• The child-free couples who treat their pets like children
    Jessica Klein, BBC, le 2 septembre 2019
    https://www.bbc.com/worklife/article/20190826-the-child-free-couples-who-treat-their-pets-like-children

    One of the most striking examples was a [child-free] man that I interviewed who had just recently quit his job because he learned from his vet that his dog was dying, and he wanted to be with the dog for the remaining weeks of his life,” she says. He got to care for his dog “as you imagine somebody might for a child, or an ailing parent

    #childfree #no_kids #nullipare #animaux #chiens #chats

  • " La Nature humaine : une illusion occidentale " par Marshall Sahlins
    http://enuncombatdouteux.blogspot.com/2018/01/la-nature-humaine-une-illusion.html

    Au cours de ces dix ou vingt dernières années, l’enseignement connu sous le nom de « civilisation occidentale » a progressivement perdu de son importance dans le cursus des étudiants américains. L’objectif de cet ouvrage est d’accélérer ce processus en réduisant la « civi occidentale » à trois heures de lecture. J’en appelle au principe nietzschéen : les grands problèmes sont comme des bains d’eau glacée, il faut en sortir aussi rapidement qu’on y entre.

    http://townsendcenter.berkeley.edu/sites/default/files/styles/220w/public/events/marshall_sahlins.jpg?itok=ov7ivtcm

    Selon la circonstance, l’agression ou la domination se manifesteront différemment ; par exemple à la phrase « Passez une bonne journée », un New-Yorkais répondra : « ne me dites pas ce que j’ai à faire ! » Nous faisons la guerre sur les pelouses d’Eton, nous nous battons à coup de jurons et d’insultes, nous exerçons notre domination en faisant des cadeaux qui interdisent la réciproque ou en écrivant des recensions cinglantes des livres de nos ennemis de l’Université. Les Eskimos disent que les cadeaux produisent des esclaves, comme le fouet produit des chiens. Qu’on le pense, ou pas, le fait de dire que les cadeaux font des amis – un proverbe qui comme pour les Eskimos va à l’encontre de notre économie – implique que nous soyons nés avec des « âmes d’eau », attendant de manifester notre humanité, pour le meilleur ou pour le pire, à l’occasion d’expériences qui ont un sens dans un certain mode de vie.

  • #technique #écosocialisme #benjamin
    Walter Benjamin, qui propose par ailleurs une nouvelle conception de la technique comme « maîtrise des relations entre la nature et l’humanité », dit dans ses Thèses sur le concept d’histoire :
    « Marx a dit que les révolutions sont la locomotive de l’histoire mondiale. Peut-être que les choses se présentent autrement. Il se peut que les révolutions soient l’acte par lequel l’humanité qui voyage dans le train tire les freins d’urgence »

    in Walter Benjamin, précurseur de l’écosocialisme, de Michael Löwy (https://journals.openedition.org/chrhc/4909), lequel vient de faire paraître un La révolution est le frein d’urgence. Essais sur Walter Benjamin (http://www.lyber-eclat.net/livres/la-revolution-est-le-frein-durgence) (préface : https://blogs.mediapart.fr/michael-lowy/blog/280119/la-revolution-est-le-frein-d-urgence-essais-sur-walter-benjamin). Voir aussi, pour une approche biographique de Walter Benjamin, les trois premiers tomes du Manifeste incertain de Frédéric Pajak (http://www.leseditionsnoirsurblanc.fr/manifeste-incertain-1-frederic-pajak-9782882502797)

  • Les pirates, des frères d’armes violents mais égalitaires

    Ces hommes brutaux semaient la terreur et entravaient le commerce mondial. Mais ils s’appliquaient également à vivre selon des préceptes équitables, analyse Marcus Rediker dans un ouvrage passionnant. Version longue d’une page Histoire parue dans le Matin Dimanche du 22 octobre 2017.


    https://medium.com/quelle-histoire/les-pirates-des-fr%C3%A8res-darmes-violents-mais-%C3%A9galitaires-f6e6494a32
    #piraterie #livre #histoire
    cc @fil @reka

    Livre :
    Les Hors-la-loi de l’Atlantique


    http://www.seuil.com/ouvrage/les-hors-la-loi-de-l-atlantique-marcus-rediker/9782021279412

    • en fait j’étais tellement persuadé qu’il était dispo en PDF librement … je n’avais pas vérifié !

    • En fait, ils ont indiqué que les textes restaient sous licence CC suite à une intervention de Lionel Maurel (c’est visiblement une erreur de leur part de ne pas l’avoir indiqué directement sur le livre).
      Après, licence CC ne veut pas dire que c’est à eux de mettre le source en ligne... ça veut dire qu’ils ne s’opposeront pas à ce que quelqu’un le fasse.
      Sinon, cela voudrait dire qu’ils ne font plus de commerce... donc plus d’argent, plus de traduction, et au final pas de diffusion. L’équilibre économique de l’édition est quelque chose d’assez difficile à obtenir.

    • @hlc Il me semble que les éditions de l’éclat et d’autres, font les deux c’est à dire du commerce et des lybers, je crois que c’est la filiale de la découvertes Zones qui fait ça aussi. Les livres sortent en librairie et sont disponibles en ligne. Je pense aussi à ce bouquin, qui a eu déjà plusieurs éditions et est à nouveau épuisé :
      http://micropolitiques.collectifs.net

      @suske c’est parce que tu manques de boulets sauce lapin !

    • @supergeante Oui, il y a toujours plusieurs modèles économiques avec les Creative Commons... mais il ne sont pas obligatoires (à la différence de la GPL pour les logiciels qui contraint à ouvrir et partager le code modifié... mais l’économie du logiciel + service est totalement différente de l’économie du livre).
      C’est pas facile de trouver un bon modèle qui partage et qui permette une économie. On a essayé de le formuler avec notre Licence édition équitable (http://edition-equitable.org)... mais c’est pas facile.
      Et puis pour moi, le « partage », c’est entre gens qui se connaissent (des « communautés »), et le « gratuit » c’est souvent un prix d’appel, un arbre qui cache une forêt de captation des traces ou bien le dumping de ceux qui ont les moyens pour couvrir le monde de leur vision des informations (cf les journaux « gratuits » de propagande distribués dans nos villes).

    • @hlc il est tout à fait logique que tu ramènes cette question à ta propre expérience d’éditeur, et tout le monde convient que cette équation économique n’est pas facile. Même si, comme le dit Peg, l’expérience lyber montre que la question n’est pas si tranchée que tu sembles vouloir le dire (internet => pas d’argent => pas de traduction).

      Mais là on ne fait pas des généralités : dans ce cas précis, pour cet auteur précis, sur ce sujet précis, le fait de ne pas distribuer le livre librement et volontairement paraît (pour le dire gentiment) un contre-sens.

      Et suggérer que quelqu’un prenne le risque de « pirater » le livre (comment, d’ailleurs ?) en disant « il est probable que l’éditeur ne va pas poursuivre en justice », c’est incompréhensible quand on met ça en rapport avec l’histoire d’Aaron.

    • En fait l’expérience a souvent montré que les livres disponibles en Lyber étaient aussi ceux qui se vendaient le mieux en librairie, ou en tout cas que leur disponibilité n’entravait pas les ventes (ceux qui les lisent en ligne ne les auraient de toute façon pas achetés).

      Cf. le texte de Michel Valensi « Petit traité plié en dix sur le Lyber »
      http://www.lyber-eclat.net/lyber/lybertxt.html

  • La horde d’or. Italie 1968-1977 | Editions de l’éclat
    http://www.lyber-eclat.net/livres/la-horde-dor

    Livre d’histoires et d’analyses politiques, compilation de documents, tracts, chansons, articles de revues ou manifestes, témoignages à la première personne et au jour le jour d’une révolte, devenue « transformation radicale de la vie quotidienne, utopie, besoin de communisme, révolution sexuelle, lutte armée, etc. », La horde d’or est un ouvrage de grande ampleur qui parcourt l’histoire politique italienne, depuis les prémisses des années 60 jusqu’à la fin des années 70, qui verront s’exténuer les espérances et les jubilations d’une génération « outrageusement » enthousiaste. Ouvrage transgenre ou transversal, La horde d’or permet de combler un « manque d’histoire » de la fin du XXe siècle, et apporte une information de première main et de première importance sur dix années qui ébranlèrent non seulement l’Italie, mais également l’Europe, et dont l’actualité resurgit, près d’un demi-siècle plus tard, dans les mouvements et les luttes du jeune XXIe siècle, pour signifier l’inanité des réponses institutionnelles qui ont été apportées à la crise « créative, politique et existentielle » à laquelle nous sommes confrontés.

  • « Les " psychopathes " arrivent. Un adieu à " l’ère du narcissisme " », par Götz Eisenberg - Critique de la valeur-dissociation. Repenser une théorie critique du capitalisme
    http://www.palim-psao.fr/article-les-psychopathes-arrivent-un-adieu-a-l-ere-du-narcissisme-par-got

    La nouvelle édition vise à faire le ménage dans la rubrique des troubles de la personnalité. Sur les onze maladies reconnues actuellement, deux seulement sont diagnostiquées régulièrement : le « trouble de la personnalité borderline » et le « trouble de la personnalité antisociale ». Quelle humiliation pour les narcissiques. Bientôt ils n’auront plus d’existence, ou en tout cas pas dans leur forme pure !
    Le fait que le « trouble de la personnalité narcissique » soit retiré de la circulation peut être interprété comme le fait que les symptômes attribués à cette maladie sont devenus partie prenante de la #normalité. Ce trouble de base n’a plus valeur de maladie dans notre société, il reflète plutôt son caractère social. A chaque degré de développement social correspond un caractère social dominant. La structure identitaire de l’homme est synchrone avec celle de la #société environnante.

    • Les années que nous venons de traverser, marquées par le #néolibéralisme, ont rendu les gens indifférents, leur vie intérieure s’est transformée en un grand glacier de sentiments congelés. Les gens ne peuvent pas faire autrement que de transmettre cette #froideur à leur environnement. Il y a des différences non négligeables selon qu’on a grandi et que l’on vit dans une société qui valorise la solidarité avec les faibles et ceux qui sont moins compétitifs, ou bien qu’on vit dans une société où ces gens sont abandonnés dans la misère et stigmatisés en tant que loosers. Que l’expression « espèce de victime » soit devenue la pire insulte que des jeunes se lancent à la tête en dit long sur l’image pervertie qu’ils se font de l’humanité, marquée depuis quelques années par le culte du gagnant.

      #compétition

    • Le manque d’égard généralisé, l’#individualisme poussé jusqu’à la manie égocentrique, le #cynisme et l’indifférence caractérisent aujourd’hui les rapports entre les humains. C’est ainsi que « l’ère du #narcissisme » porte déjà en son sein le prochain niveau de développement psycho-historique. Le marché, l’économie et la pédagogie dictent une idée de la vie intérieure humaine qui doit être flexible et interchangeable, analogue à ce qu’on stigmatise encore aujourd’hui comme « psychopathe », et qu’on retrouve chez les détenus, en prison ou dans des institutions médico-légales. Le terme de psychopathe n’est pas utilisé ici dans son acception populaire, définissant une personnalité perturbée, imprévisible et violente, mais comme l’ont défini les psychiatres américain et canadien Cleckley et Hare pour qui les caractéristiques d’une personnalité « psychopathique » sont l’incapacité à ressentir de l’#empathie, le fait d’être beau parleur, charmeuse, sûre d’elle, à l’aise dans les situations sociales, froide quand elle est sous pression. C’est-à-dire précisément les attributs qui caractérisent les flambeurs et les gourous de la nouvelle économie et du monde de la finance qui continuent à nous pousser vers le précipice.

  • Le 2 mai paraît « _ Contrées . Histoires croisées de la #zad #NDDL et de la lutte #NoTAV dans le #Val_Susa_ »
    recueil du collectif Mauvaise Troupe
    ( après les « Constellations » (2014) et « Défendre la zad » (janvier 2016) )

    .
    > en chair et en os partout où vous les invitez :
    https://zad.nadir.org/spip.php?article3790

    > en papier chez les Éditions de l’éclat :
    http://www.lyber-eclat.net/livres/contrees

    > et, petit à petit, en ligne :
    https://constellations.boum.org/spip.php?rubrique69

    > certaines photos issues de par là :
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/collections/72157632096933304

  • Comment ne pas être paternaliste (même face aux incapables et aux négligeants :) ) … ?
    http://www.lyber-eclat.net/lyber/friedman/1non_pater.html

    Non seulement les médecins, mais tous les experts sont paternalistes – par définition –, ce sont des individus qui savent mieux que les autres ce qui est bon ou n’est pas bon pour ces autres.


    #CNV #paternalisme #maternalisme #autorité #condescendance #hiérarchie

  • Défendre la ZAD
    livre-appel publié le 15 janvier 2016 chez l’éclat

    /// Annonce du collectif Mauvaise Troupe à propos de la sortie de
    « Défendre la zad »

    « Dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes, un espace d’expérimentation foisonnant a fleuri. Depuis la résistance victorieuse à la vague d’expulsions de l’automne 2012, la zad est devenue un cri de ralliement, inspirateur de multiples autres foyers d’insoumission. Alors que le gouvernement annonce un retour en force des gendarmes mobiles sur le terrain, ce texte se fait l’écho de cette aventure politique et appelle, passionnément, à défendre la zad »

    Nous sortons cette semaine le petit livre-appel « Défendre la zad » aux éditions de l’Eclat. Comme son nom l’indique, nous espérons que ce sera une contribution à la victoire sur la nouvelle offensive des promoteurs de l’aéroport. Et plus largement, un vecteur de diffusion de l’esprit de la zad, au-delà de sa stricte défense.

    Le texte est d’ores est déjà lisible en ligne ici :
    https://constellations.boum.org/spip.php?article125,
    et pour quelques sous en librairie. Du fait de sa sortie rapide, il est fort probable qu’il ne soit pas en rayon immédiatement, donc n’hésitez pas à suggérer à votre libraire préféré d’en commander rapidement.

    Nous diffusons aussi des brochures d’entretiens sur la lutte de
    Notre-Dame-des-Landes et du Val de Susa là :
    constellations.boum.org/spip.php ?rubrique69

    /// Sur la Mauvaise troupe et la démarche d’écriture :

    Nous sommes quelques habitant.e.s de la zad de Notre-Dame-des-Landes ou proches compagnons de route qui vivons au diapason de cette rébellion. Au sein de la Mauvaise troupe, nous travaillons depuis quelques mois à en récolter et à en colporter les récits à travers la publication d’une série d’entretiens et d’un ouvrage à paraître ce printemps. Mus par un sentiment d’urgence, nous avons décidé de prendre la plume pour raconter et répandre partout ce pour quoi il faut défendre la zad. Dans un monde où règne le « je », nous avons l’ambition de parler ici au « nous ». Celui employé dans ce livre nous dépasse et se risque même à incarner au fil du récit une des paroles collectives d’un mouvement fort de son hétérogénéité. Il n’en est pas la voix unique, mais une tentative d’énonciation de ce qui se construit de commun et d’indéracinable, dans l’entremêlement vivant de nos positions et de nos expériences singulières.

    Pour contacter la mauvaise-troupe : mauvaise-troupe@riseup.net

    Pour retrouver le livre aux éditions l’Eclat : http://www.lyber-eclat.net/livres/defendre-la-zad

    Pour retrouver certaines des photos ayant servi à l’illustrer, ainsi que des ... centaines d’autres que j’ai réalisées depuis 2012 : https://www.flickr.com/photos/valkphotos/collections/72157632149210959

    #ZAD #NDDL #Notre-Dame-des-Landes #GPII

  • Pièces et Main d’Oeuvre ou quand le déni de leurs propres privilèges engendre des monstres.

    La dernière et pachydermique bouffée délirante de PMO, plaisamment intitulée « ceci n’est pas une femme », repose d’un bout à l’autre sur ce seul point : que l’hégémonie hétérosexiste n’existe pas, qu’il n’y a pas de rapports sociaux de domination de genre.
    Qu’il n’y a jamais à l’oeuvre, en fait de luttes de dominé-e-s, femmes, lesbiennes, homosexuelles, trans... que technolâtrie et haine de la nature, au service de la société industrielle. C’est le présupposé méprisant exposé il y a treize ans par Kacsinsky dans La Nef de Fous, poussé à son extrême.
    Kaczinsky, en effet, se contentait de hiérarchiser aliénations et dominations.
    PMO, plus conséquent, les nie purement et simplement.

    PMO donne ainsi naïvement à contempler à quoi ressemble le monde que l’on peut voir, une fois qu"on le regarde au travers du prisme négationniste des dominants.
    Il faut reconnaître que ça fait peur ! On dirait vraiment du Bruckner. Les comportements de lutte et revendication des infériorisé-e-s divers-e-s y deviennent immanquablement des monstruosités rivalisant de déraison.
    Chez PMO, les luttes des infériorisé-e-s ne peuvent jamais exister que sous cette seule forme.

    Mais aussi, il faudrait que ces mêmes dominé-e-s acceptent de débattre avec eux - sans doute pour discuter démocratiquement des termes avec lesquels PMO envisage de falsifier plus avant leurs luttes.

    Je ne résiste pas à vous proposer tout de suite, illustrant les conséquences de cette peur, de ce sanglot de l’homme blanc, quelques morceaux choisis :

    – de la pensée tellement non-essentialiste et non-homophobe estampillée PMO :

    Devenir homme ou femme est donc un fait socioculturel, un apprentissage suivant les règles du comportementalisme et peut faire l’objet d’un choix personnel. Ainsi devient-on homme ou femme (y compris dans les couples homosexuels), à force de « faire l’homme » ou de « faire la femme ». « Priez, la foi viendra. » « C’est en forgeant qu’on devient forgeron. » etc.

    – de citation par PMO, à l’appui de leurs thèses, ne témoignant d’aucun déni méprisant des violences masculines envers les femmes, d’aucune non-comprenance complaisante, d’aucun essentialisme crasse :

    Cependant Nancy Huston contredit Simone de Beauvoir. « Dans Le Deuxième Sexe (1949), Beauvoir réussit ce tour de passe-passe impressionnant : affirmer qu’on ne naît pas femme mais qu’on le devient, qu’au fond la femme n’existe pas mais a été construite par l’homme en tant que son autre radical… tout en prouvant le contraire à longueur de page, montrant chapitre après chapitre, que l’oppression des femmes est due à leur corps (donc à quelque chose avec quoi elles sont nées) : règles, hormones, grossesses, maternités… Si les femmes n’ont vraiment rien de particulier, le moins qu’on puisse dire est que cette bonne nouvelle devrait être plus largement propagée – auprès, notamment, des publics suivants : les guerriers sadiques et autres éventreurs qui les violent, les proxénètes qui les vendent, les clients qui les achètent, les conjoints et compagnons qui les battent… Pourquoi s’acharnent-ils sur les seules détentrices d’utérus ? C’est incompréhensible ! Il faudrait patiemment leur expliquer : un homme ferait tout aussi bien l’affaire !

    – de capacité à ne pas verser dans la mecsplication : à PMO quant on t’explique Simone de Beauvoir, qu’on a mieux compris que toutes les femmes qui l’ont lue, ce n’est pas du mépris ni de l’arrogance, c’est tout le contraire : c’est du service à la clientèle :

    La formule de Simone de Beauvoir relève également de l’art.
    Il s’agit d’une figure de style appelée hyperbole qui force le trait afin de mieux se faire entendre.
    Simone de Beauvoir n’a jamais dit ni pensé que les humains naissaient asexués biologiquement. Elle a signifié dans le contexte de l’après-guerre qu’il n’existait nul destin fondé en nature vouant les femmes au foyer, ni à être subordonnées aux hommes dans quelque domaine que ce soit. Rien de plus et c’est la moindre des choses. La banalité du propos éclate si l’on rappelle que les humains, ces animaux politiques, ne naissent jamais humains : ils le deviennent. C’est-à-dire qu’ils sont d’abord des corps

    Quel professionnalisme ! En un tour de main, PMO vide avec soin de sens le propos de Beauvoir, et ne te cache pas longtemps ses raisons de le faire. La phrase suivante te rappelle à l’ordre avec une économie de mots où l’on sent bien le métier : « regarde ton corps, on voit bien que tu es une gonzesse ».

    – de résistance héroïque à ne pas céder à la facilité de la falsification et d’amalgame, résistance héroïque qui demeure la recette favorite de PMO

    [...] imposer le délire en nouvelle norme sociale, ou à se débarrasser du corps, ce qui est l’objectif ultime des transhumanistes et des cyberféministes, héritiers contemporains du dualisme manichéen

    - admirez combien sont arc-boutées les deux virgules qui encadrent « ou à se débarrasser du corps », avec quel savoir-faire ils ont été parfaitement ajustés !

    Vous avez bien lu.

    Critiquer le caractère socialisé de l’appréhension du monde par la pensée, de l’appréhension du corps par le corps, pour PMO, c’est « imposer le délire en norme sociale », c’est « se débarrasser du corps », et cela range irrémédiablement qui ose le faire parmi les transhumanistes. De même, tenir des propos féministes sur internet, c’est.... argh... du cyber féminisme ! : on voit bien que les féministes sont des alliées des machines !
    Ce sont du moins les version auxquelles semble parvenir à accéder la compréhension du ou des bas de plafond volontaire-s qui signe-nt « Pièces et main d’oeuvres », c’est aussi la version à laquelle PMO souhaiterait que nous nous en tenions.

    Je passe sur le désopilant long développement où ils essaient, sans rire, de sauver leur essentialisme en expliquant que « le matérialisme est fondé en nature », dans un irrésistible sommet d’idéalisme non-comprenant.

    Et avec ça, il voudraient qu’on ne se paie pas leur tête ?

    Ils voudraient que leur ridicule ne soit pas nommé ?

    Ils voudraient qu’on ne leur mette pas sous le nez la navrante similitude de l’essentialisme à la sauce PMO avec l’essentialisme façon Manif Pour Tous, que l’on ne mette pas en rapport l’agressif virilisme de leurs propos avec d’autres qui ont fait leurs preuves ?

    Mais nous n’avons pas encore tous des google glass sur le nez. Nous avons encore des yeux pour voir, et pour lire PMO. Même quand nous sommes d’affreux cyber-je-ne-sais-quoi qui accèdons au texte sous format pdf.

    Le problème de PMO, c’est qu’il existe des luttes féministes, lesbiennes, homosexuelles, trans, des luttes décoloniales autonomes. Des luttes qui élaborent leur discours depuis des points de vue particuliers assumés. Des luttes qui renvoient l’homme blanc hétéro à l’arrogance et au mépris que contient le discours dominant, qui est encore le sien, même lorsqu’il autorise le mariage aux couples de même sexe.

    PMO a choisi de se poser en PME, en prestataire de service sur le marché de l’émancipation.
    Si l’émancipation doit être l’oeuvre des opprimé-e-s elleux mêmes, il est à craindre que, quoi qu’elle produise, cette petite entreprise (qui semble vendre désormais des cartes postales pour la manif pour tous : quelle provoc désopilante !) n’ait jamais aucune pièce et main d’oeuvre à facturer à personne.

    Si vous en voulez plus :

    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=539

    #homophobie
    #hétérosexisme
    #privilège_masculin
    #Ceci_n'est_pas_une_femme
    #PiècesetmaindOeuvre
    #PMO
    #mecsplication
    #déni
    #positiondominante
    #patriarcat
    #rapports_sociaux_de_domination
    #non-comprenants
    #cyberféminisme
    #essentialisme
    #naturalisme
    #masculinisme
    #Nancy_Huston
    #Simone_de_Beauvoir
    #féminisme
    #manif_pour_tous
    #sanglot_de_l_homme_blanc

    • merci pour ce travail argumenté.
      C’est intéressant et riche, même si de mon côté je me sens plutôt en phase avec le féminisme de Nancy Huston en général (je considère que la culture accentue les stéréotypes issus de la nature, que la réalité n’est ni 100% culturelle, ni 100% essentialiste, mais entre les deux).
      Dans le cas présent, si comme PMO je pense parfois que certains queers « ne supportent pas plus que les Catholiques du XIXe siècle, l’idée d’avoir eu des singes pour ancêtres, simplement ils mettent la Société à la place de Dieu ou de l’évolution. », je trouve le ton de PMO abject, homophobe, condescendant et réac.
      Je ne me reconnais pas du tout dans leur démarche qui une fois encore veut pourfendre le féminisme à cause de sa prétendue rivalité avec la lutte des classes...
      Voilà pour ma position générale.

      Je réagis spécifiquement à ce passage ici :

      de capacité à ne pas verser dans la mecsplication : à PMO quant on t’explique Simone de Beauvoir, qu’on a mieux compris que toutes les femmes qui l’ont lue

      ,
      Autant je suis d’accord pour être vigilant sur les phénomène de mecsplication en général, je peux moi-même m’y adonner parfois et je suis content qu’on me le signale, mais là il me semble que l’argument est infondé : si en tant que commentateur masculin on ne peut plus aborder et critiquer les thèses de Simone de Beauvoir cela me met vraiment mal à l’aise (je parle de la forme du débat, sur le fond je ne suis pas trop d’accord avec PMO). J’ai l’impression qu’on tombe là dans une forme d’effacement sexiste, de « galanterie » condescendante /infantilisante pour les femmes, un peu comme quand je demande à mon ainé de se taire pour laisser parler mon plus jeune fils afin que ce dernier comble son retard en communication.
      Je ne dis pas ça par esprit de polémique, mais vraiment parce que ça me semble important pour maintenir un débat de qualité.
      C’est ma perception, je peux me tromper.

    • Le problème n’est pas de pouvoir, ou non, critiquer Simone de Beauvoir, mais bien de voir ce que contient ladite critique.

      A moi aussi, il m’arrive de mecspliquer. Mais quand on me le dit, je la ferme, et j’écoute.

      Chez PMO, c’est depuis longtemps une autre histoire.

    • Extraits de cet humoristique pamphlet

      Notre destin sexuel est tranché dès la fécondation.

      Le besoin de se rassurer à ce point sur la nature biologique de son sexe, et surtout sur son destin, est risible, je préfère croire à une bonne névrose qu’à une position philosophique, voire politique, c’est indigeste de prétention et d’erreurs. La peur de la castration, cette terreur psychotique au commande du schéma social traditionaliste occulte toute capacité à modifier leur vision figé du monde. Ils en arrivent à affirmer vraiment n’importe quoi. Il n’y a pas si longtemps, Sarkozy sortait le même type d’inepties en affirmant que l’homosexualité était innée, mais bon, lui au moins on savait que c’était un crétin.

      Il est normal que « la mode », aux mains de l’élite gay et lesbienne promeuve les morphologies qui flattent ses désirs, et auxquelles la masse des clients et suiveurs hétérosexuels s’empressent de se conformer. Il est non moins normal que ses objectifs fusionnent avec ceux de la chirurgie esthétique, des biotechnologies et de « l’augmentation » technologique qui permettent la fabrication et la vente de ces « morphologies idéales ».

      Quant à X, le chromosome femelle, il n’a cessé au contraire de se renforcer grâce aux doubles X des « individus femelles », qui « ont conservé la possibilité de se recombiner entre eux – et de s’autoréparer. » Il « comporte de nombreux gènes essentiels à la spermatogenèse : un rôle qu’on n’attendait pas forcément de ce chromosome. (...) Ainsi le X humain compte 340 gènes uniquement actifs dans le testicule. » Et la généticienne Jenny Graves d’en conclure « que le Y n’est plus indispensable pour assurer ces fonctions « mâles ». » Bon débarras, tiens !... Et prends ça dans les couilles, vieux chromosome patriarcal hétéronormé !

      #complexe_de_castration #masculinisme

      @aude_v revient vite ! J’arrête là ma lecture parce que c’est vraiment trop lamentable, poubelle hop.

    • @Mona

      merci pour ce rappel.
      Il est bien cruel pour PMO de se voir cité, ou de voir ainsi précisé sur quel genre de sources ses ébouriffantes « enquêtes » à charge reposent.

      Je me suis donc plongé un peu plus dans la version PMO de « Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus ».

      Il est impressionnant, et navra,nt aussi, de voir ce qui fut quand même une entreprise de production de critique anti-industrielle, basculer cul par dessus tête dans le plus arrogant délire masculiniste.

      Il y avait Zemmour, Soral, Finklielkraut, Bruckner, la manif pour tous...

      Ils ne sont plus seuls à affronter courageusement la conspiration de la théorie du gender ourdie par le lobby Queer, la cinquième colonne des cyberféministes et des gays et lesbiennes, la haine de la nature, de la normalité et des hommes blancs hétérosexuels, et l’abolition des différences au service de la domination et du merchandising industriel, etc.

      Ils ont maintenant ouvertement le soutien « libertaire » de PMO.

      #Les_hommes_viennent_de_Mars_les_femmes_viennent_de_Vénus

    • Oui @mona, ça fait très mal de voir Nancy Huston sombrer ainsi dans le vieil archaïsme de vénus et mars. Il faut dire que pour « sexes et races » son co-écrivain est capable de nous expliquer le #gène_du_hlm !

      00:04:00:00

      Les enfants de personnes qui vivent en HLM en général ils vont vivre en HLM, les enfants de personne qui vivent dans des chateaux en général ils vivent dans des chateaux. Donc le type d’habitation est aussi héritable.

      On pourrait éventuellement l’entendre si il parlait du poids du déterminisme social, mais non, pas du tout, c’est dans une conférence qui se targue d’expliquer « La sélection naturelle » !

      http://pedago.ac-clermont.fr/video/2009_svt/svt_09_8_raymond.html

    • @aude_v Mon point de vue et qu’il vaut mieux s’encourager à dénoncer ce genre de discours plutôt que rester seul·e à se désespérer de la bêtise. À propos de PMO, ils ont perdu leur crédit depuis déjà plusieurs années à force de se croire unique et géniaux et à chier sur leurs soutiens, ça n’empêche pas de considérer le pavé de questions qu’ils ont lancé contre la techno et les nanos comme plus que nécessaire, mais apparemment ils ne sont pas bons sur tous les sujets …

    • J’ai lu aussi ce texte de PMO (enfin, une partie parce que c’est atrocement long). La première chose qui m’a marquée, c’est que c’est pratiquement incompréhensible. A force de faire de l’ironie systématique, on finit par perdre totalement son intelligibilité. En tout cas, je passais tout mon temps à essayer de départager ironie et sérieux sans y arriver. C’est d’ailleurs ce qui m’a fait arrêter de lire.

      Mais je pense aussi qu’ils feraient mieux de s’en tenir à la lutte contre les nanotechnologies, les puces RFID et le nucléaire. Quand ils commencent à s’attaquer au genre et aux questions qui gravitent autour, ils sont consternants.

      J’ai écrit pour PMO il y a quelques années (j’en suis d’ailleurs assez fière) donc je les connais un peu « en vrai ». Je ne les reconnais pas dans ce texte ; à mes yeux c’est incompréhensible.

    • @Philomenne

      j’ai eu l’occasion de côtoyer quelques futurs PMO avant qu’ils ne fassent PMO, autour de questions anti-industrielles.
      Bien qu’ils n’aient tenu que ces toutes dernières années à surenchérir dans l’inacceptable parmi leurs publications, je dois dire que j’y ai alors retrouvé, certes en bien pire, un virilisme et une forme de suffisance autoritaire qu’il m’avait déjà été pénible d’y rencontrer il y a plus de dix ans, et qui avaient déjà suffi à faire tourner court toute perspective d’action commune.

      A croire que depuis 2012, la mise en scène politicienne autour du mariage pour tous a pu provoquer chez certains le brusque mûrissement d’un vieil abcès masculiniste.

      J’ai essayé il y a un mois de proposer quelques pistes pour comprendre cela, et pour en retirer quelque chose aussi :
      http://seenthis.net/messages/299787

      Le sujet me semble amplement mériter d’être discuté.

      Je ne pense pas que la moindre espèce de complaisance naturaliste - de celle où se répand PMO sitôt que la question du genre est abordée - puisse fournir une quelconque assise à la plus modeste ambition de critique de la « société industrielle ».
      (mais je ne cache pas que je suis plus que réservé sur la possible pertinence d’un concept aussi inséparable d’un affligeant fond de naturalisme que celui d’ « artifice » et d’ « artificiel » - qui suppose qu’une part de nos actes, produits, comportements et réalisations seraient ou pourraient être qualifiés de"naturels")

    • Sans vouloir troller la discussion, permettez moi de compléter la boutade de @touti sur Raymond.

      Oui compte tenu de notre contexte de civilisation, parler de la couleur de peau des humains pour enseigner la génétique est au pire provocateur au mieux maladroit. Dans l’absolu la teneur biologique en mélamine ne devrait pas conduire notre cerveau à y associer le spectre terrifiant de la hiérarchisation des « races », mais comme beaucoup j’ai ce réflexe.

      Pour avoir déjà lu attentivement sa tribune dans le Monde avec N.Huston et re-mentionné par @Mona, je comprends sa position, je le pense de bonne foi, et je partage son point de vue philosophique (cf discussions seenthis antérieures), que je résume en disant qu’il est préférable de ne pas instrumentaliser la science au profit d’une cause philosophique et réciproquement, aussi bien pour construire des discours que pour imposer des tabous.

      Je comprends qu’un généticien regrette qu’on lui interdise de manipuler le concept de « race » pour les humains, à cause des catastrophes sociales qui y sont liées, tout comme on pourrait interdire au physicien de nommer les atomes des métaux lourds radioactifs au motif que ça a conduit à Hiroshima.

      Pour ce qui est de sa conférence mise en lien, à part cette illustration peu inspirée sur la mélamine, je ne vois pas pour le reste ce qui est choquant ou risible.
      Il ne parle bien sûr pas du gène du hlm.
      Il évoque cette image simpliste du logement pour expliquer les mécanismes d’évolution. Il n’est pas là pour causer de sociologie, il parle juste de
      « un caractère culturel héritable »
      pour expliquer que « les caractères culturels peuvent aussi évoluer »

      Ensuite dans la suite de la conférence, il évoque d’autres sujets qui peuvent intéresser les lecteurs de seenthis
      – la résistance des moustiques aux insecticides sur la cote languedocienne
      – la résistance des bactéries aux antibiotiques
      – la tolérance au lactose chez les humains

      Je tenais donc à donner un autre son de cloche que celui de Touti parce que je n’ai pas du tout la même interprétation et je trouve injuste qu’il soit discrédité de cette façon. Pas facile de rester jusqu’au bout de la conférence tant son élocution est laborieuse et sa toux désagréable, mais sauf erreur de compréhension de ma part, son travail est respectable.

    • @petit-écran_de_fumée

      Il me semble qu’il ne s’agit pas « d’interdire » l’usage du mot race à cause des catastrophes passées",

      Mais de comprendre comment l’idée de race, qui est, comme toute idée un produit de consciences humaines, et non une donnée immédiate qui nous aurait précédé dans le monde, attendant que nous l’y découvrions, participe pleinement d’un système de rapports sociaux de domination « de races ». Un système institutionnel, dans lequel nous sommes tous pris, et qui fournit une structure « spontanée » de pensée à tous.
      Ce qui est navrant, c’est de lire des imbécilités, assénées avec l’aplomb qui va avec les imbécilités, comme dans l’article de N. Huston : « Sexes et races, deux réalités ». Ce sont la les propos de personnes qui, à un moment ou un autre, ne se posent pas de questions à propos des mots avec lesquels elles pensent, ne s’interrogent pas sur la provenance de la matière même de leur propre pensée.
      Il y a là une forme de superficialité, de fumisterie intellectuelle ; au mieux, une forme de candeur innocente qui pourrait être touchante, si ces personnes ne se trouvaient pas investies de prestige et d’autorité, et si les mots en question ne se trouvaient pas au coeur de rapports sociaux de domination bien présents.
      Le problème du mot race n’est pas qu’il pourrait être employé par « un raciste », qu’il constituerait un danger potentiel : un tel concept, un tel mot est à la fois le produit et le promoteur, la justification en nature, l’essentialisation de rapports sociaux de domination existants, réèls, actuels.
      Si les rapports de domination de race ou de sexe n’ont rien d’hypothétique, il n’ont rien de naturel non plus.

      Sinon, on peut aller lire sur ce sujet des gens passionnants, patients et pédagogues

      comme Odile Fillod, et son blog Allodoxia
      http://allodoxia.blog.lemonde.fr/tag/sexe-genre

      ou le blog « Uneheurede peine » :
      http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2013/05/la-volonte-de-parler-tout-prix-de-race.html

      Quand les adversaires d’un ensemble de travaux scientifiques portent leur polémique en dehors du monde scientifique, il y a toujours de quoi s’inquiéter. Pas d’exception pour les travaux sur le genre, avec un nouvel exemple avec une tribune de Nancy Huston et Michel Raymond dans le Monde visant à affirmer la pertinence des races et des sexes. Sans surprise, il apparaît clairement que les auteurs ont d’autres choses en tête que le simple questionnement scientifique qu’ils prétendent affirmer. Pourquoi ? Parce que sur le plan strictement logique, leur argumentation ne tient pas : si « sexes » et « races » désignent des classes logiques, ce n’est pas ce qu’ils montrent ici.

      Tenez, PMO aurait mieux fait d’aller lire un peu ces deux excellents auteurs :

      Qu’on le veuille ou non, s’il y a des femmes avec des pénis et des hommes avec des vagins, ce n’est pas parce qu’ils « refusent » la réalité biologique, c’est parce que nous tous n’utilisons pas cette « réalité biologique » comme la réalité pertinente pour savoir ce qu’est un homme ou une femme. Et nous avons bien raison : nous ne sommes pas tous des médecins en train de soigner des utérus, et nous avons bien d’autres problèmes à régler. Et c’est pour cela que, dans nos interactions quotidiennes, nous utilisons le genre et non le sexe... Les scientifiques n’ont fait que poser le mot « genre » sur quelque chose que les individus utilisent depuis toujours lorsqu’ils sont pris conscience que cette chose était bien différente des chromosomes des personnes ;

      Mais faut-il en comprendre que Huston et Raymond suggèrent que c’est la même chose pour les « races » ? Que les différences biologiques entre des sous-groupes qu’ils se gardent bien de désigner expliquent les différences de positions sociales ? C’est finalement peut-être cela qui est en jeu. C’est peut-être ce qui se cache derrière leurs formules creuses comme « Il est temps de passer outre ces réponses simplistes à des questions infiniment difficiles, car si nous continuons à ignorer et à maltraiter le monde, nous risquons de compromettre nos chances de survie »... C’est peut-être ce qui se cache derrière des imbécilités comme l’assimilation des travaux sur le genre (idéologiquement renommés « théorie du genre ») à la formule « on décide de notre propre sort », remarque aberrante pour des travaux qui s’intéressent à la question de la domination... C’est peut-être ce qui se cache derrière cette volonté de parler à tout prix de « race ».

      ça leur aurait pris moins de temps, et ça leur aurait épargné l’embarras durable d’avoir signé de leur nom les imbécilités navrantes, délirantes, agressives et hostiles aux femmes, lesbiennes, trans et homos, publiées sous le titre « Ceci n’est pas une femme »

      #Odile_Fillod
      #Allodoxia
      #Uneheuredepeine

    • Sexe, race et réalité : réponse à Nancy Huston et Michel Raymond
      Christine DETREZ sociologue, maître de conférences à l’Ecole normale supérieure de Lyon et Régis MEYRAN anthropologue, chercheur associé au Lirces (Nice-Sophia antipolis)
      http://www.liberation.fr/culture/2013/05/27/sexe-race-et-realite-reponse-a-nancy-huston-et-michel-raymond_906078

      Enfin, dans les colloques scientifiques qui ont jalonné le XXe siècle, personne n’est jamais arrivé à un quelconque consensus sur la notion de race, laquelle a été régulièrement remise en question par les esprits les plus éminents, de Paul Topinard (1891) à Henri Neuville (1936) en passant par Franz Boas (1911).

      Stephen Jay Gould affirmait dès 1977 : « Quelle preuve directe avons-nous que le comportement social humain est sous le contrôle des gènes ? Pour le moment, la réponse est : aucune. »

    • A force de faire de l’ironie systématique, on finit par perdre totalement son intelligibilité.

      @philomenne Carrément ! Tu mets là un doigt sur un truc que j’ai ressenti aussi et que je n’arrivais pas à mettre à jour. Un livre entier ou une brochure entière avec presque que de l’ironie, des sortes de « private jokes » entrecoupées de citations, c’est incompréhensible. C’est pas de l’argumentation, c’est pas de la rhétorique, ça ne percute plus du tout comme du boulot « journalistique » qu’ils ont pu faire sur d’autres sujets, quand bien même il y avait des piques insérées dedans.

    • Ce qui est le plus désolant dans cette histoire, c’est que quand j’ai croisé PMO à Lyon, lui expliquait qu’illes bossaient à deux et pas dans un collectif plus large pour pouvoir aller à leur rythme, vite et fort. Personne « sur la banquette arrière ». Ben maintenant la signature au (masculin) singulier profite de la réputation due à un impeccable travail de doc et d’écriture à deux ou plus pour diffuser cette merde.

      @ Aude V : Tu confirmes donc ce que je pensais. Quand je les ai rencontrés à Quimper, ils étaient deux. J’ai demandé combien il y avait de membres chez PMO et ils ont refusé de répondre. J’ai illico soupçonné qu’ils n’étaient en réalité que deux (Monsieur et Madame, en couple, en fait). Je me demande si le problème ne serait pas tout simplement qu’il y a eu rupture entre les deux et que Monsieur aurait eu la garde de la signature PMO ou quelque chose comme ça. Je peux me tromper mais intuitivement, c’est l’impression que ça me donne.

      Je suis d’accord pour dire que ça ne mérite même pas une lecture exhaustive et encore moins une réponse.

      @ RastaPopoulos et Koldobika : Oui, ils écrivent pour eux, c’est aussi ma sensation. Pour eux ou pour un « entre soi », c’est-à-dire des gens qui penseraient déjà comme eux. D’où cette accumulation de sous-entendus, d’allusions et l’ironie systématique. Mais ça n’a plus rien à voir avec l’exercice de journaliste critique qu’ils pratiquaient avant. (Ce qui étaye l’intuition dont je parlais précédemment, puisque des deux, c’est Madame qui était journaliste.)

      Pour moi, à moins qu’ils ne se ressaisissent très vite, PMO signe sa fin. Et ça me rend triste parce qu’il n’y a pas beaucoup de gens pour faire le travail qu’ils faisaient. Si j’ai souvent tiqué sur le style, j’ai beaucoup apprécié le fond. Ma déception est à la hauteur de l’estime que j’avais pour eux avant.

    • Haha @philomenne, pour l’histoire de couple j’ai pensé mot pour mot à la même chose, mais je me suis dit que ça ne se faisait pas d’insinuer des trucs comme ça… :)

      Je me rappelle que c’est un point qu’a évoqué Michéa dans plusieurs de ses livres et interviews, le fait qu’un certain nombre de militant⋅e ont des positions extrêmes influencées par leurs névroses personnelles. Mais bon, on ne peut pas trop expliquer là sans savoir…

      Sinon oui : « Ma déception est à la hauteur de l’estime que j’avais pour eux avant. »

    • Je ne comprends toujours pas comment on peut « estimer » (ou avoir estimé) PMO... (et pas non plus en quoi le #réac Michéa peut aider)

      – Responsabilité et autonomie dans le catéchisme antitechnologie
      http://rougemecanique.noblogs.org/post/2013/01/11/responsabilite-et-autonomie-dans-le-catechisme-antitechnolog

      Faire la morale au nom de « la nature », c’est bien de ça qu’il est question non ?

      La Nature humaine : une illusion occidentale, Marshall Sahlins
      Réflexions sur l’histoire des concepts de hiérarchie et d’égalité, sur la sublimation de l’anarchie en Occident, et essais de comparaison avec d’autres conceptions de la condition humaine
      http://www.lyber-eclat.net/lyber/sahlins/nature1.html

    • Retour sur le passage d’Alexis Escudero à Paris et son livre « la reproduction artificielle de l’humain »

      http://paris-luttes.info/alexis-escudero-masculiniste-et#nh3

      Mardi 28 octobre, Alexis Escudero, proche du groupe Pièce et Main d’Oeuvre (PMO), était de passage à Paris, à la librairie le Monte-en-l’air pour présenter son livre La reproduction artificielle de l’humain. Sur un mur attenant à la librairie, un tag était fraîchement écrit : « PMO homophobe dégage » .

    • Par contre à la fin :

      revendiquent aujourd’hui l’accès à la PMA (qui rappelons le est un don de sperme)

      Ben non, carrément pas. C’est pas juste ça « la PMA » (LES en vérité). Et c’est bien pour ça qu’il y a effectivement des critiques à faire de certaines PMA (une bonne partie en fait, car seulement une petite partie pourrait être « autonomisé »).

      Ça me dérange que certains tracts ou articles sur internet qui critiquent le livre, font eux aussi des amalgames, des mauvaises citations. Enfin, ça me dérange quand ce sont des gens avec qui je pourrais être d’accord (càd pas les libérales, libéraux, mais celleux qui ont aussi en parallèle une approche de critique techno).

  • Relire Novalis, encore et toujours. En toute circonstance.

    http://www.lyber-eclat.net/lyber/aaa/novalis.html

    Lorsque nombres et figures ne seront plus
    La clef de toutes créatures,
    Lorsque tous ceux qui s’embrassent et chantent
    En sauront plus que les savants profonds,
    Lorsque le monde reprendra sa liberté
    Et reviendra au monde se donner,
    Lorsqu’en une clarté pure et sereine alors
    Ombre et lumière de nouveau s’épouseront,
    Et lorsque dans les contes et les poésies
    On apprendra l’histoire des cosmogonies,
    C’est là que s’enfuira devant un mot secret
    Le contresens entier de la réalité.

    (Novalis [1772-1801], in Les Disciples à Saïs )

    #Novalis #Poésie

  • N’oubliez pas qu’il existe d’autres possibilités ! (Épisode 1)

    par Christine Treguier

    http://www.politis.fr/N-oubliez-pas-qu-il-existe-d,27699.html

    Comme chaque année, des chroniques à suivre (3), avec quelques ouvrages, livres, revues, et DVD, entre critique, révolte et œuvres d’artistes, pour ne pas bronzer idiotEs et ne pas oublier que, souvent, les autres possibilités sont à portée de main, plus près qu’on ne le pense… Tout d’abord, plusieurs revues-livres-objets singuliers, nouveaux ou moins nouveaux, énergétiques et inspirants.

    La bande (franco-belge) à Zélium, revue-journal satirique irrégulomadaire n’a pas la plume et le crayon dans sa poche. Son n °16 (format journal papier) est intitulé « Wallonie, terre d’asile » : 24 pages de BD, caricatures méchantes, chroniques et articles monolingues mais binationaux. La moitié du journal est gérée par une rédaction multi-têtes française. On y trouve de jeunes talents et de moins jeunes dessinateurs et plumitifs pas nés de la dernière pluie, comme Noël Godin, Jérôme Thorel, Yves Frémion, Jérôme Bonnet, pour ne citer qu’eux. L’autre moitié (à lire à l’envers) est concoctée par une rédaction wallonne. Vous aurez la bonne surprise d’y déguster les écrits d’un autre vieux routard, Raoul Vaneigem en personne, et de quelques autres. Le n° 15 (format revue) a pris pour cible l’écologie : croquis saignants et vertes critiques du greenwashing et autres pratiques qui ont l’air, le goût et l’odeur du vert, mais ne sont pas ce qu’elles prétendent être. « 100 % biodégradant », annonce la rédaction ! Zélium se trouve dans les bonnes librairies et les points de vente amicaux. Et, via son site internet, vous pouvez vous abonner bien sûr, mais aussi devenir relais, voire diffuseur… pour la bonne cause. L’équipe des éditions Jack is on the road a également commis un petit livre, Dieu est amûûûr, de Decressac : « 56 dessins bénis » qui cognent dur, dans la grande tradition de Siné, Cavanna ou Reiser. Mixant sexe, politique et religion, Decressac revisite la Bible, cogne sur le clergé et l’actualité, qui est ou qui vient, avec un « humûûûr » noir et des encres caustiques à souhait.

    Autres revues, autres genres, Tête-à-tête et Orbs, l’autre planète. Toutes deux se veulent thématiques, tricotant arts, sciences, esthétique, informations et pensées hautement protéinées et nourrissantes pour l’esprit. Les deux sont profondément actuelles, se situant volontairement hors du galop frénétique de « l’actu », et en cela nécessaire et de salubrité publique.La première, annuelle, éditée par Le Bord de l’eau et pilotée de main de maîtresse par Anna Guilló, artiste catalane polyvalente, propose une collection d’entretiens réalisés par divers auteurs avec des artistes. D’où son titre : Tête-à-tête. Le n° 5 a exploré le thème de « Human Inside », le n° 6 s’est focalisé sur « Partir ». « Partir c’est faire la démonstration d’une capacité d’agir », écrit Anne Guilló, dans son édito intitulé « Ce qui reste ». Celui-ci s’achève sur une évocation du « partir » ultime que d’aucuns croient définitif, de ces départs douloureux que nous éprouvons et éprouverons tous un jour ou l’autre. Un « partir » qui peut se révéler être non une fin, mais le début d’une autre possibilité, d’« une épique destinée [qui] ne s’arrête pas au dernier souffle ». Elle s’écoute et s’entend, ajoute-t-elle, « à travers la polyphonie des voix [qui racontent] ce qu’il reste de ces voyages, souvenirs que l’on fait revenir dans les œuvres – échos d’un lointain requiem que l’on compose pour lui ». Au menu de ce n° 6, Bureau d’étude, Mathias Énard, Joana Hadjithomas & Khalil Joreige, Laura Restrepo, Richard Pottier, Frank Koolen et quelques autres à découvrir…

    Orbs, résurgence rêvée par plus d’un(e) d’entre nous de la mythique revue Planète, de Louis Pauwels, entend (re)connecter arts, sciences, humanité et consciences. C’est dire si pour ce Planète 2.0, « irruptant » dans un XXIe siècle à dominante high-tech-scientiste-transhumaniste, il y a du pain sur la planche. En trois numéros, son instigateur, Maxence Layet (et ses tribus) semble être en passe de gagner son pari. Comme son ancêtre, cette revue-livre est tout d’abord un magnifique objet : fabriqué selon des règles éthiques (imprimé en France, avec des encres si possible moins polluantes, etc.), elle tisse dessins, graphismes variés, images et textes, mis en valeur par une maquette créative et riche de sens. Côté contenu, la revue fait elle aussi le choix d’une thématique autour de laquelle se raccordent et s’entrecroisent des sujets divers. Le n° 2 (3e du genre) tisse autour de la notion de « transformation » et jette des passerelles (en anglais « bootstrap » intraduisible) entre le « Discours de la huppe aux oiseaux » (Cantique des oiseaux, de Farid ad-din Attar-1177), l’Exoplanète Darwin IV (Wayned Barlowe), les Mandalas du ciel (Howard Crowhurst), Passeurs de rêve, histoires de l’art aborigène (Pierre Grundmann) ou de la thèse de la thermodynamique de l’économie de François Roddier. À commander en ligne et à déguster sans modération. Ajoutons que les souscriptions sont permises, Orbs étant une revue indépendante, sans publicité cela va sans dire, et autofinancée !

    Dans la catégorie dessinateurs-créateurs d’images sans fond, vous tomberez peut-être sous le charme déstabilisant de Erreur dans le titre, signé par Erro et sa tribu chez Gallimard, « Collection Alternatives ». Un ouvrage détonnant plastiquement, textuellement et bourré de talents. Graffeur de la première heure, ex-membre du collectif SRE, Sans rancune Émile (Émile étant le préposé au nettoyage des graffitis), adepte du verdana barré et du Wysiwyg (What You See Is What You Get, traduction « Erroesque » : négation de l’image), l’artiste se présente comme un joueur/détourneur de codes (graphique, informatique, publicitaire, etc.) et amateur d’exercices de style. Erro crée aussi collectif. Pour réaliser ce bel objet-livre – qui s’ouvre sur une citation d’Edmond Jabès : « Ce n’est pas la plume qui barre le mot » – il a invité 25 artistes, qui ont travaillé sur 26 thèmes et réalisé avec lui cet abécédaire d’un autre type. Chaque lettre est une clé pour déjouer « un obstacle, une cloison qui empêche » : de A comme abandon, à Z comme zoom, en passant par L comme line (ligne) ou U comme usage.Le petit dernier, Black Fez Manifesto, est signé Hakim Bey, alias Peter Lamborn Wilson, déjà auteur du mythique TAZ, Temporary Autonomous Zone, aux éditions de l’Éclat. Ce manifeste poétique est lui aussi un objet textuel étrange et non identifié. Il commence ainsi : « Nous prêtons allégeance au Califat Ottoman & à sa longue retraite dans le Mundus Imaginalis pas tout à fait encore mort mais en décomposition. Puisque notre ancienne anarchie s’accorde si bien pour une fois comme Punch & Judy avec un sultanat superbe & corrompu… » Édité en 2008 chez Autonomedia, il vient d’être traduit par les Éditions èRe. L’acheter aura un autre effet : soutenir èRe, petit éditeur farouchement indépendant, prenant le risque de textes complexes, qui, comme tant d’autres, est menacé de disparition.

    Où les trouver ?

    Zélium :http://www.zelium.info, http://www.editionsalternatives.com/site.php?type=P&id=1189&marecherche=erro

    Tête-à-tête :http://www.revue-tete-a-tete.org

    Orbs :http://www.orbs.fr/Black Fez Manifestohttp://www.editions-ere.net

    TAZ :http://www.lyber-eclat.net/collections/secours.html#bey1

    et

    http://www.virtualistes.org

    @seenthis chronique librement diffusable sous réserve de mention de la source

    #Zélium #Decressac #ORBS_l'autre-Planète #Tête_àTête #Erro #Hakim_bey #Black_Fez_Manifesto #TAZ #Vaneigem #Jérome_thorel #Frémion #Noel_Godin #etc_etc_etc

  • Le Monde des Ā - A.E. Van Vogt

    Une réflexion sur l’attitude scientifique
    http://plestang.free.fr/monde.htm

    Deux objets ne sont jamais identiques dans l’espace-temps ; ce que je pense aujourd’hui n’est pas ce que je pensais hier ; chaque situation à laquelle je suis affronté est originale et appelle une réaction spécifique. Telles sont quelques-unes des affirmations de Van Vogt. L’homme doit donc se dégager des automatismes simplificateurs, qui identifient une situation à une autre différente, et constituent une attitude erronée devant l’univers.

    lu à 16 ans, relu ces temps-ci… #livre #roman #science-fiction
    #philosophie & #sémantique_générale
    (traduit en français par Boris Vian)

  • Cambodge / SL Garment, la grève continue / Philippe Revelli
    http://philipperevelli.com/asie/au-soleil-ou-sous-la-pluie-la-greve-continue

    Le blog d’un photographe au Cambodge. 3 morts aujourd’hui (la police a tiré sur les ouvriers du textile en grève).

    Avec ses 6.000 ouvrières, SL Garment Ltd est l’une des plus grosses usines de confection d’Asie du sud-est. Entreprise singapourienne, elle produit pour de grandes marques du prêt à porter comme Gap, H&M et Levi’s.

    Au départ du mouvement de grève : une demande d’augmentation salariale… sur laquelle vient bientôt se greffer l’exigence du retrait des vigiles introduits à l’intérieur de l’entreprise pour intimider les ouvriers et la mise à l’écart du cadre responsable de cette mesure.

    Trois mois après le début du conflit, en dépit d’une répression de plus en plus brutale exercée par les unités anti-émeute à l’encontre des grévistes, la lutte continue !

    Aux dernières nouvelles, révélées aujourd’hui par la presse locale, la sœur de Hun Sen, premier ministre et homme fort du régime, possèderait la société de sécurité privée Garuda, dont 75 vigiles sont employés par SL Garment.

    #textile

    • La police cambodgienne a ouvert le feu vendredi à Phnom Penh sur une manifestation d’ouvriers du textile, faisant au moins trois morts, dernier épisode violent d’une mobilisation qui dure depuis des semaines pour réclamer des augmentations de salaires.

      Les tirs ont eu lieu alors que des milliers d’ouvriers bloquaient une route devant leurs usines et que certains manifestants armés de bâtons, de pierres et de cocktails Molotov se sont opposés aux forces de l’ordre.

      La mobilisation des ouvriers du textile, qui coïncide avec des manifestations de l’opposition réclamant le départ du Premier ministre Hun Sen, avait déjà conduit en novembre dernier à la mort d’une femme par balle.

      Les manifestations du secteur textile, crucial pour l’économie cambodgienne, se sont multipliées ces dernières années pour dénoncer les conditions de travail. Les syndicats se plaignent notamment d’évanouissements collectifs, attribués à la sous-alimentation et au surmenage.

      Malgré sa croissance rapide, le Cambodge reste l’un des pays des plus pauvres de la planète, et le mécontentement de la population augmente face à l’accaparement des richesses, notamment des terres, par les proches du pouvoir.

      Des éléments (agences de presse) piochés ici :
      De l’illégitimité de la revendication sur le salaire (disent-ils, ayant cru que le salaire n’était, sans reste, ni contradictions, une catégorie du capital)
      http://dndf.org/?p=13113#more-13113

      Sur le salaire comme enjeu politique, et non comme économisme spontané des revendications ouvrières : La force d’une thèse honnie : le salaire variable indépendante.
      http://www.lyber-eclat.net/lyber/virno/virno-salaire.html, un texte bref de Paolo Virno

      #Grève #salaire #répression

  • Hasard ? Nécessité ?

    Je suis tombé sur quelques ouvrages de l’époque de la cybernétique et notamment, God & Golem Inc., Sur quelques points de collision entre cybernétique et religion , Norbert Wiener, 1964, dans sa traduction française de 2000

    Un régal ! Comme souvent, un mélange de notations très datées et une réflexion sur des sujets toujours brûlants. Et ce passage, 3 jours après ma citation de Brautigan, http://seenthis.net/messages/210584, réponse — 3 ans avant le poème de celui-ci — à son all watched over by machines of living grace

    No, the future offers very little hope for those who expect that our new mechanical slaves will offer us a world in which we may rest from thinking. Help us they may, but at the cost of supreme demands upon our honesty and our intelligence. The world of the future will be an ever more demanding struggle against the limitations of our intelligence, not a comfortable hammock in which we can lie down to be waited upon by our robot slaves.

    À (re)découvrir.

    En v.o. (fichier txt illisible…)
    http://luisguillermo.com/diosygolem/God_and_Golem_Inc.txt

    En français, chez son éditeur qui met en lien, outre des sites où il est possible d’acheter l’ouvrage, un lien vers la version numérisée intégrale sur Google Books. :-)
    http://www.lyber-eclat.net/collections/secours.html#wiener1

  • Nous avons besoin de chemins désirables et praticables

    LaTraverse3_Bolobolo.html - Les renseignements généreux
    http://www.les-renseignements-genereux.org/fichiers/15297#sdfootnote2anc

    sortir d’un imaginaire dépressif et apocalyptique : « Plus nous aurons une idée claire de ce que nous voulons, moins nous aurons peur du chaos du ’’lendemain’’, et plus nous nous sentirons encouragés à la résistance constructive ».


    via @intempestive http://seenthis.net/messages/135515 et le tag #technocratie

    #disruption du #fascisme dans un monde sans #idées (contre #impuissance) - #utopie (contre #apocalypse) http://seenthis.net/messages/155454


    http://www.lyber-eclat.net/lyber/bolo/bolo.html

    ou plutôt #dysruption (grec)

    Préface : La mort lente de l’économie (1998)

    Introduction

    Une terrible gueule de bois

    La Machine-Travail planétaire

    Les trois éléments de la machine

    Les trois deals en crise
    Deal A . Deal B . Deal C

    La fin du réalisme politique

    La seconde réalité

    BOLO’BOLO n’est pas moral

    Substruction

    Dysco
    A) Dysinformation
    B) Dysproduction
    C) Dysruption

    Trico

    Calendrier provisoire

  • ·TAZ· : zones d’autonomie temporaire
    http://www.larevuedesressources.org/taz-zones-d-autonomie-temporaire,302.html

    « ... Cette fois-ci, pourtant, je viens en tant que Dionysos victorieux, qui va mettre le monde en vacances ... Mais je n’ai pas beaucoup de temps. » F. Nietzsche (dans sa dernière lettre folle à Cosima Wagner). Les Utopies Pirates Au XVIIIe siècle les pirates et les corsaires créèrent un « réseau d’information » à l’échelle du globe : bien que primitif et conçu essentiellement pour le commerce, ce réseau fonctionna toutefois admirablement. Il était constellé d’îles et de caches lointaines où les bateaux (...)

    #Agora
    http://www.lyber-eclat.net/lyber/taz.html