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  • La Reine Élizabeth II ne veut pas qu’on touche à ses terres pour le climat : elle a fait jouer le « Queen’s consent »
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_la-reine-elizabeth-ii-ne-veut-pas-qu-on-touche-a-ses-terres-pour-le-clim

    Ce jeudi 29 juillet marque "Jour du Dépassement" mondial, une date symbole dans la lutte contre le réchauffement climatique. Un combat en faveur du climat, auquel ne semble pas vouloir prendre part la Reine Elizabeth 2 d’Angleterre, du moins pas si cela touche à ses intérêts personnels.

    En effet, le quotidien britannique The Guardian (plutôt antimonarchique), relayé par De Morgen en Belgique, nous apprend que la Reine d’Angleterre a fait usage de l’un de ses privilèges constitutionnels pour éviter que ses domaines écossais soient soumis à une nouvelle loi sur l’environnement.

    L’Écosse a en effet décidé de prendre la lutte contre le réchauffement climatique à bras-le-corps, avec notamment une nouvelle loi sur le chauffage. Cette loi a pour but de diminuer les émissions de gaz à effet de serre de l’Écosse en s’attaquant au système de chauffage de chaque foyer écossais. Au lieu de chauffer les maisons avec des chaudières polluantes, celles-ci seront chauffées à l’énergie verte reliée par des pipelines.

    Cette nouvelle loi sur le chauffage va jusqu’à obliger les Écossais à vendre un terrain, si cela s’avère nécessaire pour la construction d’un tel pipeline.

    Une loi qui ne s’appliquera pas à la Reine Élizabeth qui est pourtant l’une des plus grande propriétaire foncier d’Écosse.

    Consentement de la Reine
    Pour éviter que des pipelines ne passent au travers des terres de la famille royale, en février dernier, la Reine a fait valoir une ancienne disposition qui date du 18e siècle intitulée « Queen’s consent » ou « consentement de la reine ».

    Il s’agit d’une coutume datant de 1700, qui, par courtoisie, permet au monarque d’accéder rapidement aux projets de loi qui pourraient affecter sa position ou ses intérêts privés.

    Un procédé qui permet à la Reine d’adapter une loi en sa faveur, car sans sa bénédiction, une loi n’est pas soumise au parlement.

    Une démarche qui semble en contradiction avec l’engagement public de la famille royale dans la lutte contre la crise climatique. Récemment, le prince William a rejoint son père, Charles, dans une campagne visant à réduire les émissions et à protéger la planète.

    Problème démocratique ?
    Ce consentement est aujourd’hui remis en question mais le palais de Buckingham se défend. Selon lui, le consentement de la Reine est simplement « une formalité », tout comme la deuxième procédure d’assentiment de la Reine, qui est nécessaire pour faire passer un projet de loi.

    Toutefois, cet assentiment se fait en public, tandis que le consentement de la reine a lieu en coulisses.

    Au Royaume-Uni, les lobbyistes sont tenus par la loi d’être transparents, mais pas la Reine. Élizabeth utilise donc fréquemment cette option pour influencer la législation britannique.

    Le Guardian révèle comment la Reine et le Prince Charles ont utilisé à plusieurs reprises leur accès privilégié aux projets de loi pour faire pression sur les ministres afin de modifier la législation britannique au profit de leurs intérêts privés ou pour refléter leurs opinions entre la fin des années 1960 et les années 1980. https://www.courrierinternational.com/article/le-mot-du-jour-queens-consent-ou-quand-elisabeth-ii-se-mele-d

    #écologie #argent #démocratie #Angleterre #royauté #reine #écosse

  • Jeux Olympiques de Tokyo : des "Jeux de riches" dans un pays de plus en plus pauvre
    https://www.rtbf.be/info/monde/asie/detail_jeux-olympiques-de-tokyo-des-jeux-de-riches-dans-un-pays-de-plus-en-plus

    Le budget faramineux des JO de Tokyo passe mal auprès des millions de Japonais que la pandémie a fait basculer dans la précarité.

    Dans son petit studio du centre-ville, Masako Sasaki, 82 ans, ne suivra que d’un œil les Jeux olympiques à la télé. Cette retraitée a pris en grippe l’événement à cause de son coût faramineux : plus de 13 milliards d’euros, ce qui fera de ces JO les Jeux d’été les plus chers de l’histoire olympique.

    "Pour nous, les petites gens, ces Jeux de riches, c’est vraiment un autre monde" , commente la vieille dame.


     »Moi, par exemple, ma pension de retraite est si peu élevée qu’elle ne me permet pas de manger trois fois par jour. Et puis, j’ai allumé les néons aujourd’hui pour votre venue mais, d’habitude, pour réduire ma note d’électricité, je ne m’éclaire qu’à la lumière du jour et, le soir, grâce à la télé. Le moindre yen économisé compte…"

    20% des Japonais âgés pauvres
    Keiko Kobayashi, 79 ans, peine tout autant à joindre les deux bouts. "Ma pension de retraite ne me suffisant pas pour vivre, j’en suis réduite à nettoyer des cages d’escalier dans des copropriétés" , explique-t-elle.

    "C’est dur, à mon âge, de monter et descendre sans arrêt de lourds seaux d’eau, mais je n’ai pas le choix : sans ce petit boulot, je ne m’en sortirais pas. Au Japon, 20% des seniors vivent sous le seuil de pauvreté. Bon nombre sont donc, comme moi, obligés de travailler. Tout cet argent dépensé pour les JO, on aurait dû le consacrer à l’augmentation des petites pensions de retraite… "

    Ce qui passe mal aussi auprès des Japonais précarisés, c’est le train de vie des hauts dirigeants du Comité international Olympique (CIO) qui assisteront aux Jeux. Ils occuperont des chambres d’hôtel qui coûteront parfois jusqu’à 300.000 yens (plus de 2000 euros) la nuit.

    Or, en vertu du contrat d’attribution des JO, l’essentiel de ces factures hôtelières sera payé, non par le CIO, mais par les contribuables tokyoïtes.

    Les associations caritatives débordées
    "Des nuits à 300.000 yens alors que tant de Japonais ne mangent plus à leur faim, c’est indigne" , s’irrite-t-on dans une ONG qui offre des plateaux-repas aux personnes dans le besoin.

    Elle en distribue "trois fois plus qu’avant l’apparition du virus : certains soirs, les gens doivent faire la queue pendant deux heures avant d’être servis tellement il y a du monde."

    Parmi ces nouveaux pauvres, figurent beaucoup de femmes. Car au Japon, elles occupent deux fois plus souvent que les hommes des emplois précaires. Ils sont mal payés et, en plus, donnent rarement droit aux allocations de chômage quand on les perd.

    Or, les secteurs professionnels qui ont le plus licencié en raison de la pandémie (l’hôtellerie, la restauration, le tourisme, etc.) avaient très souvent recours à des salariées sous-statutaires.

    En raison de l’envolée du taux de pauvreté depuis l’apparition du virus, on estime que, désormais, 35% des ménages nippons les plus défavorisés n’ont plus les moyens d’acheter toutes les denrées alimentaires dont ils ont besoin.

    #japon #pauvreté #jo #jeux_olympiques des #riches , de l #oligarchie, de la #nomenclatura des #trés riche aux frais de la #pauvreté
    Bientôt en #France à #Paris avec la star du #ps est des #beaux_quartiers , #anne_hidalgo

  • Golan : un poste d’observation syrien détruit par l’armée israélienne
    Belga – 1er juin 2021
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_golan-un-poste-d-observation-syrien-detruit-par-l-armee-israelienne?id=1

    L’armée israélienne a détruit mardi un poste d’observation de l’armée syrienne sur le plateau du Golan occupé par l’Etat hébreu, troisième opération du genre en un an, a indiqué un porte-parole militaire israélien.
    Newsletter info

    L’armée « a détruit un poste d’observation avancé de l’armée syrienne érigé dans une zone israélienne […] sur le plateau du Golan », a affirmé sur Twitter Avichay Adraee, faisant référence au côté israélien de la frontière de facto sur la partie du Golan syrien occupée et annexée par Israël.

    Il a ajouté que les troupes israéliennes avaient attaqué et fait sauter le poste, précisant que l’armée « ne tolérerait aucune tentative de violer la souveraineté » d’Israël.

    Il n’y a pas eu d’informations dans l’immédiat sur d’éventuelles victimes.

    Depuis le début de la guerre en Syrie voisine en 2011, Israël a mené des centaines de frappes en territoire syrien, ciblant des positions du régime de Bachar al-Assad mais aussi des forces iraniennes et du mouvement libanais du Hezbollah, grands alliés du pouvoir syrien.

    #IsraelSyrie

  • Sri Lanka : un porte-conteneurs en flammes au large de Colombo - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=xnCaTaw4WN0

    Six jours que l’incendie fait rage. Un porte-conteneurs transportant des produits chimiques et immatriculé à Singapour, est, depuis près d’une semaine, en proie aux flammes près de Colombo, la capitale du Sri Lanka. Le MV X-Press Pearl en provenance de l’Etat indien du Gujarat faisait route vers Colombo, lorsque le feu s’est déclaré sur le pont à 14 km au large des côtes, le 20 mai. Une explosion chimique aurait ravivé l’incendie ce mardi, cinq jours après.

    La Marine précise que de fortes rafales de vent ont entravé la lutte contre l’incendie menée par ses remorqueurs et ses canonnières. Trois navires des garde-côtes indiens devaient se joindre aux efforts ce mercredi. L’Inde voisine a déjà envoyé la veille un navire et un avion pour évaluer les dégâts et coordonner les efforts de lutte contre le brasier.

    Le navire comptait dans sa cargaison quelque 25 tonnes d’acide nitrique, entre autres produits chimiques, ainsi que des cosmétiques, selon la Marine sri-lankaise. Les 25 membres de son équipage ont pu être évacués sains et saufs, mais un membre a dû être hospitalisé pour des blessures mineures.

    • Sri Lanka : une plage polluée par des tonnes de plastique provenant d’un navire en feu

      La Marine sri-lankaise était mobilisée vendredi pour nettoyer une plage de l’île polluée par des tonnes de granulés plastiques provenant d’un porte-conteneurs en feu depuis neuf jours au large de Colombo, malgré les efforts déployés pour sauver le navire et éviter une marée noire.

      Une impressionnante fumée noire et toxique enveloppait toujours le MV X-Press Pearl, porte-conteneurs immatriculé à Singapour, qui menace de se briser et de provoquer une catastrophe environnementale en déversant des centaines de tonnes de fioul dans l’Océan indien.

      Experts néerlandais à la rescousse
      Des experts en sauvetage de la société néerlandaise Smit se sont joints jeudi aux efforts déployés par des garde-côtes indiens et les autorités locales pour tenter de sauver le navire qui brûle depuis le 20 mai, et sa cargaison de 1.500 conteneurs chargés notamment de 25 tonnes d’acide nitrique et certaines quantités d’éthanol.

      Selon les autorités, le navire transportait également au moins 28 conteneurs pleins de ces granulés de polyéthylène dont huit sont tombés à l’eau. Cette matière plastique était destinée à l’industrie de l’emballage sri-lankaise.

      Les bulldozers et la Marine sri-lankaise ont été mobilisés pour nettoyer la plage de Negombo polluée par des tonnes de ces granulés mélangés à du pétrole brûlé et autres débris rejetés par la mer en provenance du navire. 

      Le navire pourrait se briser
      L’incendie a fragilisé la structure du navire de 186 mètres de long qui pourrait se briser et se vider de son pétrole, a indiqué l’Autorité de protection de l’environnement marin (MEPA) du Sri Lanka. 

      Le navire, ancré au large du port de Colombo, transporte en outre 278 tonnes de fioul de soute et 50 tonnes de gazole marin, selon Dharshani Lahandapura, la présidente de la MEPA.

      Située à 40 kilomètres au nord de la capitale, Negombo, région de pêche, est menacée par une potentielle marée noire et sa plage, haut lieu du tourisme du pays, est désormais interdite au public. 

      Selon le vice-amiral Nishantha Ulugetenne de la Marine du Sri Lanka, plusieurs jours de lutte seront encore nécessaires avant de venir à bout de l’incendie et ce, même si les conditions météo s’améliorent. 

      Le porte-conteneurs faisait route vers Colombo en provenance l’Etat indien du Gujarat, lorsque le feu s’est déclaré à 14 km au large des côtes du Sri Lanka. Il aurait pris dans un conteneur d’acide nitrique, a expliqué Mme Lahandapura. 

      Enquête
      Les autorités enquêtent sur les circonstances entourant des fuites d’acide nitrique que l’équipage aurait remarquées avant même d’entrer dans les eaux sri-lankaises.

      En septembre de l’année dernière, le pétrolier New Diamond avait brûlé pendant tout une semaine au large de la côte orientale du Sri Lanka https://www.rtbf.be/info/monde/detail_sri-lanka-du-petrole-s-ecoule-d-un-navire-en-feu?id=10575639 après une explosion dans la salle des machines qui a tué un membre d’équipage. Une marée noire de 40 kilomètres de long s’en était suivie. Le Sri Lanka a exigé des propriétaires du supertanker 17 millions de dollars pour régler les frais de nettoyage.

      Source : https://www.rtbf.be/info/societe/detail_sri-lanka-une-plage-polluee-par-des-tonnes-de-plastique-provenant-d-un-n

    • Navire en feu au large du Sri Lanka : ouverture d’une enquête criminelle
      https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20210530-navire-en-feu-au-large-du-sri-lanka-ouverture-d-une-enqu%C3%AAte-crimin

      Voilà onze jours qu’un porte-conteneurs accidenté brûle au large de Colombo, la capitale du Sri Lanka. Alors qu’une #marée_noire n’est pas exclue, des millions de tonnes de granulés plastiques se déversent sur les plages. Une enquête criminelle a été ouverte ce dimanche 30 mai.

      C’est l’Autorité de protection de l’environnement marin du Sri Lanka qui a porté plainte. Depuis plusieurs jours, cette agence publique dénonce ce qui pourrait devenir la pire pollution maritime de l’histoire de l’île. Les autorités srilankaises ont avancé, la semaine dernière, que l’incendie du porte-conteneurs en provenance du Gujarat, en Inde, avait été provoqué par une fuite d’acide nitrique. Le navire en transportait 25 tonnes.

      Une anomalie qui, toujours selon les autorités locales, aurait été détectée plusieurs jours avant l’incendie. C’est sur ce point notamment que seront interrogés dès lundi le capitaine et les vingt-quatre membres d’équipage. Des échantillons d’eau de mer polluée et des débris brûlés du bateau ont été récoltés par la police de Colombo pour analyse.

      Pendant ce temps, le porte-conteneurs MV X-Press Pearl continue de brûler et de cracher de grandes quantités de granulés plastiques sur les côtes du Sri Lanka. Les débris s’échouent dans une région connue pour ses plages, mais aussi comme zone de pêche importante. Elle est désormais interdite au large de ces côtes sur 80km. Les 4 500 pêcheurs touchés seront indemnisés, promet le gouvernement srilankais.

  • L’avion détourné par la Biélorussie : en 1956, l’Etat français détournait l’avion du FLN
    A.M. avec M.KH. - Publié à 10h02

    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_l-avion-detourne-par-la-bielorussie-en-1956-l-etat-francais-detournait-l

    Le monde entier est indigné par cet épisode incroyable : un avion civil arraisonné par un avion de chasse et forcé d’atterrir à Minsk. Hier soir, les dirigeants de l’Union européenne se sont mis d’accord pour imposer de nouvelles sanctions contre la Biélorussie, notamment économiques, et ils ont appelé leurs compagnies aériennes à éviter l’espace aérien.

    Ils demandent surtout la libération immédiate de l’opposant politique Roman Protassevitch qui a été arrêté à cette occasion. Hier matin, chez nos confrères de BFM TV, Clément Beaune, le secrétaire d’État français chargé des Affaires européennes, réagissait fortement à la hauteur des faits et de la méthode utilisée par la Biélorussie, et parlait d’"une affaire sidérante et scandaleuse : on parle d’un avion européen, d’une compagnie de l’Union européenne, qui voyageait entre deux capitales de l’Union européenne. C’est donc un acte de piraterie d’État qui ne peut pas rester impuni".

    Pas une première

    Mais ce n’est pas la première fois qu’un acte tel que celui-là arrive : retour en 1956.

    A cette époque, la France fait face à la guerre d’indépendance algérienne, et après avoir été sous protectorat, le Maroc et la Tunisie deviennent indépendants.

    Le 22 octobre, 5 chefs algériens du Front de libération nationale, le FLN, prennent un vol de Rabat, au Maroc, à destination de Tunis, via Palma de Majorque. Ils sont invités à participer à un sommet sur l’avenir du Maghreb, organisé par le président tunisien Habib Bourguiba, en présence du roi Mohammed V. Il y a notamment Ahmed Ben Bella, qui deviendra le premier président de la République algérienne quelques années plus tard. L’avion d’Air Atlas, affrété par le roi du Maroc, quitte Rabat pour Tunis, et voici que se passe l’impensable. L’avion de Ben Bella et de ses compagnons est détourné. Les uns condamnés pour attentat, les autres connus comme terroristes, hier chefs de la rébellion, se trouvent prisonniers.

    Un détournement sur Alger, encore sous contrôle de l’armée française puisque l’Algérie est française à l’époque, et les leaders politiques du FLN sont mis en prison. (...)

    #Terrorisme_d'État #FranceAlgérie

  • Feu vert pour le chantier du canal Seine-Nord Europe, un projet pharaonique

    Permis de creuser ! Ce lundi, une nouvelle, passée un peu inaperçue, a été annoncée du côté de Compiègne, en France. Corinne Orzechowski, préfète du département de l’Oise, a signé un arrêté d’autorisation environnementale pour des aménagements dans la vallée de l’Oise https://www.canal-seine-nord-europe.fr/Actualites/L-autorisation-environnementale-pour-le-secteur-1-a-ete-sign . Avec ce feu vert de madame la Préfète, cela veut dire que les travaux pour la phase 1 du percement du canal Nord-Seine-Europe peuvent débuter.
    . . . . .


    Pour la région des Hauts-de-France, c’est le « chantier du siècle ». Le creusement d’un canal à grand gabarit entre les bassins de la Seine et de l’Escaut.
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    Le projet, d’une longueur totale de 106 kilomètres, traversant la fertile campagne picarde va donc commencer sa première phase. 18 kilomètres près de Compiègne. Ensuite, les autres secteurs suivront, et les autorités françaises d’estimer à 2028 une mise en service complète. Aux entrepreneurs maintenant de creuser, mais aussi d’élargir certaines parties de l’ancien canal, d’aménager des infrastructures (3 ponts-canaux, 7 écluses, 4 plateformes multimodales, des quais commerciaux, deux réservoirs d’eau, 59 ouvrages de franchissement routier et ferroviaire…). D’une largeur de 54 mètres et d’une profondeur de 4,5 mètres, le travail est titanesque.
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    Avant de creuser, des fouilles archéologiques ont été menées sur tout le tracé du canal. Selon le journal le Parisien, c’est ainsi le plus grand chantier archéologique jamais mené en Europe qui a été ouvert. Des fouilles qui ont permis de faire revenir à la surface et dans la mémoire des hommes des traces des batailles de la première guerre mondiale (comme celle de Noyon), mais aussi des centaines de sites archéologiques. Voie et villas romaines, monuments funéraires, des traces allant principalement de la Préhistoire à Moyen-Age.

    la suite dithyrambique : https://www.rtbf.be/info/monde/detail_transport-fluvial-feu-vert-pour-le-chantier-du-canal-seine-nord-europe-u

    #péniche #transports #trafic #travaux #chantiers #container #transport_fluvial #péniche #eau #gaspillage #Oise #chantier #massacre des #terres_agricoles #projet de l’#ue #union_européenne

  • Le géant indien des vaccins demande à Biden de mettre fin à l’embargo sur ses matières premières
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_le-geant-indien-des-vaccins-demande-a-biden-de-mettre-fin-a-l-embargo-su

    Le patron du plus grand fabricant mondial de vaccins, basé en Inde, s’est adressé directement vendredi au président américain Joe Biden sur Twitter pour lui demander de mettre fin à un embargo sur les exportations de composants.

    La méthode peu courante adoptée par Adar Poonawalla, patron du Serum Institute (SII), l’un des principaux fournisseurs des pays en voie de développement, souligne la gravité des difficultés que rencontrent ces pays pour s’approvisionner en vaccins anti-Covid.

    « Respecté Président, si nous voulons sincèrement nous unir dans le combat contre ce virus, au nom de l’industrie de la vaccination à l’extérieur des Etats-Unis, je vous demande humblement de supprimer l’embargo sur l’exportation de produits de base, afin que la production de vaccins puisse augmenter », a-t-il tweeté.

    Il n’y a pas eu de réponse immédiate sur Twitter de Joe Biden. . . . . .
    #covid #coronavirus #vaccins #pénurie organisée #inde #usa #biden

    • Il s’agit bien du même Premier ministre qui a fièrement présenté hier un graphique faux pendant sa conférence de presse, et a fait un cherry-picking navrant sur les taux de vaccination…

      France : graphique faussé, drapeaux inversés... les erreurs de la conférence de presse de Jean Castex
      https://www.rtbf.be/info/monde/detail_france-graphique-fausse-drapeau-inverse-les-erreurs-de-la-conference-de-

      (C’est assez dingue d’imaginer qu’Emmanuel Macron n’a pas repéré ces erreurs pour les corriger avant tout le monde.)

    • Bonjour @TwitterFrance, ce tweet diffuse de fausses informations sur la pandémie de covid :

      Jean Castex
      Officiel du gouvernement - France
      Nous vaccinons beaucoup, et surtout, nous vaccinons les bonnes personnes.

      Le chiffre italien réel est supérieur à 9% des 6,7M d’italiens de plus de 75 ans, puisque 627181 1ères doses ont été administrées à des patients de plus de 80 ans. https://github.com/italia/covid19-opendata-vaccini/blob/master/dati/anagrafica-vaccini-summary-latest.csv

      https://twitter.com/valeriomotta/status/1365075979501244423

      Et surtout ça signifierait que les autres pays vaccinent les mauvaises personnes ?

    • « En plus d’avoir présenté une courbe des cas bidon, l’exécutif en pleine trumpisation a-t-il raconté n’importe quoi sur l’avancement de la vaccination chez les plus de 75 ans en Europe ? La réponse va vous surprendre. »
      https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/02/26/couverture-vaccinale-contre-le-covid-19-la-france-est-elle-vraiment-en-avanc

      Cela ressemblait à un autosatisfecit de bon aloi, après les critiques récurrentes sur la lenteur du déploiement des vaccins anti-Covid-19 depuis le début de l’année. Dans son allocution télévisée du 25 février, le premier ministre, Jean Castex, a affirmé qu’aucun pays frontalier n’avait davantage vacciné les personnes âgées et vulnérables.

      A l’appui, une infographie ne présentant que trois autres pays. Mais en réalité, la France ne fait pas mieux que l’Allemagne, et n’est qu’au dixième rang européen sur la vaccination des plus de 80 ans.

      Ce qu’il a dit :

      « Si certains pays qui nous entourent ont davantage vacciné que nous, La France est en tête pour la vaccination des personnes les plus exposées aux formes graves de la Covid, comme l’illustre le graphique à l’écran. »

      A l’appui de cette démonstration, un graphique intitulé « comparaison européenne », montrant que, sur la première dose, la France est en tête avec 25 % de couverture vaccinale des plus de 75 ans, devant la Belgique (18 %), l’Allemagne (13 %) et l’Italie (5 %).
      Ce graphique, initialement intitulé « comparaison de la couverture vaccinale en Europe », a été montré lors de l’allocution de Jean Castex pour prouver que la France protégeait mieux ses personnes âgées que ses voisins.

      Pourquoi cette présentation est trompeuse

      L’infographie présentée par le gouvernement français donne une vision avantageuse de la réalité.

      Un choix de classe d’âges arrangeant pour l’Allemagne

      D’où vient le chiffre de 13 % ? Celui-ci n’existe pas dans les indicateurs officiels allemands. Joint par Le Monde, Matignon explique avoir extrapolé par des calculs complexes ce chiffre à partir d’un rapport du 22 février de l’institut allemand Robert-Koch. Or ce dernier a rendu deux jours plus tard, page 17 d’une communication détaillée, un chiffre bien plus transparent : 26 % de plus de 80 ans vaccinés en Allemagne. Soit à peu près autant que la France. Celle-ci en est en effet à 25,5 % sur cette classe d’âges, selon des données du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Ce qui amène à nuancer l’idée que la France protège mieux ses populations les plus âgées.

      Une comparaison peu pertinente avec l’Italie

      M. Castex a par ailleurs fait le choix de ne comparer la situation française qu’avec des pays frontaliers. Un parti pris d’autant plus étonnant qu’il l’amène à mesurer la couverture vaccinale des plus de 75 % en France à celle de l’Italie, nation qui inocule prioritairement le vaccin aux moins de 70 ans. Dans ces conditions, le graphique présenté par le premier ministre relève de la tautologie (il y a plus de personnes âgées vaccinées dans les pays qui vaccinent les personnes âgées en priorité), mais guère d’une preuve de l’efficacité de la stratégie ni de la logistique françaises.

      Seulement dixième sur les plus de 80 ans au niveau européen

      Enfin, si l’on élargit le spectre des pays auxquels se comparer, les avancées françaises sont plus contrastées. Si, selon les données de l’ECDC datées du 25 février, la France est le deuxième pays européen en matière de couverture vaccinale des 70-79 ans, tout juste devancée par la Pologne, il s’agit de la seule classe d’âges sur laquelle le pays est nettement devant les autres.

      Sur la couverture vaccinale des plus âgés, en l’occurrence les plus de 80 ans, la France n’est ainsi qu’au dixième rang européen, et peut-être même au-delà – certains grands pays ne communiquant par classe d’âges n’y figurent pas, comme l’Espagne. Elle est notamment devancée par plusieurs pays nordiques (Norvège, Finlande) et la Pologne.

      Ces chiffres doivent être relativisés par les importantes différences de démographie. Avec son demi-million d’habitants, Malte, par exemple, est évidemment plus facile à alimenter en doses qu’une nation de 67 millions de têtes.
      La France dans le trio de tête sur une classe d’âge, celle des 70-79 ans
      Comparaison européenne de la couverture vaccinale par classe d’âge, avec une première dose. (cliquez sur les classes d’âge pour les faire apparaître ou disparaître).
      https://qap.ecdc.europa.eu/public/extensions/COVID-19/vaccine-tracker.html#target-group-tab

      Source : Centre européen de prévention et de contrôle des maladies et Institut Robert Koch

      William Audureau

  • La CPI juge que sa « juridiction territoriale » s’étend aux territoires palestiniens
    Publié le vendredi 05 février 2021
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_la-cpi-juge-que-sa-juridiction-territoriale-s-etend-aux-territoires-pale

    La Cour pénale internationale s’est déclarée compétente vendredi pour les faits survenus dans les territoires palestiniens occupés, ce qui pourrait ouvrir la voie à une enquête pour crimes de guerre.

    Le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh a salué une « victoire pour la justice », tandis que son homologue israélien Benjamin Netanyahu y voyait la preuve que la CPI est un « organe politique ».

    La CPI a expliqué dans un communiqué avoir « décidé à la majorité que la juridiction territoriale de la Cour pour la situation en Palestine (qui en est membre depuis 2015, ndlr) s’étendait aux territoires occupés par Israël depuis 1967 ». (...)

    « Le tribunal a une nouvelle fois prouvé qu’il est un organe politique et pas une institution judiciaire », a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un communiqué, considérant que, par sa décision, la CPI nuisait au « droit des démocraties à se défendre contre le terrorisme ».

    Les Etats-Unis se sont dits de leur côté « sérieusement préoccupés par les tentatives de la CPI d’exercer une juridiction sur les militaires israéliens ».

    « Nous avons toujours adopté la position selon laquelle la juridiction de la cour devrait être réservée aux pays qui l’acceptent ou qui y sont renvoyés par le Conseil de sécurité de l’ONU », a dit à la presse le porte-parole du département d’Etat américain, Ned Price. (...)

    #CPI

    • [Communiqué du BNC] Le BNC salue la décision de la CPI et appelle à agir
      / 6 février 2021
      Par le Comité National BDS palestinien (BNC), le 6 février 2021

      Nous appelons la Cour Pénale Internationale à cesser de traîner les pieds, à résister à la pression des Etats Unis, d’Israël et des pays occidentaux, et à faire immédiatement son travail.

      Nous saluons la décision de la Cour Pénale Internationale qui confirme sa compétence sur le Territoire Palestinien Occupé.

      Le régime d’apartheid israélien a tué plus de 3.600 Palestiniens depuis que la CPI a commencé son examen préliminaire de la situation en Palestine. (...)

    • Palestine. La justice internationale va enquêter sur les crimes de guerre d’Israël
      Lundi 8 Février 2021 - Pierre Barbancey
      https://www.humanite.fr/palestine-la-justice-internationale-va-enqueter-sur-les-crimes-de-guerre-di

      (...) En dépit des pressions exercées par le gouvernement de Donald Trump notamment contre Fatou Bensouda, les juges de la chambre préliminaire ont enfin décidé vendredi que la compétence de la CPI « s’étend aux territoires occupés par Israël depuis 1967, à savoir Gaza et la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est ». Tout en prenant bien soin de préciser que cette cour « n’était pas constitutionnellement compétente pour statuer sur les questions de statut d’État qui lieraient la communauté internationale » et que « la chambre ne se prononce pas sur un différend frontalier en vertu du droit international ni ne préjuge de la question d’éventuelles futures frontières ». (...)

    • Quelques réflexions sur la décision de la Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale du 5 février, se prononçant sur la juridiction territoriale de la Cour en Palestine – François Dubuisson
      6 février 2021
      https://agencemediapalestine.fr/blog/2021/02/06/quelques-reflexions-sur-la-decision-de-la-chambre-preliminaire-

      (...) Dans sa décision rendue le 5 février, la Chambre préliminaire confirme la position du Bureau du procureur, énoncée dans le document qui lui avait été transmis en décembre 2019, selon laquelle la Palestine doit être considérée comme un Etat pour les besoins de la mise en œuvre de la compétence de la CPI, que la juridiction territoriale de la Cour s’étend à l’ensemble des territoires palestiniens occupés, en ce compris Jérusalem-Est et que les Accords d’Oslo n’ont aucune incidence sur la compétence et la juridiction de la Cour.

      Examinons la manière dont chacun de ces points ont été tranchés par la Chambre, pour ensuite évaluer quelles seront les conséquences de la décision, tant dans le cadre de la CPI que de manière plus générale. (...)

    • German foreign minister says ICC has no jurisdiction over Palestinian territories
      Feb. 9, 2021 10:05 PM - Haaretz.com
      https://www.haaretz.com/israel-news/german-foreign-minister-says-icc-has-no-jurisdiction-over-palestinian-terri

      Germany’s Foreign Minister Heiko Maas said on Tuesday that the International Criminal Court “has no jurisdiction” in the West Bank, Gaza Strip and East Jerusalem, “because of the absence of the element of Palestinian statehood required by international law.”

      Maas’s remarks on Twitter follow a decision issued over the weekend by ICC judges that it did have jurisdiction in these territories, allowing for an investigation against Israel and Hamas of suspected war crimes.

      Our positions on #MEPP and the ICC in general remain unchanged, too: Since its foundation, 🇩🇪 has been one of the ICC’s strongest supporters. We support the establishment of a future Palestinian state as part of a two state solution negotiated by Israelis and Palestinians. (2/2)
      — Heiko Maas 🇪🇺 (@HeikoMaas) February 9, 2021

      “Since its foundation, Germany has been one of the ICC’s strongest supporters,” Maas added. “We support the establishment of a future Palestinian state as part of a two state solution negotiated by Israelis and Palestinians.”

      Hanan Ashrawi, a former senior Palestinian official, responded to Maas’ tweet: “So your ‘legal view’ supersedes the ruling of the ICC judges and the resolutions of the UNGA? No self-respecting state should accept instructions from (or intimidation by) Israel. #IsraeliCrimes must be investigated and judicial #accountability must be respected.”

      So your “legal view” supersedes the ruling of the ICC judges & the resolutions of the UNGA? No self-respecting state should accept instructions from (or intimidation by) Israel. #IsraeliCrimes must be investigated & judicial #accountability must be respected.
      — Hanan Ashrawi (@DrHananAshrawi) February 9, 2021

      On Monday, Foreign Minister Gabi Ashkenazi launched a round of talks with his counterparts from around the world with the aim of pressuring the court to keep it from taking any additional steps against Israel.

      The decision on jurisdiction came despite Israel’s objections, and the issue came up in telephone conversations Ashkenazi had on Monday with Maas, Russian Foreign Minister Sergei Lavrov and U.S. Secretary of State Antony Blinken. It was also mentioned in a personal conversation with Greek Foreign Minister Nikos Dendias, who is part of a delegation that visited Israel, led by Greek Prime Minister Kyriakos Mitsotakis.

      The United States, Russia and Greece, like Israel, are not members of the ICC. Germany, however, is a member, and was one of seven member states to present an opinion supportive of Israel’s position that the court does not have any legal jurisdiction in the territories occupied during the 1967 Six-Day War.

  • Le covid à Manaus
    https://threadreaderapp.com/thread/1355812836946173953.html

    J’ai décidé de faire un long thread sur Manaus. Pourquoi ? Parce que Manaus a suivi exactement les préconisations des anti-tout. Alors on va voir ce que ça donne.

    Petite présentation démographique : Manaus est une ville brésilienne, avé une population très jeune.

    https://www.citypopulation.de/en/brazil/amazonas/manaus/130260305__manaus

    3/ L’année dernière, Manaus a laissé filer l’épidémie. Il y a eu deux résultats :
    –Des cimetières trop petits.

    http://www.theguardian.com/world/2020/apr/30/brazil-manaus-coronavirus-mass-graves

    4/ Et l’atteinte, semble-t-il, de l’immunité collective (avec entre 60 et 75% des habitants contaminés). Manaus s avait souffert, mais été censée être tranquille.

    https://www.nature.com/articles/d41586-020-02948-4

    5/ Sauf que, stupeur, en fin d’année, les cas remontent à Manaus. Sauf qu’ils sont censés avoir l’immunité collective !

    https://www.economist.com/the-americas/2021/01/23/a-brazilian-city-thought-it-had-herd-immunity-it-was-wrong

    6/ Et en plus, ils ont les fameux kits covid traitements précoces!

    https://www.correiobraziliense.com.br/brasil/2021/01/4898757-kit-precoce-ou-fechamento-como-as-capitais-enfrentam-

    7/ petite parenthèse : au Brésil, là où ces kits sont utilisés, la mortalité est supérieure (9 municipalités sur 10).

    https://br.noticias.yahoo.com/de-10-municipios-que-adotam-kit-covid-9-tiveram-taxa-de-mortalida

    8/ Autre petite parenthèse : le créateur du kit covid est mort du covid.

    https://saude.ig.com.br/2020-09-04/criador-do-kit-covid-medico-morre-da-doenca-apos-45-na-uti.html

    9/ Bref tout devrait bien aller avec le « petit covid ». Et pourtant : hôpitaux saturés, même plus d’oxygène.

    https://www.bbc.com/news/world-latin-america-55670318

    10/ Le système hospitalier s’effondre.

    https://www.msf.org/coronavirus-covid-19-collapses-health-system-manaus-brazil

    11/ Pourtant ils avaient le kit covid, et l’immunité de groupe !

    https://twitter.com/Ba_Serrano/status/1354363631723573256

    12/ Rebelotte pour les cimetières.

    https://www.france24.com/en/live-news/20210127-as-covid-death-rate-soars-race-to-dig-graves-in-brazil-s-manaus

    13/ Il s’est passé quoi ? Le virus a muté, selon toute vraisemblance les gens sont re infectés, et les « traitements précoces » ne servent à rien ou pas grand chose .

    https://www.npr.org/sections/goatsandsoda/2021/01/21/958953434/reinfections-more-likely-with-new-coronavirus-variants-evidence-suggests

    L’émergence de variants est fréquente dans les endroits où les virus circulent beaucoup : beaucoup plus de possibilités de muter, pression de sélection. Ils semblerait que certains de ces variants, dont le brésilien, soient plus contagieux voir plus dangereux. Ils échappent

    15/ Aux anticorps produits par une infection précédente, et certains peuvent poser problème avec le vaccin.

    16/ Voici la triste histoire de Manaus. Qui a pourtant appliqué tout ce qui est préconisé par les anti-tout : laisser circuler le virus dans une population jeune pour construire l’immunité de groupe et « soigner » avec les « traitements précoces ».

    18/ Au Brésil la colère monte. Ils paient cher le choix de cette stratégie.

    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_coronavirus-au-bresil-des-milliers-de-manifestants-contre-bolsonaro?id=1

  • RTBF Vaccination au compte-gouttes : la France, homme malade de l’Europe ?
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_vaccination-au-compte-gouttes-la-france-homme-malade-de-l-europe?id=1066

    La campagne de vaccination en France connaît des ratés à l’allumage : à peine quelques centaines de personnes ont reçu la précieuse protection contre le Covid-19, alors que 200.000 Allemands et près d’un million de Britanniques (qui avaient pris un peu d’avance) sont déjà vaccinés.

    Cette lenteur est devenue un sujet de plaisanterie, de polémique, voire de honte, outre-Quiévrain. « Les calculs laissent envisager qu’il faudrait 3000 ans pour être vaccinés », assène un chef du service parisien. . . . . . . .

  • Un infirmier américain vacciné contre le #coronavirus testé positif une semaine après
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_un-infirmier-americain-vaccine-contre-le-coronavirus-teste-positif-une-s


    C’est ballot, quand même…

    Un infirmier urgentiste américain a été testé positif au #Covid-19 une semaine après avoir reçu le #vaccin de Pfizer. Ce cas, qui n’est pas inattendu, rappelle que le vaccin ne fait pas disparaître le virus et que les gestes barrières comme le lavage des mains, la distanciation sociale et les masques seront encore très certainement d’actualité en 2021 malgré le début des campagnes de vaccination.

    • En fait, il était en phase pré-symptomatique au moment du vaccin ou a chopé le virus moins de 5 jours après.

      Tout d’abord parce que les patients ne développent pas immédiatement une protection contre le Covid-19 après avoir été vaccinés.

      « Nous savons, grâce aux essais cliniques du vaccin, qu’il faudra environ 10 à 14 jours pour que vous commenciez à développer une protection contre le vaccin », a déclaré le Dr Christian Ramers, spécialiste des maladies infectieuses au sein des centres de santé familiale de San Diego. Il fait partie du comité consultatif clinique pour le déploiement des vaccins dans le comté.

      Même après ces 10 à 14 jours, les patients qui reçoivent le vaccin Pfizer-BioNTech ont encore besoin d’une deuxième dose de vaccin pour obtenir une protection complète. « Nous pensons que cette première dose vous donne environ 50% de protection, et qu’il vous faut une seconde dose pour atteindre 95% », a ajouté M. Ramers.

    • S’il poursuit au rythme annoncé jusqu’à l’investiture de Jo Biden, le département de la Justice aura procédé à 13 exécutions de condamnés à mort en moins de six mois. Du jamais vu depuis 1927.

      Comme le veut la tradition, Donald Trump consacre aussi ses dernières semaines au pouvoir pour procéder à plusieurs grâces présidentielles. « Tous les présidents qui l’ont précédé on agit de la sorte, poursuit Serge Jaumain. Mais ce qui est particulier ici, c’est que Donald Trump a choisi de gracier plusieurs de ses anciens collaborateurs condamnés dans des affaires qui le concernent directement. Il envisage même de s’autogracier pour les poursuites dont il pourrait faire l’objet devant des tribunaux fédéraux, après son mandat. »

      Certaines grâces accordées par Donald Trump intriguent la justice. Une enquête a d’ailleurs été ouverte à leur sujet. Elles concernent un système de corruption présumé qui aurait impliqué des financements de campagne électorale en échange de la grâce du président américain.

  • L’Union européenne met en garde la Serbie contre le transfert de son ambassade à Jérusalem
    7 septembre 2020
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_l-union-europeenne-met-en-garde-la-serbie-contre-le-transfert-de-son-amb

    L’Union européenne (UE) a exprimé lundi sa « grave préoccupation » et ses « regrets » à propos de l’engagement de Belgrade à transférer son ambassade en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, jetant une ombre sur la reprise des discussions Serbie-Kosovo à Bruxelles. (...)

    #IsraelSerbie

  • #Coronavirus : près de 100.000 #enfants positifs au Covid-19 en deux semaines aux Etats-Unis, le retour à l’école en question
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_coronavirus-pres-de-100-000-enfants-positifs-au-covid-19-en-deux-semaine

    Les deux plus grands districts scolaires de Californie (Los Angeles et San Diego) qui comptent ensemble 720.000 élèves de la maternelle à la dernière année, ont décidé de débuter l’année scolaire avec de l’enseignement à distance en raison de la hausse des hospitalisations dues aux coronavirus et de l’augmentation des taux d’infection dans l’État. Une décision prise notamment sous la pression de syndicats d’enseignants, indique CNN.

    « Il est temps de prendre position contre le dangereux programme anti-science de Trump qui met en danger la vie de nos collègues, de nos étudiants et de nos familles », a déclaré la présidente d’un important syndicat de professeurs. « Nous voulons tous ouvrir physiquement les écoles et retrouver nos élèves, mais des vies sont en jeu. La sécurité doit être la priorité. Nous devons faire en sorte que nos communautés soient bien protégées », a-t-elle insisté.

  • Travail des enfants en Côte d’Ivoire : des plantations Fairtrade concernées
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_travail-des-enfants-en-cote-d-ivoire-des-plantations-fairtrade-concernee

    Une enquête de la télévision danoise l’affirme. Le travail des enfants dans les plantations de cacao certifiées Fairtrade en Côte d’Ivoire est bien réel.

    Ce label sur les bananes, le café ou encore le chocolat oblige les producteurs à répondre à certaines règles et notamment à ne pas recourir au travail des enfants.
    La chaîne TV 2 et le média d’investigation Danwatch ont tourné en caméra cachée dans plusieurs exploitations.
    Dans 4 des 6 plantations qu’ils ont visitées, ils ont trouvé des enfants travaillant entre les palmiers.
    Leur interview fait froid dans le dos. Marcelin, 14 ans, explique qu’il bosse 11 heures par jour.

    Diffusées au Danemark, les images ont choqué plus d’une personne et notamment les commerçants dont les boutiques vendent du chocolat ivoirien étiqueté Fairtrade.
    Dorthe Pedersen en est encore bouleversée. « C’est horrible. Je suis tellement émue de savoir que les enfants travaillent dans ces conditions » a-t-elle témoigné au micro des journalistes de TV2.

    Interrogée sur cette pratique, Camilla Erika Lerberg, la PDG de Fairtrade Danemark a déclaré : « Cette affaire est très, très triste, donc nous l’examinons avec gravité. Il est important pour nous de réagir et de corriger cela immédiatement. L’affaire fait toujours l’objet d’une enquête et nous essayons de comprendre ce qui s’est passé. En général, je tiens à dire que si nous recevons une observation du travail des enfants, et qu’elle est confirmée, alors nous avons un dialogue avec la famille de cet enfant, ensuite nous observerons si cela continue et si cela continue, nous procédons à une décertification. »

    Rappel des règles
    Les Standards Fairtrade pour les organisations de petits producteurs, les travailleuses et les travailleurs ainsi que les négociants interdisent le travail abusif des enfants.

    Chez Max Havelaar par exemple, il est clairement stipulé :

    – Il est interdit d’employer des enfants de moins de 15 ans au sein des organisations certifiées Fairtrade/Max Havelaar.

    - Les enfants de 15 à 18 ans ne peuvent pas réaliser un travail mettant en péril leur scolarité ou leur développement social, moral ou physique.

    – L’aide éventuelle dans les fermes familiales, courante dans le secteur agricole, doit être ponctuelle et adaptée à l’âge des enfants. Elle doit impérativement se faire en dehors des heures de classe et pendant les vacances. Dans ces conditions seulement, elle respecte les exigences de l’Organisation Internationale du Travail.
    Rien de neuf sous le soleil

    Le travail des enfants en Côte d’Ivoire, où on produit la majeure partie du cacao mondial, n’est pas un problème inconnu.

    En 2010, l’industrie du chocolat a collectivement signé une déclaration disant qu’elle améliorerait les conditions dans les plantations de cacao en Afrique de l’Ouest et réduirait le travail des enfants de 70% jusqu’en 2020.

    Seulement voilà, un rapport des chercheurs de l’Université de Chicago publié en avril dernier et financé par le département américain du Travail souligne que le recours au travail des enfants dans les plantations de cacao au Ghana et en Côte d’Ivoire a augmenté de 10% au cours de la dernière décennie, et ce, malgré les promesses de l’industrie.

    Plus précisément, le nombre d’enfants-travailleurs dans les plantations de cacao s’élevait à près de 2,1 millions la saison dernière dans les deux pays. Ce chiffre comprend des enfants de moins de 12 ans et des enfants également plus âgés dont le travail est dangereux et dépasse un certain nombre d’heures.

    Un niveau en hausse par rapport à 2010 lorsque Mars, Hershey, Nestlé et Cargill s’étaient engagés à baisser de 70% les pires formes de travail des enfants dans leurs chaînes d’approvisionnement dans la région d’ici 2020.

    Des chiffres qui s’expliqueraient par l’augmentation des prix et de la production de fèves qui poussent les agriculteurs à produire toujours davantage de cacao. Une tendance confirmée par le patron de la World Cocoa Foundation (WCF), au site Commodafrica. Richard Scobey, représentant des entreprises telles que Nestlé et Hershey, reconnaît que l’industrie n’est pas sur le point d’atteindre son objectif de 2020.

    Le Ghana et la Côte d’Ivoire produisent les deux-tiers de l’ensemble du cacao mondial. La production de cacao dans ces pays est passée à 3 millions de tonnes l’an dernier, contre 2,65 millions de tonnes en 2013-2014. Un secteur en expansion qui fournit des moyens de subsistances à des milliers de communautés dans le besoin.

    #Afrique #Enfants #travail_des_enfants #exploitation #esclavage #chocolat #cacao #certification #commerce_équitable #Fairtrade #multinationales #label #déforestation #industrie_agro-alimentaire #agriculture #multinationales #pauvreté #bananes #café #Mars #Hershey #Nestlé #Cargill #World_Cocoa_Foundation #WCF

    • Le dernier des Ouïghours et les derniers des journalistes Maxime VIVAS
      https://www.legrandsoir.info/le-dernier-des-ouighours-et-les-derniers-des-journalistes.html

      Voulez-vous soulever une vague mondiale d’indignation contre un pays ? Vous affirmez que les hommes y sont massivement emprisonnés et torturés, voire exécutés en catimini, que les femmes y sont stérilisées de force et qu’on y supplicie les enfants. C’est ce que vient de faire, ce que fait, ce que va continuer de faire la presse mondiale, agissant en porte-voix de quelques journaux états-uniens inspirés en sous-main par des officines de la Maison Blanche.

      Qu’il n’y ait pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours importe peu. Il suffit de prétendre, d’affirmer. L’information circule, les journaux se lisent entre eux, les politiques s’en mêlent. C’est faux mais plausible : Chine insondable, Chinois impénétrables derrière la fente de leurs yeux. Vous me suivez bien, vous qui êtes pour la plupart normaux, pardon : #blancs ?

      #Bruno_Le_Maire et #Clémentine_Autain sont #indignés et le font vertueusement savoir.
      C’est tout mensonge, mais le mal est fait. Ce n’est qu’après la destruction de l’#Irak et après des centaines de milliers de morts innocents que toute la presse concède que les informations sur les couveuses débranchées au #Koweit par les soudards de Saddam Hussein étaient inventées, que la fiole brandie par #Colin_Powell à l’#ONU contenait du pipi de son chat ou du sable de sa litière ou de la poudre de perlimpinpin et non des Armes de Destruction Massives qui risquaient d’avoir raison des USA, de la Grande-Bretagne et (horreur !) de la France.

      J’ai écrit plus haut qu’il n’y a « pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours ». La prudence ne voudrait-elle pas que je nuance : « Bien des choses sont inexactes dans la campagne antichinoise sur les Ouïgours ». Ou : « Certes, les Chinois ne sont pas des enfants de chœur, mais doit-on prendre au pied de la lettre les articles de Libération ? », ou encore : « Le problème que le régime chinois appelle « les trois fléaux » (terrorisme, séparatisme, fondamentalisme) est une réalité qu’on ne saurait nier, mais cela justifie-t-il une répression d’une telle ampleur ? ».

      Mais, tenez-vous bien, je persiste : « Il n’y a pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours » . Non, trois fois non, un ou deux millions de Ouïghours mâles (trois d’après Radio Free Asia) ne sont pas internés(1), les femmes ne sont pas stérilisées de force pour éteindre l’ethnie, les enfants ne sont pas tués pour prélèvement d’organes vendus à l’Arabie saoudite, Beijing n’est pas en guerre contre cette région autonome qui fait au contraire l’objet de toutes ses attentions, de toutes ses faveurs.

      J’ai écrit que « cette région autonome fait au contraire l’objet de toutes les attentions, de toutes les faveurs de Beijing. » ? La prudence ne voudrait-elle pas que je nuance : « Beijing gère ses régions avec l’autorité naturelle des communistes et le Xinjiang ne fait pas exception », ou : « Même si Beijing a mis le Xinjiang sous surveillance, des efforts financiers indéniables ont été consentis pour développer cette région, point de départ de « La nouvelle route de la soie ».

      Mais, continuez à bien vous tenir, j’insiste : « Cette région autonome fait l’objet de toutes les attentions, de toutes les faveurs de Beijing. »

      Je le dis aujourd’hui, en juillet 2020, avec la même assurance (inconscience ?) qui me fit écrire un livre en 2007 sur une idole alors aussi intouchable que #Nelson_Mandela. Je parle d’un type qui est aujourd’hui maire de #Béziers, élu avec le renfort du Front National.

      Je le dis aujourd’hui, en juillet 2020, avec la même certitude que celle qui me fit écrire un livre en 2011 sur une idole alors aussi intouchable que #Ghandi. Je parle de l’ancien bourreau du Tibet : le #dalaï_lama.

      Ça, c’est pour le passé. Je peux aussi performer sur le futur. Par exemple, j’ai une petite idée sur le passage de #Yannick_Jadot et #julien_Bayou dans le rang des ennemis de l’écologie, lesquels ont toujours un plat de lentille à offrir aux ambitieux peints en vert. Mais là n’est pas le sujet (j’en parle juste pour prendre date, pour triompher dans quelque temps : « Qui sait-y qui l’avait dit ? »).

      Un peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre (Marx), un journaliste qui ne relit pas les #infaux de ses confrères est condamné à toujours utiliser les mêmes versions, ignorant que le truc a déjà été fait, à l’identique.

      Les journalistes se lisent entre eux (« La circulation circulaire de l’information ». Bourdieu). Mais parfois le psittacisme ne marche pas, des journalistes qui ont d’eux-mêmes une opinion qui les oblige à échapper aux caquetage des perroquets, se démarquent.

      Tenez, en 2010, j’étais au Tibet avec deux grands reporters des deux plus grands (par le tirage) quotidiens français : le Monde et le Figaro. J’en ai souvent parlé dans ces colonnes parce qu’il s’est passé un phénomène surprenant. Nous savions tous les trois (car nous lisons la presse et nous avons un autoradio et la télé) que le gouvernement de Beijing se livrait à un génocide au Tibet, que la culture était éradiquée et la religion férocement combattue. 
Ne me dites pas que vous ne le saviez pas vous aussi. « Free Tibet », vous ne découvrez pas en me lisant, là.

      Robert Ménard (aujourd’hui maire de la ville où naquit Jean Moulin) nous avait expliqué le drame tibétain en perturbant à Paris le passage de la flamme olympique pour les JO 2008 de Pékin. Le type qu’on voit avec lui dans les vidéos de l’époque, en t-shirt noir portant en sérigraphie 5 menottes symbolisant les 5 anneaux olympiques, c’est Jean-François Julliard qui a succédé à Ménard à la tête de RSF avant de devenir directeur général de Greenpeace France, fonction qui fait de lui un invité régulier des amphis d’été de LFI. Comprenne qui pourra (2).

      Donc on est au Tibet, mes deux comparses s’envoient des vannes rigolardes, l’un demandant à l’autre quel effet ça fait d’appartenir à des banquiers, l’autre répondant que le ressenti est sans doute le même que celui des journalistes qui sont la propriété d’un marchand d’armes. Ils sont allés voir sur Internet qui je suis. Ils m’épargnent. Je suis là, auréolé du prestige guerrier du Grand Soir, média rigoureux, fiable et qui frappe fort. Et sur qui le mérite. Message reçu jusque dans les montagnes tibétaines.

      Bref, tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons le Tibet avec sa religion omniprésente, les temples pleins, les monastères grouillant de moinillons, les prières de rues, les montagnes souillées par des grossières peintures bouddhistes, des chapelets de drapeaux de prière claquant au vent. Un envahissement bigot jusqu’à la nausée pour l’athée que je suis.

      Tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons les écoles où l’enseignement est fait en tibétain (jusqu’à l’université), nous voyons les panneaux indicateurs, les enseignes, les noms des rues rédigés en tibétain, ainsi que les journaux. La télé et la radio parlent le tibétain. Le doyen de l’université de LLassa nous montre une salle contenant des dizaines de milliers de livres en tibétain. Nous assistons aussi à des spectacles (danses, chants) tibétains.

      Tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons des couples de tibétains accompagnés d’enfants (pas d’UN enfant). La politique de l’enfant unique n’a jamais été imposée au Tibet. D’où une explosion démographique favorisée par le quasi doublement de l’espérance de vie après la fuite du dalaï lama.

      De retour en France, tous les trois, chacun sachant que les autres vont le lire, nous écrivons ce que nous avons vu. Le croirez-vous, aucun n’a écrit que « le régime de Pékin » se livrait à un génocide, éradiquait la culture tibétaine et réprimait les bouddhistes ? Et puisque j’en suis aux confidences, je vous dirai que le journaliste du Figaro m’a envoyé son article et m’a demandé ce que j’en pensais (du bien, d’ailleurs). Le croirez-vous, les gens avec qui j’ai aujourd’hui l’occasion de parler de la Chine doivent surement tous lire Libération parce qu’ils m’expliquent tranquillement que les bouddhistes sont pourchassés dans un malheureux Tibet génocidé où parler le tibétain et prier c’est s’exposer à la prison ?

      Et maintenant, continuez à bien vous tenir, je prétends que si je partais au Xinjiang avec les deux grands reporters du Monde et du Figaro, chacun marquant l’autre « à la culotte », aucun n’écrirait au retour que Beijing se livre à un génocide contre les Ouïghours, brime leur religion, éradique leur culture, charcute les enfants.
Parce que ce n’est pas vrai.
Un peu quand même ? 
Non, pas du tout.
Les charniers de #Timisoara n’étaient pas vrais « un peu » . Les Gilets jaunes n’ont pas envahi « un peu » l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, Nicolas Maduro n’a pas été « un peu » élu contre Juan Guaido (qui n’était pas candidat, je le rappelle aux distraits), etc. (3).

      Si je partais au #Xinjiang (j’y suis allé deux fois) avec Renaud Girard et Rémy Ourdan, ils s’affranchiraient des informateurs yankees et autres menteurs professionnels, ils se distingueraient de leurs confères qui écrivent des articles d’une telle débilité qu’ils sont des insultes aux lecteurs, des crachats sur la charte des journalistes. Ils feraient leur job en se respectant.

      #Beijing hait les enfants #ouïghours jusqu’à les tuer pour prélèvement d’organes ? C’est #Goebbels qui vous le dit. Il peut même faire témoigner (de dos) un chirurgien masqué dont le nom a été changé et la voix modifiée. Goebbels peut pondre un article terrifiant à coups de conditionnels, de « selon des témoins… », de « certaines sources affirment… », de « il semblerait que…. », de « un diplomate aurait constaté », « des Ouïghours auraient disparu… » de « des organisation de défense des droits de l’homme… ». Un conditionnel dix fois répété devient un indicatif certifié.

      La caisse dans laquelle le félin #Goebbels se soulage volontiers s’appelle #Libération.

      Il y a quelques années, Le Grand Soir avait démontré qu’un article traficoté de Libération avait fait de Hugo Chavez un antisémite (« Le Credo antisémite de Hugo Chavez » https://www.legrandsoir.info/chavez-antisemitisme-et-campagne-de-desinformation-a-propos-d-un-artic ).

      Un échange vigoureux et public avait alors eu lieu entre Le Grand Soir et Libération. Nous avions les preuves, nous les avons fournies. Irréfutables. Nous avons mis en regard la phrase de Chavez et la même, après troncature par Libération. Libération ergota (4). Pour ses lecteurs, Chavez est donc resté un antisémite. Pour les lecteurs des autres médias aussi, qui choisirent de se taire pour ne pas désavouer Libération. Le clan, la #mafia

      Le journaliste coupable de cette crapulerie est #Jean-Hébert_Armengaud, promu depuis rédacteur en chef de #Courrier_International et son N+1 à Libé, qui l’a couvert jusqu’au bout, est #Pierre_Haski, aujourd’hui chroniqueur tous les matins sur #France_Inter . Promotions au mérite.

      Alors, je le redis ici en invitant mes lecteurs à vérifier : les Ouïghours et les #Tibétains sont de plus en plus (et spectaculairement) nombreux, leur culture est préservée et promue comme jamais dans leur Histoire, leur religion est (trop) libre, l’instruction fait des progrès considérables, les deux républiques autonomes du Xinjiang et du #Tibet votent des lois dont aucune ne permet d’encager les citoyens au simple motif de leur croyance, de stériliser de force les femmes ou d’amputer les enfants.

      Pour répondre plus avant à la déferlante de mensonges sur le Xinjiang, il me faudrait citer des pages entières de mon livre « Le dalaï lama pas si zen » . On pourrait croire que les instigateurs des campagnes mondiales de mensonges ont un logiciel unique avec des cases sur lesquelles cliquer pour que ça démarre.

      La #stérilisation ? « Des villages entiers » (Voir les Mémoires du dalaï lama, longuement citées dans « Le dalaï lama, pas si zen »). 
Le #génocide ? « Observateur critique de la politique chinoise, le Britannique Patrick French, directeur de la « Free Tibet Campaign » (Campagne pour l’indépendance du Tibet) a pu consulter les archives du gouvernement du Dalaï-Lama en exil. Il a découvert que les preuves du génocide étaient des faux et il a démissionné de son poste » (« Le dalaï lama, pas si zen »).

      Cependant, la publicité faite en Occident à cette affaire d’extermination (par la stérilisation et des massacres) de la population tibétaine, a largement contribué hier à un élan de compassion pour le Tibet et le bouddhisme. Aujourd’hui les mensonges « hénaurmes » sur le Xinjiang font pleurnicher les gogos, soudain épris de cette région dont ils seraient bien en peine de citer la Capitale (5).
Ce n’est pas Laurent Joffrin, Pierre Haski, Jean-Hébert Armengaud qui le déploreront.

      Je ne sais pas à qui pense l’excellente humoriste #Blanche_Gardin quand elle affirme (un peu trop crument pour être citée par un site de bonne tenue comme Le Grand Soir) que « Nous vivons dans un pays où les journalistes sucent plus de bites que les prostituées ».

      Maxime VIVAS

      Notes. 
(1) Si l’on rapporte le chiffre de #Radio_Free_Asia au nombre de Ouïghours mâles adultes, il n’en reste pas un dans les rues. Or, continuez à vous tenir bien : j’en ai vus !
      
(2) Il serait injuste de ne pas mentionner les positions exemplaires( et dignes d’un chef d’Etat) de Jean-Luc Mélenchon sur la Chine. Au demeurant, je lui sais gré de me citer et d’inviter ses contradicteurs à me lire ici et ici sur ce sujet où nous sommes synchrones, même si j’ai une liberté d’expression qu’il ne peut avoir. 

      (3) Anecdote personnelle. Me trouvant avec mon fils aîné au commissariat de police de Toulouse le samedi 4 mai 2020 pour nous enquérir du sort de mon fils cadet, Gilet jaune arrêté pour rien dans la manif (Il fut jugé en « comparution immédiate » et acquitté après 42 heures de #GAV) nous apprîmes qu’il s’était tailladé les mains pour écrire avec son sang sur les murs de sa cellule. Nous avons vécu avec cette information terrifiante (que nous cachâmes à sa mère) jusqu’au lundi 6 mai où, devant le tribunal, il apparut, les mains intactes. Il ne se les était même pas « un peu » tailladées. L’automutilation des mains était aussi vraie que l’amputation des enfants ouïghours. Nombre de #journaleux ont un flic dans leur tête.
      
(4) J’aime à raconter cette histoire du Figaro écrivant qu’un film de #Jean_Yanne était « un monument de bêtise ». Jean Yanne s’en servit ainsi dans ses pubs : « Le Figaro : « un monument ! ».
      
(5) #Urumqi, 2 millions d’habitants.
      #merdias #journullistes #médias #propagande #us #usa #Jamestown_Foundation #libération

  • Le choc et la panique à la rescousse des traités pour fragiliser l’Etat
    https://www.investigaction.net/fr/le-choc-et-la-panique-a-la-rescousse-des-traites-pour-fragiliser-let

    Nos gouvernements vont-ils profiter du contexte de la crise pour passer des réformes impopulaires selon la stratégie du choc dévoilée par Naomi Klein ? C’est ce que redoute Carlos Perez. Auteur de L’Enfance sous pression et d’Au-delà du geste technique, il dénonce les atteintes à la démocratie qui pourraient ouvrir la voie à de nouvelles percées du néolibéralisme. (IGA)

     

    Comme le souligne Naomi Klein dans son essai « Stratégie du Choc : La montée d’un capitalisme du désastre », les États profitent et se servent de la crise et de la panique pour s’accorder des pouvoirs spéciaux et mettre en place des réglementations liberticides et par la même occasion affaiblir les services sociaux.

    La stratégie consiste à profiter du choc et de la désorientation pour faire passer des politiques impopulaires. En voici quelques exemples récents en pleine période de pandémie :

    1° En Belgique, le ministre-président flamand, Jan Jambon (N-VA), veut voir davantage de gens au travail, entre autres dans les secteurs de la construction et des titres-services où le mécanisme du chômage temporaire est, à ses yeux, parfois trop rapidement demandé, a-t-il indiqué mercredi 25 mars au parlement flamand1.
    On voit bien là un confinement de classes sociales à deux vitesses : déjà qu’ils n’ont pratiquement pas de matériel de protection pour sauver leur propre vie, les ouvriers n’ont pas les mêmes droits face à la pandémie.

    2° En France, le Sénat a voté, dans la nuit de jeudi à vendredi (19-20 mars), la loi dite d’adaptation au coronavirus (la loi « urgence coronavirus ») à 252 voix pour, 2 contre, et 90 abstentions. « Ce texte, qui acte le report des élections municipales « au plus tard en juin », constitue une attaque importante contre les droits des travailleurs, tant sur le plan social que démocratique. (…)Macron et son gouvernement instrumentalisent ainsi la crise sanitaire, pour faire les cadeaux dont ils rêvaient au patronat ».2 Entré en vigueur en mars, l’état d’urgence était fixé pour une période de deux mois. Il a ensuite été prolongé jusqu’au 10 juillet.

    3° Les États-Unis, qui n’en sont plus à une folie près, envisagent « pourquoi pas » (puisque ce pays n’a pas forcément de sécurité sociale) ni plus ni moins que de laisser mourir les anciens dans cette période de Coronavirus qui va effectivement toucher un maximum de personnes âgées. « Sacrifier les personnes âgées pour sauver l’économie » ce sont les propos chocs du vice-gouverneur Républicain du Texas, Dan Patrick.
    De plus, ce même pays va utiliser la pandémie pour réduire les libertés individuelles et serrer la vis un cran de plus en annonçant que les personnes qui propagent le virus intentionnellement pourraient entrer dans le champ d’application des lois antiterroristes et être poursuivies au pénal, autant dire presque tout le monde se promenant dans la rue3.

    4° Pour couronner le tout, au Royaume-Uni, l’ancien Premier ministre britannique, Gordon Brown, appelle à la création d’un « gouvernement mondial » pour lutter contre la menace actuelle. Un groupe de travail international « veillerait à ce que les efforts des banques centrales soient coordonnés », selon M. Brown, qui souhaite que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international reçoivent plus d’argent et de pouvoir.

    Sans une minute à perdre les banques sont d’ores et déjà à la manœuvre pour régler les problèmes, quelle ironie !4
Comme on le constate les idées et les projets pour détruire nos droits et nos services sociaux ne manquent pas, même en pleine période de chaos pas un moment de répit chez nos réformateurs libéraux pour placer leurs projets politiques.

    Les traités sont en place depuis pas mal de temps, il faut juste la bonne excuse pour les sortir du placard. Le but inavoué reste inchangé : passer toutes les lois liberticides et proposer des traités toxiques qui doivent déréguler l’État.

    Si nos gouvernements promettent de renforcer les soins de santé, ils assurent aussi qu’il faudra retrouver l’équilibre budgétaire après s’être massivement endetté, en bonne partie pour « rassurer les marchés ». Des milliards d’euros ont ainsi été déversés pour sauver une finance déjà en crise bien avant la pandémie. Le danger, bien réel, est de voir passer de nouvelles réformes et accords qui, une fois de plus, fragiliseront les plus faibles pour tenter de sauver un système qui profite aux plus riches. Nos gouvernements pourraient profiter de la crise pour passer en force des accords impopulaires, parfois négociés en catimini.

    On se souvient comment WikiLeaks avait débusqué l’Accord sur le Commerce des Services (ACS), connu sous son acronyme anglais TiSA (pour Trade in Services Agreement), concocté en douce en 2013 à l’initiative des États-Unis et de L’Australie.

    « TISA quatre lettres qui vont changer le monde ou qui font peur ? TISA serait l’accord fondateur du commerce mondial libéré des grandes contraintes des États d’une cinquantaine de pays, dont les États-Unis et l’Union européenne ».

    « C’est en 2013 que les négociations TISA ont vraiment commencé. Les négociateurs sont représentatifs de 70% du commerce mondial. Et le traité porte sur le lissage des règles communes, ouvrant ainsi les portes à un desserrement des liens qui entravent les entreprises en activités dans le secteur des services »5.

    C’est un marché mondial de 44.000 milliards de dollars, selon le département du Commerce américain. Les services représentent plus des trois quarts du produit intérieur brut (PIB) des pays développés (75% aux États-Unis et 78% dans l’Union européenne).

    Mais au plan du commerce international les exportations de services sont bien moins élevées que celles des marchandises et c’est peut-être là que le bât blesse. Il faut libéraliser cette caverne d’Ali Baba seul. Les services de l’État du ressort exclusif du régalien sont exclus de la négociation.

    Sinon tout est sur la table : services financiers, commerces de détail, transports maritimes et routiers, conseils, approvisionnements en énergie, santé, éducation, gestion de l’eau, etc. bref tous nos services sociaux sont susceptibles d’être privatisés et libéralisés. Voilà l’imposture qui peut nous tomber sur la tête si nous ne prenons pas le dessus très rapidement sur la peur du moment et repartons sur nos propres revendications chacun dans son secteur. Une doctrine de choc qui spécule sur les catastrophes et qui va encore approfondir les inégalités pourrait nous être imposée.

    Dans mon secteur d’activité, le sport, parent pauvre des services sociaux, cette stratégie de dérégulation est depuis bien longtemps en action par le truchement du partenariat public-privé (« PPP ») dans l’investissement de mégaprojets d’infrastructures. Une façon sournoise de socialiser les pertes tout en privatisant les bénéfices, ce sont des millions d’argent public qui sont détournés. 

    Si on veut penser à l’après-crise, chacun doit le faire dès maintenant dans chaque secteur et se poser les bonnes questions. Dans le domaine du sport, prendre réellement soin de la population est une urgence que tout le monde a bien comprise. À travers cette crise, qu’est-ce que cela signifie ? C’est à ce stade qu’intervient ma modeste contribution.

    Les solutions sont à portée de main et ne vont pas forcément dans le sens des grandes rencontres sportives de prestige qui devraient démarrer très vite et redonner des jeux et du pain à la plèbe pour masquer la tragédie et l’irresponsabilité de nos représentants politiques. 
Ce confinement nous a bien démontré à quel point le sport-compétition est futile et inutile et que l’éducation motrice sanitaire, la culture physique était le meilleur outil à notre disposition pour favoriser et surmonter les altérations physiques et psychologiques dues au confinement, en plus de permettre une meilleure adaptation et résilience individuelle et collective et donc un véritable outil de santé publique.

    Si on parle du sport comme outil de santé publique, il faut au contraire et inéluctablement dans ce secteur clé de la prévention s’orienter vers des revendications claires. Le sport n’est pas une marchandise, mais un droit, le droit au bien-être, aux soins et à la santé pour tous et accessible à tous : 

    1° Cela commence par une planification intégrée : mettre au service de la population et prioritairement de nos anciens et de nos jeunes une vraie prévention sanitaire. Cela semble véritablement nécessaire comme on l’a constaté dans cette dure épreuve de pandémie où le taux de morbidité critique a été une cause de l’inflation de personnes en danger de mort.

    Avec l’aide de tous les professionnels de la prévention, de l’hygiène et de la santé, médecins nutritionnistes spécialistes de la motricité, tous doivent collaborer c’est-à-dire dans les petits clubs et dans les petites structures qui s’occupent de plus de 90% des affiliés dans le sport et pas au service des clubs de première division qui ont des budgets cotés en bourse et qui représentent une infime minorité de personnes. La santé de tous doit passer avant l’argent de quelques-uns. 

    2° Il faudrait mutualiser toutes les ASBL qui représentent plus de 90% des affiliés et les organiser en coopératives en y développant pourquoi pas une véritable politique de masse salariale au lieu de la comprimer , ASBL qui bien souvent pour fonctionner ont du personnel bénévole précarisé et instable et où les gens doivent faire don de leur argent et de leur travail. Ce sont des milliers d’heures non rétribuées, en gros ce sont des sous-traitants de l’État paupérisés et marginalisés.

     
3° Même si la mesure peut paraître radicale sur la forme, sur le fond elle est essentielle et empreinte de justice sociale, les multinationales ne peuvent pas avoir la clé de notre santé : réquisitionner toutes les structures de grandes marques « Low Cost » disséminées à travers le pays et les mettre à la disposition du citoyen comme service public pour soutenir les populations dans les quartiers en y incorporant une véritable masse salariale c’est-à-dire des salariés compétents et au service de tous. 

    Généraliser la question d’utilité publique au sport qui est un outil d’émancipation, d’hygiène et de progrès social, est la seule démarche logique saine et indispensable, le constat est très clair et largement partagé. Ce secteur, en dehors de la compétition, du tri, de la sélection et de la relégation, est un outil essentiel pour renforcer la colonne vertébrale sanitaire, pour sortir de périodes difficiles voir d’émulation générale. Si l’utopie est le début de la transformation, alors soyons utopiques et préparons notre avenir, l’intelligence collective viendra toujours d’en bas !

    Fils d’immigrés espagnols ayant fui le franquisme pour travailler dans les mines de Belgique, Carlos Perez est préparateur physique. Il a notamment animé un centre sportif dans un quartier populaire de Molenbeek. Il y a été confronté à des problèmes récurrents qui l’ont amené à questionner l’impact de notre modèle économique et de notre système scolaire sur la santé des jeunes et des travailleurs. Dans son dernier ouvrage qui vient de paraître chez Aden http://www.aden.be/index.php , Carlos Perez lance les bases d’une nouvelle pratique, l’écomotricité, pour un développement durable de l’être humain.

    #néolibéralisme #capitalisme #capitalisme_du_désastre #Stratégie_du_Choc #Angleterre #Belgique #France #USA #ACS #TISA #PPP #Sport #pandémie #covid-19 #coronavirus #santé_publique #low_cost

    • Près de 2 députés européens sur 3 ne déclarent pas de rencontres avec des lobbyistes
      https://www.rtbf.be/info/monde/detail_rencontres-lobbyistes-et-deputes-europeens-le-lent-chemin-vers-la-transp

      Plus de 35.000 lobbyistes gravitent autour des institutions européennes, à Bruxelles : du représentant de Google à celui des producteurs de patates, des activistes pour les droits humains à l’industrie navale, de Greenpeace à Total, ils tentent de peser sur les décisions politiques de l’Union.

      Un travail discret mais intensif : à Bruxelles, les lobbys ont un budget cumulé de 1,5 milliard d’euros par an.

      Restent-ils dans les clous, pour influencer la fabrication des lois ?

      Un code de conduite encadre les contacts de ces lobbys avec les politiques et les fonctionnaires européens. Des règles qui ont été renforcées l’an dernier dans les institutions européennes, à la Commission et au Parlement. Les institutions sont-elles pour autant devenues transparentes ?

      Un rapport de l’ONG « Transparency International » (un lobby… sur le travail de lobbying) au sujet du Parlement européen montre qu’il reste du chemin à faire.

      63% des députés européens ne déclarent pas leurs rencontres
      Depuis un an, les députés européens sont invités à inscrire dans un registre informatique les réunions qu’ils tiennent avec des lobbyistes.

      C’est obligatoire pour les parlementaires qui sont en première ligne sur un dossier : ceux qui sont Président ou Rapporteur d’une Commission parlementaire (des rôles clefs dans la fabrication d’une loi européenne), ou ceux qui mènent le travail législatif sur un dossier pour un groupe politique.

      Les autres eurodéputés ne sont pas obligés de publier leurs réunions avec les lobbys, mais ils sont invités à le faire.

      Selon le comptage de « Transparency International », en un an, 259 députés européens ont fait le pas, sur les 704 : c’est 37% de l’hémicycle.

      63% des députés européens n’ont donc publié aucune de leurs rencontres.

      De grands écarts entre Etats…
      « Transparency International » constate de grands écarts selon les Etats de ces députés européens.

      Aux extrêmes, 90% des députés de Suède ont pris le pli de communiquer leurs contacts avec des groupes d’intérêts. Tandis qu’aucun député croate ou chypriote n’a déclaré de rencontre, en un an.

      « Les pays du nord, la Suède, le Danemark, la Finlande sont assez transparents » commente Raphaël Kergueno, pour Transparency International, « mais d’un autre côté, il y a des pays à la traîne ». Et il épingle l’Italie, l’Etat qui envoie le plus d’Eurodéputés au Parlement européen après l’Allemagne et la France : 76 élus. « En Italie, moins de 7% des députés européens publient des rencontres avec des lobbyistes. »

      La Belgique, pour sa part, affiche un bilan mitigé. Ni cancre, ni exemplaire.

      52% des eurodéputés belges publient leurs rencontres : Pascal Arimont (Christlich Soziale Partei), Marc Botenga (PTB), Geert Bourgeois (N-VA), Saskia Bricmont (Ecolo), Petra de Sutter (Groen), Cindy Franssen (CD&V), Philippe Lamberts (Ecolo), Kris Peeters (CD&V), Frédérique Ries (MR), Johan Van Overtveldt (N-VA) et Marc Tarabella (PS).

      Et les autres ? Ceux que nous avons pu joindre se disent tous « favorables » à l’exercice, tout en n’ayant pas encore publié de réunion. Certains rappellent, au détour de justifications souvent administratives, que ce n’est pas obligatoire.

      Marie Arena (PS) a rejoint le mouvement dans la foulée de ce rapport. Elle évoque « un enregistrement en interne mais pas sur le site du Parlement, à cause de contraintes logistiques. Un souci à présent corrigé ».

      Olivier Chastel (MR) explique qu’il a fait le choix de ne pas recevoir de représentants des lobbys : « Etant actif dans les commissions budget et de contrôle budgétaire, mes rencontres se font principalement avec les différentes instances de l’Union comme la Commission européenne ou la Cour des comptes, et ces rencontres ne doivent pas être indiquées », explique-t-il.

      Benoît Lutgen (cdH) dit compter aujourd’hui très peu de réunions « avec des lobbys en tant que tels », rien qui ne justifierait d’être publiés. Il assure qu’il en fera état lorsque ce sera le cas.

      Son de cloche semblable chez Assita Kanko (N-VA). Elle invoque le lent démarrage de la législature et le confinement, des débuts de mandat qui ne l’ont pas exposée aux rencontres avec des lobbyistes. Mais si de telles rencontres se présentaient à présent, « je déclarerai bien entendu tout entretien comme prévu » assure-t-elle.

      La Belgique, bientôt plus exemplaire que la Suède ?

      … et entre groupes politiques
      Des différences importantes sont perceptibles aussi entre groupes politiques du Parlement européen.

      Deux familles politiques comptent une majorité de députés actifs sur le registre de transparence, le groupe des verts (Green-EFA avec 91% des députés qui ont publié au moins une réunion) et le groupe des libéraux-centristes Renew Europe (57%).

      Dans tous les autres groupes, une minorité d’élus ont fait la démarche.

      Pourquoi ces réticences ?
      Elles peuvent être liées à plusieurs facteurs : une hésitation à investir du temps dans une démarche administrative qui n’est, la plupart du temps, pas légalement obligatoire. Une culture de la transparence encore faible dans certains Etats.

      Des eurodéputés estiment que c’est une atteinte à leur liberté d’élu, à leur droit de consulter qui ils veulent sans devoir en faire état. Ils peuvent également trouver difficile d’assumer publiquement certaines rencontres avec certains lobbys.

      Mettre cartes sur table
      Daniel Freund est un ancien de transparency International, à présent passé de l’autre côté : il est devenu parlementaire européen. Son cheval de bataille reste la transparence du travail politique européen. Il plaide pour une publication la plus large possible des rencontres avec les lobbys.

      Des rencontres qui, souligne-t-il, sont nécessaires pour un élu.

      « Rencontrer des lobbys, ça fait naturellement partie de la démocratie. Quand je prends une décision sur une certaine loi, comme député européen, il faut que j’aie parlé aux personnes concernées. Aux citoyens, aux entreprises concernées, aux organismes de protections des consommateurs, etc. Et si je fais bien mon travail, j’entends tous les arguments et puis je prends une décision en étant bien informé. »

      Mais ce processus doit être transparent, insiste-t-il, pour percevoir qui pèse sur les décisions de qui. « Je trouve qu’en dehors des périodes électorales, les citoyens ont le droit de savoir comment je vote et avec qui je parle. Et cela m’aide aussi à travailler » dit Daniel Freund. Parce que lister ses entrevues permet d’avoir à l’esprit qui on voit et qui on a tendance à ne pas écouter.

      Un chantier entamé, pas terminé
      Ceux qui regardent le verre à moitié plein souligneront que 37% des eurodéputés, c’est un bon début, d’autant que l’on partait de rien et que cette publication des contacts avec les lobbys n’est pas obligatoire pour la plupart des députés européens.

      Ceux qui regardent le verre à moitié vide relèveront que 63% des eurodéputés ne se livrent pas à un exercice pourtant peu contraignant puisqu’il ne s’agit que de mentionner le lobby, le sujet de discussion et le moment.

      Et ils épingleront d’autres améliorations à apporter.

      Au Parlement européen, « Transparency International » déplore un manque de contrôle des déclarations de députés qui sont contraints à l’exercice. Et une légèreté des sanctions pour ceux – lobbys ou élus — qui franchiraient la ligne rouge : acceptation de cadeaux, rencontres non-déclarées alors qu’elles auraient dû l’être, lobby qui aborderait des élus sans clarté sur son identité, etc. Aujourd’hui un lobby au comportement douteux risque, dans les faits, un retrait temporaire de son badge d’accès aux institutions, rien de plus.

      L’ONG demande que progresse le projet d’une autorité indépendante pour faire respecter les règles sur les rapports lobbys/UE. Une autorité dont l’action serait étendue aux trois institutions : le Parlement mais aussi la Commission européenne et le Conseil.

      #ue #union_européenne #Bruxelles #Députés #Députés_européens #Transparency_International #eurodéputés #Suéde #Croatie #Chypre #Suède, #Danemark, #Finlande #Italie #Allemagne #commission_européenne #conseil_européen #transparence #lobbying #lobby #influence #lobbies #corruption #politique #multinationales

  • Conflit israélo-palestinien : des milliers de Gazaouis manifestent contre le projet israélien d’annexion
    Belga – le mercredi 01 juillet 2020
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_conflit-israelo-palestinien-des-milliers-de-gazaouis-manifestent-contre-

    Des milliers de Palestiniens ont manifesté mercredi dans la ville de Gaza contre le plan américain pour le Proche-Orient, qui prévoit l’annexion par Israël de territoires en Cisjordanie occupée.

    Le gouvernement israélien doit en principe se prononcer à partir de ce mercredi sur la mise en oeuvre du plan, qui prévoit aussi la création d’un Etat palestinien démilitarisé sur un territoire morcelé et sans Jérusalem-Est pour capitale.

    A Gaza, enclave palestinienne située à une cinquantaine de km de la Cisjordanie occupée, des milliers de personnes ont scandé des slogans contre le projet américain lors d’un rassemblement auquel a participé Yahya Sinouar, un des responsables du mouvement Hamas au pouvoir dans ce territoire. (...)

  • Trafic d’antiquités provenant de pays du Proche et Moyen-Orient : coup de filet dans le monde des antiquaires parisiens
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_trafic-d-antiquites-provenant-de-pays-du-proche-et-moyen-orient-coup-de-

    Coup de filet retentissant dans le milieu feutré du monde de l’art et des antiquaires parisiens : cinq personnes, dont le patron d’une prestigieuse maison de ventes, sont soupçonnées d’avoir participé à un vaste trafic d’antiquités provenant de pays instables du Proche et Moyen-Orient.

    Le président de la maison Pierre-Bergé & Associés, un expert de l’archéologie méditerranéenne, une ancienne conservatrice du Louvre, un galeriste parisien réputé de la rive gauche et un marchand d’art : ces cinq personnes ont été interpellées lundi et mardi par les agents de l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC), a-t-on appris de sources concordantes, confirmant une information de RTL.

    Ces figures respectées du monde des antiquités à Paris, considérée comme l’une des places fortes mondiales du secteur, sont soupçonnées d’avoir « blanchi » des antiquités et oeuvres d’art volées ou pillées dans plusieurs pays en proie à l’instabilité politique depuis le début des années 2010 et l’émergence du Printemps arabe : Egypte, Libye, Yémen ou Syrie.

    Selon des sources proches du dossier, ce trafic aurait concerné des centaines de pièces et porterait sur plusieurs dizaines de millions d’euros.

    Les agents de l’OCBC soupçonnent ces cinq personnalités ayant « pignon sur rue » d’avoir maquillé, avec l’aide d’intermédiaires sur place, l’origine et l’histoire de ces oeuvres pour les revendre ensuite légalement à des particuliers mais aussi à de grandes institutions culturelles comme Le Louvre Abou Dhabi ou le « Met » de New York.

    (...) En 2015, le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté une résolution interdisant le commerce des biens enlevés illégalement d’Irak et de Syrie, et imposé à tous les Etats membres de prendre des mesures pour empêcher ce trafic. Cette résolution assimilait ce trafic au financement du terrorisme.

    En Libye, Syrie ou au Yémen, pays encore aujourd’hui déchirés par des conflits armés, la sécurité défaillante a favorisé les fouilles clandestines, le pillage de musées et le trafic d’antiquités.

    Selon Gilles de Kerchove, coordinateur de l’UE pour la lutte contre le terrorisme, un grand nombre d’antiquités volées en Syrie et en Irak pendant le « califat » du groupe État islamique (EI) ont par ailleurs été cachées dans la région en attendant d’être revendues.

    En Egypte, les tentatives de faire sortir clandestinement des antiquités s’étaient multipliées après la chute de Moubarak, lors de la révolte de 2011..

    via Pierre Abi Saab sur Twitter