Portrait du tueur en mec normal

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  • Portrait du tueur en mec normal - Une heure de peine...
    http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2014/05/portrait-du-tueur-en-mec-normal.html

    Mais quelques soient les traits « exceptionnels » que l’on pourra trouver au tueur, il ne faut pas perdre de vue qu’il était aussi un mec normal. Et que son geste n’était que la poursuite d’une haine banale des femmes par d’autres moyens... C’est ce dont la tuerie de Santa Barbara devrait nous faire prendre conscience : la normalité de cette haine des femmes qui s’est exprimé, cette fois, sur un mode extrême.

    #eliotrodgers #feminism #mra #shooting

  • Portrait du tueur en mec normal - Une heure de peine...
    http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2014/05/portrait-du-tueur-en-mec-normal.html

    Le discours qu’il tient ne présente finalement qu’une forme extrêmement banale de discours tenus par des adolescents et des hommes adultes sur les #femmes : c’est le discours du Nice Guy comme disent les anglo-saxons, celui qui est toujours « friendzoné », un « concept » qui se diffuse si vite qu’il a sa propre page wikipédia. Vous en trouverez également une présentation et une déconstruction dans ce billet dont la lecture me semblerait vitale pour bon nombre d’ados... Dans ces discours, les hommes « gentils » sont présentés comme victimes des femmes dont ils deviennent les amis et qui, alors qu’ils sont toujours là pour les consoler, ne veulent toujours pas les récompenser pour leur gentillesse en couchant avec eux. Derrière ce discours, il y a une représentation et surtout des pratiques très particulières de la drague, de la séduction et des relations entre hommes et femmes. Ce type de discours soutient des pratiques de drague violente (car « les femmes aiment ça »), de petites manipulations pour obtenir du sexe de la part des femmes (en les culpabilisant, en les humiliant, etc.), et de #mépris et de #haine des femmes, perçues à la fois comme des objets qu’il faut conquérir et comme des salopes qui ne savent pas apprécier la vraie gentilesse.

    Cette haine des femmes n’a rien d’exceptionnelle : elle est au contraire extrêmement banale. Elle est répétée et diffusée entre garçons au moment où l’on apprends les relations hommes/femmes, où l’on s’échange des trucs et astuces pour draguer, où l’on apprends comment parvenir à coucher avec une fille, parce qu’il faut à tout prix le faire. Elle va de soi dans les lieux de l’entre-soi masculin, des équipes de sport aux groupes d’amis, où l’on ne prendra pas le risque de la remettre en cause. Elle est surtout omniprésente dans les productions culturelles, séries, comédies romantiques, teen movies, films de super-héros... Pensez aux premières saisons de Friends, à l’intégralité de How I Met Your Mother, à The Big Bang Theory, à Kick-Ass, aux American Pies, etc. Vous compléterez la liste sans mal. Le discours d’Elyot Rodgers n’est pas celui d’un fou : c’est un discours extrêmement banal dans nos sociétés.

    • regarde HIMYM je kiffe c’est trop un bel exemple. YOUR MOTHER n’est qu’un VENTRE ! jamais une personne. un ventre. un utérus. le truc annonce la couleur : un daron va expliquer à ses mioches comment IL a vécu été blabla et finalement trouvé leur UTERUS PORTEUR. et on va me sortir que c’est pas un super conditionnement masculiniste ? ptin chais pas ce qu’il vous faut. BARNEY, ho. on a d’’un côté un connard en mode good guy tout à fait gerbant, de l’autre barney le pervers narcissique complet, présenté comme un gentil limite à plaindre. ils lui ont même collé des problèmes de papa et d’enfance tristounette, au Barney. trouve moi un PN qu’ait pas joué ça. sérieux. Toute une génération,voire2, mouchées par cette série. Le seul perso (mâle again) entre les deux connards c’est le gros mou avec la rouquine. Un mec qui représentent l’archétype du soumis à son conjoint même pas foutu de survivre un jour sans elle. sérieux.
      les meufs dans himym c’est soit des objets à baiser/engrosser, soit des névrosées ultimes qui vont contrôler la couleur de ton calebut. ne me dis pas que les gens font la différence avec la vraie vie j’ai connu un mec que ça a fait MARRER que je l’appelle BARNEY. --
      j’ai failli hurler « c’était une INSULTE, connard ! » mais laisse tomber. élevé dedans le machin il avait même pas pigé mon recul.
      toute la culture télé est imprégnée de la rupture de contrat social , de personnages secondaires féminins qui se font baiser/jeter ou de ce fameux personnage secondaire noir qu’on connaît tous qui MEURT avant la fin du film.

      relevé sur twitter https://twitter.com/feeskellepeut/status/681582879697203200
      (lien avec http://seenthis.net/messages/443990 )

  • C’est l’histoire d’un tueur misogyne qui n’intéressait personne…
    http://cafaitgenre.org/2014/05/25/cest-lhistoire-dun-tueur-misogyne-qui-ninteressait-personne

    ... à part les féministes (qu’est-ce qu’elles nous emmerdent celles-là). L’histoire se passe en Californie. Elliot Rodger, 22 ans, a tué le 24 mai 6 personnes et blessé au moins treize autres avant de se suicider. Un détail intéresse beaucoup la presse : il est le fils du réalisateur Peter Rodger, qui a participé au film… Source : Genre !

    • Oui, c’est un peu ce que j’avais noté en suivant le fait divers : le fait que le mec ne se pose pas trop de question sur ses propres critères de choix (a priori, il estimait avoir le droit à une fille blonde sexy qui est l’archétype de la fille que tout le monde veut) et sur son manque d’efforts pour intéresser quelqu’un (comme il est parfait intrinsèquement, pourquoi se faire chier à séduire ?). Oui, j’ai pensé à cette culture des #beaufs (j’ai tendance à classer les #masculinistes dans la classe des beaufs qui, à mon sens, les définit bien mieux !) qui passent leur temps à juger que les #femmes ne font pas assez d’efforts pour être parfaites du haut de leur gueule de groin bedonnante qui pue sous les aisselles.
      Ces mecs ne cherchent pas une femme avec laquelle partager quelque chose, ils veulent un #trophée pour se valoriser. Et ensuite, ils haïssent les femmes collectivement de ne pas se jeter sur eux.

      Ce sont bien des #beaufs. Certains tentent d’enrober la merde qu’ils ont entre leurs deux oreilles sous des arguments idéologiques, mais en moyenne, ils ne sont pas assez élaborés pour cela.

    • http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2014/05/portrait-du-tueur-en-mec-normal.html

      Le discours qu’il tient ne présente finalement qu’une forme extrêmement banale de discours tenus par des adolescents et des hommes adultes sur les femmes : c’est le discours du Nice Guy comme disent les anglo-saxons, celui qui est toujours « friendzoné », un « concept » qui se diffuse si vite qu’il a sa propre page wikipédia. Vous en trouverez également une présentation et une déconstruction dans ce billet dont la lecture me semblerait vitale pour bon nombre d’ados... Dans ces discours, les hommes « gentils » sont présentés comme victimes des femmes dont ils deviennent les amis et qui, alors qu’ils sont toujours là pour les consoler, ne veulent toujours pas les récompenser pour leur gentillesse en couchant avec eux. Derrière ce discours, il y a une représentation et surtout des pratiques très particulières de la drague, de la séduction et des relations entre hommes et femmes. Ce type de discours soutient des pratiques de drague violente (car « les femmes aiment ça »), de petites manipulations pour obtenir du sexe de la part des femmes (en les culpabilisant, en les humiliant, etc.), et de mépris et de haine des femmes, perçues à la fois comme des objets qu’il faut conquérir et comme des salopes qui ne savent pas apprécier la vraie gentilesse.

    • @antisexisme a écrit sur FB :

      Encore un autre article sur le #fémicide californien... une analyse de Meghan Murphy, notamment en lien avec la supposée fonction sociale de la #prostitution.

      "Rodger était si furieux qu’il n’ait pas ce que tout homme mérite - un accès sexuel aux femmes - qu’il a tué.

      Dans un monde dans lequel les hommes apprennent que, non seulement, ils méritent, mais ont carrément un droit aux corps des femmes, le comportement de Rodger n’est pas vraiment surprenant. Les corps des femmes sont offerts aux hommes, depuis qu’ils sont jeunes. Ils leur sont offerts via la #pornographie, qui leur affirme pour quoi femmes sont là : pour leurs yeux, leur plaisir, leur bite.

      Les hommes et les garçons apprennent qu’ils devraient obtenir tout ce qu’ils souhaitent. Que chacun de leur #fantasme doit être réalisé. Que l’existence même de la prostitution en est la preuve. Le fait que nous vivons dans une culture du viol et dans une culture de la pornographie en est une preuve supplémentaire. Qu’est-ce qu’au juste avons nous cru qu’il arriverait en disant aux hommes que le sexe est un droit ? Que les femmes leur appartiennent ?

      Ma chère amie, Elizabeth Pickett, a écrit, à propos de Rodger : « Les vraies femmes n’ont pas été à la hauteur de ses attentes créées par la pornographie. Donc, il en a tuées. » Nous offrons aux hommes ce fantasme. Il n’est pas étonnant qu’ils deviennent furieux quand les femmes ne se comportent pas exactement comme prévu.

      Vous pensez que la conclusion logique de tout cela devrait être claire : le droit masculin engendre le droit masculin.

      Bien sûr, les gens ne voient que ce qu’ils veulent voir.

      De nombreuses personnes semblent être venues à la conclusion tout à fait réactionnaire que plus de #prostitution devrait être la solution.

      [Là, Meghan Murphy met plusieurs tweets qui suggèrent que la prostitution ait pu éviter le massacre]

      Super logique, les mecs ! Si on légalise le droit des hommes à accéder aux corps des femmes, alors sans doute le sentiment qu’ils ont droit aux corps des femmes disparaîtra !

      #culture_du_viol

    • il me semble qu’il faille dissocier le passage à l’acte de ce jeune homme et le traitement de l’information faite par les medias. je m’explique :

      Ce jeune homme souffrait d’un syndrome d’autisme asperger qui engendre des troubles pouvant être sévère de la communication (pour plus d’info cf : http://www.autisme-france.fr/577_p_25361/le-syndrome-d-asperger.html)
      Dans les cas les plus graves ces troubles peuvent engendrer d’autres pathologies dont la paranoia qui elle peut etre source de passage à l’acte violent.
      Le discours tenu par ce jeune homme me semble plus à rapprocher d’un discours délirant causé par une décompensation importante que d’une sorte de « plaidoirie » construite.

      Par contre, que les medias n’aient retenus et mis en avant que ce discours est représentatif d’une complète ignorance du SA mais surtout d’une représentation des femmes affligeantes et je suis d’accord d’une culture du viol.