Slate.fr

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  • Le port du casque n’est pas l’alpha et l’oméga de la sécurité à #vélo | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/239748/casques-velo-culte-protection-securite-accidents-voiture-pas-suffisant-changem

    Les casques offrent une meilleure protection dans les accidents n’impliquant qu’un vélo, et « une protection limitée contre les blessures graves à la tête lors d’impacts à haute énergie ou lorsqu’un cycliste est renversé par un véhicule motorisé ». Mais des travaux indiquent que les porteurs de casque sont peut-être moins susceptibles de subir un traumatisme crânien simplement parce qu’ils pourraient être plus prudents que d’autres cyclistes... Pointer du doigt le non-port du casque revient à rejeter injustement la responsabilité sur les personnes les plus vulnérables sur la route, au lieu de cibler les risques à leur source (les autos, SUV, la vitesse, les mauvaises infrastructures...).

    -- (...)

    #sécurité

  • La difficulté de quitter un conjoint violent à la campagne, « où tout le monde se connaît »
    https://www.slate.fr/story/237815/violences-conjugales-milieu-rural-campagne-yonne-temoignages-femmes

    Eloïse Bussy — 19 décembre 2022 à 9h00
    Manque de moyens, mal informées, souvent confrontées à l’isolement : les femmes ayant subi des violences intrafamiliales dans de petites communes racontent les obstacles rencontrés.

  • Pénis et léopards : découverte de la plus ancienne sculpture narrative du monde | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/237581/penis-leopards-decouverte-ancienne-sculpture-narrative-monde-histoire-turquie-

    Ce serait la première histoire sculptée. En tout cas, la plus ancienne que l’on ait à ce jour trouvé. Voici la superbe découverte que viennent tout juste de faire des archéologues travaillant sur les fouilles de Sayburç, dans le sud-est de la Turquie.

    Le site en question était habité au néolithique, il y a environ 11.000 ans, aux prémices de la sédentarisation de l’homme, rapporte le média scientifique Phys.org. Les fouilles sont encore loin d’être terminées, mais elles ont déjà révélé plusieurs sculptures remarquables, racontant une histoire vieille de plusieurs millénaires.

    Dans ce qui aurait été une grande salle communale jonchée de bancs, les archéologues ont mis à jour deux grands panneaux représentant des personnages divers, interagissant avec des animaux dangereux. On y voit notamment un homme, phallus en main, face à des léopards qui tenteraient, semble-t-il, de l’entourer. Sur le second panneau, un autre homme muni cette fois-ci d’un hochet, affronte un serpent et un taureau.
    Première scène narrative

    Des œuvres d’art similaires, et parfois bien plus anciennes, on en a déjà trouvées tout un tas me direz-vous. Sauf que cette fois-ci, c’est légèrement différent. Ici, les figures communiquent entre elles et forment une scène narrative, un véritable récit ancien.

    Les deux panneaux sont en effet juxtaposés horizontalement, de sorte qu’ils puissent être vus de manière progressive, à l’image d’une histoire que l’on raconte. « Ces figures gravées ensemble pour dépeindre un récit sont les premiers exemples connus d’une telle scène holistique », explique dans la revue Antiquity l’archéologue Dr. Eylem Özdoğan, de l’Université d’Istanbul.

    Avec ses bancs et ses espaces, la pièce commune actuellement fouillée sur le site pourrait avoir été comme une sorte de salle de cinéma, un théâtre où l’on peut voir et découvrir les personnages mythiques de cette communauté néolithique alors en pleine mutation.

    11,000-year-old carving may be earliest narrative scene
    https://phys.org/news/2022-12-year-old-earliest-narrative-scene.html

    The discovery, reported by Dr. Özdoğan in the journal Antiquity, was made during excavations at Sayburç which began in 2021. The site is located beneath a modern village in the Şanlıurfa Province of Turkey.

    The excavations revealed the site was inhabited during the Neolithic, in the 9th millennium BC. This period saw an important transition, with people shifting from a mobile hunter-gatherer lifestyle to farming and living in long-term settlements like Sayburç.

    Archaeologists uncovered several residential buildings as well as a large communal structure. This may have served as a place for special gatherings, with benches lining the walls. The narrative images were found carved into the back rests of some of these benches.

  • Transfert - Glisser, lentement | Slate.fr
    https://www.slate.fr/audio/transfert/glisser-lentement-210

    Plongée dans le noir.

    Nous sommes le 11 novembre 2020, huit mois après le début de la crise sanitaire du Covid et à peine quelques jours après le deuxième confinement national. Ce jour-là, des centaines de milliers d’internautes ont pu découvrir le documentaire Hold-up, retour sur un chaos. Pendant un peu plus de deux heures quarante, les auteurs prétendent raconter l’histoire secrète du Covid-19. Derrière ce virus se cacherait en fait un complot mondial. Truffé de contre-vérités, le documentaire a donné des billes à tous les complotistes de France.

    C’est aussi ça l’histoire du Covid, celle d’Elsa dont la vie familiale était régie par le sacro-saint serment d’Hippocrate avant que des théories du complot s’invitent dans sa maison.

    L’histoire d’Elsa est racontée au micro de Rudy Saada.

  • L’orgasme de la gorge est bien plus répandu qu’on ne le croit | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/236171/sexe-orgasme-gorge-bouche-langue-nerf-vague-point-g-luette

    Et il concerne aussi bien les hommes que les femmes.

    Au fond, le film Gorge profonde n’était pas si éloigné de la réalité. Le bien nommé Insider vient en effet de publier une enquête selon laquelle les orgasmes de la gorge sont monnaie courante. L’article s’ouvre que le témoignage d’une quinquagénaire texane qui décrit la première fois qu’elle en a vécu un. Alors qu’elle pratiquait une fellation, elle a réalisé que sa salive devenait plus épaisse, puis tout son corps s’est mis à trembler.

    C’était il y a des années ; depuis, cette femme est même parvenue à se donner des orgasmes seule en stimulant sa gorge, sa langue et sa bouche. La pratique du sexe oral n’est pas indispensable à l’obtention d’un obstacle de la gorge : un résultat similaire peut être obtenu en utilisant ses doigts ou un sextoy. Mais attention, prévient la témoin interrogée, ce résultat spectaculaire est loin d’être atteint à tous les coups.

    Chez certaines personnes, cet orgasme est principalement ressenti au niveau de la bouche ou de la gorge ; chez d’autres, il descend jusqu’aux parties génitales, quand il ne traverse pas l’intégralité du corps. Quelques témoignants et témoignantes ont même témoigné avoir vécu des orgasmes de la gorge par la simple force de la pensée, après avoir pensé à une fellation ou après avoir déplacé leurs pensées érotiques vers cette zone de leur corps en pratiquant des exercices de respiration.

    Bien que méconnus, ces orgasmes n’étonnent pas la communauté scientifique, consciente de la richesse de la gorge en cellules sensorielles ainsi que du grand nombre de terminaisons nerveuses dans la langue et la bouche. « L’orgasme est centré sur le cerveau », rappelle de toute façon la sexologue Carol Queen, si bien que « certaines personnes peuvent expérimenter des types d’orgasmes que d’autres jugeraient pour la plupart impossibles ».

    Le phénomène toucherait aussi bien les hommes que les femmes, même si, comme l’expliquait le docteur Herbert Arthur Otto dans son livre Liberated Orgasm : The Orgasmic Revolution dès 1999, les hommes sont plus réticents à l’idée d’évoquer leurs expériences –sans doute par une forme d’homophobie intériorisée. D’après les témoignages recueillis par le scientifique sur plusieurs centaines de personnes, environ 20% des individus auraient déjà vécu une telle expérience au moins une fois, un pourcentage voisin chez les femmes et chez les hommes.

    Les autres scientifiques s’étant penchés sur le sujet ne fournissent pas de chiffres, mais leurs travaux confirment en tout cas la réalité de l’orgasme de la gorge. Celui-ci serait en partie dû à une stimulation du nerf vague, dixième nerf crânien, le plus long et le plus ramifié du système parasympathique, qui contrôle les activités involontaires des organes.

    Selon le docteur Amir Marashi, cofondateur de la marque de sextoys Cerē, quatre des ramifications de ce très long nerf dirigent respectivement vers l’arrière de la gorge, la base de la langue, la gorge et les cordes vocales. Le nerf vague est également connecté, de façon indirecte, aux parties génitales, à l’aide du nerf pudendal, l’un des principaux nerfs qui innervent le périnée. D’où le fait qu’une stimulation de la gorge puisse entraîner des sensations entre les jambes.

    Point G comme gorge

    Selon certaines expertes, la gorge renfermerait un simili point G, situé derrière la luette, au niveau du muscle cricopharyngien, qui fait partie du haut de l’œsophage. Le stimuler nécessiterait en revanche d’aller stimuler une zone située tout à fait au fond de la gorge, donc d’utiliser un pénis ou un objet phallique. Dans les témoignages, on peut lire que certaines sessions de « gorge profonde » font changer la texture des tissus de la gorge, à la manière de ce qui peut se produire au niveau de la vulve.

    Mais alors, pourquoi les personnes concernées n’ont-elles pas d’orgasmes quand elles se nourrissent ou lorsqu’elles se raclent la gorge ? La réponse est simple, et elle nécessite d’être répétée : parce que l’orgasme part du cerveau, et que les bonnes conditions sont nécessaires pour atteindre ce genre de climax. S’acharner mécaniquement sur cette zone n’a donc pas grand intérêt : même chez les individus entraînés, l’orgasme de la gorge n’a de toute façon rien de systématique.

    Ceci est l’occasion de rappeler qu’en matière de rapports sexuels, le consentement est la base absolue, et que ce genre de pratique se discute au préalable. Vu la technicité de la chose, personne ne pourra donner d’orgasme de la gorge à un·e partenaire qui n’en a pas envie. Et ce n’est même pas la peine d’imaginer essayer.

  • Au Portugal, les cimetières débordent de mystérieux cadavres momifiés | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/235910/portugal-cimetiere-deborde-mysterieux-cadavres-momifies-momie-mort-porto

    Le Portugal a un vrai problème avec ses cimetières. Dans les zones urbaines, le manque de place pour de nouvelles tombes a poussé les autorités à imaginer dès 1960 un concept de sépultures temporaires. Les corps doivent être systématiquement exhumés une fois décomposés, pour que les restes osseux soient placés dans de plus petits conteneurs. Une sacrée économie d’espace, qui est aujourd’hui compromise par un étrange phénomène : la momification naturelle des cadavres.

    Habituellement, un corps mettrait environ cinq ans à se décomposer. Mais dans les cimetières portugais, les corps ne se décomposent mystérieusement plus, rapporte Science Alert. Un étrange phénomène encore inexpliqué momifie les cadavres de manière spontanée.

    En temps normal, cela pourrait ne pas poser de problèmes majeurs. Au Portugal, c’en est un. Les exhumations obligatoires sont devenues un vrai casse-tête ! En déterrant les restes, les fossoyeurs (qui espèrent découvrir un squelette) tombent bien souvent sur des corps encore bien conservés, même des dizaines d’années après. Le cadavre est alors remis à sa place, avant un nouvel essai deux ans plus tard. Un véritable traumatisme pour les familles, qui voient parfois leurs proches se faire déterrer à plusieurs reprises, jusqu’à sa totale décomposition.

    Mystère non résolu

    Le phénomène est de taille, et fait complètement déborder certains cimetières portugais. Rien qu’à Porto, jusqu’à 64 % des corps entre 2006 et 2015 n’étaient pas complètement décomposés après leur première exhumation, ajoute le média scientifique. Et personne ne sait pourquoi.

    Des études ont bien été effectuées, sans succès. La propriété des sols a été étudiée, l’humidité, la température : rien de rien n’explique cette drôle de momification naturelle. Les scientifiques comptent désormais se tourner vers les substances (notamment les médicaments) qu’ont pu prendre au cours de leur vie les morts dont le corps ne se décompose pas.

    Face au manque de place, les familles sont désormais bien souvent contraintes de fuir les cimetières pour se tourner, à leur grand regret, vers la crémation.

  • Pour obtenir un rendez-vous médical, mieux vaut ne pas être bénéficiaire d’une aide à la santé
    https://www.slate.fr/story/235168/refus-soins-medecins-patients-precaires-discrimination-aides-sante-maladie-ame

    Certains praticiens refusent de prendre en consultation les personnes bénéficiant de l’aide médicale d’État (AME) ou de la complémentaire santé solidaire (C2S). Face à cette discrimination, les recours sont rares car longs et surtout méconnus des patients.

    « Ma mère avait rendez-vous chez le dentiste. Une fois installée sur le fauteuil dentaire, il lui a demandé comment elle avait l’intention de payer. Ma mère lui a répondu qu’ayant la CMU complémentaire [la CMU-C, aujourd’hui complémentaire santé solidaire, ndlr], elle n’avait rien à payer. Le dentiste lui a alors dit qu’il ne prenait pas la CMU-C et, relevant brutalement le fauteuil, il lui a intimé l’ordre de partir. »

    « Je viens de déménager. Quand j’ai voulu prendre rendez-vous avec un pédiatre pour les enfants, la première chose qu’il m’a demandé c’est si j’étais à la CMU-C. Je lui ai dit que oui. Il m’a dit qu’il ne me prenait pas, du coup. »

    Ces témoignages ont été livrés à Santé info droits, une ligne d’écoute téléphonique de France Assos Santé, un collectif d’association de patients, qui en reçoit tous les jours plusieurs de ce type. Trop souvent, des patients bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S), ex-couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et aide à la complémentaire santé (ACS), ou de l’aide médicale d’État (AME) se voient refuser des soins du fait de leur protection sociale. Même des personnes atteintes de maladies chroniques n’y échappent pas : « J’ai une myopathie et les médecins ne veulent pas me soigner parce que j’ai l’aide médicale d’État »_, raconte ainsi une autre patiente.

    La C2S, sous conditions de ressources, est octroyée pour couvrir les dépenses de santé, et l’AME est destinée aux personnes étrangères en situation irrégulière. Mais ces aides, mises en place au début des années 2000 afin de permettre l’accès aux soins à celles et ceux qui n’en ont pas les moyens, deviennent parfois un frein dans leur parcours de prise en charge.

    rien de mieux pour savoir ce que c’est que la droite que les #médecins ...

    #médecine #santé #accès_aux_soins #CSS (il ont trouve un acronyme moins malsonnant avec leur #C2S, c’est top moderne

    • Certes, mais on nous explique plus loin qu’il existe des recours aux #refus_de_soin, pratique illégale et contraire à l’éthique.

      Deux options s’offrent au patient qui se voit refuser une prise en charge médicale : « une victime de refus de soins peut se présenter devant la commission mixte paritaire [constituée de représentants de la caisse primaire d’assurance-maladie et du conseil de l’Ordre du professionnel de santé mis en cause, ndlr] et devant le juge », indique Flore Ganon-Lecomte, référente technique et plaidoyer pour l’accès aux droits santé chez Médecins du monde.

      Par contre,

      Mais il s’agit de théorie, car le plus souvent, les personnes qui en sont victimes ne savent pas ce qu’est un refus de soins et ne connaissent pas les recours qui existent. Selon Flore Ganon-Lecomte, le manque d’information des personnes concernées est d’ailleurs le premier obstacle rencontré. Par ailleurs, les victimes de refus de soins « sont dans une difficulté sociale très importante et ont autre chose à faire que d’engager des procédures longues et coûteuses », pointe Florence Navattoni.

      Maintenant, quelle est la pertinence de maintenir cette « commission mixte et paritaire », vu que le Conseil de l’Ordre aura beau jeu de défendre les « intérêts économiques » des praticiens indélicats ? Quant au juge (quelle juridiction ?), ne fera-t-il qu’avaliser les conclusions retenue par la commission ? Il y a là (amha) un vice de procédure patent en matière de justice.

    • Faut-il brûler le Conseil de l’Ordre des Médecins ? François Dupuis (1972)
      https://www.nouvelobs.com/societe/20221030.OBS65301/il-y-a-50-ans-dans-l-obs-faut-il-bruler-le-conseil-de-l-ordre-des-medecin

      (...) à quoi sert ce Conseil de l’Ordre, créé par Louis-Philippe, supprimé en 1848, puis rétabli par Vichy ? C’est ce qu’exposait, en 1972, l’article que nous republions ci-dessous

      #paywall... #ordre_des_médecins

    • Carpentier revient, tes collègues sont des chiens !

      la dentiste compétente qui me suivait depuis des années m’a fait dire par son secrétariat qu’elle ne me prendrait plus en rendez-vous ayant « changé de manière de travailler », sans doute lassée de dispenser des séances de soins simples (sans prothèses etc. et pour cause...) au tarif CMU CSS.
      à la recherche d’un.e autre praticien.ne et contraint au nomadisme médical, j’ai eu la surprise lors d’un détartrage de m’entendre dire en cours de séance par une jeune dentiste, « je peux finir par un polissage, mais ce sera 30 euros »... j’ai hésité, commencé par dire oui, puis décidé de partir.

      tout le monde le sait, l’immense majorité des dentistes choisissent cette spécialité car les études sont moins longues et le gain assuré

      ces temps-ci je ne tombe que sur des sans masques, tel ce Kiné qui me dit « je peux le mettre si vous avez peur », je me casse, j’avais peur, oui, de lui mettre un grosse tarte, un infirmier qui tient à me faire payer le tiers payant de moins de 5 euros pour une vaccination ("comme ça les patients savent ce que ça coute"), et c’est parti pour des courriers et un traitement admin par la CPAM (combien ça coûte ?) etc.

      sagouins, maltraitants, âpres au gain, moralisateurs, paternalistes (femmes compris), plus ça va plus j’aime les médecins et les soignants

      #droite

    • Cela fait des années que certains dentistes refusent les personnes à la CMU, quand j’ai voulu prendre rendez-vous, la secrétaire m’avait indiqué clairement « on ne prend pas les CMU ». Il parait qu’ils doivent avancer les frais avant d’être remboursés, sur qu’il y a un truc qui cloche mais que tout le monde s’en fout dans les hautes sphères administrative du droit aux soins, les pauvres peuvent crever et la honte envahir nos cœurs. En discutant avec certains médecins, la haine des indigents et des pauvres est latente « ils n’arrivent jamais à l’heure » m’a sorti un dentiste. Reste alors l’hôpital où sont formés les étudiants, entre boucherie et mépris et il faut supporter le médecin formateur qui humilie continuellement sa petite troupe docile. j’y ai perdu pas mal de dents à servir de terrain d’exercice aux uns et aux autres.

      Quand au recours, ahahah, j’ai tenté une fois et signalé un refus de soin à cause de la CMU, mais sans témoin, (je ne sais plus quel organisme peut-être le défenseur des droits) ont seulement demandé à la personne qui avait refusé de me soigner ce qu’il s’était passé, et si c’était vrai. j’ai reçu une lettre pour me dire que je devais avoir mal compris :))) Faut avoir envie de militer, j’espére qu’elle a au moins un peu chié dans son pantalon et payé la laverie.

  • Le monde que nous vendent les banques d’images est terrifiant | Slate.fr
    https://www.slate.fr/societe/backstage/banques-images-formatage-stock-photos-illustration-uniformite-monde-realite-te

    Dans cet univers, on peut tomber par exemple sur une grand-mère enseignant à un groupe d’enfants blonds les secrets du « jeu du couteau entre les doigts » ou encore, comme le note l’article d’AOC, une femme bizarre qui jette des spaghettis dans une forêt, un internaute qui passe la main à travers l’écran de l’ordinateur et tape à l’envers pendant qu’un chat surpris regarde au loin…

    Vous pouvez croiser un Adolf Hitler épluchant des pommes de terre vêtu d’une nappe de pique-nique, un vieillard se servant de rouleaux de papier toilette comme de jumelles, un homme endormi sur un gâteau en guise d’oreiller, une femme à moitié nue les yeux bandés tenant une grenade avec une pieuvre dessus, un homme torse nu couvert de tatouages portant des ailes de papillon, un centaure perplexe confronté à sa mauvaise moitié... Sans oublier l’image devenue virale : « Women Laughing Alone with Salad ». Femmes riant seules avec une salade.

  • Comment et pourquoi des femmes s’engagent dans la lutte armée

    Dans un livre passionnant, deux membres du CNRS restituent des entretiens passés avec des femmes ayant usé de la violence politique à un moment donné de leur vie, pour des raisons différentes.

    Elles s’appellent Margrit, Mariagrazia, Nathalie, Isée, Audrey, Yasemin, Federica, Audrey, Eddi, Alice… À première vue, toutes ces femmes n’ont rien en commun, si ce n’est un point : elles ont toutes appartenu à des organisations clandestines qualifiées de « terroristes » par la justice, les États ou les médias.

    Elles ne partagent ni une même revendication idéologique, ni une cause commune. Encore moins une religion. Les combats politiques qu’elles mènent ou qu’elles ont menés couvrent une période historique qui va des années 1960 à aujourd’hui, et se déroulent sur des théâtres d’opération très éloignés les uns des autres : Europe, Amérique latine, Moyen-Orient…
    https://www.slate.fr/culture/politique/backstage/episode-3-femmes-lutte-armee-livre-violence-politique

    #politique#Guerilla#lutte_armée#CNRS#Politique#terrorisme#livre #stéréotypes_de_genre#violence_politique

  • Fabien Roussel : les raisons d’une dérive idéologique au PCF
    par Mathieu Dejean

    https://www.mediapart.fr/journal/france/140922/fabien-roussel-les-raisons-d-une-derive-ideologique-au-pcf

    En 2021, investi par le Parti communiste (PCF) pour l’élection présidentielle de 2022, Fabien Roussel se plaignait de partir « avec le handicap du manque de notoriété ». Depuis, en dépit des 2,28 % de suffrages exprimés en sa faveur, il a percé médiatiquement à grand renfort de polémiques savamment calculées pour se distinguer, notamment en prenant le contre-pied de ses rivaux à gauche, au premier rang desquels Jean-Luc Mélenchon.

    Malgré la fin de la séquence électorale, il persiste et signe, quand bien même le PCF s’est allié à La France insoumise (LFI) pour former la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (Nupes). En substance, LFI a mené une campagne trop « Terra Nova » à son goût (du nom du think tank proche du PS qui conseillait à la gauche de se focaliser sur les classes moyennes en 2012), alors que lui s’échinerait à rendre son lustre à une « gauche authentique et populaire ».

    Ses récents propos à la Fête de L’Humanité, opposant la « gauche des allocs » à la « gauche du travail », s’inscrivent dans cette continuité, en montant encore en gamme. D’un côté, il a fait l’unanimité contre lui de la part des responsables de la Nupes, qui lui reprochent d’aller contre l’histoire de son propre parti et de faire sienne la rhétorique droitière de « l’assistanat ». De l’autre, il a reçu le soutien de François Hollande et fait l’objet d’éloges de la part d’éditorialistes de droite.

    Un discours « en décalage » avec l’histoire du PCF

    Le 14 septembre, le député du Nord a maintenu ses déclarations, dénonçant les attaques de « ceux qui défendent le droit à la paresse » (titre d’un livre de Paul Lafargue, gendre de Karl Marx) : « La gauche a entretenu ce système de revenu de substitution à vie pour certaines familles », dit-il, en aspirant à ce que le pays « garantisse à chacun de trouver sa place dans la société par le travail ».

    Déjà, dans son livre publié en 2021, Ma France , il critiquait « une société à deux vitesses, dans laquelle les uns, toujours les mêmes, pourraient travailler, se former à l’étranger, dans de confortables conditions, tandis que les autres seraient assistés, contraints d’accepter une allocation en forme d’aumône ».

    Cette exaltation de la « France du travail » par opposition à celle des « assistés » est « en décalage par rapport à l’histoire du PCF », affirme le sociologue Julian Mischi, auteur du livre Le Parti des communistes (2020), alors qu’« il y a toujours eu une intégration des chômeurs et des exclus de l’emploi dans la classe ouvrière » dans le discours des communistes. Et il n’est pas le seul à s’en étonner : plusieurs responsables communistes, comme les députés Elsa Faucillon et Stéphane Peu, ainsi que le cinéaste proche du parti Robert Guédiguian, ont manifesté leur désaccord. François Ruffin s’est pour sa part défendu de partager le même combat.

    Sur la viande, l’islam radical, la sécurité, le gouvernement d’« union nationale » avec Emmanuel Macron (auquel il ne fermait pas la porte) et désormais la « gauche des allocs », Fabien Roussel continue donc de jouer une petite musique dissonante à gauche, quitte à ce qu’au sein de son propre parti, certains se demandent s’il n’a pas perdu sa boussole idéologique.

    D’après les spécialistes du PCF que nous avons interrogés, cette stratégie n’est pourtant pas totalement inédite, ni surprenante compte tenu des dernières évolutions du parti. Élu secrétaire national du PCF en 2018, alors que pour la première fois le texte de la direction sortante de Pierre Laurent, qui avait travaillé à l’ouverture, n’était pas majoritaire, Fabien Roussel incarne un pôle identitaire.

    Le retour de Georges Marchais

    C’est le sens de ses références à l’héritage de Georges Marchais, l’ancien secrétaire général jusqu’en 1994 qui, à ses yeux, avait fait du PCF le « parti du monde du travail ». « Je souhaite que le Parti communiste français redevienne celui-là », écrit-il dans Ma France.

    Cette inscription dans la lignée du dirigeant communiste, lui aussi connu pour ses saillies médiatiques, fait sens avec la trajectoire biographique de Fabien Roussel. « Roussel entre dans l’arène politique et dans l’engagement militant à partir de 1985, c’est-à-dire le moment où le PC se clive après les élections européennes de 1984, qui ont été un camouflet », explique l’historien du communisme Roger Martelli, auteur d’un livre à ce sujet, L’Occasion manquée. Été 1984, quand le PCF se referme (2014).

    Après une série de reculs électoraux successifs, le PCF s’engage à cette époque dans un mouvement de rétraction interne, qui plonge le parti dans une crise profonde : « C’est l’ère des dissidences, et le moment où Marchais, l’homme qui a participé à la signature du programme commun, s’arc-boute sur de prétendus “fondamentaux” après l’échec de 1984. Fabien Roussel s’inscrit dans cette période-là », note l’historien.

    Non seulement Fabien Roussel fait partie de cette génération militante qui veut réaffirmer l’identité communiste (son slogan lors de sa première campagne, les cantonales de 2004, en témoigne : « Je vote communiste et je t’emmerde »), mais en plus il fait ses classes dans la fédération du Nord, une des plus enracinées dans le monde ouvrier et qui a toujours défendu « l’identité » du PCF contre les « liquidateurs » qui voulaient le réformer.

    Sans jamais entrer en dissidence, la fédération du Nord, longtemps dirigée par Alain Bocquet, que Fabien Roussel considère comme son mentor politique, a ainsi été critique vis-à-vis du tournant de Robert Hue en 1994, de même qu’à l’égard de la candidature de Marie-George Buffet à la présidentielle de 2007, avec des « comités antilibéraux » largement ouverts. Ce contexte historique et géographique n’est donc pas anodin dans l’orientation prise par Fabien Roussel à la tête du PCF.

    Le secrétaire national s’inscrit aussi dans les pas de Georges Marchais en matière de stratégie médiatique. « Georges Marchais était plus combatif que les autres, complètement intégré à l’univers médiatique », a dit de lui Alain Duhamel, qui l’a maintes fois interviewé. Selon le sociologue Bernard Pudal, auteur de Un monde défait. Les communistes français de 1956 à nos jours (2009), la connaissance de l’univers médiatique par Fabien Roussel n’est pas pour rien dans son ascension jusqu’au sommet du parti.

    Effets pervers d’une envolée médiatique

    Le nordiste est fils d’un journaliste à L’Humanité, et a lui-même été journaliste, à France 3 notamment. De même, lorsqu’il a travaillé au cabinet de Michelle Demessine, secrétaire d’État au tourisme sous Jospin, il était chargé de communication.

    « Sa particularité, c’est sa connaissance, son implication, son intégration au monde des médias, remarque Bernard Pudal. Mon hypothèse, c’est que ce qui a joué dans son élection, c’est la perception au sein du PC d’une sorte d’inadéquation entre la représentation du PCF à travers Pierre Laurent [l’ancien secrétaire national, dont on a parfois raillé le manque de charisme – ndlr] dans un champ politique qui fonctionne de plus en plus aux logiques médiatiques. »

    Mais la stratégie de la personnalisation et de l’agitation médiatique, si elle permet de faire parler de soi, a ses travers. À la fin de l’année 1980 et au début de l’année 1981, à l’approche de la présidentielle, alors que le PCF était fortement concurrencé par le Parti socialiste (PS), Georges Marchais avait investi cet espace.

    Dans une logique électoraliste, alors que le PS était irrigué par les courants de pensée de 68, il avait pris un tournant conservateur, en tenant un discours anti-immigrés. La destruction au bulldozer d’un foyer de travailleurs maliens à Vitry-sur-Seine et la campagne calomnieuse contre un travailleur marocain et sa famille à Montigny-lès-Cormeilles avaient marqué cette inflexion.

    « C’est un antécédent historique où il y a eu un jeu avec les médias de la part de la direction du PCF, alors que ce discours ne reflétait pas ce qui mobilisait les militants, estime l’historien Julian Mischi. Ce tournant conservateur était lié à la compétition électorale. De la même manière, pour se démarquer d’une France insoumise en dynamique, Fabien Roussel met en avant des thématiques comme l’assistanat, la sécurité, l’immigration dans une logique électoraliste et médiatique. »

    Pour Julian Mischi, il s’agit d’une « dérive idéologique », car « ce ne sont pas les orientations décidées par le dernier congrès ». Cette relative autonomie du premier dirigeant communiste vis-à-vis du collectif s’était déjà manifestée à l’époque de Georges Marchais. Les militants avaient appris par voie de presse que le PCF abandonnait la référence à la dictature du prolétariat, en 1976.

    Roussel incarne un versant de l’histoire communiste, qui n’est pas le plus propulsif dans l’histoire du communisme français.

    En 2021, les communistes ont peut-être ressenti une surprise comparable en apprenant la participation de Fabien Roussel à la manifestation des policiers devant l’Assemblée nationale – ce dont il avait dû s’expliquer dans L’Humanité, face au tollé. L’ami d’Olivier Marchais, fils du secrétaire général qu’il a connu au lycée à Champigny-sur-Marne, et qui est devenu son directeur de campagne, sait donc à quoi s’en tenir.

    De plus en plus, les sorties médiatiques du chef du PCF semblent pourtant dicter la ligne, preuve, selon Roger Martelli, que « l’organisation a perdu la main », au détriment d’une culture politique. Dans Ma France, Fabien Roussel confesse d’ailleurs avoir lu tardivement le Manifeste du Parti communiste de Marx et Engels. « Roussel commence à militer dans les années 1990, quand les écoles du PCF déclinent. On est alors formé en interne, par sa propre famille ou la mairie, et non plus seulement par l’organisation. C’est possible que ce soit le reflet d’un éclatement idéologique chez les nouveaux dirigeants », affirme Julian Mischi.

    Une chose est sûre : le parti est à un tournant de son histoire, où l’équilibre interne entre la défense farouche de l’identité communiste et l’ouverture à la gauche anticapitaliste est brisé. « Je ne peux pas dire qu’il n’incarne pas l’histoire communiste. Il en incarne un versant, qui n’est pas le plus propulsif dans l’histoire du communisme français », conclut Roger Martelli.

    Ni ses oscillations à droite ni la surface médiatique importante acquise par Fabien Roussel durant la campagne n’ont en effet compensé l’absence d’un corps militant mobilisé.

    • Fabien Roussel suscite la polémique en déplorant l’absence de Michel Sardou à la Fête de l’Huma. #legorafi
      https://www.legorafi.fr/2022/09/15/fabien-roussel-suscite-la-polemique-en-deplorant-labsence-de-michel-sardou-

      À gauche, une polémique en chasse l’autre. Quelques jours seulement après avoir fustigé « la gauche des allocs » lors de sa prise de parole pendant un débat tenu à la Fête de l’Huma, Fabien Roussel fait de nouveau parler de lui. Plusieurs témoins rapportent des propos dans lesquels il joue la carte de la provocation en s’épanchant sur son regret de ne pas voir Michel Sardou dans la programmation.

      Pire, selon plusieurs personnes présentes dans le public, le secrétaire national du PCF aurait même profité d’un intermède entre deux concerts pour s’inviter discrètement sur la scène principale. Fabien Roussel aurait alors entonné plusieurs chansons de Michel Sardou, dont Les Ricains et Le Temps des colonies avant de lancer un « ça, c’est de la vraie musique de bonhomme » devant une foule partagée entre mécontentement et consternation.

      Évacué de force par la sécurité, Fabien Roussel aurait finalement quitté la scène en qualifiant l’événement de « rassemblement de gauchiasses et de bons à rien ». L’organisation de la Fête de l’Huma, qui fustige dans un communiqué l’intervention de Fabien Roussel, affirme avoir réussi à « éviter le pire » et à ramener le calme en diffusant instantanément des chansons de Tiken Jah Fakoly pour contenir la foule en colère.

    • Opportunisme pour récupérer les votes RN et coller à l’idéologie d’une grande partie des classes populaires soucieuces de se distinguer de ceux qu’ils nomment les « cassos »

    • « Entre le travail et les allocations, il y a la République sociale »

      Hadrien Clouet, député de la France insoumise, membre de la commission des Affaires sociales, répond à Fabien Roussel, qui assumait de « défendre le parti de travail » et défend les allocations.

      Voici sa tribune : « Juste avant la Fête de l’Humanité, la gauche avait imposé deux sujets dans le débat public : les surprofits scandaleux des grands monopoles privés et les vols d’affaire des ultrariches. Retournement de situation, avec la décision du secrétaire général du PCF, Fabien Roussel, d’incriminer le versement de minima sociaux par “la gauche des allocations” défenseuse d’un “droit à la paresse”, et l’opposer à l’occupation d’un emploi par “la gauche qui défend le travail”. Loin de se cantonner à cette opposition, il a mordu la ligne la plus réactionnaire en pointant un “système qui nourrit le chômage par les allocations-chômage”. Le plein-emploi dépendrait-il donc, logiquement, de la suppression des allocations-chômage ?

      Soit Fabien Roussel n’a pas anticipé comment évoluerait le débat public, et c’est une erreur lourde. Soit il l’a anticipé, et il s’agit d’un propos politique indigne. Dans les deux cas, voilà l’extrême-droite en selle à partir d’âneries. Le rôle de chaque responsable politique est désormais de combattre le poison qu’il a diffusé, excitant absolument toutes les officines hostiles à la République sociale.

      Car depuis la Révolution française, notre pays a rompu avec l’idée d’un ordre divin inéluctable qui châtierait les pauvres, oisifs donc responsables de leur sort. La pauvreté dépend des politiques qui sont menées en matière de travail, d’emploi, de logement… Donc, le sort des plus pauvres est un choix politique. Donc, la pauvreté n’est pas une malédiction à subir : elle est un crime organisé à abolir. Elle n’est pas une peine individuelle méritée : elle est la condamnation collective de toute une famille, enfants compris, à la privation. Cette rupture fondamentale conduit les Révolutionnaires à créer dès 1793 une Caisse nationale de prévoyance, afin d’administrer les premiers versements aux femmes enceintes, aux familles, aux vieillards, soigner les pauvres ou protéger les enfants abandonnés. Et ce, parce qu’il n’y a pas de démocratie possible lorsqu’une partie de la population est tenue éloignée de la discussion publique, faute de temps, de repos et de tranquillité d’esprit pour s’y consacrer.

      Les propos incriminés sont d’autant plus effrayants qu’ils tournent le dos au drapeau tricolore et au drapeau rouge

      Les propos incriminés sont d’autant plus effrayants qu’ils tournent le dos au drapeau tricolore et au drapeau rouge. Ils abandonnent les principes fondamentaux du Parti communiste français, créateur de notre Sécurité sociale… avec l’idée d’abolir toute opposition entre salaire et allocations ! Les allocations familiales, par exemple, ne sont pas de la “solidarité nationale” mais bien un sursalaire. Lorsqu’il obtient en 1946 un vote unanime de l’Assemblée nationale en faveur de leur création, le ministre communiste Ambroise Croizat y voit “un moyen de transformer un salaire mesuré uniquement à l’importance des tâches fournies en un salaire social tenant compte des besoins de chacun”.

      Si l’opposition entre travail et allocs n’a pas de sens, c’est qu’une même personne passe régulièrement de l’un à l’autre. En effet, une partie conséquente des “allocs” en France… découle du travail ! On les appelle “contributives”, dans le sens où elles sont ouvertes à des individus qui ont préalablement cotisé, donc qui ont exercé un emploi. Pension de retraite, de réversion, d’invalidité, indemnisation du chômage, indemnités journalières pour maternité, maladie ou exploitants agricoles : toutes ne sont ouvertes qu’au titre de travailleur. Il est dès lors absurde d’opposer allocations et emploi, puisqu’il faut par exemple 6 mois de cotisation pour être éligible à une allocation-chômage. Le travail conduit donc aux allocations, en ce qu’il ouvre des droits sociaux. D’ailleurs, aujourd’hui, 13 millions de ménages (presque la moitié) perçoivent des allocations logement, des allocations familiales, des minima sociaux ou la prime d’activité !

      L’inverse est tout aussi exact : l’emploi est souvent au bout de l’allocation, d’où l’importance de les défendre avec acharnement, au nom du travail. C’est ce que montrent toutes les études sur la reprise d’activité et le parcours des allocataires. Une allocation suffisante permet de se rendre aux entretiens d’embauche, payer les transports, assurer la facture téléphonique… et donc rechercher un emploi dans de bonnes conditions. Les baisses d’allocation contrarient l’accès aux offres, car elles imposent de se concentrer sur la survie quotidienne au détriment de la poursuite de son projet personnel.

      En réalité, qui paie quoi dans notre pays ? Ce sont les pauvres et les classes moyennes qui subventionnent l’oligarchie

      En réalité, qui paie quoi dans notre pays ? Ce sont les pauvres et les classes moyennes qui subventionnent l’oligarchie. On l’oublie souvent, les 10 % les plus modestes s’acquittent de la contribution maximale : ils versent les deux-tiers de leur revenu primaire en cotisations sociales (22 %), impôts (6 %) et taxes (39 %). À l’inverse, les 10 % les plus riches ne mettent en commun que la moitié de leurs gains personnels. Personne ne fait plus d’effort que les pauvres ; personne n’en fait moins que les riches.

      Finalement, l’opposition entre allocation et travail rencontre une dernière limite essentielle : accéder aux allocations peut constituer un vrai travail, qui prend plusieurs heures par semaine ! C’est bien pour cette raison que le non-recours aux droits, c’est-à-dire le renoncement à une allocation alors qu’on y est éligible, est si fort dans notre pays. Prétendre qu’un allocataire du RSA représente le “camp de la paresse” est moralement indigne et pratiquement absurde – que Fabien Roussel tente de remplir un formulaire RSA afin de s’en rendre compte !

      Loin de ne concerner que les bénéficiaires, les allocations sociales protègent le pays tout entier. Chaque crise économique nous le rappelle amèrement. Lorsque les salaires reculent ou que le chômage augmente, ce sont les allocations qui maintiennent ouverts les magasins. Le fleuriste, la boulangère, ont besoin des allocataires en vue de conserver une clientèle et, donc, leur boutique ouverte ! Contrairement à celui des riches, l’argent les allocataires sociaux repart immédiatement vers les secteurs de l’économie les plus dynamiques. Puisque les allocataires n’ont pas les moyens de mettre beaucoup d’argent de côté, tout ce que l’on leur distribue alimente la demande auprès des entreprises.

      L’allocation de quelques-uns est le bouclier du plus grand nombre, qui force le patronat à des concessions

      Mais les allocations protègent aussi les salariés du pays. Pourquoi ? Car dès lors que l’on assure un filet de sécurité à une personne, celle-ci peut survivre sans exercer une multiplicité de petits boulots précaires. Elle peut refuser de travailler gratuitement, de conduire une demi-journée afin d’exercer un petit boulot ou d’enchaîner 15h par jour. Et ce qui est bon pour elle est bon pour tous, puisque les salariés en poste ne risquent pas d’être remplacés par des miséreux, prêts à faire la même chose en échange d’un salaire deux fois plus bas. L’allocation de quelques-uns est le bouclier du plus grand nombre, qui force le patronat à des concessions. Face à des chômeurs mieux indemnisés, donc forts d’un pouvoir de négociation et capables de comparer les emplois les uns aux autres pendant quelques semaines, les employeurs sont bien obligés de faire monter les enchères !

      Voilà notre histoire, voici la tâche toujours renouvelée de notre époque. Pour l’atteindre, il faut à la fois des emplois bien payés et la garantie que nul ne vive sous le seuil de pauvreté. Les deux vont de pair.

      La politique consiste à choisir les conflits que l’on entretient. Elle implique de distinguer ses alliés de ses adversaires. Fabien Roussel met son audience et son temps de parole au service d’un affrontement contre “la gauche”, “la paresse » et “les allocs” d’un même mouvement. Ce faisant, et en conséquence, il n’affronte pas la droite, les profiteurs de crise et les actionnaires. Pire, il reprend leurs mots et leur donne du grain à moudre. Chacun ses priorités. »

      https://www.lejdd.fr/Politique/tribune-entre-le-travail-et-les-allocations-il-y-a-la-republique-sociale-41355

  • « C’est la même punition, sauf qu’on est seuls à se confiner » : il n’y pas de monde d’après pour les immunodéprimés | Pierre Kron
    https://www.slate.fr/story/227575/immunodepression-confinement-covid-restrictions-vaccin-traitement-ronapreve

    Coupés de leurs proches, mal protégés par les vaccins... Pour les quelque 230.000 immunodéprimés en France, la levée des restrictions sanitaires transforment leur quotidien en parcours du combattant. Source : Slate.fr

  • Le journalisme de qualité, ce sacerdoce.

    Que se passerait-il si une bombe nucléaire tombait sur Lyon ? Notre simulation
    https://actu.fr/auvergne-rhone-alpes/lyon_69123/que-se-passerait-il-si-une-bombe-nucleaire-tombait-sur-lyon-notre-simulation_49

    Menace nucléaire : la France peut-elle intercepter un missile russe ?
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/menace-nucleaire-la-france-peut-elle-intercepter-un-missile-russe_fr_

    Que se passerait-il si une bombe nucléaire tombait sur Paris ?
    https://www.slate.fr/societe/lexplication/49-bombe-atomique-paris-degats-guerre-nucleaire

    Et si une bombe nucléaire tombait sur la Belgique, sommes-nous prêts ?
    https://www.7sur7.be/belgique/et-si-une-bombe-nucleaire-tombait-sur-la-belgique-sommes-nous-prets~a905b44e

  • On clame à tout va que le variant #Omicron pourrait mettre fin à la pandémie. Déjà, ce genre d’assertion qui mise sur l"immunité collective me fait dresser les poils.
    Mais voilà qui peut-être modèrera l’enthousiasme des « start uppers » :

    Plus contagieux mais moins virulent que Delta, Omicron annonce-t-il la fin de la pandémie ? | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/221993/plus-contagieux-moins-virulent-variant-delta-omicron-fausse-bonne-nouvelle-cov

    Aujourd’hui, alors que la question ne semble même plus être « Serons-nous (re)contaminés ? » mais « Quand serons-nous (re)contaminés ? », on peut se dire que cette nouvelle vague participerait encore à renforcer notre immunité cellulaire (celle qui nous protège contre les formes graves) en vue d’un prochain variant (lui-même rendu probable par une large circulation).

    Cette version optimiste de l’évolution pandémique nous donnerait à espérer que les prochaines mutations du SARS-CoV-2 se comportent comme la grippe saisonnière, sans faire trop de dégâts au sein de la population, nous conduisant à l’avenir à ne devoir protéger que les seules personnes les plus à risque. Au bout de près de deux ans, nous devons bien reconnaître que ce type de scénario est plus que séduisant et que nous avons tous envie d’y croire.
    Grosse tempête à venir sur l’ensemble du système de santé

    Pour autant, nous ne saurions céder à l’euphorie ni à l’insouciance. Même s’il apparaît difficile d’estimer avec précision son taux de reproduction (R0), Omicron est autrement plus contagieux que la grippe saisonnière dont le R0 est estimé à moins de 2 (généralement de l’ordre de 1,5). Alors même que les mesures barrières et sanitaires sont en place pour atténuer le R effectif d’Omicron, il provoque plus de contaminations que la grippe avant 2020.

    Une épidémie de grippe saisonnière n’infectait pas beaucoup plus que 5% à 10% de la population, avec un taux de mortalité en excès de l’ordre de 1 pour 1.000, soit en moyenne 6-7 millions de cas et 6.000 décès (la mortalité directe par grippe était de quelques centaines de certificats de décès par an en France avant 2019). Or, lors des épidémies de grippe saisonnière les plus fortes, la France est submergée par la vague, les plans blancs sont régulièrement déclenchés pour passer le pic, puis tout rentre dans l’ordre.

    Mais ici, la vague Omicron est en passe d’infecter un segment beaucoup plus large de la population, cumulant son effet avec la queue de la vague Delta qui n’a pas dit son dernier mot (en France). Il n’y a pas beaucoup de doutes pour penser que la tension va s’accroître très fortement durant ces prochaines semaines sur l’ensemble du système de santé. Peut-être pas un cyclone, mais une grosse tempête quand même.
    Cela signifie qu’en dépit des contraintes et de nos efforts, Omicron risque fort de causer un nombre important de cas modérés, engorgeant les cabinets de médecine de ville, et des cas plus graves saturant les urgences hospitalières et nécessitant parfois une hospitalisation, voire un transfert en réanimation et pour certains, l’évolution vers le décès.C’est là le cynisme ou l’inconscience de ceux qui pensent qu’il serait profitable de laisser circuler le virus. Cette vague d’infections sévères affectera à l’évidence les personnes non vaccinées ou dont l’immunité est défaillante. Parmi elles, un grand nombre d’enfants, à commencer par les moins de 5 ans inéligibles à la vaccination, mais aussi les personnes immunodéprimées du fait d’une pathologie ou de leurs traitements, et les personnes âgées immunosénescentes. Cela est évidemment éthiquement inacceptable.

    On espère juste que ça déclenchera un vague soubresaut de l’activité électrique cérébrale chez les épidémiologistes de mes fesses ...

    (genre le mec qui se retweete lui-même) https://twitter.com/FJolivet36/status/1481201537313644547

    Le COVID19 circule et va circuler. Et alors ? J’ai la conviction que nous devons changer notre façon de lire les chiffres. La courbe des contaminations compte bien moins que celle des réanimations. Rendons la vaccination obligatoire et apprenons à vivre avec le virus.

  • À quoi tient le bon bilan de la #Nouvelle-Zélande face au Covid ? https://www.slate.fr/story/221154/bon-bilan-nouvelle-zelande-covid-confinement-contaminations-vaccination-discri

    #sans_vergogne, l’auteur de l’article reproche au bilan de ne pas être parfait... sans jamais établir une comparaison avec les pays qui ont choisi une voie contraire aux conséquences bien plus négatives.

    Chris Hipkins, ministre chargé de répondre à l’épidémie de Covid-19, se dit fier des décisions prises cette année : « Nous savons aussi depuis deux ans qu’une bonne réponse sanitaire est également la meilleure réponse économique – et cela donne à notre pays une excellente raison de se réjouir. »

  • L’extrême droite veut faire main basse sur nos utérus de femmes blanches
    http://www.slate.fr/story/216453/extreme-droite-veut-faire-main-basse-uterus-femmes-blanches-natalite-orban-zem
    Titiou Lecoq

    En Hongrie, Viktor Orbán organise un sommet sur la démographie. En France, le magazine Causeur a publié une couv immonde titrée « Souriez, vous êtes grand-remplacés ! » accompagnée d’une photo de bébés (que je me refuse à poster ici).

    On parle assez peu de la menace que représente l’extrême droite pour les femmes. Pourtant, les femmes sont au centre de leurs pensées. La question démographique, comme le montrent ces deux actualités, est fondamentale.

    Quand on lit des textes des suprémacistes blancs, la peur du grand remplacement ne fait pas seulement des « étrangers » des ennemis. Elle vise également les femmes.

    À LIRE AUSSI Comment l’extrême droite s’est réapproprié le féminisme

    L’analyse courante dans ces milieux, c’est qu’avec le féminisme, les femmes ont acquis la liberté de disposer de leurs corps via aussi bien l’IVG que la contraception. Le féminisme a incité les femmes à chercher à s’émanciper hors de la maison. Il les a encouragées à obtenir une indépendance économique et on a vu une augmentation du salariat chez les femmes dans les années 1970.

    Tout cela au détriment de la natalité.

    Or la natalité, c’est la puissance d’une nation.

    Affiche de propagande nataliste sous le gouvernement de Vichy.

    Les féministes ont donc fragilisé le pays et les hommes, en refusant de leur donner des fils.
    Mâles blancs en voie d’extinction

    Dans un second temps seulement, leur analyse se porte sur les « immigrés » (je mets des guillemets parce qu’en réalité, ils parlent moins des immigrés que de tous ceux qu’ils perçoivent comme non-occidentaux. C’est évident sur la couv de Causeur où rien n’indique que ces bébés ne sont pas français. Ce qu’on voit, c’est qu’ils ne sont pas blonds aux yeux bleus.) (Et après, ce sont les militant·es anti-racistes qu’on accuse d’être obsédé·es par la couleur.) Les immigrés (de certains pays bien sûr) auraient, eux, réussi à maintenir une domination patriarcale grâce à laquelle leurs femmes font encore beaucoup d’enfants. La balance serait donc déséquilibrée.

    Dans cette logique paranoïaque, la nation est mise en danger par les féministes et par les étrangers. Les étrangers et les féministes concourent à faire disparaître les mâles blancs.

    Limiter l’immigration ne suffira pas, comme le dit Viktor Orbán. Ce qu’il faut, c’est convaincre nos femmes de faire davantage d’enfants.

    Affiche des années 1950.

    Le féminisme n’a évidemment aucun problème avec le choix d’être mère. Ses différents courants alertent fréquemment sur le manque d’infrastructures telles que les crèches. On dénonce les violences obstétricales. On réclame le droit de vivre différemment sa grossesse et son accouchement. (J’en profite pour signaler que les sages-femmes demandent une revalorisation de leur salaire.)

    Mais on réclame avant tout le choix. Le choix d’avoir ou ne pas avoir d’enfant. Dans de bonnes conditions. Librement. Sans pression. Sans culpabilité.

    Ce que veulent les suprémacistes, c’est faire main basse sur nos utérus et en disposer.

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    Une politique nataliste d’État

    Ainsi, le gouvernement de Orbán a mis en place une série de mesures pour inciter les couples à faire des enfants : il y a des aides pour les familles qui veulent accéder à la propriété ou agrandir leur logement, le doublement des allocations familiales, une aide sociale pour les grands-parents qui gardent leurs petits-enfants, etc.

    Mais, spoiler : parmi ces mesures, aucune ne permet aux femmes seules ou aux couples lesbiens ou homos d’avoir des enfants. Nous ne sommes pas face à une liberté de faire des enfants mais face à une politique nataliste d’État, avec un gouvernement qui décide qui peut ou ne peut pas se reproduire.

    En outre, des critiques expliquent que si la Hongrie se dépeuple à ce point, c’est également parce qu’un million d’habitants serait parti pour des raisons économiques et pour fuir le gouvernement Orbán.

    Le sommet hongrois sur la démographie n’est pas exceptionnel. Il est bisannuel et existe depuis 2015. Ce n’est pas étonnant. Cette question de la natalité est au cœur des préoccupations puisqu’elle s’articule avec l’obsession du grand remplacement. Pour ne pas être remplacé, il faut se multiplier. À cette édition du congrès, devraient être présents : Marion Maréchal-Le Pen, Éric Zemmour, le président serbe Aleksandar Vučić, les Premiers ministres polonais (Mateusz Morawiecki), tchèque (Andrej Babiš) et slovène (Janez Janša), Mike Pence (ancien vice-président de Donald Trump).

    À LIRE AUSSI Zemmour, le pétainiste cool

    En France, l’extrême droite se fait surtout entendre pour ses propos xénophobes et racistes. Mais le premier livre théorique d’Éric Zemmour, sorti en 2006, s’intitulait Le Premier Sexe et dénonçait la prise de pouvoir des femmes en France. Refuser aux femmes la possibilité de se réaliser comme un individu qui fait seul ses choix, faire pression sur elles, les ramener sans cesse à leurs fonctions reproductives, les limiter socialement à leur utérus, c’est au fondement de la pensée d’extrême droite. Ce n’est pas un à-côté dans leur conception du monde. Et la version moderne, dite « néo » (néo-fascisme, néo-extrême droite) n’y échappe pas.

    Mesdames, ces gens ne vous veulent pas du bien. Ils veulent faire main basse sur vos utérus.

    #féminisme

  • Pour en finir avec les fantasmes autour du HPI

    Laure Dasinieres — 30 août 2021 à 8h30
    https://www.slate.fr/story/214794/haut-potentiel-intellectuel-hpi-mythes-realite-idees-recues-fantasmes-stereoty


    Les idées reçues autour du haut potentiel intellectuel n’aident ni les personnes dites douées, ni celles qui pensent l’être.

  • Le suicide des enfants en hausse - La civilisation industrielle est néfaste à tout point de vue
    https://ricochets.cc/Le-suicide-des-enfants-en-hausse-La-civilisation-industrielle-est-nefaste-

    CECI N’EST PAS LIÉ À LA CRISE DU COVID-19 En tout cas pas exclusivement (voir :https://www.slate.fr/story/213723/hausse-tentatives-suicide-morts-enfants-perilleux-impense-passage-acte-confine). C’est simplement un triste effet parmi tant d’autres de l’organisation sociale dont nous faisons partie. La civilisation a toujours été un enfer pour les enfants. La civilisation pourrait d’ailleurs se définir par une certaine manière d’élever les enfants (autoritaire, violente, standardisée, utilitaire, (...) #Les_Articles

    / Autoritarisme, régime policier, démocrature..., La civilisation, la civilisation (...)

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature... #La_civilisation,_la_civilisation_industrielle