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  • Interdit d’interdire – Jean-Luc Mélenchon face aux nouvelles frontières
    https://www.les-crises.fr/interdit-d-interdire-jean-luc-melenchon-face-aux-nouvelles-frontieres

    Source : Russia Today France, Interdit d’Interdire, 28-01-2020  Frédéric Taddeï reçoit Jean-Luc #Mélenchon, président du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale Source : Russia Today France, Interdit d’Interdire, 28-01-2020 Lire la suite

  • « J’en veux plus à la police qu’à mon #violeur » (Camille Wernaers, RTBF, 05.02.20)
    https://www.rtbf.be/info/dossier/les-grenades/detail_j-en-veux-plus-a-la-police-qu-a-mon-violeur?id=10425176

    En mars 2018, le Comité P la convoque pour une réunion bilan avec le chef de la #police. « C’est le rendez-vous le plus surréaliste de ma vie. J’y suis allée avec mon colocataire. On a été reçu.e.s dans une immense salle, il y avait même des gâteaux. Ils se sont congratulés, ils m’ont annoncé un bilan très positif et le fait que ma plainte avait été prise fort au sérieux », raconte Alice. Aucune sanction n’est prise contre Mme S., la policière qui a reçu Alice après son #agression. Des mesures sont prises pour que les jeunes policiers et policières apprennent l’existence du service d’aide aux victimes et des procédures sont rajoutées à la formation initiale pour s’assurer que les victimes reçoivent tous les documents dont elles ont besoin après avoir porté plainte, ce qui n’a pas été le cas d’Alice : « Je suis tombée de haut parce qu’ils n’ont tiré que des conclusions administratives de ce qu’il m’est arrivé. Quand j’ai demandé ce qu’ils avaient fait au sujet des mensonges de la policière, ils ne semblaient même pas au courant, et j’ai dû leur reparler de notre entretien où elle avait nié m’avoir déjà vue. Je comprends qu’elle se protège, mais je ne pourrai jamais la pardonner si elle ne reconnaît pas les faits. C’est le plus grave pour moi. Je ne crois plus en aucune affirmation de la police ».

    #viol #violence_policière

  • La #ville de #Liège demande aux négociateurs du futur gouvernement fédéral de prévoir une #régularisation des #sans-papiers

    C’est un message adressé aux négociateurs du gouvernement fédéral : les conseillers communaux liégeois ont adopté un texte qui en appelle à une régularisation des sans-papiers. Le vote a été précédé d’une manifestation de plusieurs dizaines de personnes, en appui à cette démarche.

    Le but : que des critères clairs, stables et objectifs soient définis, pour éviter l’octroi au compte-gouttes, au cas par cas, de titres de séjour. Dans une ambiance étonnamment tendue, c’est une majorité de rechange qui a permis l’approbation. Le groupe libéral aurait voulu amender la motion, et s’est abstenu, la première échevine Chrsitine Defraigne hors séance au moment de l’appel nominatif.

    https://www.rtbf.be/info/regions/liege/detail_la-ville-de-liege-demande-aux-negociateurs-du-futur-gouvernement-federal
    #villes-refuge #ville-refuge #asile #migrations #réfugiés

    Ajouté à la métaliste sur les villes-refuge :
    https://seenthis.net/messages/759145

  • Jean Ziegler : « Nous avons recréé des camps de concentration » | Illustré
    https://www.illustre.ch/magazine/jean-ziegler-avons-recree-camps-concentration

    Il est rentré bouleversé d’une mission pour l’ONU sur l’#île_grecque de Lesbos, où se trouve le tristement célèbre camp de réfugiés de Moria. #Jean_Ziegler accuse l’Europe de bafouer les #droits_de_l’homme et publie « Lesbos, la #honte de l’#Europe ». Rencontre avec un rebelle dont la colère ne faiblira jamais.

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    – Jean Ziegler, vous qui avez beaucoup voyagé et été témoin de crises humanitaires majeures, pourquoi écrire un livre sur Lesbos aujourd’hui ?
    – Dans ma fonction de rapporteur spécial des #Nations_unies pour le droit à l’alimentation, j’ai vu des choses horribles, c’est vrai. J’ai vu des enfants mourir de faim dans la Sierra de Chocotan au Guatemala ou dans les bidonvilles de Dacca au Bangladesh. Des choses absolument terribles. Mais lorsque je suis allé à Lesbos, dans le camp de #réfugiés de Moria, j’ai été terrifié de comprendre que ce genre de choses se passait aussi en Europe et, pire, au nom de l’Europe. En tant qu’Européen, je me suis tout d’un coup senti complice de la stratégie de terreur, de ce refus du réfugié et de la chasse à l’homme qui règne sur les îles grecques.

    [...]

    Mais pourquoi donc ces #camps ne ferment-ils pas ?
    – L’Europe crée ces conditions dans un seul but : décourager les réfugiés de quitter leur enfer. Les « hot spots » sont donc un repoussoir, mais c’est complètement inefficace, parce que si vous vivez sous les bombes à Idlib ou dans les attentats quotidiens de Kaboul, vous partez de toute façon, quelles que soient les nouvelles qui vous viennent de Moria. D’ailleurs, les gens continuent d’arriver par centaines à #Lesbos.

  • Les #patrons du #BEL20 ont déjà gagné autant qu’un Belge sur toute une année
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_les-patrons-du-bel20-ont-deja-gagne-autant-qu-un-belge-sur-toute-une-ann

    C’est le « #CEO_Jackpot_Day » aujourd’hui, selon le syndicat chrétien CNE. C’est le jour de l’année où le #salaire_médian d’un patron d’une des 20 plus grosses entreprises cotées en bourse en Belgique (AB Inbev, Colruyt, Proximus, Solvay,…) équivaut au salaire médian d’une année d’un travailleur belge (calculé sur base de chiffres de 2018). « Cette année, ça tombe le 10 janvier calcule Clarisse Van Tichelen permanente au service d’étude de la CNE. Ça veut dire qu’un CEO du BEL20, en 2018, avait une rémunération de 1,85 million, c’est 42 fois plus que le salaire médian en Belgique. Autrement dit, en 6,22 jours de travail le CEO gagne autant que le salarié médian ».

    C’était le 10 janvier, j’ai oublié de le signaler et il parait qu’en Belgique les grands patrons sont pas super bien payés par rapport à la France #toussa ;-)
    Là on est déjà à 2,5 fois plus.

  • Radars : un pognon de dingue ? Reflets + Extra-Muros – Par Thinkerview
    https://www.les-crises.fr/radars-un-pognon-de-dingue-reflets-extra-muros-par-thinkerview

    Source : Thinkerview, Youtube, 10-01-2020  Source : Thinkerview, Youtube, 10-01-2020

    Nous vous proposons cet article afin d’élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s’arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l’auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu’il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l’auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

    • Belgique, Flandre : les sanctions administratives communales ont rapporté 10 fois plus en cinq ans
      https://www.rtbf.be/info/regions/detail_flandre-les-sanctions-administratives-communales-ont-rapporte-10-fois-pl

      Entre 2014 et 2018, les revenus générés par les villes et communes flamandes sont passés de 4,4 à 42,5 millions d’euros d’après De Standaard. Cette augmentation s’explique principalement par la mise en place de caméras intelligentes, appelées ANPR. « Les communes utilisent de plus en plus des caméras intelligentes pour détecter les infractions au code de la route, ce qui peut parfois conduire à une sanction administrative communale », explique Nathalie Debast de l’association des villes et communes (VVSG) à la VRT. 

      Depuis 2014, les communes peuvent infliger des amendes en cas d’infraction au code de la route, comme un stationnement interdit ou la traversée d’une zone à basse émission avec un véhicule qui ne respecte pas les normes. Les communes investissent de plus en plus dans les caméras ANPR (pour « Automatic Number Plate Recognition »)

      Les villes et les communes flamandes s’attendent à ce que les recettes provenant des sanctions administratives communales augmentent encore.

  • La longue marche de la féminisation des noms de métiers
    https://www.rtbf.be/culture/litterature/detail_la-longue-marche-de-la-feminisation-des-noms-de-metiers?id=10158110

    1979 : le Québec est le premier espace francophone à recommander la féminisation.

    1980 : Marguerite Yourcenar devient la première académicienne. Depuis, huit autres femmes ont été élues, dont Danièle Sallenave et Dominique Bona, en pointe sur la féminisation. Actuellement le nombre de femmes qui siègent à l’Académie est de quatre, contre 31 hommes.

    1984 : le gouvernement socialiste crée une Commission « chargée d’étudier la féminisation des titres et des fonctions et, d’une manière générale, le vocabulaire concernant les activités des femmes ».

    L’Académie, qui n’a pas été associée à cette initiative, met en garde, dans une déclaration préparée par deux de ses grandes figures, Georges Dumézil et Claude Lévi-Strauss, contre « une féminisation autoritaire et abusive ».

    1986 : sous l’impulsion d’Yvette Roudy, ministre des Droits de la femme, le Premier ministre Laurent Fabius conseille l’application des règles de féminisation, recommandées par la Commission.

    Années 1990 : secrétaire perpétuel de l’Académie, Maurice Druon, entre autres, ferraille contre cette évolution : sur ce sujet, « tout le monde se couche, la droite se couche mais les académiciens ne se coucheront pas ». Il reproche à Alain Rey, patron des dictionnaires Le Robert et fervent défenseur de la féminisation, de « ramasser les mots dans le ruisseau ».

    1998 : le Premier ministre Lionel Jospin invite les administrations à recourir aux appellations féminines pour les noms de métiers, titres, grades et fonctions chaque fois que le féminin est d’usage courant.

    Le ministère de l’Éducation nationale, qui emploie alors 63% de personnel féminin, conseille de son côté de parler d’une professeur agrégée, d’une maîtresse de conférence etc.

    Le Robert qualifie de « malencontreuse » l’initiative prise par l’Académie « de refuser, au nom des règles du bon français, les féminins ’la’ ministre et ’la’ députée ». Il s’agit, dit-il, d’un « combat social d’arrière-garde ».

    « Madame le directeur »

    1999 : "Qu’une femme exerçant les fonctions de directeur d’école porte le titre de directrice alors que la femme directrice d’administration centrale était encore, il y a un an, appelée « Madame le directeur » atteste que cette question est symbolique et non linguistique", écrit M. Jospin, en préface du « Guide d’aide à la féminisation », publié sous la responsabilité du Conseil supérieur de la langue française.

    Alors que de plus en plus de femmes accèdent à des postes traditionnellement tenus par des hommes, Le Petit Robert intègre la féminisation de mots comme : amateur/amatrice, recteur/rectrice, sénateur/sénatrice etc. Le dictionnaire écrit au mot « ministre » : « Le féminin ’La ministre’, grammaticalement correct, commence à être employé ».

    Hélène Carrère d’Encausse, élue secrétaire perpétuel de l’Académie, dit qu’on doit l’appeler : « madame le secrétaire perpétuel ».

    2004 : Le Petit Larousse illustré, poursuivant une féminisation jusque là timidement engagée, admet dorénavant « agente », « auteure », « colonelle », « écrivaine », « inventrice », « luthière » ou « présidente-directrice-générale ».

    2014 : Face à l’accélération du processus de féminisation, notamment dans les médias et les manuels scolaires, l’Académie ne désarme pas : elle rejette « un esprit de système qui tend à imposer, parfois contre le voeu des intéressées, des formes telles que professeure, recteure, sapeuse-pompière, auteure, ingénieure, procureure etc, (...) qui constituent de véritables barbarismes ».

    2017 : Le Premier ministre Édouard Philippe appelle à la féminisation dans les textes publiés au Journal officiel.

    « Madame la députée », « madame la présidente » : l’Assemblée nationale assure qu’elle continuera à appliquer la féminisation des titres et des fonctions, dans un rappel de cette règle aux députés réfractaires.

  • Vulnérables, les patients psychiatriques en Belgique (1914-1918) | Par Ouï-dire
    https://www.rtbf.be/auvio/detail_par-oui-dire?id=2579535

    Donner voix et corps aux oublié·e·s : aux populations fragiles, en l’occurrence ici, les aliénées dont les existences ont particulièrement été malmenées sous l’occupation allemande, pendant la Première guerre mondiale. Anne Roekens et Benoît Majerus, historiens et co-auteurs de l’ouvrage ’Vulnérables, les patients psychiatriques en Belgique (1914-1918)’, nous plongent dans leur travail de recherche qui traite du processus de fragilisation de ces populations en temps de crises. Ils dressent le portrait d’Elise et de sa persévérance. Un documentaire de Mathilde Lacroix et Paul Wattecamps. Durée : 55 min. Source : La Première - (...)

    http://rtbf-pod.l3.freecaster.net/pod/rtbf/geo/open/0/0OBEIctQyQ.mp3

  • #Belgique : Presque tous les sites internet s’exposent à des amendes au sujet des cookies Belga - 30 Décembre 2019
    https://www.rtbf.be/info/medias/detail_presque-tous-les-sites-internet-s-exposent-a-des-amendes-au-sujet-des-co

    Pour la première fois, un site internet a été condamné pour sa politique en matière de cookie, un témoin de connexion. L’Autorité de protection des données Jubel.be, un site internet spécialisé dans l’information juridique, est le premier en Belgique à avoir été condamné pour sa politique en matière de cookies. Le règlement européen général sur la protection des données (RGPD) prévoit que les utilisateurs donnent leur consentement d’un clic pour l’utilisation non nécessaire de cookies, et que la politique en la matière soit transparente. Jubel.be a échoué dans les deux cas, a tranché l’APD.
    L’APD a décidé d’infliger une amende au site en question à hauteur de 15.000 euros. Le site internet estime que cette somme est un sacrifice en regard de son chiffre d’affaires « négligeable ».

    Si l’autorité se montre aussi ferme envers d’autres sites internet, nombreux sont ceux qui peuvent craindre une amende, selon l’avocat spécialisé dans le règlement en question, Olivier Sustronck. « La grande majorité des sites internet belges ne respectent pas » les règles de l’autorité sur les cookies, estime-t-il.
    (APD) est si stricte que tous les sites peuvent être concernés par une sanction, rapporte De Standaard lundi.

    Jubel.be, https://www.jubel.be/fr un site internet spécialisé dans l’information juridique, est le premier en Belgique à avoir été condamné pour sa politique en matière de cookies. Le règlement européen général sur la protection des données https://www.rtbf.be/info/monde/detail_protection-des-donnees-le-rgpd-un-standard-europeen-a-effet-mondial?id=9 (RGPD) prévoit que les utilisateurs donnent leur consentement d’un clic pour l’utilisation non nécessaire de cookies, et que la politique en la matière soit transparente. Jubel.be a échoué dans les deux cas, a tranché l’APD.

    L’APD a décidé d’infliger une amende au site en question à hauteur de 15.000 euros. Le site internet estime que cette somme est un sacrifice en regard de son chiffre d’affaires « négligeable ».

    Si l’autorité se montre aussi ferme envers d’autres sites internet, nombreux sont ceux qui peuvent craindre une amende, selon l’avocat spécialisé dans le règlement en question, Olivier Sustronck. « La grande majorité des sites internet belges ne respectent pas » les règles de l’autorité sur les cookies, estime-t-il.

    #RGPD #Internet #cookie #flicage #publicité #surveillance #profiling #tracking #web #privacy #marketing #vie_privée #données #algorithme @etraces

  • La médiatrice fédérale : « Stop aux #fouilles_à_nu systématiques dans les #prisons »
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_la-mediatrice-federale-stop-aux-fouilles-a-nu-systematiques-dans-les-pri

    Les fouilles de ce genre sont autorisées sous certaines conditions, mais légalement elles ne peuvent pas être systématisées. Or, ce caractère « systématique » est largement répandu, selon une enquête menée par les services de la médiatrice fédérale (dans 12 établissements sur 35), à la suite de diverses plaintes.

    Un rapport a été transmis à la Direction générale des établissements pénitentiaires et au ministre de la Justice. Les députés de la Chambre l’ont reçu ce lundi matin.

    La médiatrice fédérale est compétente pour étudier toute plainte de citoyens relatives aux fonctionnements des ministères fédéraux. La gestion des prisons est une branche du Ministère de la Justice. A noter que tout député peut visiter les prisons et dénoncer ce qui s’y passe mais en général ça en intéresse peu. C’est un peu bizarre que ce soit via la médiatrice fédérale que l’on se retrouve à relever qu’une loi et l’Etat de droit ne sont pas respectés dans les prisons mais n’anticipons pas...

  • Michel, un Belge arrêté samedi à Paris pendant la manif des Gilets jaunes : « C’est une situation ahurissante »
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_michel-un-belge-arrete-samedi-a-paris-c-est-une-situation-ahurissante?id

    En un instant, tout bascule. Il est arrêté puis placé en détention pendant 4 jours. On lui reproche d’avoir voulu monter une barricade contre les CRS. Ce n’est que ce mercredi soir que Michel a retrouvé la liberté. Aujourd’hui, il nous donne sa version des faits depuis Paris, où nous l’avons rencontré.

    « On n’allait pas là pour manifester », se justifie-t-il. « On a pris une sortie de métro et tout à coup on a vu de la fumée, un feu de poubelles puis des gaz lacrymogènes. Et il y a eu un mouvement de foule. On n’y voyait plus rien. Finalement on s’est retrouvés devant des barrières de chantier. On a juste touché une barrière pour essayer de la faire pivoter et s’en aller. Et c’est là qu’un policier m’a donné un gros coup au visage. J’étais par terre. Ils m’ont mis des colsons et m’ont emmené vers leur camionnette où j’ai été tabassé. J’ai des coups dans le dos, à la hanche, au biceps, sur la tête, sur le genou. J’ai vraiment été maltraité. »

    Jessica*, une autre Belge que Michel présente comme une collègue, connaît une mésaventure similaire. Elle est ce soir toujours en détention.
    Relâchés… puis arrêtés à nouveau

    Pourtant, dimanche, Michel et Jessica sont passés en comparution immédiate devant un juge qui les a relaxés. Aucune charge n’a été retenue contre eux.

    Mais à la sortie du tribunal, Michel et Jessica ont à nouveau été arrêtés. Ils font l’objet d’un ordre de quitter le territoire. En principe, pour les ressortissants européens, cette mesure doit être appliquée dans les trente jours et sans privation de liberté. Sauf si la personne concernée représente une menace grave pour la sécurité des citoyens.

    Mais Michel et Jessica ont été envoyés dans un centre de rétention. Ils ont été présentés ce mercredi soir, chacun de leur côté cette fois, à un juge administratif. Le premier a libéré Michel. Mais le second a maintenu Jessica en centre de rétention où elle se trouve donc toujours.

    Et on apprend ce soir que le préfet de police de Paris a fait appel de la remise en liberté de Michel. Le préfet veut donc qu’il retourne au centre de rétention.

    L’avocat des deux Belges dénonce un abus de pouvoir de la préfecture de police et une situation totalement ubuesque. Quant à Michel, il se dit « très stressé et très choqué », car dit-il, il n’a pas encore récupéré sa carte d’identité. « C’est ahurissant de se retrouver dans une situation pareille. »

  • Brian Acton, co-fondateur de WhatsApp, vous incite une fois encore à supprimer votre compte Facebook
    https://www.rtbf.be/tendance/techno/detail_brian-acton-co-fondateur-de-whatsapp-vous-incite-une-fois-encore-a-suppr

    Depuis son départ, Brian Acton a rejoint la Signal Fondation, une fondation visant à soutenir la messagerie Signal, dont sa particularité est d’être totalement chiffrée de bout en bout et donc, en principe, plus sûre que WhatsApp ou Messenger. Il y aurait d’ailleurs investi pas moins de 50 millions de dollars (une goutte d’eau sur les 6,5 milliards de dollars que lui a rapportés la vente de WhatsApp).

    Le monsieur, il va revendre Signal après ? ;-)

    • Signal
      https://signal.org/fr

      Signal est fait pour vous. En tant que projet à code source ouvert financé par des subventions et des dons, Signal peut donner la priorité aux utilisateurs. Il n’y a pas de publicité, pas de mercaticiens affiliés, pas d’inquiétant suivi à la trace. Juste une technologie ouverte pour un service de messagerie rapide, simple et sécurisé. Comme il devrait l’être.
      © 2013–2019 Signal, a 501c3 nonprofit.

      Exemption Requirements - 501(c)(3) Organizations | Internal Revenue Service
      https://www.irs.gov/charities-non-profits/charitable-organizations/exemption-requirements-501c3-organizations

      To be tax-exempt under section 501(c)(3) of the Internal Revenue Code, an organization must be organized and operated exclusively for exempt purposes set forth in section 501(c)(3), and none of its earnings may inure to any private shareholder or individual. In addition, it may not be an action organization, i.e., it may not attempt to influence legislation as a substantial part of its activities and it may not participate in any campaign activity for or against political candidates.

      Organizations described in section 501(c)(3) are commonly referred to as charitable organizations. Organizations described in section 501(c)(3), other than testing for public safety organizations, are eligible to receive tax-deductible contributions in accordance with Code section 170.

      The organization must not be organized or operated for the benefit of private interests, and no part of a section 501(c)(3) organization’s net earnings may inure to the benefit of any private shareholder or individual. If the organization engages in an excess benefit transaction with a person having substantial influence over the organization, an excise tax may be imposed on the person and any organization managers agreeing to the transaction.

      Section 501(c)(3) organizations are restricted in how much political and legislative (lobbying) activities they may conduct. For a detailed discussion, see Political and Lobbying Activities. For more information about lobbying activities by charities, see the article Lobbying Issues; for more information about political activities of charities, see the FY-2002 CPE topic Election Year Issues.

      Alors « reprendre » ce type d’asso ce n’est pas évident. Je crois d’alleurs que Moxie Marlinspike a fourni une base de capital au projet.
      https://moxie.org/projects.html

  • Décathlon, un danger public
    Le chantier du futur Décathlon de Dampremy mis sous scellé judiciaire Belga - 22 Novembre 2019
    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_le-chantier-du-futur-decathlon-de-dampremy-mis-sous-scelle-judiciaire?id

    L’auditorat du travail a procédé à l’arrêt du chantier du futur plus grand Décathlon de Wallonie, chaussée de Bruxelles à Dampremy (Charleroi). Plusieurs ouvriers se trouvent cependant encore sur le site. Le chantier va être placé sous scellé judiciaire, a indiqué vendredi l’auditeur du travail du Hainaut, Charles-Eric Clesse, confirmant une information de Sudpresse.

    Le chantier du futur plus grand Décathlon de Wallonie est à l’arrêt. Plusieurs infractions en matière sociale et de sécurité ont été constatées. Un premier contrôle social avait eu lieu en début de semaine. Plusieurs ouvriers en séjour illégal ont été découverts. « À la suite de ce premier contrôle, nous avons décidé de procéder à un contrôle bien-être. Plusieurs autres infractions liées à la sécurité ont été constatées » , précise l’auditorat du travail. « Des membres du personnel de Décathlon circulaient sur le chantier sans chaussures de sécurité et certains ouvriers ne portaient pas de casque . Il y a eu un ensemble d’infractions, notamment au niveau du travail en hauteur. » Vendredi en milieu d’après-midi, Charles-Eric Clesse a appris que des ouvriers se trouvaient encore sur le chantier malgré l’arrêt. La police va intervenir et faire évacuer définitivement les lieux. « Le chantier va être mis sous scellé judiciaire », selon l’auditeur du travail. Pour pouvoir reprendre le chantier, le maître d’ouvrage devra se présenter à l’auditorat du travail, en démontrant le respect de toutes les règles. L’ouverture du magasin est prévue pour le 18 décembre prochain, si tout va bien.

    #décathlon #decathlon #Michel_Leclercq #capitalisme #mulliez #belgique

  • Michel, un Belge arrêté samedi à Paris : « C’est une situation ahurissante » C. Hick, L. Henrard - 21 Octobre 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_michel-un-belge-arrete-samedi-a-paris-c-est-une-situation-ahurissante?id

    Michel* était à Paris, ce samedi 16 novembre, dans le cadre "d’une exposition artistique et d’une visite touristique", explique-t-il. C’est en voulant retourner à la gare du Nord pour rentrer en Belgique, qu’il est tombé, sans le vouloir, dit-il, sur un rassemblement marquant le premier anniversaire du mouvement des gilets jaunes, dans le centre-ville.

    En un instant, tout bascule. Il est arrêté puis placé en détention pendant 4 jours. On lui reproche d’avoir voulu monter une barricade contre les CRS. Ce n’est que ce mercredi soir que Michel a retrouvé la liberté. Aujourd’hui, il nous donne sa version des faits depuis Paris, où nous l’avons rencontré.

     » On n’allait pas là pour manifester", se justifie-t-il. "On a pris une sortie de métro et tout à coup on a vu de la fumée, un feu de poubelles puis des gaz lacrymogènes. Et il y a eu un mouvement de foule. On n’y voyait plus rien. Finalement on s’est retrouvés devant des barrières de chantier. On a juste touché une barrière pour essayer de la faire pivoter et s’en aller. Et c’est là qu’un policier m’a donné un gros coup au visage. J’étais parterre. Ils m’ont mis des colsons et m’ont emmené vers leur camionnette où j’ai été tabassé. J’ai des coups dans le dos, à la hanche, au biceps, sur la tête, sur le genou. J’ai vraiment été maltraité."

    Jessica, une autre Belge que Michel présente comme une collègue, connaît une mésaventure similaire. Elle est ce soir toujours en détention.

    Relâchés… puis arrêtés à nouveau *
    Pourtant, dimanche, Michel et Jessica sont passés en comparution immédiate devant un juge qui les a relaxés. Aucune charge n’a été retenue contre eux.

    Mais à la sortie du tribunal, Michel et Jessica ont à nouveau été arrêtés. Ils font l’objet d’un ordre de quitter le territoire. En principe, pour les ressortissants européens, cette mesure doit être appliquée dans les trente jours et sans privation de liberté. Sauf si la personne concernée représente une menace grave pour la sécurité des citoyens.

    Mais Michel et Jessica ont été envoyés dans un centre de rétention. Ils ont été présentés ce mercredi soir, chacun de leur côté cette fois, à un juge administratif. Le premier a libéré Michel. Mais le second a maintenu Jessica en centre de rétention où elle se trouve donc toujours.

    Et on apprend ce soir que le préfet de police de Paris a fait appel de la remise en liberté de Michel. Le préfet veut donc qu’il retourne au centre de rétention.

    L’avocat des deux Belges dénonce un abus de pouvoir de la préfecture de police et une situation totalement ubuesque. Quant à Michel, il se dit "très stressé et très choqué" , car dit-il, il n’a pas encore récupéré sa carte d’identité. "C’est ahurissant de se retrouver dans une situation pareille."

    (*prénom d’emprunt, ndlr)

    #répression #police #france #violences_policières #gilets_jaunes #manifestations #brutalité_policière #violence #homme #femme #paris #comparution_immédiate

  • Un #riverain de #Lasne dérangé par un #agriculteur qui travaille un #dimanche : la réaction du fermier fait le buzz
    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_un-riverain-de-lasne-derange-par-un-agriculteur-qui-travaille-un-dimanch

    Les nuisances causées par son charroi agricole sont loin d’être insupportables. Mais à proximité de sa culture, on peut apercevoir une dizaine de villas quatre façades. Parmi les habitants de ces maisons, un homme - dont Georges ne veut pas divulguer l’identité - l’appelle sur son portable pour lui demander de cesser son va-et-vient avec son tracteur.

    https://ibb.co/NC9bP2v

  • Mieux que les camionnettes diésel, le fret aérien

    38 kilomètres en 9 minutes entre Maastricht et Liège : « Le vol le plus court et le plus anti-écologique du monde » - Martial Giot - 06 novembre 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/regions/liege/detail_le-mouvement-demain-denonce-l-aberration-d-un-vol-fret-entre-maastricht-

    L’aéroport de Liège accueille-t-il le vol fret le plus anti-écologique du monde ? C’est le mouvement Demain qui pose la question, après avoir appris l’existence d’un vol Maastricht-Liège, soit un vol de 38 kilomètres, qui prend 9 minutes…

    « Il s’agit, à notre estime, sans doute du vol le plus court et donc le plus anti-écologique du monde », juge Pierre Eyben du mouvement Demain, « Il a lieu probablement toutes les semaines pour ramener un avion depuis Maastricht sur Liège avant que celui-ci ne décolle pour aller au Mexique. Qatar Airways explique que c’est pour des raisons techniques, parce qu’il a un client qui veut être absolument livré à Maastricht alors que l’aéroport de Maastricht n’est pas adapté pour ça. »

    Dans les faits, la Société Wallonne des Aéroports (SOWAER) nous indique que ce vol aurait eu lieu à quatre reprises depuis le 1er août 2019, soit en un peu plus de trois mois. Bien que cela reste interpellant, il ne s’agit donc pas d’un « saut de puce » hebdomadaire.

    Problème d’envergure européenne
    Demain a aussi découvert que le cas n’était unique. Il note, par exemple, deux vols entre Liège et des aéroports allemands, longs d’une soixantaine de kilomètres pour l’un et de 120 pour l’autre.

    « Nous, ce qu’on veut dénoncer, c’est le principe même de ces sauts de puce et puis, de manière plus générale, un mode transport du fret par avions qui est absolument anti-écologique. », précise Pierre Eyben.

    Serait-il possible d’interdire aux compagnies d’avoir de telles pratiques ? La réponse de Pierre Eyben : « On pense que, à travers ses aéroports, la Région wallonne pourrait faire quelque chose, mais il est clair que c’est un combat sur lequel elle devrait s’engager au niveau européen. »

    #pollution #bêtise #avion #transport #fret_aérien #transport_aérien #Maastricht #Qatar #livraisons

    • Du côté des vols de passagers, les traversées de courtes distances ne sont pas rares non plus : Soyo-Cabinda (Angola, 20 minutes), Luxembourg-Sarrebruck (Allemagne, 30 minutes), Paris-Bruxelles (55 minutes) ou Bruxelles-Amsterdam (55 minutes)… les exemples ne manquent pas, mais se situent généralement bien au-dessus de ce vol cargo de 9 minutes entre Maastricht et Liège.

  • L’affaire bulgare et Didier Reynders Alexandre Penasse - 25 Octobre 2019 - Kairos
    http://www.kairospresse.be/article/laffaire-bulgare-et-didier-reynders

    Myrianne Coen, conseillère d’ambassade hors-rôle (1), docteur de la Sorbonne, auteure d’articles et d’ouvrages sur le rôle des organisations criminelles dans les relations internationales, a publié trois communiqués de presse cette dernière semaine, qu’elle a envoyés à la rédaction de Kairos. Nous en résumons les principaux éléments dans cet article, tout en apportant des informations supplémentaires.
    En 1996, en poste à Sofia, la diplomate belge Myrianne Coen découvre un vaste réseau de délivrance de #visas touristiques de complaisance. Des mafieux bulgares, avec la complicité de fonctionnaires de l’ambassade, organisent la traite d’êtres humains, le trafic de stupéfiants, d’armes et de viande avariée(1). Myrianne Coen refuse de participer à ce trafic au bénéfice d’organisations criminelles et le dénonce auprès de ses supérieurs et du ministère des Affaires étrangères. Ce dernier préfèrera la fuite et la laissera tomber. Depuis plus de 20 ans, elle résiste à l’omerta dont le peuple européen est la première victime, à des pratiques qui « ont fini par faire éclater des bombes au cœur de Bruxelles ».

    « Les trafics de documents sont le fil rouge de la #criminalité_organisée », déclarait déjà le Sénat en 1999, document qui ne constitue pas un simple bout de papier, aisément falsifiable pour la criminalité organisée : « Dans un pays de l’Union européenne, expliquait Myrianne Coen à l’époque, le nombre de personnes arrêtées venant d’un pays de l’Est double sur une période donnée après l’abolition des visas. Ce qui veut dire que si ce phénomène se vérifiait sur l’ensemble des pays de l’Est, il faudrait en déduire qu’à intensité de répression constante, le régime des visas arrête la moitié de l’activité criminelle ! »(2)


    « Entre 1990 et 1997, la fuite des capitaux en Bulgarie s’est faite par l’entremise des commerçants, ainsi que par la création de bureaux d’architecte, de magasins d’art et l’achat de biens immobiliers en Europe, tous ces acteurs devant bénéficier de #visas. Vers le milieu des années 90, ces capitaux se sont mélangés avec de l’argent du #crime_organisé avant d’être réinjectés dans des institutions bancaires occidentales. (…) Parmi la nébuleuse des bénéficiaires de ces visas, Myrianne Coen a pu identifier des marchands de voitures douteux, de prétendues sociétés de mannequins, des négociants céréaliers véreux, des exportateurs de viandes avariées, des personnes recherchées par la police bulgare, d’autres fichées par la police belge et, enfin, certaines carrément liées à des réseaux mafieux de #prostitution, de main-d’œuvre illégale et de #blanchiment. Et bien d’autres sinistres personnages, dont certains ont obtenu depuis la nationalité belge et ont pignon sur rue à #Bruxelles, #Anvers et ailleurs ! »(3) _

    Le 19 mars 1997, Myrianne Coen est retrouvée inanimée et blessée dans l’ambassade de Belgique à Sofia et ne devra sa vie qu’à un subalterne qui prévient les secours. En vain depuis plus d’un an, elle dénonçait à sa hiérarchie et aux instances judiciaires un #trafic de documents à destination de membres de la #criminalité organisée belgo-bulgare et de leurs victimes. Dans les années qui suivent, de nombreuses autres ambassades seront concernées. Les diplomates qui ne se plient pas à l’#omerta seraient-ils mal venus dans la carrière en Belgique ? On constate en effet que depuis lors, les ministres des Affaires étrangères successifs lui refusent toute carrière diplomatique normale.

    #Didier_Reynders accusé
    Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, qui a été retenu pour la fonction de #Commissaire_européen à la #Justice et à l’État de Droit, est accusé dans cette affaire d’intimidations, de #harcèlement, et d’avoir écarté la diplomate de ses fonctions. Pour 25 ans de carrière diplomatique ravagée, les dommages professionnels, sociaux, financiers, personnels sont évalués à 5 millions €. À la veille de l’audition du candidat Commissaire européen à la Justice et à l’État de Droit devant le #Parlement_européen, la Cour d’appel de Bruxelles accordait 5 000 € de dédommagement à la diplomate : 0,57 centime par jour ! L’instruction judiciaire sur les pratiques dénoncées par #Myrianne_Coen a vu se succéder six juges d’instruction… On sait qu’une procédure typique pour empêcher une enquête d’aboutir est de démanteler régulièrement les équipes pour empêcher d’avancer, casser le moral, placer des personnes plus « conciliantes »…


    Le mutisme de la justice
    L’arrêt civil de la Cour d’appel de #Bruxelles (Chambre 18F) a été déposé « en secret » le 26 septembre 2019 et communiqué le 1er octobre, précisément la veille de l’audition de Didier Reynders devant le Parlement européen pour la fonction de Commissaire européen à la Justice et à l’État de Droit, le 2 octobre. Myrianne Coen, venue spécialement d’Italie à la date prévue du prononcé de l’arrêt, le 19 septembre 2019, voit celui-ci est différer sans motif au 17 octobre 2019… 7820 jours après introduction, le 20 mai 1998, de la demande en dommages et intérêts. L’arrêt a été réécrit entre le 19 septembre et le 26 septembre. Celui-ci a-t-il été écrit par le ministère des Affaires étrangères dès le début, ou révisé par la suite ? Ou alors, l’arrêt n’était pas terminé, notamment en raison de pressions sur les magistrats, qui l’ont dès lors différé d’un mois et ont ensuite été contraints de le signer.

    Notons que Mireille Salmon est la présidente de la chambre 18F, laquelle est impliquée dans le #Fortisgate qui conduira en 2008 à la démission du gouvernement Leterme pour avoir fait pression sur la magistrature dans la procédure judiciaire portant sur la contestation de la vente de #Fortis à #BNP #Paribas. Alors qu’en 2008 Fortis a perdu quasiment 95 % de sa valeur en un an, la banque est démantelée et vend une partie de ses activités à BNP Paribas. Les actionnaires, considérant que cette transaction ne pouvait avoir lieu sans leur aval, saisissent la justice. Après le rejet d’une requête en référé devant le tribunal de commerce demandant le gel du démantèlement, les actionnaires saisissent la 18ème chambre de la cour d’appel, dont le président est Paul Blondeel et les conseillères Christine Schurmans et… Mireille Salmon. Dans le Fortisgate, il semble que l’arrêt soit déjà écrit : « Paul Blondeel, signale au Premier président de la Cour d’appel, Guy Delvoie, qu’il peut informer la Commission bancaire, financière et des assurances (CBFA) quant au contenu d’un arrêt... qui n’existe pas encore. Et, le 9 décembre, des experts avaient déjà été contactés par M. Blondeel pour traiter le cas Fortis. Sans accuser personne - Mme Schurmans ne le fait pas -, cela ouvre des perspectives quant à une fuite vers l’extérieur - vers le monde politique et/ou financier -, comprend-on(4). » Ghislain Londers, premier président de la Cour de cassation, informera par courrier le président de la chambre, #Herman_Van_Rompuy, que le contenu de l’arrêt était déjà connu par le gouvernement le 10 décembre alors qu’il allait être prononcé le 12 décembre 2008… Cela rappelle étrangement l’écriture du réquisitoire et de la transaction pénale du #Kazakhgate par les avocats de la défense, ou l’affaire « Sofia »… Circulez, y’a rien à voir !

    On découvre aussi que Mireille Salmon, qui a signé l’arrêt Fortis, « a échangé des courriels quelques jours avant l’assemblée des actionnaires de Fortis en février avec Lionel Perl, entre-temps devenu administrateur de #Fortis Holding »(5) . Dans des mails découverts lors de l’enquête de la Cour d’appel de Gand, « Lionel Perl demande confirmation à Mireille Salmon qu’un "non" des actionnaires signifie que la vente à BNP Paribas ne se fera pas. Mireille Salmon répond négativement. Juridiquement, la vente pouvait donc se faire, selon le juge qui estimait que les actionnaires devaient pouvoir s’exprimer sur la vente »(6). « Le relevé des contacts téléphoniques entre ces deux personnes indique que les contacts se sont intensifiés de manière très nette à mesure que l’arrêt approchait de sa phase finale. Est-ce uniquement pour préparer les fêtes de fin d’année que ces deux "amis", qui ont très peu de contacts usuellement, multiplient les appels téléphoniques ? Est-ce pour trouver un des "experts" qui sera désigné dans l’arrêt ? Ou est-ce pour "nourrir" l’arrêt du 12 décembre ? »(7)
    La collaboration active ou passive du monde judiciaire avec l’exécutif semble faire système. Depuis plus de vingt ans, les instances #judiciaires sont absentes du dossier « Sofia » et le parquet est tout aussi silencieux. Le ministère belge des Affaires étrangères dispose pourtant de toutes les preuves. À aucun moment il n’a collaboré aux instructions judiciaires, il n’a pas introduit de procédures disciplinaires contre les auteurs des faits. Les instructions judiciaires, ouvertes en 1996, ont été interrompues sous prétexte de « non-opportunité des poursuites », puis portées à la prescription en 2009. La procédure d’urgence pour fait de harcèlement introduite contre le ministre des Affaires étrangères en 2005 a été renvoyée, sans motif, au tribunal civil… en 2012. Dans son arrêt, la Cour d’appel civile refuse à présent tout dédommagement à la diplomate parce qu’aucun tribunal n’a condamné de fonctionnaires ni pour trafics de documents ni pour harcèlement !

    Une « construction judiciaire » applaudie par les réseaux criminels
    On constate que cet arrêt copie soigneusement le « roman » du ministre belge des Affaires étrangères devant ses juges, et que, comme dans d’autres affaires, ce n’est plus l’impartialité qui semble guider les réquisitoires, mais les interprétations fidèlement retranscrites de ceux qui sont accusés(8). Ce roman, le voici : aucun fonctionnaire du ministère belge des Affaires étrangères n’a jamais trafiqué les visas à l’ambassade de Belgique à Sofia dans les années 90, et certes jamais au bénéfice de membres d’organisations criminelles et de leurs victimes. Myrianne Coen, conseillère d’ambassade, n’a pu dès lors subir de représailles ni être discriminée dans sa carrière pour avoir refusé de participer à ce qui dès lors n’existerait pas ou pour l’avoir dénoncé.

    Aucun fonctionnaire belge des affaires étrangères ne trafiquait les visas dans les années nonante ? Et aucun depuis lors, par ses comportements, n’a protégé de trafiquants ? On comprend que ceux qui protègent ces trafics se débattent comme ils peuvent pour occulter la vérité. Mais d’où la 18e chambre de la Cour d’appel de Bruxelles tire pareille certitude reste… un mystère.

    En effet, cela semble contredire les conclusions d’autres instances. En 2004(9), 8 ans après les premières dénonciations, le Parlement belge constate « qu’il ressort de l’enquête du Comité R qu’il y a des problèmes de fraude, de corruption et d’éventuelles connexions d’agents des Affaires étrangères avec le crime organisé. Il est clair aussi qu’aucun des services publics concernés n’a pris les mesures appropriées… les éléments permettant la poursuite de ces pratiques n’ont pas été éradiqués… Si ces pratiques existent depuis plus de dix ans et qu’à ce jour l’intégrité n’est toujours pas assurée, la fraude aux documents peut continuer à se développer. Cette constatation est inacceptable ». Dans le livre « Belgique en sous-sol, immigration, traite et crime organisé », on trouve, en plus d’autres propos très éclairants de la Chambre et du Sénat : « Quant au “dossier Sofia” : ’Il s’agit d’une fraude aux visas que le Parlement tente de percer à jour depuis des années. Le Parlement reçoit uniquement une réponse procédurale, ce qui est inacceptable. Le fait que l’on ne joue pas franc jeu dans ce dossier incite inévitablement d’aucuns à prétendre que le ministre des Affaires étrangères étouffe l’affaire’ » . On ne pouvait être plus clair. Ces dernières années, les trafics de visas humanitaires contre monnaies sonnantes et trébuchantes pour des réfugiés syriens ne disent pas autre chose(10).

    Quant au jugement du tribunal correctionnel du 18 février 2009, il constate : « Un grand nombre de malversations à l’ambassade de Belgique à Sofia. Les plaintes ne concernent pas de petites choses, mais des abus scandaleux et honteux tantôt à qualifier de #délits, mais aussi souvent de #crimes. Le tribunal n’est cependant pas saisi de cela et s’abstient… De même, nous n’avons pas à nous prononcer concernant l’opportunité des poursuites (et des non-poursuites). Qui sont les auteurs ? Le tribunal précise : "EVD propriétaire d’un hôtel en Grèce était en contacts suivis avec l’ambassadeur. Celui-ci a, à plusieurs reprises, voyagé en Grèce pour un séjour dans cet hôtel… EVD et son épouse venaient régulièrement déposer des cadeaux (...) L’inculpé s’occupait activement de demandes de visas pour de soi-disant touristes. Il est également établi… l’utilisation de faux papiers et de fausses adresses de référence. Qu’il agissait dans le but de recevoir un avantage en fortune est évident". EVD sera reconnu coupable de faux et usage, traite des êtres humains et d’association de malfaiteurs. Le parquet fédéral a tergiversé pendant 13 ans. Il bénéficiera donc de la prescription » . En termes moins diplomatiques : le parquet protège les auteurs, notamment cet autre membre de l’association de malfaiteurs non nommé… mais très précisément décrit. Le tribunal correctionnel regrette de ne pas avoir, en conséquence, les moyens de prononcer une condamnation.

    Non seulement la 18e chambre ne voit pas ce qui est écrit en toutes lettres, mais elle devra aussi repasser son cours de criminologie : l’#impunité entraîne la récidive et, par opportunités communes, l’élargissement du cercle de complices, tandis que les risques vont croissants pour ceux qui refusent d’y « participer ». Violences, menaces, harcèlement deviennent a#insi armes coutumières de la prise de pouvoir criminel d’une structure qui exclut et discrimine : un cas d’école dans le présent dossier.

    Conséquences ?
    D’une part la « non-opportunité des poursuites » pour les auteurs des trafics et leurs protecteurs. Cette « non-opportunité » ne peut en droit être activée par le parquet, car il y a victime… « Mais qui se préoccupe du droit dans cette affaire » , demande Myrianne Coen. D’autre part la mort civile pour Myrianne Coen, la diplomate qui tenta de protéger les victimes contre ces criminels… devenue ainsi victime collatérale des trafics criminels, victime qu’on ne peut en aucun cas dédommager sans faire crouler tout l’édifice.

    Et la Cour d’appel dès lors de poursuivre le roman des Affaires étrangères : « c’était la secrétaire de l’ambassadeur la coupable (comprenons : l’ambassadeur, le pauvre, il n’en savait rien) » . Or, le juge correctionnel a refusé de condamner la secrétaire : elle n’agissait que sur ordre et en droit pénal, la responsabilité pénale remonte… sur le supérieur hiérarchique. Le parquet ayant organisé (pour mémoire, illégalement de surcroît) la non-opportunité des poursuites, lorsqu’il ne put plus cacher les trafics d’êtres humains, il avait d’urgence dû trouver coupable. Le ministère belge des Affaires étrangères le lui offrit sur un plateau d’argent : la secrétaire faisait l’affaire… une citoyenne lambda, sans connexions et sans protections. Selon que vous serez puissants ou misérables…

    Les tribunaux se contredisent… Le tribunal correctionnel dit blanc, jugement en forme de chose jugée. La chambre 18F de la Cour d’appel dit noir, contre toutes évidences et rationalité… Qu’y a-t-il donc encore à cacher, après 20 ans ?

    Ajoutons que l’instruction judiciaire n’avait interrogé aucun des suspects membres des organisations criminelles déjà par ailleurs internationalement signalés, ni aucune de leurs victimes, de la traite des êtres humains et de tous les autres trafics… Elle s’était aussi bien gardée de les identifier et de les rechercher… Les juges d’instruction trop actifs avaient été préalablement dessaisis à cet effet. Quant au parquet fédéral, il avait mis 13 ans pour s’assurer de la #prescription. Les violences commises à l’ambassade, le harcèlement contre la diplomate n’ont fait l’objet d’aucun acte d’instruction. Johan Leman, ancien directeur du Centre d’égalité des chances, un des auteurs de l’ouvrage collectif « L’État gruyère. Mafias, visas et traite en Europe » (2002), constitué partie civile dans le dossier « Sofia », exprimant clairement sa conviction d’une corruption de la haute administration du département, subira des pressions : « On m’a averti que j’étais impliqué dans trop de dossiers chauds… Comme le conflit avec les Affaires étrangères à propos de l’ambassade belge à Sofia et le dossier Van Kaap »(11).

    Ces faits inacceptables et indécents, la Cour d’appel de Bruxelles les juge « honorables » dans un État de Droit, pour appuyer ses refus systématiques de dédommagements. Pour frapper le témoin qui depuis plus de 20 ans demande protection, la Cour tire encore avantage de la réserve que la diplomate s’est constamment imposée pour ne pas nuire aux enquêtes, tire avantage des dénis de justice qu’elle a subis et qui visaient à protéger les « amis des amis » , tire avantage des risques que court tout témoin d’activités des organisations criminelles, que tant voudraient voir disparaître.

    5 000 € pour 25 années de carrière diplomatique ravagée. L’arrêt de la 18e chambre de la Cour d’appel de Bruxelles salit sa victime et l’ensemble de la #fonction_publique, déshonore la diplomatie belge la réduisant à l’insignifiance… Intimidation à présent en passe de s’étendre à toute l’Europe ? Un arrêt dont les organisations criminelles sauront tirer profit.

    L’Union européenne prescrit la protection des témoins et victimes, et des fonctionnaires en particulier, la Cour européenne des Droits de l’Homme prescrit l’interdiction de la discrimination. Elle oblige aussi les États à effectuer des enquêtes complètes et loyales… « Dans la tourmente actuelle, où une réforme succède à une autre réforme, je ne sais pas, je ne sais plus, si un État de droit subsistera encore longtemps », dira Éliane Liekendael, Procureure générale près la Cour de cassation de Belgique (mercuriale, octobre 1998).

    Sauver Didier Reynders à l’Europe ?
    Deux décisions de justice, prises à Bruxelles le même jour, jeudi 26 septembre 2019, ouvrent la voie à l’audition de Didier Reynders devant le Parlement européen, le mercredi 2 octobre 2019, pour la fonction de Commissaire européen à la Justice et à l’État de Droit,
    • la Cour d’appel de Bruxelles liquide pour 5 000 €, au lieu de 5 millions, les dommages et intérêts que Myrianne Coen, Docteur de la Sorbonne et Conseillère d’Ambassade, demande au Ministère belge des Affaires étrangères pour 25 ans de carrière diplomatique dévastée, depuis 2011 sous la responsabilité du ministre Didier Reynders ;
    • - Le Parquet de Bruxelles classe sans suite et sans instruction des faits le dossier ouvert en avril 2019 contre Didier Reynders pour corruption et blanchiment.

    À la veille de son audition le 2 octobre 2019 devant le Parlement européen, Didier Reynders reçoit donc cet arrêt de la 18e chambre F de la Cour d’appel de Bruxelles, dont il n’aura pas manqué de faire usage dans les couloirs. Pour neutraliser tout moyen d’informer correctement le Parlement européen sur cette affaire avant cette audition, l’arrêt ne sera envoyé que le 1er octobre 2019, par la poste, à la diplomate victime de tels agissements qui réside en Italie. Est-ce là le motif du report secret du prononcé au 26 septembre ? Si la diplomate avait été avertie de cette date, les communiqués de presse seraient en effet arrivés, avant cette audition, aux yeux de la presse internationale…

    Telles sont les circonstances qui expliquent la mise en scène préalable du candidat Commissaire européen à la Justice et à l’État de Droit. Il s’est ainsi présenté « en toute tranquillité » devant les Commissions LIBE et JURI du #Parlement_européen. Pour toute sécurité, une main amie s’était chargée d’inclure in extremis la commission IMCO, présidée par celle qui fut déjà sa #lobbyiste (une députée belge du Groupe des Verts !), 3 mois plus tôt, pour la candidature de Secrétaire général au Conseil de l’Europe qui échappa au ministre…

    Le mutisme des médias
    Depuis ce 2 octobre 2019, la #presse internationale est devenue muette. Quant à la presse belge, si l’on tape « Reynders #corruption » sur un moteur de recherche, on ne trouve plus aucun article depuis le 27 septembre, tout en soulignant que ceux publiés avant cette période d’ #omerta étaient d’une fabuleuse indigence… On ne peut pas penser que des magistrats de Bruxelles ne sont pas au secours de Didier Reynders ? La Belgique a le record des classements sans suite express pour éviter de rassembler les preuves dans ces dossiers. Lorsque les preuves y arrivent malgré tout, Bruxelles a le record de longévité des non-enquêtes pour protéger les auteurs de délits et crimes… par la prescription.

    À certains moments, des choses se résument simplement :
    – Vous cherchez le crime organisé ? Regardez parfois vers ceux qui disent le combattre
    – Vous attendez d’être informés par les médias ? Voyez ce qu’ils ne disent pas et essayez de réaliser à quel point ils font partie du problème.
    – Vous pensez que la justice est impartiale ? Voyez qui elle sert généralement

    Comme l’énoncent les deux auteurs de l’ouvrage Belgique en sous-sol..., « Après tout, il ne faut peut-être pas tant essayer de comprendre pourquoi l’éteignoir a été mis sur le dossier Sofia, que pour qui [il l’a été mis]. Les trafics de visas dénoncés par Myrianne Coen bénéficièrent à des intermédiaires installés en Belgique. Le plus souvent, il s’agissait de sociétés commerciales à l’objet social flou, à l’enseigne changeante et aux activités éparses. Ces dernières adressaient des invitations nominatives donnant accès au territoire national à des individus qui les présentaient à l’ambassade de Belgique dans la capitale bulgare en vue d’obtenir, selon les cas, une ou plusieurs dizaines de visas. Mais le plus saisissant n’est pas là. Il est établi que certains de ces intermédiaires avaient préalablement été sollicités par l’ambassade elle-même, en vue d’adresser des invitations par centaines à des quidams nommément désignés. À l’époque, l’ex-numéro 2 d’« Ambabel Sofia » a eu son attention attirée par tous ces gens auxquels l’ambassadeur « K »délivrait les précieux sésames sur un simple paraphe. Elle a alors découvert que parmi eux figuraient des personnages impliqués dans des opérations de blanchiment d’argent. Ces fonds, blanchis dans des banques belges par d’anciens agents des services secrets bulgares, provenaient du régime communiste moribond. »
    Les centaines de milliards envoyés vers les #paradis_fiscaux, les détournements dans l’affaire des #diamants anversois, les fonds libyens, le Kazakhgate, #Publifin, #Samu_social, #Dubaï Papers, etc. montrent que tout s’est aggravé depuis l’affaire “Sofia”. Et pendant ce temps-là, ils organisent leur « austérité », rabotant encore le peu qu’il reste aux #écoles, #hôpitaux, #postes… Ceci n’est pas un feuilleton, une story de plus sur Netflix : ce sont des faits, qui imposent que vous vous leviez et sortiez de vos divans. Vous vous êtes assoupis, l’#histoire ne vous en voudra pas. Si vous vous levez...

    1. https://www.dhnet.be/actu/faits/sos-legalita-contre-le-crime-organise-51...
    2. « Belgique en sous-sol, immigration, traite et crime organisé », Frédéric Loore et Jean-Yves Tistaert, Éditions Racines, 2007, extraits disponibles sur google livre.
    3. Ibid.
    4. https://www.lalibre.be/belgique/une-plainte-informative-51b8ac51e4b0de6d...
    5. https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_le-fortisgate-revele-des-courri...
    6. Ibid.
    7. https://www.lalibre.be/belgique/exclusif-voici-le-nouveau-scenario-du-fo...
    8. Rappelons que dans l’affaire du Kazakhgate, le projet de transaction pénale et le réquisitoire de l’avocat général auraient été écrits pas les avocats de Patokh Chodiev...
    9. Rapport des Commissions parlementaires de suivi du Comité R, n° 3-725/1 (Sénat) et DOC 511 289/001 (Chambre), 16 juillet’ 04, p. 29, 31 &32.
    10. Notamment : “Trafic de visas humanitaires : Francken affirme n’avoir “rien à cacher””, 18/01/2019. https://plus.lesoir.be/201467/article/2019-01-18/trafic-de-visas-humanit...
    11. Idem.

    #ue #union_européenne #mafia

  • Contamination bois de chauffage : nos conclusions
    https://www.rtbf.be/info/societe/onpdp/detail_contamination-bois-de-chauffage-nos-conclusions?id=10350675

    En gros, on trouve « sur le marché » (celui des multinationales qui vendent en magasin climatisé) du #bois_de_chauffage importé qui contient du #Cesium_137 en quantités non négligeables tout en étant au-dessus du seuil européen mais en-dessous du seuil belge... Mais il passe sans souci le seuil de nos logements en tous cas.

    #tchernobyl #business #nucléaire

  • Du bois de chauffage au Césium 137 dans les grandes surfaces en Belgique RTBF - 22 Octobre 2019

    Méfiance lors de l’achat de bois de chauffage
    https://www.rtbf.be/info/societe/onpdp/detail_mefiance-lors-de-l-achat-de-bois-de-chauffage?id=10347977
    Se chauffer au bois est la manière la plus économique de se chauffer aujourd’hui. Il y a 3 possibilités : faire son bois soi-même (demande du matériel et du temps), acheter à un producteur local ou acheter en grandes surfaces.

    Les producteurs locaux mettent triplement en garde face aux achats en grandes surfaces et auprès de certains grossistes. Leurs critiques : du bois vendu trop cher, de mauvaise qualité et de gros doutes quant à l’origine des bois (bois contaminés de Tchernobyl).

    Nous avons voulu vérifier les trois avertissements.
    1) Sur le prix, c’est exact. 35% plus cher en grande surface. Soit 100 euros/stère contre 65 en local.
2) Qualité médiocre car bois pas assez sec, séché au four juste superficiellement. Mauvaise combustion, perte rendement du poêle et pollution (eau et sève).
3) Bois contaminé ?

    Nous avons trouvé dans un Brico des palettes de bois de chauffage. En observant minutieusement la palette, nous trouvons trace d’un sceau IPPC (convention internationale de la sauvegarde des végétaux) avec le code BY signifiant que le produit vient de Biélorussie.

    La Biélorussie se situe juste à la frontière ukrainienne, juste au-dessus de Tchernobyl. L’économie de ce pays est basée à 60% sur la sylviculture. Son immense forêt d’exploitation se situe en zone de contamination de Tchernobyl. La France, les Pays-Bas et l’Italie ont décelé des bois contaminés provenant de Lituanie et de Biélorussie en 2009 et 2013. Cela n’a jamais été le cas en Belgique malgré les alertes des professionnels locaux et de Greenpeace.

    Nous faisons analyser des bûches prélevées par les spécialistes de la détection de radioactivité, la société Scannix. Deux appareils sont utilisés. Nous avons tout filmé !

    Le premier appareil, qui ressemble à un radar de vitesse, analyse sur un écran si l’objet est radioactif. Des taches jaunes et rouges apparaissent immédiatement. Test positif pour les 2 bûches.

    Restait à déterminer quel isotope provoque la radioactivité. Un second appareil relié à un écran PC est utilisé dans une pièce protégée. Il est étalonné sur des valeurs radioactives.

    Immédiatement, la valeur correspondant au Césium 137 s’emballe et une ligne rouge grimpe sur le graphique. A tel point que l’écran défile vers le bas. Le spécialiste est estomaqué. Les bûches contiennent du Césium 137, un isotope provenant uniquement de l’activité nucléaire donc, vu l’origine du bois, de Tchernobyl. La preuve est établie.

    Maintenant, en quelle quantité ? Qu’importe, même si les analyses sont en cours. Pour le spécialiste, en présence de Césium 137, on prend des précautions et on s’éloigne. Car le risque est réel puisque le consommateur utilise plusieurs bûches par feu, décuplant la source radioactive dans les cendres. Cendres que beaucoup versent dans les jardins ou potagers. C’est même conseillé sur les paquets de bois !

    Aux autorités à prendre le relais même si nous poursuivons l’enquête.
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