REGARDS

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  • Ne pas faire des non-vaccinés les boucs-émissaires de tout un système de santé défaillant | Pablo Pillaud-Vivien
    http://www.regards.fr/actu/article/ne-pas-faire-des-non-vaccines-les-boucs-emissaires-de-tout-un-systeme-de-san

    Dans une tribune publiée par le Journal du Dimanche le 2 janvier, le professeur de médecine André Grimaldi se demande si les non-vaccinés ne devraient pas assumer aussi « leur libre choix de ne pas être réanimés ». Une prise de position qui interroge. Source : Regards, 3 janvier 2022

    • Qu’un professeur des universités praticien hospitalier du niveau d’André Grimaldi parle de tri des patients dit beaucoup de la perte totale d’espoir dans le fait que l’on puisse soigner tout le monde. C’est comme la chute ultime de la foi dans notre système de soins. Certains soignants commencent vraiment à avoir du ressentiment vis-à-vis de leurs conditions de travail et de ce qu’ils se retrouvent obligés à faire. C’est la déroute de tout un système dont c’est le témoin.

      Alors si l’on doit se placer du point de vue de l’hôpital pour parler des non-vaccinés, la seule chose qu’il faut souhaiter mais surtout pour laquelle il faut se battre, c’est qu’il y ait assez de lits en réanimation pour pouvoir tous les accueillir. Pour eux, mais aussi pour nos soignants.

  • Le peuple et la gauche - regards.fr
    http://www.regards.fr/politique/idees-culture/article/le-peuple-et-la-gauche-13252

    par l’historien Roger Martelli

    Le triomphe du printemps 1981 est aussi toutefois un chant du cygne. L’équilibre du début des années quatre-vingt est rompu. Les catégories populaires sont entrées dans une nouvelle ère de leur histoire. Cette rupture est due à la conjonction de trois processus.

    Le premier se situe dans l’ordre économico-social. Les ouvriers n’ont pas disparu, le « peuple » sociologique (ouvriers et employés) est toujours dense (la moitié des actifs et 45% des résidents) et la machine à produire de l’inégalité a interrompu l’apparente « moyennisation » des décennies précédentes. Mais les bases du « mouvement ouvrier » ont été érodées. Les ouvriers sont moins nombreux (8 millions en 1975, 5,3 en 2019 selon l’Insee), moins concentrés, dispersés dans une sous-traitance de services et éloignés peu à peu vers le périurbain. Après la longue phase d’unification tendancielle de la classe (redistribution publique, stabilisation juridique des statuts) le groupe se trouve tiraillé de plus en plus entre deux pôles, de plus en plus distants. Le cadre mental ancien du monde ouvrier s’est lui-même délité. L’identification à la « classe ouvrière » a fléchi depuis 1966 [1], au profit de l’item « classes moyennes » et l’affirmation fière de soi recule en même temps que la conscience de groupe. Quant à l’univers du « nous », fondé sur la primauté du collectif, il est perturbé par l’irruption du « je » [2] et le besoin d’autonomie de l’individu qui en résulte.

    Le deuxième processus de rupture est à la fois social et politique. Tout agrégat sociologique ne constitue pas une classe. À proprement parler, la classe ouvrière n’existe pas sans le mouvement historique par lequel le monde épars des ouvriers se façonne en groupe conscient de lui-même. Or l’équilibre qui accompagne les années de l’État-providence se défait à partir de la fin de la décennie 1970 : la grève se tasse, le syndicalisme se contracte et se disperse, et la galaxie communiste s’effrite dans un irréversible déclin. La vie associative, pour sa part, cesse de porter la marque ouvrière. Depuis deux décennies, l’expansion de l’association coïncide avec le recul de l’engagement partisan et syndical.

    Le troisième processus de rupture dans l’histoire longue de l’univers ouvrier se trouve dans l’espace proprement politique. Quand François Mitterrand descend triomphalement les Champs-Élysées, en mai 1981, Margaret Thatcher a terrassé les trade unions britanniques et Ronald Reagan s’est engagé dans sa grande « révolution conservatrice ». Dès la fin 1982, le gouvernement Mauroy décide de ralentir son œuvre réformatrice et de s’engager dans une « rigueur » que ses successeurs pousseront jusqu’à l’austérité. Alors que l’action de l’État piétine, le tissu industriel se transforme, dans un contexte économique de plus en plus mondialisé : la casse confirmée de la sidérurgie, en 1984, est en France l’équivalent de la saignée minière de la Grande-Bretagne thatchérienne. Impuissant à enrayer le déclin industriel, déboussolé par la dégradation des franges populaires les plus fragilisées, le syndicalisme voit son image, son efficacité et ses effectifs reculer, en même temps que les indices de la combativité salariale.

    La gauche enregistre dès 1983 les effets politiques de cette évolution (voir le constat du début). Le PCF, dépassé par l’allié-concurrent socialiste en 1978, poursuit son déclin. Le Parti socialiste en bénéficie un temps, ambitionne même de devenir le parti attrape-tout de la gauche française. Mais il est bientôt d’autant plus affecté par le recul qu’il se rapproche progressivement des inflexions sociales-libérales de ses homologues européens. Les brèves rémissions (1997, 2012) n’annulent donc pas la pente générale au recul.

    La fin du XXème siècle semble avoir clos le cycle ouvert par l’affirmation de l’industrie et l’expansion de la démocratie représentative. Après une longue phase d’incertitude, les classes populaires avaient accédé à la garantie d’un statut, de la protection sociale et de l’expression politique (la place de la social-démocratie et, en pays latin, du communisme). Par-là, elles s’étaient vues intégrées dans l’espace public. La crise longue amorcée dans les années 70 a mis à bas cet équilibre, replongeant une part significative d’entre elles dans la précarité et la marginalité, réelle ou supposée.

    Tassement du sentiment d’appartenance et recul du vote de gauche … Les XIXème et XXème siècles avaient fondé les ouvriers en classe ; la fin du XXème siècle n’a pas fait disparaître les ouvriers, mais elle a étiolé la classe, plus ou moins réunie par l’espérance d’un avenir radieux.

    C’est important cette distinction. C’’est la notion de « classe en soi » et « classe pour soi » de Georg Lukacs, un marxiste trop sous-estimé.

    4. Ce n’est pas parce que la gauche aurait abandonné le « social » au profit du « sociétal » qu’elle a reculé, mais parce qu’elle n’a pas compris suffisamment ce qui changeait dans la société elle-même. Le peuple sociologique d’aujourd’hui n’est pas le même qu’hier et le « social » est lui-même est bien plus complexe qu’autrefois : il entremêle des dimensions à la fois matérielles (les effets de l’inégalité) et symboliques (le poids des discriminations), relevant de tous les champs de la vie sociale.

    Ce n’est donc ni en « revenant » au modèle de la classe d’hier, ni en remplaçant la « classe » par un segment de la société (par exemple les plus exploité.e.s, les discriminé.e.s ou les plus dominé.e.s) que l’on inversera la tendance au déclin et qu’on enrayera la montée de la droite extrême. La société n’est pas une juxtaposition de segments sociaux, éventuellement hiérarchisés, mais un tout régi par des logiques dominantes et traversé par des contradictions. Aucun projet politique ne peut espérer être dynamique s’il ne parle pas de la société tout entière, s’il ne dit pas d’où elle vient, où elle peut aller et en s’appuyant sur quelles valeurs, quelles méthodes et quelles forces. Non pas « eux » contre « nous », mais « nous tou.te.s » et « tou.te.s ensemble »… Ce projet existe-t-il à gauche et est-il perceptible ? On peut sérieusement en douter.

    La société d’aujourd’hui ne dégage pas des procédures unifiantes analogues à celles qui ont rendu jadis possible l’expansion d’un groupe central et son homogénéisation relative. Une partie des exploités-dominés-aliénés peut donc à l’occasion se dresser contre le désordre social existant et, en se mettant en mouvement, peut s’affirmer comme une multitude agissante. Mais faute de projet capable d’articuler le passé, le présent et l’avenir, cette multitude ne peut devenir un peuple politique. Ce faisant, elle peut peser sur les logiques en place, infléchir à la marge l’utilisation des ressources, mais elle laisse l’initiative historique aux forces qui contrôlent de fait la distribution des avoirs, des savoirs et des pouvoirs.

    #Roger_Martelli #Conscience_de_classe #Politique #Classe_ouvrière

  • « Les expériences transpédégouines produisent des formes singulières d’attention au vivant »
    http://www.regards.fr/la-midinale/article/les-experiences-transpedegouines-produisent-des-formes-singulieres-d-attenti

    Les luttes LGBTQI et les luttes écologistes peuvent s’enrichir les unes les autres. Comment ? Cy Lecerf Maulpoix, journaliste et auteur de « Ecologies déviantes - voyage en terres queers » (éditions Cambourakis), est l’invité de la Midinale. Source : Regards

  • Adieu Bibi ? | Dominique Vidal
    http://www.regards.fr/monde/article/adieu-bibi

    Le nouveau gouvernement israélien constitue une telle gageure – des islamistes à la droite et à l’extrême droite, en passant par la gauche sioniste et le centre – qu’il menace d’exploser à la première crise et de donner ainsi une nouvelle chance à Benyamin Netanyahou. Ne risque-t-il pas, surtout, de poursuivre pour l’essentiel la politique de ce dernier ? Source : regards.fr

    • Quand tu vois les « états de service » des deux lascars adeptes de la « tarte-à-Tain », c’est sûr, y a du soucis à se faire. Et là, tu te dis que c’est certainement pas à ce genre de #boulets que tu confierais un rôle dans la révolution prolétarienne ...

  • Valence 12 juin, manifestation Pour nos libertés et contre les idées d’extrême-droite
    https://ricochets.cc/Valence-12-juin-manifestation-Pour-nos-libertes-et-contre-les-idees-d-extr

    samedi 12 juin 2021 : 14h du champs de mars de Valence - Manifestation déclarée Covoiturage du théâtre de Die à 12h30, du Point I de Saillans à 12h45 et de la gare de Crest à 13h. TRIBUNE. Appel pour les libertés et contre les idées d’extrême droite Organisations syndicales, politiques, associations et autres collectifs appellent à manifester samedi 12 juin pour défendre les libertés et les droits sociaux. Depuis maintenant plusieurs mois nous constatons un climat politique et social alarmant. S’allier (...) #Les_Articles

    / #Drôme

    http://www.regards.fr/politique/article/tribune-appel-pour-les-libertes-et-contre-les-idees-d-extreme-droite

    • On parle d’un mec à l’origine du groupuscule Vengeance Patriote qui entraîne ses militants au combat façon paramilitaire mais pour Coralie Dubosc, la vidéo d’appel au meurtre de #Papacito est un caprice de Mélenchon.

      LREM, le barrage troué...

      https://twitter.com/realmarcel1/status/1401922145891098624
      Pour situer un peu mieux, voilà de qui on parle.
      https://www.streetpress.com/sujet/1603295168-vengeance-patriote-groupuscule-extreme-droite-militants-comb

    • Le déni médiatique de la violence d’extrême droite

      Dure journée. L’emploi du temps prévu s’est surchargé de toutes les tâches liées à la résistance à la meute médiatique alléchée par le plan de com du « printemps républicain ». En effet, quatre heures après l’émission sur France Inter du dimanche, le premier de ces doriotistes se réveille et trouve dans mes propos à l’émission ce qu’aucun des quatre journalistes présents sur le plateau n’avait entendu ni vu : une improbable séquence soi-disant complotiste. Pourtant, je répétais seulement ce que des dizaines d’articles de presse avaient dit avant moi : que les assassins attendent souvent les élections pour faire parler d’eux. Comme ce délire n’était pas vraiment convaincant, les ventilateurs à fiel se tournèrent vers le récit des parents de victimes pour mieux me flétrir grâce une dose d’affect empathique. Il m’a semblé que ces gens ne savaient pas vraiment ce que j’ai réellement dit, mais réagissaient à ce que leurs interrogateurs me faisaient dire. Mais ainsi fut réunie une belle base pour un long spasme d’indignation médiatique sur toutes les chaînes. Et sur tous les journaux dans la main des 9 milliardaires propriétaires de toute la presse et de ceux qui la font. Car pour eux mon dernier score dans les sondages est déjà un attentat contre leur pouvoir de bashing.

      Alors, sentant l’ambiance propice, un youtubeur d’extrême droite, recommandé comme « ami » par Éric Zemmour, met en ligne une vidéo sur l’art d’assassiner un électeur insoumis. Nous sommes glacés d’effroi. Pas certains journalistes. Et c’est peut-être encore plus glaçant.

      Tranquillement plusieurs m’accusent d’orchestrer une diversion. Comme si je trouvais mon compte à cette vidéo !! Regardez un instant la scène des coups de poignards et dites ce que vous ressentez en tant que personne normale. La pente CNews d’une bonne partie de la presse est désormais une option éditoriale qui se généralise. Dans cette ambiance, Zemmour a pu venir défendre Papacito sans rencontrer la moindre opposition de sa corporation.

      Je laisse de côté les délires politiques de ceux qui vendaient la peau politique de l’ours avant qu’il soit assassiné. J’en reste à l’essentiel. C’est à dire aux deux bonnes nouvelles de cette séquence. La première : les médias prennent la responsabilité de dire qu’il n’y aura aucun assassin pour profiter des périodes électorales comme cela s’est passé jusque-là. La seconde : pour ces médias aucun d’entre nous n’a rien à craindre des menaces de mort dont nous faisons l’objet. Raison pour laquelle ils leur donnent moins d’importance que la suite du feuilleton de leur manipulation de mes propos.

      Tout le monde peut donc dormir tranquille. Isolés dans des flots de boue et de manipulations nous n’aurons qu’un souhait : que leur déni soit confirmé. Qu’il n’y ait pas d’attentats et que nul d’entre nous ne reçoive un mauvais coup. Tel est désormais le monde dans lequel nous vivons.

      Jlm

    • Je rigole. Mon père, qui se fout de la politique depuis toujours, me raconte que quand même, il a une opinion sur Mélenchon, oui, oui, car « quand même, tu te rends comptes Mélenchon, il en raconte de ces conneries ! ».

      Tu vois, Mélenchon, c’est le gars, on s’intéresse à ce qu’il raconte que quand il raconte qq chose qu’on va pouvoir dire que c’est pourri. Mélenchon, là, tu vois, on va pouvoir dire qu’il est complotiste. Et comme lui, on a le droit de le dire, c’est un gauchiste, et même un islamogauchiste, alors on a tous les droits, et on va donc le dire sur tous les tons, et sur toutes les ondes. Et comme ça, même les gens qui ne se sont jamais forgé de conscience politique, ils vont pouvoir dire que Mélenchon, quand même, quel trou du cul.

      Moi, là, ça fait plus de 15 ans que je lis ce qu’il raconte Mélenchon, et jamais je ne me suis dit qu’il était complotiste. Et même plutôt un petit peu le contraire. Bref.

    • c’est les généralisations théoriques sur « l’oligarchie » (quelques poignées ou 1% qui commandent) qui sont complotistes, elles ne font pas de cas des rapports sociaux qui nous tiennent, ça permet de dénoncer (s’indigner) au lieu de critiquer (analyser). pour jouer au tribun, c’est beaucoup plus adapté.

  • Manifestation de policiers : l’honneur de la gauche, c’est de ne pas y aller - regards.fr
    http://www.regards.fr/politique/article/manifestation-de-policiers-l-honneur-de-la-gauche-c-est-de-ne-pas-y-aller

    Il faut appeler un chat un chat : la pression des idées d’extrême droite est forte, si forte, que plus rien d’autre ne résonne dans la politique française. Il suffit de regarder ce qui a fait l’actualité ces derniers jours : la loi Séparatisme, des tribunes de militaires et de policiers se mettant, sans fard, à disposition des prochains putschistes du pays, une polémique autour de Sara Zemmahi, candidate LREM pour les départementales et... qui porte un voile (avouez que vous n’aviez jamais entendu son nom et ne la connaissiez que sous le pseudonyme de « la femme voilée »).

    Qui mène la danse, si ce n’est l’extrême droite ? Comment se dire étonné de ce récent sondage qui montre que 74% des policiers en activité voteraient Marine Le Pen ?

    Et voilà que, sans aucune surprise, le Rassemblement national annonce sa participation à la manifestation – habile, Marine Le Pen n’y sera que « par le cœur » et envoie sur place son homme de main Jordan Bardella. Plus surprenant, le ralliement du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, que l’on n’avait pas vu dans les rues depuis la Manif pour tous. Il n’est sûrement pas le « premier flic de France », mais il sera bel et bien le premier locataire de la place Beauvau à se rendre à une manifestation sur la voie publique à l’appel de policiers. Gérald Darmanin est et sera le bienvenu à cette manifestation, contrairement à son collègue du ministère de la Justice Éric Dupont-Moretti.

  • France : Xavier Bertrand passe à l’offensive sur le thème de la sécurité
    https://www.rfi.fr/fr/france/20210516-france-xavier-bertrand-passe-%C3%A0-l-offensive-sur-le-th%C3%A8me-de-la

    Dans une campagne des régionales où il est pris entre deux feux, celui du Rassemblement national (RN) et de son candidat Sébastien Chenu et celui de La République en marche (LREM) avec Éric Dupond-Moretti, Xavier Bertrand, qui vise aussi la présidentielle, a choisi d’être offensif sur le sujet sensible de la sécurité.

    en voilà d’une offensive originale, dis-donc

    Alors Xavier Bertrand donne ses solutions pour casser « la spirale de l’impunité » : majorité pénale à 15 ans, bracelet électronique pour les mineurs, centres éducatifs fermés avec encadrement militaire. Il promet également un garde des Sceaux qui ne sera plus « ministre des détenus » comme Éric Dupond-Moretti, l’envoyé spécial d’Emmanuel Macron contre lui aux régionales, mais « ministre des victimes ».

    qui dit mieux ?

    Et surtout, Xavier Bertrand fait une promesse : pas question de faire alliance au second tour avec la majorité. Une façon pour lui de montrer qu’il ne tombera pas dans le « piège » d’un accord aux régionales, ce qui lui ôterait sa crédibilité pour la présidentielle.

    Sa crédibilité avec son programme est toute choisie, en cas d’échec, pour prendre la place de l’homme à la grande casquette. Vu ses propos je crains que la casquette soit trop petite pour sa #grosse_tête .

  • 2022 : « l’étrange défaite » qui vient | Alain Bertho
    http://www.regards.fr/idees-culture/article/2022-l-etrange-defaite-qui-vient

    Pour Marc Bloch, auteur de L’Étrange défaite, la cause de la débâcle de juin 1940 n’était pas seulement militaire mais d’abord politique. De la même façon, le désastre annoncé de printemps 2022 n’est pas seulement de nature électorale. La débâcle de la démocratie se construit depuis des mois par une sorte de capitulation rampante et générale face à l’extrême droite. Source : Regards

  • Quelques nouvelles des (futurs) putschistes :

    Après les généraux, voici la lettre des colonels séditieux, et c’est pire ! - regards.fr
    http://www.regards.fr/politique/societe/article/apres-les-generaux-voici-la-lettre-des-colonels-seditieux-et-elle-est-encore

    Non contents d’affirmer partager le constat de la lettre adressée à Emmanuel Macron, les signataires de cette nouvelle lettre vont plus loin, « à la racine du mal proprement dite », et ciblent la classe politique : « N’est-il pas illusoire de demander à ceux qui instillent le poison de façon probablement consciente et sans doute en toute sincérité de bien vouloir changer de seringue pour instiller le contre-poison ? », interrogent-ils. Plus précisément, ils accusent « la haute finance qui détient les cordons de la bourse et la maîtrise des grands médias et qui décide donc de qui sera ou non élu, servie en cela par toutes sortes de relais que sont parmi d’autre Bildeberg, Davos, le CRIF et les fratries. » Complotisme et antisémitisme sont souvent les deux faces du même obscurantisme guerrier.

  • Covid-19 : pouvait-on éviter tant de morts ? | Sylvestre Huet
    https://www.lemonde.fr/blog/huet/2021/04/30/covid-19-pouvait-on-eviter-tant-de-morts

    Pouvait-on éviter une part significative des 100.000 morts – à la mi-avril 2021 – de la Covid-19 en France ? Oui. Cette réponse nette est glaçante. Et pourtant, elle ne fait aucun doute. Il suffit, pour l’établir, de comparer la situation française (voire européenne) avec trois des pays les plus à risque, lorsque la Covid-19 a émergé : la Chine, le Vietnam, la Corée. L’écart est abyssal. Source : Sciences²

    • ça je l’ai vu avec désespoir et dernièrement au fin fond des Corbières (3 habitants au km2) où il y a un paquet de crétins pour te dire qu’il n’y a pas eu tant de morts que ça (tu en vois par ici ? non hé ben voila) et que Raoult et la nivakine nous sauverons (de quoi si ça n’existe pas ?). Si tu leur dis qu’ils se font complices des assassins au gouvernement et que leur ignorance est doublée d’égoïsme qui participe à tuer des vieux et des handicapés, ben tu n’as plus trop de choix, tu te casses ou tu restes chez toi à lire seenthis, parce qu’il ne te reste plus d’interlocuteurice à peu près raisonnable pour ne pas devenir dingue à affronter cette folie collective où les gens se vantent d’aller beugler NHK sans masques à Limoux.

      Encore aujourd’hui, des millions de Français font confiance à celui qui avait prédit « moins de morts que par accident de trottinettes », « ce sera l’infection respiratoire la plus facile à traiter avec la chloroquine », « la deuxième vague c’est une fantaisie », « l’épidémie va s’arrêter avec l’été » et autres raoulteries. Mais qui est allé faire le beau devant les caméras de télévision au côté de la star marseillaise de BFM ? Le Président Emmanuel Macron. Difficile de faire plus efficace si l’on veut miner la confiance envers le Conseil scientifique que l’on a mis en place. Or, en légitimant et en favorisant des comportements à risque, ces fausses nouvelles ont augmenté le nombre de morts.

    • Ce que j’ai vu, c’est une saturation d’infos contradictoires sur le corona qui à force de se télescoper font que chacun·e y va de son interprétation personnelle, tout comme les gesticulateurs qui s’expriment sur BFM.
      Cependant tout en reconnaissant ne plus se tenir du tout informé de rien parce que « ça fatigue à force » (comme de réfléchir, ça fatigue le cerveau, hein, autant sombrer dans le délire égoïste)

      N’empêche que sur 100 habitants perdus dans la petite montagne, y’en a quand même 5 qui ont choppé le virus et s’en sont sortis (pour l’instant), dans l’ensemble les Corbières ont plus été touchées que Toulouse … qui n’a pas eu de grosse incidence

    • Bref. Jusqu’en 2018, #Rachel_Khan était noire. Elle le revendiquait. Depuis, elle semble ne plus vouloir l’être. Ou pour être précis, elle ne veut plus entendre parler de sa couleur de peau. Un non sujet pour elle dorénavant. Que s’est-il passé ? Comment peut-on, en février 2019, éprouver « l’honneur d’être cette maîtresse de cérémonie » où est présente Assa Traoré et, en mars 2021, se retrouver sous les louanges de Valeurs actuelles : « L’écrivain Rachel Khan juge que le “combat” d’Assa Traoré est une “forme d’opportunisme dérangeant” » ? Comment peut-on écrire en mars 2018 « Noires, nous sommes les femmes invisibles du cinéma français » puis donner une interview en mars 2021 au Figaro pour dire : « Le discours victimaire des pseudo-antiracistes m’est insupportable » ?

      Mais cette nouvelle Rachel Khan ne parvient pas à faire oublier en totalité l’ancienne. Elle est toujours là. Ainsi, elle peut rejeter le débat sur la racialisation tout en ne parlant que de cela : de race, des origines de ses parents. Rachel Khan le dit elle-même : elle a plein de races en elle.

      Rachel Khan, #prototype_intersectionnel

      Au-delà de ses mots, des idées qu’elle peut défendre, il y a autre chose chez Rachel Khan qui plaît beaucoup à ces Jean Moulin des internets : son attitude. Ils voient en elle une femme un peu naïve, emplie de bonne volonté, fervente croyante des dogmes républicains… Du sexisme teinté de racisme. Même Pascal Praud l’adoube. Une non-blanche qui ne challenge pas la blanchité de ces messieurs, ils en rêvaient, elle l’a fait.

      Sur le féminisme aussi, elle a vrillé. De la dénonciation du harcèlement en ligne, du journal Causette, elle devient défenseure de personnalités telles que Raphaël Enthoven, qui excelle en la matière – Rachel Khan reprend même son vocabulaire, quand elle qualifie Rokhaya Diallo de « rentière » de l’antiracisme. Il faut constater que Rachel Khan n’est plus, non plus, une femme. Elle en refuse l’assignation de la même façon qu’elle n’est plus noire. Elle est l’intersectionnalité à l’envers. Imaginez donc Rachel Khan participant à un événement organisé par Lallab, une asso féministe et musulmane, qui défend les femmes voilées, qui use de la non-mixité… l’enfer sur Terre pour ses amis d’aujourd’hui qui l’aurait crucifiée avant-hier !

      Finalement, Rachel Khan n’est rien d’autre qu’un #produit_culturel. À la mode. Début 2020, elle est nommée codirectrice de La Place, centre culturel consacré au hip-hop à Paris. Dans une lettre ouverte, plusieurs activistes et professionnels du hip-hop réagissent : « Depuis bientôt une semaine, Rachel Khan fait le tour des médias pour promouvoir son livre "Racée". Dans ses entretiens aux médias et sur ses réseaux sociaux elle tient des propos qui selon nous vont à l’encontre des valeurs d’inclusivité, de partage et de vivre ensemble que la culture Hip Hop a toujours prôné. Au sein de la culture Hip Hop ces termes signifient le refus de toute forme de discrimination, de rejet de la différence, le refus des dogmes, la prise en compte de l’autre tel qu’il est et non tel qu’on voudrait qu’il soit, de rencontres par et à travers nos différences et l’acceptation des parcours et construction de chacun, dans ce contexte, les attaques contre les activistes antiracistes sont intolérables pour un personnage publique représentant la culture Hip Hop. Rachel Khan bafoue les valeurs d’une culture qui nous est chère avec des propos clivants, validés par la frange la plus réactionnaire des médias français. »

      En ce début d’année 2021, Rachel Khan a été nommée à la tête de la commission Sport de la Licra. Quelques semaines plus tard, Manuel Valls succède à Simone Veil au comité d’honneur de cette même Licra. Il n’y a pas de mots assez fort pour exprimer ce que ces deux symboles représentent en terme de dévoiement du combat contre le racisme.

      Récemment, cette ligue « internationale » contre le « racisme » et l’« antisémitisme » a publié une fausse Une du Time, où Rachel Khan serait à l’honneur en tant qu’« antiraciste de l’année ». En décembre 2020, sur sa page Facebook, Rachel Khan en diffusait une autre, représentant exactement la même chose. Or, la seule personnalité antiraciste française que le Time ait consacrée, c’est Assa Traoré. Que faut-il en comprendre ? Que cette petite communauté se rêve un monde. Un monde où ils seraient, tous, bel et bien antiracistes. Mais ce n’est qu’un songe. Dans la vraie vie, Manuel Valls manifeste aux côtés des franquistes et Rachel Khan, dans un désir de réconciliation – de quoi, entre qui ? – s’affiche volontiers avec le très droitier Mathieu Bock-Côté, « rires au soleil ».

      Toute incohérence politique, elle, serait purement fortuite.

      #retournage_de_veste #créneau_marketing

  • « Quand il n’y a plus d’égalité possible, il reste la protection factice de l’ordre. Quand il n’y a plus de république ni de démocratie, il reste la soumission devant le képi »
    http://www.regards.fr/politique/societe/article/lettre-des-generaux-un-texte-seditieux-qui-menace-la-republique

    La lettre des généraux publiée par Valeurs actuelles n’a, pour le moment, pas suscité de réaction de l’Élysée. Pourtant, à travers ce texte séditieux, c’est bien la République qui est visée. Et menacée.

    60 ans jour pour jour après le putsch raté d’Alger, une vingtaine de généraux à la retraite, et un millier de militaires, prennent la plume pour « un retour de l’honneur de nos gouvernants ». Le choix de la date vaut en lui-même message et alerte.