Les blogs du Diplo

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  • Ramzan Kadyrov en vrp de la foire aux armements

    https://www.arte.tv/fr/videos/088048-000-A/abou-dhabi-la-foire-aux-armements

    À Abu Dhabi se tient le plus grand salon de l’armement du monde. Les pays du Golfe, Arabie Saoudite et Émirats Arabes Unis en tête sont parmi les plus gros acheteurs d’armement de la planète.


    https://fr.wikipedia.org/wiki/Kalachnikov_(arme)
    #armement #Abu_Dhabi

  • Maroc / Israël : Le collier de la reine, un tribut de vassalité à un suzerain ? – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/11/22/maroc-israel-le-collier-de-la-reine-un-tribut-de-vassalite-a

    Un collier en or aurait été offert par Lalla Salma, épouse du Roi du Maroc, à Tzipi Livni, le co-ordonnateur de la guerre de destruction israélienne de Gaza (2007-2008). Un cadeau offert en 2009 à l’occasion d’une visite de l’ancien ministre israélien des Affaires étrangères au Maroc, un an après la fin de la guerre israélienne contre l’enclave palestinienne.

    Cette information explosive a été démentie de piètre façon par le Maroc, par un communiqué laconique du ministère des affaires étrangères publié le 26 juillet, soit deux semaines après la fuite du Maariv. Le journal israélien précisait, pourtan, dans son édition en date du 13 juillet 2011, que le parlement israélien avait pris la décision de dévoiler une liste de cadeaux offerts aux officiels et parlementaires israéliens par des personnalités étrangères, liste où figurerait « Lalla Salma » pour un « collier en or » à Tzipi Livni lors de sa visite au Maroc en 2009 à l’invitation de l’Institut Amadeus pour le Forum MEDays organisé à Tanger.
    Dans ce qui apparait comme un geste d’apaisement destiné à détourner le courroux de l’opinion publique, la communauté juive du Maroc a volé au secours du Trône, lui emboitant le pas, endossant le même jour la responsabilité de ce cadeau. Non pas par un communiqué franc et précis qui aurait coupé court à toutes les spéculations mais par un procédé oblique, en des termes alambiqués, des propos confus faisant état d’ une indication d’un membre de la communauté juive, à l’identité non définie, se dévouant pour confier à un site électronique marocain que Mme Livni « n’a rencontré aucune princesse du Maroc, uniquement des personnalités marocaines et des responsables de la communauté juive » et que « le collier a pu lui être offert par la communauté juive » (2).

    Sauf à y voir la marque d’un travail de sophistication journalistique, un tel amateurisme dans la gestion de cette affaire pourrait avoir eu un effet inverse de confirmer plutôt que d’infirmer cette information. Un effet pervers
    Selon Maariv, pourtant, Lalla Salma n’aurait pas été la seule à couvrir de bijoux la ministre israélienne. La Fédération des Juifs du Maroc lui aurait aussi offert « un collier d’or serti de diamants et de pierres précieuses assorties de deux bagues ». Soit, en fin de compte, deux colliers et deux bagues. Une belle pioche pour un voyage si controversé d’un si sinistre personnage.

    Au delà du démenti formel, le pouvoir marocain a incontestablement commis un impair dans sa communication de crise, d’autant moins explicable que le sujet est d’une grande volatilité, accréditant l’idée d’un malaise par sa réaction tardive et son laconisme. Le démenti marocain, de même que la revendication indirecte de la communauté juive n’évacuent pas pour autant le débat sur le bien fondé de ce geste de courtoisie à l’égard d’une belliciste coresponsable de deux guerres contre des objectifs arabes, le Liban en juillet 206, et Gaza, en 2007, ni même sur sa présence au Maroc un an après la guerre de Gaza. Pas plus Tzipi Livni que son collier n’avaient de raison d’être au Maroc. Le service minimum sur un sujet de grande controverse porte la marque d’une désinvolture et pointe désormais du doigt le rôle ambigu de l’Institut Amadeus, initiateur de ce projet frappé de suspicion.
    Quelqu’en soit le bienfaiteur, au-delà des démentis de circonstance, le cadeau parait placer la Monarchie dans l’embarras en ce qu’il peut être ressenti, à juste titre, par une large fraction de cette population nationaliste comme un geste d’une gratuité provocante, une humiliation vécue comme un tribut de vassalité envers un suzerain.

    LA LÉGITIMITÉ DU JUDAÏSME MAROCAIN ET SON INSTRUMENTALISATION POUR UNE IMPUNITÉ DU TRÔNE
    Le laxisme traditionnel marocain à l’égard d’Israël, à contre courant de la position officielle arabe, est généralement expliqué par les rapports historiques qu’entretient la dynastie alaouite avec le judaïsme marocain (3), particulièrement du fait de la position du sultan du Maroc, sous le régime de l’Etat français de Vichy, dont le refus de faire appliquer sur son territoire les lois racistes du gouvernement collaborationniste, notamment le port de l’étoile jaune pour les ressortissants de l’Empire, lui a valu la gratitude éternelle de ses sujets de confession juive.
    Une autre interprétation, moins valorisante mais plus conforme à la realpolitik, explique ce lien privilégié par le souci du futur Roi Mohamad V de contourner l’ostracisme français à son égard, sous le protectorat, par une alliance avec le judaïsme marocain, avec l’appui américain, en vue de contraindre la France à renoncer à son rival, le Glaoui de Marrakech, et à rompre son exil malgache, permettant ainsi aux Etats-Unis de prendre pied dans ce qui était à l’époque une chasse gardée française.

    Au delà de ses interprétations polémiques, un fait demeure. Le judaïsme marocain dispose d’une place légitime au Maroc, par son ancrage et son apport. Mais cette légitimité ne saurait impliquer une légitimation d’Israël, par extension, sans règlement préalable de la question palestinienne, ni l’instrumentalisation de cette équation pour camoufler le partenariat stratégique souterrain entre la dynastie alaouite et l’ennemi officiel du Monde arabe, Israël, à l’effet d’aménager l’impunité du pouvoir chérifien qui en découle.

    Cinquante ans après son indépendance, sous une solidarité de façade, le Maroc apparait comme un tire-au-flanc de la stratégie arabe au même titre que la Jordanie et l’Arabie saoudite, au point de se retrouver dans une configuration inique de trois royaumes arabes dotés, chacun, d’une légitimité sacrale constituant un cordon sanitaire autour d’Israël, au détriment de la cause palestinienne, supposée être leur cause prioritaire, du fait de la sacralité de leur pouvoir ; le commandeur des croyants alaouite en sa qualité de président du comite « Al Qods » de la conférence islamique ; le gardien wahhabite des Lieux Saints de l’islam, en raison de sa responsabilité particulière à l’égard de Jérusalem, le 3 me haut lieu saint de l’Islam ; le hachémite, enfin, de par sa descendance directe de la tribu des Koraïchites, la tribu du Prophète. Trois royaumes, l’Arabie saoudite, la Jordanie et le Maroc, désormais liés au sein d’une confédération disparate des pétromonarchies du Golfe, dans une fusion contre nature qui révèle, face à la contestation de l’ordre établi dans le Monde arabe, leur préoccupation d’assurer la survie de leur trône, plutôt que la promotion du Monde arabe, encore moins la Libération de la Palestine.
    La presse internationale abonde de la connivence israélo-marocaine sous le règne de Hassan II, de la fuite des Juifs marocains vers Israël, à la collaboration des services secrets des deux pays dans l’affaire Ben Barka, à la guerre du Sahara, aux escales techniques des unités israéliennes dans les ports marocains durant la guerre de juin 1967 (4), à la germination hormonale, enfin, du jeune prince héritier de l’époque envers une compatriote de confession juive qui donna par la suite deux soldats à l’armée israélienne (5).

    Mais le fait nouveau est la pérennisation de cette connivence sous le nouveau Roi Mohamad VI, au point de faire du Maroc une enclave diplomatique d’Israël, dans des conditions outrageusement méprisantes pour le peuple palestinien et ses nombreux sympathisants à travers le monde. Au risque d’exposer à l’opprobre public, pour la première fois dans les annales du Royaume, la propre épouse du Souverain.

    A moins d’impérieuses nécessités d’intérêt national touchant au règlement du conflit israélo palestinien, à quel besoin répondait le fait d’exposer sa propre épouse à l’opprobre, dans un geste malvenu auprès de l’opinion publique marocaine et arabe, en honorant une belliciste impénitente. Tzipi Livni (6), l’officier traitant du Mossad en France dans une décennie qui a vu la décapitation des principaux dirigeants palestiniens en poste en Europe et non Rachel Corrie, la pacifiste américaine broyée par un tracteur pour la défense de la terre palestinienne contre la confiscation israélienne. Tzipi Livni, objet d’un mandat d’arrêt de la justice britannique pour les crimes contre l’humanité » commis par son gouvernement à Gaza et non Rony Brauman, le franc tireur courageux pourfendeur du blocus de Gaza. Sauf à y voir la marque d’une perfidie complémentaire, à quel besoin répondait le souci du bénéficiaire de révéler son présent, sinon à embarrasser son hôte prévenant ? A l’ombre de la révolte arabe du printemps 2011, gageons que pareille gracieuseté ne saurait se reproduire sans exposer son auteur à un tollé généralisé.

    L’INSTITUT AMADEUS SUR LE GRILL (7)
    Quiconque connaît la tétanie qui frappe tous les acteurs politiques du royaume à l’égard du trône alaouite, le séjour de Mme Livni ne relevait pas du domaine du fortuit et ne répondait à aucun besoin de dialogue tant sont permanents les canaux de communications entre Rabat et Tel Aviv. Officiellement un « think tank » marocain, indépendant, l’Institut Amadeus, dirigé par le propre fils du ministre marocain des Affaires étrangères, Brahim Fassi-Fihri, aura servi de paravent au séjour de Mme Livni au Maroc. Crée en 2008, l’institut est soutenu par les entreprises traditionnellement perméables aux intérêts occidentaux, notamment l’hebdomadaire Jeune Afrique, le support médiatique des états africains pro occidentaux prospères. Le mandat d’arrêt lancé le 14 décembre 2009 par la justice britannique à l’encontre de Mme Tzipi Livni pour sa responsabilité dans la guerre de destruction israélienne de Gaza a retenti comme un désaveu du Maroc, un camouflet d’autant plus cinglant que le Roi Mohamad VI préside le comité chargé de préserver les Lieux saints musulmans de Jérusalem, une ville en voie de judaïsation rampante et quasiment annexée par Israël.
    En vertu de quel passe droit, un institut élitiste s’arroge-t-il le droit de prendre, seul, sans l’aval d’une autorité légitiment investie, l’initiative d’engager lourdement son pays sur un point essentiel de sa diplomatie ? Que de surcroît, face au tollé, ce même institut, visiblement déconnecté des réalités sociales, se dispense de la moindre explication, accentuant ainsi la suspicion sur l’ensemble de la galaxie royale en ce que le silence de cette coterie de technocrates ne manquera d’alimenter le mécontentement et les supputations, s’agissant d’un acte éminemment diplomatique à portée morale.

    Que l’initiative soit le fait du propre fils du ministre des affaires étrangères pose la question de savoir si l’héritier présomptueux a pu y procéder sans la caution des autorités marocaines. Auquel cas, la sanction est inévitable au double titre d’une infraction au fonctionnement démocratique des institutions du pays, au titre d’exemple ensuite, pour sanctionner le mépris d’Amadeus envers les sentiments profonds du peuple marocain et son aventurisme suspect. Dans le cas contraire, l’aval du pouvoir à son initiative rendrait le démenti officiel, sans objet et non avenu.
    En l’absence d’une mise au point -mise au clair- de l’institut Amadeus, l’Affaire Tzipi Livni accrédite cette singulière institution comme le sous traitant diplomatique des sujets épineux du Royaume. En un mot, Amadeus assumerait pour la compte de la diplomatie marocaine ce que la rendition était à la torture, la première entreprise de délocalisation de la politique étrangère du Maroc, et sur le plan de la bataille pour la conquête de l’opinion internationale, une opération de ravalement cosmétique destinée à pérenniser le trône auprès des chancelleries occidentales.

    En plein printemps arabe, une telle affaire, en tout état de cause, est très malvenue tant pour le Trône que pour ses parrains occidentaux d’autant que, si elle était confirmée, elle placerait les officiels marocains dans un embarras d’autant plus grand qu’elle survient dans la foulée d’une affaire autrement plus consternante qui concerne cette fois le roi en personne. Mohammed VI avait en effet décerné une distinction honorifique à un dirigeant du lobby juif américain dans la foulée de l’intervention israélienne de Gaza. Dans un geste controversé, en septembre 2009, le monarque avait remis le titre de Chevalier de l’ordre du trône du royaume du Maroc à Jason F. Isaacson, directeur des affaires internationales du Comité américano-juif (AJC), qui se trouve être un des fervents soutiens à l’équipée militaire israélienne contre l’enclave palestinienne. L’information sur la remise du titre n’avait pas été annoncée officiellement au Maroc, mais révélée par un site communautaire juif aux Etats-Unis. Si, là aussi, l’objectif était la paix, pourquoi la distinction s’est portée sur un belliciste du lobby juif américain et non sur Jeremy Ben Ami, le directeur de « J Street », le contre lobby juif américain favorable à un règlement négocié.

    D’autres indices tendent à confirmer la permanence du primat israélien dans la stratégie marocaine. Le cas le plus flagrant aura été le licenciement par la Sofrecom, filiale du groupe France Télécom au Maroc, d’un ingénieur, Mohamed Benziane, après neuf ans de service pour « faute grave », laquelle, en la circonstance, à consister à refuser de participer à la formation dispensée par un prestataire de services israélien. Le vendredi 11 décembre 2009, la police marocain imposera donc sans ménagement la normalisation par le bâton aux salariés de l’entreprise conformément aux choix diplomatiques d’une monarchie alaouite n’hésitant pas à privilégier les intérêts économiques des entreprises françaises implantées sur son sol au détriment des besoins démocratiques de ses “sujets”, qui, contrairement aux Iraniens, n’ont pas la “chance” de faire l’objet de la compassion occidentale ni d’aucune espèce de vaste mise en scène médiatique. Ce licenciement abusif d’un élément de main-d’œuvre -de surcroît, indigène- qui a eu l’outrecuidance de penser par lui-même et d’obéir à une loi morale qui n’arrange ni les multinationales, ni le gouvernement marocain, a répondu à une double injonction : l’injonction néo libérale, d’une part, et l’injonction autoritaire du Makhzen, d’autre part, qui se renforcent mutuellement dans le prolongement d’une logique coloniale (8).

    A quelle logique obéit ce besoin de tirer constamment contre son propre camp ? Quel besoin pressant à pousser le Maroc à inviter officieusement un personnage si controversé dans la foulée du traumatisme de Gaza ? Sauf à masquer un dessein machiavélique, pourquoi privilégier systématiquement la distinction des plus anti palestiniens et xénophobes des dirigeants israéliens ? La cause de la paix gagne-t-elle devant tant de complaisance ? Comment expliquer cette inversion des valeurs qui fait que de prestigieux militants marocains de confession juive, l’ingénieur Abraham Sarfati et le mathématicien Sion Assidon, auront croupi longtemps dans les geôles royales pour leur soutien à la cause palestinienne, quand, en contrechamps, tenaient table ouverte à Tanger et Marrakech des figures de proue du sionisme exacerbé, le philosophe du botulisme Bernard Henri Levy et le priapique Dominique Strauss Khan, sans que nul au Royaume ne pipe mot sur cette incohérence, en recommandant par exemple à ces zélés sionistes de vivre leur passion dans le pays de leur premier choix et non en terre arabe, dont ils dénigrent tant la cause majeure ?

    Quelle aubaine que la « sacralité » de la personne du Roi consacrée par la constitution qui dispense ainsi le monarque de toute critique de ses sujets, mais le prive, par voie de conséquence, d’un garde fou. L’hospitalité arabe, quoique légendaire, ne relève pas de la niaiserie. Elle obéit à de codes rigoureux qu’aucun monarque, ni président ne saurait enfreindre sans s’exposer, à plus ou moins long terme, à une réplique. Le gauleiter de Gaza, Hosni Moubarak, le vassal par excellence des Israéliens au Moyen Orient, en a payé le prix fort au terme d’un règne de 32 ans bercé par le cantique des laudateurs occidentaux, auparavant son prédécesseur Anouar el Sadate, de même que le Roi Abdallah 1 er de Jordanie, le fondateur de la dynastie hachémite et Gardien des lieux saints de Jérusalem, son neveu Faysal II d’Irak, ainsi que l’iranien, au titre ronflant, Chahin Chah Araymehr, « Sa Majesté Impériale, le Roi des Rois, lumière des aryens », renvoyé dans les ténèbres de l’histoire.

    Que le souverain prenne garde. Le cortège des laudateurs fait entendre, à son tour, son concert de louanges au Maroc, tressant ses couronnes, à coup de poncifs, sur l’ingéniosité royale d’un pays promu nouveau rempart contre l’intégrisme depuis l’éviction du dictateur tunisien Zine el Abidine Ben Ali. Sa réforme constitutionnelle est encensée par une cohorte de plumitifs parasitaires, sans le moindre regard critique comparatif entre l’orignal et la copie, alors que la nouvelle version ne fait qu’amplifier les tares autoritaires du régime. Le oui l’aurait emporté avec plus de 98% pour un taux de participation de près de 73%. Est-ce vraiment raisonnable ce score à la Nicolas Ceausescu, du nom du dictateur roumain passé par le peloton d’exécution à la chute du communisme ? Ne s’agit pas plus tôt d’un triomphe en trompe l’œil, à la Pyrrhus, jusqu’à la chute finale. Devant tant de congratulations empressées, il serait judicieux que sa Majesté veuille bien garder en mémoire cette maxime de Jean de La Fontaine qui veut que « tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute » (9).

    LE MAROC, DESTINATION PRÉFÉRÉE DES POLITICIENS FRANÇAIS
    Une quarantaine de personnalités françaises de premier plan ont opté pour le Maroc pour leurs vacances de fin d’année lors de la révolte arabe de 2010. De l’ancien président Jacques Chirac, à Taroudant, dans le sud du pays, à son successeur Nicolas Sarkozy, qui y a passé des vacances de Noël en 2009 et en 2010, à la résidence royale de Jnane Lekbir, à 3 kms de Marrakech, à son ancienne adversaire socialiste de 2007, Ségolène Royal, qui y a séjourné en 2010, avec son compagnon André Hadjez, au sein d’un “palace de Ouarzazate”, dans le sud du pays, à Jean Louis Borloo, ministre de l’écologie, au couple Balkany, Isabelle et Patrick Balkany, maire de Levallois, à Hervé Morin (et 18 membres de sa famille à l’hôtel Es-Saâdi de Marrakech), à Brice Hortefeux et naturellement Philippe Douste Blazy, ancien ministre des Affaires étrangères qui fit l’objet d’un scandale.
    La « tribu Maroc » s’étend bien au-delà de ces attaches. De Bernard-Henri Lévy à Thierry de Beaucé, à Dominique Strass Khan et Anne Sinclair, à Elizabeth Guigou et Dominique de Villepin, nombre de dirigeants politiques, chefs d’entreprise, intellectuels médiatiques et célébrités du showbiz ont à Marrakech ou ailleurs une résidence secondaire. Le « plus beau pays du monde », comme le veut la publicité de l’Office marocain du tourisme, devient ainsi un lieu de rendez-vous culte pour la classe politique française, où la délocalisation d’un Conseil des ministres serait presque envisageable durant les fêtes de fin d’année. La Mamounia est la carte maîtresse de cette politique de séduction du Makhzen, le pouvoir féodal marocain. Tous y sont reçus avec les attentions particulières que sait déployer le Maroc pour ses hôtes de marque. Les invitations spéciales sont l’atout maître de l’arsenal diplomatique du royaume chérifien pour séduire les politiques français. La pratique est érigée en politique d’Etat.

    Quoique l’on dise, quoique l’on fasse, le collier de la reine à Tzipi Livni constitue une faute politique impardonnable, qui fera tache ; une tache que rien ne saurait gommer de la mémoire des peuples en lutte ce qu’elle sera éternellement ressentie comme une prime à une belliciste impunie qui compte à son actif deux guerres, l’une, en 2006 contre le Liban, l’autre, en 2007-2008 contre Gaza, avec le
    Etat policé, le Maroc est aussi un état policier et son parc hôtelier, comme il se doit de l’être, est sonorisé et scanné, témoin muet des galipettes des uns, des roucoulades des unes, des valses hésitations des uns et des autres, de leurs chapardages et de leurs chuchotements, qui fait dire à un diplomate français que « la France est captive de la diplomatie marocaine », tout comme le monarchie marocaine est tributaire de sa survie de son allégeance israélienne.
    Le Royaume se gangrène de tant de dérives. De tant de licences. Lupanar des pétromonarchies du Golfe, enclave diplomatique israélienne, mercenaires sous traitant de la stratégie américaine en Afrique dans le cadre du « Safari Club » chargé de la protection des dictatures africaines pro occidentales, notamment le Zaïre du général Joseph Désiré Mobutu, sur fond de corruption, de népotisme et d’autoritarisme bureaucratique. A n’y prendre garde, le royaume pourrait en porter les stigmates indélébiles avec à sa tête un commandeur de peu, d’un royaume déserté de ses oiseaux migrateurs de mauvais augure, les vacanciers parasitaires envolés vers d’autres cieux à la recherche de nouvelles pitances.

    Et si le Maroc, par la somptuosité de son accueil, le nombre des bénéficiaires de ses prestations, ses abus et ceux de ses invités, ses dérives et les leurs, le silence complice des observateurs occidentaux, n’était en fin de compte que la plus grande mystification politico-médiatique de l’époque contemporaine, un syndrome tunisien sur une plus grande échelle ? Sur les débris de son trône ne subsistera alors au souverain qu’à méditer la fin pitoyable du dernier roi de Grenade, l’infortuné Bouabdil, raillé par sa mère « de pleurer comme une femme ce qu’il n’a su défendre comme un homme ».

    Le référendum du 1er juillet 2011 sur la Constitution marocaine a permis au roi Mohammed VI de donner au moins, dans le contexte des révoltes arabes, l’illusion d’une démocratisation.
    Etude comparative du texte original de la Constitution marocaine et du nouveau texte adopté par la réforme. Une réforme en trompe l’œil en ce que les pouvoirs du Roi sont encore plus étendus.

    1-Le collier de la Reine : L’affaire du collier de la reine est une escroquerie qui eut pour victime, en 1785, le cardinal de Rohan, évêque de Strasbourg, et qui éclaboussa la réputation de la reine Marie Antoinette.

    2- Harissa.com http://www.harissa.com/news/article/le-maroc-d%C3%A9ment-avoir-offert-un-collier-en-diamants-%C3%A0-tzipi-livni

    3- Sur la problématique du judaïsme marocain cf. à ce propos, l’analyse de Abraham Sarfati https://www.renenaba.com/jordanie-et-maroc-additif
    – Sur le partenariat stratégique entre Israël et le Maroc, Cf. à ce propos La Jordanie et le Maroc, deux voltigeurs de pointe de la diplomatie occidentale
    –1re partie : Hassan et Hussein, le modernisme au service de l’archaïsme https://www.renenaba.com/hassan-et-hussein-le-modernisme-au-service-de-l%E2%80%99archaisme
    2eme partie La Cia de l’un, le Mossad de l’autre https://www.renenaba.com/la-jordanie-et-le-maroc-deux-voltigeurs-de-pointe-de-la-diplomatie-occiden

    4-Abdel Monein Diouri, dans son livre « A qui appartient le Maroc » (Editions l‘Harmattan), chapitre IV « Une diplomatie captive », page 103, soutient que « durant la guerre de juin 1967, des navires israéliens ont fait de discrètes escales techniques dans les ports marocains. Les bases américaines au Maroc ont servi de ponts aériens entre les Etats-Unis et Israël. Les bateaux marocains de pêche en haute mer (propriété du Roi) étaient équipés pour servir au Mossad de système d’écoute des communications téléphoniques, via le détroit de Gibraltar, point de passage des communications internationales entre l4Europe et l4Afrique. Les renseignements recueillis par ce système servaient aussi bien Israël que le Maroc ». De son côté, Agnès Bensimon, auteur eu célèbre « Hassan II et les Juifs », affirme que c’est parce que les services secrets israéliens ont fourni des renseignements très précis quant à un complot visant à tuer le prince héritier en février 1960 que les relations entre le Maroc et Israël ont débuté. L’historien Yigal Bin-Nun dément une telle version des faits. Pour lui, c’est en 1963 que la coopération officielle entre les deux pays a commencé. Quel intérêt pour Hassan II ? Les Israéliens avaient contacté Emile Benhamou, un ami d’enfance de Mohamed Oufkir, afin qu’il les fasse entrer en contact avec le chef des services de sécurité marocains. Après plusieurs tentatives, la rencontre est finalement arrangée en février 1963 chez Benhamou lui-même, rue Victor Hugo à Paris, entre l’agent Yaakov Karoz et Oufkir. Les Marocains craignaient qu’un membre de l’opposition ne se fasse passer pour un représentant du Palais pour acheter des armes. Le Mossad confirmera plus tard qu’il s’agissait d’une fausse alerte. Les relations entre le Maroc et Israël deviennent dès lors officielles. Hassan II craignait que son trône ne soit menacé par le panarabisme. Il faisait mine de sympathiser avec la vague nassérienne qui submergeait le monde arabe ; en réalité, il le faisait pour ne pas se laisser distancer par l’opposition. Selon Yigal Bin-Nun, le Roi a peut-être voulu se rapprocher d’Israël parce qu’il était attiré par ce qu’on appelait alors le « miracle israélien ». Beaucoup étaient fascinés par la capacité qu’avait eue ce jeune Etat à « fleurir le désert », selon l’expression consacrée. L’inexistence des relations israélo-arabes était propice à un rapprochement entre le Palais et les dirigeants israéliens, d’autant plus que Ben Gourion avait décidé d’opter pour la politique dite des Etats périphériques : il fallait développer une ceinture d’Etats lointains mais conciliants. L’intrusion du Mossad au Maroc s’est faite par des voyages clandestins de nombreux agents du Mossad et de leur chef Isser Harel, entre 1958 et 1960. Le premier eut lieu le 1er septembre 1958. Si les autorités marocaines eurent vent de sa visite, elles n’en laissèrent rien paraître, préparant ainsi le terrain à “l’accord de compromis” conclu entre le Palais et Israël favorisant l’exode des Juifs marocains. Plus tard, les officiers Oufkir, Dlimi et bien d’autres se rendirent clandestinement en Israël et des politiques et militaires israéliens firent durant de longues années le chemin inverse. Les archives nationales d’Israël regorgent de documents historiques qui retracent ces liens. Les Marocains auraient souvent demandé aux Israéliens de les renseigner sur les Etats arabes favorables à un renversement de la monarchie alaouite. Israël aurait aussi soutenu le Maroc dans sa “Guerre des Sables” avec l’Algérie en livrant des blindés. Des officiers de l’armée et du Mossad ont formé et encadré la jeune armée royale et les services de sécurité dont le célèbre Cab-1, l’embryon de la DST. En retour, et malgré l’envoi de troupes au Golan jugé “anecdotique”, le Maroc n’a eu de cesse de normaliser l’existence de l’Etat hébreu auprès du monde arabe ou ouvrir à Rabat et à Tel-Aviv des antennes diplomatiques. Israël aurait continué à aider “technologiquement” le Maroc au Sahara, notamment dans la sécurisation du Sud par la construction du Mur de défense, ceinture modernisée de la fameuse ligne Barleev expérimentée dans le Sinaï.
    http://www.mamfakinch.com/au-maroc-en-2011-mieux-vaut-militer-pour-israel-que-pour-la-democratie-o

    5- Selon une dépêche AFP 19 août 2005 : La juive israélienne Hedva Selaa, 53 ans, ancienne, soldate de l´armée israélienne, aujourd’hui réceptionniste dans un hôtel à Eilat, dit être la fille naturelle du “commandeur des croyants” Hassan II et sœur du “nouveau commandeur des croyants” marocains ! C’est le “scoop” présenté- le 19 août 2005 – à la Une d’un supplément du quotidien israélien à grand tirage Yediot Aharonot. Sous le titre “le roi et moi”, Hedva (Selaa est le nom de son mari) pose avec une photo du roi défunt – un cliché censé souligner leur ressemblance. Intitulé “une princesse marocaine”, l’article raconte la romance qu’aurait eue Anita Benzaquen, la mère de Hedva, en 1952, avec le prince héritier Moulay Hassan, alors âgé de 23 ans. Deux enfants seraient nés des amours illégitimes du prince Hassan (future Hassan II) et de sa maîtresse juive Anita, nièce de Léon Benzoïque, figure de la communauté juive marocaine et futur ministre des PTT du premier gouvernement marocain sous Mohamed V. Si Jacky, l’aîné, refuse toujours de parler à la presse, Hedva, la cadette, a décidé de “tout révéler” 8 ans après le décès de sa mère Anita, en 1997. Une mère que Hedva n’hésite pas à qualifier de femme frivole et multipliant les aventures. “Un test ADN n’est pas envisageable, admet Hedva, et mon frère Jacky a brulé toutes les archives de notre mère après sa mort”.
    Son récit s’appuie sur des recoupements familiaux. La réceptionniste ne demande rien, et notamment pas d’argent. Son unique souhait, dit-elle, est de “rencontrer mon demi-frère, le roi Mohammed VI”. Pour tenter de donner suite à cette demande, Yediot Aharonot a, contacté Badreddine Radi, un fonctionnaire du ministère de la Communication à Rabat. Après “24 heures de réflexion”, dit le quotidien israélien, le marocain a décliné l‘offre.

    6- Quand le Maroc offre de « généreux cadeaux » aux criminels de guerre israéliens. Selon le quotidien israélien Maariv, du mercredi 13 juillet 2011, le parlement israélien a pris la décision de dévoiler une liste de cadeaux offerts aux officiels et parlementaires israéliens par des personnalités étrangères. Maariv révèle ainsi que « Lalla Salma » a offert un « collier en or » à Tzipi Livni lors de sa visite au Maroc en 2009. Madame Tzipi Livni, a séjourné au Maroc à l’invitation de l’Institut Amadeus pour le Forum MEDays organisé à Tanger, du 19 au 21 novembre 2009, le think tank de Brahim Fassi Fihri, fils du ministre marocain des Affaires étrangères Taib Fassi Fihri. La famille royale marocaine compte parmi les plus « généreux donateurs » de cadeaux aux responsables de l’Etat hébreu. En 1981, pour remercier Shimon Peres de sa venue au Maroc pour rassurer le régime des soutiens juifs américains. Le Commandeur des croyants lui avait offert une cargaison complète de vin de bon cru de ses vignes personnelles, chargée à bord de l’avion qui le transportait en Israël ! URL courte : http://www.demainonline.com/?p=6338 the Hebrew-language daily Maariv reported Thursday http://www.israelnationalnews.com/News/News.aspx/145701
    Tzipi Livni, dont la famille originaire de Pologne, est la fille du chef des opérations de l’Irgoun. A ce titre, en 1946 et sur ordre de Menahem Begin, il avait organisé le célèbre attentat à la bombe contre l’hôtel King David, où se trouvait le QG britannique, et qui a coûté la vie à 91 Anglais, Arabes et Juifs. Plus tard et toujours aux côtés de Begin, Livni père a été l’un des architectes de la naissance du Likoud et de la victoire du parti qui a porté Begin au pouvoir en 1977. Au décès de son père, Tzipi Livini a cherché à succéder à son paternel à la Knesset sur le ticket du Likoud, optant pour un slogan bien particulier : « Mon nom est une institution » Un slogan lourd de sens car, en hébreu, le mot « institution » signifie Mossad, le nom des services secrets israéliens, en référence à son passage au Mossad, où elle fut un agent clé en Europe pour quatre ans, dans les années 80. Et notamment en France -elle est francophone- où elle a dirigé une « safe house » (maison sécurisée servant de base arrière ou de lieu de repli) pour ses collègues du Mossad au moment où le service entamait une campagne d’assassinats en Europe. Elle était notamment en poste en France en 1980, lorsqu’un scientifique égyptien spécialisé dans le nucléaire et travaillant pour Saddam Hussein a été assassiné dans la chambre de son hôtel parisien par le Mossad. Le gouvernement israélien a refusé de confirmer officiellement que le service était derrière cet assassinat mais le Premier ministre de l’époque, Menachem Begin, a glissé un jour à un journaliste américain qu’il espérait que la France qui aidait l’Irak avait« appris la leçon ». Tzipi Livni était toujours en poste en Europe lorsque un dirigeant de l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine), Mamoun Meraish, a été tué par des balles tirées par un agent du Mossad à Athènes, en Grèce, en 1983. Un assassinat où, pour le Times de Londres en date du 1er juin 2008, Tzipi Livni était impliquée. A la suite du meurtre de Mamoun Meraish, Livni est rentrée en Israël pour reprendre ses études de droit. En cause selon le Times, de trop fortes « pressions » dans son boulot d’agent secret. Etait-elle elle-même l’un des tueurs dans cet assassinat et dans d’autres, comme le prétend la presse britannique ? Lorsqu’elle se lance dans la politique au sein du Likoud, elle devient vite une disciple d’Ariel Sharon, l’homme qu’une commission officielle israélienne a désigné comme étant « personnellement responsable » du massacre dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila, au Liban, en 1982. Par la suite, elle sera sous le patronage de Sharon ministre de la Coopération régionale, ministre de l’Agriculture, ministre de l’Absorption des immigrés et ministre de la Justice. Elle suivra Sharon lorsqu’il claque la porte du Likoud en 2005 pour fonder Kadima. Quand Ehud Olmert succède à Ariel Sharon comme Premier ministre, Tzipi sera nomme vice premier ministre et ministre des Affaires Etrangères..

    7- L’Institut Amadeus : Créé en 2008, basé à Rabat, Amadeus est un « think tank » marocain, indépendant, qui se présente comme un centre d’expertise, de réflexion, de conseil, de proposition et de consultation, une plateforme d’échanges, de rencontres et de coopération Nord-Sud et Sud-Sud. Amadeus bénéficie du partenariat d’une vingtaine d’entreprises notamment Alsthom, la chaine hôtelière Movenpick, l’Hebdomadaire Jeune Afrique, Maroc Telecom Et Medi1 SAT. Animé par une équipe de quinze personnes composées de managers, de chercheurs et d’experts avec des pôles de compétence et des horizons culturels diversifiés, il se propose de consolider l’image de marque du Maroc et de la région du Maghreb, au niveau international, en menant des actions de lobbying.
    L’équipe dirigeante est composée des trois personnalités suivantes :

    –Brahim Fassi-Fihri : Diplômé en sciences politiques de l’Université de Montréal, le président de l’Institut Amadeus a effectué de nombreux travaux de recherche dans le domaine des relations internationales. Brahim fonde l’association Amadeus en 2005. En 2007, il approfondit sa connaissance des enjeux euro-méditerranéens en intégrant la Direction Générale des Relations Extérieures de la Commission Européenne. Il est nommé durant cette période responsable du comité d’organisation de la 11eme conférence ministérielle Euromed de la Transition économique. En tant que Président de l’Institut Amadeus, Brahim coordonne l’ensemble des activités de l’Institut et apporte son expertise des enjeux politiques et géostratégiques contemporains. Il est l’initiateur et le créateur des MEDays, un forum international organisé chaque année à Tanger. Brahim a développé un réseau international de personnalités de la sphère politique et économique et des medias, faisant des MEDays le rendez-vous annuel des pays den la région sud.

    –Mekki Lahlou : Diplômé en sciences politiques de l’Université de McGill à Montréal, titulaire d’un Master en relations internationales et droit international à Sciences Po Paris et doctorant en droit aérien Mekki est un spécialiste des relations internationales. Il a travaillé dans la fonction publique internationale et s’est par la suite spécialisé dans les problématiques de la libéralisation et de la déréglementation du transport aérien international, notamment lors de son séjour à l’Association du Transport Aérien International à Genève. A l’Institut Amadeus, Mekki s’occupe plus particulièrement des relations extérieures, et notamment des partenariats et du financement des activités de l’Institut.

    –Younès Slaoui : Vice-président et co-fondateur de l’Institut Amadeus Issu de l’Ecole Nationale d’Administration française (ENA), promotion Jean-Jacques Rousseau, et diplômé de l’EM Lyon, Younes est spécialisé en administration publique, en stratégie et en finance d’entreprise. Ses expériences à Calyon et DTZ lui ont permis de participer à des opérations de financement d’entreprises et de conseil financier. Au cours de son expérience au sein de la Direction Générale française de l’Énergie et du Climat, il a intégré l’équipe du Plan Solaire Méditerranéen de l’Union pour la méditerranée (UPM) et a été chargé d’un rapport sur le financement du nucléaire. Younes a également collaboré à la réflexion stratégique et à l’étude du développement international du groupe EM Lyon en tant que chargé de mission auprès du directeur général de cette institution. Au niveau associatif, Younes a occupé en 2006 la fonction de Président de l’AMGE Lyon et Vice-président régional de l’AMGE (Association des Marocains des Grandes Ecoles). Younes apporte ses connaissances des enjeux et problématiques de développement économique et social, et est un acteur de premier rang dans l’élaboration.

    8 – Sentence philosophique du blog « Princesse de Clèves islamo-gauchiste ».

    9 – Alexandre Adler, Rachida Dati, le Maroc et les chantres de la démocratie « contrôlée » blog du monde diplo lundi 4 juillet 2011, par Alain Gresh http://blog.mondediplo.net/2011-07-04-Alexandre-Adler-Rachida-Dati-le-Maroc-et-les                                                                                                                                                       https://www.renenaba.com/le-collier-de-la-reine

  • Comment se débarrasser de la #dette publique ?
    http://www.laviedesidees.fr/Comment-se-debarrasser-de-la-dette-publique.html

    La création monétaire par les banques centrales peut-elle nous débarrasser de la dette publique ? La zone #euro peut-elle être réformée en ce sens ? Henri Sterdyniak et André Grjebine confrontent leurs analyses autour du livre que ce dernier a récemment publié.

    Essais & débats

    / dette, euro, #banque_centrale, #crise, #monnaie

    #Essais_&_débats

  • Au #Kazakhstan, #Nazerbaiev réélu d’extrême justesse avec 97,5 % des voix et un taux de participation de 95 %

    Réaction à chaud : « Today we can be proud that the elections were open, transparent and fair. »

    There may be some who criticise our elections. While it is always wise to listen to constructive criticism from friends, we must remember how far we have come as a nation.

    Proud Day for Kazakhstan and A New Step Forward for Our Nation - The Astana Times

    http://www.astanatimes.com/2015/04/proud-day-for-kazakhstan-and-a-new-step-forward-for-our-nation

    There may be some who criticise our elections. While it is always wise to listen to constructive criticism from friends, we must remember how far we have come as a nation. Today we can be proud that the elections were open, transparent and fair.

    –—

    Kazakhstan President Set to Win Fifth Term, Even as Economy Falters - NYTimes.com

    http://www.nytimes.com/2015/04/27/world/asia/kazakhstan-president-nursultan-nazarbayev-election.html?_r=1

    MOSCOW — Voters in Kazakhstan were set to re-elect an incumbent on Sunday who has ruled the country since the Soviet Union collapsed, in an election that could have only one outcome.

    Nursultan Nazarbayev, 74, will win his fifth straight term in a snap presidential election as voters headed to the polls in droves on Sunday. According to The Associated Press, election officials said on Monday that Mr. Nazarbayev had taken 97.7 percent of the vote. The country’s elections commission said turnout was higher than 95 percent.

    –—

    On peut aussi relire cette contribution sur l’ancien blog de visionscarto, ça date de 2011

    Elections au pays du « Sultan de la lumière » - Les blogs du Diplo

    http://blog.mondediplo.net/2011-04-03-Elections-au-pays-du-Sultan-de-la-lumiere

    Dimanche 3 avril, l’ex-république soviétique d’Asie centrale élit son Président. Une farce électorale que Noursoultan Nazarbaïev a imposée deux ans avant le terme de son mandat, sans aucune justification. Le « khan kazakh » (« sultan kazakh »), à la tête du pays depuis 1989, doit faire des envieux au Proche-Orient. Son secret : un peu de redistribution de la manne pétrolière et de bonnes vieilles recettes soviétiques, à commencer par un culte de la personnalité découvert sur le tard.

    #kazakhstan #soviétisme #élections_démocratiques

  • Le sionisme contre les juifs...

    " On essaie de nous marteler que l’histoire des Juifs s’est achevée et qu’Israël en est l’aboutissement. Israël fonctionne comme un effaceur de l’histoire, de la mémoire, des langues, des traditions et des identités juives. La politique israélienne n’est pas seulement criminelle contre le peuple palestinien. Elle se prétend l’héritière de l’histoire juive alors qu’elle la travestit et la trahit. Elle met sciemment en danger les Juifs, où qu’ils se trouvent. Et elle les transforme en robots sommés de justifier l’injustifiable..."

    Israël contre les Juifs :
    http://www.ujfp.org/spip.php?article3885

    Marek Edelman, L’insurgé perpétuel
    http://www.courrierinternational.com/article/2006/04/13/l-insurge-perpetuel

    Le judaïsme marocain et le sionisme (Abraham Serfati) : http://bougnoulosophe.blogspot.be/2011/07/de-la-symbiose-judeo-arabe-et-de-ses.html

    Des juifs irakiens rejettent la « manipulation cynique » de leur histoire par Israël : http://www.ujfp.org/spip.php?article3931

    Au nom des juifs d’Égypte :
    http://orientxxi.info/lu-vu-entendu/au-nom-des-juifs-d-egypte,0446

    Le sionisme du point de vue de ses victimes juives : http://bougnoulosophe.blogspot.be/2012/07/le-sionisme-du-point-de-vue-de-ses.html

    Les Pantheres noires israeliennes : http://bougnoulosophe.blogspot.be/2010/10/les-pantheres-noires-israeliennes.html

    L’« Etat juif » contre les juifs : http://blog.mondediplo.net/2011-05-18-L-Etat-juif-contre-les-juifs

  • Brazilian #elections #2014, Between Polarization and a Country in Transition
    http://africasacountry.com/brazilian-elections-2014-between-polarization-and-a-country-in-tran

    In October, #Brazil went through its closest presidential elections since 1989–51.6% to 48.4%. The winner was the incumbent President, #Dilma_Rousseff, who earned her reelection as a candidate from the Partido dos Trabalhadores (Party of the Workers), or PT. From 2003, the PT has ruled the country, with Luiz Inácio “Lula” da Silva also having […]

    #LATIN_AMERICA_IS_A_COUNTRY #POLITICS #Aécio_Neves #protests #soccer #World_Cup

  • Exposition alpha, beta, carta à partir du samedi 8 mars 2014 - Parc culturel de Rentilly - Communauté d’Agglomération de Marne et Gondoire

    http://www.marneetgondoire.fr/les-actualites/actualite-496/exposition-alpha-beta-carta-a-partir-du-samedi-8-mars-2014-1238.html

    Information signalée par Elise Olmedo, qui est l’auteure du billet sur la cartographie sensible que nous avions publié en septembre 2011

    Cartographie sensible, émotions et imaginaire
    http://blog.mondediplo.net/2011-09-19-Cartographie-sensible-emotions-et-imaginaire

    http://www.marneetgondoire.fr/typo3temp/pics/e_6d971ac22e.jpg

    (c) Etienne Lécroart

    Dans le cadre de la résidence d’écrivain d’Olivier Salon, en collaboration avec les membres de l’OuCarPo et Étienne Lécroart, membre de l’OuBaPo

    Commissaire de l’exposition : Guillaume Monsaingeon
    Œuvres issues de collections publiques et privées

    Salle des trophées

    L’expression « cartes muettes » désigne les cartes scolaires dont on a effacé les toponymes afin de tester les connaissances des élèves. Certains d’entre nous ont un peu oublié leur géographie : nous serions bien en peine de « faire parler » les cartes muettes. Mais nous y avons tous compris que les cartes sont parlantes. Parfois même bavardes. Ou encore parlées, signées, vulgaires, titrées, sonores, linguistiques, traduites, sous-titrées, légendées, polyglottes…

    L’exposition alpha, beta, carta, conçue par l’Oucarpo (Ouvroir de cartographie potentielle) présente une trentaine d’artistes, peintres, graphistes, vidéastes, cartographes, qui proposent autant de variations sur les mots dans les cartes. Certains ont créé une œuvre pour l’occasion, d’autres obéissaient à cette contrainte sans le savoir, il y a deux siècles, se rangeant ainsi par avance dans la vaste famille des « plagiaires par anticipation » qui appartenaient à l’Oucarpo avant l’heure.

    alpha, beta, carta explore les nombreuses facettes de cette aventure des mots dans les cartes : pièces uniques, plans de métro détournés, abécédaires débusqués dans les villes, cartes familières retournées, atlas compilés, cartes éditées, continents dressés en mots. Les textes forment des cartes, les lettres les déforment ou les enserrent, la peinture efface les mots, d’autres mots deviennent pixels, poèmes calli-cartographiques, improbables palimpsestes…
    Toutes les cartes sont parlantes. Aussi essentielle que la bande-son d’un film, leur « bande-texte » méritait bien d’être redécouverte.

    Guillaume Monsaingeon

    #cartographie #art #exoposition #bd #cartographie_sensible #cartographie_radicale

  • Dans le Carto n°21, encore, le dossier du mois est sur l’Iran : Vers une renaissance de la République islamique ? , Bernard Hourcade


    http://www.carto-presse.com/?p=1449

    Avec, entre autres, une carte de l’évolution des frontières proche de celle-ci, trouvée sur le site pointé hier par @cdb_77 http://seenthis.net/messages/220475


    ou de répartition des langues, moins détaillée que celle du site précédent

  • The one map that shows why Syria is so complicated

    « Non, cette carte n’est pas une blague »

    http://www.washingtonpost.com/blogs/worldviews/wp/2013/08/27/the-one-map-that-shows-why-syria-is-so-complicated

    Après le petit texte qui explique que le Proche-Orient c’est compliqué, puis le graphique qui explique que le Proche-Orient c’est compliqué, voici la CARTE qui explique que la Syrie (et le Proche-Orient) c’est compliqué :

    Now that the United States is strongly signaling that it will lead some form of limited offshore strikes against Syria in response to suspected chemical weapons attacks on civilians, one point you’re going to hear repeated over and over about the country is that it’s complicated. And that’s no joke, as the above map helps to drive home.

    • Dans l’édition d’aujourd’hui, le Safir dénonce cette carte (« orientaliste ») :
      http://assafir.com/Article.aspx?ArticleId=2489&EditionId=2551&ChannelId=61605

      يأتي نشر هذه الخريطة في ظرف بالغ الدقّة، لجهة ترجيح شنّ هجمات عسكريّة على سوريا. وفيما لا يمكن غضّ النظر عن كون تلك الخريطة صادرة عن أحد أهم صروح علمية أكاديمية في العالم، إلا أنّها تقع في مغالطات اصطلاحية، ذات منشأ استشراقي إذا صح التعبير. منها مثلاً التعريف بسكان المنطقة العرب، على أنّهم مسلمون سنّة فقط. فيما تستثنى الجماعات الإثنية والدينية الأخرى من التعريف بهويّتها العربيّة، ليصار إلى حضرها بصفتها الطائفيّة، مثل مسيحيين ومذاهب إسلاميّة أخرى، مع الإشارة إلى أنّ هؤلاء يتكلّمون العربيّة.

      وتظهر الخريطة تفرقة غريبة بين العلويين والنصيريين باعتبارهم جماعتين لا جماعة واحدة، وهم بطبيعة الحال عبارة عن تسميتين لجماعة واحدة. فيما يبدو انتشار «الإماميين» في لبنان (شيعة) باللون الأخضر كما هو معروف مبالغا فيه.

      تعكس هذه الخريطة عجزاً غربياً سياسياً وأكاديمياً عن النظر إلى المنطقة، خارج العقليّة التقسيميّة على أسس إثنيّة ودينيّة. تقسيمات تشكّل حجة قويّة في يد المشككين بكل خطابات الغرب عن الحريّة والديموقراطيّة، خصوصاً في جزئيتها على حقوق الأفراد في الشرق تحت مسمّى السعي إلى نشر الديموقراطية. إذ كيف يمكن لمن لا يرى المنطقة إلا من هذه الزاوية، أن يكون صادقاً في إعانة شعوبها على تحقيق الديموقراطية والتخلص من أنظمة الحكم الأحادية؟

    • C’est excellent. Ce qui serait génial serait d’avoir une traduction du texte et des arguments, c’est exactement de ces réflexions que doit se nourrir le blog « visions carto ». Et ça ferit un très bon billet pour qui veut s’y coller.

      Il ne faut pas oublier que la quasi totalité des journaux qui publient des cartes, se basent souvent sur ce genre de source. Y compris le Diplo d’ailleurs, en ne portant pas assez d’attention sur les problèmes que soulèvent ces « cartes-sources » qui circulent abondamment sur internet. Je ne sais pas si c’est un problème de temps (ça va toujours très vit dans la presse - comme son nom l’indique...) ou un manque d’intérêt pour le regard critique envers les sources (mais @baroug va encore dire que je me la pète).

      Voir par exemple :

      Dans Libération, une carte originale de Birmanie
      http://blog.mondediplo.net/2009-10-09-Dans-Liberation-une-carte-originale-de-Birmanie

    • A la louche :
      La publication de cette carte vient à un moment très délicat pour appuyer la possibilité de lancer des attaques militaires contre la Syrie. Et malgré le fait que cette carte soit issue d’une des plus importantes institutions académiques mondiales, elle commet des erreurs sémantiques d’origine orientalistes, si on peut le dire. On cite par exemple, la restriction des habitants arabes de la région aux musulmans sunnites excluant les autres communautés ethniques ou religieuses de la définition de l’identité arabe, les réduisant à leur identité religieuse tel que « chrétiens » et autres en précisant qu’ils parlent arabe.
      La carte montre une différence étonnante entre alaouites et nussairites comme s’ils étaient deux communautés et non pas une seule. De plus l’étendue occupée par les « imamites » (shiites) au Liban semble exagérée.
      Cette carte reflète une incapacité occidentale politique et académique à porter sur la région un regard non influencé par la mentalité partitionniste sur des bases ethniques et religieuses. Des partitions qui constituent un argument puissant entre les mains de tous ceux qui se méfient des discours occidentaux sur la liberté et la démocratie surtout en ce qui concerne les droits des individus en orient sous l’étiquette de répandre la démocratie. Comment est il possible a ceux qui ne regardent la région que sous cette angle, qu’il soient sincères dans leurs intentions d’aider ses peuples à réaliser la démocratie et à se débarrasser des régimes totalitaires ?

    • La population rejette la pseudo démocratie d’aujourd’hui
      La réalité est que le peuple n’est plus souverain (s’il l’a jamais été) quand le budget des pays d’Europe n’est plus contrôlé par les Parlements nationaux mais par une Commission européenne responsable devant personne. La Commission européenne ne fait qu’appliquer les règles ultra libérales que les gouvernements européens de droite comme de gauche se sont imposées.
      Ne pourra incarner un espoir de reprise de la souveraineté par le peuple que le parti qui aura cette reprise de souveraineté dans son programme. Cette condition est expliquée par Paul Jorion quand il écrit : « 

      La création d’une nouvelle norme sociale capable de réunir les citoyens dans une croyance commune est une question fondamentale, c’est l’une des conditions nécessaires au réenchantement du processus démocratique.

       » (http://www.pauljorion.com/blog/?p=56409)

  • Le peintre Nato
    Discussion:Nato (peintre)/Suppression - #Wikipédia
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Nato_(peintre)/Suppression

    #page_à_supprimer Entrevu ici ou là à la tévé et même une fois en vrai en Suisse, fait des sculptures à poil, mais je n’ai pas vraiment trouvé de sources acceptables en ligne, si vous avez...

    • Ce qui me tue, en lisant les commentaires, c’est d’une part que les participants semblent penser que la « notoriété » se mesure uniquement avec google ("je doute de la notoriété vu le peu de résultat google bla bla etc...") et d’autre part que la « notoriété » fait l’artiste. BHL et Richard Clayderman ont une énorme notoriété, sont-ils pour autant philosophe et musicien ? La merveilleuse pianiste Clara Haskil n’a été reconnue, (et a eu une notoriété) que lorsqu’elle a eu 55 ans et quelques. Schubert lui, a du attendre un siècle avant d’être reconnu. Si Wikipédia avait existé en 1820, je suis sur que pleins de gens auraient voulu le supprimer !! Un musicien anglais fait un voyage à Vienne dans les années 1820/1825 (je vais vous retrouver les sources de cette histoire) pour faire une étude sur la vie musicale viennoise. Il revient à Londres et rédige un rapport dans le quel le nom de Schubert n’apparait pas une seule fois...

    • Voilà, j’ai retrouvé la source dans la biographie de Schubert par Brigitte Massin (extraordinaire musicologue) :

      « Lorsque Czerny présente la Vienne musicale de son temps, il ne prononce pas une seule fois le nom de Schubert.

      Lorsqu’en 1827 un voyageur anglais établit un rapport sur la vie musicale à Vienne, il ne mentionne pas une seule fois le nom de Schubert [il a alors écrit plus de 600 lieders, 20 sonates pour pianos, plusieurs symphonies qui resteront les chefs-d’oeuvre du siècle].

      Lorsque Chopin en 1829 passe à Vienne, il n’entend pas une seule fois parler de Franz Schubert.

      Seul, hors des frontières de l’Autriche, Schumann, déjà enthousiasmé depuis son adolescence par le peu qu’il avait pu connaître de la musique de Schubert, s’en fera le découvreur passionné. Mais il mourra trop tôt pour s’émerveiller d’œuvres qui seront exhumées plus tard encore, le Quintette pour deux violoncelles, ou la Symphonie inachevée... ou encore la cantate Lazare »
      Brigitte Massin, Franz Schubert, Fayard, 1977.

    • @Visions_cartographiques :

      Ce qui me tue, en lisant les commentaires, c’est d’une part que les participants semblent penser que la « notoriété » se mesure uniquement avec google (« je doute de la notoriété vu le peu de résultat google bla bla etc... ») et d’autre part que la « notoriété » fait l’artiste

      Eh bien vous n’avez pas tort là dessus. Sauf que... vous vous méprenez sur ce qu’est Wikipédia : c’est une encyclopédie. Ce n’est pas un recueil du savoir dans sa globalité, mais un recueil du savoir établie et attesté au préalable par des travaux précédents, d’ou la demande constante de sources. La question n’est donc pas de savoir si l’artiste est bon ou pas, si il est talentueux ou pas, ça n’a pas d’importance ici. Le but c’est de savoir si ce monsieur est un minimum connu, si il a une notoriété publique attestée, ce qui ne semble pas être le cas, vu l’absence de sources. Et dans ce cas effectivement, Google est un bon indicateur : plus il y a de résultat, plus on aura de chance de trouver des sources de qualité exploitables (secondaires ou tertiaires, indépendantes etc.).

      PS : mon but ici n’est pas de chercher le conflit, mais d’essayer d’expliquer la manière d’agir des wikipédiens.

      Bonne soirée.

    • @Zarkov : on nous a déjà expliqué que WP n’avait pas de contrainte en termes d’espace ; il n’y a donc AUCUNE raison valable pour qu’il n’y ait pas de fiches concernant des expressions minoritaires, WP peut très bien être un « recueil du savoir dans sa globalité » , ce n’est pas son projet qui l’interdit, mais une inflation de règles successives qui se rajoutent sans cesse et transforment ce projet.

      Si j’avais un peu de temps et de technique, je monterai une Encyclopédie des Refusés , où l’on verrait toute la richesse et l’importance de ce qui disparait, petit à petit, de votre Encyclopédie.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Salon_des_refus%C3%A9s

    • Oui, je reviens aussi sur cet aspect de Wikipedia, même avec beaucoup d’effort je n comprends pas cette insistance à vouloir toujours avoir « des références » ou « preuves de ce qu’on avance ». Annoncer ses sources etc... est bien entendu très utile, mais ce n’est pas là peine non plus de se jeter à corps perdu dans un des biais les plus stérilisant du monde académique [je parle de cette obsession aux références, aux « écartés » parce que pas assez de références, etc... qui transforme beaucoup d’articles scientifiques en trucs lisses, plats ou insignifiants]. Il me semble qu’on oublie tout de même de se servir de son cerveau, de ses émotions, de son jugement ou de nos intimes convictions, voire de nos émotions (par exemple une vraie belle émotion artistique pour une oeuvre d’un artiste totalement méconnu ou non référencé).

      On pourrait citer quelques artistes, musiciens, pianistes, artistes peintres qui n’ont JAMAIS été référencé dans le système soviétique pour les raisons qu’on connait très bien. Beaucoup ont disparu, ne sont même pas dans wikipedia et pourtant... Tant de beauté.

      Ce n’est pas tout. Quand je lis des articles sur ds sujets que je maîtrise, je suis parfois effondré (cartographie par exemple, toujours pas une seule référence à la cartographie radicale ou critique, ça fait pourtant dix ans qu’on y est de manière exploratoire). Enfin, quand je vois ma propre fiche, en fait, je serai bien content qu’elle soit supprimée complètement tant elle est nulle et ne correspond en rien ou presque à ce que je fais.

      Mais voilà, j’ai décidé de ne pas y toucher, ni de la changer ni de la supprimer moi-même, par principe. Mais vraiment, cette fiche m’emmerde :)

    • C’est un truc fait à la va-vite par je ne sais qui qui a ouvert cette page le soir de la diffusion d’un documentaire sur l’élaboration d’une carte sur le terrain (dans le caucase). L’illustration choisie est à mourir de rire (un graphique en barre...), il y a ds erreurs factuelles, de dates, de terminologie, de statut, la biblio donne deux ouvrages qui étaient prévus mais qui ne sont jamais sortis faute d’un accord avec l’éditeur, etc...

      Par ailleurs, la page fait l’impasse sur des axes de recherches importants sur lesquels je travaille depuis plusieurs années.

      Je ne vois pas l’intérêt d’une telle page, je préfèrerai que le truc disparaisse, mais bon, comme je l’ai dit, je n’y touche pas

  • Israel’s West Bank settlements grew by twice the size of New York’s Central Park in 2012
    By Chaim Levinson
    Haaretz

    Le grignotage inexorable de la terre palestinienne

    http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/israel-s-west-bank-settlements-grew-by-twice-the-size-of-new-york-s-central

    Israeli settlements in the West Bank legally expanded by nearly 8,000 dunams (1977 acres) in 2012 - land equaling the entire city of Bat Yam and twice as big as Manhattan’s Central Park.

    The adjustments were approved by military order, with the Israel Defense Forces’ GOC Central Command granting settlement municipalities jurisdiction over the new territories.

    Although in recent years the practice of giving large swathes of land to settlements has been abandoned, creeping annexations are still under way. In 2012, settlement-controlled land grew from 530,931 to 538,303 dunams, a total increase of 7,372 dunams, according to a comparison of maps from 2011 and 2012 at the Civil Administration offices.

  • Découverte : la carte sensible (Heuristiquement)
    http://www.heuristiquement.com/2013/05/decouverte-la-carte-sensible.html

    Au hasard d’une navigation sur la toile, par sérendipité, j’ai découvert cette fascinante vidéo. Elle m’a paru très intéressante, il s’agit ici d’un travail de mapping qui associe sensibilité et collecte méthodique de données. Le résultat est une "carte sensible" en tissu. L’image ci-dessous témoigne du travail préparatoire, avec une prise de note créative et visuelle, à la manière du sketchnoting.

    Voici un extrait du texte original accompagnant la vidéo :
    "Elise Olmedo a vécu plusieurs mois avec les femmes d’un quartier défavorisé de Marrakech, en les suivant dans leur vie quotidienne, lors de leurs déplacements dans l’espace domestique et dans la ville. En voulant représenter ces itinéraires sur une carte, elle s’est rendue compte que la cartographie classique ne donnait qu’une image très pâle de la richesse et de la subtilité de leurs pratiques spatiales. Il fallait donc trouver un mode de représentation plus libre, capable de se fondre dans leurs visions, capable d’exprimer leurs affects et leurs perceptions de ces espaces familiers qu’elles sont contraintes de fréquenter. C’est ainsi qu’est née une « carte sensible » ..

  • La mort du cyberflâneur | InternetActu
    http://internetactu.blog.lemonde.fr/2012/04/04/la-mort-du-cyberflaneur

    Il s’est passé la même chose sur Internet. Internet n’est plus un lieu de déambulation – c’est un lieu où l’on agit. Presque plus personne ne surfe sur le Web. La popularité des applications, grâce auxquelles nos téléphones et nos tablettes nous aident à faire ce que nous voulons, sans même avoir à passer par un navigateur et parcourir l’Internet, a rendu la flânerie plus difficile. Le fait qu’une bonne partie de l’activité en ligne tourne autour de l’achat n’aide pas non plus.

    Franchement pas d’accord. La plupart des gens que je connais surfent sur le web, maison ou travail peu importe.

  • Malte, l’île-prison
    http://blog.mondediplo.net/2010-11-08-Malte-l-ile-prison

    Le site Internet de l’office de tourisme de Malte annonce sans détour : « Les îles maltaises seront une fête pour vos sens. L’avantage d’y séjourner est de vous permettre d’expérimenter plusieurs séjours en un ». C’est en effet ce que constatent les milliers de boat-people africains faisant route vers l’Italie et qui, depuis 2002, se fracassent sur les côtes maltaises. Ils ont été arrêtés, parqués dans des centres de détention ou de rétention (ouverts ou fermés). Pour ces migrants interdits d’Europe, Malte est devenue une prison à ciel ouvert.

  • Why I Am Leaving Goldman Sachs - NYTimes.com
    http://www.nytimes.com/2012/03/14/opinion/why-i-am-leaving-goldman-sachs.html

    Greg Smith is resigning today as a Goldman Sachs executive director and head of the firm’s United States equity derivatives business in Europe, the Middle East and Africa.

    ça me rappelle ce billet d’octobre 2008 http://blog.mondediplo.net/2008-10-19-Adieux-a-la-finance qui faisait référence à une lettre du même genre d’Andrew Lahde :

    Andrew Lahde est un financier riche à mourir. Mais envahi d’un inexplicable dégoût et décidé à tirer sa révérence. Le milieu qui a fait sa fortune, il l’abhorre. En fait il est pareil à lui, et en même temps si différent. C’est peut-être cette ambivalence qui explique la violence de ses sentiments – dans bon nombre de milieux sociaux , la position du reflet difforme est la pire de toutes. Pareil à son milieu, Andrew Lahde l’est assurément. On n’est pas gestionnaire de Hedge Fund sans s’être conformé aux us et coutumes de la tribu financière, et Lahde les connaît si bien qu’il peut en faire l’énumération, mais ici sur le mode libérateur de celui qui envoie tout valser : « je laisse à d’autres d’amasser des fortunes à neuf, dix ou onze chiffres. Les agendas remplis à craquer pour trois mois, ils attendent leurs deux semaines de vacances de janvier pendant lesquelles ils resteront collés à leurs Blackberries ou d’autres trucs dans le genre. Mais c’est quoi l’idée ? Tous seront oubliés dans cinquante ans. Balancez les Blackberries et profitez de la vie ».

    sauf que lui il faisait l’apologie de la culture du chanvre

  • Puisqu’on reparle beaucoup de Joseph Kony depuis deux trois jours à cause de cette video postée par « Invisible Children » et qui fait une grosse polémique, vous relirez avec beaucoup d’intérêt ce texte très informatif d’Agnès Stienne qui date d’Août 2011

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    Ces enfances qu’on (dés)arme - Les blogs du Diplo
    http://blog.mondediplo.net/2011-08-05-Ces-enfances-qu-on-des-arme

    Conflits - Guerres - Enfance - Armée

    Ces enfances qu’on (dés)arme
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    vendredi 5 août 2011, par Agnès Stienne

    En octobre 2005, la Cour pénale internationale (CPI) lançait un mandat d’arrêt contre Joseph Kony, le leader rebelle ougandais de la terrifiante Armée de résistance du seigneur (LRA), et quatre de ses acolytes. La LRA dirige maintenant ses attaques contre les populations vivant dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), en Centrafrique et au Soudan du Sud, les forces armées ougandaises l’ayant repoussée hors de ses frontières.

    Les membres de la LRA perpètrent avec une extrême violence meurtres, pillages, viols, tortures, mutilations ou enlèvements et provoquent de nouvelles vagues de déplacements de population [1]. Pour leur forger le caractère, les enfants capturés lors des razzias dans les villages de RDC sont sommés de tuer leurs propres parents et de participer au viol de leurs sœurs ou de leur mère. Joseph Kony est – entre autre – accusé d’enrôler de force des enfants, ce qui constitue un crime de guerre au regard du droit international.