Pour accompagner la sortie des statelogs il me plaît de citer Lénine :

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  • La justification du Monde pour publier les documents #Wikileaks est d’une nullité affligeante :
    http://www.lemonde.fr/international/article/2010/11/28/pourquoi-le-monde-publie-les-documents-wikileaks_1446074_3210.html#ens_id=14

    Principalement, nous ne pouvons pas passer à côté du « scoop » sorti par d’autres :
    "Mais à partir du moment où cette masse de documents a été transmise, même illégalement, à WikiLeaks, et qu’elle risque donc de tomber à tout instant dans le domaine public, Le Monde a considéré qu’il relevait de sa mission de prendre connaissance de ces documents, d’en faire une analyse journalistique, et de la mettre à la disposition de ses lecteurs."

    Certes, en retard d’un train, nous exploitons commercialement le scoop sorti par #Wikileaks, mais nous valons beaucoup mieux que #Wikileaks :
    "Informer, cependant, n’interdit pas d’agir avec responsabilité. Transparence et discernement ne sont pas incompatibles – et c’est sans doute ce qui nous distingue de la stratégie de fond de WikiLeaks."

    Voilà, nous espérons vendre beaucoup d’exemplaires et multiplier le nombre de visites sur notre site grâce au travail de Wikileaks, mais sachez-le, nous considérons qu’eux, ils manquent de discernement.

    Le porte-monnaie y gagne ce que l’élégance qui perd.

    À aucun moment ne sont évoquées des idées toutes bêtes comme :
    – la diplomatie secrète a été, de tout temps, un facteur de guerre ; révéler la diplomatie secrète, ça peut être un moyen de lutter pour la paix ;
    http://seenthis.net/messages/5690
    – ces documents pourraient bien contenir la preuve d’actions illégales de la part des États-Unis (déjà : l’espionnage du Conseil de sécurité de l’ONU, affaire gravissime). Révéler un crime est moralement justifié.
    http://seenthis.net/messages/5733

    Mais non, on ne va pas écrire des choses pareilles. Plutôt, on va conclure ainsi :
    "Enfin, ce n’est pas un hasard si ces nouvelles révélations émanent des Etats-Unis, le pays le plus avancé technologiquement et, d’une certaine manière, la société la plus transparente, plutôt que de Chine ou de Russie."

    Les culs changent, les lèche-culs restent.

    • sans trop jouer sur les mots, il faut quand même faire une différence entre la diplomatie secrète (des accords signés en secret, ou dont les clauses sont secrètes) et le secret diplomatique (des discussions entre diplomates, ou au sein d’un ministère des aff. étrangères).

    • Je comprends ton argument. Mais je pense qu’on est au-delà du « secret diplomatique » bien compris, mais bel et bien dans la « diplomatie secrète ».

      Ce que révèlent ces documents, c’est le double-langage des gouvernements face à leurs propres populations et « en privé » avec les diplomates américains.

      Les quelques révélations sur le Moyen-Orient qui ont déjà été notées sont spectaculaires de ce point de vue : ce double discours relève bien de la diplomatie secrète, et non du simple « secret diplomatique » : je proclame publiquement à mon opinion publique (ou mes électeurs) une position, mais dans la réalité, c’est une autre politique que j’applique avec les Américains.