https://www.anses.fr

  • Protection des végétaux : identifier au plus tôt l’arrivée du scarabée japonais en France | Anses - Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail
    https://www.anses.fr/fr/content/protection-des-v%C3%A9g%C3%A9taux-identifier-au-plus-t%C3%B4t-l%E2%80%99arriv%

    Le scarabée japonais est déjà présent en Italie et en Suisse depuis quelques années, la probabilité qu’il entre en France est haute. Cet insecte ravageur représente une menace pour des centaines d’espèces de végétaux.

  • Ultra vénère de lire ce témoignage de Bruno Andreotti : #Covid19, #aerosolisation et responsabilité criminelle gouvernementale...

    Il y a un mois, je reçois un mail un dimanche après-midi de l’ANSES me demandant si je souhaite faire partie d’un comité groupe d’expertise collective en urgence (GECU) sur les risques de transmission par voie aérienne de la Covid 19, sujet sur lequel je travaille.

    Les questions posées au groupe de travail correspondent en tout point à un rapport de sécurisation sanitaire remis la veille —travaillant sur la dynamique des gouttes en aérosol dans les brumes et les nuages, me rendre utile à la société en travaillant sur la Covid était naturel.
    La lettre d’invitation me demandait une liste de noms pour compléter le comité de travail… Après avoir rempli un formulaire en ligne qui m’a pris 2h, je n’ai plus eu aucune nouvelle avant d’en demander ce soir.
    J’ai appris par retour de mail mon éviction de ce comité. Je ne crois pas que nous soyons nombreux en France à travailler sur le risque de transmission aéroportée.

    Au delà de l’incorrection, je ne comprends pas ce à quoi joue le ministère commanditaire du rapport de l’ANSES.

    J’ai passé mes jours et mes nuits à éplucher toute la littérature scientifique sur les courbes dose-réponse, les courbes de charge virale, la dynamique des aérosols qui portent les particules virales et j’aurais aimé discuté avec les virologues sur les données manquantes.
    Je suis très déçu ; travailler un mois dans un groupe multi-disciplinaire, cela m’enthousiasmait ; avoir enfin une ouverture vers l’appareil d’Etat, plutôt que les collectivités locales et les agents économiques non étatiques, cela m’enthousiasmait.
    Que le ministère ait changé le contour du groupe de travail sur le risque de contamination aéroportée en en supprimant… le risque ET la contamination aéroportée, pour le réduire aux données virologiques (dose réponse sur modèle animal et tissus cellulaires)…
    Bref.

    Pour bien apprécier la chose :
    • le milieu de la virologie a nié, partout dans le monde, la possibilité d’une transmission par voie d’aérosol.
    • le monde politique, les comités hospitaliers et les agences sanitaires ont 8 mois de retard sur l’état de l’art scientifique.
    • le milieu de la santé est très mal formé aux questions d’aérosol et d’hydrodynamique (ainsi, la responsable Covid de mon université a soutenu pendant des mois qu’ouvrir les fenêtres allait concentrer le virus…)

    On m’a fuité la composition du groupe : on n’y trouve personne qui ait travaillé sur la transmission aéroportée de Sars-Cov-2, personne qui connaisse la physico-chimie des aérosols, et nombre de collègues venus des domaines qui ont nié pendant un an la transmission aéroportée.

    Ce n’est pas comme lanceur d’alerte pénible qu’il me semblait avoir ma place, mais parce qu’objectivement, nous sommes peu à avoir, depuis une certaine discipline, avalé les centaines d’articles dans trois disciplines différentes permettant de construire.
    Les personnes qui m’ont fait évincer depuis le ministère (probablement comme lanceur d’alerte pénible) n’ont même pas conscience que le rapport sera décortiqué dès sa parution et mis en pièce s’il n’est pas à la hauteur (scientifique) des enjeux graves du moment.

    Quel type de conséquences dans le verrouillage de la composition de groupe de travail ANSES de ce type ? Par exemple de produire un rapport sur les purificateurs d’air intérieur qui… ignore les purificateurs d’air à filtre Hépa.
    –> https://www.anses.fr/fr/system/files/AIR2012SA0236Ra.pdf

    Le rapport ne dit rien de faux, bien sûr, mais passer à côté d’un système éprouvé en usage dans tous les trains, dans tous les avions, dans tous les immeubles modernes, cela conduit le politique à faire des erreurs aux conséquences très graves.
    –> extrait du 7/9 sur France Inter le 2 novembre 2020 avec J.M. Blanquer : "On a fait une étude sur les purificateurs d’air et ça n’est absolument pas probant. Mais chaque fois qu’on peut ouvrir les fenêtres, il faut le faire" : https://twitter.com/franceinter/status/1323171923203969026

    Je tiens pour vrai que la science repose sur des faits objectivés et des méthodes explicites, mais surtout sur l’invention de cadres régulés pour la confrontation critique. Plus un groupe de travail présente de diversité, et plus il a de chance de démêler savoirs et croyances.

    S’engueuler scientifiquement n’est jamais un problème et ne laisse aucune trace (autre qu’égotique) : quand on a tort, on a tort ; on en convient et on passe.

    Le contrôle politique de « l’expertise », je trouve que c’est l’abomination.

    Source https://twitter.com/Andreotti_B/status/1383116127652491265

  • L’Anses met en garde contre la consommation de compléments alimentaires pouvant perturber la réponse immunitaire | Anses - Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail
    https://www.anses.fr/fr/content/l%E2%80%99anses-met-en-garde-contre-la-consommation-de-compl%C3%A9ments-alimen

    Plusieurs plantes ont été identifiées comme présentant des effets contre-productifs dans la défense contre le coronavirus. Il s’agit des plantes contenant des dérivés de l’acide salicylique (analogues de l’aspirine), telles que le saule, la reine des prés, le bouleau, le peuplier, la verge d’or, les polygalas mais aussi des plantes contenant d’autres anti-inflammatoires végétaux, telles que l’harpagophytum, les échinacées, le curcuma, la griffe du chat (appelée aussi liane du Pérou), les plantes des genres Boswellia et Commiphora (connues pour leurs gommes-oléorésines appelées respectivement « encens » et « myrrhe »).

  • Des fois que tu te poserais la question : Covid-19 : les boues de stations d’épuration produites pendant l’épidémie ne peuvent être épandues qu’après hygiénisation | Anses
    https://www.anses.fr/fr/content/covid-19-les-boues-de-stations-d%E2%80%99%C3%A9puration-produites-pendant-l%E2

    Les boues de stations de traitement des eaux usées produites lors de l’épidémie de Covid-19 peuvent-elles contenir et disséminer le virus lors des épandages agricoles ? Saisie en urgence de cette question alors que la période d’épandage va débuter, l’Anses considère le risque de contamination par le SARS-CoV-2 comme faible à négligeable pour les boues ayant subi un traitement hygiénisant conforme à la réglementation. En revanche, au vu des données actuellement disponibles, il n’est pas possible de définir avec précision le niveau de contamination pour les boues non traitées, ni de préciser une période de stockage au-delà de laquelle le virus serait inactivé. En conséquence l’Agence recommande de ne pas épandre de boues d’épuration produites durant l’épisode épidémique sans hygiénisation préalable.

    Plus de 70% des boues issues des stations de traitement des eaux usées sont utilisées en agriculture, dans le but d’apporter aux sols de la matière organique et des éléments fertilisants comme de l’azote et du phosphore.

    Des particules virales du SARS-CoV-2 ont été détectées dans les selles de certains patients. Si, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, on ne dispose à ce jour d’aucune preuve de la survie du SARS-CoV-2 dans les eaux usées, il a été montré que des coronavirus apparentés pouvaient rester infectieux dans ces eaux pendant plusieurs jours. Avant le début des épandages, les ministères en charge de l’Agriculture et de la Transition écologique et solidaire ont donc saisi l’Anses en urgence pour expertiser les risques éventuels liés à l’épandage de boues de stations de traitement des eaux usées urbaines durant l’épidémie de Covid-19.

    La transmission se faisant par les voies respiratoires, les préoccupations concernent surtout l’exposition aux gouttelettes et aux poussières susceptibles d’être émises lors de l’épandage des boues.

  • L’Anses publie son rapport intermédiaire relatif à l’exposition de la population aux champs électromagnétiques liée au déploiement de la 5G et aux effets sanitaires associés
    https://reseau.developpez.com/actu/291649/L-Anses-publie-son-rapport-intermediaire-relatif-a-l-exposition-d


    En gros, on ne sait rien, donc on se dépêche de lancer…

    Compte tenu du manque de données dans la bande autour de 3,5GHz, peut-on extrapoler à cette bande les résultats des expertises précédentes sur les effets sanitaires des radiofréquences (8,3kHz-2,45GHz) ?
    À partir des données de la littérature disponibles dans les fréquences entre 20 et 60GHz, peut-on identifier des effets sanitaires potentiels ?
    Compte tenu des spécificités des signaux de la 5G, peut-on anticiper l’exposition des populations et son impact sanitaire ?

    • Concernant la bande 3,5 GHz qui sera la première à être déployée en France dès cet été, l’agence met en évidence « un manque important, voire une absence de données relatives aux effets biologiques et sanitaires potentiels dans les bandes de fréquences considérées ». L’exposition serait proche de celle du 2,4 GHz, utilisée pour les communications Wi-Fi. Toutefois, la spécificité des signaux 5G (modulation, puissance) pourrait en influencer les niveaux. Le Comité d’experts spécialisé de l’ANSES a conclu à la nécessité de mener des études complémentaires.

      Pour ce qui est des ondes millimétriques, les effets ont été largement étudiés, mais pour les fréquences comprises entre 40 et 60 GHz. Pour le 26 GHz qui va être déployé à l’horizon 2022, il va falloir extrapoler les données disponibles à partir des fréquences autour de 30 GHz dont les propriétés seraient similaires. Mais là encore, le Comité d’experts recommande que de nouvelles études soient réalisées spécifiquement dans la bande 24,25-27,5 GHz.
      […]
      Au-delà des questionnements sur les interactions ondes-tissus biologiques relatives aux fréquences d’exposition et formes des signaux, une attention particulière devra être portée aux évolutions des expositions environnementales. En effet, pour atteindre les performances annoncées, la 5G utilisera des antennes dites « intelligentes », de type « MIMO ». Ces dispositifs comportent de nombreuses petites antennes, permettant ainsi de focaliser l’émission sur une zone donnée ; elles permettent ainsi de diriger le signal radio uniquement vers les utilisateurs quand ils en ont besoin plutôt qu’il soit émis dans toutes les directions de manière constante. Les puissances instantanées seront donc plus importantes,mais théoriquement plus limitées dans le temps et dans l’espace, ce qui modifiera les schémas d’exposition des utilisateurs. Par conséquent, les méthodes de mesure devront être adaptées, afin de préciser l’exposition du public. L’ANFR a étudié, dans le cadre des phases pilotes de tests 5G, l’impact de ces évolutions dans la façon de mesurer les niveaux d’exposition du public aux ondes. Les données recueillies seront communiquées à l’Anses pour qu’elle conduise au mieux son expertise sur les aspects sanitaires.

      lien vers le rapport : https://www.anses.fr/fr/system/files/AP2019SA0006Ra.pdf

  • SDHI : la réponse de l’ANSES à "l’appel des coquelicots"
    Madame, Monsieur,
    Vous nous avez écrit pour relayer l’appel des Coquelicots à interdire sans attendre les SDHI « au nom de la science ».
    Nous le répétons et tenons à vous en assurer : au regard des connaissances aujourd’hui disponibles, il n’y a pas de raison scientifiquement valable de craindre un risque sanitaire pour l’Homme et l’environnement, dans les conditions d’usage autorisées en France pour ces produits.
    Il n’y a pas aujourd’hui d’alerte sanitaire !
    Vous pouvez trouver des informations détaillées concernant les travaux de l’Agence sur le traitement de l’alerte sur les SDHI en cliquant sur les liens suivants : #SDHI1 #SDHI2


    #SDHI1 https://www.anses.fr/fr/content/sdhi-l%E2%80%99anses-fait-le-point-sur-les-travaux-lanc%C3%A9s-suite-%C3%A0-l%
    #SDHI2 https://www.anses.fr/fr/content/point-sur-les-sdhi

  • « Que ces gens-là arrêtent de délirer » : la FNSEA dénonce la position des écologistes à propos de la consultation sur les pesticides
    https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/que-ces-gens-la-arretent-de-delirer-la-fnsea-denonce-la-position-des-ec


    Christiane Lambert, présidente du syndicat agricole FNSEA, devant l’hôtel de Matignon, le 5 septembre 2019.
    FRANCOIS GUILLOT / AFP

    Christiane Lambert, la présidente du syndicat agricole, revient sur la consultation, lancée lundi par le gouvernement, au sujet de la distance à respecter entre les habitations et les zones d’épandage de pesticides.

    La présidente du syndicat agricole FNSEA a dénoncé lundi 9 septembre sur franceinfo « des écologistes et des politiques qui, tout le week-end, n’ont pas arrêté d’insulter et de mépriser les agriculteurs », au sujet de la consultation lancée lundi par le gouvernement pour fixer, dans la loi, une distance minimale entre les champs traités aux pesticides et les habitations. « Que ces gens-là arrêtent de délirer », a ajouté Christiane Lambert.

    Les distances proposées par le gouvernement s’appuient sur le dernier rapport de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) : 5 mètres pour les cultures basses et 10 mètres pour les cultures hautes. Une distance jugée ridicule par les associations écologistes.

    franceinfo : 5 ou 10 mètres, n’est-ce pas une mesurette ?
    Christiane Lambert : Les écologistes et des politiques n’ont pas arrêté tout le week-end d’insulter et de mépriser les agriculteurs. Ce n’est du tout une mesurette, ceux qui parlent n’ont jamais vu un pulvérisateur pour certains d’entre eux. Quelle voix doit prévaloir ? Celle des scientifiques. Que dit l’Agence nationale de sécurité (Anses) ? Elle dit : 3, 5 et 10 mètres pour les produits les plus problématiques. Que font les autres pays ? Un mètre au Danemark, rien dans la majorité des pays européens. Que ces gens-là arrêtent de délirer. Ce sont des distances qui ont été fixées de façon politique par un maire [le maire de Langouët avait pris un arrêté interdisant les pulvérisation à moins de 150 mètres des maisons] qui a voulu faire un clash et exister. C’est aujourd’hui à peine 25 maires sur 36 000 maires qui, eux, n’ont qu’une chose en tête : cultiver le bien-vivre ensemble et ne pas caricaturer les agriculteurs.

    Le maire de Langouët prône une distance de 150 mètres. Vous trouvez aberrant d’évoquer une distance plus importante quand on parle de produits chimiques ?
    Bien sûr, c’est aberrant. Il le sait lui-même. A Langouët, où il y a une densité de population importante, le village s’est développé en allant dans les champs. Aujourd’hui, il veut imposer une distance que personne ne juge fiable. Les scientifiques n’ont jamais parlé de 150 mètres. 150 mètres, c’est retirer 15 à 20% de la surface agricole française. Qui peut penser que c’est possible ? Sauf ceux qui veulent une France sans pesticides.

    Cette consultation est lancée alors que la décision semble être déjà prise, est-ce que ce n’est pas le meilleur moyen de donner l’impression que le gouvernement suit les souhaits de la FNSEA ?
    Qui a dit 3 ou 5 mètres ? Ce sont les scientifiques de l’Anses. Tout le monde s’excite aujourd’hui avec cette histoire de 150 mètres. Moi, je pense qu’il faut raison garder, écouter les scientifiques, ceux de l’agence nationale, ceux des instituts techniques. Ils n’ont pas suffisamment voix au chapitre.

    • Le rapport de l’ANSES

      Avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif à une demande d’appui scientifique sur les mesures de protection des riverains lors de l’utilisation des produits phytosanitaires

      https://www.anses.fr/fr/system/files/PHYTO2019SA0020.pdf

      La recommandation est tout sauf claire… Dans les conclusions et recommandations, après s’être appuyé plein de trucs, on lit :

      • Concernant les mesures de gestion des risques
      Afin de limiter l’exposition des résidents pendant ou après application par pulvérisation, la mise en place de distances de sécurité par rapport aux bâtiments occupés et aux parties non bâties contiguës à ces bâtiments, est recommandée. Elles devraient être au moins égales aux distances introduites dans l’évaluation des risques pour les résidents qui sont basées sur le type de culture et le matériel utilisé, ou supérieures, par mesure de précaution en particulier pour les produits classés cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction.

      Les distances évoquées (lourdement…) par Madame Lambert sont celles évoquées indirectement dans la partie que j’ai mise en gras qui renvoie au Tableau 2, page 8 de l’Avis. Elles ne sont en aucun cas des distances préconisées, ce sont les distances auxquelles ont été réalisées les mesures. Et encore !… comme on le voit dans ledit tableau, pour l’arboriculture, le rapport mentionne 2-3, 5 et 10 mètres dans le tableau tout en indiquant en note que seule une seule distance a été utilisée (8 mètres…) et qu’on se contentait donc de recopier ce chiffre pour les 3 lignes…

      Pour l’ANSES, les futures distances réglementaires à mettre en place devraient être au moins égales aux distances… ce que la FNSEA et le gouvernement interprètent donc instantanément sous la forme doivent être égales…

    • Par ailleurs, l’Avis de l’ANSES mentionne les mesures prises par d’autres pays de l’UE :

      • en Slovénie (texte en anglais, je ne sais pas pourquoi ils ont pris celui-là plutôt que l’original en slovène…) :
      une zone tampon de 20 mètres, en l’absence de mesures particulières, susceptible d’être réduite en présence desdites mesures,
      • la région Wallonie impose 50 mètres pour les écoles, etc.
      • l’Allemagne fixe un minimum de 2 mètres (cultures basses) et 5 mètres (cultures hautes), en gros sur la même méthode que celle utilisée par l’ANSES : c’est à ces distances qu’on a fait les mesures et qu’on a calibré les modèles de dispersion…

      Insister sur les fondements scientifiques des ces évaluations/préconisations me parait pour le moins hasardeux.

  • Qualité de l’air. De nouvelles particules à surveiller - Santé - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/sante/qualite-de-l-air-de-nouvelles-particules-a-surveiller-et-le-trafic-rout

    Les particules fines ne sont pas les seules à être mauvaises pour la santé : les particules ultra-fines, le carbone suie et le carbone organique présentent aussi un risque. C’est pourquoi, l’Anses, qui tire la sonnette d’alarme, recommande de réduire sérieusement le trafic routier.

    L’Agence nationale de sécurité sanitaire a passé au crible des études sur les particules de l’air ambiant extérieur et leur impact sur la santé en fonction de leur composition, leur source et leur taille. Elle a aussi étudié l’impact de la composition du parc de véhicules automobiles sur la pollution atmosphérique.

    « Les particules recouvrent un terme générique qui comprend un mélange de polluants : on a des tailles différentes et même la composition diffère selon la source », explique Guillaume Boulanger, de l’Unité d’évolution des risques liés à l’air, à l’Anses. « Nous avons regardé s’il y avait des effets sur la santé en lien avec certains composés des particules ou en fonction de leur taille ou de leur source », ajoute-t-il.

    Les conséquences sanitaires de l’exposition aux particules fines sont déjà connues. Selon Santé publique France, elle entraîne, chaque année, 48 000 morts prématurées dans le pays. Mais il existe aussi de nombreuses preuves « d’effets néfastes pour la santé concernant le carbone suie, le carbone organique et les particules ultra-fines (taille nanométrique) », selon l’Anses. Ces particules sont, notamment, issues du trafic routier, mais aussi de l’industrie ou du chauffage au bois.

    « Les particules ultra-fines ont des effets au niveau respiratoire ou cardiovasculaire : elles vont dans l’arbre respiratoire, jusqu’aux alvéoles, et elles rejoignent la circulation sanguine », indique Guillaume Boulanger.

    Quant au carbone suie et au carbone organique, ils résultent de la combustion incomplète issue des moteurs, surtout diesel, ou de la combustion résiduelle de bois ou de charbon. « Ils comprennent des composés très réactifs qui vont créer des inflammations au niveau respiratoire plus importantes et ils peuvent aussi provoquer des cancers », avertit-il.

    • Pollution de l’air : nouvelles connaissances sur les particules de l’air ambiant et l’impact du trafic routier | Anses - Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail
      https://www.anses.fr/fr/content/pollution-de-l%E2%80%99air-nouvelles-connaissances-sur-les-particules-de-l%E2%

      L’Anses publie ce jour les résultats de son expertise relative aux particules de l’air ambiant. A partir d’une revue méthodique de la littérature scientifique, l’Anses confirme avec des niveaux de preuve forts, les effets sur la santé (atteintes respiratoires et cardiovasculaires et décès anticipés) liés à certaines composantes des particules de l’air ambiant dont les particules ultrafines, le carbone suie et le carbone organique. Aussi, l’Agence recommande de prendre en compte en priorité ces trois indicateurs particulaires dans les politiques publiques relatives à l’air. L’Anses confirme également avec des niveaux de preuve forts, les effets sur la santé de l’exposition à différentes sources d’émission en particulier le trafic routier, la combustion de charbon, de produits pétroliers et de biomasse et insiste donc sur la nécessité d’agir sur ces sources d’émission. Par ailleurs, au vu de la rareté des données, l’Anses recommande de poursuivre les efforts de recherche sur les effets sur la santé associés à d’autres sources de particules telles que l’agriculture, le transport maritime, l’activité aéroportuaire. Concernant les émissions de polluants issues du trafic routier, l’Agence conclut que les évolutions de technologies du parc de véhicules permettront une diminution plus ou moins marquée de la pollution de l’air ambiant selon les scénarios, mais qu’elles seront insuffisantes pour améliorer, à elles seules, la qualité de l’air ambiant dans les agglomérations. L’Anses recommande ainsi d’encourager la promotion des technologies alternatives et surtout la réduction du trafic, à travers notamment le renforcement des autres modes de mobilité, dans le cadre des politiques d’amélioration de la qualité de l’air.

  • Les LED sont-elles nocives pour la rétine ? - Journal de l’environnement
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/les-led-sont-elles-nocives-pour-la-retine,77676?xtor=RSS-31

    Chez le rat, l’éclairage de type LED s’avère néfaste pour la rétine, même à des conditions normales d’exposition, suggère une étude française publiée dans la revue Neuroscience. Si rien ne prouve qu’il en soit de même chez l’homme, les chercheurs appellent à la prudence.

    #Paywall pour l’article et aussi pour l’étude publiée par Elsevier

    • http://dx.doi.org/10.1016/j.neuroscience.2016.10.015
      19 October 2016

      Ligne 308

      At 500 lux, which is the recommended light intensity for domestic lighting, #CFL did not induce any
      photoreceptor cells loss, neither in pigmented nor in
      albino rats at the inferior retina level (Fig. 5, left column). At the superior retina, however, the same dose induced a decrease in the number of photoreceptor’s rows when #LEDs light was used.

      Sur l’ANSES, un article Mis à jour le 21/09/2016
      https://www.anses.fr/fr/content/led-diodes-%C3%A9lectroluminescentes

      Il existe actuellement peu de données d’exposition des personnes relatives à un éclairage, qu’il s’agisse des systèmes utilisant des LED ou d’autres types de sources lumineuses. L’Anses n’a ainsi pu présenter des évaluations des risques chiffrées que dans le cas de l’exposition à la lumière bleue, selon les principes développés par la norme NF EN 62471. Cette norme relative à la sécurité photobiologique des lampes propose un classement en groupes de risque liés à la durée d’exposition maximale admissible de l’œil à la lumière.
      Les mesures de luminance5 effectuées font apparaître que certaines LED accessibles à l’achat pour le grand public et potentiellement utilisées en éclairage domestique, pour des applications de signalisation et de balisage, appartiennent à des groupes de risque plus élevés que ceux des éclairages traditionnels.

      Ben ouaiiis coco, met ça, faudrait pas se mouiller dans le prochain #scandale_sanitaire … on a aussi les écrans LED à défendre … entretemps avec les économies, on continue le nucléaire.

      raaaa …et pour les ampoules CFL le risque sanitaire vient du rayonnement électro magnétique
      https://www.anses.fr/fr/content/les-lampes-fluorescentes-compactes

      La Commission de la sécurité des consommateurs (CSC) a rendu en janvier 2011 un avis relatif aux lampes fluorescentes compactes dans lequel elle recommande aux consommateurs d’éviter toute exposition prolongée à ces lampes dans un rayon de proximité qu’elle fixe à une distance minimale de 30 cm. Elle précise que les porteurs de dispositifs médicaux implantables et de prothèses électriques devraient particulièrement respecter cette consigne, en raison des risques de perturbation du fonctionnement de ces appareils par les champs électromagnétiques produits par les lampes.

      En passant … le lien ANSES mène à http://www.securiteconso.org/avis-relatif-aux-risques-lies-a-lutilisation-des-lampes-fluocompactes #loi_du_marché #économie_sur_nos_vies #santé_publique #éclairage_domestique

      Le marché français des lampes domestiques peut être estimé à 180 millions d’unités vendues chaque année qui sont en majorité des lampes à incandescence.

      Les lampes domestiques disponibles sur le marché peuvent être classées en quatre catégories : les lampes à incandescence classiques, les lampes à incandescence « halogène », les lampes fluocompactes et les diodes électroluminescentes.

      Une ampoule fluo-compacte consomme 4 à 5 fois moins mais coute 10 fois plus cher au #consommateurice

      #vive_la_bougie

      http://dx.doi.org/10.1016/j.neuroscience.2016.10.015
      Ligne 547

      Taken together these data suggest that the blue component of the white-LED may cause retinal toxicity at occupational domestic illuminance and not only in extreme experimental conditions, as previously suspected (Behar-Cohen et al., 2011; van Norren and Gorgels, 2011). It is important to note that the current regulations and standards have been established on the base of acute light exposure and do not take into account the effects of repeated exposure (Jarrett and Boulton, 2012; Protection, 2013).
      Moreover, no clear surrogate marker of light-induced retinal stress is used to detect sub-clinical retinal damage, that with time, could induce a different type of toxicity such as the one seen in AMD (Marquioni-Ramella and Suburo, 2015).

      Since LEDs will very soon become the predominant light source in our domestic environment, it becomes urgent to establish a safe way to use them in the short and long term.

      #ampoules_électriques #AMD (#dégénérescence_maculaire) #yeux #rétine #glaucome #aveugle

    • @vazi pfff, rien ne t’échappe sur les longues recherches que j’ai posté sous ton post. Très bien, je suis preneuse d’infos !

      Il me semble cependant que le lien n’est pas direct mais qu’une affectation des cellules de la rétine va créer une situation propice au glaucome. La plus évidente comme cause étant le décollement de la rétine.

      Le glaucome étant une nécrose du nerf optique avec dégénérescence cellulaire irrémédiable, on commence à savoir qu’il n’est pas forcément dû à la tension intraoculaire.

  • Des nanoparticules potentiellement cancérogènes dans plus de 100 sucreries pour enfants
    http://multinationales.org/Des-nanoparticules-potentiellement-cancerogenes-dans-plus-de-100-su

    De nombreuses marques de bonbons, chocolats et biscuits pour enfants contiennent du colorant E171, c’est-à-dire du dioxyde de titane contenant des nanoparticules de quelques milliardièmes de mètres. Le tout sans aucun étiquetage, alors que ces substances sont considérées comme dangereuses par de nombreuses autorités sanitaires. Vous avez peut-être déjà repéré la mention de ce colorant sur des produits alimentaires : le « E171 ». Il s’agit de dioxyde de titane. Il sert à améliorer l’aspect du produit en (...)

    Actualités

    / #Agroalimentaire, #Agriculture_et_alimentation, #nanotechnologies, #nouvelles_technologies, #alimentation, santé (...)

    #santé_environnement
    « https://www.bastamag.net/Nanotechnologies-ces-redoutables »
    « http://www.agirpourlenvironnement.org/communiques-presse/halloween-enquete-%E2%80%93-plus-de-100-sucreries-contiendra »
    « http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2011:304:0018:0063:FR:PDF »
    « https://www.anses.fr/fr/system/files/AP2012sa0273Ra.pdf »
    « http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/17435390.2016.1238113 »

  • Consultation publique sur le rapport « Hypersensibilité électromagnétique ou intolérance environnementale idiopathique attribuée aux champs électromagnétiques » | #Anses - Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail
    https://www.anses.fr/fr/content/consultation-publique-sur-le-rapport-hypersensibilité-électromagnétique-ou-int

    Les #radiofréquences constituent un objet de préoccupations sanitaires, environnementales et sociétales important depuis plusieurs années en France et à l’étranger, ce qui a conduit l’Agence, en réponse aux demandes de ses ministères de tutelle, à publier des avis et rapports d’expertise collective en 2003, 2005 et 2009, 2013 et, le dernier en date sur « radiofréquences et santé des enfants », en 2016.

    L’Anses a décidé d’accorder à la question de l’hypersensibilité aux champs électromagnétiques (EHS) ou intolérance environnementale idiopathique attribuée aux champs électromagnétiques, une attention particulière en lui consacrant une expertise scientifique approfondie. Ce choix atteste de l’importance que l’Anses accorde à ce sujet, ainsi qu’aux personnes qui souffrent d’EHS, que les symptômes soient désignés sous le terme d’hypersensibilité électromagnétique, d’électro(hyper)sensibilité, d’intolérance environnementale idiopathique attribuée aux champs électromagnétiques ou de sensibilité aux dispositifs et/ou appareils de communication sans fil.

    Cette expertise collective a été confiée au groupe d’experts « radiofréquences et santé » de l’Anses. Comme toutes les expertises de l’Anses, elle est principalement basée sur la littérature scientifique. Compte tenu de la complexité du sujet, des limites de nombreux articles scientifiques, de l’absence d’études sur certaines questions, ainsi que des controverses qui résultent de ces difficultés, le groupe de travail a décidé de remonter aux expériences de terrain. Il s’est ainsi intéressé, au travers d’auditions, aux témoignages de différentes parties prenantes (médecins hospitaliers et médecins généralistes, associations et collectifs de citoyens, élus, chercheurs, etc.).

    Le groupe de travail s’est intéressé en particulier aux questions suivantes :
    • Comment définir l’EHS ? Quels sont les symptômes dont souffrent les personnes EHS ? Quels sont les éléments caractéristiques de leur parcours ? Quels en sont les critères diagnostiques et quelles ont été les tentatives pour les préciser et/ou les valider ? Une meilleure caractérisation clinique des symptômes est-elle possible ? Le cas échéant, quels critères diagnostiques pourraient être proposés ? L’inclusion des deux IEI définies par l’OMS dans le cadre des syndromes médicalement inexpliqués non attribués à l’environnement est-elle justifiée ?
    • Comment la question de l’EHS est-elle traitée par les différentes parties prenantes (professionnels de santé, pouvoirs publics, associations et médias) ?
    • Quelles sont les interactions connues entre les champs électromagnétiques et l’être humain ? L’organisme humain dispose-t-il de détecteurs ou de récepteurs spécifiques aux champs électromagnétiques ?
    • Les données scientifiques disponibles permettent-elles de mettre en évidence une spécificité des symptômes pour les personnes EHS ? L’exposition aux champs électromagnétiques provoque-t-elle les symptômes fonctionnels de l’EHS et/ou des modifications biologiques, physiologiques, cognitives et/ou psychosomatiques mesurables (études de provocation) ? Les données issues de la littérature scientifique permettent-elles d’établir un lien de causalité entre les symptômes ressentis et les expositions aux champs électromagnétiques ?
    • Quelles sont les hypothèses susceptibles d’expliquer l’origine des troubles ressentis par les personnes EHS ?
    • Que peut-on dire des modes de prise en charge médicale des personnes EHS et de leur efficacité ? Y a-t-il des traitements validés de l’EHS ? Que peut-on dire scientifiquement des protections anti-ondes mises en œuvre par les sujets EHS et de leur efficacité ?

    Le rapport d’expertise pré-définitif, objet de la présente consultation, a été réalisé conformément aux règles d’expertise collective de l’Anses. Ces travaux d’expertise, issus d’un collectif d’experts aux compétences complémentaires ont été réalisés dans le respect de la norme NF X 50-110 « qualité en expertise ».

    Considérant l’importance, la complexité et la sensibilité du sujet, l’Agence a souhaité porter ce rapport d’expertise pré-définitif à la connaissance des membres de la communauté scientifique et des parties prenantes intéressées, afin de recueillir leurs commentaires éventuels.

    Cette consultation publique est ouverte du 27 juillet au 30 septembre 2016 inclus.
    Elle vise à recueillir des données et commentaires scientifiques complémentaires qui pourront être pris en compte dans l’élaboration finale du rapport d’expertise.

    L’ensemble des commentaires fera l’objet d’une analyse systématique et détaillée par l’Agence. Un tableau annexé au rapport présentera :
    – l’auteur du commentaire, son organisme d’appartenance et sa fonction (sauf demande expresse d’anonymat) ;
    – le commentaire tel qu’il a été communiqué ;
    – la réponse de l’Anses au commentaire, avec la traçabilité des modifications éventuelles du rapport d’expertise.

    Suite à la consultation, le groupe de travail « Radiofréquences et santé » finalisera le rapport d’expertise collective et rédigera ses conclusions et recommandations. Le rapport sera ensuite publié selon les procédures habituelles de l’Agence, accompagné d’un avis.

  • L’Anses confirme les risques pour la santé liés au travail de nuit | Anses - Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail
    https://www.anses.fr/fr/content/l%E2%80%99anses-confirme-les-risques-pour-la-sant%C3%A9-li%C3%A9s-au-travail-d

    L’Anses a été saisie pour évaluer les risques sanitaires pour les professionnels exposés à des horaires atypiques, en particulier au travail de nuit, régulier ou non. Cette expertise met en évidence des risques avérés de troubles du sommeil, de troubles métaboliques, et des risques probables cancérogènes, de troubles cardiovasculaires et de troubles psychiques chez les travailleurs concernés. Les enquêtes sur les conditions de travail réalisées auprès de salariés en horaires de nuit indiquent généralement des facteurs de pénibilité physique et des contraintes de travail plus présents.

    Dans ses conclusions, l’Agence estime que le recours au travail de nuit peut se justifier pour des situations nécessitant d’assurer les services d’utilité sociale ou la continuité de l’activité économique. Elle préconise cependant l’optimisation des modes d’organisation du travail de nuit, afin d’en minimiser les impacts sur la vie professionnelle et personnelle des salariés. Elle souligne que tout ce qui réduit la désynchronisation des rythmes biologiques et la dette de sommeil est a priori favorable. Des recommandations organisationnelles précises, qui ne font pas toutes l’objet d’un consensus scientifique, doivent également être étudiées collectivement dans les instances de dialogue social appropriées. Les résultats de cette expertise ont vocation à éclairer utilement ces discussions, tout comme celles qui seront issues du projet de loi visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actif-ve-s actuellement en cours d’examen au Parlement.

  • Embarras autour d’un rapport explosif sur la nocivité des pesticides

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/07/27/embarras-autour-d-un-rapport-explosif-sur-la-nocivite-des-pesticides_4975131

    Ni communiqué ni conférence de presse. C’est pourtant un rapport singulièrement explosif que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié, lundi 25 juillet au soir, sur son site.

    En sept volumes et près de 1 000 pages, il rassemble les connaissances disponibles sur l’exposition des travailleurs agricoles aux pesticides et montre notamment que les risques encourus par cette population de plus d’un million de personnes sont insuffisamment documentés et pris en compte dans le processus d’autorisation des insecticides, fongicides et autres herbicides. « Il est plausible que les informations colligées dans le texte permettent à des victimes d’attaquer l’Etat pour carence », dit un familier du dossier.

    Les modalités de la publication ne sont donc pas allées de soi. Elles ont même suscité de vives tensions entre la direction de l’Anses et les experts mandatés pour établir le rapport, au point que l’arbitrage du Comité de déontologie de l’agence a été nécessaire. Courant juin, même si les grandes lignes du rapport avaient fuité (Le Monde du 23 juin), les organisations non gouvernementales (ONG) redoutaient que le texte ne soit jamais publié.

    « L’Anses se lançait un défi à elle-même »

    Que s’est-il passé ? En 2011, l’Anses s’autosaisit de la question brûlante de l’exposition des travailleurs agricoles aux pesticides. Ce faisant, décrypte un fin connaisseur de l’agence de Maisons-Alfort (Val-de-Marne), « l’Anses se lançait un défi à elle-même, car il était clair que se pencher sur ce sujet conduirait inévitablement à interroger la manière dont les propres experts de l’Anses évaluent les risques de ces produits, avant qu’ils soient mis sur le marché ».

    Quinze chercheurs de plusieurs disciplines (toxicologues, médecins, sociologues…), presque tous extérieurs à l’agence, sont alors sélectionnés. Et ils planchent, quatre années durant, sur le sujet.
    Le rapport est finalisé début 2016 et officiellement présenté le 15 avril aux ministères de tutelles – santé, environnement, agriculture – de l’Anses, la publication officielle étant prévue pour le 1er juin. Jusqu’ici, tout va bien. Mais, quelques jours avant la date dite, les parties prenantes (ONG, industriels, etc.) sont informées que la restitution n’aura pas lieu et qu’elle est remise au 22 du même mois. Mais là encore, la réunion est annulée au dernier moment.

    En cause, la brusque désolidarisation de deux des quinze experts du groupe. Le 13 juin, un bref texte d’une page, exprimant une opinion divergente, est adressé par Sonia Grimbuhler (Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture, Irstea) et Guy Milhaud (Ecole vétérinaire d’Alfort) à la direction de l’Anses.

    Volte-face

    Trait particulier des deux sécessionnistes : tous deux sont membres du comité d’experts spécialisé (CES) de l’Anses chargé d’évaluer les risques des pesticides préalablement à leur homologation… dont la pratique est précisément interrogée par le groupe d’experts.

    La volte-face des deux scientifiques choque leurs pairs. « Tous les membres du groupe ont eu une totale liberté d’expression au cours des discussions et chacun a eu la possibilité d’exprimer d’éventuelles positions divergentes, témoigne Onil Samuel, toxicologue à l’Institut national de santé publique du Québec et seul membre du groupe à avoir accepté de s’exprimer. J’ai été très surpris, comme d’autres, de voir une opinion divergente surgir après la finalisation du rapport. » L’événement est inédit.

    La direction de l’Anses envisage alors d’annexer la fameuse opinion minoritaire au document le plus important du processus d’expertise : l’avis de l’agence, texte d’une vingtaine de pages synthétisant le volumineux rapport.
    Mais la présidente du groupe, Catherine Laurent (Institut national de la recherche agronomique, INRA), et la vice-présidente, Isabelle Baldi (université Bordeaux-II), s’y opposent et saisissent le comité de déontologie de l’agence. L’Anses fait de même, sollicitant à son tour le même comité… dont l’avis est publié au côté de celui de l’agence et du rapport proprement dit.

    L’efficacité des équipements remise en cause

    Les déontologues notent en substance que Mme Grimbuhler et M. Milhaud ont pu se sentir ostracisés au sein du collectif, mais ils valident les protestations du reste du groupe. « Nous estimons qu’annexer la position divergente à l’avis de l’agence lui aurait donné trop d’importance, dit le philosophe Pierre Le Coz, président du comité d’éthique de l’Anses. En revanche, sans juger de sa pertinence scientifique, nous estimons important qu’il en soit tenu compte, en l’annexant au rapport lui-même. On a vu dans le passé des scandales sanitaires rendus possibles par le fait que des avis minoritaires ne pouvaient pas s’exprimer au sein de collectifs d’experts : il faut donc trouver le moyen de les faire exister. »

    Ce n’est pas tout : Mme Grimbuhler n’a pas consigné dans sa déclaration d’intérêts tous ses liens avec l’industrie des pesticides. L’une de ses collaborations avec l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP) y est bel et bien mentionnée, mais, contactée par Le Monde, la chercheuse reconnaît avoir « omis d’indiquer le projet pédagogique Educ’risk », un logiciel développé en collaboration avec la société agrochimique BASF Agro, réalisé « dans le cadre de [s]es fonctions à l’Irstea ». Mardi 26 juillet, Mme Grimbuhler disait avoir rectifié sa déclaration d’intérêts, mais que celle-ci « ne sera disponible que dans quelques jours ».

    Non missionné pour éplucher les déclarations d’intérêts, le comité de déontologie ne s’est pas précisément exprimé sur ce point. « Mais si cette omission est avérée, cela pose la question de la participation de l’experte au groupe de travail », dit M. Le Coz.

    La question se pose d’autant plus que le fameux rapport et l’avis associé ne sont pas seuls en cause. Car pour compliquer encore l’affaire, l’Anses publiait le 13 juin, soit le jour même de l’envoi de l’opinion divergente, un autre avis sur le port d’équipements de protection lors de la « réentrée » des travailleurs agricoles dans les vignobles ou les vergers. Précisément l’un des aspects les plus embarrassants du rapport, qui remet en cause l’efficacité de ces équipements…

    ONG en colère

    Or cet avis du 13 juin, commandé en février par le ministère de l’agriculture, a été en partie rédigé par le comité ad hoc de l’Anses, dont sont membres Mme Grimbuhler et M. Milhaud, les deux scientifiques ayant soumis l’opinion divergente qui a retardé la publication du rapport.

    L’avis précise aussi qu’« aucun lien ou conflit d’intérêts n’a été mis en évidence » parmi les experts : l’affirmation est démentie par la déclaration d’intérêts, même incomplète, de Mme Grimbuhler.

    L’affaire n’est donc pas finie et certaines ONG parties prenantes sont furieuses. « Nous avons été invités le 1er septembre par l’Anses à une “réunion d’information” sur son avis et non à une restitution du rapport en présence des auteurs, fulmine Nadine Lauverjat, de l’association Générations futures. Or l’avis nous semble refléter assez mal certains points cruciaux du rapport… Tout cela, et ce qui a précédé, semble indiquer une volonté d’enterrer coûte que coûte ce texte. »

  • Tiens, tiens ...

    Alerte sur les dangers des radiofréquences pour les enfants
    http://www.lemonde.fr/sante/article/2016/07/08/alerte-sur-les-dangers-des-radiofrequences-pour-les-enfants_4965884_1651302.

    Technologies sans fil, prudence ! C’est l’avertissement que lance, à l’adresse des parents comme des pouvoirs publics, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) dans un rapport d’expertise sur l’exposition aux radiofréquences et la santé des enfants, publié vendredi 8 juillet. Elle pointe en particulier « des effets possibles sur les fonctions cognitives et le bien-être », qui la conduisent à préconiser « un usage modéré et encadré » de ces technologies.

    #radio-fréquences #EHS (Électro-hypersensibilité) #électrosmog #ondes_électromagnétiques

    • L’Anses préconise donc que tous les équipements radioélectriques, en particulier ceux destinés à la jeunesse, soient soumis « aux mêmes obligations réglementaires en matière de contrôle des niveaux d’exposition et d’information du public que celles encadrant les téléphones mobiles », ce qui n’est actuellement pas le cas. Elle prône également de « réévaluer la pertinence » de l’indicateur qui sert aujourd’hui à mesurer l’exposition des usagers – le #débit_d’absorption_spécifique (#DAS) – et de développer « un indicateur représentatif de l’exposition réelle, quelles que soient les conditions d’utilisation ».

      De surcroît, s’agissant cette fois des radiofréquences générées par des sources lointaines (antennes-relais, émetteurs de radio et de télévision), elle recommande de « reconsidérer les valeurs limites d’exposition réglementaires », afin d’assurer « des marges de sécurité suffisamment grandes » pour protéger la santé des enfants. Des pays comme le Canada ou les Pays-Bas ont déjà baissé ces limites, mais les parlementaires français n’ont pas suivi cet exemple dans la loi sur les ondes de janvier 2015.

    • Le PRIARTEM, du coup, prend position contre le plan numérique à l’école (ce qui s’appelle avoir de la suite dans les idées) :

      En ce sens Priartem va s’appuyer sur ces conclusions pour demander une réévaluation du processus normatif et surtout des mesures concrètes de protection des enfants. L’association va ainsi saisir à nouveau le ministère de l’Education Nationale pour un arrêt du plan numérique à l’école. En effet, tel qu’il est aujourd’hui lancé, ce plan se traduit par un déploiement massif de tablettes en WiFi dans les classes y compris dans les maternelles.

      Priartem rappelle que partout où c’est possible les connexions filaires doivent être privilégiées, les appareils « sans fil » devant être réservés aux situations de mobilité.

      Plus que jamais nous devons demander un grand débat public sur le développement numérique dont nous avons besoin au lieu de nous laisser imposer de plus en plus de gadgets connectés. Ceci est d’autant plus crucial que la jeune génération est celle qui aura été la plus exposée et ce, dès le plus jeune âge. Nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir des regrets dans 20 ans, il sera trop tard.

  • Capsules de café : les enjeux sociaux et environnementaux d’un marché en pleine expansion
    http://multinationales.org/Capsules-de-cafe-les-enjeux

    Chaque jour, il se vendrait plus de cinq millions de capsules individuelles de café en France. Ce marché reste largement dominé par #Nespresso, l’inventeur du système et filiale de Nestlé. Or le café en dosette se paie quatre à sept fois plus cher que le sachet de café classique. Cette nouvelle « richesse » profite-t-elle aussi aux producteurs de café, en Afrique ou en Amérique latine ? Les milliards de capsules consommées sont-elles recyclées ? Les concurrents de Nespresso proposent-ils des alternatives (...)

    #Enquêtes

    / Nestlé, #Agroalimentaire, A la une, Nespresso, #chaîne_d'approvisionnement, #matières_premières, #impact_sur_l'environnement, #commerce_équitable, #alimentation, (...)

    #Nestlé #marketing
    « http://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/distribution/20131010trib000789696/cafe-faut-il-lacher-nespresso-pour-ses-concurrents.html »
    « http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e8ccf87c-765a-11e4-af18-ffe6f30f043d/Le_PDG_de_Nespresso_Je_suis_inquiet_de_linstabilit%C3%A9_croissante »
    « https://www.flickr.com/photos/dongga/2951794611

    Flickr
     »
    « http://www.lesechos.fr/18/04/2014/LesEchos/21672-071-ECH_dosettes-de-cafe---un-marche-de-1-3-milliard-qui-continue-de- »
    « http://www.autoritedelaconcurrence.fr/pdf/avis/14d09.pdf »
    « http://www.autoritedelaconcurrence.fr/user/standard.php?id_rub=596&id_article=2339 »
    « http://www.autoritedelaconcurrence.fr/doc/prop_enga_nespresso_avril14.pdf »
    « http://www.ico.org/prices/pr.htm »
    « http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/bsweb/serie.asp?idbank=000442546 »
    « http://www.nestle-nespresso.com/newsandfeatures/nespresso-to-invest-chf-500-million-into-2020-sustainability-strat »
    « http://www.nespresso.com/ecolaboration/fr/fr/article/8/1816/aaa-l-engagement-a-long-terme-de-nespresso-envers-les-cultivateurs.html »
    « https://www.anses.fr/fr/content/les-dosettes-ou-capsules-des-machines-%C2%AB-expresso-%C2%BB-n%E2%80%99augment »

  • Première étude en France sur l’estimation du coût de la pollution de l’air intérieur | ANSES (v WECF France)
    http://www.anses.fr/fr/content/premi%C3%A8re-%C3%A9tude-en-france-sur-l%E2%80%99estimation-du-co%C3%BBt-de-la

    Raffa

    Première étude en France sur l’estimation du coût de la pollution de l’air intérieur | ANSES (v WECF France) - http://www.anses.fr/fr...

    21 seconds ago

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    « Selon la méthode exploratoire développée, le coût pour la collectivité serait de l’ordre de19 milliards d’Euros pour une année. Même si les résultats ont un caractère plus illustratif que définitif du fait des hypothèses et deslimites identifiées, il en ressort que les coûts associés à l’impact sanitaire de l’exposition aux particules représentent une part prépondérante du coût global. » - Raffa

  • Pour les fêtes de Noël, la téléphonie mobile s’invite sous le sapin. Vous reprendrez bien un peu de 4G avec la bûche ?
    Ondes : modifications biologiques mais...
    https://news.google.com/news/story?ncl=dNjHeH2fRYFTvqMoWKWWbthUuHeuM&hl=fr&topic=h&ned=fr

    Un florilège d’hypocrisie à la une de la presse aujourd’hui. La meilleure est certainement celles des Échos

    L’exposition aux ondes électromagnétiques peut provoquer des modifications biologiques sur le corps mais les données scientifiques disponibles ne montrent pas « d’effet avéré » sur la santé, indique mardi l’Agence de sécurité sanitaire (Anses).

    Oui, vous avez bien lu ! Des modifications biologiques sur le corps (lesquelles par exemple ?) mais pas d’effet avéré sur la santé. http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0203067811903-ondes-radio-pas-d-impact-avere-sur-la-sante-selon-l-anses-617

    Dès janvier 2012, l’association "Robin des Toits adresse une lettre au directeurs de l’ANSES et au président du groupe de dialogue « Radiofréquences et santé » au sein de l’ANSES pour demander

    officiellement et solennellement que le déploiement de la technologie 4G, qui introduira de nouvelles fréquences et augmentera le niveau global d’exposition de la population aux champs électro-magnétiques, soit précédé d’une sérieuse étude d’impact en termes sanitaires et d’exposimétrie.

    http://www.robindestoits.org/4G-Lettre-ouverte-de-Robin-des-Toits-a-l-ANSES-17-01-2012_a1411.html

    Le rapport de l’ANSES est sur cette page dans la rubrique « derniers avis et rapports », 461 pages à se fader. http://www.anses.fr/fr

    Robin des Toits remet en cause ce rapport d’expertise officielle
    http://www.robindestoits.org/Mises-en-cause-de-l-expertise-officielle-sur-les-dangers-de-la-teleph

    Mais les opérateurs ont raison : ils respectent la loi. Le problème est justement cette loi qui ne prend en compte que les effets thermique des micro-ondes pulsées et non leurs effets biologiques non thermiques qui sont la cause du danger sanitaire. C’est d’ailleurs pourquoi les opérateurs les appellent « radiofréquence », pour les rendre communément inoffensives, ce qui est inexact du point de vue scientifique, comme l’affirme le Dr Pierre Le Ruz (expert européen indépendant) puisqu’il s’agit en fait d’hyperfréquences, sur lesquelles sont pulsées des extrêmement basses fréquences par pulsation, donc rien qui n’existe ni dans la nature, ni dans la technologie analogique par « radiofréquence » (l’équipement radio analogique).

    #bad_vibes #électromagnétisme #électrosensibilité