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  • #Pesticides dans l’eau : le gouvernement cède aux demandes de l’agro-industrie | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/140926/pesticides-dans-l-eau-le-gouvernement-cede-aux-demandes-de-l-agro-industri

    Selon un document obtenu par « Mediapart », le gouvernement préconise de ne déclarer « prioritaires » que les captages d’#eau brute les plus pollués, soit environ 2 000 au lieu de 6 000 à 7 000 précédemment. La présence de molécules interdites ne sera plus prise en compte.

  • L’artiste Claude Lévêque renvoyé devant un tribunal pour viols sur mineurs
    https://www.mediapart.fr/journal/france/110926/l-artiste-claude-leveque-renvoye-devant-un-tribunal-pour-viols-sur-mineurs

    Le célèbre plasticien doit être jugé par la cour criminelle départementale de Seine-Saint-Denis pour des faits commis sur de jeunes garçons pendant une vingtaine d’années. Les avocats de l’artiste ont fait appel.

    Il aura fallu plus de sept années à la justice pour boucler son enquête sur les violences sexuelles sur mineurs reprochées à l’artiste Claude Lévêque, une figure de l’art contemporain français. Celui-ci, aujourd’hui âgé de 73 ans, a été renvoyé par une juge d’instruction de Bobigny devant la cour criminelle départementale de Seine-Saint-Denis pour des faits de viols et d’agressions sexuelles sur mineurs par personne ayant autorité, comme l’a annoncé l’AFP.

    Mediapart a pu prendre connaissance de l’ordonnance de mise en accusation signée par la juge d’instruction le 16 juillet.

    Les faits visés se sont déroulés sur deux décennies, de 1989 à 2007, alors que les plaignants, trois jeunes garçons ou adolescents à l’époque (ils sont nés respectivement en 1981, 1984 et 1990), avaient entre 8 et 18 ans. Les cas de cinq autres jeunes hommes, entendus dans la procédure, ont été écartés en raison de la prescription.
    Contactés par Mediapart, les avocats de Claude Lévêque, Patrick Klugman et Lucas Veil, indiquent avoir fait appel de la décision. La question d’une comparution de l’artiste, présumé innocent, devant la cour criminelle départementale est maintenant entre les mains de la cour d’appel de Paris, confirme le parquet de Bobigny.

    « Claude Lévêque a activement concouru à l’instruction durant laquelle il a souhaité, grâce à un travail important sur lui-même, présenter des excuses aux parties civiles et faire émerger la vérité, indiquent ses défenseurs. Cependant, un débat sur les qualifications juridiques retenues nous a contraints à relever appel de l’ordonnance de mise en accusation. Une fois les points juridiques solutionnés, Claude Lévêque espère pouvoir être jugé dans un délai raisonnable et dans un climat apaisé. »

    Claude Lévêque a reconnu une partie des faits au cours de l’instruction, mais les a minimisés en parlant de relations consenties et uniquement avec des garçons de plus de 15 ans, ce qui change la donne sur le plan pénal.

  • L’embarras gagne LFI après l’arrivée de l’un de ses députés chez Fayard, pilier éditorial de l’empire Bolloré
    https://www.mediapart.fr/journal/politique/120926/l-embarras-gagne-lfi-apres-l-arrivee-de-l-un-de-ses-deputes-chez-fayard-pi

    Interrogée par Mediapart, LFI prend ses distances avec son député. « C’est son choix et ce n’est pas le nôtre. Il n’enlève rien en tout cas au soutien total que nous apportons à cette mobilisation autour de toutes celles et ceux qui y participent », indique la communication du mouvement, sans pour autant annoncer de sanctions contre Aurélien Taché. « Il est évident que ni le groupe [à l’Assemblée nationale] ni le mouvement ne pourront se faire le relais du livre en question », ajoutent toutefois les insoumis·es.

    Également sollicité, Aurélien Taché dit « comprendre les questions » que soulève sa démarche, mais défend la nécessité de « mener la bataille culturelle » partout, y compris dans des relais de l’extrême droite, donc. « Dans ce livre, je défends l’idée d’une francophonie décoloniale, d’une France désoccidentalisée, des choses très très loin de l’univers idéologique de Vincent Bolloré. Donc avoir la possibilité d’avoir un livre qui sera très bien exposé et qui peut toucher beaucoup de monde, j’ai pesé le pour et le contre et je me suis dit qu’il valait mieux aller dans ce sens-là », justifie-t-il.

    Le projet est né en 2025 à la suite d’un colloque organisé le 18 juin par Aurélien Taché à l’Assemblée nationale sur le thème de la « Francophonie : langue commune au service de causes communes ». « Suite à cette conférence, j’ai été contacté par Sonia Mabrouk, que je connais depuis plusieurs années », situe le député insoumis. « Dès que je lui ai proposé, il a tout de suite accepté. Je lui ai demandé s’il devait demander l’autorisation de son parti, il m’a dit que cela n’avait posé aucun problème », confirme la présentatrice télé, ajoutant : « Même à Fayard, quand j’ai proposé, on m’a dit que s’il acceptait, c’était formidable. » Depuis 2024, la maison est dirigée par Lise Boëll, une proche de Vincent Bolloré connue pour être l’éditrice historique d’Éric Zemmour.

    [...]

    Dans la collection « Pensée libre », Aurélien Taché sera publié aux côtés d’auteurs tels qu’Éric Zemmour, Éric Naulleau, Gilles-William Goldnadel ou Rachel Khan, qui se situent tous au cœur de la stratégie bolloréenne contre la gauche. Le député n’a-t-il donc pas tout simplement l’impression de servir de faire-valoir ou de caution ? « Il y a un paradoxe à se plaindre d’un éventuel manque de pluralisme dans une maison d’édition », et à ne pas y aller quand on « vous propose de faire un livre », balaye-t-il. « J’ai rarement considéré que la politique de la chaise vide était la meilleure. Je ne me voyais pas rater une telle tribune pour les idées que je défends aujourd’hui. »

    Sa position paraît d’autant plus périlleuse que, dans le même temps, le député revendique de boycotter les antennes de CNews, « où il n’est plus possible d’exposer ses idées de manière loyale », contrairement à d’autres cadres de son mouvement. « Vous savez bien que des collègues de La France insoumise vont dans des matinales de Laurence Ferrari ou autres, qui sont d’ailleurs bien plus orientées que Fayard », se défend Aurélien Taché, citant l’exemple de l’eurodéputée Manon Aubry, invitée de « La grande interview » des médias Bolloré le 1er septembre.

  • Affaire de Carcassonne : une nouvelle vidéo de violence policière, une mort qui interroge | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140926/affaire-de-carcassonne-une-nouvelle-video-de-violence-policiere-une-mort-q

    Sur des images datant du 21 juin, un policier national jette un homme à terre sous les yeux de policiers municipaux. Parmi eux se trouve César R., dont les propos racistes ont été révélés il y a quelques jours. « Mediapart » a pu s’entretenir avec le vidéaste et la famille de la victime, morte une dizaine de jours plus tard.

    LaLa vidéo, filmée par un témoin, dure un peu plus d’une minute. Elle a circulé sur les réseaux sociaux tout le week-end. Les images montrent une demi-douzaine de policiers municipaux et nationaux positionnés autour d’une enceinte, installée dans un coin de parking.

    D’après les informations recueillies par Mediapart, la scène se déroule le 21 juin 2026, jour de la Fête de la musique, rue Auguste-Fourès à Carcassonne. Il est 19 h 45. Alors qu’un homme en short s’approche du matériel, les bras le long du corps, et qu’une policière vient à sa rencontre, un policier national lui saisit le haut du corps par-derrière et le jette par terre.

    Sa tête heurte violemment le sol. L’homme se tient le crâne, couché sur le côté pendant une trentaine de secondes, avant de s’asseoir. Il est ensuite remis sur ses pieds par un cycliste et un policier municipal grand et chauve.

    Il s’agit de César R., l’un des quatre policiers municipaux de Carcassonne suspendus de leurs fonctions le 9 septembre après la révélation par Midi libre de leurs propos racistes, sexistes et homophobes en patrouille. Militant du Rassemblement national et membre de son service d’ordre, César R. en a été exclu pour les mêmes raisons. Son avocat, Victor Lima, a confirmé à BFMTV la présence de son client sur les lieux et estime qu’on le voit « assister la victime au sol ».

    Dans cette vidéo, les personnes présentes, dont certaines sont visiblement alcoolisées, invectivent les policiers. Elles leur reprochent d’avoir « éclaté la gueule » de l’homme jeté au sol et s’inquiètent d’un éventuel « trauma crânien » quand il est relevé. Les agents tentent d’éloigner les passants qui s’agglutinent et leur ordonnent de « circuler ».

    Mediapart a pu entrer en contact avec la famille de cet homme jeté au sol, qui a découvert avec consternation ces images sur les réseaux sociaux. Né à Carcassonne et âgé de 29 ans, Youssef E. est mort le 3 juillet, douze jours après cette scène. L’autopsie a conclu à un « arrêt cardiaque » dont la cause reste à ce jour « indéterminée ».

    #police #violences_policières

  • Moyen-Orient : l’Arabie saoudite ferme l’oléoduc Est-Ouest après une attaque de drones « en provenance d’Irak » - RFI
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20260911-direct-moyen-orient-deux-frappes-saoudiennes-contre-l-a%C3%A9roport-de-

    Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Ryad a accru le recours à cet oléoduc, qui relie Abqaiq, près du Golfe, au port de Yanbu sur la mer Rouge, pour contourner le verrouillage du détroit d’Ormuz par l’Iran.

  • Aux urgences d’Île-de-France, des malades psychiatriques sont privés de liberté sans cadre légal | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/100926/aux-urgences-d-ile-de-france-des-malades-psychiatriques-sont-prives-de-lib

    Le CGLPL a obtenu des chiffres de l’agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France. Celle-ci a en effet ouvert en 2022 une « cellule régionale d’appui à la recherche de lits d’#hospitalisation en #psychiatrie ». Censée remédier à la situation, elle est « inefficace », tance le CGLPL.

    Entre les premiers semestres 2025 et 2026, le nombre de patient·es psychiatriques en attente est passé de 3 002 à 3 957. Leur durée d’attente a augmenté de 34 %, de 29,45 à 39,45 heures en moyenne. Un service a rapporté au CGLPL une attente de neuf jours pour un malade. D’autres, qui nécessitent une hospitalisation, y renoncent. Et plus les patient·es sont dans un état grave, plus leur attente est longue, en particulier celles et ceux pour qui une chambre d’isolement est indiquée.

    Des patient·es psychiatriques se retrouvent donc hospitalisé·es sans leur consentement aux #urgences : ils et elles ne peuvent en sortir. C’est illégal, car la loi autorise la privation de liberté uniquement dans les établissements et les services dédiés à la psychiatrie. Pour le CGLPL, ce sont des « rétentions arbitraires », sans aucune « voie de recours » pour les malades. Ces « situations […] doivent immédiatement cesser », admoneste-t-il.

    Toujours sans aucun cadre légal, certains patients sont contentionnés, c’est-à-dire attachés à un brancard, pour prévenir leur fuite, ou parce qu’ils sont jugés dangereux pour eux-mêmes ou pour les autres. Cette pratique est même imposée à « des patients libres » , rapporte encore le CGLPL.

    Dans les services d’urgence, tout est prévu pour la #contention : il y a des « kits […], dont certains sont préalablement positionnés sur des lits ou des brancards pour leur utilisation immédiate ». « Une équipe a signalé avoir utilisé ses quinze kits de contention simultanément et s’en être aperçue au moment d’en installer un seizième », décrit le rapport. À la contention mécanique est systématiquement associé un puissant « traitement sédatif », soit une #contention_chimique.

    Les mineur·es de 16 à 18 ans peuvent subir le même traitement. Faute de lits en pédopsychiatrie, ces mineur·es sont parfois orienté·es au mieux dans des services de pédiatrie inadaptés à leur état de santé, au pire dans un service de psychiatrie pour adultes.

  • C’est important que les salaires augmentent dans la sécurité privée.
    Ielles sont les frais annexes des rentiers quand le service "gratuit" de l’État ne suffit pas.
    Plus la sécurité sera chère, moins ça sera rentable de virer un squat, ou d’investir dans l’immobilier non habité par soi-même.
    Alors go go go ces revendications.
    « Nous sommes les métiers oubliés » : les agents de sécurité se mobilisent pour leurs salaires
    https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/110926/nous-sommes-les-metiers-oublies-les-agents-de-securite-se-mobilisent-pour-

  • ‘NAZA’: Exposing Israel’s killing machine in Gaza

    Our new film shows how Israel’s slaughter of Palestinian civilians was a calculated and intentional act, through the testimonies of those responsible.

    By Yuval Abraham and Rachel Szor September 10, 2026
    https://www.972mag.com/naza-exposing-israels-killing-machine-in-gaza

    Over the past three years, we conducted night-time interviews on the rooftops of Tel Aviv with 24 Israeli soldiers who played an active role in Israel’s onslaught on Gaza. Most of them were intelligence officers, working behind screens and participating remotely in the mass killing of Palestinians.

    Their testimonies form the basis of “NAZA,” a new documentary we directed — produced by The Guardian and James Wilson and executive produced by Jonathan Glazer — that premieres this evening at the 83rd Venice International Film Festival.

    We interviewed these soldiers not because this was the only way to know what Israel has done in Gaza. Anyone who has seen the devastation in the Strip, listened to Gaza’s residents, or simply took Israeli leaders at their word should have recognized this truth years ago. (...)

    #Naza

    • « Naza » : la banalité du mal exposée sur le Lido de Venise
      Hubert Heyrendt, envoyé spécial à Venise – Publié le 10-09-2026 à 17h15
      https://www.lalibre.be/culture/cinema/festivals/mostra-venise/2026/09/10/naza-la-banalite-du-mal-exposee-sur-le-lido-de-venise-QQ3DR4EOF5EZHACFBP7MZD

      Jeudi après-midi en Compétition de la Mostra, le public est resté sans voix face au documentaire des Israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Les auteurs de « No Other Land » dissèquent de façon terrifiante le système d’annihilation de Gaza.

      Ajouté en dernière minute à la Compétition, Naza était l’un des films les plus attendus de cette 83e Mostra de Venise, qui se clôture ce samedi soir. Et le film a clairement provoqué une onde de choc parmi les festivaliers.

      En 2024, décrivant la confiscation des terres palestiniennes par les colons israéliens en Cisjordanie, No Other Land décrochait l’oscar du meilleur documentaire. Le film était réalisé à huit mains, par les Palestiniens Basel Adra et Hamdan Ballal et par les Israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Ce sont ces derniers qui ont conçu et réalisé Naza.

      https://www.lalibre.be/resizer/v2/U5YASQSXDJDUHGTH7X6WBHC4QQ.jpg?auth=2ed35797681e4da4f7774945917c45318934f305ef1a11a4c2109b215c6c0d20&width=768&height=512&quality=85&focal=4128%2C2752

      Une production du « Guardian »

      Produit par le quotidien britannique The Guardian, sans argent israélien, Naza a été tourné sur les toits de Tel Aviv, où les cinéastes ont recueilli le témoignage de 24 membres des services spéciaux de l’armée israélienne, dont la voix et l’apparence ont été modifiées. Ce qu’ils révèlent à la caméra pourrait en effet leur valoir la prison.

      De façon chronologique, Naza documente comment Israël a méticuleusement rasé Gaza. D’abord par des frappes aériennes, puis par des interventions au sol, puis par la famine… À chaque étape, les témoins exposent le fonctionnement de la machine de destruction, qui a notamment recours à l’intelligence artificielle pour déterminer le nombre de pertes collatérales : « Naza » dans le système informatique utilisé. Soit le nombre de civils qu’il est acceptable de tuer pour éliminer une cible du Hamas. Avec une marge d’erreur d’au moins 25 % dans la détermination de ces cibles, grâce à la maîtrise totale du système de communications de Gaza. Chaque téléphone gazaoui pouvant être piraté pour écouter ou voir ce qui se passe dans une maison… (...)

    • Mostra de Venise : « NAZA », un film israélien sur les crimes de guerre à Gaza, reçoit une ovation de 25 minutes

      Récap Le documentaire « NAZA » montre comment l’armée israélienne organise l’élimination de Palestiniens dans la bande de Gaza. Il a reçu une vague d’applaudissements historique à la Mostra de Venise.

      Par Service Actu (avec AFP) Publié le 11 septembre 2026 à 9h28
      https://www.nouvelobs.com/culture/20260911.OBS118127/mostra-de-venise-naza-un-film-israelien-sur-les-crimes-de-guerre-a-gaza-r

      « Il n’y a pas d’innocents à Gaza » : à travers les témoignages de membres des renseignements israéliens, le documentaire choc « NAZA », présenté jeudi 10 septembre à Venise, dévoile les outils technologiques utilisés par l’armée israélienne pour éliminer de façon calculée et systématique des civils palestiniens dans la bande de Gaza. (...)

    • Mostra de Venise : « Naza », le docu choc sur les « mécanismes de mise à mort » israéliens à Gaza
      Modifié le : 11/09/2026 Par : FRANCE 2
      https://www.france24.com/fr/culture/20260910-mostra-de-venise-naza-le-documentaire-choc-sur-les-m%C3%A9canisme

      Le documentaire « Naza », réalisé par les journalistes d’investigation Yuval Abraham et Rachel Szor, a été accueilli par une ovation debout de 25 minutes, jeudi soir, lors de sa première à la Mostra de Venise. Le film révèle, grâce à des témoignages, les outils technologiques utilisés par l’armée israélienne pour éliminer des civils palestiniens.
      https://www.youtube.com/watch?v=81DnDqbVdeM

    • « Naza », le carnage de Gaza raconté par ceux qui le font
      Joseph Confavreux | 11 septembre 2026 | Mediapart
      https://www.mediapart.fr/journal/international/110926/naza-le-carnage-de-gaza-raconte-par-ceux-qui-le-font

      Le nouveau film, sidérant, de Yuval Abraham et Rachel Szor est un tournant. Il révèle, à travers les paroles de militaires israéliens en poste, les mécanismes de l’anéantissement de Gaza. Un désastre déjà connu à travers les récits palestiniens, désormais reconnu par ceux qui l’ont voulu.

  • À quoi ressembleront les questionnaires sur les VSS distribués à l’école ?
    https://www.letudiant.fr/lycee/a-quoi-ressembleront-les-questionnaires-sur-les-violences-sexistes-et-sexu

    Cette année, des questionnaires sur les violences sexistes et sexuelles seront distribués aux élèves, de la fin de la maternelle à la terminale. Leur objectif : mieux repérer les situations de violence et permettre aux élèves d’en parler. L’Etudiant a pu les consulter.

    Trois questionnaires autour de trois thématiques

    Dans chaque questionnaire, trois thématiques sont abordées : « Bien-être et sécurité », « Respect du corps et des choix » et « Connaissance des ressources ». Le questionnaire cherche notamment à savoir si vous avez déjà été confronté à des paroles, des comportements ou des situations qui vous mettent mal à l’aise.

    Au collège, on vous demande aussi si vous avez déjà subi des comportements ou des gestes à caractère sexuel, ou si quelqu’un vous a forcé à regarder ou à envoyer des images à caractère sexuel. Au lycée, les questions vont un peu plus loin. Elles abordent notamment les violences sexuelles, les images intimes prises ou diffusées sans accord et les pressions exercées pour obtenir un acte sexuel.

    Enfin, le questionnaire s’attache à savoir si vous connaissez plusieurs numéros d’aide, comme le 3018 ou le 119. L’objectif est aussi de vérifier que vous savez vers qui vous tourner si vous avez besoin d’aide.

    Vous pourrez retrouver l’intégralité des questions envisagées par le ministère en fin d’article. Le document consulté par l’Etudiant devra toutefois être discuté avec les représentants des personnels éducatifs et des parents d’élèves, d’ici mi-septembre, avant son adoption définitive.
    Un questionnaire anonyme… ou pas

    Lorsque vous répondez aux questions, sachez que vous n’êtes pas obligé d’écrire votre nom ou votre prénom sur le questionnaire. Mais si vous en ressentez le besoin, vous pouvez choisir de le faire.

    Dans ce cas, et si vos réponses montrent que vous pourriez avoir besoin d’aide, on vous proposera un entretien individuel avec un adulte de votre établissement : enseignant, proviseur ou principal ou encore infirmier, assistant social ou psychologue de l’Éducation nationale.

    L’objectif est alors de vous écouter, d’évaluer la situation et, si nécessaire, de mettre en place des mesures pour vous protéger.

    ...

    Les manques d’infirmiers, de psyEN ou encore d’assistants sociaux dans les établissements compliquent la mise en œuvre du dispositif. « On ne voit pas comment on va pouvoir faire matériellement. Il vaut mieux étaler dans le temps et faire les choses correctement » avance Jérôme Fournier.

    Dans le cadre d’un danger urgent, le guide fournit par le ministère impose de traiter le cas de l’élève dans la journée et de le recevoir en entretien individualisé. « C’est une bonne intention mais comment faire, d’autant plus si plusieurs cas alarmants sont détectés dans la même journée ? ».

    Pour l’heure, aucune modification de calendrier n’est prévue par le ministère et le projet de décret sera discuté en CSE la semaine prochaine.

    Le questionnaire VSS pour les élèves de primaire

    Je me sens à l’aise et en sécurité à l’école.

    Je me sens à l’aise et en sécurité chez moi et dans les autres endroits où je vais.

    Un adulte ou un enfant m’a déjà demandé de garder un secret qui me rend triste, qui me fait peur ou qui me met mal à l’aise.

    Un adulte a déjà touché des parties intimes de mon corps alors que je n’avais pas besoin d’aide pour me laver ou me faire soigner.

    Un autre enfant a déjà touché des parties intimes de mon corps alors que je n’avais pas besoin d’aide pour me laver ou me faire soigner.

    Je sais qu’il y a des adultes à l’école qui peuvent m’aider si je suis triste ou si quelque chose ne va pas.

    Je connais le numéro de téléphone 119 : je sais à quoi il sert.

    Le questionnaire VSS pour les élèves de collège

    Te sens-tu en sécurité dans ton établissement scolaire ? (Oui / Non)

    Te sens-tu en sécurité chez toi et dans les autres endroits où tu te rends, y compris sur Internet ? (Oui / Non)

    T’es-tu déjà senti(e) mal à l’aise à cause de paroles, de cadeaux ou de comportements à connotation sexuelle d’un adulte ou d’un autre élève ? (Oui / Non)

    As-tu déjà subi une agression sexuelle (attouchements sexuels, baisers que tu ne voulais pas ou rapports sexuels, etc.) ? (Oui / Non)

    T’a-t-on déjà poussé(e) ou forcé(e) à regarder ou à envoyer des photos ou des vidéos à caractère sexuel, sur Internet ou sur un téléphone ? (Oui / Non)

    Un adulte ou un autre jeune a-t-il déjà utilisé des pressions, des menaces, du chantage ou la force pour obtenir de toi des gestes ou rapports sexuels ? (Oui / Non)

    Sais-tu à qui parler si tu es victime ou témoin de violences sexistes ou sexuelles ? (Oui / Non)

    Connais-tu plusieurs numéros d’urgence comme par exemple le 3018 ou le 119 ? (Oui / Non)

    Le questionnaire VSS pour les élèves de lycée

    Vous sentez-vous en sécurité dans votre établissement scolaire ? (Oui / Non)

    Vous sentez-vous en sécurité chez vous et dans les autres endroits où vous vous rendez, y compris sur internet ? (Oui / Non)

    Vous êtes-vous déjà senti(e) mal à l’aise à cause de paroles, de cadeaux ou de comportements à connotation sexuelle d’un adulte ou d’un autre élève ? (Oui / Non)

    Avez-vous déjà été témoin de violences sexistes ou sexuelles (remarques, gestes, pressions, etc.) ? (Oui / Non)

    Avez-vous déjà subi une agression sexuelle (attouchements sexuels, baisers que vous ne vouliez pas, etc.) ou des rapports sexuels sous la contrainte, la force, ou alors que vous n’étiez pas en état de consentir librement (alcool, drogue, sommeil, surprise) ? (Oui / Non)

    Vous a-t-on déjà filmé(e) ou photographié(e) dans une situation intime sans votre accord ? (Oui / Non)

    A-t-on déjà diffusé des photos ou films intimes de vous sans votre accord ? (Oui / Non)

    Avez-vous déjà été mis(e) sous pression pour obtenir un acte sexuel que vous ne vouliez pas (menaces, chantage, violences physiques et psychologiques, etc.) ? (Oui / Non)

    Savez-vous où trouver de l’aide si vous êtes victime ou témoin de violences ? (Oui / Non)

    Connaissez-vous plusieurs numéros d’urgence comme par exemple le 3018 ou le 119 ? (Oui / Non)

    #vss #inceste

    • Questionnaire sur les violences sexuelles : la fausse bonne idée de l’Éducation nationale
      https://www.mediapart.fr/journal/france/100926/questionnaire-sur-les-violences-sexuelles-la-fausse-bonne-idee-de-l-educat

      Difficile, au vu de l’ampleur des violences sexistes et sexuelles faites aux enfants, de critiquer un dispositif qui contribuerait à les dévoiler. Pourtant, rares sont les associations, syndicats, organisations d’aide ou de défense des victimes à se réjouir de l’annonce, fin août, par le ministre de l’éducation Édouard Geffray de la création d’un questionnaire annuel dédié, que rempliraient tous les élèves, de la grande section à la terminale.

      Ce questionnaire a été préparé en catimini cet été, sans réelle consultation préalable et avec un calendrier pour des ajustements très serré, « intenable » selon Saphia Guereshi, secrétaire générale du Snics-FSU, qui représente les infirmières scolaires, en première ligne dans ce dossier.

      Le formulaire devra être administré en classe entière en novembre, en même temps que celui dédié au harcèlement scolaire – mis en place en 2023 par Gabriel Attal et jamais évalué depuis.

      ...

      Mauvaises questions

      Sur le fond, plusieurs formulations du questionnaire (que Mediapart a pu consulter dans sa version provisoire), composé de sept à dix questions fermées selon l’âge des élèves, provoquent des sueurs froides chez les spécialistes du recueil de la parole des enfants sur les violences sexistes et sexuelles.
      « On a derrière nous vingt-cinq ans d’enquêtes de victimation, on sait qu’il ne faut pas poser les questions comme ça, relève Alice Gayraud, ancienne responsable de plaidoyer de la Ciivise. Il ne faut pas demander à un·e collégien·ne : “As-tu subi une agression sexuelle ?” Il faut détailler les actes, les décrire. 62 % des victimes d’inceste mettent plus de dix ans à parler et à poser le mot. »

      « Je ne sais pas qui a réfléchi à l’écriture de ces questions, observe Marceau Beauvois, qui partage les mêmes réserves. En tout cas, nous n’avons pas été contactés par le cabinet du ministre, et on aimerait l’être. » Plus « grave encore », selon Alice Gayraud, « on ne demande pas, dans le questionnaire, qui, quand, et si les violences durent encore. On ne saura pas si l’agresseur est le père, un camarade, donc on ne sait pas si l’enfant est en danger. On passe à côté de l’objectif ».

      Et alors que les violences sexuelles sur les enfants sont incestueuses dans 81 % des cas, les notions de parents ou de famille n’apparaissent jamais, le questionnaire préférant parler « d’adulte », y compris pour les petites classes. Sera aussi expliqué aux enfants, en préambule, que leurs responsables légaux pourront être informés des réponses. « Or, la stratégie de l’agresseur est de dire à l’enfant : “Si tu parles, je vais aller en prison” ou “Si tu parles, tu feras imploser la famille”, pour imposer le silence », rappelle Alice Gayraud.

  • « Les gens qui construisent l’IA croient qu’elle pourrait tous nous tuer d’ici à la fin de la décennie » : le chercheur Jacob Coxon, qui a travaillé pour Anthropic et OpenAI, quitte l’industrie
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/09/09/les-gens-qui-construisent-l-ia-croient-qu-elle-pourrait-tous-nous-tuer-d-ici


    Des personnes défilent pour réclamer une pause dans le développement de l’IA, à San Francisco (Californie, Etats-Unis), le 21 mars 2026. MANUEL ORBEGOZO/REUTERS

    Un responsable de la sûreté d’Anthropic, Evan Hubinger, lui a donné raison sur X : « Nous croyons vraiment, sincèrement, que l’#IA pourrait tuer tous les humains », a-t-il affirmé, évaluant à titre personnel ce risque à « plus de 10 % » dans la décennie. M. Hubinger a ajouté qu’Anthropic faisait « de son mieux » mais n’avait « pas encore de plan » pour s’assurer qu’une IA surpassant des capacités humaines obéisse encore à ses concepteurs, tout en jugeant « faible » le risque posé par les modèles actuels.

    Sollicitées par l’Agence France-Presse, les deux entreprises n’ont pour le moment pas réagi.

  • Violences d’extrême droite à Montpellier : les questions qui dérangent avant le procès du 10 septembre
    https://basta.media/violences-d-extreme-droite-a-montpellier-les-questions-qui-derangent-avant-

    Le préfet affirme que les membres du groupe ont alors fait l’objet d’un contrôle d’identité, « seule mesure judiciaire applicable » selon lui, et qu’un commissaire leur a demandé de se disperser. Pourtant, aucun contrôle réalisé à cet endroit n’apparaît dans la procédure que nous avons pu consulter. Cette séquence interroge d’autant plus que plusieurs participants étaient masqués, comme le montre une vidéo, alors que la dissimulation volontaire du visage dans une manifestation peut être punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. On a connu les forces de l’ordre bien moins indulgentes... Interrogée par Basta ! sur cet épisode, la préfecture est restée vague, se contentant d’indiquer que « les forces de l’ordre sont intervenues en début d’après-midi sur la place de la Comédie à Montpellier pour séparer deux groupes antagonistes (ultradroite et ultragauche) », afin d’éviter tout affrontement.

    L’injonction à la dispersion qu’évoque le préfet reste sans effet. Un peu après 14 heures, un témoin, syndicaliste de la CNT, les voit réapparaître : « Le groupe qui était passé devant la fin de la manifestation est revenu sur l’esplanade par une petite rue du cœur de ville. Ils se sont positionnés proche de la cantine populaire qui prenait fin, puis sont repartis vers le lycée Joffre en voyant les manifestants revenir de la place de la Comédie », raconte-t-il. Plusieurs d’entre eux reviennent ensuite sur l’esplanade, où des tensions entre manifestants « Bloquons tout » et forces de l’ordre persistent. Et prennent à partie un observateur de la LDH.

    « Nous suivions et filmions la brigade anticriminalité (BAC). Un manifestant nous a prévenus que les personnes avec qui les policiers discutaient étaient des personnes d’extrême droite », raconte Camille*, qui participe ce jour-là à une mission de l’Observatoire des libertés de Montpellier. Alors que la BAC procède à l’interpellation d’un manifestant de « Bloquons tout », l’un des membres du groupe exfiltré une heure plus tôt « s’approche masqué par-derrière, fait pression et insulte un observateur qui filmait, lui porte un coup à la gorge, puis un deuxième coup », poursuit Camille.

    Selon elle, l’agent de la BAC à côté d’eux ne réagit pas. Quand l’agresseur s’en prend à elle, donnant un coup sur son téléphone, l’agent s’interpose à peine, témoigne-t-elle. Puis, « il agresse une troisième personne » avant de s’éloigner tranquillement en direction du parking Joffre avec plusieurs membres de son groupe, suivi par des policiers qui ne procèdent à aucune interpellation. Il est un peu plus de 15 heures.

    #police #fascisme

  • Il ne faudrait surtout pas « prêter à interprétation » que la mairie de Strasbourg aurait la « position politique » d’être opposée à un génocide. Une illustration portant une mention « Stop génocide » censurée par la ville de Strasbourg
    https://www.mediapart.fr/journal/france/310826/une-illustration-portant-une-mention-stop-genocide-censuree-par-la-ville-d

    Sollicitée, la municipalité explique : « Une illustration d’artiste, présentée dans le cadre d’une exposition des médiathèques de Strasbourg et portant notamment l’inscription “Stop génocide”, a été utilisée pour la couverture du programme de rentrée des médiathèques. Ce choix de communication a été fait sans validation politique ni hiérarchique. »

    « Sorti du contexte de l’œuvre dont il est issu, ce message pouvait prêter à interprétation, susciter des incompréhensions et être perçu comme une prise de position politique de la collectivité. Il n’était donc pas adapté à un support de communication institutionnelle de la ville. […] Pour éviter toute incompréhension, le choix a été fait de modifier la une du programme des médiathèques tout en gardant bien sûr l’exposition programmée », ajoute-t-elle.

  • « Pour sortir de l’imaginaire #touristique, il faut revaloriser la vie quotidienne » | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210826/pour-sortir-de-l-imaginaire-touristique-il-faut-revaloriser-la-vie-quotidi

    Le tourisme a-t-il seulement encore un avenir ? En partie responsable de la #crise_climatique, il est aussi la victime de ses effets, des grands feux à l’assèchement des ressources. Pourtant, notre société a du mal à renoncer à l’appel du #voyage et des vacances ailleurs, explique l’essayiste #Aude_Vidal.

    #tourisme

  • « A Bright Light » : sur la route de Karen Dalton, héroïne folk | Mediapart (disponible 27 jours)
    https://www.mediapart.fr/studio/documentaires/culture-et-idees/bright-light-sur-la-route-de-karen-dalton-heroine-folk

    Dans ce documentaire sorti en 2018, la réalisatrice Emmanuelle Antille nous conduit dans un road trip sur les traces de Karen Dalton, fascinante artiste folk blues états-unienne des années 1960. Une mise en abyme aux allures d’enquête poétique sur les sources du processus créatif.

    https://www.youtube.com/watch?v=zNIHvRKzpD0

  • Dans l’espace public, l’inquiétante banalisation du salut nazi | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/150826/dans-l-espace-public-l-inquietante-banalisation-du-salut-nazi

    Le #salut_nazi n’est plus seulement l’apanage de militants #néonazis revendiqués. De Besançon à Sarcelles, de Madrid à Mulhouse, le geste réapparaît dans des contextes de plus en plus variés. Souvent présenté comme une blague ou une provocation, il n’en reste pas moins un geste politique.

    C’est devant un lieu de mémoire consacré aux victimes du terroriste Mohammed Merah que quatre personnes ont choisi de faire des saluts nazis. Samedi 8 août au soir, le groupe a été repéré près d’une synagogue de Sarcelles (Val-d’Oise), devant une plaque commémorant les victimes de l’attentat contre l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse (Haute-Garonne), le 19 mars 2012.

    Deux hommes de 19 ans, un Franco-Ukrainien et un Russe, ont été interpellés puis jugés mardi 11 août à Pontoise (Val-d’Oise) pour apologie du terrorisme. Ils ont reconnu les gestes : l’un a été condamné à six mois de prison aménageables, l’autre à huit mois ferme avec maintien en détention et interdiction définitive du territoire français.

    La scène survient quelques jours après un événement qui s’est déroulé au musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon (Doubs), quand deux personnes ont effectué le même geste, lundi 3 août, devant le drapeau du IIIe Reich. Le musée en a recensé quatre en 2024, cinq en 2025 et déjà douze cette année. « Chaque fois que les faits sont avérés, il y a un dépôt de plainte qui est engagé, que ce soit des personnes majeures ou des personnes mineures », indique Christine Werthe, adjointe à la Citadelle qui gère le musée.

    [...]

    La référence au nazisme ne se limite plus nécessairement à l’extermination des juifs et juives. Après-guerre, les courants néonazis ont progressivement élargi cette vision à la défense d’une prétendue « race blanche », et avec elle à la dénonciation de l’immigration. « Désormais, la cible, ce sont aussi les Arabes et les Noirs », explique Stéphane François, auteur de L’Occultisme nazi (éditions CNRS, 2020).

    #fascisation

  • Les pompiers en colère montent un front syndical inédit face au ministre de l’intérieur
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120826/les-pompiers-en-colere-montent-un-front-syndical-inedit-face-au-ministre-d

    En France, 44 000 #pompiers professionnel·les – des fonctionnaires territoriaux, employé·es par les départements – travaillent aux côtés de 200 000 pompiers volontaires, qui représentent 78 % des pompiers et interviennent dans 67 % des opérations. Mais ce pilier vacille : les pompiers volontaires sont considéré·es depuis 2018 comme des travailleurs et travailleuses par le droit européen, mais aussi par une décision du Conseil d’État du 9 juillet.

    Un rapport de l’Inspection générale de l’administration (IGA) s’inquiétait, dès 2024, d’une explosion du temps de travail des volontaires et préconisait de le limiter à 600 heures annuelles, sous peine de dépasser le plafond européen. « Or, dans certains #Sdis, des volontaires continuent de dépasser allègrement le plafond », s’indigne Kenji Pere. « Au détriment de la santé et de la sécurité de tous », analyse Rémy Chabbouh, porte-parole de Sud Sdis, le syndicat à l’origine de la procédure judiciaire ayant abouti à la décision du Conseil d’État.

    Pour les syndicats de professionnel·les, l’utilisation abusive du volontariat crée aussi une forme de dumping social : rémunéré·es sur une base de 8 euros de l’heure, les volontaires sont corvéables à merci. Ce statut est aussi utilisé pour payer au rabais les renforts nécessaires. Le recours massif au volontariat est perçu par l’intersyndicale comme la « rustine » d’un système en faillite.

    Le délai moyen d’intervention des pompiers est passé de 12 minutes et 30 secondes en 2014 à 15 minutes et 9 secondes en 2025, tandis que le ratio de pompiers, tous statuts confondus, pour 100 000 habitant·es a reculé. Il est passé de 400 en 2009 à 357 en 2024, selon les chiffres de la Direction générale de la sécurité civile. L’activité n’a quant à elle cessé de progresser, avec une hausse de 10 % en dix ans, soit 460 000 interventions en plus.

    Pourtant, « environ 500 lauréats du concours de pompier professionnel ne sont pas recrutés parce que les Sdis sont étranglés financièrement », dénonce Laurent Guilloteau, représentant syndical de la CGT des Sdis. « Nous sommes face à une crise de recrutement », s’insurge Rémy Chabbouh. L’intersyndicale réclame des embauches.

    La Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France explique quant à elle depuis quelques années qu’il manque 50 000 volontaires. Si les Sdis se félicitent d’un « afflux » de vocation en ce mois d’août, la réalité du terrain est plus complexe. « Dans les Bouches-du-Rhône, en 2023, on a recruté 900 volontaires […] et on en a perdu 850 la même année », relate le représentant de la CGT. Pour Xavier Boy, président du syndicat majoritaire chez les sapeurs-pompiers, la Fédération autonome (FA/SPP-PATS), ce sursaut est éphémère : « Le Tour de France donne envie de faire du vélo, Roland-Garros d’acheter des raquettes. C’est la même chose. »

    [...]

    La somme des budgets de fonctionnement des Sdis se chiffre à hauteur de 5 milliards d’euros. En 2025, ces recettes proviennent à 95 % des collectivités locales. Les #départements assurent plus de la moitié de cette participation, complétée par les communes et communautés de communes. Cette répartition varie cependant fortement en fonction des Sdis. L’État, lui, contribue très peu à leur financement direct : le « pacte capacitaire » annoncé en 2022 après les mégafeux ne prévoit que 150 millions d’euros, une enveloppe bien maigre face aux besoins.

    Quant aux départements, ils sont « au bord de l’asphyxie budgétaire », alerte une nouvelle fois l’association Départements de France, qui en appelle à un changement des règles de financement des Sdis, en soulignant « toute l’absurdité de la situation : au moment même où les risques explosent […], les principaux financeurs de la sécurité civile voient leurs marges de manœuvre s’effriter ». Mais Kenji Pere regrette que « le débat se limite jusqu’ici à une réflexion sur la TSCA [taxe spéciale sur les conventions d’assurances – ndlr], c’est insuffisant ».

    Autre point de tension : l’activité des pompiers est de plus en plus accaparée par le secours aux personnes, représentant 85 % de leur travail en 2025, contre 76 % en 2014. « Je sors d’une garde de vingt-quatre heures, je n’ai fait que du pré-hospitalier. Ce n’est pas notre boulot ! », se révolte Rémy Chabbouh. Les pompiers sont devenu·es la solution « pour pallier toutes les défaillances des services publics ». Le syndicaliste énumère les « carences ambulancières, détresse sociale, troubles psychiatriques, ivresse sur la voie publique ». Il en appelle à une redéfinition des missions.

    Une autre revendication rassemble les syndicats : la protection de la santé des agent·es. Ils réclament des équipements de base contre la toxicité des fumées : cagoules filtrantes, détecteurs de monoxyde de carbone. « Aujourd’hui, on a des gens qui partent à la retraite malades et qui n’en profitent même pas, car ils décèdent rapidement », s’indigne Laurent Guilloteau. La France accuse un retard sur la reconnaissance des maladies professionnelles. « En Belgique, une trentaine de cancers sont reconnus comme liés au métier », tandis qu’en France, « seulement quatre » le sont, dénonce Kenji Pere.

  • Incendies : le gouvernement rattrapé par ses mensonges | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/160826/incendies-le-gouvernement-rattrape-par-ses-mensonges

    Depuis le début de l’été, le gouvernement n’a cessé de proclamer que les moyens sont bel et bien là, que tout avait été préparé et anticipé. Alors les représentants des pompiers lancent encore au ministre : « Personne ne peut sérieusement affirmer que le système a répondu à la hauteur des enjeux lorsque les conséquences humaines, matérielles, atteignent une telle ampleur. »

    En réponse, Laurent Nuñez joue cartes sur table : « Quand vous dites les moyens, les discours institutionnels, etc. Nous, on est aussi des politiques. Moi, je suis aussi ministre de l’intérieur, certes ancien préfet, très haut fonctionnaire dans ma tête, mais je suis aussi un politique. Quand vous avez des opposants qui disent qu’il n’y a pas assez de moyens aériens, c’est normal qu’on ait une posture. »

    « Une posture », donc. Le ministre tente alors de convaincre ses interlocuteurs que, quand il a évoqué les moyens suffisants, il ne faisait que répondre à ses oppositions concernant le manque de canadairs. Pour le reste, notamment les camions-citernes feux de forêts, « on n’a jamais dit que c’était suffisant en vrai ».