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  • Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan : une réforme pour « durcir » les chefs - Bretagne - Le Télégramme
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    Un nouveau commandant, une formation qui évolue et un nouveau nom : l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan prépare ses chefs de demain aux futurs conflits.
    Photo archives Emmanuel Nen

    Changement de nom, évolution de la formation : à Coëtquidan (56), le creuset des officiers de l’Armée de Terre se met en ordre de bataille pour préparer ses futurs chefs aux prochains conflits.

    « Les dangers qui nous guettent se rapprochent de nous », a glissé le général François Lecointre aux députés qui l’ont auditionné une dernière fois, début juillet. Passé relativement inaperçu, son avertissement en dit long sur le cadre dans lequel les armées françaises, dont la mission est d’anticiper les menaces pour s’y préparer, envisagent l’avenir des relations internationales.

    Sur terre comme sur mer ; dans les airs, l’espace ou le cyberspace. Partout, s’accordent les stratèges, les manifestations de puissance s’expriment dans un « continuum compétition-contestation-affrontement (…) qui nous oblige collectivement à envisager toutes les hypothèses d’engagement, et surtout les plus exigeantes », insiste le nouveau chef d’état-major des Armées, le général Thierry Burkhard, dans son premier « Ordre du Jour » daté du 22 juillet.

    Ces deux dernières années à la tête de l’Armée de Terre, ce légionnaire parachutiste avait fixé pour priorité de « durcir » et « d’épaissir » ses rangs. Il avait, notamment, confié au général Patrick Collet, le patron des écoles de Saint-Cyr-Coëtquidan, à Guer (56), le soin de repenser le cursus des jeunes officiers en ce sens. En ce 31 juillet, il lègue à son successeur, le général Hervé de Courrèges, une nouvelle matrice qui met l’accent sur la « singularité du chef militaire » et « l’esprit guerrier ».

    Un retour aux fondamentaux
    Le général Collet explique : « Ce nouveau canevas sera plus réaliste et plus exigeant sur les plans physique, technique, moral. Il permettra à nos élèves de relever quatre défis clés : la combativité du soldat, l’autorité du chef, l’intelligence de l’officier, l’humanité de l’homme ». C’est un retour aux fondamentaux pour l’institution créée en 1802 par Napoléon Ier.. Il n’y a pas si longtemps encore, ses chefs évoquaient volontiers « une grande école de management*Des séances d’entraînements musclées

    Les promotions qui rejoindront la lande bretonne fin août seront les premières à bénéficier de la réforme. Dès cet hiver, les plus jeunes, les Saint-Cyriens, vingt ans en moyenne, seront immergés trois mois (contre un auparavant) comme sergents dans l’un des Centre de formation initiale des militaires du rang (CFIM) de l’Armée de Terre. Une plongée qui leur permettra de découvrir son quotidien et leur métier. Pour tous, les séances de sport, d’aguerrissement ou de tir seront musclées. Et les périodes de « mise en situation » multipliées, à l’occasion de vrais exercices organisés autour de Coëtquidan avec des unités opérationnelles. Il y a quelques mois, ce fut, par exemple, le cas avec les légionnaires de deux compagnies du 2e régiment étranger d’infanterie (REI) qui rentraient du Mali.

    Stratégie et philosophie
    La nouveauté se situe enfin au plan académique. Les trois écoles s’enrichissent d’une couche supplémentaire commune baptisée « Culture militaire et art de la guerre ». Elle comprendra notamment une introduction à la stratégie, confiée au général Vincent Desportes, l’ancien patron de l’École de guerre, auteur d’une réflexion abondante et originale - la stratégie, expliquera-t-il à ses élèves, « est d’abord l’art de se poser les bonnes questions »… Ou encore d’un cycle de conférences données par la philosophe Alexandra Laignel-Lavastine autour des questions qu’elle aborde dans son dernier essai intitulé : « Pourquoi serions-nous encore prêts à mourir » (Cerf).

    En gestation depuis deux ans, le nouveau Saint-Cyr séduit déjà au-delà des jeunes ayant la vocation de servir. L’année dernière, sa formation au leadership conçue pour les étudiants des grandes écoles de commerce, d’ingénieur et de sciences politiques a été prise d’assaut. Ils furent 150 candidats pour 30 places.

  • Électricité : pourquoi Leclerc se sépare de tous ses clients sans compteur Linky - Économie - Le Télégramme
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    Au 15 octobre, tous les contrats des clients Leclerc Énergies qui n’ont pas de compteur Linky seront résiliés automatiquement.
    François Destoc

    Le fournisseur d’électricité résilie tous les contrats des clients ne disposant pas de compteur Linky. Il veut mettre en place une nouvelle offre d’électricité.

    Mauvaise surprise pour les clients du fournisseur Leclerc Énergies. Mi-juillet, la filiale électricité du groupe breton a envoyé un mail à une partie de sa clientèle pour les obliger… à aller voir ailleurs. Elle leur annonce qu’au 15 octobre, leur contrat d’électricité sera résilié « automatiquement », sans qu’ils ne puissent piper mot.

    « Vous devez vous rapprocher avant cette date d’un autre fournisseur, afin d’assurer la continuité de fourniture de votre électricité », prévient Leclerc Énergies. « _C’est n’importe quoi », enrage Romain, surpris par la soudaineté de la démarche. « Ils résilient mon offre qui me donnait satisfaction jusqu’à présent… »

    Les clients sans compteur Linky écartés
    Au centre de l’affaire : le lancement prochain d’une offre d’électricité à « tarification dynamique », « le mode de consommation de demain », selon l’enseigne. Le principe : le prix de l’électricité fluctue tous les jours, voire toutes les heures, en fonction des cours sur les marchés de gros. L’enseigne promet un « kilowattheure à prix coûtant » et ne fera de la marge que sur le prix de l’abonnement (6 euros).

    Sauf que ce type de contrat nécessite d’avoir, ou d’installer, un compteur Linky communicant, car le fournisseur a besoin de connaître heure par heure la consommation de son client pour le facturer au prix réel. Ce que ne possède pas une partie des 100 000 clients de Leclerc Énergies. L’entreprise a donc décidé de s’en séparer par mail. Une pratique légale dans ce cas de figure. « En compensation, nous proposons aux clients concernés une offre alternative chez un fournisseur partenaire », répond l’entreprise.

    Évolution du marché de l’électricité
    Pour justifier l’évolution de ses offres, la filiale a avancé à ses clients dans un premier temps l’argument de la « fin annoncée des tarifs réglementés ». Problème : non seulement les clients de l’entreprise ne sont pas concernés par les tarifs réglementés - seul EDF a la capacité à les proposer -, mais la date de fin de ces tarifs n’est pas véritablement tranchée. L’Union européenne évoque pour le moment une échéance à quatre ans.

    Rectifiant le tir, l’entreprise parle désormais d’une offre de « consommation plus responsable et qui peut être plus économique ».

    Le Médiateur national de l’énergie met néanmoins en garde sur les offres à « tarification dynamique » : « La nature de ces offres à prix variable peut représenter un risque de factures plus élevées pour les consommateurs non avertis ». Le coût de l’électricité sur le marché est en effet généralement plus élevé dans les moments de grande consommation (matin, soir, hiver).

    Il est donc « nécessaire de vérifier que de telles offres soient compatibles avec vos habitudes et votre logement », souligne-t-il. Il plaide pour l’établissement d’un prix plafond et « éviter toute dérive excessive de la facture ». Leclerc Énergies annonce mettre en place, jusqu’au 31 décembre, un tel seuil, « pour aider nos clients dans la prise en main » du nouvel outil. Nécessaire, estiment les associations de consommation, alors qu’une nouvelle flambée des prix est annoncée à la rentrée, en raison de la reprise économique.

  • Covid-19 : pourquoi le Royaume-Uni connaît-il une chute brutale du nombre de cas ? - Monde - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/monde/covid-19-pourquoi-le-royaume-uni-connait-il-une-chute-brutale-du-nombre


    Un centre de tests à Londres, lundi. Au Royaume-Uni, les cas de covid-19 ont chuté de manière significative depuis une semaine.
    (EPA)

    Le Royaume-Uni présente une forte baisse du nombre de cas de covid-19 depuis une semaine. Motif d’espoir pour les pays en pleine vague épidémique, cette chute surprend les épidémiologistes.

    Au Royaume-Uni, la courbe des tests positifs à la covid-19 a connu une montée rapide et continue à partir de la fin du mois de mai. Faisant craindre de dépasser les 100 000 cas détectés par jour cet été… Mais depuis une semaine, la situation s’est totalement inversée : l’incidence apparente de la maladie est en chute libre après avoir atteint un pic, juste sous les 50 000 cas quotidiens.

    Des Britanniques plus prudents ?
    Cette baisse spectaculaire surprend les épidémiologistes qui multiplient les conjectures. « On peut faire l’hypothèse d’un problème de délai dans la remontée des tests effectués. Mais que cela dure plus d’une semaine serait surprenant », note Jean-Stéphane Dhersin, directeur adjoint scientifique de l’Institut national des sciences mathématiques et de leurs interactions au CNRS.

    Le modélisateur d’épidémies pointe une autre raison possible à cette baisse spectaculaire alors qu’aucune nouvelle mesure de restriction n’est entrée en vigueur pour l’expliquer : « On peut faire l’hypothèse que les habitants ont choisi de lever le pied d’eux-mêmes, face à une situation qui s’annonçait catastrophique ». Des tels comportements ont déjà été observés en Suède. Et même en France, lorsque l’annonce de mesures de restriction départementalisées avait eu un effet avant même d’être mises en application. À voir si cela perdurera au Royaume-Uni après la levée d’une bonne partie des mesures barrières, le 19 juillet, lors du « Freedom Day », dont on devrait mesurer l’impact d’ici quelques jours.

    Ce reflux épidémique pourrait-il être aussi dû à la forte immunité collective acquise par le pays, notamment grâce aux vaccins ? 70 % des habitants ont reçu au moins une dose, contre 60 % en France. « Il n’y a pas eu, sur une seule semaine, une part suffisamment importante de la population à être vaccinée pour que cela fasse chuter la courbe des cas à ce point », balaye Jean-Stéphane Dhersin.

    Un possible effet de l’Euro
    D’autres épidémiologistes, comme Rowland Kao, de l’université d’Édimbourg, croient y voir un effet de la fin de l’Euro de foot et des attroupements de fans dans les stades et les pubs. Une hypothèse corroborée par le déclin plus précoce des cas en Écosse, qui a eu lieu « à partir du 1er juillet, soit environ deux semaines après le dernier match des Écossais, alors que le nombre de cas n’a diminué en Angleterre qu’à partir du 17 juillet, soit une semaine après la finale (jouée par les Anglais, NDLR) », rapporte le journal The Guardian.

    Le rôle des vacances d’été est aussi une piste : « Elles induisent moins de contacts entre les jeunes et un comportement différent de la population ; ça peut jouer, mais dans quelle mesure ? », s’interroge Jean-Stéphane Dhersin. Une météo favorable a pu également permettre de vivre un peu plus à l’extérieur et de moins de se contaminer.

    La baisse des hospitalisations n’est pas encore enclenchée à l’échelle du Royaume-Uni car il existe toujours un décalage temporel entre les contaminations et les entrées à l’hôpital. En revanche, le pic hospitalier a déjà été passé en Écosse. Avec une amplitude plus faible que lors des vagues précédentes, sans doute grâce à la vaccination.

    Peut-on s’attendre à pareille baisse des infections en France dans les semaines à venir, où l’épidémie reprend pour l’instant de plus belle ? Pas si simple. Pour que la courbe s’infléchisse, le taux de reproduction du virus (le nombre de personnes que contamine une personne infectée) doit passer sous la valeur 1. Or, en France, il est à 2, « bien au-dessus de ce qu’a connu le Royaume-Uni dernièrement », rappelle Jean-Stéphane Dhersin. Pour réduire ce chiffre, il faudrait notamment un retour vers un plus grand respect des gestes barrières, en grande partie abandonnés ces dernières semaines.

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    • Why #COVID cases are now falling in the UK – and what could happen next
      https://theconversation.com/why-covid-cases-are-now-falling-in-the-uk-and-what-could-happen-nex

      An SIR model shows the number of susceptible, infected and recovered people at any time in an epidemic. Wefatherley/Wikipedia, CC BY-SA

      The real world, though, is rather more complex than a #SIR model. It behaves more like a #SEIRS model, a variation of the basic SIR model that incorporates other factors into calculating how the disease spreads.

      In a SEIRS model, the rise and fall of case numbers and the point of endemic equilibrium depend on a range of influences. These include measures such as “beta” (which is the average number of contacts a person has over a set amount of time, multiplied by the probability of the disease being transmitted when there’s contact between a susceptible and an infectious person) and “latency” (which is the lag between someone being infected and becoming infectious). Critically, the model also factors in the changing immunity of the population, either through births and deaths or, as we have already discussed, waning immunity.

      As in the SIR model, the rate of epidemic growth slows to a peak before cases fall back to an endemic level. But in this SEIRS model, the infection approaches its stable endemic equilibrium in a series of epidemic waves, as the model’s extra data inputs make it much more sensitive and complicated (and as a result more realistic).

      For example, if beta increases because contact between people increases, then this will change the endemic equilibrium at which cases level off. More contact will see a surge in infections until they start to settle around a higher equilibrium. Similarly, if beta decreases we’ll see a drop in infections until the new equilibrium is approached.

    • COVID-19: UK’s daily coronavirus data ’looks a bit fishy’ - as major symptom study suggests cases on the rise
      https://news.sky.com/story/covid-19-uks-daily-coronavirus-data-looks-a-bit-fishy-as-major-symptom-stu

      Professor Tim Spector, who co-founded the ZOE COVID Symptom Study app, said a “sudden drop” in people testing positive for the virus in the government’s data is “very suspicious”.

      […]

      "To me, it looks a bit fishy.

      “It looks as if there’s some other explanation for this other than suddenly the virus has given up.”

      He added that the ZOE study shows cases are on the rise and the “dramatic drop” in government figures is one “which we haven’t seen before, even in the other waves and lockdowns”.

      […]

      One of the possible explanations behind the decline in cases, according to the professor, are fewer young people getting tested.

      He said: "Looking at our own data, there’s a suggestion that we are seeing a reduction in the cases of the young and so they have been largely driving these figures for the last month or so, and that could be that less young people are getting tested.

      […]

      People not getting tested due to concerns over the “pingdemic” and not wanting to self-isolate is also a “potential phenomenon that’s upsetting” the data, adds the professor.

    • Ça peut pas être la même stratégie, c’est pas les mêmes acteurs. Il y a une immanence des comportements (se protéger plus, prendre moins de risques, pour évoquer les post précédents, ou ne pas se tester pour ne pas entrer dans la pingdémie, comme le présume le dernier intervenant cité) qui n’est pas sans effets sur la transcendance « du pouvoir » qui ne doit pas goûter, effectivement ce quil voit comme un effet pervers qui entache son freedom day (productif et consumériste), c-à-d la semi paralysie de l’économie qu’entraîne la pingdémie (isolement = pas aller au taff, à hauteur de 20% dans pas mal de boites). Des stratégies opposées peuvent de concert faire diminuer la prévalence, ou casser le thermomètre.
      À part ça je pige pas non plus ce qui se passe, sauf bonne nouvelle : comportements de prévention (de même, je vois étonnamment beaucoup de masqués dans les rues de Paris, où c’est pas obligatoire du tout) + vaccination plus massive qu’ici. Peut-être que le pari de Macron de faire comme Johnson, sans les mêmes conditions (...) va réussir, à quelques soucis majeurs en hospits près... Encore une fois on s’est « habitués » à 300 morts/jours pendant des semaines, de novembre à mai !! et déjà on voir des soignants qui hachetaguent des #pasdevaccinspasderéa, c’est à dire que c’est depuis une part de la société que la relativisation des morts, des morts plus jeunes, de morts jeunes est en train de se faire (en oubliant d’ailleurs les millions de vieux et de vulnérables pas vaccinés), en en imputant la responsabilité aux mal comprenants, aux méfiants, pas plus antivax que vous et moi, et pas à la « campagne de vaccination » publique.

  • Ubisoft peine à tourner la page d’un management « toxique » - Économie - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/economie/ubisoft-peine-a-tourner-la-page-d-un-management-toxique-05-05-2021-1274

    Ubisoft n’est toujours pas sorti de la crise déclenchée l’été dernier par la révélation de multiples accusations de viols et de harcèlements sexuels au sein de ses équipes. Selon nos informations, une première action en justice devrait être déclenchée ces prochains jours, concernant des faits de harcèlement et de manquements dans leur gestion par le groupe fondé et présidé par le morbihannais Yves Guillemot.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #ubisoft #ubisoft_nadeo #ubisoft_singapour #culture_toxique #business #emploi #sécurité_au_travail #syndicat_solidaires_informatique_jeu_vidéo #syndicat_stjv #formation #éducation #prévention #ressources_humaines #drh #cécile_cornet #yves_guillemot #anika_grant #raashi_sikka #rémunération #recrutement #harcèlement #florent_castelnérac #hugues_ricour #christophe_derennes #népotisme

  • À Concarneau, une voiture tombe dans la rivière : un jeune homme est décédé - Concarneau - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/finistere/concarneau/a-concarneau-une-voiture-tombe-dans-la-riviere-un-jeune-homme-de-25-ans

    Voiture tombée dans la Laïta à Quimperlé : la passagère est décédée - Bretagne - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/bretagne/voiture-tombee-dans-la-laita-a-quimperle-la-passagere-est-decedee-24-07

  • Pass sanitaire dans les restaurants : « Ils sont en train de gâcher les vacances » - Bretagne - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/bretagne/pass-sanitaire-dans-les-restaurants-ils-sont-en-train-de-gacher-les-vac

    Obligatoire dans les restaurants à compter du mois d’août, le pass sanitaire fait grincer des dents les professionnels en Bretagne. L’application de cette mesure de contrôle complique leur activité, surtout en plein été.
    Céline Nita, gérante du restaurant Le B, à Port-Louis (56) dénonce, comme la plupart des professionnels du métier, les « incohérences » des décisions gouvernementales parmi lesquelles le pass sanitaire.
    Le Télégramme/Charles-Henri Raffin

    Contrôler les pass sanitaires des clients dès le 1er août ? La perspective ne réjouit pas franchement les professionnels de la restauration. Patron du restaurant Le Quincy, à Lesconil (29), Sébastien Jacob a bien téléchargé l’application TousAntiCovid Verif pour les professionnels. « Ça fonctionne mais on n’a pas le temps d’appliquer ça tout le temps. Il faudrait une personne à temps plein, estime-t-il, on fera des contrôles ponctuels mais c’est tout ». Si son personnel se vaccine peu à peu, l’aspect privé et le secret médical pour ses clients lui posent problème, tout comme le calendrier : « On est en pleine saison, ce n’est pas le moment, il y a trop de monde ».

    « Ce n’est pas aux restaurateurs de demander des papiers »
    Au Rigado, à Locmiquélic (56), Christelle Le Falher attend le prochain protocole de l’Umih. « Ça change toutes les semaines ! Je n’imposerai rien ni à mon personnel, ni à ma clientèle pour le mois d’août, assure-t-elle. J’ai étudié la question avec un avocat en droit du travail, je ne peux rien imposer sans quoi mes employés peuvent se retourner contre moi. » Elle estime qu’à ce stade, rien n’est joué : « La loi n’est pas encore votée au Sénat et le Conseil constitutionnel peut être saisi ». Et déplore le stress sur la population. « C’est la psychose, il faut nous laisser tranquilles, ce n’est pas aux restaurateurs de demander des papiers aux gens. »

    « Du pilotage au doigt mouillé depuis le début »
    Non loin de là, à Port-Louis, Céline Nita, gérante du restaurant Le B, ne sait pas encore comment faire. « L’Umih nous informe mais comment gérer l’appli ? Sur nos téléphones personnels ? Ils sont en train de gâcher l’économie et les vacances des Français, regrette-t-elle. J’ai 45 ans, j’ai fait mes deux injections et mon personnel est vacciné, je ne discute pas du fond mais c’est du pilotage au doigt mouillé depuis le début et on va perdre de l’argent ».

    À Brest, Michel Le Menn tient, depuis sept ans, Le Coup de fourchette. « L’avenir me paraît très compliqué, on n’est pas assermentés et, en principe, on ne peut pas interroger un salarié sur son état de santé. notre métier est de satisfaire le client, pas de l’embêter. ». Son ami, Alan Lescop, chef du restaurant Le Florio, lui, veut bien s’organiser pour vérifier les pass : « le problème, c’est qu’en hiver, ça prend au moins 40 secondes par personne, on n’a pas des halls de gare à l’entrée et on fait face à beaucoup d’incohérences ».

  • La cascade de problèmes chez Boeing, vrai trou d’air ou effet loupe ? - Économie - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/economie/la-cascade-de-problemes-chez-boeing-vrai-trou-d-air-ou-effet-loupe-25-0


    (EPA)

    Défauts électriques dans le cockpit des MAX, anomalies de fuselage sur le 787, retards sur le 777X : ces derniers mois, Boeing semble accumuler les soucis techniques, mais les annonces en rafale sont surtout la conséquence, selon plusieurs observateurs, d’une surveillance accrue.

    « Boeing, malheureusement pour le groupe, est actuellement passé à la loupe et c’est justifié », résume Ken Herbert, spécialiste aéronautique pour Canaccord Genuity.

    Après les deux accidents rapprochés de son nouvel avion vedette, le 737 MAX, qui ont fait 346 morts en 2018 et 2019, le géant de Seattle a fait l’objet de nombreuses enquêtes.

    Son patron, Dave Calhoun, est arrivé en janvier 2020 avec la lourde tâche de restaurer la confiance dans Boeing. Mercredi, lors de la publication des résultats trimestriels du groupe, il devra s’expliquer sur les derniers déboires en date.

    Mi-juillet, Boeing a, en effet, annoncé avoir découvert de nouveaux défauts sur son long-courrier 787 Dreamliner, suffisamment importants pour réduire les cadences de production et repousser les livraisons. Et ce, alors que l’été dernier, le groupe avait déjà découvert plusieurs vices de fabrication, notamment sur le raccord d’une portion du fuselage.

    En mai, l’Agence américaine de l’aviation (FAA) a, par ailleurs, prévenu Boeing qu’elle pourrait exiger davantage de vols d’essais avant de certifier le futur gros-porteur 777X en raison d’un manque de données techniques.

    Et, en avril, des problèmes électriques dans les cockpits de certains 737 MAX ont conduit à l’immobilisation temporaire d’une centaine d’exemplaires déjà livrés.

    Le groupe a également pris du retard sur les deux nouveaux exemplaires de l’avion présidentiel Air Force One, tandis que l’avion-ravitailleur KC46 multiplie les déconvenues.

    « Culture de dissimulation »
    Les raisons à ces problèmes sont multiples. Ils ont pu être accentués par la pandémie, le groupe et ses fournisseurs faisant face aux mêmes problèmes de personnel et d’approvisionnement que le reste de l’économie. La décision de transférer la production du 787 sur un seul site, en Caroline du Sud, a aussi pu créer des perturbations.

    Autre piste, un rapport parlementaire publié en septembre sur les crashs du MAX avait mis en avant une évolution de la culture d’entreprise après la fusion avec McDonnell Douglas en 1997, avec plus d’attention portée aux profits financiers et moins à la résolution de problèmes d’ingénierie.

    Ce rapport avait surtout accablé la « culture de dissimulation » qui prévalait chez le constructeur, ainsi que le manque de supervision de la FAA. « Les enquêtes ont montré que les deux organismes avaient failli : l’un dans son rôle de fabricant, l’autre dans son rôle de surveillant », analyse Bertrand Vilmer, patron du cabinet d’expertise aéronautique Icare. « Ils essaient de remonter la pente, la FAA en se montrant intransigeante, et trouvent forcément des manquements », ajoute-t-il.

    Même constat chez Hassan Shahidi, à la tête de la Fondation pour la sécurité du transport aérien. Les recommandations émises après les crashs du MAX sont en train d’être mises en place, avec de nouveaux systèmes de gestion du risque qui se traduisent par « plus de supervision et de transparence ».

    La FAA ne veut plus prendre la parole du groupe pour argent comptant

    De son côté, Boeing dit avoir « méthodiquement » agi ces deux dernières années pour améliorer la sécurité.

    Dans le cas du 787 par exemple, « la décision de ralentir la cadence de production pour mener des inspections supplémentaires et effectuer éventuellement des travaux de retouche était celle à prendre, même si cela peut parfois affecter les opérations ».

    La FAA, elle, insiste sur sa volonté de couvrir tous les aspects liés à la sécurité. Quand, en mai, Boeing a proposé un algorithme comme méthode d’inspection des 787, elle a demandé la suspension des livraisons, le temps de pouvoir examiner les données motivant cette proposition. « L’agence ne veut plus prendre la parole du groupe pour argent comptant. Elle veut voir les données », indique une source au sein de la FAA.

    Communication défaillante
    Pour Ken Herbert, de Canaccord Genuity, les derniers déboires sur le 787 mettent en avant des problèmes de communication en interne, Dave Calhoun ayant à plusieurs reprises assuré que le problème serait rapidement résolu. « Ils relèvent de la capacité à faire remonter les mauvaises nouvelles et à les régler en temps voulu », avance-t-il. « Cela donne l’impression que l’entreprise ne gère pas complètement la situation  ».

  • Effets indésirables graves pour… 0,027 % des injections - France - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/effets-indesirables-graves-pour-0-027-des-injections-23-07-2021-1279567


    Les autorités de santé l’assurent, les chiffres le confirment : la balance bénéfice-risque de la vaccination à la covid-19 reste nettement favorable.
    Photo d’illustration François Destoc

    Les milliers de cas d’effets indésirables répertoriés, en France, lors de la campagne de vaccination à la covid-19 restent à relativiser. Ils ne représentent qu’une part infime des doses administrées.

    L’Agence nationale de la sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) listait au 8 juillet dernier, et depuis le début de la campagne de vaccination, 61 822 cas d’effets indésirables, en corrélation (mais sans lien de causalité démontré) avec l’injection d’un vaccin. Une sur quatre est un cas « grave » (15 835), c’est-à-dire nécessitant une hospitalisation (ou une prolongation d’hospitalisation) et pouvant aller jusqu’à engager le pronostic vital du patient ou entraîner une invalidité.

    Le nombre est élevé. Mais reste infime par rapport à celui des injections (plus de 59 millions au 8 juillet). Le risque d’effet indésirable grave s’élève donc à… 0,027 %. Le facteur risque est donc de 1 sur 3 704.

    Le bénéfice l’emporte sur le risque
    Le chiffre est par ailleurs à relativiser. Un : les efforts de la campagne vaccinale ont été concentrés, jusqu’en juin, sur des populations à risque de faire des formes graves de la covid, et donc déjà fragiles (grand âge, maladies, comorbidités). Deux : la survenance des pathologies décrites parmi les effets indésirables existe, même sans vaccination. C’est ce qu’illustre le Dr Dominique Dupagne dans un article mis en ligne (« À lire si vous ne savez pas quoi penser des vaccins COVID19 » (pointé ici : https://seenthis.net/messages/922780 ; À LIRE !!!) sur son blog (atoute.org) : « Exemple : on constate 6 décès et 12 infarctus dans la semaine suivant l’injection chez 10 000 sujets vaccinés de plus de 85 ans. Or, dans une population identique non vaccinée, il survient 7 décès et 10 infarctus (…), à une fréquence de survenue qui n’est donc pas significativement modifiée chez les vaccinés par rapport aux non-vaccinés. »

    Dans tous les cas, les autorités de santé mettent en avant un bénéfice-risque toujours favorable.

  • Algues vertes : où sont les mesures en temps réel ? - Bretagne - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/bretagne/algues-vertes-ou-sont-les-mesures-en-temps-reel-22-07-2021-12795565.php


    Selon un arrêté municipal affiché sur place, la plage de Saint-Guimond, à Hillion, est fermée au public depuis le 21 juin et « pour une durée indéterminée ».
    Le Télégramme/Valentin Boudet

    Le taux d’hydrogène sulfuré rejeté par les algues vertes en baie de Saint-Brieuc n’est pas rendu public quotidiennement. Pourtant, ces chiffres existent.

    C’est un gaz incolore, qui sent l’œuf, et qui est potentiellement mortel. Il apparaît quand les algues vertes se décomposent sur les plages. Son nom ? L’hydrogène sulfuré.

    Combien flotte aujourd’hui dans l’air de la baie de Saint-Brieuc ? Impossible de le savoir : les niveaux de ce polluant ne sont pas publiés quotidiennement. Comme cela se fait pourtant déjà, sur Internet, pour le dioxyde d’azote ou les particules fines.

    Ce n’est pas faute de posséder ces chiffres. L’association Air Breizh dispose depuis des années de capteurs d’hydrogène sulfuré dans la baie de Saint-Brieuc, particulièrement touchée par ce fléau. Mais les mesures ne sont communiquées qu’après la saison estivale, quand les vacanciers ont rangé leur parasol.

    Responsabilité de l’ARS
    « Nous avons proposé aux collectivités locales de diffuser les données en temps réel sur notre site comme cela se fait ailleurs, mais ça a été refusé », affirmait Gaël Lefeuvre, directeur d’Air Breizh, sur le site de France 3 Régions, le 14 juillet.

    De son côté, Saint-Brieuc Agglomération refuse d’être pointée du doigt et renvoie l’Etat à ses responsabilités. « Nous avons un contrat de prestation avec Air Breizh, réagit le vice-président Denis Hamayon. Ce contrat prévoit une mission d’information des élus, mais pas du grand public. C’est à l’Agence régionale de santé d’effectuer cette mission ».

    Pour autant, l’élu n’est pas opposé à une diffusion en temps réel de ces données. « Plus les éléments sont transparents, plus la prise de conscience est complète. Mais cela doit concerner toutes les parties prenantes. Or aujourd’hui, le pilotage de la problématique des algues vertes est assez difficile ».

    Odeur pestilentielle
    En 2020, les moyennes journalières d’hydrogène sulfuré sont restées inférieures au seuil de 150 µg/m3 fixé par l’OMS, selon Air Breizh. En 2019, année noire, la moyenne journalière la plus élevée était de 80 µg/m3, soit 8 fois supérieure au maximum observé en 2020. Ces mesures peuvent varier fortement d’un jour à l’autre.

    Les relevés se font au niveau des zones d’habitation. Par exemple plage du Valais, où s’élève une centaine de cabanons. Les occupants se plaignent régulièrement de l’odeur pestilentielle dégagée par les algues vertes. Un critère de confort qu’Air Breizh mesure aussi, selon une « valeur de nuisance olfactive ».

    Là encore, l’année 2020 a été plutôt tranquille, avec des taux de dépassement journalier inférieurs à ceux des années précédentes : 3 % en moyenne en 2020, contre 46 % en 2019 et 21 % en 2018.

    Absence de réglementation
    Pour définir ces seuils limites, l’association doit se baser sur les recommandations de l’OMS, la France n’ayant pas établi son propre seuil réglementaire. Ce qui fait qu’il n’y a pas d’alerte déclenchée en cas de pic de pollution à l’hydrogène sulfuré.

    Le 20 juillet, la Cour des comptes a présenté un rapport critiquant sévèrement les insuffisances de l’action publique contre les marées vertes, dont l’origine est liée à l’agriculture intensive. Les magistrats ont pointé du doigt « les décès accidentels d’un coureur à pied à Saint-Michel-en-Grève en 1989, de chiens sur une plage d’Hillion en 2008, d’un salarié chargé du transport d’algues vertes à Binic en 2009, d’un cheval à Saint-Michel-en-Grève la même année (suivie de l’hospitalisation de son cavalier) ».

    Dans la baie de Saint-Brieuc, les collectivités s’organisent chaque année pour ramasser les algues échouées. Leur prolifération dépend notamment des fortes températures. Au début de cet été, deux plages d’Hillion ont été fermées au public en raison des amas d’algues impossibles à ramasser et du danger d’inhalation d’hydrogène sulfuré.

    Les pouvoirs publics, dont l’action est jugée « insuffisante » par la Cour des comptes, sont sous pression. Réélu président de la Région, Loïg Chesnais-Girard a promis « de prendre le sujet à bras-le-corps » (Lemonde.fr, 21/7).

    Dans ce contexte, le manque de transparence autour de l’hydrogène sulfuré en baie de Saint-Brieuc interroge. D’autant plus que le Centre d’étude et de valorisation des algues (Ceva) prévoit déjà des échouages records cette année.

    • Une petite précision : le sulfure d’hydrogène sent (très !) mauvais à faible concentration. À teneurs plus élevées il attaque l’odorat.

      Sulfure d’hydrogène — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Sulfure_d%27hydrog%C3%A8ne

      Seuil de l’odorat
      bas : 0,001 ppm
      haut : 0,13 ppm

      soit, en ramenant en µg/m3 (1 ppm = 1420 µg/m3 d’après https://atmo-reunion.net/Le-sulfure-d-hydrogene-H2S)

      Seuil de l’odorat
      bas : 1,5 µg/m3
      haut : 185 µg/m3

      soit un seuil de non-détection olfactive pas beaucoup plus haut que la valeur guide recommandée par l’OMS pour une absence d’effet sur la santé qui est de 150 µg/m3 sur 24h.

      L’hydrogène sulfuré (H2S) sous surveillance | Atmo Nouvelle-Aquitaine
      https://www.atmo-nouvelleaquitaine.org/actualite/lhydrogene-sulfure-h2s-sous-surveillance

      Le H2S est réglementé par les textes concernant les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Ce gaz n’est pas réglementé dans l’air ambiant.

      Les concentrations ubiquitaires du H2S dans l’air ont été évaluées entre 0,1 et 1 µg/m3. La bibliographie (INERIS) présente des niveaux mesurés dans l’environnement d’une plateforme de compostage de boues et déchets verts variant de 4 à 20 µg/m3, et dans un estuaire breton envahi par les algues vertes allant de 16 à 210 µg/m3 en moyenne hebdomadaire.

      Les valeurs toxicologiques de référence (VTR) pour les effets « à seuil » sont les suivantes : 
      • Selon l’ATSDR : 100 µg/m3 (pour une exposition aiguë de 1 à 14 jours) ;
      • Selon l’US EPA : 2 µg/m3 (pour une exposition chronique sur plusieurs années) ;
      • Selon l’OEHHA : 10 µg/m3 (pour une exposition chronique de 8 ans et plus) ; 42 µg/m3 (pour une exposition aiguë de 1 à 7 heures).

      En France, en milieu professionnel, la valeur moyenne d’exposition (VME) et la valeur limite d’exposition (VLE) sont respectivement de 7 000 et 14 000 µg/m3.

      La valeur guide recommandée par l’OMS pour une absence d’effet sur la santé est de 150 µg/m3 sur 24h.

  • La fin du port du masque dans les lieux soumis au pass sanitaire fait débat - Coronavirus - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/coronavirus/la-fin-du-port-du-masque-dans-les-lieux-soumis-au-pass-sanitaire-fait-d


    La fin du port du masque dans les lieux dont l’accès est soumis à la présentation du pass sanitaire ne fait pas l’unanimité parmi les politiques et les épidémiologistes.
    Lionel Le Saux

    Un décret publié mardi au Journal Officiel autorise le public des lieux soumis à la présentation du pass sanitaire à ne pas porter de masque. L’épidémiologiste Antoine Flahault apporte son éclairage sur une décision controversée.

    Publié mardi, et confirmé par le ministre de la Santé, Olivier Véran, le décret qui autorise le public à se démasquer dans les lieux dont l’accès est soumis à la présentation du pass sanitaire provoque des remous. Qu’il s’agisse des politiques à l’Assemblée nationale ou de scientifiques, la mesure suscite des inquiétudes, à l’heure où certaines villes et certains départements commencent à imposer de nouveau le port du masque à l’extérieur.

    Une mesure incitative
    Pour Antoine Flahault, spécialiste des épidémies et de santé publique à l’université de Genève, en Suisse, ce décret incite à la vaccination : « Le gouvernement français entend favoriser les vaccinés. Ce décret va dans ce sens ». Après avoir indiqué, ce mercredi, à l’AFP, qu’avec des contrôles, le risque de transmission serait faible, le chercheur a précisé, sur Twitter, trois cas dans lesquels le masque doit être conservé : « En présence d’enfants de moins de 12 ans dans des lieux clos et mal ventilés. Ils ne sont pas vaccinés et donc à haut risque d’être contaminés. Il en est de même dès que des personnes vulnérables ou âgées de plus de 80 ans se trouvent dans des lieux clos ». Enfin, il prévient, en pleine montée du variant Delta : « Cette mesure doit s’accompagner de contrôles stricts et de sanctions en cas de manquement aux règles ».

    Responsabiliser les non-vaccinés
    Antoine Flahault balaie la question de la discrimination des non-vaccinés. Selon lui, le gouvernement les responsabilise : « Tous les scientifiques qui adossent leurs raisonnements sur les observations, par exemple celles venant de l’expérience israélienne ou britannique, estiment que l’on ne sortira pas de ce cauchemar sans vaccination massive. Sans la vaccination, nous assisterions à une hécatombe en France et dans tous les pays occidentaux. Grâce au vaccin, on échappe à ce que vivent certains pays d’Afrique, qui aimeraient disposer des doses que certains Européens refusent. Les Russes, peu enclins à se faire vacciner (moins de 25 % de personnes ont reçu au moins une dose), paient un très lourd tribut, avec près de 800 décès rapportés par jour depuis plusieurs semaines. Comment, au vu de ces différences, peut-on être réticent à la vaccination sûre et efficace qui est à la disposition de la population européenne gratuitement ? »

    Une réponse « proportionnée »
    Cette mesure, dévoilée après les annonces d’un durcissement des règles d’accès aux lieux publics, vise-t-elle à favoriser l’acceptabilité sociale des décisions prises pour freiner la propagation de la covid-19 ? Pour Antoine Flahault, « chacun est dans son rôle : les scientifiques débattent des données de la recherche et de l’observation de la situation épidémique et conseillent les autorités et la population, tandis que les politiques prennent des décisions intégrant les différents aspects du problème, dont les aspects scientifiques, mais pas seulement ceux-là. L’acceptation sociale est très importante à gagner et à conserver pour lutter contre cette pandémie. La réponse française me semble proportionnée. Elle tente à la fois de contrer la quatrième vague et de préserver l’été des Français et des nombreux Européens qui séjournent sur son territoire pour s’y reposer, après un hiver éprouvant ».

  • Épidémie de cas contacts au Royaume-Uni : le gouvernement pressé d’agir - Monde - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/monde/epidemie-de-cas-contacts-au-royaume-uni-le-gouvernement-presse-d-agir-2


    Alors que le gouvernement britannique a abandonné presque toutes les restrictions sanitaires, le nombre de cas positifs explose outre-Manche. Au point de menacer l’économie de paralysie…
    Photo AFP

    Supermarchés, transports et même police… L’épidémie de cas contacts menace de paralyser l’activité du Royaume-Uni, après l’abandon de presque toutes les restrictions sanitaires. En pleine explosion des contaminations, la pression monte sur le gouvernement pour assouplir les règles d’isolement.

    C’est une épidémie dans la pandémie, baptisée « pingdemic », jeu de mots entre « ping » (recevoir une notification de l’application de traçage) et « epidemic ». Alors que le nombre de cas positifs grimpe en flèche depuis plusieurs semaines, flirtant avec les 50 000 cas quotidiens, des centaines de milliers de cas contacts sont contraints de s’isoler durant dix jours, handicapant l’économie.

    600 000 notifications en une semaine
    Sur la seule semaine finissant le 14 juillet, plus de 600 000 notifications demandant de s’isoler ont été envoyées. Le Premier ministre, Boris Johnson, et le chef de l’opposition travailliste, Keir Starmer, sont tous les deux en quarantaine.

    À la Une de presque toute la presse, jeudi, s’étalent des photos de rayons vides de supermarchés. Samedi, une ligne du métro de Londres avait dû être interrompue, faute de personnel suffisant. Certaines forces de police ont prévenu que les temps d’intervention seraient rallongés. À l’approche des vacances d’été, plus d’un million d’enfants ont aussi été forcés de s’isoler, contraignant leurs parents à rester chez eux.

    En cause : la flambée des contaminations alimentée par le très contagieux variant Delta au Royaume-Uni, l’un des pays d’Europe les plus touchés par le coronavirus avec presque 129 000 morts.

    Malgré cette nouvelle vague, le gouvernement a levé, lundi, presque toutes les restrictions sanitaires en place en Angleterre, abandonnant jusqu’à la distanciation et le port obligatoire du masque. L’avancée de la campagne de vaccination permet, pour l’heure, de limiter le nombre d’hospitalisations et de décès.

    Une situation « intenable »
    L’exécutif est désormais pressé d’agir rapidement, pour empêcher que cette « pingdemic » ne vire au chaos.

    La British Retail Consortium (BRC), fédération des distributeurs, l’a exhorté à assouplir les règles relatives aux cas contacts, dénonçant une situation « intenable », avec des magasins contraints de fermer ou réduire leurs heures d’ouverture, ou peinant à garnir les rayons.

    La chaîne de supermarchés Iceland a indiqué qu’elle devrait recruter 2 000 travailleurs temporaires pour pallier le manque d’effectifs. Son directeur général Richard Walker a toutefois appelé, sur la BBC, les clients à ne pas se livrer à des achats paniques, les rayons vides restant, selon lui, « des incidents isolés ».

    Les transporteurs routiers, centraux dans l’approvisionnement des magasins, ont également dit être confrontés à un manque de main-d’œuvre, accentuant une pénurie chronique attribuée pour partie au Brexit.

    Faisant délibérément fi des directives officielles, le distributeur Bidfood a appelé, jeudi, ses chauffeurs à continuer à travailler, même en cas de notification, moyennant un test PCR négatif.

    Liste « très limitée » d’exemptions
    Tout en appelant au respect des règles, le gouvernement a promis d’exempter certains travailleurs essentiels. Une liste « très limitée » sera publiée, jeudi, selon le ministre des Entreprises Kwasi Kwarteng, ce que l’exécutif excluait encore en début de semaine.

    C’est déjà le cas depuis lundi pour des employés vaccinés du service public de santé (NHS), « dans des circonstances exceptionnelles », à condition d’un test négatif.

    « Nous avons évidemment conscience de l’impact ressenti par certains secteurs et nous travaillons étroitement avec eux », a commenté un porte-parole de Boris Johnson, assurant qu’il n’y avait « pas de problème » en termes d’approvisionnements et que la chaîne logistique alimentaire était « résistante ». Il a souligné que l’isolement était un « outil très important » contre la covid-19.

    Ces précautions sont d’autant moins comprises que, à partir du 16 août, devrait être levée l’obligation de s’isoler pour les personnes totalement vaccinées.

    Mercredi, Boris Johnson s’était excusé auprès des entreprises pour les « désagréments » causés. Mais il a lui-même été accusé d’entretenir la confusion : cas contact de son ministre de la Santé, il comptait d’abord éviter l’isolement en participant à un programme pilote permettant de se tester quotidiennement. Il avait rapidement fait volte-face face au tollé.

    Selon de récents sondages YouGov, environ la moitié des Britanniques ne s’isoleraient pas en cas de test négatif après un contact avec un cas positif, et 10 % ont déjà supprimé l’application de traçage.

  • #pass_sanitaire, #gestes_barrières et vérification d’identité : gros cafouillage entre les organisateurs des #Vieilles_Charrues et le maire de Carhaix.

    Insultes, plainte : le torchon brûle à nouveau entre les Vieilles Charrues et le maire de Carhaix - Bretagne - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/bretagne/le-torchon-brule-a-nouveau-entre-les-charrues-et-le-maire-de-carhaix-18

    Malgré l’accord entre les Vieilles Charrues et le maire de Carhaix (29) pour la gestion du domaine de Kerampuilh, annoncé par Loïg Chesnais-Girard, début juin, la hache de guerre ne semble toujours pas enterrée entre Christian Troadec et les organisateurs du plus grand festival de France. L’échange très tendu entre le conseiller régional et Jean-Luc Martin, président des Vieilles Charrues, en marge de la visite à Carhaix de Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, en est la preuve la plus criante. Le duo a échangé invectives et menaces pendant plusieurs minutes. L’objet de la brouille ? Une plainte déposée par un bénévole des Vieilles Charrues contre Christian Troadec. La gendarmerie a confirmé le dépôt de cette plainte et indiqué que le parquet de Brest étudiait la qualification précise à lui donner.

    Un #festival de chamailleries et de querelles d’égo entre Christian Troadec et Roselyne Bachelot :

    https://www.lepoher.fr/christian-troadec-tacle-roselyne-bachelot-et-les-dirigeants-des-vieilles-cha

    https://www.letelegramme.fr/finistere/carhaix/vieilles-charrues-quand-roselyne-bachelot-renvoie-christian-troadec-dan

    #qu'est-ce_qu'on_rigole

    • Vendredi soir, avant le concert de Catherine Ringer, qui affichait complet, le maire de Carhaix se serait rendu à Kerampuilh, accompagné de quatre invités. Refusé à l’entrée, possiblement en raison de l’absence de pass sanitaire de ses acolytes, Christian Troadec aurait eu un comportement inapproprié et proféré des insultes à l’endroit du bénévole chargé de le contrôler. Selon nos sources, cinq autres bénévoles, entendus en tant que témoins, auraient corroboré ces faits.

    • ah ok, merci.
      en voilà un d’élu de gauche qui est contre le passe sanitaire :)
      plus qu’une affaire d’égo, c’est typique d’un rapport de domination moi-élu qui autorise et finance et mes vedettes on va pas se laisser bloquer par un manant. on le disait, c’est pas simple d’accorder des pouvoirs de police à n’importe qui.
      Et en voilà un patron de festival qui a barre sur ses salariés et ses bénévoles (la plainte retirée).

      Johnson a fait mieux, c’est à ça qu’on reconnait la droite (?). delta cas contact de son ministre de la santé, il voulait échapper à l’isolement pour le Liberation day , assurant qu’il se ferait .... tester tous les jours.

    • pour la vérification du pass-sanitaire des invité·es du chef de l’administration de la commune rien de plus normal mais qu’un bénévole ait l’outrecuidance de lui demander son identité, c’est ça qui est drôle. Sinon l’ambiance du festival est aussi pourrie en coulisse que sur le site, m’étonne pas que Roselyne y passe trois jours.

  • Inondations : le rire du potentiel successeur de Merkel suscite l’indignation - Monde - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/monde/inondations-le-rire-du-potentiel-successeur-de-merkel-suscite-l-indigna


    https://www.youtube.com/watch?v=Uk-TsNQKDI0

    Armin Laschet, candidat favori à la succession de la chancelière allemande Angela Merkel, a été contraint, ce samedi, de présenter des excuses après avoir été filmé, hilare, lors d’une visite aux victimes des récentes inondations en Allemagne.

    La polémique a pris d’autant plus d’ampleur qu’il est le responsable d’une des deux régions les plus affectées par la catastrophe, la Rhénanie du Nord-Westphalie, dans l’ouest du pays, où des dizaines de personnes ont péri.

    Celui qui est aussi chef de file des chrétiens-démocrates (CDU), parti d’Angela Merkel, pour les élections législatives du 26 septembre, a été pris d’hilarité pendant un discours d’hommage, prononcé par le président de la République, Franck-Walter Steinmeier.

    Situé derrière le chef de l’État, on le voit sur les images rire pendant près de 30 secondes, avec six personnes l’accompagnant.

    Les deux hommes étaient en déplacement dans la ville de Erftstadt, particulièrement dévastée par les inondations.

    « Indigne », « dégoûtant » : la vidéo, immortalisée par la chaîne de télévision locale WDR, a été partagée plusieurs centaines de fois sur Twitter, ce samedi, provoquant l’ire de responsables politiques sociaux-démocrates, partenaires des conservateurs au sein du gouvernement de coalition d’Angela Merkel, et de nombreux internautes.

    « Inacceptable et impardonnable »
    « Je suis tout simplement sans voix », a déclaré, sur Twitter, Lars Klingbeil, secrétaire général du parti social-démocrate SPD. « Une question de caractère », a relevé avec cynisme un autre responsable du SPD, Kevin Kühnert.

    Des habitants de la région ont également partagé leur courroux : « J’ai grandi à Erfstadt (…) Le comportement de notre président (de région, NDLR) est inacceptable et impardonnable », a tweeté l’un d’eux, Olav Waschkies.

    Face à la polémique, Armin Laschet s’est excusé, ce samedi soir, sur Twitter : « Je regrette l’impression qu’a donnée une conversation. C’était inapproprié et j’en suis désolé », a-t-il déclaré.

    Le candidat n’en est pas à son premier « bad buzz » durant les intempéries : jeudi, il a suscité l’incompréhension après avoir interpellé une journaliste en utilisant le terme « jeune femme », sur la chaîne régionale WDR. Un terme jugé paternaliste et sexiste par de nombreux internautes.

    Nouvelle controverse
    La nouvelle controverse tombe en pleine campagne électorale.

    Le parti conservateur CDU reste toujours en tête des intentions de vote pour les élections législatives, qui doivent nommer un successeur à Angela Merkel, au pouvoir depuis 2005.

    Les conservateurs sont à 30 %, devant la candidate des Verts, Annalena Baerbock à 20 %, et Olaf Scholz, candidat SPD (social démocrate) à 15 %, selon un sondage publié, en début de semaine, par la chaîne ZDF.

    Annalena Barbock, un temps en tête des intentions de vote il y a deux mois, a elle-même chuté par la suite dans les sondages après une série de gaffes.

    Au moins 165 personnes, dont 141 en Allemagne, ont trouvé la mort en Europe dans des inondations d’une rare ampleur, provoquées par des pluies diluviennes dans l’Ouest du continent.

  • Covid-19 : la Bretagne ne sera pas la région la plus à risque épidémique cet été - Coronavirus - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/coronavirus/covid-19-la-bretagne-ne-sera-pas-la-region-la-plus-a-risque-epidemique-


    La Bretagne ne devrait pas être la région à être frappée la première par la quatrième vague.
    Le Télégramme/Nicolas Arzur

    Selon une étude de l’Inserm, la quatrième vague frappera de manière très forte en premier lieu dans le Sud et le Sud-Ouest de la France. La Bretagne devrait être moins exposée, grâce à un afflux moindre de touristes et à la vaccination.

    La Bretagne ne devrait pas être la première région frappée par la quatrième vague. C’est l’un des enseignements des projections réalisées par les scientifiques de l’Inserm et de Sorbonne Université. Ils ont recensé les territoires où l’épidémie risque d’être la plus active dans les semaines à venir, et donc où la quatrième vague frappera le plus fort.

    La région Bretagne devrait donc être, pour le moment, un peu moins exposée que les autres à une vague épidémique forte. Mais elle ne sera pas, pour autant, le territoire le plus préservé. Les régions du nord de la France (Hauts-de-France, Ile-de-France, Grand Est, Normandie et Bourgogne-Franche-Comté) le seront davantage.

    Selon les calculs des scientifiques, le Finistère, le Morbihan et les Côtes-d’Armor ont un « risque moyennement élevé » (compris entre 0,2 et 0,4 sur une échelle allant jusqu’à 1) d’être exposés à une quatrième vague forte dans le mois et demi à venir. Le département d’Ille-et-Vilaine a, lui, un « risque faible » (compris entre 0 et 0,2).

    Arrivée des touristes
    Pour arriver à une telle conclusion, les scientifiques se sont appuyés sur différents paramètres, qui ont fait évoluer, à la hausse comme à la baisse, le risque global. Ils ont, par exemple, estimé que la « surpopulation durant la saison estivale » dans le Morbihan, avec l’afflux des touristes, était un risque épidémique qui pouvait accroître, avec le déplacement des populations, la présence du variant Delta sur le territoire. Et donc faire repartir à la hausse les contaminations, la mutation étant plus contagieuse.

    D’autres critères viennent néanmoins contrebalancer cette variable. Comme l’immunité acquise par les Bretons : avec une population à 60 % de primo-vaccinés, les Bretons ont su compenser leur très faible immunité naturelle (par la contamination, 8,7 %). La présence moins forte, pour le moment, du variant Delta en Bretagne (69 % des tests positifs), par rapport à d’autres régions, est aussi un atout.

    Risque très fort dans le Sud-Ouest
    Si la Bretagne devrait tirer son épingle du jeu, ce n’est pas le cas d’autres régions. « Le risque épidémique est estimé plus élevé dans le Sud et le Sud-Ouest de la France », constatent les scientifiques. En cause : « Un déplacement net de population vers le sud, les côtes et les régions de montagne pendant l’été ».

    Les Landes et des Hautes-Alpes sont ainsi les deux départements à « risque maximal ». En cas de quatrième vague cet été, ils seront frappés les premiers. « Le département des Landes a le risque le plus élevé de tous, dominé par la prévalence locale de la variante Delta parmi les personnes dépistées. Les Hautes-Alpes ont un risque dominé par le surpeuplement élevé pendant l’été », estiment les chercheurs. L’Ardèche, les Alpes-de-Haute-Provence, l’Aude, la Lozère et la Vendée sont, eux, considérés comme des territoires « très exposés ». Douze départements sont à un niveau « élevé » de reprise active. Le cas de la Corse, particulièrement prisée l’été, n’est pas étudié.

    Reste que ces projections ne sont pas des prédictions. L’extension récente du pass sanitaire n’a pas été prise en compte, ni la ruée dans les centres de vaccination. Mais si le relâchement de la population est plus important qu’estimé, le risque pourrait être plus important qu’estimé dans certains territoires.

  • Pass sanitaire : « On peut s’interroger sur la méthode sans être complotiste » - Rennes - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/rennes/pass-sanitaire-on-peut-s-interroger-sur-la-methode-sans-etre-complotist


    Pierre Clolus est propriétaire du restaurant « L’Ambassade », à Rennes.
    Vincent Michel/Le Mensuel de Rennes

    Personnellement « pro vaccin », Pierre Clolus, le responsable du collectif rennais On va tous trinquer, explique pourquoi les restaurateurs et les cafetiers de la capitale bretonne sont opposés aux modalités d’application du pass sanitaire, qu’ils jugent « inapplicables ».

    Vous êtes responsable du collectif On va tous trinquer, élu à l’Union des métiers de l’industrie hôtelière (UMIH 35) et patron du restaurant rennais « L’Ambassade ». Comment avez-vous accueilli les dispositions de l’avant-projet de loi qui prévoit, notamment, de rendre le pass sanitaire obligatoire pour les clients de vos établissements à compter du 1er août ?

    Mes collègues et moi sommes sidérés, abasourdis ! Ces nouvelles mesures ont été annoncées sans concertation, sans débat. Cela tombe du ciel, comme ça ! Nous sommes extrêmement inquiets. C’est inapplicable. Les délais sont impossibles à tenir.

    Personnellement, je suis favorable à la vaccination. Néanmoins, je m’interroge sur la méthode et le calendrier de ces mesures. On a galéré des mois. On commençait à bien retravailler et voilà qu’une nouvelle annonce verticale nous replonge dans la crise. On ne sera pas en mesure de mettre tout ça en place dans les temps, même avec la meilleure volonté du monde.

    On nous demande de contrôler et de trier nos clients. J’en reçois 300 par jour. Comment faire sur un plan pratique dans un délai très court, sans prévoir les moyens qui vont avec ? Je n’ai pas les moyens d’embaucher un vigile.

    Sur un plan économique, plus de la moitié de nos clients ne sont pas vaccinés. Cela veut dire que nous allons perdre au moins la moitié d’entre eux… Imaginez que, dans un groupe, une personne n’ait pas le pass. Ces gens opteront pour aller passer une soirée privée plutôt que de venir chez nous. C’est vraiment très inquiétant.

    L’avant-projet de loi prévoit que les responsables d’établissements qui ne contrôleraient pas la détention des documents sanitaires par leurs clients risqueront une peine d’un an de prison et 45 000 € d’amende. Cela vous inspire quoi ?
    C’est disproportionné et scandaleux. Dealer du shit expose à moins de risque que de ne pas contrôler un QR code (†) ! On nous transfère une mission de police dont l’application sera contrôlée par des policiers qui, eux, ne sont pas soumis à l’obligation de disposer d’un pass sanitaire. C’est juste hallucinant.

    L’avant-projet de loi prévoit aussi que toutes les personnes salariées dans vos établissements devront également disposer d’un pass sanitaire pour continuer à exercer. Qu’en pensez-vous ?
    C’est le même problème qu’avec nos clients. La plupart de nos salariés sont jeunes. Au début, ils n’ont pas eu accès aux vaccins réservés aux personnes âgées et ne se sont pas forcément pressés. Bilan, les miens ne seront pas vaccinés dans les temps. C’est impossible. Depuis les annonces d’Emmanuel Macron, les premiers créneaux de vaccination disponibles à Rennes sont fin août. Je vais faire quoi le 15 septembre ? Les virer ? On rencontre déjà de gros problèmes de main-d’œuvre dans notre secteur et on nous met des bâtons supplémentaires dans les roues…

    Qu’allez-vous faire ?
    Franchement, à ce stade, je ne sais pas. Je suis en état de sidération. On va voir si le texte est vraiment voté comme ça. Ce qui est inquiétant, c’est que personne ne semble réagir parmi les élus, sauf ceux du Rassemblement national. On peut quand même s’interroger sur la méthode sans être catégorisé complotiste !

    (†) En réalité, un petit dealer encourt jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 € d’amende.

    • à force de s’habituer à l’état de minorité imposé aux moins de 25 ans en matière de revenu minimum, voilà que les cafetiers sont supposés contrôler les papiers de tous comme ils doivent le faire des clients qui commandent de l’alcool et paraissent trop jeunes.
      imposer aux commerçants d’user du droit de contrôle des flics ne devait pas tenir la route juridiquement.
      je promènerais une attestation papier, mais si un commerçant me demande une CNI, j’envisage la plainte pour abus de pouvoir ou tout autre motif plaidable.

      #quérulence_de_rigueur

  • Après l’injonction de la justice à faire plus pour le climat, le gouvernement est désormais menacé de payer 10 millions d’euros pour ne pas faire assez contre la pollution de l’air, dans une affaire que les ONG voient déjà comme « historique ».

    Il y a un an, le Conseil d’État, jugeant que l’État n’avait pas respecté une précédente décision de juillet 2017, avait donné six mois au gouvernement pour durcir son dispositif contre la pollution de l’air, responsable de 40 000 décès prématurés par an dans le pays, sous peine d’une astreinte record de 10 millions d’euros par semestre. Via Le Télégramme et Mastodon https://www.letelegramme.fr/france/pollution-de-l-air-l-etat-menace-de-payer-10-millions-d-euros-12-07-202

  • À l’Arena de #Brest, 1 780 vaccinations contre la #covid-19 déplacées à cause du #Tour_de_France

    Le centre de #vaccination doit en effet libérer les lieux toute une journée. Une grande réunion de staff – 450 participants attendus – avant le départ du Tour de France est prévue, vendredi, à l’Arena. Problème, ce jour-là entre 8 h et 22 h, les équipes de vaccination devaient injecter 1 780 doses de vaccin Pfizer. Et comme les nouveaux créneaux proposés ne convenaient pas à tout le monde en raison d’obligations professionnelles, les changements ont été nombreux.

    https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/a-l-arena-de-brest-1-780-vaccinations-contre-la-covid-19-deplacees-a-ca

  • À Redon, après la rave, un rassemblement devant la sous-préfecture - Affrontements violents lors d’une rave party à Redon - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/dossiers/affrontements-violents-lors-dune-rave-party-a-redon/a-redon-apres-la-rave-un-rassemblement-devant-la-sous-prefecture-26-06-


    Erwan Miloux

    Ce samedi matin, environ 400 personnes étaient rassemblées devant la sous-préfecture et la mairie de Redon, afin de protester notamment contre « la répression » après la rave party organisée sur la commune le week-end dernier.

    Les manifestants, répondant à l’appel du collectif « Pays de Redon en lutte », souhaitent marquer leur soutien « à la danse, à la joie et à la liberté » et dénoncer « la répression de toutes les contestations et formes de vie qui ne sont pas celles du pouvoir ». Ce mouvement de protestation intervient alors qu’il y a une semaine, dans la nuit de vendredi à samedi, des teufeurs avaient convergé vers la ville, afin de s’installer pour « danser et rendre hommage à Steve Maia Caniço ».

    Les forces de l’ordre étaient intervenues pour empêcher la tenue de cette rave party. Des heurts avaient alors éclaté et les secours sur place avaient dénombré au total 23 victimes, neuf teufeurs, dont l’un a eu la main arrachée, et quatorze parmi les gendarmes. Les manifestants pointent ainsi du doigt une intervention musclée des forces de l’ordre au cours de laquelle également « le matériel a été saccagé à grands coups de masses et de haches ».


    Des projectiles des forces de l’ordre ramassés par des teufeurs lors des affrontements, le week-end dernier.
    Erwan Miloux

    Après s’être rassemblés, vers 11 h, devant la préfecture, pour des prises de paroles, les participants à ce rassemblement sont regroupés, dans le calme, devant la mairie au rythme de la musique techno.

  • Rave de Redon : l’observatoire des libertés recueille des témoignages - Affrontements violents lors d’une rave party à Redon - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/rennes/rave-de-redon-l-observatoire-des-libertes-recueille-des-temoignages-24-


    Des centaines de gendarmes mobiles ont empêché la tenue d’une rave dans la nuit de vendredi 18 à samedi 19 juin à Redon. un jeune homme a eu la main arrachée.
    Le Télégramme/Claire Staes

    Dans une lettre ouverte au préfet d’Ille-et-Vilaine et au ministère de l’Intérieur, l’observatoire Rennais des libertés publiques demande des comptes.

    Un tag sur un immeuble de Rennes. « Une main arrachée pour avoir dansé, la vengeance sera ». L’inscription est signalée par l’observatoire Rennais des libertés publiques (Orlib), dans une lettre ouverte au préfet d’Ille-et-Vilaine et au ministre de l’Intérieur suite aux affrontements entre jeunes et forces de l’ordre la rave party de Redon, le week-end dernier. Des pensées pour le jeune homme « dont la vie entière va se trouver bouleversée », et une longue série de questions pour lesquelles l’observatoire demande « des réponses claires ».

    « Était-il nécessaire et indispensable d’inonder de gaz lacrymogène la prairie occupée par ces jeunes ; de lancer des grenades de désencerclement (qui était encerclé ??) dont la dangerosité n’a cessé d’être dénoncée depuis les premières manifestations de Gilets Jaunes au cours desquelles il y a eu une multitude de mutilations graves ? » interroge l’observatoire, en rappelant que la Ligue des droits de l’Homme n’a cessé de prôner la désescalade depuis la mise en place du Schéma national du maintien de l’ordre.

    Votre responsabilité est engagée
    Le regroupement d’associations et de syndicats interroge les pouvoirs publics sur les objectifs assignés aux forces de l’ordre ce soir-là. « Etaient-elles là pour assurer la sécurité sanitaire et physique des participants ou pour contraindre ces jeunes « à se tenir sages », y compris en détruisant le matériel de son ? ». Et de rappeler les propos du président de la République à destination d’une jeunesse enfermée depuis 18 mois, les enjoignant à s’amuser face à l’impact de la crise.

    « Les jeunes présents à Redon sont nos enfants […] et si nous leur disons « Ne cherchez pas la vengeance et ayez confiance en la justice ! » y compris sur ce volet, votre responsabilité est engagée, notamment en facilitant toutes les démarches qui permettront de reconstituer la chaîne de commandement ayant abouti à un tel désastre, et en apportant toute la transparence sur l’enquête diligentée », poursuit l’observatoire, qui précise recueillir de son côté des « témoignages et des documents », et ne « manquera pas de transmettre ceux qui lui paraîtront de nature à éclairer la justice ».

  • Tension en mer Noire : tirs de semonce russes contre un navire britannique, la Royal Navy dément - Monde - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/monde/tension-en-mer-noire-les-russes-effectuent-des-tirs-de-semonce-contre-u


    Le HMS Defender, destroyer britannique, serait entré dans les eaux territoriales russes en mer Noire.
    EPA

    Moment de tension, ce mercredi, en mer Noire : un destroyer britannique a été visé par des tirs de semonce de la Russie parce que le navire serait entré dans les eaux territoriales russes.

    Un avion Su-24 et des navires russes ont tiré des coups de semonce mercredi contre un destroyer britannique qui, selon Moscou, était entré dans les eaux territoriales russes en mer Noire, un incident rare dans cette zone. Il intervient à quelques jours des manœuvres Sea Breeze 2021 (28 juin - 10 juillet) impliquant les États-Unis, d’autres pays de l’Otan et l’Ukraine en mer Noire et que Moscou voit d’un très mauvais œil.

    « Le destroyer (britannique HMS Defender) a reçu un avertissement que des armes seront utilisées en cas de violation des frontières russes. Il n’a pas réagi à l’avertissement », a indiqué le ministère russe de la Défense, cité par les agences de presse russes. Un « navire de patrouille frontalière » russe a donc « tiré des coups de semonce » et un avion Su-24M a effectué un « bombardement de précaution le long du parcours du destroyer » britannique, selon la même source.

    Le Royal Navy dément
    Le navire britannique a ensuite quitté les eaux russes, mettant fin à l’incident, qui a duré un peu plus d’une vingtaine de minutes mercredi à la mi-journée, selon Moscou. Le ministère russe de la Défense a annoncé dans la foulée la convocation de l’attaché militaire de l’ambassade britannique à Moscou, ont rapporté les agences russes.

    Le navire de la Royal Navy effectue un passage innocent dans les eaux territoriales ukrainiennes, conformément au droit international
    L’armée britannique a réfuté tout tir de semonce par l’armée russe contre l’un de ses navires en mer Noire, affirmant que son destroyer effectuait un « passage innocent » dans les eaux ukrainiennes. « Aucun coup de semonce n’a été tiré vers le HMS Defender. Le navire de la Royal Navy effectue un passage innocent dans les eaux territoriales ukrainiennes, conformément au droit international », a déclaré le ministère britannique de la Défense sur Twitter.

    Au large de la Crimée, annexée par la Russie
    Selon un communiqué de la Royal Navy du 10 juin, le navire en question, le HMS Defender, se trouve dans la région pour des exercices de l’Otan et « s’est détaché temporairement du groupe de travail pour effectuer sa propre série de missions en mer Noire ».

    Cet incident a eu lieu au large de la Crimée, péninsule ukrainienne annexée en mars 2014 par la Russie, qui y dispose d’une base navale et dont les eaux ont déjà fait l’objet de plusieurs incidents par le passé. Les accrochages impliquant des avions ou des navires aux frontières russes ne sont pas rares, surtout en période de tensions avec les Occidentaux, mais le tir de coups de semonce est une première pour ce genre d’incidents.