Human Rights Watch | Defending Human Rights Worldwide

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  • Éthiopie : La trêve doit être suivie par une surveillance rigoureuse des droits

    Après deux années de conflit au Tigré, la justice sera cruciale pour éviter de nouvelles atrocités

    https://www.hrw.org/fr/news/2022/11/04/ethiopie-la-treve-doit-etre-suivie-par-une-surveillance-rigoureuse-des-droits

    Extrait :

    Le conflit a conduit à l’une des pires crises humanitaires au monde. En juin 2022, les Nations Unies ont estimé que 13 millions de personnes avaient besoin d’une aide humanitaire dans les régions d’Afar, d’Amhara et du Tigré. Depuis juin 2021, les autorités éthiopiennes ont effectivement assiégé la région du Tigré, empêchant l’aide humanitaire d’atteindre des centaines de milliers de personnes et bloquant les services de base, notamment les services bancaires, l’électricité et les télécommunications. En septembre, la Commission internationale d’experts des droits de l’homme, mandatée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, a constaté que les forces éthiopiennes « utilisaient intentionnellement la famine des civils comme méthode de guerre ».

    #Ethiopie#Tigré#guerre#Guerre_civile#Erythree#Accord_de_paix#HRW

  • Turquie : Des centaines de réfugiés syriens ont été renvoyés en Syrie
    L’UE devrait reconnaître que la Turquie n’est pas un pays sûr pour les demandeurs d’asile

    " Les autorités turques ont arbitrairement arrêté, détenu, puis renvoyé en Syrie, entre février et juillet 2022, des centaines de réfugiés syriens, essentiellement des hommes et des garçons, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

    Des Syriens ainsi renvoyés ont affirmé à Human Rights Watch qu’ils avaient été arrêtés par des responsables turcs à leur domicile, sur leur lieu de travail ou dans la rue, puis détenus dans des conditions déplorables, la plupart d’entre eux étant passés à tabac et victimes d’abus, puis forcés de signer des formulaires de retour volontaire, emmenés par la route vers des points de passage de la frontière vers le nord de la Syrie et contraints de la traverser sous la menace des armes.

    « En violation du droit international, les autorités turques ont rassemblé des centaines de réfugiés syriens, y compris des enfants non accompagnés, et les ont renvoyés de force dans le nord de la Syrie », a déclaré Nadia Hardman, chercheuse auprès de la division Droits des réfugiés et migrants à Human Rights Watch. « Bien que la Turquie ait fourni une protection temporaire à 3,6 millions de réfugiés syriens, il semble maintenant que ce pays tente de faire du nord de la Syrie un dépotoir de réfugiés. »

    Des signes récents en provenance de la Turquie et d’autres gouvernements indiquent que ces pays envisagent de normaliser leurs relations avec le président syrien, Bachar al-Assad. En mai 2022, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, a annoncé son intention de réinstaller un million de réfugiés dans le nord de la Syrie, dans des zones non contrôlées par le gouvernement, alors que la Syrie demeure peu sûre pour des réfugiés de retour d’exil. Un grand nombre des personnes renvoyées venaient de régions contrôlées par le gouvernement, mais même si elles parviennent à y retourner, le gouvernement syrien est le même que celui qui a produit plus de six millions de réfugiés et commis de graves violations des droits humains à l’encontre de ses propres citoyens, avant même le début du soulèvement populaire.

    Ces renvois de force contrastent de manière choquante avec la réputation de générosité de la Turquie en tant qu’hôte de plus de réfugiés que n’importe quel autre pays au monde et de près de quatre fois plus que l’ensemble de l’Union européenne (UE), un effort pour lequel l’UE a fourni des milliards d’euros de fonds pour l’assistance humanitaire et la gestion des flux migratoires." "

    https://www.hrw.org/fr/news/2022/10/24/turquie-des-centaines-de-refugies-syriens-ont-ete-renvoyes-en-syrie

    #Syrie#Turquie#réfugiés#Politique_migratoire#Syriens#Retour_volontaire#Retour_forcé#migrant#Politique#migration

  • Israël : Libérer un défenseur des droits humains franco-palestinien
    16 août 2022 | Human Rights Watch
    https://www.hrw.org/fr/news/2022/08/16/israel-liberer-un-defenseur-des-droits-humains-franco-palestinien

    Jérusalem) – Les autorités israéliennes devraient immédiatement remettre en liberté le défenseur des droits humains franco-palestinien Salah Hamouri , actuellement maintenu en détention administrative, et annuler la décision de révoquer son statut de résident dans sa ville natale de Jérusalem, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Le 7 mars 2022, les autorités israéliennes ont arrêté Hamouri, un avocat qui travaille avec l’organisation de défense des droits des prisonniers palestiniens Addameer, que les autorités israéliennes ont interdite l’an dernier, et le maintiennent depuis en détention administrative en l’absence de procès et d’inculpation, sur la base de preuves non divulguées.

    Le 17 octobre 2021, le ministère israélien de l’Intérieur a révoqué le statut de résident d’Hamouri pour « manquement à l’allégeance » envers Israël, ce qui pourrait entraîner son expulsion de Jérusalem-Est occupée. Or, le droit international humanitaire interdit expressément à une puissance occupante de contraindre les populations sous occupation à lui prêter allégeance. Les révocations de résidence font partie des politiques constitutives des crimes contre l’humanité d’apartheid et de persécution commis par les autorités israéliennes à l’encontre de millions de Palestiniens. (...)

    #Salah_Hamouri

  • Violences policières : à Calais, Darmanin ment ! [Actions collectives] ⋅ #GISTI
    https://www.gisti.org/spip.php?article6690
    Interviewé par France 3 Hauts-de-France le 9 octobre 2021, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré :

    « […] Ce que je peux dire, c’est que malgré tous les procès d’intention qu’on fait aux forces de l’ordre, je constate que pas un policier et pas un gendarme sur la côte littoral n’a été poursuivi par la justice […] et j’aimerais qu’on les respecte et qu’on les soutienne plutôt qu’on les insulte surtout lorsque manifestement ce sont des mensonges […] »

    Il répondait à une question concernant le dernier rapport de Human Rights Watch, « Infliger la détresse. Le traitement dégradant des enfants et des adultes migrants dans le nord de la France » [2] qui met en évidence le #harcèlement_policier dont sont victimes les personnes migrantes dans le nord de la France.
    https://www.infomigrants.net/fr/tag/calais
    https://www.youtube.com/watch?v=EW773L0d2-I&t=229s


    le « premier flic de France » est un menteur et All Cops Are bastards
    #violences_policières #Calais

    • France : #Traitement_dégradant des migrants dans la région de Calais

      Une stratégie de détresse infligée aux enfants et aux adultes

      Les autorités françaises soumettent régulièrement les adultes et les enfants migrants vivant dans des campements de fortune dans la région de Calais à des traitements dégradants, conclut Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Cinq ans après la démolition par les autorités françaises du vaste camp de migrants souvent surnommé « la Jungle », plus d’un millier de personnes vivent dans des campements dans et aux alentours de la ville.

      Le rapport de 86 pages, intitulé « Enforced Misery : The Degrading Treatment of Migrant Children and Adults in Northern France » (« Infliger la détresse : Le traitement dégradant des enfants et adultes migrants dans le nord de la France »), documente les opérations répétées d’expulsion massive, le harcèlement policier quasi quotidien et les restrictions pesant sur la délivrance d’aide humanitaire et sur l’accès à cette aide. Les autorités mettent en œuvre ces pratiques abusives principalement dans le but de forcer les personnes à partir ailleurs, sans résoudre leur statut migratoire ni l’absence d‘abri et sans dissuader de nouvelles arrivées.

      « Rien ne peut justifier de soumettre des personnes à une humiliation et un harcèlement quotidiens », selon Bénédicte Jeannerod, directrice France de Human Rights Watch. « Si l’objectif est de décourager les migrants de se regrouper dans le nord de la France, ces politiques sont un échec flagrant, et entraînent de graves souffrances. »

      Human Rights Watch a mené des entretiens avec plus de 60 personnes migrantes, dont 40 se sont identifiées comme des enfants non accompagnés, à Calais et aux alentours, ainsi que dans la commune voisine de #Grande-Synthe, d’octobre à décembre 2020, puis de juin à juillet 2021. Human Rights Watch a également rencontré des responsables de la préfecture et du département du #Pas-de-Calais, ainsi que de la mairie de Grande-Synthe.

      Environ deux mille personnes, dont au moins 300 enfants non accompagnés, vivaient dans des campements à Calais et ses alentours à la mi-2021, d’après les associations humanitaires. Plusieurs centaines de personnes supplémentaires, dont de nombreuses familles avec enfants, étaient installées dans une forêt à Grande-Synthe, près de la ville de Dunkerque.

      Les actions de la #police visant à faire partir les adultes et enfants migrants de Calais et de Grande-Synthe n’ont pas découragé les nouvelles arrivées et ne semblent pas avoir réduit le nombre de traversées irrégulières de la Manche, qui ont battu des records en juillet et août. En revanche, ces pratiques policières ont infligé une détresse croissante aux personnes migrantes.

      « Quand la police arrive, nous avons cinq minutes pour sortir de la tente avant qu’elle ne détruise tout. Mais ce n’est pas possible, pour cinq personnes dont de jeunes enfants, de s’habiller en cinq minutes dans une tente », a indiqué une femme kurde d’Irak à Human Rights Watch en décembre 2020.

      Les policiers exigent très fréquemment des migrants qu’ils quittent temporairement le terrain sur lequel ils se trouvent pendant qu’ils confisquent – et souvent détruisent – les tentes, bâches et sacs de couchage que les gens n’ont pas réussi à emporter avec eux. Au cours de l’année 2020 et de la première moitié de 2021, la police a soumis la plupart des #campements de Calais à ces #expulsions de routine environ un jour sur deux. À Grande-Synthe, ces expulsions ont eu lieu une à deux fois par semaine.

      En 2020, la police a procédé à plus de 950 opérations routinières d’expulsion à Calais et au moins 90 expulsions de routine à Grande-Synthe, saisissant près de 5 000 tentes et bâches et des centaines de sacs de couchage et de couvertures, d’après Human Rights Observers (HRO), une association qui assure un suivi régulier des expulsions de ces campements par la police.

      La police expulse aussi régulièrement tous les occupants d’un campement, prétendant qu’il s’agit d’opérations de « mise à l’abri ». Mais l’abri n’est fourni que pour quelques jours. De plus, les autorités procédant à ces expulsions collectives n’assurent pas efficacement l’identification des enfants non accompagnés et ne prennent pas de mesures spécifiques pour les protéger.

      Du fait de ces #tactiques, les enfants et les adultes sont constamment en alerte et concentrés sur leur survie au jour le jour. Beaucoup sont hagards, en manque de sommeil et, comme l’a observé l’institution française de la Défenseure des droits en septembre 2020, « dans un état d’#épuisement physique et mental ».

      Les autorités font par ailleurs peser des restrictions légales et pratiques sur la délivrance d’#aide_humanitaire et sur l’accès à cette aide. Des arrêtés municipaux interdisent la #distribution_de_nourriture et d’#eau par les associations humanitaires dans le centre-ville de Calais. Les sites où une assistance est fournie par l’État sont souvent déplacés ; ou bien l’aide est distribuée en même temps que les expulsions.

      Les services des autorités ne répondent pas aux besoins des femmes et des filles. Les campements de fortune à Calais ne disposent pas de toilettes séparées pour les femmes et il n’y a pas de toilettes à Grande-Synthe. Les #toilettes existantes ne sont par ailleurs pas correctement éclairées, exposant les #femmes et les #filles à des risques particuliers. Toutes les personnes vivant dans les campements manquent d’eau en raison des difficultés pour y accéder, mais cela pose des problèmes particuliers aux femmes et aux filles lors de leurs #menstruations.

      L’#hébergement_d’urgence, en France, est en principe accessible à toute personne en ayant besoin, mais le système est débordé. Les hébergements d’urgence à Calais sont souvent complets et encore plus limités à Grande-Synthe. L’hébergement d’urgence est habituellement limité à quelques nuits, même pour les familles avec de jeunes enfants. Il existe un système distinct d’#accueil_d’urgence pour les #mineurs_non_accompagnés, mais il est également souvent complet ou presque, et de nombreux enfants s’en voient refusé l’accès.

      Les policiers ont par ailleurs harcelé des bénévoles de HRO, d’Utopia 56 et d’autres associations non gouvernementales qui observent la police lors des expulsions. Certains policiers ont déclaré à tort aux observateurs qu’ils ne pouvaient pas filmer leurs opérations, les menaçant d’arrestation.

      Ces #pratiques_abusives contribuent à une politique de #dissuasion par laquelle les autorités cherchent à éliminer ou éviter tout ce qui, à leurs yeux, attire les migrants dans le nord de la France ou encourage l’établissement de campements. Cette approche ne tient pas compte de la réalité, à savoir que le réel attrait de cette côte est sa proximité avec le Royaume-Uni, situé à seulement 30 km au niveau du pas de Calais.

      « Les exilés ne voyagent pas jusqu’au nord de la France parce qu’ils ont entendu dire qu’ils pourraient y camper dans les bois ou dormir sous un pont. Ils ne viennent pas parce que des associations distribuent un peu d’eau et de nourriture. Ils viennent parce que c’est là que se trouve la frontière », a expliqué Charlotte Kwantes, coordonnatrice nationale d’Utopia 56.

      La fin de la période de transition du Brexit implique que le Royaume-Uni ne peut plus renvoyer la plupart des demandeurs d’asile adultes vers la France sans avoir préalablement examiné leur demande d’asile. Le gouvernement britannique a également cessé d’accepter de nouvelles demandes de transfert au nom du regroupement familial, qui était en pratique la seule option légale permettant aux enfants non accompagnés d’entrer au Royaume-Uni.

      Les préfets du Pas-de-Calais et du Nord, départements où se situent Calais et Grande-Synthe, devraient mettre fin aux #expulsions_répétées des campements de migrants et cesser de saisir les biens des personnes, a déclaré Human Rights Watch. Les préfectures devraient travailler de concert avec les autorités départementales pour assurer des solutions alternatives d’hébergement à même de permettre aux personnes de se poser et de les aider à faire des choix éclairés, comme demander l’asile ou un autre statut en France ou ailleurs, ou bien repartir dans leur pays d’origine.

      Les autorités françaises de protection de l’enfance devaient faire davantage pour informer les enfants non accompagnés au sujet des options qui s’offrent à eux, notamment intégrer le système d’aide sociale à l’enfance, leur permettant d’accéder à un statut légal à leur majorité.

      L’Union européenne devrait mettre en place un système de partage des responsabilités entre ses États membres qui évite de faire peser une pression excessive sur les pays de première arrivée et les pays de destination les plus prisés, et qui tienne dûment compte des liens familiaux et sociaux, ainsi que des préférences individuelles des demandeurs d’asile.

      Le gouvernement britannique devrait mettre en place des moyens sûrs et légaux permettant aux personnes migrantes de se rendre au Royaume-Uni afin de demander refuge, d’être réunies avec les membres de leur famille, de travailler ou d’étudier.

      « Les autorités françaises devraient renoncer à leur stratégie défaillante à l’égard des migrants », conclut Bénédicte Jeannerod. « Il est nécessaire qu’elles adoptent une nouvelle approche pour aider les gens, au lieu de constamment les harceler et leur infliger des abus. »

      https://www.hrw.org/fr/news/2021/10/07/france-traitement-degradant-des-migrants-dans-la-region-de-calais

      #rapport #HRW #points_de_fixation

    • merci @cdb_77
      https://www.hrw.org/fr/news/2021/10/14/le-deni-par-le-ministre-francais-de-linterieur-des-abus-policiers-contre-les
      https://twitter.com/MichaelBochenek/status/1446130172126654466

      Le harcèlement systématique et les restrictions d’accès à l’aide humanitaire que les autorités françaises font subir aux migrants n’empêchent pas les nouvelles arrivées, mais provoquent une grande détresse.

      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1446129388735500288/pu/vid/720x720/0FaLXNbE9O8_G1DV.mp4

  • Alice Froussard
    @alicefrsd 2:09 PM · 22 oct. 2021·
    https://twitter.com/alicefrsd/status/1451521038433591308

    Le ministère de la défense israélien vient de donner le statut d’organisations terroristes à 6 ONG de défense des droits humains palestiniennes : Al Haq, Addameer, UAwC, Defense for children, Bisan, Union of Palestinian Women Commitees. Que des ONG cruciales (et les plus connues)

    C’est aussi un énorme coup porté à la société civile palestinienne. Ces ONG dénoncent à la fois les conditions des prisonniers palestiniens en Israël, la corruption de l’Autorité Palestinienne, le manque d’accès a la justice, les violations des droits de l’homme en tout genre.

    Cette stratégie n’est pas nouvelle : les groupes de pression israéliens ciblent souvent les sources de financement de ces ONG en prétendant de manière douteuse qu’elles ont des liens avec des « terroristes ». Comment ces ONG vont pouvoir être financées avec cette classification ?

    A noter : ces organisations sont un support essentiel pour nous, journalistes, ainsi que pour toutes les organisations de défense des droits de l’homme (
    @amnesty, @hrw) ou encore l’ONU. Quelles justifications ? A part une volonté de décrédibiliser ces sources ?

    #Interdiction_associations

  • Questions-réponses sur les #subventions aux #combustibles_fossiles | Human Rights Watch
    https://www.hrw.org/fr/news/2021/06/08/questions-reponses-sur-les-subventions-aux-combustibles-fossiles

    En dépit de cette urgence, les gouvernements du monde entier subventionnent directement chaque année le secteur des combustibles fossiles à hauteur de milliards de dollars, et le soutien gouvernemental aux entreprises de ce secteur a augmenté dans le cadre des dépenses liées à la relance économique post-Covid-19. Le secteur bénéficie également de réglementations environnementales inadéquates et doit rendre peu de comptes en matière de nettoyage, lui permettant d’externaliser le coût réel des combustibles fossiles sans avoir à s’acquitter de leurs impacts environnementaux, sanitaires et économiques.

    Plutôt que de parler de milliards, il faut parler de #milliers_de_milliards

    Gita Gopinath sur Twitter :

    "New IMFNews research: Fossil fuel subsidies were $5.9 trillion in 2020, primarily reflecting undercharging for environmental costs. […] / Twitter
    https://twitter.com/GitaGopinath/status/1442147778638057472

    #climat

  • Des politiques israéliennes abusives constituent des crimes d’apartheid et de persécution | Human Rights Watch
    https://www.hrw.org/fr/news/2021/04/27/des-politiques-israeliennes-abusives-constituent-des-crimes-dapartheid-et-de

    Des politiques israéliennes abusives constituent des crimes d’apartheid et de persécution

    Ces crimes contre l’humanité devraient déclencher des actions pour mettre fin à la répression envers les Palestiniens

    https://www.hrw.org/report/2021/04/27/threshold-crossed/israeli-authorities-and-crimes-apartheid-and-persecution

  • Enquête de Human Rights Watch : Les femmes qataries éternelles mineures sous tutelle.
    Le système discriminatoire de tutelle masculine au Qatar prive les femmes du droit de prendre librement leurs décisions dans des domaines clés de leur vie, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.
    Ce rapport de 94 pages, intitulé « ‘Everything I Have to Do is Tied to a Man’ : Women and Qatar’s Male Guardianship Rules » (« ‘Tout ce que je fais nécessite l’accord d’un homme’ : Les femmes et les règles de la tutelle masculine au Qatar »), analyse les règles officielles de la tutelle masculine et leur mise en pratique. Human Rights Watch a constaté qu’au Qatar, les femmes doivent obtenir la permission de leur tuteur masculin pour se marier, pour faire des études à l’étranger à l’aide de bourses du gouvernement, pour travailler dans de nombreux secteurs de la fonction publique, pour voyager à l’étranger jusqu’à un certain âge et pour recevoir certains soins médicaux dans le domaine reproductif. Ce système discriminatoire empêche également les femmes d’être le principal titulaire de l’autorité parentale sur leurs enfants, même lorsqu’elles ont divorcé et qu’elles en ont la garde. Ces restrictions constituent des violations de la constitution du Qatar et du droit international.

    « Les femmes au Qatar ont réussi à renverser des barrières et obtenu des progrès significatifs dans des domaines comme l’éducation, mais elles sont toujours obligées d’observer les règles de la tutelle masculine, qui sont appliquées par l’État et limitent leur capacité de mener une vie accomplie, productive et indépendante », a déclaré Rothna Begum, chercheuse senior auprès de la division Droits des femmes à Human Rights Watch. « Le système de tutelle renforce le pouvoir de contrôle des hommes sur la vie et sur les décisions des femmes, et est susceptible d’encourager ou d’alimenter des violences, laissant aux femmes peu d’options réalistes pour échapper aux abus pouvant être commis par leurs familles et leurs maris. »
    https://www.hrw.org/fr/news/2021/03/29/qatar-le-systeme-de-tutelle-masculine-limite-les-droits-des-femmes
    #droitsdesfemmes

  • France : Des enfants subissent des contrôles de police abusifs et racistes | Human Rights Watch
    https://www.hrw.org/fr/news/2020/06/18/france-des-enfants-subissent-des-controles-de-police-abusifs-et-racistes

    (Paris) – La police française fait usage de ses vastes pouvoirs de contrôle et de fouille pour procéder à des contrôles discriminatoires et abusifs sur des garçons et des hommes noirs et arabes, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Il est crucial de limiter ces pouvoirs pour lutter contre des pratiques policières marquées par les préjugés, notamment le profilage racial ou ethnique, et pour restaurer les relations entre police et population.

    Le rapport de 44 pages, « ‘Ils nous parlent comme à des chiens’ : Contrôles de police abusifs en France », décrit des contrôles policiers sans fondement ciblant les minorités, y compris des enfants âgés de seulement dix ans, des adolescents et des adultes. Ces contrôles comprennent souvent une palpation corporelle intrusive et humiliante ainsi que la fouille des effets personnels. La plupart des contrôles ne sont jamais enregistrés, les policiers ne fournissent pas de documentation écrite, de même qu’ils expliquent rarement pourquoi les personnes sont contrôlées, et les mesures visant à accroître la responsabilisation se sont montrées inefficaces. Plusieurs des enfants et adultes interviewés pour cette recherche ont témoigné que les policiers avaient employé des injures racistes.
    202006eca_france_police_cover

    Télécharger le rapport complet en français
    https://www.hrw.org/sites/default/files/media_2020/06/france0620fr_web_0.pdf
    « Il est largement démontré que les contrôles d’identité en France, particulièrement du fait de leur impact discriminatoire, provoquent une fracture aigüe et profonde entre la police et la population, tout en n’ayant quasiment aucun effet en matière de prévention ou de détection de la criminalité », a déclaré Bénédicte Jeannerod, directrice France de Human Rights Watch. « Les autorités devraient cesser d’ignorer les appels au changement. »

  • La France devrait cesser d’exporter des armes à l’Arabie Saoudite et à l’Égypte
    Bénédicte Jeannerod | Directrice France | Human Rights Watch
    https://www.hrw.org/fr/news/2020/06/10/la-france-devrait-cesser-dexporter-des-armes-larabie-saoudite-et-legypte

    La semaine dernière, le gouvernement français a publié son dernier rapport au Parlement sur ses exportations d’armes [ https://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/exportations-d-armement-le-rapport-au-parlement-2020 ], décrivant ses ventes et transferts d’armes en 2019. Après le Qatar, l’Arabie Saoudite et l’Égypte sont les pays qui ont reçu le plus d’armes françaises en 2019 – pour des montants respectifs d’1,4 milliard et de 1,029 milliard d’euros. Mais fournir des armes à des pays impliqués de manière répétée dans de graves violations, y compris de possibles crimes de guerre, contredit la volonté de la France de jouer un rôle prépondérant dans la défense du droit international.

    Ces données illustrent les profondes contradictions de la diplomatie française : d’un côté elle fait de la défense du droit international humanitaire et de la question de la protection des civils dans les conflits l’une de ses top priorités ; de l’autre, elle continue de fournir des armes à l’Arabie Saoudite, malgré les graves violations, répétées et largement documentées, dont la coalition militaire qu’elle dirige au Yémen depuis 2015, avec des conséquences humaines et humanitaires catastrophiques pour les civils dans le pays.

    Que l’Égypte figure dans le trio de tête des plus gros acheteurs d’armes françaises est tout aussi choquant et désolant : Human Rights Watch a documenté les graves abus et crimes de guerre commis par l’armée égyptienne lors de ses opérations dans le nord-Sinaï. En outre, Amnesty International a documenté l’utilisation d’équipements français dans la répression sanglante de manifestations par les forces de sécurité égyptiennes dans les années récentes. Sous la présidence d’Abdel Fattah al-Sissi, l’Égypte endure la pire répression des droits fondamentaux depuis des décennies. (...)

  • Israël : Politiques foncières discriminatoires à l’encontre des résidents palestiniens
    Human Rights Watch, le 12 mai 2020
    https://www.hrw.org/fr/news/2020/05/12/israel-politiques-foncieres-discriminatoires-lencontre-des-residents-palestinie
    https://www.hrw.org/sites/default/files/styles/1070w/public/multimedia_images_2020/202005mena_ip_jisr_comparative.jpeg?itok=PFg-W2HJ

    La politique du gouvernement israélien visant à confiner les communautés palestiniennes en Cisjordanie et à Gaza dans des espaces restreints est également appliqué à l’intérieur d’Israël, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Cette politique est discriminatoire à l’encontre des citoyens palestiniens d’Israël et favorise les citoyens juifs, en restreignant fortement l’accès des résidents palestiniens à des terres qui seraient requises pour construire des logements afin de s’adapter à la croissance naturelle de la population.

    #Palestine #Human_Rights_Watch #apartheid #nettoyage_ethnique #Jisr_al-Zarqa

  • Chine : Discrimination contre les Africains dans le contexte du Covid-19 | Human Rights Watch
    Des quarantaines forcées, des expulsions et des refus de services ont été constatés à Guangzhou
    Le gouvernement chinois devrait mettre fin au traitement discriminatoire des Africains dans le cadre de sa lutte contre la pandémie de Covid-19, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Les autorités chinoises devraient également protéger les Africains et les personnes d’ascendance africaine à travers tout le pays contre les discriminations à l’emploi, au logement et dans d’autres domaines.

    Début avril 2020, les autorités chinoises de la ville de Guangzhou, située dans la province du Guangdong dans le sud du pays et où vit la plus grande communauté africaine de Chine, ont lancé une campagne de dépistage obligatoire du coronavirus à l’intention de tous les Africains, leur ordonnant de s’isoler ou de se mettre en quarantaine dans des hôtels désignés. De nombreux propriétaires ont ensuite expulsé les résidents africains, nombre d’entre eux étant alors forcés à dormir dans la rue. En outre, de nombreux hôtels, magasins et restaurants ont refusé l’entrée à des clients africains. Les autres ressortissants étrangers n’ont généralement pas subi de traitement similaire.

    « Les autorités chinoises prétendent avoir une ‘‘tolérance zéro’’ vis-à-vis de la discrimination, mais leur traitement des Africains de Guangzhou en est un exemple même », a déclaré Yaqiu Wang, chercheuse sur la Chine auprès de Human Rights Watch. « Pékin devrait immédiatement enquêter, et exiger des comptes de tous les fonctionnaires et autre individus responsables de tels traitements discriminatoires. »

    Le 12 avril, les autorités du Guangdong ont annoncé que tous les étrangers de la province devaient accepter les « mesures de prévention et de confinement pour contrer le Covid-19 », y compris « les tests, l’échantillonnage et la quarantaine ». En pratique, les autorités ont simplement pris pour cible les Africains, qui sont contraints au dépistage et à l’isolement. Elles se sont rendues aux domiciles de résidents africains, les ont dépistés sur place ou leur ont demandé de passer un test à l’hôpital. Certains ont reçu l’ordre de rester chez eux, des caméras de surveillance ou des alarmes ayant été installées à l’extérieur de leurs appartements.

    Il n’y a aucune base scientifique à une telle politique. La plupart des cas de Covid-19 importés dans la province étaient le fait de ressortissants chinois de retour de l’étranger. De nombreux Africains avaient déjà été testés négatifs pour le coronavirus, n’avaient pas effectué de déplacements récents ou été en contact avec des porteurs avérés.
    ....
    Les statistiques officielles indiquent qu’environ 14 000 ressortissants africains vivent à Guangzhou, mais des chercheurs estiment que des milliers d’autres y sont en situation irrégulière. En raison des mauvais traitements liés au virus, de nombreux Africains en Chine ont exhorté leurs gouvernements à appeler Pékin à cesser toutes les formes de discrimination contre les Africains, et certains souhaitant être évacués de Chine. Le gouvernement kenyan a annoncé qu’il évacuerait ses ressortissants de Chine le 1er mai.
    #Covid-19#migrant#migration#Chine#Guangzhou#Africains#discriminations#quararantaine#expulsion#diaspora
    https://www.hrw.org/fr/news/2020/05/05/chine-discrimination-contre-les-africains-dans-le-contexte-du-covid-19
    https://www.hrw.org/sites/default/files/styles/open_graph/public/multimedia_images_2020/202005asia_china_africa_covid.jpg?itok=zY6ZybIF

  • Grèce : Remettre en liberté les enfants migrants non accompagnés

    14 avril 2020 12:00AM EDT

    Dans le contexte du COVID-19, une nouvelle campagne appelle à héberger ces enfants au lieu de les maintenir en détention

    (Athènes) – Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis devrait faire libérer les centaines d’enfants migrants non accompagnés qui sont détenus dans des cellules de postes de police et des centres de détention insalubres en Grèce, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Libérés de leurs conditions de détention abusives, ils seraient mieux protégés de l’infection dans le contexte de la pandémie de coronavirus.

    La campagne #FreeTheKids, qui débute le 14 avril 2020, incite le public à faire pression sur le Premier ministre Mitsotakis afin qu’il ordonne la libération immédiate des enfants migrants non accompagnés qui sont en détention et leur transfert vers des lieux d’hébergement sûrs et adaptés aux enfants. Human Rights Watch lance cette campagne après des années de recherche et de plaidoyer portant sur la pratique de la Grèce consistant à enfermer, dans des cellules de postes de police et des centres de détention, les enfants qui se trouvent en Grèce sans un parent ou un proche. L’organisation a déjà exhorté les gouvernements successifs de mettre fin à ces graves atteintes aux droits humains.

    « Garder des enfants enfermés dans les cellules crasseuses des postes de police a toujours été une erreur, mais désormais cela les expose de surcroît au risque d’infection par le COVID-19 », a déclaré Eva Cossé, chercheuse sur la Grèce à Human Rights Watch. « Le gouvernement grec a le devoir de faire cesser cette pratique abusive et de veiller à ce que ces enfants vulnérables reçoivent les soins et la protection dont ils ont besoin. »

    D’après le Centre national pour la solidarité sociale, une instance gouvernementale, à la date du 31 mars, 331 enfants étaient détenus par la police en attente d’un transfert vers un refuge, ce qui représente une forte hausse par rapport à janvier, où 180 enfants non accompagnés étaient derrière les barreaux.

    Les maladies infectieuses telles que le COVID-19 représentent un risque élevé pour les populations vivant dans des institutions fermées comme les prisons et les centres de détention migratoire. Or il a souvent été constaté que ces institutions fournissaient des soins médicaux inadéquats, même dans des circonstances normales. Dans de nombreux centres de détention, les salles d’eau communes et l’hygiène défaillante font qu’il est quasiment impossible de mettre en place les mesures basiques de prévention d’une épidémie de COVID-19.

    Les autorités grecques décrivent la détention des enfants non accompagnés comme un « régime de garde préventive » et prétendent qu’il s’agit d’une mesure temporaire de protection prise dans le meilleur intérêt de l’enfant. En pratique, pourtant, cette détention est tout sauf une protection. En vertu de la loi grecque, les enfants non accompagnés devraient être transférés vers un hébergement sûr, mais la Grèce connaît une pénurie chronique de places dans les lieux de vie adaptés, comme les refuges pour enfants non accompagnés.

    En conséquence de quoi, ont montré les recherches de Human Rights Watch, les enfants subissent des détentions arbitraires et prolongées ainsi que des traitements abusifs dans des conditions insalubres et dégradantes, y compris le fait d’être détenus avec des adultes et des mauvais traitements aux mains de la police. Souvent ils n’ont pas accès aux soins médicaux, au soutien psychologique ou à l’aide juridique, et peu d’entre eux connaissent les raisons de leur détention ou le temps qu’ils passeront derrière les barreaux. La détention a de graves répercussions à long terme sur le développement et la santé mentale des enfants, avec notamment une prévalence plus élevée de l’anxiété, de la dépression et du trouble de stress post-traumatique.

    En 2019, la Cour européenne des droits de l’homme s’est prononcée à deux reprises contre la pratique de la Grèce consistant à détenir les enfants non accompagnés, jugeant que leur détention violait leur droit à la liberté et que leurs conditions de vie les exposaient à des traitements dégradants.

    Le 24 novembre 2019, le Premier ministre grec a annoncé un plan nommé No Child Alone (« aucun enfant seul ») visant à protéger les enfants non accompagnés, notamment en créant davantage de refuges. Mais ce plan ne met pas fin au régime de « garde préventive » et n’élimine pas le risque, pour les enfants, de subir une détention dommageable.

    Afin d’honorer ses obligations envers ces enfants durant la pandémie de COVID-19, la Grèce devrait créer, à destination de ceux qui sont actuellement détenus, davantage de places dans des lieux d’hébergement adaptés aux enfants, comme des hôtels et des familles d’accueil, ainsi que des appartements pour les enfants non accompagnés âgés de 16 à 18 ans, dans le cadre d’un programme d’aide à la vie autonome.

    La Grèce devrait également œuvrer à augmenter sa capacité d’hébergement à long terme et à mettre en place un système général de familles d’accueil qui bénéficierait aussi aux enfants grecs. Les lois et les pratiques grecques devraient être adaptées pour se conformer aux normes et règles internationales, en établissant que la détention d’enfants pour des raisons liées à leur statut migratoire constitue une violation de leurs droits et qu’elle n’est jamais dans le meilleur intérêt de l’enfant, même dans le cas des enfants non accompagnés.

    https://www.hrw.org/fr/news/2020/04/14/grece-remettre-en-liberte-les-enfants-migrants-non-accompagnes

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #Camp #Enfant #Mineursnonaccompagnés #Transfert

  • Libye : Des détenus exposés au risque de propagation du coronavirus | Human Rights Watch

    Human Rights Watch. « Les préparatifs de la Libye devraient inclure des mesures pour protéger tous les citoyens, y compris les populations vulnérables comme les détenus dans les prisons, ou les personnes déplacées contraintes de vivre dans des refuges. »

    https://www.hrw.org/fr/news/2020/03/29/libye-des-detenus-exposes-au-risque-de-propagation-du-coronavirus
    https://www.hrw.org/sites/default/files/styles/open_graph/public/multimedia_images_2020/202003mena_libya_curfew.jpg?itok=5Y4W8tjK
    #Covid-19#Migration#Migrant#Réfugiés#Libye#Enfermement

  • Maroc : Campagne de répression contre les utilisateurs de réseaux sociaux | Human Rights Watch
    https://www.hrw.org/fr/news/2020/02/05/maroc-campagne-de-repression-contre-les-utilisateurs-de-reseaux-sociaux
    https://www.hrw.org/sites/default/files/styles/open_graph/public/multimedia_images_2020/202002mena_morocco_arrests.jpg?itok=G53NFcza

    Le journaliste Omar Radi a été brièvement détenu et risque jusqu’à un an de prison pour avoir critiqué un juge dans un tweet. Les opérateurs des chaînes YouTube populaires Moul Kaskita et We Love You, Morocco ont été condamnés à quatre et trois ans de prison, respectivement, pour manque de respect au roi. Pour la même infraction, des tribunaux de première instance ont condamné à trois ans de prison chacun les lycéens Ayoub Mahfoud et Hamza Sabbaar. Mahdouf n’avait rien fait de plus que poster sur Facebook les paroles d’une chanson, tandis que Sabbaar s’était contenté de partager des propos critiques sur Facebook et de scander, dans un stade de football, des slogans tirés d’une chanson de rap qu’il avait écrite.

    Répondant à une question sur la flambée des arrestations pour délit de parole, le porte-parole du gouvernement Hassan Abyaba a déclaré le 9 janvier que le Maroc respecte les droits humains, y compris la liberté d’expression, tout en ajoutant qu’« il y a une différence entre exprimer son opinion librement et commettre un crime puni par la loi. »

  • #Israël : La Cour suprême confirme l’expulsion du représentant de Human Rights Watch | #Human_Rights_Watch

    https://www.hrw.org/fr/news/2019/11/05/israel-la-cour-supreme-confirme-lexpulsion-du-representant-de-human-rights-watc
    https://www.hrw.org/sites/default/files/styles/open_graph/public/multimedia_images_2019/201903middleeast_israel_palestine_omarshakir.jpg?itok=lDKHGyrt

    Le 5 novembre 2019, la Cour suprême israélienne a confirmé que le gouvernement israélien a l’autorité d’expulser Omar Shakir, directeur de Human Rights Watch pour Israël et la Palestine. Si le gouvernement israélien maintient sa décision initiale, Shakir devra quitter Israël au plus tard le 25 novembre.

    Human Rights Watch a par le passé appelé les entreprises internationales à suspendre leurs activités commerciales dans les colonies israéliennes en #Cisjordanie occupée, invoquant l’obligation qui leur incombe de ne pas se rendre complice de violations des droits humains. Bien que Human Rights Watch ait lancé des appels similaires adressés à des entreprises menant des activités dans de nombreux autres pays, la Cour suprême israélienne a estimé qu’appliquer ce principe en vue de garantir le respect des droits des Palestiniens constituerait un appel au boycott. Cet arrêt s’appuie sur une lecture élargie de la loi de 2017 interdisant l’entrée aux personnes qui préconisent un boycott d’Israël ou de ses colonies en Cisjordanie.

    #droits_humains #colonisation #démolition #occupation

    • « Israël dénigre systématiquement les organisations humanitaires » - Libération
      https://www.liberation.fr/planete/2019/11/05/israel-denigre-systematiquement-les-organisations-humanitaires_1761712

      La Cour suprême israélienne a donné son aval à l’expulsion d’Omar Shakir, directeur de la branche locale de l’ONG Human Rights Watch, accusé de soutenir le boycott de l’Etat hébreu. Entretien.

      « Israël dénigre systématiquement les organisations humanitaires »

      Mardi, la Cour suprême israélienne a entériné l’expulsion du directeur local de l’ONG Human Rights Watch (HRW), accusé de soutenir le boycott de l’Etat hébreu. Il s’agissait du dernier recours légal d’Omar Shakir, citoyen américano-irakien en poste depuis 2017.

      Point d’orgue d’un long feuilleton judiciaire, la décision de la plus haute cour du pays établit un précédent. Pour la première fois, Israël entend expulser un de ses résidents, sous couvert d’une loi de 2017 visant à interdire l’accès du pays aux soutiens du mouvement pro-palestinien BDS (boycott, désinvestissement, sanction), bête noire de la droite israélienne qui en a fait une menace quasi-existentielle, accusant ses partisans d’antisémitisme. La législation anti-BDS avait déjà été utilisée cet été pour faire capoter la visite en Cisjordanie de deux représentantes du Congrès américain, Ilhan Omar et Rashida Tlaib.

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      Le ministère de l’Intérieur, qui avait révoqué le visa de travail de Shakir dès 2017, s’est appuyé sur d’anciens tweets de l’employé de HRW publiés il y a plusieurs années, alors que ce dernier était étudiant aux Etats-Unis, le qualifiant de « propagandiste propalestinien ». (Shakir conteste l’interprétation de ces tweets). En outre, le gouvernement israélien considère que les rappels au droit international de HRW à l’attention d’entreprises comme AirBnb pour les dissuader d’opérer dans les Territoires occupés s’apparentent à une forme d’incitation au boycott.

      « Omar Shakir est un activiste du BDS qui a profité de son séjour en Israël pour y nuire, ce qu’aucun pays sensé ne peut accepter », a réagi Gilad Erdan, ministre de la Sécurité intérieure et principal architecte de la législation anti-BDS. L’ONG israélienne B’Tselem estime quant à elle que la décision de la Cour suprême est une nouvelle étape dans le « rétrécissement de l’espace déjà limité en Israël pour s’opposer à l’occupation. Depuis des décennies, cet espace est inexistant pour les Palestiniens. Désormais, il se réduit plus encore pour les acteurs internationaux, et bientôt, pour les Israéliens. »

      Joint par Libération peu après la décision des juges, Omar Shakir, déjà expulsé par le passé d’Egypte et de Syrie pour ses activités au sein de HRW, dénonce « un précédent décisif […] et un blanc-seing à la répression et à la limitation d’accès des défenseurs des droits de l’homme ».
      Vous attendiez-vous à cette décision ?

      En tant que militant des droits de l’homme, je me dois d’être toujours optimiste en espérant que le droit prévaudra. Mais je suis parfaitement conscient que le gouvernement israélien s’est engagé dans une campagne de dénigrement systématique des organisations humanitaires sur son sol, et de Human Rights Watch en particulier [la diplomatie israélienne dénonce depuis des années le « biais anti-israélien » de l’ONG, ndlr], dans le but de faire taire tout plaidoyer en faveur des droits des Palestiniens, considéré désormais comme non seulement illégitime mais aussi criminel.
      Vous mettez en garde contre les ramifications juridiques de cette affaire…

      Cette affaire dépasse largement mon cas personnel ou celle de mon organisation : c’est un précédent décisif. La Cour suprême vient de donner son blanc-seing à la répression et à la limitation d’accès d’un acteur international dans la défense des droits de l’homme. Demain, est-ce que cela pourra s’étendre aux organisations israéliennes qui se battent pour les droits des Palestiniens, et rendre leur travail virtuellement impossible ? D’autant que celles-ci sont déjà dénigrées dans la sphère publique comme des « traîtres » et des « conspirateurs contre l’Etat et l’armée ». Il y a aussi un réel danger à considérer que toute campagne visant des compagnies internationales en activité dans les colonies s’apparente à un boycott d’Israël. Nous leur rappelons seulement le droit international, comme nous le faisons dans le reste du monde.
      Vous avez épuisé tous vos recours. Espérez-vous néanmoins que le gouvernement israélien suspende sa décision de vous expulser ?

      Les derniers signes laissent peu d’espoir. La Cour suprême a confirmé la légalité de la procédure d’expulsion, mais l’ordre doit encore être donné par le gouvernement. Une fois notifié, j’aurai alors vingt jours pour quitter ce pays qui est ma maison depuis deux ans et demi maintenant. J’en appelle donc à nouveau au gouvernement israélien, qui doit décider s’il se range au côté de l’Egypte, de Cuba ou de la Corée du Nord, ces pays qui ont expulsé des employés de HRW, ou s’il me permet de continuer mon travail en faveur des droits de l’homme.
      Guillaume Gendron correspondant à Tel-Aviv

    • Le représentant de Human Rights Watch en Israël et Palestine bientôt expulsé ?
      Publié le 05/11/2019
      https://www.courrierinternational.com/article/moyen-orient-le-representant-de-human-rights-watch-en-israel-

      Après une décision de la Cour suprême israélienne, Omar Shakir, directeur de la branche locale de l’ONG, a vingt jours pour quitter le pays. Il est accusé de soutenir le boycott de l’État hébreu.

      La Cour suprême israélienne a confirmé l’expulsion du représentant de l’ONG Human Rights Watch en Israël et en Palestine, Omar Shakir, mardi 5 novembre. “Il était accusé par l’État hébreu de soutenir le mouvement BDS [boycott, désinvestissement et sanction]”, rappelle Haaretz. (...)