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  • Réforme des retraites : le gouvernement « tord les principes » de la Constitution | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/280123/reforme-des-retraites-le-gouvernement-tord-les-principes-de-la-constitutio

    La première ministre ne cesse de répéter qu’elle souhaite un « compromis » avec les oppositions afin d’adopter la réforme des retraites sans utiliser le désormais célèbre article 49-3 de la Constitution, qui permet au gouvernement de faire passer un texte sans vote au Parlement et qui a déjà été déclenché dix fois depuis octobre 2022.

    Mais en choisissant de passer sa très contestée réforme des retraites par un PLFRSS, qui autorise le recours à l’article 47-1, elle a en réalité, selon Denis Baranger, « trouvé une alternative au 49-3 ». « Cette innovation ne va pas dans le bon sens, indique le professeur de droit public. Sur le plan technique, c’est un coup de force, un détournement des droits du Parlement. »

  • Total Menace : essaye encore | Mediapart | 27.01.23

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/270123/totalenergies-met-en-garde-mediapart

    le service de comm de Total doit être inspiré par les films de mafia :-)

    En amont de notre journée spéciale Total-Energies samedi, le directeur de la communication du groupe pétrolier, Damien Rebourg, nous a écrit pour nous « mettre en garde » sur les propos que pourraient tenir les participants aux débats. Précisant ne pas s’interdire des suites judiciaires.
    _________________________

    « Monsieur,

    Dans la perspective de la Journée “Total” que votre journal organise à la Cité Fertile de Pantin le 28 janvier prochain, TotalEnergies vous a indiqué ne pas souhaiter participer aux tables rondes car elle estime que la présentation des thématiques choisies n’encourage en rien l’installation d’un débat serein et contradictoire mais relève plutôt d’un tribunal médiatique que votre journal se plaît régulièrement à convoquer lorsqu’il s’agit d’évoquer les activités de TotalEnergies.

    Ouverte par principe au dialogue et à la transparence, TotalEnergies s’attache toujours à apporter la contradiction aux allégations non fondées et aux faits non vérifiés mais n’entend pas cette fois jouer le rôle de bouc émissaire face à une assemblée dont le dénigrement de TotalEnergies est le fonds de commerce.

    Nous souhaitons par conséquent vous mettre en garde à propos de toutes accusations à caractère diffamatoire qui pourraient être tenues par les participants à l’occasion de cette journée de “débats” et pour lesquelles TotalEnergies ne s’interdira pas de réserver des suites judiciaires.

    Nous souhaitons en particulier attirer votre attention sur les allégations nombreuses auxquelles la présence de TotalEnergies en Russie a donné lieu en 2022, culminant dans des accusations de complicité pour crime de guerre relayées par le journal Le Monde et une plainte de deux associations, ces accusations ayant été écartées sans équivoque par le Parquet national antiterroriste qui a classé la plainte comme étant manifestement infondée.

    Nous relevons également que le développement par les filiales de TotalEnergies des projets Tiolenga et Eacop, en Ouganda et Tanzanie, donne régulièrement lieu à l’utilisation de chiffres aussi inflatés qu’imprécis et mensongers, mélangeant allègrement les notions de “population déplacée”, “foyers impactés” ou “foyers expropriés”. Nous vous invitions à retrouver les chiffres et intitulés exacts dans les différents communiqués de presse ou les interventions publiques de TotalEnergies qui ont déjà été communiqués à l’essentiel des intervenants que vous avez conviés dans le cadre des controverses ou procédures qu’ils ont initiées et auxquelles nous avons répondu.

    Dans le même ordre d’idées, TotalEnergies rejette toutes les allégations de financement de guerres civiles ou d’utilisation de travail forcé qui sont régulièrement brandies, qui ne correspondent à aucune réalité et pour lesquelles aucune démonstration concrète n’est jamais avancée.

    Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée. »
    _________________________

    Fin de la « mise en garde » et rendez-vous samedi. Venez nombreux et nombreuses.


    et le début de l’article :

    La rédaction de Mediapart
    27 janvier 2023 à 19h10

    Fondée sur notre travail d’information, auquel renvoie sa page de présentation avec des enquêtes qui ne font l’objet d’aucune poursuite du groupe pétrolier, la journée spéciale TotalEnergies qu’organise Mediapart, samedi 28 janvier, sera articulée autour de plusieurs tables rondes, de projections d’un documentaire, d’installations artistiques et d’échanges avec le public.

    Son actualité est une évidence, que nous avons résumée en ces termes : « TotalEnergies sait que ses activités sont nocives pour le climat depuis 1971. Pourtant, le géant pétrolier continue d’émettre autant de gaz à effet de serre que l’ensemble des Français·es. Et en pleine crise énergétique, TotalEnergies a récemment annoncé un bénéfice record de 14 milliards d’euros. »

    Plus urgentes et vitales que jamais, les questions qui seront débattues sont d’un intérêt public majeur face au dérèglement climatique. Nous avons évidemment sollicité, avec insistance, TotalEnergies pour qu’il participe à cette journée, réponde aux interpellations et défende ses positions. Le géant pétrolier a décliné notre invitation.

    Au lieu de quoi, Edwy Plenel, directeur de publication de Mediapart, a reçu, mercredi 25 janvier, un courriel annonçant une lettre recommandée avec accusé de réception. Sous couvert d’une mise en garde, c’est une lettre qui menace de représailles judiciaires les participant·es à cette journée ainsi que son organisateur, Mediapart.

    Signé du directeur de la communication de TotalEnergies, Damien Rebourg, ce courrier nous met en garde préventivement sur « toutes accusations à caractère diffamatoire qui pourraient être tenues par les participants à l’occasion de cette journée de “débats” et pour lesquelles TotalEnergies ne s’interdira pas de réserver des suites judiciaires ».

    Nous invitons nos lectrices et nos lecteurs à venir se rendre compte par eux-mêmes de ce qu’il en sera, samedi 28 janvier, de 12 h 30 à 18 h 30, à la Cité Fertile de Pantin. L’entrée est libre et gratuite.

    Dans cette attente, nous publions in extenso cette étonnante et, à tout le moins, inhabituelle lettre de mise en garde d’une multinationale avant un débat écologique citoyen. La voici :
    ...

  • Chômage : des « bugs » et un effet de vases communicants font baisser les chiffres
    https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/260123/chomage-des-bugs-et-un-effet-de-vases-communicants-font-baisser-les-chiffr

    Entre janvier et novembre 2022, 105 000 personnes sont sorties de la catégorie A du chômage après un changement de procédure de Pôle emploi. La majorité a basculé dans d’autres catégories, sur lesquelles le gouvernement est moins bavard. D’autres ont été provisoirement radiées.

    Cécile Hautefeuille 26 janvier 2023

    IlIl faut toujours lire les petites lignes, comme dans les clauses d’un contrat. La publication, mercredi 25 janvier, des chiffres du chômage du quatrième trimestre 2022 s’accompagne d’un encadré très instructif, permettant une lecture plus avisée de la baisse.
    Au quatrième trimestre, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (sans aucune activité) a diminué de 3,8 % par rapport au trimestre précédent et de 9,4 % sur un an. Une baisse présentée partout comme « forte » et « nette », et que s’est empressé de saluer le ministre Olivier Dussopt.
    Le ministre s’est en revanche abstenu de commenter un point intrigant : dans le communiqué présentant les chiffres, la Dares, l’institut statistique du ministère du travail, a donc inséré un encadré signalant que 105 000 personnes, en cumulé entre janvier et novembre 2022, sont sorties de la catégorie A du seul fait « d’une évolution de procédure de Pôle emploi ». Cela représente tout de même 35 % de la baisse totale des inscrit·es sur un an en France métropolitaine dans la catégorie qui trouve grâce aux yeux de l’exécutif car regroupant les personnes sans aucune activité.

    Où sont passé·es ces 105 000 demandeurs et demandeuses d’emploi ? 15 000 sont sorti·es des listes de Pôle emploi et 90 000 autres sont allé·es garnir les catégories B et C, intégrant les inscrit·es ayant une « activité réduite ». Autrement dit : qui ont travaillé.
    Comment expliquer cet effet de vases communicants ? Entre janvier et novembre 2022, Pôle emploi a progressivement modifié, par tranches d’âge puis par régions, « l’actualisation » mensuelle des demandeurs et demandeuses d’emploi, c’est-à-dire le formulaire leur permettant, chaque fin de mois, de mettre à jour leur situation. Ce formulaire est désormais prérempli et permettrait une meilleure « classification » des inscrit·es, comme l’expliquait déjà Pôle emploi à Mediapart en août 2022.

    Selon la Dares, « cette évolution a un impact pérenne à la baisse sur le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A, en contrepartie [...] d’une hausse pérenne des catégories B et C ». L’autre « contrepartie » évoquée par les services statistiques est une « une légère hausse des sorties des listes au moment du passage à l’actualisation rénovée ». Les fameuses « 15 000 sorties ».
    Maintenant, des données préenregistrées de nos activités salariées s’affichent et il y a des erreurs dans celles-ci, donc difficile d’aller au bout de l’actualisation.

    Une inscrite à Pôle emploi

    Sollicité par Mediapart, Pôle emploi explique « avoir observé lors du mois de déploiement [de l’actualisation rénovée –ndlr] une très légère hausse des sorties ». Le phénomène s’est produit dans chaque région « et uniquement le mois » concerné par le passage à la nouvelle formule, insiste l’opérateur, précisant : « Ces sorties supplémentaires peuvent être temporaires, une part importante des demandeurs d’emploi sortant des listes se réinscrivant dans les mois qui suivent. »
    Si Pôle emploi confirme que 15 000 personnes sont « sorties » entre janvier et novembre, sa direction générale ne livre aucun détail sur les raisons de ce phénomène. L’opérateur serait-il embarrassé d’admettre que des « bugs » ont accompagné cette nouvelle procédure d’actualisation ?

    En effet, à la suite de notre article sur le nombre record de #radiations en novembre (+ 19 %), des demandeurs et demandeuses d’emploi ont témoigné, auprès de Mediapart, de leur grande difficulté à s’actualiser correctement. « Ils ont changé l’interface du site internet de Pôle emploi et la procédure pour s’actualiser », nous a par exemple raconté une lectrice.
    « Maintenant, des données préenregistrées de nos activités salariées s’affichent et il y a des erreurs dans celles-ci, donc difficile d’aller au bout de l’actualisation. Des amis et moi-même avons dû écrire à notre conseiller pour avoir de l’aide, qui est différente selon les conseillers. » Selon elle, il paraît évident que « des personnes ont été radiées car elles n’ont pas réussi à s’actualiser comme d’habitude ».

    Un avertissement passé inaperçu

    Un utilisateur du réseau social Twitter racontait aussi ses difficultés, début décembre. Le formulaire prérempli indiquait qu’il avait travaillé, ce qui était inexact. Ne pouvant pas modifier les données, il exposait son dilemme : valider une erreur ou « manquer l’actualisation et donc se prendre une radiation ».
    Un conseiller de Pôle emploi confirme à Mediapart ce « bug de l’actualisation rénovée qui obligeait des demandeurs d’emploi à indiquer quand même une heure de travail dans le mois écoulé, même si l’information était fausse ». « Sinon, impossible de valider l’actualisation », poursuit-il.

    Si des inscrit·es à Pôle emploi ont pu renoncer à le faire, et donc sortir des listes, beaucoup ont, selon lui, validé cette heure de travail et artificiellement fait gonfler le nombre de personnes dans la catégorie B. En témoigne, souligne-t-il, la forte hausse des inscrit·es ayant travaillé moins de 20 heures dans le mois : + 13,5 % entre le troisième et le quatrième trimestre 2022. Et même + 30,4 % sur un an.
    Le conseiller ironise : « Soit c’est lié à un développement de contrats très courts – mais il me semblait que le gouvernement militait pour l’inverse –, soit c’est l’effet du bug. Devinez vers quoi je penche ? »

    Comme nous l’avions déjà précisé en août dernier, la nouvelle actualisation et ses conséquences n’ont jamais été cachées. La Dares a pris soin, chaque mois depuis début 2022, de rédiger un « avertissement » accompagnant les publications des chiffres du chômage et alertant sur la procédure « susceptible de modifier la répartition » entre les différentes catégories.

    Une subtilité que les membres du gouvernement et leurs soutiens se sont cependant bien gardés de mettre en évidence en se félicitant de la baisse des inscrit·es sans aucune activité. Certes, le nombre de demandeurs et demandeuses d’emploi en catégories A, B et C a baissé de 5,1 % sur un an. Mais le poids du nouveau classement statistique n’est pas si dérisoire.

    Auprès de Mediapart en août 2022, #Pôle_emploi avait anticipé pour l’ensemble de l’année « une diminution cumulée de 75 000 demandeurs d’emploi en catégorie A, en augmentant d’autant le nombre de demandeurs d’emploi en catégories B et C ». C’est finalement beaucoup plus : 105 000 personnes ont quitté la catégorie A. Mais ça passe toujours autant inaperçu.

  • Retraites : Askenazy sur les liens travail/retraite/émigration/natalité | A l’air libre | 24.01.23

    et explication rapide du phénomène de la grande démission - un truc de riches anglo-saxons.

    En fRance, on s’oriente lentement vers le mode anglo-saxon retraites mixtes privé+/public- et mort de l’état social ; vu nos choix en matière d’immigration/natalité/style de vie, on a plutôt un profil sociétal à terme de type Japonais/fermé.

    https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/240123/reforme-des-retraites-risque-d-avoir-une-explosion-des-inegalites

    https://youtu.be/yGJKjpGCRWY

  • Macron roule pour les plateformes depuis bientôt 10 ans | Mediapart | 25.01.23

    https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/250123/le-gouvernement-soutient-uber-pourtant-condamnee-payer-17-millions-d-euros

    Création de l’Autorité de régulation des plateformes d’emploi (ARPE) [fin avril 2021] et premières élections professionnelles chez les livreurs indépendants et chauffeurs VTC, en mai dernier.

    Ces élections ont été pensées par le gouvernement pour consolider le statut des travailleurs des plateformes, dont la légalité est justement régulièrement remise en question – deux précédentes tentatives d’établir des chartes avaient déjà été repoussées par le Conseil constitutionnel en 2019.

    Cette attention gouvernementale à tout ce qui permet de légitimer le modèle des plateformes [Uber, Deliveroo etc] n’est guère étonnante. Le soutien affiché d’Emmanuel Macron à Uber depuis qu’il est ministre de l’économie en 2014 a été documenté par les « Uber Files », ces milliers de documents internes dévoilés par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ).

    Ce soutien ne s’est jamais démenti depuis, surtout pas au moment où la Commission européenne a mis sur la table, en décembre 2021, une proposition de texte rendant obligatoire de considérer que les chauffeurs VTC et autres livreurs à vélo ne sont pas des travailleurs indépendants, mais bien des salariés.

    Les sites Euractiv et Politico ont tous deux raconté comment, en septembre 2021, la France s’était opposée à cette proposition dans un courrier officiel. Notre pays, à la tête du Conseil européen de janvier à juin 2022, n’a rien mis en œuvre pour faire avancer les débats sur ce texte. Enfin, il a aussi soutenu une proposition moins ambitieuse dans les discussions en cours sur cette proposition de directive au Parlement européen, qui devraient aboutir à un vote dans les prochaines semaines.

  • Retraites Macron : la gauche prise de vitesse | Mediapart | 24.01.23

    https://www.mediapart.fr/journal/france/240123/retraites-la-gauche-prepare-la-riposte-l-assemblee

    L’exécutif a choisi pour véhicule législatif un texte budgétaire – en l’occurrence le projet de loi de finances de la Sécurité sociale rectificatif (dit « PLFSSR » dans le jargon). Une option, inédite pour un projet de loi de cette ampleur, qui offre à Matignon de pouvoir faire adopter sa réforme sans vote : soit en ayant recours au 49-3, soit en utilisant l’article 47-1 qui permet une adoption par ordonnance.
    [...]
    Tout laisse donc à penser que vu les délais, la loi ne sera votée ni au Palais-Bourbon ni au palais du Luxembourg. Le 26 mars à minuit, le gouvernement pourrait alors annoncer qu’il utilise la voie des ordonnances, sans même avoir besoin de faire ratifier le texte par le Parlement.
    [...]
    « La vraie difficulté, c’est qu’on est sur une course de vitesse, un hold-up démocratique : le 47-1 est plus brutal, plus massif et en même temps plus édulcoré que le 49-3. Si, à la fin, le projet passe par ordonnance, on ne peut pas saisir le Conseil constitutionnel. Le temps joue pour eux, et cela conditionne notre stratégie parlementaire », explique le député socialiste Jérôme Guedj.
    [...]
    Dans ce cadre particulièrement contraint, auquel il faut ajouter l’impératif de respecter l’article 40 (qui interdit aux députés de déposer des amendements générant des dépenses publiques supplémentaires), quelles marges de manœuvre reste-t-il à l’opposition pour infléchir le cours de l’histoire ?
    [...]
    À gauche, tout le monde en est conscient : quand bien même le combat parlementaire est un ingrédient déterminant dans la contestation de la réforme, l’opposition, plus encore du fait du recours possible au 47-1, ne dispose que d’un « couteau sans lame » sur le plan législatif.
    [...]
    Autrement dit, sans une mobilisation historique de la population, point de salut. « On [les parlementaires] ne suffira pas à faire tomber la réforme, mais on doit aider le mouvement social à installer le rapport de force », résume Pierre Dharréville.

    De là à faire plier le gouvernement, il reste un monde. Si certains rêvent d’un scénario « à la CPE » [contrat première embauche] – une loi promulguée, puis abrogée face à la colère sociale –, une chose est sûre : l’adoption de la réforme des retraites sans vote des parlementaires, que cela soit par voie d’ordonnance ou par 49-3, serait un aveu d’échec cuisant pour le pouvoir. Une option « légalement possible, juge Cyrielle Chatelain, mais politiquement intenable ».

    • Le « politiquement intenable » a-t-il le moindre impact sur un mec de la trempe de « qu’ils viennent me chercher » Manu ?

      Quoi ? Y a un problème ?
      OK, y a pas problème alors.
      Et bien, continuons.

  • Des élèves de lycée pro ont dû travailler la nuit pour coudre les robes de Miss France | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/250123/des-eleves-de-lycee-pro-ont-du-travailler-la-nuit-pour-coudre-les-robes-de

    Des élèves du lycée professionnel Octave-Feuillet ont travaillé jusqu’au bout de la nuit, plusieurs jours de suite, pour coudre les robes et chapeaux des Miss France à l’occasion du concours diffusé sur TF1 en décembre dernier. Alerté, le rectorat de Paris a dû intervenir.

    Elles doivent être fières d’avoir travaillé pour le Comité Miss France.

  • Comment la Macronie a repris en main la vigie française pour le climat | Mediapart - Mickaël Correia
    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/240123/comment-la-macronie-repris-en-main-la-vigie-francaise-pour-le-climat

    C’estC’est la vigie de l’action climatique de notre pays. Lancé fin 2018 par Emmanuel Macron, le Haut Conseil pour le climat (HCC) s’est imposé au sein du débat public sur le réchauffement global grâce à son indépendance farouche et à la qualité de ses publications.

    Ses rapports annuels sont régulièrement cités par les parlementaires comme par les activistes climat. Et ils ont nourri les argumentaires ayant conduit aux deux récentes condamnations en justice de l’État français pour inaction climatique.

    L’organisme indépendant, placé auprès des services du premier ministre, est constitué de 13 scientifiques de renom à l’instar de la climatologue Valérie Masson-Delmotte ou de l’ingénieur star Jean-Marc Jancovici. Il a pour mission d’apporter « un éclairage indépendant, factuel et rigoureux sur l’évolution des émissions de gaz à effet de serre de la France et sur ses politiques publiques ».

    Les publications du HCC ont aussi sévèrement étrillé le gouvernement. En 2020, le HCC a prévenu que l’État français n’était pas « à la hauteur des enjeux » climatiques et a souligné sa lenteur en matière de rénovation énergétique. L’année suivante, l’autorité alertait qu’« en raison du retard accumulé », le rythme actuel de réduction des émissions du pays « devra pratiquement doubler ».

    Toutefois, le travail scientifique et indépendant du HCC semble aujourd’hui menacé par un alignement politique sur l’Élysée comme l’attestent de nombreux témoignages et documents internes à l’institution recueillis par Mediapart.

    Le rapport annuel du HCC, édité en juin dernier, s’est avéré étonnamment plus édulcoré, jugeant que la politique climatique de la France « progresse », malgré ses insuffisances. Notre enquête démontre que dans cette publication, les parties les plus critiques à l’égard du gouvernement, telles la relance du charbon, les subventions aux énergies fossiles ou ses deux condamnations en justice pour inaction climatique, ont été rabotées voire supprimées.

    Selon les mails consultés par Mediapart et les témoignages de trois experts, une responsable syndicale et un membre scientifique du HCC, l’organisme a été désorganisé par son nouveau directeur exécutif, proche d’Emmanuel Macron et des sphères pro-business.

    https://www.dropbox.com/s/gyq7jsvnjz2bz42/Comment%20la%20Macronie%20a%20repris%20en%20main%20la%20vigie%20fran%C3%A7a

  • #Néonicotinoïdes : la France n’autorisera plus l’usage du pesticide dans les champs de betteraves sucrières
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/01/23/la-france-renonce-a-autoriser-de-nouveau-les-neonicotinoides-pour-les-semenc

    La France va respecter l’arrêt de la Cour de #justice de l’Union européenne, rendu jeudi. Le ministre de l’agriculture Marc Fesneau a déclaré lundi 23 janvier qu’il n’y aurait plus de dérogation pour l’usage de ces #insecticides sur les semences de #betterave.

  • Entre la #Grèce et la #Turquie, une frontière de plus en plus meurtrière

    Athènes continue de renforcer la surveillance de la région de l’Evros, qui sépare le pays de son voisin. Les exilés passant par les terres militarisées de la région sont instrumentalisés, au détriment de leur droit d’asile, comme le montrent les dérives et les drames rapportés en 2022.

    AlexandroupoliAlexandroupoli, Orestiada, Poros (Grèce).– Dans le ciel plombé de ce matin de décembre, le vent frappe le drapeau grec à l’entrée de Poros. Un chien errant détale sur la route abîmée qui longe l’église orthodoxe. Il laisse filer les voitures de police, rares véhicules à traverser ce village des confins de l’Evros, un nome (division administrative) du nord-est de la Grèce. Au nord, au loin, s’élèvent les collines de la Bulgarie ; à l’est s’étend la campagne turque.

    Les patrouilles s’avancent jusqu’à un long mur. Séparant la Grèce de la Turquie, ce serpent d’acier tranche des plaines vides sur 27 kilomètres. Ses poteaux de cinq mètres de haut épousent les courbes de l’Evros. Le fleuve, appelé Meriç en turc et Maritsa en bulgare, délimite la frontière gréco-turque, d’une longueur totale d’environ 200 kilomètres.

    Objectif de ce mur, « obstacle technique » comme le nomment les autorités grecques : « Dissuader les migrants de venir et affecter le commerce des passeurs. » Il bouche les points d’accès fréquentés de cette rivière boueuse au lit étroit que les personnes exilées franchissent à la rame. Athènes a investi 63 millions d’euros, selon la presse locale, pour construire cet édifice en 2021.

    Depuis plus de trente ans, les migrants d’Afrique ou d’Asie qui veulent trouver refuge dans l’Union européenne traversent cette frontière entre la Turquie et la Grèce, deux pays membres de l’Otan en désaccord sur la délimitation de leurs frontières maritimes. En 2022, 5 000 personnes sont officiellement parvenues à traverser le fleuve, majoritairement venues de Turquie, de Syrie ou d’Afghanistan, fuyant des conflits ou des tensions politiques. À l’ombre des regards, car personne ne pénètre ce coin de nature : c’est une zone militaire grecque inaccessible sans l’autorisation d’Athènes. Seuls les drones, les caméras thermiques, l’armée et la police ont un œil sur cette frontière.

    Tout est fait pour la rendre hermétique. « Il est illégal de venir sur le territoire grec clandestinement, nous faisons en sorte que les migrants ne rentrent pas, c’est notre travail », précise Giorgos Tournakis, le major de police du département du nord de l’Evros. « Nous détectons les migrants de l’autre côté, grâce à notre matériel, explique un autre agent de police anonyme, en désignant, à quelques mètres, la rive turque hérissée de roseaux. Nous montrons notre présence. Nous utilisons les sirènes, les haut-parleurs, etc. Souvent cela fonctionne, les migrants rebroussent chemin. »

    Il n’existe pourtant aucune entrée pour les exilé·es voulant requérir l’asile en Grèce. « Pour cela, ils doivent aller formuler cette demande à l’ambassade d’Athènes en Turquie », répond le ministère grec de l’immigration.

    Ce mur en pleine nature n’est qu’un aperçu de la frontière gréco-turque que les forces de l’ordre grecques quadrillent. La police et l’armée sont les recruteuses principales du secteur, confirment les habitant·es, même si les autorités ne donnent aucun chiffre global. 400 renforts de police sont arrivés en 2022, 250 arriveront en 2023, selon le major Tournakis.

    Les villages isolés qui constellent les collines rousses et les sous-bois d’arbres nus sont fantomatiques, loin de l’image des îles grecques touristiques. Ici, les grappes d’oiseaux survolent les maisons trapues, boulangeries ou stations d’essence à l’abandon. En dix ans, 8 % de la population a déserté les champs de tournesol, de blé, de coton, principale activité devenue peu rentable, pour se diriger vers des villes grecques ou européennes. Nombre de celles et ceux qui restent s’engagent pour ou avec l’État.

    Le gouvernement grec de droite de la Nouvelle Démocratie justifie cette surveillance accrue de la frontière par l’épisode de mars 2020. Le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, avait annoncé son ouverture, provoquant l’afflux de milliers de réfugié·es. En alerte, Athènes avait bloqué leur venue et massé ses soldats.

    La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, déclarait alors que la Grèce était le « bouclier de l’Europe ». L’expression est toujours appréciée par Manos Logothetis, le secrétaire d’État grec à l’immigration, qui nous reçoit dans son bureau à Athènes. « Nous préférons être le bouclier plutôt que l’idiot de l’Europe ! », s’emballe ce politicien volubile, entre deux bouffées de cigarette et gorgées de café froid. Ce langage martial utilisé par l’UE pour contrer la migration semble aussi avoir fait office de blanc-seing à Athènes pour la fortification de sa frontière.

    « Nous construisons des barrières à nos frais pour arrêter les traversées illégales de migrants. Mais l’UE ne paie pas, car sinon d’autres pays, comme la Pologne, par exemple, pourraient aussi demander à ce que l’on paye leurs murs frontaliers », précise Manos Logothetis. Le gouvernement grec va d’ailleurs prolonger en 2023 les murs antimigrants dans l’Evros jusqu’à 80 kilomètres, annonce-t-il. L’UE octroie à Athènes d’autres aides parallèles pour la gestion de l’immigration. Depuis 2018, environ 1,9 milliard d’euros ont été alloués à la Grèce. Quatre-vingt-six agents et experts de l’agence européenne Frontex sont ainsi présents dans l’Evros.

    À entendre Manos Logothetis, la politique migratoire grecque semble parfois se confondre avec sa politique de défense, elle-même liée à la Turquie. « La migration est politique, dix fois plus qu’il y a vingt ans, l’instrumentalisation des migrants [par Ankara – ndlr] est incomparable aujourd’hui, s’exclame le secrétaire d’État grec. En mars 2020, la Turquie a manipulé les réfugiés pour nous mettre sous pression. Elle pourrait très bien recommencer en 2023, par exemple. Car cette année est importante politiquement. Nous avons des élections législatives et la Turquie a une élection présidentielle. » Dans les deux pays, les scrutins devraient se tenir au printemps. Malgré nos sollicitations, Ankara n’a pas répondu à nos demandes d’interview.

    Les réfugié·es en quête d’Europe se retrouvent au cœur de ce conflit larvé entre les deux pays. Au fur et à mesure que les tensions entre Athènes et Ankara s’accentuent, ces migrant·es sont perçu·es comme des « armes », au détriment de leur droit d’asile, estiment plusieurs organisations des droits humains.

    Alarm Phone, une ONG basée à l’étranger, reçoit des appels d’exilé·es en détresse, bloqué·es aux frontières. « Nous avons de plus en plus d’appels à l’aide de l’Evros depuis 2020, relate son directeur, qui reste anonyme. Des gouvernements comme ceux de la Grèce, de la Turquie ou d’autres “militarisent” la migration et présentent les personnes en déplacement comme une menace militaire. Nous condamnons ce discours déshumanisant. Nous exigeons la liberté de circulation pour tous et le droit de demander l’asile. »

    De son côté, Styliani Nanou, représentante du Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR), se dit « profondément préoccupée par le nombre croissant de signalements d’incidents de retours forcés, qui s’apparentent dans certains cas à des refoulements [soit des push back, démentis par Athènes – ndlr]. Nous en avons compté 540 en Grèce en 2020 et 2021. Ils sont souvent accompagnés de violences et de violations des droits de l’homme à diverses frontières européennes ».
    Des drames à huis clos

    Le HCR a des équipes dans la ville d’Orestiada, commune érigée il y a cent ans par des Grecs chassés de Turquie, dans le nord-est de l’Evros. Peu d’associations et organisations de défense des réfugié·es sont toutefois présentes dans cette ville de 25 000 habitant·es. Outre le HCR, une poignée de personnes d’organisations comme Human Rights 360, Greek Council for Refugees et Arsis sont présentes dans l’Evros. « Il est difficile pour les ONG de travailler. Nous manquons d’autorisations d’accès à la frontière », explique un responsable humanitaire à Athènes.

    Les drames se déroulent à huis clos. De fait, outre les « push back », la liste des dérives inhumaines rapportées par la presse ou les associations dans l’Evros en 2022 est longue. En février, 12 migrants ont été retrouvés morts de froid côté turc. Athènes et Ankara se rejettent fréquemment la responsabilité de nombreux sauvetages d’exilé·es bloqué·es sur les îlots de la rivière Evros, entourés d’un flou juridique.

    Trente-huit personnes, majoritairement syriennes, sont ainsi restées coincées des jours en août, pendant que les pays voisins se renvoyaient la balle pour leur venir en aide. Une fillette est morte, selon sa famille, piquée par un scorpion, et a été enterrée sur l’île. Pour le secrétaire d’État grec à la migration, « il n’y a pas de petite fille morte : les autorités ne trouvent pas de corps ». Une enquête grecque et une de la Cour européenne des droits de l’homme sont en cours.

    Certains drames deviennent l’argument des joutes verbales entre Grèce et Turquie. Mi-octobre, 92 migrants ont été retrouvés nus, en pleine nature, à la frontière côté grec. Le ministre grec de l’immigration, Nótis Mitarákis, a rapidement publié un tweet contre la Turquie, en diffusant la photo de ces hommes humiliés. « Le comportement de la Turquie envers ses 92 migrants que nous [la Grèce] avons sauvés à cette frontière est une honte pour la civilisation », s’est indigné le ministre. La Turquie a réfuté ces accusations.

    Dans ce système, les migrants finissent par être criminalisés. Christiana Kavvadia, avocate pour l’organisation Greek Council for Refugees dans l’Evros, compte parmi ses clients des personnes poursuivies par la justice pour « entrée illégale » sur le territoire. Ils risquent jusqu’à cinq ans de prison et une amende de 1 500 euros. « Du 1er au 31 mars 2020, un texte législatif interdisant la demande d’asile est entré en vigueur pour cette période, l’ensemble des migrants arrivés à ces dates ont été accusés d’entrée illégale et nombre d’entre eux ont été envoyés en prison pour une longue période. Depuis, cette pratique consistant à sanctionner l’entrée illégale existe toujours mais avec des peines moins sévères, explique-t-elle. La pénalisation des demandeurs d’asile n’est pas conforme à la convention de Genève et vise à être une mesure dissuasive. »
    Record de décès en 2022

    Dans l’Evros, il est aussi rare d’assister à des situations dramatiques que d’entendre des voix locales qui les commentent. « Nous sommes peu nombreux à défendre les droits des réfugiés dans le coin… C’est un système contre lequel on ne peut pas lutter : 90 % des gens à Orestiada travaillent avec la police », regrette Dimitrios Zeferiades, le gérant d’un bar alternatif de cette ville. « Il y a cent ans, nos ancêtres (grecs) sont passés par cette frontière par milliers, ils étaient réfugiés. Maintenant, il existe des milices dans les villages pour faire fuir les migrants : les habitants ont oublié leurs racines », dénonce-t-il.

    En 2020, des villageois de la frontière avaient exhibé leur « chasse » aux migrants face à la presse. Pour Dimitrios Zeferiades, plus que des outils « politiques », « les migrants sont devenus des produits sur lesquels la Grèce se fait de l’argent. Les autorités demandent des financements pour acheter tout un arsenal [drones, caméras – ndlr] qui ne sert à rien : personne ne peut surveiller cette rivière de 200 kilomètres ».

    Entre les murs saumon de la morgue de l’hôpital de la ville d’Alexandroupoli, la plus grande ville de l’Evros, Pavlos Pavlidis approuve. « Les murs n’empêchent rien », déclare, grave, ce médecin légiste. Il montre sur son téléphone la photo d’un homme inerte. Le froid de décembre a emporté dans son sommeil ce jeune adulte d’une vingtaine d’années, dans un cabanon au pied d’une montagne enneigée de l’Evros. « Hypothermie. Il y a environ deux jours, le 10 décembre », a conclu Pavlos Pavlidis. Dans son bureau au sous-sol, où règne une odeur de cigarette, le médecin méticuleux expose deux cartes bleues et deux bagues ayant appartenu à la victime, « probablement d’Afrique du Nord ». Ces indices permettront peut-être de l’identifier, espère-t-il.

    « 2022 constitue un record, je n’avais jamais autopsié autant de personnes [exilées] », annonce Pavlos Pavlidis. En poste depuis 2000, l’expert a vu plus de 660 cadavres d’étrangers, dont 63 cette année. Derrière sa fenêtre s’élèvent deux conteneurs renfermant depuis des mois 30 corps d’exilés : « Je n’ai plus de place dans les frigos. »

    Le fleuve est le premier à faucher les réfugiés. L’hypothermie est la deuxième cause de mortalité. Les réfugiés se perdent, trempés, dans la nature. « Ils évitent les villages. Ils savent que les habitants ne les aident plus comme avant », explique Pavlos Pavlidis. Les accidents de la route sont enfin la troisième cause des décès de migrants. « Certains s’entassent dans des véhicules et tentent de fuir les autorités », dit-il.

    Le portable de Pavlos Pavlidis vibre pendant qu’il parle : « Mon numéro a fuité. » Il reçoit des messages de détresse d’inconnu·es : des mères, des frères, à la recherche de leurs proches. Si 5 000 migrants sont officiellement arrivés dans l’Evros en 2022, combien sont-ils à s’être égarés dans ses collines ?

    https://www.mediapart.fr/journal/international/200123/entre-la-grece-et-la-turquie-une-frontiere-de-plus-en-plus-meurtriere

    Dans cet article, l’annonce d’une ultérieure #extension du mur :

    Le gouvernement grec va d’ailleurs prolonger en 2023 les murs antimigrants dans l’Evros jusqu’à 80 kilomètres, annonce-t-il.

    Première extension (passage de 12,5 km en 2012 à 12,5 km + 35 km en 2020/2021) :
    https://seenthis.net/messages/830355
    https://seenthis.net/messages/935658

    #frontières #migrations #réfugiés #barrières_frontalières #murs #barrières_frontalières #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #Evros #Thrace #obstacle_technique #dissuasion #surveillance #instrumentalisation_de_la_migration #refoulements #push-backs #retours_forcés #violence #décès #milices #chasse_aux_migrants

  • Retraites : Macron manque de soutiens mais pas d’aplomb | Mediapart | 20.01.23

    https://www.mediapart.fr/journal/politique/200123/retraites-macron-manque-de-soutiens-mais-pas-d-aplomb

    Plus qu’un réel débat sur la pertinence de la mesure, le gouvernement entend mener la bataille de l’opinion pour contourner les syndicats. Une entreprise périlleuse, contrecarrée jeudi par deux prises de parole aux effets dévastateurs pour l’exécutif. La première est l’œuvre de l’économiste Jean Pisani-Ferry. Dans une tribune publiée dans Le Monde, cet ancien soutien d’Emmanuel Macron dénonce « le repli des ambitions de l’exécutif » et fustige un pouvoir qui « n’assume pas politiquement » une des « motivations principales » de la réforme : dégager des marges de manœuvre budgétaire pour financer le reste de ses politiques publiques.

    Venant d’un de ceux qui ont inspiré la politique économique d’Emmanuel Macron depuis 2017, le coup est sévère. Il vient porter atteinte à la sincérité même de la rhétorique présidentielle, qui présente la réforme comme « vitale » pour « sauver le système de retraites ». Dans la soirée, le président du Conseil d’orientation des retraites (COR), Pierre-Louis Bras, a battu en brèche à son tour cette version. « Les dépenses de retraites ne dérapent pas, elles sont relativement maîtrisées, a-t-il déclaré lors d’une audition à l’Assemblée nationale. Même dans l’hypothèse retenue par le gouvernement, elles diminuent très, très peu mais un peu à terme. »

    Sûr de son fait, le président de la République a pressé ses ministres de porter haut et fort la réforme, qui sera présentée lundi en conseil des ministres. « Déployez-vous dans vos secteurs pour expliquer, expliquer et encore expliquer les enjeux de la réforme », leur a-t-il enjoint mercredi. Une rencontre avec le réel qu’ont déjà commencée les parlementaires Renaissance. Plusieurs en sont revenus inquiets, raconte une députée, quant à la vague sociale qui se profile.


    pour le point du chef du COR : https://seenthis.net/messages/987424

  • Comment l’État expulse de plus en plus les pauvres | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/190123/comment-l-etat-expulse-de-plus-en-plus-les-pauvres
    https://www.mediapart.fr/etmagine/og/journal/files/2023/01/19/20230119-img-comment-letat-expulse-les-pauvres.jpg
    #logement #police #violence #domination #justice #propriété

    Il révèle aussi que 17 000 familles par an étaient mises à la rue par les forces de l’ordre avant la crise sanitaire et que certaines catégories de la population sont plus vulnérables comme les résidents de foyers de travailleurs migrants, exclus du droit commun, qui ont treize fois plus de risques d’être mis à la rue.

    Le sociologue explique que l’État expulse davantage non pas parce que les personnes s’appauvrissent mais parce que les autorités choisissent de réprimer les plus endettés. Une situation que risque d’aggraver le projet de loi dite « anti-squat » qui sera débattue au Sénat le 31 janvier après avoir été voté à l’Assemblée en décembre. Entretien.

  • À l’heure du retour à une forme de conscription purement dédiée au dressage idéologique - le SNU - il n’est pas inutile de rappeler quelques arguments antimilitaristes. J’ai sorti de mes archives ce tract de la fin des années 70 du mouvement objection collective, alias OP20 auquel j’appartenais.

    https://cabou.net/IMG/pdf/op_20_objection_collective.pdf

    https://seenthis.net/messages/985590
    https://seenthis.net/messages/981924

    #SNU #service_national_universel #antimilitarisme #OP20 #objection_collective

  • Plus d’un million de personnes dans la rue. Macron ne recule pas | Mediapart | 19.01.23

    https://www.mediapart.fr/journal/france/190123/plus-d-un-million-de-personnes-dans-la-rue-mais-macron-ne-recule-pas

    Pour convaincre, encore faut-il manier les bons arguments. Et donc ne pas brandir à tout propos la volonté de « sauver » le système de retraites français, alors que le but de l’exécutif est avant tout de réaliser des économies rapides. Le président du Conseil d’orientation des retraites était justement auditionné ce jeudi à l’Assemblée, par les commissions des finances et des affaires sociales.

    Et Pierre-Louis Bras a rappelé quelques évidences, comme il le fait depuis le printemps dernier : « Les dépenses de retraite ne dérapent pas, elles sont relativement maîtrisées », a-t-il redit aux député·es, soulignant même que « dans la plupart des hypothèses, elles diminuent plutôt à terme ».

    Dans ses interventions, il a l’habitude de rappeler que le choix du gouvernement peut s’expliquer d’une manière fort simple : du point de vue des finances publiques, les dépenses de retraites ne sont pas compatibles avec le « programme de stabilité » tel qu’il a été communiqué par le gouvernement à la Commission européenne. Ce document, qui est censé engager la France, prévoit une croissance des dépenses publiques de seulement 0,7 % (hors inflation) par an. Or, sans réforme, les dépenses de retraites, qui représentent un quart des dépenses publiques, devraient augmenter de 1,5 % par an ces dix prochaines années en moyenne…

    La bataille est donc loin d’être terminée, malgré cette première manche incontestablement remportée par les syndicats. « On ne peut pas avoir une poignée de personnes qui génèrent une pagaille pour des millions de Français », avait déclaré le 15 janvier Aurore Bergé, présidente du groupe macroniste à l’Assemblée. Les manifestant·es pourraient lui retourner le compliment, et refuser désormais qu’« une poignée » de responsables politiques s’arc-boutent dans un bras de fer contre « des millions de Français ».

  • À Narbonne, la justice accorde la garde d’un enfant à son père mis en examen pour inceste | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170123/narbonne-la-justice-accorde-la-garde-d-un-enfant-son-pere-mis-en-examen-po

    Un juge de l’Aude vient d’accorder un droit de visite et d’hébergement au père de L., 8 ans, pourtant mis en examen pour agressions sexuelles sur l’enfant. Cette décision va à l’encontre des recommandations officielles en matière de lutte contre l’inceste. La mère, elle, n’a le droit de voir son fils que sous la surveillance des services sociaux.

    #justice_de_classe #patriarcat

    • Le viol des enfants, des plus de 75 ans ou des handicapé·es ne rentrent pas en ligne de compte, pas en france en 2023.

      Inutile de les protéger, il faut sauver la présomption d’immondice oups d’innoncence avant tout soit disant. Et je ne vois toujours pas où est l’atteinte à la présomption d’innocence quand on protège une personne.
      Tu imagines, parce que tu penses défendre d’abord la présomption d’innocence, obliger deux enfants qui se seraient battus, un grand et un petit malingre de rester côte à côte à la cantine ? Absurdité totale. Les éloigner c’est les protéger l’un et l’autre.

      Le discours de cette magistrate, vice-présidente de l’Union syndicale des magistrats (USM) qui se nomme #Cécile_Mamelin est vraiment à vomir au regard de la destruction de ces vies.

      https://seenthis.net/messages/982581

  • Nucléaire [en France] : une « accélération » qui n’a pas grand-chose dans le moteur | Mediapart | 16.01.23

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/160123/nucleaire-une-acceleration-qui-n-pas-grand-chose-dans-le-moteur

    Autre ajout notable du Sénat, l’inclusion dans le texte des « petits » réacteurs nucléaires, ces SMR (« small modular reactor ») dont Emmanuel Macron a parlé à plusieurs reprises, et que la France n’a jamais développés – à la différence de la Russie, par exemple. « C’est une chimère, ils ne sont pas technologiquement et financièrement plus avancés que les EPR2 », critique Pauline Boyer, responsable du nucléaire à Greenpeace, qui décrit le nucléaire comme « un rouleau compresseur » et cette loi comme une manière d’exercer une pression sur le débat démocratique.

    Même si la Haute Assemblée est acquise à la droite, le vote de ce texte ne fait aucun doute, tant les élu·es LR, Renaissance, mais aussi communistes et en partie socialistes, se rejoignent dans la défense du nucléaire. Seuls les sénateurs écologistes devraient donc batailler dans l’hémicycle contre le projet de loi.

    « L’enjeu est de remettre un peu de démocratie dans ce débat, explique Daniel Salmon, sénateur d’Ille-et-Vilaine et chef de file de son groupe sur la loi. Il n’y a eu aucun débat et il faut accélérer ? Mais où vit-on ? Le seul objet de ce projet de loi est de mettre les Français devant le fait accompli. C’est un scandale absolu, qui s’inscrit dans la durée, puisque le nucléaire n’a jamais été transparent et n’a jamais été débattu démocratiquement. » Ils pensent défendre une trentaine d’amendements. Prévue à partir du 13 mars, la discussion à l’Assemblée nationale devrait être beaucoup plus agitée.

  • 21 juin 1973 : quand l’extrême gauche écrasait le fascisme dans l’œuf | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/politique/150123/21-juin-1973-quand-l-extreme-gauche-ecrasait-le-fascisme-dans-l-oeuf

    Le 21 juin 1973, à l’appel de la Ligue communiste, des milliers de manifestants casqués et armés prennent d’assaut un meeting raciste d’Ordre nouveau protégé par la police. Tournant dans l’histoire de l’extrême gauche de l’après-1968, cette manifestation reste un souvenir vivant de l’antifascisme et de son actualité.

    #Politique #France #Extreme_gauche #21_juin_1973 #Antifascisme

    • Les maoïstes de La Cause du peuple, de L’Humanité rouge et de Prolétaire-Ligne rouge, ainsi que Révolution ! (dite « Révo », une scission de la Ligue), ont répondu présents – ils auront une place dans le SO de tête. On leur prête un rôle important dans l’avalanche de [400] cocktails Molotov, qui a surpris même les plus aguerris. « Sur la nécessité d’écraser le fascisme dans l’œuf, il n’y avait pas l’ombre d’une divergence entre nous », rapporte un des dirigeants de Révo à l’époque, qui préfère taire son nom. (...)

      « On se tenait par les coudes, très serrés les uns derrière les autres. On a avancé, c’était fort et massif. Il devait y avoir quinze ou vingt rangs de gens casqués, alors qu’il n’y avait que cinq ou six rangs de SO ! » (...)

      Signe des temps, et union de la gauche oblige, même le vieux dirigeant du Parti communiste (« un parti stalinien de la plus belle eau », dixit Janette Habel), Jacques Duclos, prend la parole pour se solidariser de la Ligue et réclamer la libération d’Alain Krivine. En contrepartie, les trotskistes ne s’expriment pas à la tribune.

      l’article propose une histoire assez étroitement politique (les appareils, petits et grands) de cette manif, citant au mieux les anciens mouvements (étudiants, lycéens) pour l’apport en militants qu’ils ont fourni mais si il prétend évoquer "un monde enfoui qui resurgit" il gomme du paysage qu’il présente l’actualité populaire d’une puissante contestation qui a - tous azimuts - travaillé corps et âme l’après 68. par exemple, cette même année 73, l’énorme mobilisation des scolarisés « contre la loi Debré », ses dizaines d’occupations d’établissements scolaires, ses milliers de manifs (micro)locales et ses mobilisations « centrales » par centaine de milliers de personnes avait donné sa couleur au printemps, fragilisant au passage l’État avec la démission du ministre de la défense Michel Degré - l’un des rédacteurs de la Constitution de 58- le 28 mars, une semaine après la plus grosse journée d’une mobilisation qui se prolongera parfois localement - ne pas se séparer, comme au travail, dans l’isoloir, la famille- par de-là les vacances scolaires estivales https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Debré_de_1973

      #manifestation

  • Récit d’une #fin_de_vie face aux insuffisances de l’#hôpital : « Je m’épuise dans des démarches qui n’aboutissent pas. Mon père, lui, s’enfonce »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/01/16/recit-d-une-fin-de-vie-face-aux-insuffisances-de-l-hopital-je-m-epuise-dans-

    Vanessa Schneider, grand reporter au « Monde », raconte les derniers mois de son père, l’écrivain et psychanalyste Michel Schneider, #mort d’un cancer en juillet 2022. A l’heure où la question de la fin de vie s’impose dans le débat public, ce récit en dit long sur la faillite de la prise en charge des patients condamnés.

    #santé #soins_palliatifs #médecins #soignants #société_d'abandon

    • attention : récit terrorisant

      Il rappelle la chronologie des soins : l’ablation de la tumeur, puis les douze séances de chimiothérapie, la rechute, les essais d’immunothérapie, le traitement expérimental de chimiothérapie injectée directement dans le foie. Mon père détient le record de séances de chimio de Paul-Brousse, et cette « performance » lui arrache un sourire. L’oncologue explique ce qu’il va se passer dans les jours et les semaines à venir : une jaunisse va probablement se déclarer, les organes vont lâcher les uns après les autres, les atteintes neuronales vont se multiplier. Il me glisse : « Il ne passera pas l’été. »
      J’insiste, puisqu’il est déjà debout pour nous dire au revoir : « Et maintenant, on fait quoi ? » Et c’est là, à cet instant précis, que la folie commence.

      « Il rentre chez lui », répète le médecin. Comme ça, sans rien, ni médicaments ni soins à domicile ? Mon père ne peut quasiment plus se lever ni marcher sans aide, il dort presque toute la journée, il a perdu énormément de poids, son ventre est gonflé par l’eau car les reins ne font plus leur travail, il manifeste des signes de confusion, s’emmêle dans les jours et les dates. L’oncologue finit par proposer une consultation par téléphone quinze jours plus tard. « En cas de problème, appelez les #urgences. »

      https://justpaste.it/6l32s
      edit par chance, Godard était suisse et pas fauché

    • Les folles économies de la famille Ciotti au détriment de la Sécurité sociale
      https://www.mediapart.fr/journal/france/160123/les-folles-economies-de-la-famille-ciotti-au-detriment-de-la-securite-soci

      Depuis plus de 18 ans, la mère d’Éric Ciotti occupe une place dans un hôpital de la vallée de la Vésubie pourtant réservé à des soins de courte durée. Conséquence : la prise en charge est entièrement assumée par la Sécurité sociale, avec au moins 500 000 euros d’économies à la clé pour la famille Ciotti. Le nouveau patron des Républicains n’a pas répondu à nos questions.

    • Le récit terrorisant correspond peu ou prou a ce que j’ai vécu cet été en accompagnant la fin de vie de mon père. Merci pour la version complète.

      « Autant sa maladie a été admirablement traitée, autant sa fin de vie aura été honteusement négligée. »

      C’est exactement ce que je ressens aujourd’hui.

  • L’Abeille Verte à Lodève | Mediapart | 15.01.23

    https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/150123/la-rude-quete-de-l-emploi-pour-les-seniors-en-territoire-rural-violentes-e

    ou comment sortir les vieux du chômage en territoire rural.

    En 2019, elle voit un film qui va changer le cours de son existence. Nouvelle cordée, réalisé par Marie-Monique Robin, raconte l’histoire de la première « entreprise à but d’emploi » (EBE, une entreprise associative) de France, lancée dans les Deux-Sèvres dans le cadre de l’expérimentation « Territoire zéro chômeur de longue durée ».

    « J’en ai pleuré », se souvient Pierrette, qui décide de tenter l’aventure via un collectif de « privés d’emploi de longue durée » et de citoyen·nes lodévois·es militant pour obtenir une habilitation dans leur ville. Trois ans de travail acharné plus tard, le pari est gagné. Lodève devient le premier « territoire zéro chômeur » d’Occitanie.

    Sur 80 personnes, une seule a un véhicule

    L’entreprise à but d’emploi, baptisée « l’Abeille verte », se lance en septembre 2022. Quatre mois plus tard, elle emploie déjà 101 personnes dans quatre pôles : « recyclage et réemploi », « agriculture bio », « services de proximité » et « pôle support », pour l’administratif et le financier.

    « À terme on veut arriver à 250 salariés », explique Samuel Truscott, directeur général de l’Abeille verte. « Ici, l’embauche est non sélective, sans condition d’expérience et de diplôme », ajoute-t-il. La moyenne d’âge des salarié·es est de 46 ans. Il y a légèrement plus de femmes que d’hommes.

    https://www.mediapart.fr/journal/economie/240118/des-entreprises-utopiques-contre-le-chomage-de-longue-duree

    • la réaffectation des coûts directs, indirects et induits par la précarité et le chômage de plus d’un an peut permettre le financement d’emplois en CDI

      ces conneries (la propal #territoires_zéro_chômeur) sont triomphalement faites et écrites en 2018, en 2022, c’est les RSAstes qu’on veut (à nouveau) activer pour leur bien.

      l’#activation_des_dépenses_passives (aka les allocs chômage, les chômeurs) c’est une vieille merde OCDE qui a été au principe de toute les « réformes » du droit au chômage depuis au moins 20 ans.

      #story_telling #idéologie_du_travail #droit_au_chômage

    • Quant à Pierrette [bientôt 61 ans], elle préfère se concentrer sur l’aventure du moment, plutôt que de songer à la retraite. « Je ne me demande pas à quel âge j’aurai le droit de partir mais quand je vais “choisir” de partir. » Elle n’en a d’ailleurs pas terminé et se rêve « ambassadrice territoire zéro chômeur » au Québec, province canadienne qu’elle affectionne particulièrement. « Et quand j’aurai fini de transmettre, là, je m’arrêterai ! »

      et un peu avant dans l’article, on a le CV :

      « Les gens d’ici ont travaillé pour enrichir les grosses familles du textile puis pour enrichir les actionnaires de la Cogema. Et quand ils sont tous partis, il n’y avait plus rien ! », tempête Pierrette, qui vit à Lodève depuis plus de quarante ans.

      « Je célébrerai mes 61 ans en avril prochain », répond-elle, faussement grandiloquente, quand on lui demande son âge. Emmitouflée dans un ample pull blanc, avec de longs cheveux détachés tombant au milieu du dos, cette figure lodévoise – elle salue presque tout le monde dans la rue – n’a pas la langue dans sa poche.

      Son parcours professionnel est éclectique. Chevrière, animatrice de chantiers pour une ONG en Afrique, puis salariée en contrat aidé pour diverses associations, Pierrette dit n’avoir connu « que des niveaux de vie et des revenus limités ». Elle ne s’en plaint pas. Elle considère avoir toujours « choisi » sa façon de vivre.

      Mais tout a basculé en 2018, quand la majorité des contrats aidés ont été gelés par le ministère du travail. Celui de Pierrette, dans une association culturelle, n’a pas été renouvelé. Son ressentiment reste vif envers Emmanuel Macron, qu’elle surnomme « le roi ». « Je lui en veux car j’avais une vie de rêve », glisse-t-elle.

      Alors âgée de 56 ans, Pierrette se retrouve « au chômage et en dette », car le département lui réclame un gros arriéré de RSA, qu’elle a toujours contesté, mais qu’il a fallu payer. 10 000 euros à rembourser, prélevés par échéancier puis sur ses minima sociaux. L’héritage qu’elle avait perçu de ses parents est englouti.

      Commence une traversée du désert. La dépression, et un « parcours d’embauche » où Pierrette retient avoir été « violentée », à cause de son âge. « Personne ne va jamais te dire “t’es trop vieille”, mais comme tu n’as jamais de réponse, tu finis par comprendre. C’est toi qui fais ce constat, toute seule. »