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  • Ilan Pappé : « La guerre à Gaza n’est pas de l’autodéfense, mais un génocide » | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/240624/ilan-pappe-la-guerre-gaza-n-est-pas-de-l-autodefense-mais-un-genocide

    Je pense que nous assistons presque à une guerre civile. Pas une véritable guerre civile comme au Liban en 1975, quand les Libanais se tiraient dessus. Mais c’est une guerre civile froide. Il n’y a pas de lien entre deux secteurs de la société juive israélienne : le bloc libéral le plus laïque que j’appelle l’État d’Israël et le bloc de tradition religieuse, que je nomme l’État de Judée, qui comprend en particulier les colons de Cisjordanie. Ils se battent l’un contre l’autre.

    C’est tellement grave que je pense que cela peut faire tomber Israël. J’espère me tromper mais j’ai le sentiment que le camp le plus fanatique et le plus extrême va gagner. Trois mois après le début de la guerre, la popularité de Nétanyahou était très faible. Aujourd’hui, il ne cesse de grimper dans les sondages. Lui ou quelqu’un comme lui, peu importe en fait, amènera Israël à devenir plus théocratique, plus raciste, plus sioniste et moins soucieux du droit international, en comptant sur l’arrivée au pouvoir et le soutien de l’extrême droite française, européenne, américaine. C’est un scénario possible.

    Un scénario de l’espoir vous anime-t-il, malgré tout ?

    Oui, celui d’un seul État démocratique. Je travaille pour cela. Je ne rêve pas. Je fais partie de One Democratic State Campaign – ODSC (« campagne pour un seul État démocratique ») qui regroupe des Palestiniens et des Israéliens. Nous recevons de plus en plus de soutien, plus de la part des Palestiniens, bien sûr, c’est logique, moins de la part des Israéliens, mais nous avons bon espoir.

    Deux États, cela ne marche plus et cela n’a jamais été une bonne idée. Ce n’était pas une idée palestinienne. C’était une idée de l’Occident israélien : « Peut-être que si vous donnez aux Palestiniens 20 % de la Palestine et que vous la divisez en deux petites régions, Gaza et la Cisjordanie, ils seront heureux. »

    Un seul État ne signifie pas la disparition d’Israël en tant qu’État mais en tant qu’État d’apartheid. Je ne souhaite pas à Israël de disparaître mais il ne peut pas être fondé sur une idéologie d’apartheid. Tout le monde doit être égal.

    La solution des deux États ne respecte pas le principe d’égalité, ne propose pas de solution pour les réfugiés palestiniens et ne corrige pas les injustices commises à l’égard de la Palestine dans le passé, comme l’appropriation de ses terres et la dépossession. Il faut un régime démocratique, comme en France, où tout le monde est égal entre le Jourdain et la Méditerranée. Il ne sera pas facile de vivre ensemble après tant d’années mais les êtres humains peuvent s’adapter.

    (...) Israël a créé l’instrumentalisation de l’antisémitisme, une arme pour faire taire les gens, pas vraiment pour protéger les juifs. Bien sûr, il y a de l’antisémitisme en France. Nous le savons. Cela a toujours été le cas. Cela doit être dénoncé, combattu. Il s’agit de traiter le racisme sous toutes ses formes. L’une des plus grandes erreurs de toutes les campagnes contre l’antisémitisme est de distinguer racisme et antisémitisme, comme s’il s’agissait de deux choses distinctes.

    Est-ce que le racisme contre les juifs est pire que le racisme contre les musulmans ? Je ne l’accepte pas. Le racisme est une attitude humaine abjecte. Il ne faut pas le déraciner en disant : « Je m’intéresse particulièrement à une forme de racisme. » Cela montre qu’il s’agit d’une question politique, d’une manipulation, que ce n’est pas une préoccupation réelle.

  • Sorry guys, we will have to cancel Louis Vuitton to get free.

    Un jour, oh oui, un jour, pour regagner en liberté, nous aurons le courage de casser l’empire LVMH, soit en le réquisitionnant, soit en le détruisant.

    Alors ce message est pour vous, les touristes en tout genre qui venez pour Vuitton.
    Un jour peut être, tout sera brulé. Car nous en aurons eu besoin.

    https://www.mediapart.fr/journal/dossier/economie-et-social/lvmh-la-prise-de-paris

  • Julian Assange est libre | BFMTV/WikiLeaks | 25.06.24

    https://www.bfmtv.com/international/europe/angleterre/julian-assange-le-fondateur-de-wiki-leaks-sur-le-point-d-etre-libere-de-priso

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/sa-libert%C3%A9-est-notre-libert%C3%A9-wikileaks-se-f%C3%A9licite-de-l-annonce-de-la-lib%C3%A9ration-de-julian-assange/ar-BB1oP6rq?cvid=fb2a2298f8884f37a58c1958e7fde166&ei=19

    « Julian Assange est libre » et a quitté ce lundi 24 juin le Royaume-Uni et la prison de haute-sécurité près de Londres où il était incarcéré depuis cinq ans, a affirmé WikiLeaks après l’annonce d’un accord de plaider coupable avec la justice américaine.

    Selon WikiLeaks, l’Australien de 52 ans a quitté ce lundi matin la prison de Belmarsh, a été libéré par la justice britannique à l’aéroport londonien de Stansted dans l’après-midi, d’où il a embarqué à bord d’un avion et a quitté le Royaume-Uni.
    Poursuivi pour avoir exposé au grand jour des centaines de milliers de documents confidentiels, Julian Assange doit comparaître ce mercredi à 9 heures, (à 1h00 dans la nuit de mardi à mercredi, heure de Paris) devant un tribunal fédéral des îles Mariannes, territoire américain du Pacifique, selon des documents judiciaires rendus publics dans la nuit de lundi à mardi.
    [...]
    Le fondateur de WikiLeaks a conclu un accord de plaider coupable avec le ministère américain de la Justice. En échange, il ne sera pas extradé vers les États-Unis. Au contraire, les procureurs américains réclameront une peine de 62 mois, ce qui équivaut au temps passé par Julian Assange en prison en Angleterre, explique CNN. L’accord permettrait donc à Julian Assange de retourner immédiatement en Australie, son pays natal.

  • #Esclavage dans les #mondes_musulmans : les faits, les clichés et leur postérité

    #M’hamed_Oualdi revient sur les traites serviles en terre d’islam, souvent instrumentalisées pour relativiser l’esclavage pratiqué par les Européens. Il démonte les comparaisons hasardeuses, sans complaisance pour une histoire dont les #traumatismes sont encore vivaces.

    https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/210624/esclavage-dans-les-mondes-musulmans-les-faits-les-cliches-et-leur-posterit
    #islam #histoire #traite_d'êtres_humains #traite_islamique #comparaison #traite_atlantique #traite_trans-saharienne #Sahara #imaginaire #couleur_de_peau #religion

    • L’esclavage dans les mondes musulmans. Des premières traites aux traumatismes

      L’esclavage dans les mondes musulmans suscite de nombreux fantasmes et de multiples instrumentalisations. Cet ouvrage propose une mise au point rigoureuse et informée sur ce sujet, afin de couper court aux polémiques qui l’entourent.

      Objet d’études scientifiques mais aussi et surtout de passions politiques, l’esclavage dans les mondes musulmans suscite de nombreux fantasmes et de multiples instrumentalisations. Pour couper court aux inlassables polémiques qui entourent ce sujet prétendument tabou, M’hamed Oualdi l’aborde dans cet ouvrage en historien, c’est-à-dire d’une manière attentive à la fois à l’établissement des faits et à l’appréhension de leur complexité.
      Contre la vision homogénéisante d’un esclavage « islamique » unifié qui ne sert qu’à relativiser la gravité de la traite atlantique, il souligne la diversité des traites au sein de ces mondes depuis la période médiévale et la pluralité des formes que prend la servitude en leur sein. Il pointe aussi le caractère ambivalent des politiques abolitionnistes mises en œuvre par les puissances européennes au XIXe siècle, avant d’interroger la persistance de l’esclavage et des traumatismes qui lui sont liés dans les sociétés arabes et musulmanes contemporaines. Des premières traites aux « post-esclavages », ce sont ainsi non seulement les étapes marquantes dans l’histoire de ces sociétés qui sont restituées, mais aussi la trajectoire et la parole de millions d’hommes et femmes asservis.

      http://www.editionsamsterdam.fr/lesclavage-dans-les-mondes-musulmans

      #livre

  • Sale tartine, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 15 juin 2024)
    https://blog.mondediplo.net/sale-tartine

    […] il faut imaginer : le RN au pouvoir. Ça devrait normalement ne pas être trop difficile, car le macronisme a eu pour effet historique de procéder à suffisamment d’installations pour nous donner des avant-goûts assez précis d’un fascisme arrivé. Si bien que l’exercice d’imagination n’a plus qu’à pousser les curseurs. Aussi loin que Macron nous ait fait avancer dans cette direction, il reste encore « de la marge » — pour le pire : leaders politiques hors champ institutionnel arrêtés sans motif , organisations dissoutes ad nutum et sans recours, impossibilité de la moindre manifestation de soutien à quoi que ce soit par répression immédiate, lois anti-syndicales interdisant de fait toute action aux salariés. Les cas de Jean-Paul Delescaut et Christian Porta ne sont-ils pas suffisants pour faire entrevoir ce que donnerait leur généralisation ? Celui des lycéens d’Hélène Boucher n’est-il pas assez éloquent, qui sont poursuivis dans les salles de cours par des flics totalement dégoupillés, pistolet à la main, et s’entendent dire « Vous allez voir ce que c’est un vrai régime fasciste » ?

    Et en effet, on va voir. On va voir la police fasciste, on va voir ses autorisations de tirer à balles réelles dans les banlieues, sur les manifestants ou contre les « écoterroristes ». On va voir les « refus d’obtempérer » et le devenir chilien des sous-sols de commissariat. On va voir la justice fasciste aussi : sa politique pénale, ses instructions spéciales, ses nominations dans les parquets. En fait on va voir ce que c’est qu’une administration infestée de cadres racistes, spécialement aux niveaux intermédiaires, loin des nominations décidées en conseil des ministres — après avoir vu ce qu’elle donnait dans la forme de l’infestation managériale — : proviseurs, directeurs d’hôpitaux, commissaires, présidents de tribunaux, officiers d’active, etc. Les inconscients qui bercent leur légèreté en se figurant qu’allez, on aura un équivalent de Meloni et que ça ne sera pas si terrible, n’ont aucune compréhension de ce que c’est que l’État français.

    L’exercice d’imagination cependant restera très incomplet s’il s’arrête aux limites de l’appareil d’État stricto sensu. Car dans un fascisme bien ordonné, on est soucieux de travailler les « à-côtés », à qui l’on remet tout ce que l’État, tout de même tenu à quelques obligations formelles de conduite, ne peut pas faire : milices en roue libre, néonazis dans les rues, qui ne seront plus surveillés — mais peut-être informés — par les services de renseignement, descentes à gogo, militants de gauche identifiés et pourchassés, avec la bénédiction de la police en service et le concours de policiers hors-service — et c’est peut-être là le plus effrayant : la fusion des deux milices, celle de la rue et celle de l’État. S’il faut avoir le cœur convenablement accroché, on conseille de revoir Salò ou les 120 journées de Sodome pour se représenter convenablement l’essence du fascisme : déchaînement pulsionnel et violence politique sans limite. N. B. : la violence politique sans limite, ça va jusqu’à l’assassinat.

  • Nouvelle-Calédonie : le chef de la CCAT, Christian Tein, va être placé en détention provisoire à Mulhouse
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/06/22/nouvelle-caledonie-le-chef-de-la-ccat-christian-tein-va-etre-place-en-detent

    Mercredi, onze personnes avaient été interpellées dans le cadre d’une enquête visant « les commanditaires présumés des exactions commises » pendant la mobilisation contre le dégel du corps électoral de l’archipel, a déclaré le procureur de Nouméa.

    S’il fallait une autre raison de voter pour le NFP...

    • C’est injuste à plus d’un titre. Pour avoir travaillé avec des personnes détenu·es, je sais comme c’est violent de ne pas pouvoir voir sa famille, ses enfants, ses ami·es à cause des km. De plus les frais que cela occasionne... Double peine incarcéré, coupé des siens et quitter son île. Le colonialisme a la vie dure.

    • Nouvelle-Calédonie : des militants indépendantistes vont être emprisonnés en métropole
      https://www.mediapart.fr/journal/france/220624/nouvelle-caledonie-des-militants-independantistes-vont-etre-emprisonnes-en

      Christian Tein et plusieurs autres militants soupçonnés d’être « les commanditaires » des révoltes qui ont embrasé l’archipel ont été placés en détention provisoire samedi. Certains vont être transférés à 17 000 kilomètres de chez eux. Parmi les suspects, figurent aussi les fils des leaders indépendantistes Jean-Marie Tjibaou et Alphonse Dianou.


      Les avocats qui les ont assistés en garde à vue pendant plus de 90 heures n’en reviennent pas. Ils se disent « abasourdis », « en colère », « dévastés ». « Je n’ai pas les mots », commente Me Louise Chauchat, qui défend Brenda Wanabo, une responsable associative, également chargée de la communication pour la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT). Depuis le début de la crise en #Nouvelle-Calédonie, cette organisation politique proche du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) se trouve dans le viseur des autorités françaises.

      Comme plusieurs autres de ses camarades, arrêtés mercredi dans le cadre d’une enquête visant « les commanditaires présumés » des révoltes qui ont embrasé l’archipel depuis mi-mai sur fond d’opposition à la révision du corps électoral, la militante a été mise en examen et placée en détention provisoire samedi 22 juin. Elle va être transférée à la maison d’arrêt de Dijon (Côte-d’Or), à 17 000 kilomètres de chez elle. « Toutes les erreurs possibles dans la gestion de la crise sont commises, en répétant même celle déjà faites », déplore son avocate.

      Pour Christian Tein, considéré comme le leader de la CCAT, « on a eu la surprise de découvrir que ce serait Mulhouse », dans le Haut-Rhin, indique à Mediapart son avocat Me Pierre Ortet. Ce membre du conseil exécutif de l’Union calédonienne (UC), principal parti indépendantiste de l’archipel, sera lui aussi emprisonné en métropole. Dans un dossier que son conseil qualifie de « hors norme » tant il brasse tous les événements qui se sont déroulés depuis le début de la crise.

      Selon les informations du journal local La Voix du Caillou, confirmées auprès de Mediapart, Christian Tein a été mis en examen pour plusieurs chefs d’accusation, parmi lesquels l’association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ou d’un délit, la participation à un groupement formé en vue de la commission de dégradations ou de violences volontaires, les vols en bande organisée, mais aussi la complicité par instigation ou fourniture de moyens des crimes de meurtres ou de tentatives de meurtre sur les forces de l’ordre.

      La plupart des onze militant·es indépendantistes placé·es en garde à vue pendant plusieurs jours ont tous été confronté·es à un juge d’instruction, avant une audience à huis clos – et donc sans publicité des débats – devant le juge des libertés et de la détention. Deux autres suspects vont être transférés à Blois (Loir-et-Cher) et à Bourges (Cher), tandis que la directrice de cabinet du président indépendantiste du Congrès de Nouvelle-Calédonie Roch Wamytan, doit l’être à Riom (Puy-de-Dôme). Pour l’heure, cinq mis·es en examen sont envoyé·es dans différentes prisons de la métropole. « S’il s’agissait d’en faire des martyrs de la cause indépendantiste, on ne s’y prendrait pas autrement ! », a indiqué Me Stéphane Bonomo, avocat de la défense.

      Les fils Dianou et Tjibaou parmi les suspects

      D’autres militants vont être incarcérés en Nouvelle-Calédonie ou ont été placés sous contrôle judiciaire. Parmi eux, figure Darewa Dianou, le fils d’Alphonse Dianou, leader indépendantiste tué à Ouvéa en 1988, que Mediapart avait interrogé fin mai. Dans la longue liste des suspect·es, on trouve aussi Joël Tjibaou, l’un des fils de Jean-Marie Tjibaou, figure phare du mouvement qui avait signé les accords de Matignon en 1988 avant d’être assassiné. Il paraîtra devant le juge des libertés et de la détention mardi.
      Toutes les personnes qui ont été mises en examen sont accusées d’avoir participé, organisé ou encouragé la mobilisation contre la révision constitutionnelle visant à dégeler le corps électoral. Un texte qu’Emmanuel Macron a officiellement « suspendu » après la dissolution de l’Assemblée nationale. Lors de sa visite éclair dans l’archipel, le président de la République avait lui-même reconnu que le problème politique posé par cette révision était « derrière une grande partie des violences » commises en Nouvelle-Calédonie.
      Les autorités raisonnent à l’européenne sans comprendre que dans le monde kanak, et plus largement océanien, toucher à l’un d’entre eux, c’est toucher à tous les autres.

      Me Louise Chauchat, avocate de Brenda Wanabo
      Dans un courrier adressé aux habitant·es de l’archipel mardi, veille de la vague d’interpellations, le chef de l’État avait de nouveau demandé « la levée ferme et définitive de tous les barrages » et « la condamnation des violences sans faux-semblants ». « La situation dans laquelle la Nouvelle-Calédonie a été réduite par quelques-uns demeure inadmissible, et ceux qui l’ont encouragée devront répondre de leurs actes », écrivait-il également, appelant « à la constitution d’un nouveau contrat social calédonien ». Un vœu que l’accélération judiciaire risque de mettre à mal.

      « Ici, l’ambiance se tend, indique à Mediapart Me Louise Chauchat depuis le tribunal de Nouméa. Les autorités raisonnent à l’européenne sans comprendre que dans le monde kanak, et plus largement océanien, toucher à l’un d’entre eux, c’est toucher à tous les autres. Le mouvement de contestation est multiple et il n’y a pas de leader affirmé. En raisonnant ainsi, de façon pyramidale, les autorités vont s’en prendre à de prétendues têtes, mais le corps continuera de bouger. Il y a de fortes chances que personne ne comprenne ce qui va arriver. »

      Si beaucoup s’attendaient aux arrestations de mercredi – qualifiées d’« abusives » par le président du Congrès de Nouvelle-Calédonie, Roch Wamytan –, tous sont stupéfaits par la décision d’incarcérer plusieurs des suspect·es dans des prisons de la métropole. « L’exercice de la défense va être très compliqué », souligne Me Pierre Ortet. « Le dossier calédonien n’est pas un dossier à caractère terroriste [...], c’est un problème politique de décolonisation », rappelait jeudi l’UC dans un communiqué, faisant le parallèle avec « l’engrenage catastrophique » ayant entraîné les événements de 1984-1988.

  • Davantage « d’éditorialistes de droite et droite + » : la consigne de BFMTV à ses programmateurs
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/190624/davantage-d-editorialistes-de-droite-et-droite-la-consigne-de-bfmtv-ses-pr

    Dans un désir de « s’adresser à tous les Français », Marc-Olivier Fogiel, le patron de BFMTV, a demandé aux programmateurs de « veiller à l’équilibre des plateaux ». Une liste d’éditorialistes réactionnaires a ensuite été envoyée aux journalistes chargés de sélectionner les invités, comprenant un ancien communiquant du RN et plusieurs journalistes de « Valeurs actuelles » et du « JDD ».

    [...]

    Que veut dire Marc-Olivier Fogiel lorsqu’il demande à ses équipes de veiller à l’équilibre entre les différents invités, afin de « s’adresser à tous les Français » ? La consigne se fait plus explicite lorsqu’une rédactrice en chef adresse une heure plus tard aux programmateurs de la chaîne une liste « d’éditos droite et droite + ».

    Y figurent en bonne place des journalistes de Valeurs actuelles (VA), l’hebdomadaire d’extrême droite condamné en novembre 2022 des faits d’injure publique à caractère raciste envers la députée noire de La France insoumise, Danièle Obono, pour l’avoir dépeinte en esclave. « C’est très rare qu’on nous envoie des listes, ça montre bien que BFM flippe de la concurrence de CNews », confirme un programmateur de la chaîne. Contacté par nos soins, Marc-Olivier Fogiel s’est contenté d’une réponse laconique : « Rien de neuf sous le soleil... même consigne depuis cinq ans... »

  • Dans les territoires occupés, l’État hébreu s’acharne contre la population palestinienne
    Gwenaelle Lenoir | 20 juin 2024 à 12h43 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/200624/dans-les-territoires-occupes-l-etat-hebreu-s-acharne-contre-la-population-

    Véhicules incendiés après une attaque de colons israéliens à Burqa, en Cisjordanie, le 7 juin 2024. © Photo Jaafar Ashtiyeh / AFP

    C’est l’autre guerre d’Israël. Attaques de colons incessantes, campagne massive d’arrestations, mauvais traitements infligés aux personnes détenues, ou encore circulation entravée : l’occupation destructrice de la Cisjordanie se poursuit.

  • Le patronat français, vic-time de-la-mode | Mediapart | 20.06.24

    https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/200624/le-patronat-se-prepare-collaborer-avec-le-rn

    « Il faudra peut-être faire quelques concessions parce qu’ils doivent aussi donner quelques gages à leur électorat », dit l’un d’entre eux. Sans aucun état d’âme, le patronat semble prêt à sacrifier les libertés publiques à leurs intérêts.

    La plupart caressent l’idée que Marine Le Pen puisse devenir une nouvelle Giorgia Meloni. Alors que sa nomination comme présidente du Conseil italien avait suscité beaucoup d’inquiétude tant en Italie qu’à l’extérieur, elle fait désormais l’unanimité dans les milieux d’affaires pour son pragmatisme et son écoute du monde économique.

    Son parcours est jugé presque sans faute : l’Italie a suivi les recommandations européennes, n’a pas fait tanguer les marchés, elle a supprimé un certain nombre d’aides sociales et elle a même accepté de régulariser plus de 300 000 migrants comme lui demandaient les petits patrons italiens. « Marine Le Pen, qui était plutôt très proche d’Orbán, a vu ce qu’il coûtait à la Hongrie d’être en opposition avec l’Europe. Et elle est très impressionnée par le parcours de Giorgia Meloni et le statut que cette dernière a acquis en Europe », dit un observateur.

    Sauf que

    « L’Italie est l’inverse de la France. D’abord, les relents mussoliniens au pouvoir sont encore très forts. De plus, c’est un pays où l’État central est historiquement très faible, car tout est décentralisé, au contraire de nous. La machine étatique en France est très lourde. Qui va la faire tourner si le RN arrive au pouvoir ? », s’interroge cependant un haut fonctionnaire.

    • (Allez, je le mets ici en commentaire plutôt que de m’éparpiller dans un nouveau post.)

      Miam !

      En tant que patron, on préfère largement les nazis à la solidarité et tout ce qui s’en suit. Logique. La morale, ca ne remplit pas les caisses.

      Législatives 2024 : chez les patrons français, la tentation du Rassemblement national
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/06/21/legislatives-2024-chez-les-patrons-francais-la-tentation-du-rassemblement-na

    • la suite de l’article de Martine parle du potentiel dilleme de l’administration :-) c’est probablement plus intéressant - et plus important - que le yapafoto des patrons.

      Plusieurs témoignages nous rapportent « une colère et une fatigue » de toute la fonction publique, bousculée par les changements incessants, la destruction des grands corps, vilipendée à tout propos, soumise à ce new management « toxique » qui a détruit tous les équilibres.

      Même au Budget, même au Trésor, même à l’Inspection des finances ou à la préfectorale, les critiques fusent sur l’irresponsabilité d’Emmanuel Macron, y compris par des personnels qui l’ont servi loyalement. Le président est accusé de « mettre en danger l’État » avec l’arrivée possible d’un RN « incompétent », pouvant « ouvrir la porte à la corruption et aux conflits d’intérêts ».

      Faut-il servir un tel gouvernement ? « Tout le monde se pose la question mais se tait. Il y a ceux qui s’interrogent sur le délai de décence à respecter avant de démissionner, et les autres qui se disent qu’il faut tenir pour éviter le pire », résume un autre haut fonctionnaire. « Il va falloir les trouver les préfets, les directeurs d’administration centrale, les responsables des agences qui acceptent de travailler avec l’extrême droite. Car cela fait du monde », note un haut magistrat.

      La question pourrait se poser dès la formation du gouvernement si le RN arrive au pouvoir. Qui acceptera de rejoindre les cabinets de ministres RN, alors que la vie y est déjà considérée comme un enfer ? Les grands corps, selon l’usage, désigneront-ils les membres qui doivent les rejoindre ? Questionnés à ce sujet, certains de leurs représentants n’ont pas répondu.

  • Interpellé pour un tag anti-Bardella, il est accueilli au commissariat par une chanson pro-Bardella
    https://www.mediapart.fr/journal/france/200624/interpelle-pour-un-tag-anti-bardella-il-est-accueilli-au-commissariat-par-

    Placé en garde à vue pour un tag « Bardella meurt », le 10 juin, un homme de 31 ans dénonce des injures de la part des policiers et un « comité d’accueil » un peu particulier au commissariat. La préfecture de police de Paris annonce l’ouverture d’une enquête administrative.

    • Alors qu’il avait « les menottes aux poignets depuis quelques secondes » et restait silencieux, assis dans la voiture de police, il affirme que les fonctionnaires restés debout à côté du véhicule l’ont agoni d’injures « haut et fort dans l’impasse » : « trou du cul de gaucho », « fils de pute de gaucho », « avec ta casquette de pédé qui se fait enculer par des migrants » ; « quand ta mère et ta grand-mère se seront fait violer par des migrants, tu comprendras ».

      Dans le même temps, l’un des fonctionnaires l’aurait saisi par la veste, puis à la gorge, pour l’impressionner. Camille dit aussi avoir entendu « Pas de chance pour toi, au commissariat on a tous voté Bardella » pendant son trajet vers le commissariat du
      XXe arrondissement.

  • Tordre le coût au budgétisme, et vite | Mediapart | 29.06.24

    https://www.mediapart.fr/journal/politique/200624/il-est-urgent-de-sortir-du-chantage-aux-chiffrages-realistes-des-programme

    Ce fétichisme budgétaire n’est pas innocent. Son omniprésence médiatique qui en fait un critère de vérité pour chaque programme est en réalité une force conservatrice redoutable. Car disons-le franchement : rien d’important n’a jamais été fait de façon « finançable ». Aucune transformation majeure ne s’est souciée d’une norme de finance, précisément parce que ces normes sont construites pour empêcher la possibilité d’une quelconque transformation sociale. Respecter le cadre financier, c’est respecter d’abord la hiérarchie sociale existante.

    Pendant des décennies, la France a refusé toute forme de sécurité sociale sous le prétexte financier. Mais en 1945, cette sécurité sociale a été construite sur un rapport de force et une nécessité politique. Le financement a été construit par la suite. Un peu plus tôt, toute la politique de Roosevelt, celle du premier New Deal, comme celle du réarmement, s’est faite en ignorant l’impossibilité financière qui avait rendu Hoover impuissant face à la crise. Nos « experts » actuels auraient sans doute jugé la victoire des alliés « irréaliste » en 1942 au regard de la situation des finances publiques états-uniennes de l’époque. D’ailleurs, la droite à ce moment-là préférait négocier avec Berlin et Tokyo…
    [...]
    Personne n’est réellement d’accord sur le sujet qui est pourtant crucial : une dépense n’est pas « neutre » sur les recettes, mais son impact dépend de nombreux éléments qui lui sont extérieurs. Pour régler le problème, beaucoup d’experts se contentent de limiter ces dépenses à de simples « coûts », mais cela n’a aucun sens, même si les « milliards » peuvent impressionner et surtout effrayer les masses…

    Rappelons que même les budgets annuels votés par le Parlement ne sont pas fiables et ne donnent qu’une image très lointaine de la réalité du budget exécuté. Alors prétendre pouvoir chiffrer des programmes sur cinq ans est une farce. Faire de tels exercices un critère de réalisme n’est évidemment pas sérieux.
    [...]
    Il semble donc urgent de rejeter cet exercice malsain du chiffrage et de l’assumer. Cela ne veut certes pas dire repousser la question du financement, mais il faut que cette question relève de principes généraux en insistant sur les priorités politiques du programme.

    De ce point de vue, la situation est on ne peut plus claire dans la campagne actuelle : le RN veut faire payer les étrangers, le macronisme le monde du travail et le NFP le capital. Ces seuls faits devraient suffire à faire ses choix en fonction de ses convictions politiques et de la façon dont on conçoit ses intérêts. Dans la situation actuelle, aucune n’est vraiment « réaliste » parce que la réalité, c’est la crise profonde du capitalisme.

    Le réalisme ne réside plus alors dans la soumission aux logiques économiques existantes, mais dans leur critique. Les comptables ne sauveront ni le climat ni la société. Il est temps de reprendre ce qui fait l’essence de la gauche, la contestation du caractère métaphysique ou « naturel » des lois de l’économie. L’heure est donc à la politique, la vraie.

    • en 2022, Emmanuel Macron avait refusé tout chiffrage [...]

      Cette absence de chiffrage n’était pas le fruit du hasard, mais d’une réalité documentée : toutes les attentes de retour financier des centaines de milliards d’euros distribués au capital par la politique de Macron ont été déjouées. Plus l’argent était déversé au secteur privé et aux plus fortunés, moins il rentrait dans les caisses. La situation déplorable actuelle des finances publiques est l’héritage de ce qui n’est pas une légèreté, mais un détournement de fonds organisé.

  • À Montpellier, des néonazis « de plus en plus visibles, de plus en plus armés, de plus en plus violents »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/190624/montpellier-des-neonazis-de-plus-en-plus-visibles-de-plus-en-plus-armes-de

    Une vingtaine de militants d’extrême droite montpelliérains accumulent les actes d’intimidation et les agressions violentes. Le 1er juin, ils s’en sont pris à une jeune femme trans avant de passer à tabac un syndicaliste. Une tension montée crescendo depuis plusieurs mois.

  • Romaric tacle le NFP éco p’tit joueur | Mediapart | 18.06.24

    https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/180624/l-economie-est-aussi-la-source-de-la-crise-politique

    Le talon d’Achille de la logique du NFP est qu’elle reste largement encastrée et dépendante de la logique d’accumulation du capital, sans doute pour les raisons que l’on a déjà évoquées : la population reste largement persuadée qu’il n’y a pas de voie en dehors de ce système. C’est d’ailleurs pour cette raison que les trois blocs feignent de promettre un retour à la croissance. C’est caresser l’opinion dans le sens du poil.

    Mais si la croissance reste insuffisante, alors la seule voie « interne » est de favoriser l’accumulation et de revenir à des politiques favorables au capital. C’est la logique qui a présidé aux « tournants » de la gauche de gouvernement, de François Mitterrand à François Hollande. Et aux déceptions qui vont avec.

    Pour ne pas tomber dans ces travers et revenir à la case départ, il faut passer de l’ambition de redistribution à celle de la transformation. Cette dernière vise à modifier les objectifs et les modalités de la production, non plus pour satisfaire l’accumulation, mais des besoins démocratiquement établis. C’est dans cette voie que se situe sans doute la seule tentative de règlement de la triple crise économique, sociale et écologique du capitalisme contemporain.

    Il s’agit, en quelque sorte, de sortir de l’impasse de la décroissance capitaliste actuelle pour passer à une société réellement libérée de l’impératif de croissance. Mais une telle option ne fait pas l’unanimité à gauche et reste très minoritaire dans l’opinion. En réalité, un tel saut est politiquement impossible dans la structure politique actuelle de la gauche. D’où un programme centré principalement sur la redistribution, avec les risques qui l’accompagnent.

    La crise politique actuelle n’est donc pas un coup de tonnerre dans le ciel calme de l’économie. Il est le produit d’une situation économique inextricable qui se combine à une opinion publique qui ne veut pas remettre en cause un système profondément dysfonctionnel. En cela, la préservation du statu quo n’est pas une solution, elle ne peut déboucher que sur une gestion autoritariste du capitalisme. Mais les politiques redistributives sont aussi largement des impasses. Comme aucune proposition transformative ne semble possible, le cercle vicieux entre crises politiques et économiques ne semble pas près de prendre fin.

  • L’amour comme moteur, la connaissance comme but / La croissance ou la vie | Éloi Laurent / Mediapart vidéo | 14.06.24

    https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/140624/defendre-la-cooperation-contre-la-logique-economique

    35 minutes. Le mec n’est pas un illuminé - Romaric Godin non plus.


    Emprise numérique > hyper-connectivité mais dégradation des liens sociaux > isolement

    – collaboration : par calcul (coût/bénéfice) et pour faire (produire/travail)

    – coopération : par amour (...) et pour connaître (...)

    Emprise économique : Darwin était un gros fan de, et baigné de la philosophie économique politique de son temps = Malthus ; toute sa théorie de l’évolution, base de la biologie évolutive moderne, est intrinsèquement Malthusianiste et « économy-compatible » ; c’est la même grammaire.

    On est dans des sociétés hyper-collaboratives (travail/production/croissance) => crise (destruction) de la coopération (amour/connaissance/temps long,...)

    Et pourtant, elle bouge : le fondement de notre survie et de notre prospérité en tant qu’espece, c’est la coopération. Il faut restaurer le temps (long) de la coopération (éducation, travail)

  • Nous voulons construire plus que des barrages
    https://www.latelierpaysan.org/Nous-voulons-construire-plus-que-des-barrages

    L’Atelier Paysan se situe naturellement plus volontiers du côté des mouvements sociaux que des rendez-vous électoraux. Pourtant, conscients du danger immense que représentent la poussée du RN et sa possible arrivée au pouvoir, nous apportons aujourd’hui clairement notre pierre aux fondations du nouveau front populaire. Entre les trois blocs - la macronie, l’extrême-droite et le front populaire - pas de tergiversations et nul besoin de mettre des conditions préalables : l’urgence est là. Partout, (...) Actualités

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/06/11/luc-rouban-politiste-la-generalisation-du-vote-rn-traduit-un-malaise-social-
    https://www.nouvelobs.com/economie/20230601.OBS74012/un-francais-sur-deux-saute-des-repas-d-autres-renoncent-a-aller-chez-le-c
    https://www.sciencespo.fr/cevipof/sites/sciencespo.fr.cevipof/files/Noteelectionseuropeennes_PHB%26FP_agriculteurseteuropeennes_mai2024_V2.pd
    https://www.mediapart.fr/journal/politique/020324/sur-l-agriculture-les-lignes-erratiques-des-votes-du-rn

  • Hollande-Mélenchon : en finir avec le « Janus horribilis » de la gauche | Stéphane Alliès | 16.06.24

    Ça claque.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/160624/hollande-melenchon-en-finir-avec-le-janus-horribilis-de-la-gauche

    Leur dualité paralysante agit à la façon d’un Janus, ce dieu romain des commencements et des fins aux deux visages, l’un regardant vers le passé et l’autre vers l’avenir. Mais le duo Hollande-Mélechon est un « Janus horribilis », dont les visages ne contemplent qu’un présent qu’ils plombent avec talent depuis qu’ils se partagent le leadership des gauches françaises.

    Jean-Luc Mélenchon (71 ans) et François Hollande (69 ans) concentrent à eux deux 116 années de mandats, mais l’un se sent encore « capable » d’être premier ministre quand l’autre veut redevenir député. Tous deux sont des vrais professionnels de la politique, n’ont jamais travaillé au-delà de leurs études avant de devenir conseillers politiques puis jeunes élus.

    Tous deux ont annoncé leur retraite en constatant leur propre impéritie à l’épreuve du pouvoir ou de sa conquête. Mélenchon en 2022, échouant aux portes du second tour de la présidentielle au bout de trois tentatives ; Hollande en 2017, échouant à se représenter au terme d’un mandat calamiteux.

    Ensemble, ils accaparent la gauche et la dévitalisent chacun à sa façon.

    L’un, François Hollande, a vidé de son sens l’intérêt d’un grand parti, en laissant prospérer la corruption de barons locaux comme l’appauvrissement idéologique de ses élites politiques, et en résumant la réflexion programmatique à des synthèses édredons de congrès chaque fois plus truqués. Avant, depuis l’Élysée, de dissoudre le socialisme historique dans le libéralisme autoritaire et de propulser Emmanuel Macron à sa suite.

    L’autre, Jean-Luc Mélenchon, a empêché toute refondation partisane d’ampleur en privilégiant une pratique de « mouvement gazeux » – en réalité une gouvernance autocentrée assumant l’absence de démocratie interne et rythmée par les évictions internes (« Le parti de gauche se renforce-t-il en s’épurant ? », interrogions-nous déjà en 2012…). Avant d’imposer sa pratique de groupuscule trotskyste lambertiste à la gauche d’alternative, qu’il n’aura cessé de bousculer au gré de ses colères, de ses méfiances excessives, de ses intuitions géopolitiques, de ses outrages langagiers ou de ses allusions insidieuses.

    Devenus obstacles à la sincérité du renouvellement unitaire et démocratique de la gauche française en 2024, Jean-Luc Mélenchon et François Hollande en résument l’errance depuis la charnière des années 1990-2000.

  • Pour un soulèvement antifasciste | SLT
    https://blogs.mediapart.fr/les-soulevements-de-la-terre/blog/150624/pour-un-soulevement-antifasciste

    Gardons en mémoire le front populaire de 1936. Il est né dans la rue d’une manifestation anti-fasciste. Ses mesures phares - comme l’instauration des congés payés - sont le fruit d’une longue grève générale avec occupations d’usines enclenchée au lendemain de sa victoire aux élections. L’annonce par Nouveau Front Populaire (NFP) d’un moratoires sur les mégabassines et les autoroutes dans son programme des 15 premiers jours est le fruit du rapport de force que nos #luttes ont su imposer au cours des 3 dernières années. 

    Le terrain et le tempo des Soulèvements de la terre sont ceux de la lutte, de l’#auto-organisation des mouvements et de l’action directe populaire. Que le gouvernement soit néo-faciste, macroniste ou de gauche, nous continuerons à lutter contre l’accaparement des terres par l’agro-industrie et la bétonisation du monde. Quel que soit le résultat, nos luttes et nos actions doivent franchir un cap face aux menaces conjointes du ravage écologique et de la fascisation.
    Nous vivons pour l’heure un moment historique. Il ne suffit pas de faire barrage au Rassemblement National par les urnes, il faut lui barrer physiquement la route. Il ne doit pas prendre le pouvoir, ni dans trois semaines, ni dans trois ans !

  • Sanctions contre Israël aux Jeux olympiques : le CIO sous pression | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/150624/sanctions-contre-israel-aux-jeux-olympiques-le-cio-sous-pression

    Plusieurs associations de soutien au peuple palestinien et des partis de gauche demandent que les mêmes sanctions que celles imposées à la Russie soient appliquées aux athlètes israéliens. Le CIO est pour l’instant inflexible.

    Emmanuel Riondé

    15 juin 2024 à 17h56

    #BDSJO

  • Scandale de la Légion d’honneur : l’Élysée, alerté, n’a pas saisi la justice
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130624/scandale-de-la-legion-d-honneur-l-elysee-alerte-n-pas-saisi-la-justice

    Scandale de la Légion d’honneur : l’Élysée, alerté, n’a pas saisi la justice

    De riches récipiendaires de la Légion d’honneur sont soupçonnés d’avoir profité de largesses de l’institution. Alertée, la présidence de la République n’a pas voulu faire de vagues.

    • Ce système alimente aujourd’hui les interrogations : les dons de mécènes à la fondation constituaient-ils un moyen détourné d’obtenir des distinctions honorifiques ? Le général Puga a-t-il fait profiter ses propres enfants d’avantages divers, tout en permettant aux enfants de mécènes d’être décorés ? Avec quel argent le dirigeant de la Fondation pour la Légion d’honneur, Julien Renault, a-t-il régulièrement offert des cadeaux au général Puga ?

      Autant de questions auxquelles l’ancien grand chancelier n’a pas voulu répondre, malgré de nombreuses relances (lire en boîte noire). Également sollicité par Mediapart, Julien Renault a estimé, par l’intermédiaire de son avocat Charles Consigny, que nos interrogations relevaient de sa « vie privée », qualifiant sa relation avec le général Puga d’« amicale ».

      ce passage où tu vois où en sont les intégristes cathos/fachos du chardonnay

      Les livraisons de vin

      27 juin 2018, Mérindol-les-Oliviers (Drôme). Julien Renault est une nouvelle fois aux petits soins pour le grand chancelier. Cette fois, il organise la livraison de 240 bouteilles « grande réserve », au nom d’Isabelle Puga, pour une fête de mariage qui doit se tenir dans le mas familial, dans la Drôme. Le couple a onze enfants.

      Un an et demi plus tard, le général sollicite Julien Renault : une autre de ses enfants va se marier le samedi 18 avril 2020. Le soir de la cérémonie, lui écrit-il, « 450 personnes sont invitées » dans un château des Yvelines pour un « cocktail dînatoire » suivi d’une « soirée pour les jeunes à partir de 21 heures ».

      Il faut prévoir un stock important d’alcool, mais pas n’importe lequel. « Le champagne que vous aviez offert était du Taittinger. Le vin rouge était soit du Crozes-Hermitage Laya 2017, soit du La Rosine de Stéphane Ogier 2015. Le blanc était soit du Saint Perray Les Potiers 2017, soit du Viognier de Rosine de Stéphane Ogier 2016 », rappelle le général. Avant de poursuivre, d’un ton télégraphique : « Tout était délicieux et a séduit tout le monde. La livraison sera à faire au château. » Le midi, le premier cercle des mariés – « famille directe uniquement = 70 ! » – est aussi invité à déjeuner dans les salons du palais de la Légion d’honneur, privatisés pour l’occasion.

      Repoussées une première fois en raison du covid, les noces sont finalement célébrées le 16 mai 2020. La messe se tient dans l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, fief parisien des intégristes dirigé par l’abbé Denis Puga, petit frère du général. Au sein de la paroisse, Isabelle Puga s’occupe le reste de l’année de la réfection des linges liturgiques.