Comment des #chercheurs ont « truandé » des #revues_scientifiques | Passeur de #sciences
►http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/12/27/comment-des-chercheurs-ont-truande-des-revues-scienti
Comment des #chercheurs ont « truandé » des #revues_scientifiques | Passeur de #sciences
►http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/12/27/comment-des-chercheurs-ont-truande-des-revues-scienti
Comment des chercheurs ont « truandé » des revues scientifiques
►http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/12/27/comment-des-chercheurs-ont-truande-des-revues-scienti
Il y a quelque chose de pourri au royaume de la science. Coup sur coup, trois noms de l’édition scientifique ont été contraints de retirer plusieurs études qu’ils avaient publiées. Dans les trois cas, la fraude était intervenue au cours du processus de relecture et de validation des articles par les pairs (le peer review, selon la terminologie anglaise), c’est-à-dire au cœur-même de la machinerie scientifique.
Au total, en moins de dix jours, 34 études sont donc parties dans les oubliettes de la science. Cette rafale de rétractations n’est en réalité pas surprenante, car elle s’inscrit dans une sorte d’"opération mains propres" à laquelle les grands éditeurs du monde scientifique ont été contraints de se livrer depuis un an. En décembre 2014 en effet, le Comité sur l’éthique des publications (COPE, selon son acronyme anglais), organisation à but non lucratif regroupant plus de 10 000 éditeurs scientifiques dans le monde, lançait un signal d’alarme. Dans un communiqué, le COPE constatait « des tentatives systématiques et inconvenantes pour manipuler le processus de revue par les pairs de plusieurs journaux appartenant à différents éditeurs. Il apparaît que ces manipulations ont été orchestrées par un certain nombre d’agences tierces offrant leurs services à des auteurs. »
Les électrons sont-ils immortels ?
▻http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/12/20/les-electrons-sont-ils-immortels/#xtor=RSS-32280322
Les capteurs de l’expérience Borexino. © INFN/Gran Sasso.
Les diamants sont éternels, assurait le titre d’un des films mettant en scène le personnage de James Bond. N’était-ce pas une affirmation audacieuse ? Et si l’inerte avait une durée de « vie » ? La question implique d’entrer un instant au cœur de la matière, c’est-à-dire au niveau des particules qui forment les atomes – qu’ils soient du diamant ou de la cacahuète. Dans certaines conditions, les protons peuvent se transformer en neutrons (et vice-versa), quand un des trois quarks qui les constituent change de « saveur ». Mais, si l’on met de côté ces métamorphoses, le modèle standard de la physique des particules voit les éléments du noyau atomique comme stables. Il en va de même pour les électrons que l’on trouve autour du noyau. Toutes les (...)
Les électrons sont-ils immortels ?
▻http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/12/20/les-electrons-sont-ils-immortels
Les auteurs de l’article des PRL ont un de ces instruments sous la main puisqu’ils travaillent sur l’expérience Borexino, un détecteur de neutrinos produits par le Soleil, installé dans le laboratoire souterrain du Gran Sasso, en Italie. Il s’agit d’une grosse sphère pleine de près de 300 tonnes d’un liquide particulier, un hydrocarbure extrêmement pur qui se met à scintiller lorsqu’un neutrino interagit avec lui. Cette sphère est entourée de plus de 2 200 photomultiplicateurs capables de repérer et mesurer cette étincelle. L’idée des chercheurs a consisté à « détourner » Borexino de sa mission première et à surveiller le liquide pendant une longue période pour voir si, par extraordinaire, un des très nombreux électrons présents dans le liquide allait spontanément se désintégrer. Si c’était le cas, le photon émis, doté d’une énergie bien spécifique, serait immédiatement détecté par l’armada de capteurs.
Connaissant le nombre important d’électrons présents (presque 200 000 milliards de milliards de milliards...) ainsi que le temps d’observation, les chercheurs ont pu faire quelques statistiques et poser une « contrainte » sur la durée de vie minimale de ces particules. Selon leurs calculs, si jamais les électrons meurent, ce n’est pas avant d’avoir vécu au moins 66 milliards de milliards de milliards d’années. L’expérience fait reculer ce seuil d’un facteur 100 par rapport à la précédente estimation. Pour rappel, notre Univers, qui nous semble très vieux, n’affiche même pas 14 milliards d’années au compteur – un jeunot finalement... Et comme les expériences menées sur les protons ont donné des seuils minimaux de vie encore plus hauts que pour les électrons, on peut dire que la matière a de beaux jours devant elle.
Comment transformer un moustique qui pique en un moustique qui ne pique pas
▻http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/06/15/comment-transformer-un-moustique-qui-pique-en-un-moustique-qui-ne-pique-pas/#xtor=RSS-32280322
Moustique de l’espèce Aedes aegypti. © Muhammad Mahdi Karim.
On a vu fleurir, ces dernières semaines dans la presse, les articles sur la présence du moustique-tigre en France. Détectée pour la première fois il y a une dizaine d’années dans le Midi, la bestiole a depuis fait du chemin, s’étalant jusqu’en Aquitaine et remontant la vallée du Rhône pour débarquer en Bourgogne. Originaire d’Asie du Sud-Est mais capable de s’acclimater dans des contrées moins chaudes, l’espèce inquiète car ses représentants sont potentiellement porteurs des virus de la dengue et du chikungunya, qu’ils peuvent inoculer aux humains en les piquant. D’autres espèces, comme Aedes aegypti ou certains anophèles, sont aussi vecteurs de maladies graves, notamment le paludisme ou la fièvre jaune. Ainsi que je l’avais écrit dans un (...)
L’homme dont le fils était de lui… sans l’être | Passeur de sciences
►http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/11/01/lhomme-dont-le-fils-etait-de-lui-sans-letre
En temps normal, l’histoire, racontée sur le site Buzzfeed, pourrait n’être que la mise au jour d’un banal cocufiage. Elle commence ainsi : Monsieur et Madame X (ils ont voulu rester anonymes) sont américains et ont un fils, né en juin 2014. Or l’on s’aperçoit que ce dernier est du groupe sanguin AB alors que ses parents sont tous les deux du groupe A. Un test de paternité effectué à partir de cellules de Monsieur X récoltées à l’intérieur de sa joue confirme qu’il n’est pas le père. La conclusion la plus élémentaire conduit à penser qu’à moins qu’il y ait eu un improbable échange d’enfant à la maternité sur le mode La vie est un long fleuve tranquille, Madame X a trompé son mari avec un monsieur qui a fourni le B au bébé. Et l’histoire, pas très palpitante au bout du compte, s’arrête ici. En réalité, dans ce cas particulier, elle ne fait que commencer. Parce que Madame X n’a pas trompé son mari et que, pour cette grossesse, ils ont eu recours à une fécondation in vitro (FIV).
Quand les neurobiologistes se prennent pour Dieu... et interviennent expérimentalement sur le cerveau humain pour étudier les croyances, ça produit au mieux des études inintéressantes (on ne peut, comme le souligne les auteurs, que rien en conclure) ; une vision des mécanismes sociaux totalement réductrice ; et au pire on peut suspecter des finalités politiques deresponsabilisantes et douteuses.
°°Moins croire en Dieu avec la stimulation magnétique…°°
▻http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/10/21/moins-croire-en-dieu-avec-la-stimulation-magnetique/#xtor=RSS-32280322
"La manière dont nous affermissons nos convictions idéologiques et dont nous nous y cramponnons comme à des bouées de sauvetage, lorsque la réalité de nos sociétés entre en trop grande dissonance avec l’image idéale que nous en avons, a en effet déjà été étudiée par les chercheurs en sciences politiques, en sociologie et en psychologie. Seule manquait une approche neurobiologique, la mise en lumière des mécanismes cérébraux à l’œuvre dans cette tendance, et c’est cette approche que l’article cité plus haut se propose d’aborder.
Fruit d’une collaboration entre des chercheurs de l’université de Los Angeles et de l’université d’York (Royaume-Uni), cette étude s’est intéressée à une zone particulière du cortex préfrontal impliquée dans l’identification des menaces et l’élaboration des réponses à y apporter. De précédents travaux ont notamment montré que, face à l’évocation de la mort, menace puissante s’il en est, mais aussi face à l’isolement ou au sentiment de ne pas comprendre la situation, cette région du cerveau s’activait et était associée à un réflexe de repli sur son groupe social ou ethnique ou bien à un désir de punition de ceux qui violent la norme. D’où l’idée qu’ont eue ces chercheurs de... désactiver temporairement cette zone pour voir si, en présence d’un contexte angoissant, les individus « neutralisés » auraient moins tendance aux replis religieux et identitaires."
Des scientifiques font des expériences sur les parties du cerveau qui seraient le siège de la croyance religieuse, lit-on ici :
▻http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/10/21/moins-croire-en-dieu-avec-la-stimulation-magnetique/comment-page-2/#comments
" D’où l’idée qu’ont eue ces chercheurs de... désactiver temporairement cette zone pour voir si, en présence d’un contexte angoissant, les individus « neutralisés » auraient moins tendance aux replis religieux et identitaires."
J’ai écrit un roman paru l’année dernière qui décrit l’ascension vers le pouvoir d’un nouveau parti dirigé par un biologiste qui préconise la « reprogrammation cérébrale » pour endiguer la crise sociale.
Extrait :
« Beaucoup de gens se déclarent disposés à ce que la science efface leurs souvenirs traumatiques, ou simplement déplaisants, les réconcilie avec leur travail, leur logement, leur conjoint ou leurs enfants. Le débat fait rage entre les experts médicaux à propos de la base neurale des émotions, du rôle des protéines dans les flux synaptiques, de la valeur morale de la région préfrontale, de la base cérébrale du sentiment social et amoureux. La presse féminine titre : « Pour ou contre l’amour sur ordonnance ? », « Aimeriez-vous tomber amoureuse sur commande ? »
Titre : « Sans crier gare surgit la nuit », ed. Rail noir
Moins croire en Dieu avec la stimulation magnétique…
▻http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/10/21/moins-croire-en-dieu-avec-la-stimulation-magnetique
Fruit d’une collaboration entre des chercheurs de l’université de Los Angeles et de l’université d’York (Royaume-Uni), cette étude s’est intéressée à une zone particulière du cortex préfrontal impliquée dans l’identification des menaces et l’élaboration des réponses à y apporter. De précédents travaux ont notamment montré que, face à l’évocation de la mort, menace puissante s’il en est, mais aussi face à l’isolement ou au sentiment de ne pas comprendre la situation, cette région du cerveau s’activait et était associée à un réflexe de repli sur son groupe social ou ethnique ou bien à un désir de punition de ceux qui violent la norme. D’où l’idée qu’ont eue ces chercheurs de... désactiver temporairement cette zone pour voir si, en présence d’un contexte angoissant, les individus « neutralisés » auraient moins tendance aux replis religieux et identitaires.
Evidemment, pas question d’ouvrir la tête de quelques humains pour débrancher chirurgicalement cette partie du cortex... Les auteurs de l’étude ont eu recours à une méthode de plus en plus en vogue dans les laboratoires de neurosciences, la stimulation magnétique transcrânienne (SMT ou TMS selon l’acronyme anglais). Celle-ci consiste, à l’aide d’une bobine, à envoyer des impulsions magnétiques (qui traversent le crâne) vers le cortex, impulsions qui induisent une stimulation électrique des neurones visés. Comme on peut le voir sur cette vidéo, il devient ainsi possible de commander à distance les muscles du corps. On envisage également d’exploiter la SMT pour diagnostiquer voire traiter certaines pathologies (migraine, dépression sévère). Enfin, la troisième utilisation de cette technique, celle à laquelle l’étude a eu recours, consiste à inhiber certains neurones en créant ce que l’on peut schématiser comme une lésion artificielle – et temporaire – d’une zone particulière du cerveau.
Au terme de tous ces tests, les chercheurs se sont aperçus que les participants ayant subi une désactivation de la partie de leur cerveau qui gère les dissonances cognitives, avaient fait preuve de nettement moins d’hostilité envers l’immigré qui critiquait les Etats-Unis et l’avaient jugé plus sympathique (+ 28,5 %) que les membres du groupe au cerveau « indemne ». Et que, face à l’idée de leur propre mort, les premiers avaient manifesté bien moins de conviction religieuse (- 32,8 %) que les seconds...
Astronomers may have found giant alien ’megastructures’ orbiting star near the Milky Way | World | News | The Independent
▻http://www.independent.co.uk/news/world/forget-water-on-mars-astronomers-may-have-just-found-giant-alien-mega
"A star identified by the Kepler Space Telescope may harbour structures which could point to an adanced technological #civilisation"(Permalink)
Bon, pour l’instant, LE papier scientifique publié sur le sujet explore les origines naturelles possibles du phénomène, avec une hypothèse privilégiée. Et certains chercheurs, considérant que ladite hypothèse nécessite un concours de circonstance hautement improbable, annoncent un futur papier pour présenter les causes autres que naturelles.
Donc, en clair : actuellement RIEN, si ce n’est du buzz…
Article repris sur le blog Passeurs de sciences de P. Barthélémy ▻http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/10/15/kic-8462852-letoile-la-plus-mysterieuse-de-la-galaxie
Déclenchant une vague de commentaires et l’étonnement, peut-être un peu surjoué, de l’auteur du blog. Il a quand même fait ce qu’il fallait pour surfer sur la vague du buzz…
Un nouveau pas vers la pilule pour les hommes | Passeur de sciences
▻http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/10/12/un-nouveau-pas-vers-la-pilule-pour-les-hommes
La recherche médicale emprunte parfois des voies imprévues. Ainsi, l’étude d’une équipe japonaise de l’université d’Osaka, publiée dans Science le 1er octobre, est-elle partie d’un travail sur les traitements immunosuppresseurs – donnés à des patients afin d’éviter le rejet de l’organe qu’on leur a greffé – pour aboutir à l’expérimentation d’un contraceptif masculin chez les souris... Le cheminement peut sembler improbable ou tortueux mais il est intéressant à suivre car il illustre bien la manière dont, en science, on peut rebondir d’un domaine à l’autre.
Cet article prend donc racine dans des travaux sur deux médicaments immunosuppresseurs, la ciclosporine et le tacrolimus. Pour empêcher que le système immunitaire s’en prenne aux greffons, ces deux molécules inhibent la calcineurine, une protéine qui active les lymphocytes T, ces globules blancs qui, en temps normal, attaquent les cellules étrangères. Pour schématiser, si la calcineurine est neutralisée, les lymphocytes T le sont aussi. Cependant, on s’est aperçu, en testant les immunosuppresseurs sur des animaux, que ces traitements n’étaient pas sans conséquences sur la fabrication et la maturation des spermatozoïdes. D’autres expériences, in vitro celles-ci, ont montré que les gamètes masculins perdaient de leur motilité en présence de ciclosporine et de tacrolimus. Visiblement, quelque chose dans les spermatozoïdes était sensible à ces molécules. Mais quoi ?
Une étude détruit le mythe de la fourmi travailleuse
►http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/09/30/une-etude-detruit-le-mythe-de-la-fourmi-travailleuse
Sur les 225 insectes suivis, quatre grandes catégories sont apparues : celle des puéricultrices (34 #fourmis), celle des #ouvrières travaillant hors du nid (26), celle des généralistes faisant un peu de tout (62) et enfin celle des #oisives (103 !) ne faisant rien de leur temps ou presque, quelle que fût la période du jour ou de la nuit où on les observât. Pour les auteurs de cet article, force est de constater que rien, ni le besoin de se reposer ni un rythme circadien, ne semble justifier cette #inactivité quasi permanente. Les fourmis qui travaillent font ce qu’elles ont à faire, quel que soit le temps que cela prendra et ne sont pas relayées par les autres : pas de trois-huit chez elles. Les auteurs reconnaissent que trois semaines d’observation ne sont peut-être pas suffisantes pour identifier une fonction mystérieuse qui serait mal comprise par les entomologistes. Interrogé par le New Scientist, Tomer Czaczkes (université de Ratisbonne) a ainsi émis l’idée que ces fourmis puissent être une sorte d’armée de réservistes, attendant que l’on ait besoin d’elles soit pour défendre la colonie, soit pour aller faire une razzia d’esclaves dans une autre fourmilière...
Daniel Charbonneau, un des deux auteurs de l’étude avec Anna Dornhaus, semble pencher pour d’autres hypothèses. Les fourmis oisives ayant moins d’interactions avec les autres, elles pourraient tout simplement ne pas être au courant que du #travail les attend ou, plus subtil, faire en sorte... de l’éviter. Dans un second article paru dans le numéro d’octobre du Journal of Bioeconomics, Daniel Charbonneau et Anna Dornhaus se demandent ainsi si la paresse, ou du moins le fait qu’une fraction de la population choisisse l’inactivité, n’est pas la conséquence naturelle d’une organisation du travail complexe. L’ #oisiveté pourrait donc en fin de compte être une activité comme une autre... Quoi qu’il en soit, ces deux chercheurs, en démolissant le mythe de la fourmi laborieuse, soulignent que ce résultat implique que toutes les études d’entomologie s’intéressant aux tâches « actives » sont biaisées puisqu’elles oublient que près de la moitié de la population s’adonne à une spécialité importante : le #farniente .
Le Monde.fr - Actualité à la Une
►http://www.lemonde.fr
Une étude détruit le mythe de la fourmi travailleuse Post de blog
Des chercheurs américains ont analysé les activités de cinq colonies de fourmis pour s’apercevoir que près de la moitié ne fait presque jamais rien.
Enfin une bonne nouvelle
L’#oisiveté pourrait donc en fin de compte être une activité comme une autre... Quoi qu’il en soit, ces deux chercheurs, en démolissant le mythe de la fourmi laborieuse, soulignent que ce résultat implique que toutes les études d’entomologie s’intéressant aux tâches « actives » sont biaisées puisqu’elles oublient que près de la moitié de la population s’adonne à une spécialité importante : le #farniente.
►http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/09/30/une-etude-detruit-le-mythe-de-la-fourmi-travailleuse
Aller savoir ce qui passe dans la tête de ces fourmis qui ne font « presque jamais rien ». Chez nous l’oisiveté énerve les actifs ; ils n’aiment pas. Faut dire que c’est difficile.
Une bien étrange momie-oiseau égyptienne
▻http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/09/10/une-bien-etrange-momie-oiseau-egyptienne
Sur les images obtenues, on distingue clairement une espèce de câble fin qui court le long de l’œsophage, passe par le jabot et termine dans l’estomac. Il s’agit d’une... queue de souris. Quoi de plus normal, dira-t-on, les faucons attrapent et mangent des rongeurs. Mais en général, ils les avalent puis régurgitent, dans des boulettes, tout ce qu’ils n’ont pas pu digérer. Dans le cas présent, la queue n’a pas pu descendre jusqu’à l’estomac, et pour cause : celui-ci est plein à ras bord d’une masse de petits os et de matières à moitié digérées. Il y a de la souris. Beaucoup. Trop même. Les chercheurs ont comptabilisé 27 dents, alors qu’une souris n’en a que 16. Au moins deux ont fini dans le bec de l’oiseau. Mais elles ne sont pas seules. Les auteurs de l’étude ont également distingué des os et des restes de plumes d’un moineau.
Bientôt le sexe du bébé à la carte en Australie ? | Passeur de sciences
▻http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/09/07/bientot-le-sexe-du-bebe-a-la-carte-en-australie
Pour quelques jours encore, les Australiens peuvent donner par écrit leur avis sur un projet de recommandations éthiques concernant la procréation médicalement assistée, texte présenté par le Conseil national sur la santé et la recherche médicale (NHMRC). Parmi les points soulevés figure une mesure plus que symbolique, qui illustre l’évolution du regard que portent les sociétés occidentales à la fois sur la procréation, sur le désir d’enfant et sur l’enfant à venir lui-même : la possibilité d’offrir à des couples « normaux », c’est-à-dire sans problème de fertilité ni porteurs d’anomalies génétiques, le recours à une fécondation #in_vitro (FIV) doublée d’un diagnostic préimplantatoire (DPI), ce dans le but unique de pouvoir choisir avec certitude le sexe de leur progéniture. Pour résumer, le sexe du bébé à la carte, ce que le NHMRC appelle pudiquement une « #sélection_du_sexe pour motifs non médicaux ».
Oui parce que dans des sociétés #sexistes il faut absolument avoir un #sexe
Des chercheurs inventent la machine à vomir | Passeur de sciences
▻http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/08/30/des-chercheurs-inventent-la-machine-a-vomir
Si l’on fait abstraction du côté saugrenu de la machine à vomir, l’étude répond donc à une question importante pour les spécialistes des épidémies à norovirus. Comme l’explique Lee-Ann Jaykus, qui a supervisé cette recherche, « les données épidémiologiques laissaient penser que l’aérosolisation du virus pendant le vomissement était une voie possible pour la propagation des norovirus et notre travail confirme que c’est non seulement possible mais aussi probable ». La chercheuse ajoute : « Quand une personne vomit, les aérosols contenant les particules de virus peuvent pénétrer dans la bouche d’une autre personne et, si elles sont avalées, conduire à l’infection. Mais ces particules en suspension dans l’air peuvent aussi atterrir sur des surfaces proches comme des tables ou des poignées de portes, provoquant une contamination environnementale. Et les norovirus peuvent attendre pendant des semaines. Donc si quelqu’un touche cette table puis porte sa main à sa bouche, il y a un risque d’infection. »
Qui a découvert le clitoris ? | Passeur de sciences
▻http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/08/24/qui-a-decouvert-le-clitoris
La plante qui tue pour nourrir ses gardes du corps | Passeur de sciences
▻http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/07/26/la-plante-qui-tue-pour-nourrir-ses-gardes-du-corps
Ses auteurs se sont intéressés à Aquilegia eximia, une #ancolie poussant sur la côte nord de la Californie. Celle-ci présentait trois particularités, trois pièces qui pouvaient, en s’emboîtant d’une certaine manière, écrire un scénario digne d’un film sur la pègre. Premier élément : l’agresseur. A. eximia a un ennemi, la chenille du papillon de nuit Heliothis phloxiphaga, qui a pour habitude de dévorer les structures reproductrices – boutons, fleurs, fruits – de plusieurs espèces de plantes. Deuxième élément : les protecteurs. On note souvent, sur ce végétal, la présence de plusieurs arthropodes chasseurs ou charognards, comme une araignée-crabe ou la punaise tueuse Pselliopus spinicollis qui ne crache pas sur les œufs de papillon... Troisième élément (potentiel, celui-là) : la récompense pour les gardes du corps. Les chercheurs ont ainsi remarqué que l’ancolie en question produisait une sorte de liquide visqueux capables de piéger, d’engluer, des insectes arrivés là en « touristes », pour reprendre l’expression utilisée dans l’étude. A partir du mois de juin, une seule tige de fleur peut être recouverte de plusieurs centaines de cadavres de petits arthropodes. Se pouvait-il, se sont interrogés les auteurs de l’étude, que la plante attire et tue les « touristes » afin de les offrir en pâture aux bestioles capables de la défendre ? Un peu comme si, dans un film de mafieux, un restaurateur invitait à dîner quelques costumes rayés en leur demandant, par la même occasion, de le débarrasser de quelques importuns.
Détecter les séismes avec nos smartphones ?
▻http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/04/12/detecter-les-seismes-avec-nos-smartphones/#xtor=RSS-32280322
Après le séisme du 12 janvier 2010 à Port-au-Prince (Haïti). © Khalid Mohtaseb.
Quel est le point commun entre la Californie, le Mexique, les Alpes, l’ouest de la Turquie, le centre de la Chine, Taïwan et le Japon ? Toutes ces régions sont régulièrement secouées par des séismes et toutes bénéficient de réseaux d’alerte aux tremblements de terre. Ce qui signifie, par contraste, que les autres zones fortement sismiques du globe en sont dépourvues. De la cordillère des Andes au Caucase, de l’Iran à l’Indonésie, de l’Himalaya à la Nouvelle-Zélande, « la plupart des régions du monde ne reçoivent pas d’alertes sismiques principalement en raison du coût qu’implique la construction de réseaux scientifiques de surveillance » des failles et des mouvements du sol, résume Benjamin Brooks. Dans une étude publiée le 10 (...)
Le cas étrange des aveugles de l’imagination | Passeur de sciences
▻http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/06/28/le-cas-etrange-des-aveugles-de-limagination
A priori, l’exercice ne devrait pas vous avoir posé de problème particulier. Vous avez, comme le suggère l’illustration de ce billet, allumé votre projecteur interne et le diaporama s’est lancé, faisant apparaître des images mentales plus ou moins détaillées, plus ou moins nettes. Seulement voilà, ce que vous avez réussi très naturellement se révèle impossible pour certains, incapables de visualiser ce qui n’est pas sous leurs yeux. Aussi étrange que cela puisse sembler, tant on a l’habitude de recourir à cette capacité pour se remémorer des souvenirs, rêvasser ou faire preuve de créativité, le projecteur interne de ces personnes, leur œil intérieur, est hors service. Ainsi que l’explique une étude britannique parue début juin dans la revue Cortex, on peut littéralement considérer ces individus comme des aveugles de l’imagination.