Le Courrier : : Quotidien indpendant

http://www.lecourrier.ch

  • Quand les #lois sont perfides
    https://www.lecourrier.ch/153163/quand_les_lois_sont_perfides

    à la fin du XIXe siècle, en 1893-1894, trois lois sont votées à chaud dans le sillage d’attentats anarchistes. Ce sont les premières lois #antiterroristes. Leur application réprimera exclusivement l’extrême gauche et les mouvements sociaux opposés à une droite déjà aussi libérale que brutale : des propos sont judiciarisés comme des actes, « militants » et « sympathisants » sont assimilés les uns aux autres sans qu’aucun fait concret ne soit reproché, et les « bons » citoyens sont incités à la #délation. Jaurès est le premier à rejeter ces lois, qui seront qualifiées de « scélérates » par Pressensé, un des fondateurs de la Ligue des droits de l’homme. Léon Blum dénoncera pour sa part des lois qui « suent la #tyrannie, la #barbarie et le #mensonge ». Au XXe siècle, la loi dite « anti-casseur » de 1970 leur donne un vernis de modernité, pour être abrogée en 1982 sous Mitterrand. Les lois « scélérates » de 1894, elles, ne furent abrogées qu’un siècle plus tard, en 1992. Toutefois, en 2010, sous la présidence de Sarkozy, la « scélératesse » fait son come back avec la loi sur les violences en bandes.

    Aujourd’hui, la banalisation des mesures d’#exception de l’état d’urgence, depuis leur reconduction fin 2015, va être parachevée par leur entrée dans le droit courant, avec la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb. La #perfidie s’installe dans le quotidien juridique français, en permettant de criminaliser des « comportements », et non des faits, ainsi que la participation à des rassemblements, comme toujours au nom du concept vague de « responsabilité collective ». L’esprit des lois de 1894 est de retour.

    C’est pour cela qu’aujourd’hui, à 83 ans, Me Henri Leclerc, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme, dénonce une « réforme contre des gens qui n’ont pas commis des actes, mais (...) qui sont suspects de pouvoir les commettre ». Rappelant l’inefficacité de l’état d’urgence en matière de lutte antiterroriste, Henri Leclerc souligne que la logique de « mesures très attentatoires aux libertés », a, par contre, été « efficace au moment de la COP21 pour arrêter un certain nombre de militants écologistes, et par la suite, pour réprimer des manifestations, ou les interdire ».

  • EDITO : : SUISSE : : Le « Jobber », un salarié sans droit ni loi
    https://www.lecourrier.ch/153117/le_jobber_un_salarie_sans_droit_ni_loi

    Economie numérique
    Le « Jobber », un salarié sans droit ni loi
    Mardi 03 octobre 2017
    Christiane Pasteur

    Aux confins du salariat et du travail indépendant, le « jobbing », ou économie des petits boulots, est en plein essor. Venu des Etats-Unis, le phénomène consiste à mettre en relation des particuliers, via des plateformes internet, en vue de réaliser un travail à la tâche en échange d’une rémunération fluctuante. Pierre a acheté une commode, Jacques propose de la monter : en un clic de souris, le marché est conclu.

    Côté pile, le « jobbing » permet d’arrondir ses fins de mois, de choisir quand, où et pour quel tarif travailler. Pour le client, c’est l’assurance d’un travail rapidement effectué et à des prix défiant toute concurrence.

    Côté face, sous couvert de modernité et de nouvelles technologies, une petite part de la population se voit transposée au XIXe siècle, avant le salariat et l’Etat social, lorsque hommes et femmes ne bénéficiaient d’aucune garantie de l’emploi ni de revenu, contraints de vendre leur force de travail au jour le jour. Et tant pis s’il y a un accident, une maladie, une grossesse, une baisse de l’activité, une tête qui ne revient pas…

    Une situation d’autant plus injuste et absurde que jamais notre société n’a produit autant de richesses. Mais la mondialisation et la numérisation de l’économie sont passées par là, induisant l’émergence d’un salariat fractionné, précarisé, pressurisé, et d’un temps de travail extensible : progression du temps partiel, travail chez soi, le dimanche, le soir, cumul des emplois, etc. Et ce n’est qu’un premier pas, l’avènement de l’intelligence artificielle chamboulera irrémédiablement notre rapport au travail.

    La méthode Uber, ou Airbnb, s’applique désormais aux mille et une tâches du quotidien, et plus largement à des pans croissants de l’économie. Avec pour conséquence de voir le risque et le coût de l’échec se déplacer de l’entreprise vers l’individu, incité à endosser l’entière responsabilité de la réussite, ou non, de son « entreprise ».

    Travail au noir, assurances sociales, chômage, retraite, formation, conventions collectives, accidents de travail : toutes ces thématiques doivent être interrogées à l’aune de ce changement de paradigme. Et imposent une réponse politique, qui pour l’heure fait défaut. Car une chose est certaine : sans sécurité, la flexibilité ne sera que régression.

  • Après le wir suisse, le farinet valaisan et le léman de l’Arc lémanique, voici le #ticinocoin.

    Après le wir suisse, le #farinet valaisan et le léman de l’Arc lémanique, le Tessin dispose lui aussi d’une #monnaie_électronique parallèle locale : le ticinocoin (#tic). Claudio Rossini, un informaticien et programmateur de la commune tessinoise de Faido, a développé le logiciel de la devise cryptographique, laquelle a été pensée et baptisée par son ami Michele Fiscalini, érudit en cryptomonnaies.


    http://www.lecourrier.ch/146974/une_devise_virtuelle_est_nee_au_tessin
    #bitcoin #monnaie_locale #Tessin #Suisse

  • hey @tintin, t’aurais des nouvelles de Rozenn Le Berre, qui a écrit « De rêves et de papiers » ? Elle passe pas loin de chez moi et j’ai toujours des doutes à y aller et/ou à en faire la pub.

    Pour qui n’a pas suivi l’histoire, dans Libé.fr en mars 2016 :

    Rozenn Le Berre délivre son témoignage après avoir été, pendant dix-huit mois, chargée de s’entretenir avec des immigrés. Cette éducatrice devait constituer les dossiers permettant d’établir si, oui ou non, ces jeunes personnes pouvaient obtenir le statut de « mineurs isolés étrangers ». Récit.

    http://www.liberation.fr/apps/2016/03/mineurs-isoles-etrangers

    Le Courrier avait aussi publié une série d’articles courant 2016 : http://www.lecourrier.ch/rozenn_le_berre

    • J’en ai, mais c’est plutôt négatif. J’avoue que sa grande défense des travailleurs sociaux, le fait qu’elle ne cite pas son ancien employeur (EMA, le centre de tri des mineurs isolés à Lille), c’est-à-dire, à mon avis, qu’elle ne prenne pas de risque pour changer cette situation de merde, qu’elle soit présentée dans la presse comme « la voix des exilés » ou quelqu’un qui a passé 365 jours « à leurs côtés » (et non pas : « à les mettre à la rue »), m’a foutu assez les boules pour que je lui envoie un mail incendiaire. Nous en sommes donc là.

      Je ne comprends pas du tout ce que son témoignage apporte. Elle est dans une logique de dénonciation des dysfonctionnements... elle n’a pas encore compris que ça fonctionne très bien justement...

      J’ai feuilleté le bouquin à la librairie et j’ai vu qu’à la fin, elle le dédie aux travailleurs sociaux « ne lachez rien » dit-elle, alors que moi j’aurais plutôt envie de leur dire « mais lâchez-tout bordel ». On parle de gens qui envoie les gars à la PAF pratiquement tout les jours....

      Le bouquin de Rozen, pour moi, c’est de la contrition, de la mauvaise conscience, une grosse dose de miel (kess qu’ils sont courageux ces migrants) et un engagement très irréel, hors-sol.

      #Rozenn_Le_Berre, #De_rêves_et_de_papiers

      (cc @mona )

    • Par contre si tu veux des nouvelles des #olieux il y a ça et c’est super bien :

      L’émission du collectif des Olieux du lundi 20 février de 15 à 16h sur Radio Campus Lille, 106.6 FM. Une émission en grande partie consacrée à 2 lanceuses d’alerte sur les conditions de (non)accueil des mineurs isolés étrangers. Au programme :

      – Présentation du collectif et de l’émission
      – Discours d’Adeline, championne d’Europe de boxe, à la mairie de Lille. Magnifique crochet du gauche au gratin en refusant la médaille de la ville en raison de leur mépris des jeunes mineurs isolés des Olieux.
      – Empêché de s’exprimer à la mairie, Hadj prend la parole sur Campus
      – Interview d’Adeline
      – Interview téléphonique d’Ibtissam Bouchaara. Éducatrice à Châlons-en-Champagne, elle dénonce publiquement la maltraitance par le département de la Marne des mineurs isolés étrangers

      Bonne écoute. Fête tourner !

      http://www-radio-campus.univ-lille1.fr/ArchivesN/2017-02-20/15h.mp3

  • Le #WWF, multinationale contre son gré

    L’OCDE a jugé recevable une #plainte accusant le WWF de violer les droits d’autochtones du #Cameroun. L’institution estime que les activités de cette #ONG sont assimilables à celles d’une #multinationale.

    http://www.lecourrier.ch/146944/le_wwf_multinationale_contre_son_gre
    #peuples_autochtones

  • Le double visage du Panda Le Courrier - Vendredi 17 février 2017 Nathalie Gerber Mccrae
    http://www.lecourrier.ch/146944/le_wwf_multinationale_contre_son_gre

    Début 2015. Sous la pression de Survival International, qui lui demande depuis 1991 de remédier aux violations dont sont victimes les indigènes bakas, le bureau du WWF au Cameroun charge une organisation autochtone pygmée d’un pays voisin de mener une enquête indépendante dans les trois parcs nationaux de Boumba Bek, Nki et Lobéké. Le rapport qui en est issu n’a jamais été rendu public par le WWF. Le Courrier s’en est procuré une copie.

    Le travail effectué sur le terrain se révèle considérable : 493 personnes sont interrogées (Bakas, Bantous, personnel du WWF, organisations de la société civile, représentants du gouvernement) et des dispositions légales en matière de conservation et de droits humains ont été passées au peigne fin.

    Exactions commises
    Le constat est aussi implacable qu’embarrassant : le WWF n’applique pas sa Déclaration de principe sur les peuples autochtones et la conservation, établie en 2008. Les Bakas confirment aux enquêteurs que leurs terres ancestrales ont été transformées en aires protégées sans leur consentement et que des exactions étaient régulièrement commises par les gardes-faune.
    Sur le terrain, les enquêteurs constatent tout d’abord que la confusion règne autour et dans les parcs nationaux : les communautés bakas et bantoues ne sont pas en mesure de faire la différence entre le personnel du WWF et celui du Ministère des forêts et de la faune (MINFOF). Le rapport confirme que ce dernier bénéficie d’un appui technique et financier considérable de la part de l’organisation de conservation de la nature.

    Le WWF s’affiche également dans des opérations de lutte antibraconnage menées conjointement avec le MINFOF et qui conduisent parfois à des raids violents sur des communautés bakas. Les indigènes confient aux enquêteurs qu’ils ne savent pas vers qui se tourner pour dénoncer les maltraitances dont ils ont été victimes car ils ne font pas confiance aux policiers, qui participent eux aussi à ces opérations.

    Relation de « maître à esclave »
    Au niveau de la gestion des trois parcs, le rapport révèle encore que le WWF privilégie une collaboration avec les populations bantoues, dont certains individus font preuve de racisme envers les Bakas et qui ont développé une relation de « maître à esclave » avec ces derniers. Des braconniers bantous embrigadent certains Bakas dans leurs chasses illégales, dont celle des éléphants.

    Pour les enquêteurs, il est clair que le WWF met davantage l’accent sur la lutte antibraconnage que sur la promotion des droits des indigènes bakas. Ces derniers ne reçoivent pas d’informations sur la politique, le mandat et la mission du WWF. Les formations dispensées aux gardes-faune mettent elles aussi l’accent sur la conservation de la faune et de la flore et donnent peu de place à la question des droits humains.

    Au final, les auteurs du rapport plaident pour que les Baka du sud-est du Cameroun puissent contribuer aux efforts de conservation en utilisant leurs savoirs traditionnels et les liens étroits qu’ils ont développé avec leur environnement. A ce jour, la coopération avec les indigènes pour la gestion des aires protégées reste très faible et les quelques gardes-faune Baka n’ont que des postes subalternes. « Les Baka sont les yeux et les oreilles de la forêt, mais leurs capacités sont grandement sous-estimées ».

    #Panda #Baka #Cameroun #droits_humains #harcèlements #peuples_autochtones #Pygmées #violations #WWF #Survival_International #Bantous #maltraitance

  • Le WWF, multinationale contre son gré Le Courrier - Vendredi 17 février 2017 Nathalie Gerber Mccrae

    L’OCDE a jugé recevable une plainte accusant le WWF de violer les droits d’autochtones du Cameroun. L’institution estime que les activités de cette ONG sont assimilables à celles d’une multinationale.
    La nouvelle est tombée le 20 décembre dernier comme un cadeau de Noël pour Survival International. Sa plainte à l’encontre du Fonds mondial pour la nature (WWF) pour violation des droits humains des indigènes bakas dans le sud-est du Cameroun a été jugée recevable par le point de contact suisse de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

    Le dossier déposé par Survival en février 2016 avait tout d’abord plongé les experts suisses dans l’embarras (lire notre édition du 11 novembre 2016). Pas tant sur le fond – le WWF est accusé de former et de financer des gardes-faune coupables de maltraitance envers les Bakas vivant en marge de plusieurs parcs nationaux dont ils ont été expulsés, et d’avoir défini les limites de ces aires protégées sans avoir procédé à une réelle consultation des Bakas – que sur la forme.
    En effet, une ONG attaquant une autre ONG dans le cadre de ses principes directeurs à l’attention des multinationales, l’OCDE n’avait jamais vu ça ! Mais après plusieurs mois de réflexion, le point de contact suisse a estimé que les opérations du WWF International, directement responsable de ses activités au Cameroun, pouvaient être assimilées à celles d’une multinationale. Son approche en matière de conservation a une dimension économique car l’organisation perçoit des royalties et vend des produits ainsi que son image.

    Décision sans précédent
    Pour Survival International, c’est une décision sans précédent ainsi qu’un énorme pas en avant : « Certaines ONG ont l’envergure d’une entreprise multinationale. Il est donc normal qu’elles soient tenues pour responsables si elles violent des droits humains. C’est le cas du WWF, qui récolte plus de 2 millions de dollars par jour », explique Mike Hurran, directeur de campagne.

    La procédure peut donc aller de l’avant. Il faut savoir que le mécanisme de plainte de l’OCDE n’est pas un tribunal, mais une plateforme de négociations conduites avec l’assistance d’experts, suisses dans le cas présent. Son mandat : trouver un accord mutuel acceptable pour les deux parties et proposer des recommandations, non contraignantes, au WWF pour remédier aux violations des droits des Bakas. De son côté, Survival attend de l’ONG un soutien financier aux Bakas pour qu’ils puissent faire valoir leurs droits à la terre et aux ressources ainsi qu’un monitoring sérieux du travail des gardes-faune.

    Indigènes pas consultés
    Le WWF International a accepté à reculons de s’engager dans ce processus de médiation. L’organisation de protection de la faune a tout d’abord tenté de trouver un arrangement avec Survival hors du cadre de l’OCDE, ce qui a ralenti le processus d’examen de la plainte. Elle a ensuite répondu que la situation décrite par Survival ne prenait pas en considération les défis posés par l’instabilité et la militarisation de la région, conséquence des conflits en République centrafricaine toute proche. L’organisation au panda a également affirmé avoir une influence limitée sur le gouvernement camerounais et son ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF), qui gèrent les trois parcs nationaux.

    C’est pourtant tout le contraire que révèle un rapport interne que le WWF avait commissionné à des experts autochtones indépendants en 2015 (lire ci-dessous). Un rapport que l’ONG avait refusé de rendre public, mais que Survival a pu se procurer – et faire « fuiter » – fin janvier dernier. Le rapport ne fait pas état de l’impact des conflits voisins sur les aires protégées et met en évidence le partenariat étroit, notamment financier, du WWF avec le ministère des Forêts, notamment lors de campagnes de lutte anti-braconnage aux conséquences désastreuses pour les Bakas.

    Qu’en dit le WWF International ? Son siège en Suisse (à Gland/VD) ne communique pas et transmet toute demande de contact à Frederick Kwame Kumah, son directeur régional pour l’Afrique à Nairobi, au Kenya. Ce dernier insiste sur le fait que le WWF rapporte toute allégation d’abus aux représentants du gouvernement camerounais. « Nous sommes prêts à nous engager pour trouver une solution, pour protéger la forêt et les Bakas. Mais c’est un processus sur le long terme que nous ne pouvons mener seuls. Il faut inclure les Bakas, le gouvernement et les organisations de la société civile dans le processus de médiation. Nous allons donc demander à l’OCDE que la discussion ait lieu sur place au Cameroun. »

    En attendant, que fait concrètement le WWF pour les Bakas ? Frederick Kwame Kumah explique que six gardes-faune bakas ont été engagés dans les trois parcs nationaux concernés par la plainte. « Et nous allons faire pression sur le gouvernement pour que davantage de Bakas soient impliqués dans la gestion des aires protégées. »

    Le WWF forme le personnel
    Pour remédier aux problèmes de racisme et de communication entre les Bakas et les gardes-faune bantous, le WWF a organisé en 2016 une formation sur la question des droits humains avec nonante employés des parcs, lesquels ont pu s’entretenir directement avec des Bakas.

    Pour Nigel Crawhall, directeur du secrétariat du Comité de coordination des peuples autochtones d’Afrique (IPACC), l’amélioration de la situation des Baka passe d’abord par le renforcement de leurs capacités : « Nous menons un programme de formation et de sensibilisation des peuples indigènes à Dzanga-Sangha, une forêt pluviale au sud de la République centrafricaine en partenariat avec le WWF Centrafrique et le WWF Allemagne. Vu le succès rencontré, ce dernier nous propose faire de même au Cameroun ».

    Reste qu’à ce jour, la situation n’a guère évolué aux alentours des parcs nationaux, selon deux spécialistes autochtones de la région contactés par Le Courrier. En s’aventurant dans les parcs nationaux pour se nourrir ou procéder à des rituels, les indigènes courraient toujours le risque de tomber sur des patrouilles antibraconnage – encore financées par le WWF – qui n’hésiteraient pas à les menacer ou à les emmener dans les véhicules de l’ONG pour les maltraiter loin des regards. « Le WWF refuse de dialoguer avec les Bakas et de faire la lumière sur le fonctionnement réel de son partenariat avec le gouvernement. L’acceptation de la plainte par l’OCDE est donc une bonne nouvelle. Le temps de la protection policière de l’environnement est peut-être révolu », espère l’un d’eux.

    C’est la suite de la publication de @kassem
    https://seenthis.net/messages/542360
    et du rappel d’ @odilon

    https://seenthis.net/messages/565777

    #Baka #Cameroun #droits_humains #harcèlements #peuples_autochtones #Pygmées #violations #WWF #Survival_International #Bantous #maltraitance
    #ONG #Soros #Rockfeller #Rotschild #Prince Philip d’Angleterre

  • L’Hebdo meurt et Le Temps saigne

    Malgré les discussions entre employeurs et employés, 36 postes sont biffés au Temps et à L’Hebdo.
    Les coupes au sein du quotidien Le Temps et la suppression de L’Hebdo se soldent par 25 licenciements et 11 départs à la retraite anticipée, soit un total de 36 postes fixes. En outre, 7 journalistes pigistes voient leur mandat se terminer. Tel est le bilan final de la restructuration voulue par l’éditeur Ringier Axel Springer SA Suisse romande.

    http://www.lecourrier.ch/146895/l_hebdo_meurt_et_le_temps_saigne

    #presse #médias #journalisme #Suisse #L'Hebdo #Le_Temps #fermeture #licenciement #retraite_anticipée #Ringier

  • Suisse : L’opulente campagne de la droite incapable d’éviter l’échec de la RIE III RTS - 12 Février 2017 - Valentin Tombez
    http://www.rts.ch/info/suisse/8380772-l-opulente-campagne-de-la-droite-incapable-d-eviter-l-echec-de-la-rie-ii

    La campagne agressive de la droite pour la RIE III, largement rejetée dimanche, n’a pas suffi. Les partisans de la réforme avaient pourtant diffusé près de huit fois plus d’annonces que les opposants.

    Dimanche, les Suisses ont balayé la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III), défendue par le Conseil fédéral, le Parlement et la droite.

    Les partisans de la réforme - les formations de droite et Economiesuisse - ont pourtant diffusé près de huit fois plus d’annonces dans la presse que les opposants au projet. D’après une analyse de l’Année politique suisse, 921 publicités sont parues concernant la votation, et 813 d’entre elles soutenaient la RIE III (88%).

    Dernières semaines mouvementées
    Ces chiffres en font l’une des campagnes les plus intenses de ces dernières années, surtout lors des dernières semaines avant le vote.
    Durant cette période, 794 annonces ont été publiées, soit le cinquième plus grand total sur les 45 objets en votation depuis 2013. Seules des campagnes comme celle sur l’initiative sur l’immigration de masse ou l’initiative pour un salaire minimum ont généré plus de publicités.
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    RIE III : la presse sévère avec la droite et Maurer Tribune de Geneve - Lundi 13 Février 2017 - Mehr Themen

    http://www.tdg.ch/suisse/rie-iii-presse-severe-droite-maurer/story/21988264

    Une gifle, une débâcle, une mémorable raclée, une leçon pour Ueli Maurer, une leçon qui laisse des marques rouges sur le derrière : la presse se montre sévère avec la droite après le rejet massif des Suisses à la 3e réforme de l’imposition des entreprises (RIE III).
    « Six votants sur dix qui refusent un projet fiscal adoubé par le Conseil fédéral, c’est une déconfiture de première classe rarement vue en politique suisse », relève 24 Heures. Le journal lémanique estime que la droite imaginait pouvoir « à sa guise charger le bateau et ne pas tenir compte des éléments compensatoires réclamés par la gauche. Elle a juste oublié un acteur : le peuple ».

    « La petitesse du oui frappe les esprits », abonde le Quotidien Jurassien. « On est loin de la marge d’erreur que l’on peut trouver dans les sondages ».

    Priorités sociétales
    En vendant au peuple une réforme « prétendument taillée pour les petites entreprises du cru, alors qu’elle avantageait, en fait, les plus grandes sociétés », la droite s’est trompée, analyse La Liberté. « Les grands perdants auraient été les cantons et les villes. Et donc, in fine, la population, tout particulièrement ses couches les plus démunies », enchérit Le Courrier.

    Pour Le Matin, le citoyen a dit « au grand capital : ’Vous vous mettez assez d’argent dans les poches pour qu’on vous fasse encore ce cadeau fiscal, nous qui subissons la hausse du coût de la vie sans que les salaires suivent’ ».

    Avec le « oui » des Suisses à l’initiative de l’UDC demandant un retour des continents de travailleurs le 9 février 2014, le climat général envers les grandes multinationales s’est dégradé, juge 24 Heures.
    « Les priorités sociétales de l’époque, qui transcendent les systèmes politiques, ont déterminé les derniers scrutins à avoir chamboulé le monde : celui sur le Brexit en juin et l’élection de Donald Trump en novembre. La Suisse n’y échappe pas », remarque La Tribune de Genève.

    Complexité du scrutin
    Tous les médias relèvent à l’unanimité la complexité du scrutin. « Intérêts notionnels, patent boxes et autres artifices très techniques ont vite fait de passer, pour un public non averti, pour de nouvelles combines à contourner le fisc », écrit 24 Heures.

    « Que celui qui a compris le tableau de la brochure fédérale se dénonce ! », ironise d’ailleurs La Tribune de Genève, qui souligne que les Suisses se retrouvaient ainsi face à « une sorte de vote de confiance ». Or, « les incantations ne suffisent pas, quand les votants veulent savoir qui seront les gagnants et les perdants d’une telle réforme », note Le Temps.

    La droite a fait une erreur en surjouant la peur et en agitant la menace de pertes massives d’emplois, selon Le Matin et Le Courrier, ce dernier ajoutant que les Suisses ont « refusé de voter avec un pistolet sur la tempe ».

    Rappelant l’acceptation de l’initiative Minder en 2013, l’Agefi voit dans le résultat de ce week-end, une sanction contre l’économie. Le journal économique se demande d’ailleurs si elle ne devrait pas « tout simplement cesser d’apparaître dans ce genre de circonstance, laissant les partis politiques débattre à armes jugées moins inégales ».

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    #Suisse #Démocratie #Peuple #cadeaux_fiscaux #NON #Intérêts_notionnels #combines #imposition_des_entreprises #fiscalité #paradis_fiscaux #multinationales #Brexit #Trump #manipulatuin (en echec) #publicité (qui ne sert à rien) #arnaque

    • Un « non » ferme au dumping fiscal Le Courrier - Lundi 13 février 2017 -
      Gustavo Kuhn

      http://www.lecourrier.ch/146766/un_non_ferme_au_dumping_fiscal

      C’est une énorme gifle que se sont pris dans la figure les promoteurs de la RIE III. Malgré une campagne extrêmement agressive de la droite, basée sur un message catastrophiste propagé à coups de millions de francs, la population suisse a rejeté massivement cette réforme de l’imposition des entreprises truffée d’astuces et de ristournes spécialement destinées aux plus grandes d’entre elles, et seulement à elles.

      Un résultat salutaire. Il était d’abord temps que les Suisses disent « non » à l’assèchement des ressources des collectivités publiques et au dumping fiscal. Mais surtout, il était nécessaire que cette RIE III échoue. En cas d’acceptation de la réforme concoctée par le Conseil fédéral et le parlement, les grands perdants auraient été les cantons et les Villes. Et donc, in fine, la population, tout particulièrement ses couches les plus démunies.

      L’ampleur du « non » – qui a surpris jusqu’aux plus optimistes opposants à la réforme – démontre un double rejet : du fond et de la forme. Car si la population a renvoyé ce texte – qui s’inscrit dans une compétition fiscale exacerbée entre Etats européens, mais aussi entre cantons helvétiques – pour ne pas voir se vider les caisses publiques, elle a également refusé de voter avec un pistolet sur la tempe.

      Les citoyens et citoyennes n’ont heureusement pas cédé à la terreur qu’ont voulu semer les partisans de RIE III en agitant une fois de plus la menace de pertes massives d’emplois.

      Le message « il n’y a pas de plan B ! », martelé à l’envi par une droite plus arrogante que jamais, n’est pas passé. Et la rapidité avec laquelle le PLR a proposé dimanche après-midi d’élaborer au plus vite une nouvelle réforme, « en collaboration avec les cantons et les communes » cette fois, démontre bien – s’il fallait une preuve – qu’il ne s’agissait que d’un mensonge de campagne.

      Outre ladéfaite historique de la droite, il faut aussi saluer une belle victoire de la gauche. Celle-ci a en effet démontré qu’unie et combative, elle peut réaliser des miracles. Et même fissurer le bloc bourgeois, qui s’est, sur la fin, avéré moins soudé que d’ordinaire.

      Cette victoire doit désormais permettre au bloc progressiste de forcer une nouvelle réforme de l’imposition des entreprises, qui mette à niveau le taux d’imposition des multinationales. Mais sans inclure, cette fois, de mirobolants cadeaux en échange.

      Reste que le combat sera rude. Car les Chambres et le Conseil fédéral sont toujours largement dominés par la droite. Et la gauche du Parlement fédéral ne devra pas se contenter d’obtenir quelques réformettes en commissions, pour finalement avaliser une RIE III bis, toute juste délestée d’une ou deux « niches » choisies parmi les plus scandaleuses.

      #dumping_fiscal

  • #Gaz_de_schiste, mon amour

    Les Verts vaudois ont décidé mercredi soir de lancer une initiative pour bannir toute prospection, exploration et extraction d’#hydrocarbures ou gaz de schiste sur le territoire cantonal. Une décision salutaire, même s’il est malheureux que l’on doive recourir aux instruments de la démocratie semi-directe. Une telle interdiction devrait aller de soi, faire consensus et être votée à l’unanimité des députés.

    http://www.lecourrier.ch/146694/gaz_de_schiste_mon_amour
    #énergie #Suisse

  • Les coûts cachés du #libre_accès

    Chaque année, les universités suisses dépensent des millions de francs pour leurs abonnements à des revues scientifiques. L’alternative du libre accès y remédie, mais partiellement.

    En cause notamment : la facture salée pour les universités et hautes écoles, qui se montait à 70 millions de francs pour la seule année 2015 selon une récente étude.

    A Genève en 2015, l’université a ainsi payé plus de 1,3 million de francs à Elsevier, plus de 500 000 à Wiley et près de 300 000 à Springer. Dans la plupart des bibliothèques universitaires du pays, les chiffres sont du même acabit, voire bien plus élevés pour les plus grandes institutions comme l’université de Zurich – qui a payé près de 3,5 millions pour ces trois éditeurs en 2015 uniquement pour sa bibliothèque principale.

    http://www.lecourrier.ch/146655/les_couts_caches_du_libre_acces
    #édition_scientifique #business #université #recherche #science #publications_scientifiques #Springer #Elsevier #Wiley

    • C’est quand même formidable de tordre les mots à ce point ! Le « libre accès » est tout sauf libre…

      > Le libre accès (« open access », OA) consiste à diffuser en ligne les versions numériques des articles scientifiques et des résultats de la recherche. Deux voies s’offrent aux universitaires, avec des variantes possibles pour chacune.

      > La « green road » signifie que l’article a été publié par un éditeur traditionnel, puis mis en ligne, parfois en respectant un certain délai qui permet d’écouler les versions imprimées.

      > La « gold road », modèle où les articles scientifiques, une fois publiés par les revues, sont immédiatement et gratuitement accessibles au public.

      > Les frais de publication ou « article processing charges » (APC) comprennent notamment les frais d’édition des articles (mise en page, ajout d’image et de graphiques, etc.). CO

      #vocabulaire #copyright_madness #recherche #Elsevier #édition

  • EDITO :ACTUALITÉ : Escrocs politiques Le Courrier - Suisse
    http://www.lecourrier.ch/146581/escrocs_politiques

    Présidentielle française - Escrocs politiques
    Lundi 06 février 2017
    Benito Perez

    Le spectacle d’un François Fillon, aux abois, présentant des excuses, tout en défendant l’indéfendable hier à Paris, restera dans les annales. S’il fallait une illustration de la déconnexion de la classe politique française, le candidat des Républicains l’a infligée hier à la presse. Le Père la Rigueur, qui veut mettre les assistés (pas les assistantes !) au travail et les fonctionnaires au régime, peut donc encaisser tranquillement pendant quinze ans un million d’euros d’argent public dans l’opacité la plus absolue, attribuer la grand-croix de la Légion d’honneur à celui qui salarie fictivement épouse et enfants, toucher des chèques d’une caisse noire du Sénat et espérer gagner l’Elysée dans trois mois !

    S’il l’incarne jusqu’à la caricature, ce sentiment d’impunité absolue n’est pas l’apanage du seul Fillon. Seule cette illusion peut expliquer qu’un Jérôme Cahuzac ait pu jouer au ministre des Impôts alors qu’il planquait des sous en Suisse. Qu’un Alain Juppé ait pensé représenter la probité face à Nicolas Sarkozy. Qu’un Manuel Valls ait espéré être le candidat de la gauche après cinq ans passés au gouvernement Hollande. Ou qu’un pervers sexuel comme DSK, réputé dans toute la République, pouvait se rêver en chef de l’Etat.

    Au pays de l’esbroufe, François Fillon n’est pas un nouveau venu. Député depuis trente-six ans, il a vécu dans ce petit monde amidonné des renvois d’ascenseur et de l’omerta. Comment pouvait-il imaginer que ses modestes accommodements financiers allaient faire débat sur la place publique, au pays des époux Balkany, de Serge Dassault et du maître d’entre tous les bonimenteurs et autres accros aux frais de bouche, Jacques Chirac.

    Même le petit dernier arrivé, l’énarque et banquier « antisystème » Emmanuel Macron, s’y est adonné, préparant le lancement de son mouvement En Marche sur les frais de représentation de son ex-Ministère de l’économie1. Sans oublier le Front national, largement exclu des institutions françaises pour cause de système majoritaire, mais qui sait s’adapter au « système » et à ses prébendes quand il y parvient. Comme au parlement européen, où le parti d’extrême droite faisait salarier ses permanents en les camouflant en assistants fictifs.

    Fillon, Macron, Le Pen, trois pourfendeurs des « assistés », pris la main dans le porte-monnaie de l’Etat… En Suisse, on connaît la chanson : les plus durs partisans du libéralisme ne siègent-ils pas dans les conseils d’administration des caisses maladie aux frais des assurés sociaux ?

    Alors, tous pourris ? Certainement pas ! Mais la tolérance trop longtemps affichée par l’électorat devant ces compromissions pourrait être en train de s’éroder. Et c’est tant mieux ! Sans jouer les moralistes, comment imaginer que des gens se prêtant à des manipulations financières, à des renvois d’ascenseur occultes, à tous les arrangements possibles avec la loi ne fassent pas de même avec leur programme ? Et avec l’intérêt public ?

    « Chez ces gens-là, disait Jacques Brel, on ne vit pas, on triche. »

    1Dans l’Enfer de Bercy, Frédéric Says, Marion L’Hour, J.-C. Lattès, Paris, 2017

    #France #Elections_Présidentielles #Fillon #Macron #LePen #caricature

    • Même si ce texte, une fois de plus, enfonce une porte ouverte (il n’y a qu’à relire Reclus, Pouget, Zo d’Axa et tant d’autres !), il l’enfonce avec talent et avec grandeur.
      Tant mieux si ce système électoral part en sucette ; sous réserve que l’on contrôle ce qui va le remplacer et c’est pas gagner...
      Ceux qui défendent le vote à tout prix « parce que tant de gens sont morts pour l’avoir » devraient s’interroger et se demander si ce sont simplement des salopards qui en ont fait ça ou si le système de délégation n’est pas vicié dès le départ...

  • Vu aujourd’hui dans le journal Le Courrier. Un article sur la #violence_domestique et une nouvelle législation en cours de discussion dans le Canton de Vaud (Suisse).
    Voici l’image utilisée pour illustrer l’article (format papier) :

    Alors que dans le format web c’est cette #image qui a été choisie :


    http://www.lecourrier.ch/146503/haro_sur_les_conjoints_violents

    Or, je suis très #doubtful autour du choix iconographique pour la version papier...
    Car moi j’y vois une #femme qui lance une veste à un #homme, et donc une femme qui agresse un homme... Or, l’article parle de violence domestique, et tout le monde sait que les actes violents perpétrés au sein du couple sont dans la très grande majorité des cas le fruit de gestes de la part d’hommes sur les femmes...

    Je me trompe peut-être d’analyse... mais je voulais la partager avec vous

    #photographie #journalisme #presse #genre

    cc @albertocampiphoto

    • La veste peut aussi être jetée d’un geste de la main de la femme allant du bas vers le haut (avec un mouvement circulaire).

      Un collègue m’a répondu ainsi, et c’est un point de vue très différent du mien :

      « Pas simple d’illustrer la chose et la je trouve que ce n’est pas mal - la position de l’homme et la femme, l’objet entre deux… un couple qui semble issus des classes favorisées … plutôt bien pour contrer les stérotypes. »

    • Je me suis toujours demandée pourquoi il fallait « illustrer » sans jamais par exemple passer par de l’asbtraction. Le mécanisme des violences conjugales ne se résument pas à un geste violent, quel qu’il soit... Je n’ai jamais vu d’illus très fines sur le sujet...

  • Une application collecte les #bruits de #Genève

    Le but de l’application développée par l’EPFL est d’établir une #cartographie du bruit pour évaluer la qualité de vie dans le canton.

    http://www.lecourrier.ch/146501/une_application_collecte_les_bruits_de_geneve
    #paysage_sonore #santé_publique #sons #app

    L’application s’appelle NoiseCapture et est en train d’être développée par l’EPFL :
    Une app pour mesurer l’environnement sonore dans le canton de Genève

    02.02.17 - L’EPFL invite les possesseurs de #smartphone #Android, habitant le canton de Genève ou de passage, à enregistrer les bruits qui les entourent. L’objectif ? Etablir une #cartographie_participative de l’#environnement_sonore du canton afin d’y évaluer la #qualité_de_vie.

    http://actu.epfl.ch/news/une-app-pour-mesurer-l-environnement-sonore-dans-l