video.twimg.com/amplify_video/1525120792492654593/vid/720x1280/ivrVjhKrHaKwVafm.mp4?tag=14

      https://twitter.com/HadiNasrallah/status/1525158893667635200
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1525114145087045637/pu/vid/720x1280/52b8XE5kTVlSCpKq.mp4?tag=12

    • Israeli Police Attack Funeral of Slain Palestinian Journalist
      By Patrick Kingsley and Raja Abdulrahim
      May 13, 2022, 9:31 a.m. ET - The New York Times
      https://www.nytimes.com/2022/05/13/world/middleeast/israel-funeral-shireen-abu-akleh.html

      JERUSALEM — Israeli police officers on Friday assaulted mourners at the funeral procession of a prominent Palestinian journalist killed this week in the occupied West Bank, forcing pallbearers to nearly drop the coffin.

      Video showed police officers in Jerusalem beating and kicking a mourner beside the coffin containing the body of the journalist, Shireen Abu Akleh, forcing him to the ground and the pallbearers backward. Many around them waved Palestinian flags.

      In a statement, the Israeli police said they had been “forced to act” during the funeral because “rioters began throwing stones toward the policemen” and some mourners had been chanting “nationalist incitement.”

      Ms. Abu Akleh, a prominent Palestinian American journalist, was shot dead on Wednesday morning in the occupied West Bank during an Israeli raid on the city of Jenin. Witnesses said she was killed by an Israeli soldier.

      The Israeli Army said on Friday that while it was possible that Ms. Abu Akleh was mistakenly killed by Israeli fire, its initial investigation suggested that she might also have been hit by a Palestinian gunman.

    • Le temps des funérailles de Shireen Abu Akleh, Jérusalem s’affirme palestinienne
      Par Louis Imbert(Jérusalem, correspondant)
      Publié samedi 14 mai 2022 à 03h33, mis à jour à 08h18
      https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/14/le-temps-des-funerailles-de-shirin-abou-akleh-jerusalem-s-affirme-palestinie

      Ce jour de funérailles nationales palestiniennes commence sous les coups de matraque. Peu avant 14 heures, vendredi 13 mai, la police israélienne fait irruption dans la cour de l’hôpital Saint-Joseph, à Jérusalem-Est, d’où le corps de la journaliste Shireen Abu Akleh doit rejoindre la Vieille Ville. Des milliers de Palestiniens attendent de rendre un dernier hommage à cette femme, convaincus qu’elle a été tuée par un tir de l’armée israélienne, durant un raid à Jénine (nord de la Cisjordanie), le 11 mai.

      Les policiers chargent ceux qui se sont rassemblés dans la cour de l’hôpital. Ils poussent contre un mur les hommes qui s’étaient saisis du cercueil et qui avançaient vers les grilles, vers la rue. Ils s’acharnent sur deux des porteurs. L’un d’eux reçoit au moins dix coups de matraque dans les côtes et sur l’épaule, un coup de pied aux fesses, et finit par s’écrouler. Le cercueil bascule à 45 degrés, en direct devant les caméras, mais ne tombe pas.

      « Les policiers voulaient empêcher qu’ils l’emmènent en procession à travers le quartier de Cheikh Jarrah. Ils ont frappé sans distinction hommes, femmes âgées et enfants. Ils ont tiré des grenades assourdissantes à l’entrée du bâtiment, y sont entrés et ont terrifié des patients », raconte le directeur de l’établissement, Jamil Koussa. Quatorze personnes ont été blessées, dont trois touchées à la tête par des balles de métal cerclées de caoutchouc. Toutes sont rentrées chez elles en fin de journée.

      Un officier israélien avait mis en garde au préalable M. Koussa, le représentant de l’Union européenne et le consul de France – héritage de l’époque ottomane, Paris demeure le protecteur symbolique de l’hôpital Saint-Joseph. Il ne voulait pas voir de drapeaux palestiniens, ni entendre des chants nationalistes. « Mais personne ne peut contrôler cela ! Ce n’est pas dans nos mains ni dans celles de la famille », soupire le directeur. La veille, la police avait fait la même demande aux proches de Shireen Abu Akleh, selon le député arabe israélien Ahmad Tibi. L’après-midi de sa mort, déjà, des policiers avaient tenté de faire retirer un drapeau de leur maison à Jérusalem, où ils recevaient des condoléances.

      « Provocations nationalistes »

      La police affirme avoir réagi vendredi à des chants qu’elle qualifie de « provocations nationalistes ». Elle dit avoir reçu des pierres. Elle diffuse des vidéos, où l’on voit des hommes jeter des objets qui ressemblent à des bouteilles d’eau, peu avant son assaut, ainsi que d’autres images de cailloux sur le sol, sans contexte. A Washington, la Maison Blanche s’est dite « profondément troublée ». Puis, Jen Psaki, la porte-parole dont c’était le dernier briefing, a poursuivi : « Nous déplorons l’intrusion dans ce qui aurait dû être une procession dans le calme. »

      Depuis une décennie, la police de Jérusalem s’emploie avec une vigueur renouvelée à faire disparaître les drapeaux palestiniens de la ville. Quand bien même le droit israélien n’interdit pas de lever cet emblème, ni de chanter. Cette obsession a atteint un sommet ces trois derniers jours, mais en pure perte. L’ampleur nationale de l’enterrement de Mme Abu Akleh est indéniable.

      Des Palestiniens s’étaient rassemblés sur les trottoirs de Cisjordanie, pour voir passer l’ambulance qui transportait son corps à Jénine et à Naplouse, où il a été autopsié mercredi, puis à Ramallah jeudi. Ils avaient pénétré, intrigués, le bunker qu’est devenu le palais présidentiel, où Mahmoud Abbas, âgé de 87 ans, s’isole en fin de règne, auprès du mausolée de Yasser Arafat. Après une cérémonie d’hommage, dans la cour, un petit groupe a lancé des slogans, critiquant la coopération sécuritaire qu’entretient l’Autorité palestinienne avec Israël.

      M. Abbas a réaffirmé qu’il tenait Israël pour « pleinement responsable » de la mort de Mme Abu Akleh, à l’unisson de son employeur, la chaîne panarabe Al-Jazira, et de plusieurs confrères qui ont été témoins de sa mort à Jénine.

      L’Autorité palestinienne ne transmettra pas les résultats de l’enquête médico-légale aux autorités israéliennes « parce que nous ne leur faisons pas confiance », a précisé M. Abbas. Il
      les réserve à la Cour pénale internationale, qui a ouvert en 2021 une enquête sur les crimes perpétrés dans les territoires depuis 2018.

      L’armée israélienne, pour sa part, envisage que la journaliste ait été tuée par des tirs de Palestiniens. Mais elle a avancé vendredi la possibilité qu’un soldat ait fait feu sur elle depuis un véhicule situé à quelque 200 mètres de distance, alors qu’il visait à la lunette un tireur palestinien.

      Une messe « confuse, tendue »

      Après la cérémonie à la Mouqata’a, jeudi, des centaines de Palestiniens ont encore accompagné le cercueil jusqu’au point de contrôle de Qalandia, barrière de la Ville sainte. Sur Al-Jazira, le chef de bureau de Mme Abu Akleh, qui suivait l’ambulance, a raconté que des soldats israéliens l’y ont arrêté, ont fouillé sa voiture et confisqué le keffieh taché de sang de sa défunte consœur. Des Palestiniens de Jérusalem, brandissant encore des drapeaux, les attendaient de l’autre côté.

      Vendredi, une ambulance a fini par porter la dépouille jusqu’à la cathédrale grecque melkite catholique, près de la porte de Jaffa.

      Dans cette ruelle de la Vieille Ville, un chant est lancé en
      l’honneur de Mohammed Deif (dit « l’invité »), le chef militaire du mouvement islamiste Hamas dans la bande de Gaza. Il ne recueille que peu d’écho parmi les chrétiens. La messe est
      « confuse, tendue, parce que tout le monde veut être près de Shireen », note à la sortie l’évêque officiant, Yasser Ayyash, étole de fil d’or en main. Il n’avait pas vu sa ville se rassembler ainsi autour d’un mort depuis les funérailles de Fayçal Husseini, le représentant de l’Organisation de libération de la Palestine à Jérusalem, en 2001.

      Sous les fenêtres de l’hôtel de Pétra, dont une association de colons israéliens s’est arrogé le contrôle en mars, après dix-huit ans de bataille judiciaire, la porte de Jaffa est pleine à craquer. Des scouts catholiques – shorts kaki, bérets rouges en travers du crâne, tuyaux de cornemuse aux lèvres – descendent la rue du Patriarcat, en avant du cercueil qui flotte au-dessus des têtes. Ils battent un tambour grave, puis entraînent la foule sur un vieil air nationaliste – « J’écris le nom de mon pays sur le soleil. » D’autres suivront, alors qu’un cortège impressionnant s’étire vers le sud, le long du mur de la Vieille Ville, au-dessus de la vallée de la Géhenne. Des policiers voltigeurs y plongent, pour saisir un drapeau au vol. Mais ils ne peuvent accéder à ceux qui couvrent et entourent le cercueil.

      Cette procession est un rappel au réel. Israël a beau considérer Jérusalem comme sa capitale « réunifiée », depuis qu’il a conquis sa part orientale en 1967, la population palestinienne ne cesse de croître. La Ville sainte est aujourd’hui arabe à 40 % (25 % en 1967), la Vieille Ville à 90 %. Il est toujours difficile de prédire ce qui peut mettre cette cité en branle, ce qui peut la
      rassembler en dehors de la « défense » des lieux saints musulmans d’Al-Aqsa. Mais ce vendredi, elle se presse autour de la dépouille d’une femme de 51 ans, chrétienne, qui n’a joué
      aucun rôle politique ou militaire. Depuis deux décennies, elle tenait la chronique des petits et grandes misères de l’occupation des territoires, en direct dans les salons et les chambres à
      coucher.

      Après 16 heures, le cercueil de Shireen Abu Akleh rejoint la tombe de ses parents sur le mont Sion. Cette colline située hors les murs, au sud, a donné son nom au sionisme, mais elle
      demeure pour l’essentiel un cimetière chrétien. Des gardiens font poliment descendre de jeunes gens des toits des caveaux familiaux, où ils tentent de trouver un angle de vue. Les
      cloches de toutes les églises de la Vieille Ville résonnent de concert. Elles couvrent le vrombissement d’un hélicoptère israélien, qui demeure en vol stationnaire, pas bien haut à la
      verticale des tombes.

    • Tollé international après la charge de la police israélienne aux funérailles de Shireen Abu Akleh
      France 24 Publié le : 14/05/2022
      https://www.france24.com/fr/moyen-orient/20220514-la-journaliste-shireen-abu-akleh-inhum%C3%A9e-%C3%A0-j%C3%A9rusal

      La communauté internationale a dénoncé l’intervention violente de la police israélienne, vendredi, aux funérailles, à Jérusalem, de la journaliste Shireen Abu Akleh. De son côté, le Conseil de sécurité de l’ONU a « fermement condamné » le meurtre de la reporter et réclamé « une enquête immédiate, approfondie, transparente et impartiale » sur cette affaire. La police israélienne a, de son côté, annoncé l’ouverture d’une enquête.

      La police israélienne a annoncé samedi 14 mai l’ouverture d’une enquête après le tollé international provoqué par l’intervention de ses membres lors des funérailles de la journaliste palestinienne Shireen Abu Akleh, dont le cercueil a failli tomber après les coups de matraque contre les porteurs. (...)

  • À Gaza, Israël utilise des bombes de l’époque de la guerre du Vietnam
    Par Frank Andrews, Shir Hever | Mardi 10 mai 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/israel-palestine-gaza-guerre-mai-2021-bombes-vietnam-crimes-de-guerre

    Il y a un an, Israël déclenchait une guerre de onze jours à Gaza. On sait aujourd’hui que les bombes larguées au cours des 2 750 attaques aériennes de cette offensive étaient en majorité des MK84, dénoncées pour leurs dégâts sur les civils

    (...) Pourtant, des experts en déminage à Gaza indiquent à Middle East Eye que sur les 2 750 attaques aériennes lancées sur la bande de Gaza au cours de l’offensive de mai 2021, qui a tué 260 Palestiniens dont 66 enfants en onze jours, Israël a majoritairement largué des MK 84.

    L’équipe de démineurs du ministère gazaoui de l’Intérieur passe l’enclave assiégée au peigne fin après chaque bombardement israélien afin d’éliminer les munitions non explosées qui jonchent la bande de territoire. Les restes qu’elle retrouve le plus fréquemment depuis mai proviennent de MK 84, indique-t-elle.

    Ce sont des MK 84 qui ont par exemple tué au moins 42 personnes – dont cinq membres d’une même famille – lors du bombardement de la nuit du 15 mai dans la rue al-Wahda, une artère commerciale et résidentielle densément peuplée du centre de Gaza, précise l’équipe de démineurs. (...)

  • Les Palestiniens irrités par un projet de l’agence onusienne pour les réfugiés
    Par AFP – RAMALLAH, Cisjordanie occupée - Lundi 2 mai 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/palestine-projet-finances-unrwa-demantelement-refugies-agence-onu

    Un nouveau projet de l’agence de l’ONU responsable de l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) prévoyant de déléguer certains services à d’autres agences provoque l’indignation des Palestiniens qui y voient un désengagement de la communauté internationale à leur égard.

    La nouvelle qui a fait l’effet d’une bombe est tombée le 23 avril.

    Dans un communiqué, le commissaire général de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, a indiqué que son organisation devait trouver de nouveaux modèles pour fournir son aide, afin de compenser un recul de ses dons.

    Le budget annuel de l’UNRWA, qui compte 30 000 employés, avoisine 1,6 milliard de dollars (1,5 milliard d’euros), ce qui qui permet d’offrir des services de base (éducation, santé) à 5,7 millions de réfugiés palestiniens répartis entre le Liban, la Syrie, la Jordanie, la Cisjordanie occupée et la bande de Gaza.
    La « pire » crise financière de son histoire

    « Continuer de dépendre presque exclusivement du financement des donateurs n’est pas raisonnable », a déclaré Philippe Lazzarini. « Une option qui est actuellement à l’étude est de maximiser les partenariats au sein du système onusien avec des services qui pourraient être offerts au nom et sous la supervision de l’UNRWA », a-t-il ajouté.

    Confronté fin 2020 à la « pire » crise financière de son histoire, l’UNRWA avait déjà prévenu des effets « dévastateurs », notamment à Gaza et au Liban, si une solution n’était pas trouvée rapidement à la crise de son financement.

    Mais malgré le retour de la contribution des États-Unis, qui avaient coupé les ponts avec cette agence sous la présidence de Donald Trump, l’UNRWA prévoit un trou de 100 millions de dollars (95 millions d’euros) dans son budget 2022 pour mener à bien ses opérations et ce, « sans compter la hausse des prix de la nourriture liée à la crise en Ukraine », indique à l’AFP sa porte-parole, Tamara Al-Rifai. (...)

    #UNRWA

  • Ukraine et Palestine : l’Occident adhère à une résistance mais en diabolise une autre
    David Hearst - Jeudi 28 avril 2022 - | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/ukraine-palestine-occident-resistance-heros-terroristes-occupation-ru

    (...) Pendant quelques jours, la répression sécuritaire s’est concentrée sur Jénine et sur la famille d’un des assaillants de Tel Aviv, Raad Hazem. Les forces israéliennes ont tenté à deux reprises d’arrêter des membres de sa famille, notamment son père Fathi, et de démolir leur maison. Elles ont été repoussées par deux heures d’échanges de tirs.

    Des agents des services de renseignement israéliens ont demandé à Fathi de se rendre et de livrer ses autres fils. Un peu comme les défenseurs ukrainiens de l’île des Serpents, il les a invités à venir « [le] chercher dans le camp ».

    Le lendemain, les forces israéliennes ont de nouveau attaqué Jénine. Ahmed Saadi a été tué lors de la fusillade qui a suivi. Son père endeuillé a déclaré : « Nous sommes les petits-fils de Farhan al-Saadi. Nous nous donnons en martyrs, nous sommes toujours des martyrs et nous poursuivrons le chemin. »

    Fathi Hazem s’est adressé à la foule dans un discours passionné, appelant les jeunes à défendre la Palestine et à continuer de se rassembler autour de lui et de la résistance palestinienne dans le camp.

    « Nous vieillissons et nous perdons nos forces », a-t-il lancé tout en caressant sa barbe blanche. « Maintenant, nous vous passons le relais. » Colonel à la retraite des forces de sécurité de l’Autorité palestinienne, Fathi est devenu un héros national. Mais la véritable signification de son appel aux armes est liée au fait qu’il est issu du Fatah, le mouvement national qui a abandonné la résistance lorsqu’il a reconnu Israël.

    Aujourd’hui, la boucle de l’histoire est bouclée, comme si l’époque des négociations et des propositions d’échange de terres était révolue.

    Farhan al-Saadi était l’un des premiers leaders de la résistance palestinienne il y a plus de 90 ans, lorsque les Britanniques étaient aux commandes. Izz al-Din al-Qassam, prédicateur musulman et réformateur social, organisa la première résistance armée palestinienne en 1935 contre les Britanniques dans la région de Jénine. (...)

  • Présidentielle française : que peuvent attendre les Palestiniens des différents candidats ?
    Par Laurent Perpigna Iban | Mardi 5 avril 2022| Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/france-presidentielle-palestine-israel-candidats-position-occupation-

    À quelques jours du premier tour de la présidentielle, Middle East Eye passe en revue la position des principaux candidats sur la question israélo-palestinienne. Sans surprise, il n’y a guère plus que ceux de l’extrême gauche qui restent sensibles à leur destinée (...)