https://www.letelegramme.fr

  • Plan de sauvegarde chez Bolloré à Quimper : c’est fini chez Bluebus, coupe sombre chez Blue Solutions | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/finistere/ergue-gaberic-29500/pres-de-400-salaries-reclasses-ou-licencies-chez-bollore-a-quimper-blue

    Le groupe Bolloré débranche son activité électrique à Quimper. Des plans de sauvegarde de l’emploi sont engagés chez Bluebus et Blue Solutions pour la suppression de 115 des 350 postes. Fin de la conception et assemblage des bus et coupe drastique annoncée dans l’unité de fabrication de batteries électriques.

  • « Victimes, on vous croit » : à Concarneau, le maire visé par des messages lors du forum des associations | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/finistere/concarneau-29900/victimes-on-vous-croit-a-concarneau-le-maire-vise-par-des-messages-lors

    Des slogans contre les violences sexistes et sexuelles ont été affichés, ce samedi 5 septembre, lors du forum des associations, à Concarneau. Un écho aux déboires judiciaires du maire, Quentin Le Gaillard, visé par une plainte pour viol. Des faits qu’il dément catégoriquement.

    « Brisons ensemble les silences complices », « Victimes, on vous croit », « Nos silences nous rendent complices »… Le forum des associations a vu fleurir les slogans contre les violences sexistes et sexuelles, sur les murs et au sol, ce samedi à Concarneau. Des messages qui ont pris vie vers 12 h 30, quand le maire, Quentin Le Gaillard, a prononcé son discours. À ce moment, une dizaine de personnes lui ont tourné ostensiblement le dos, avec les mêmes mots affichés. « Des messages habituels, que l’on voit dans de nombreux événements où il s’agit de lutter contre les violences sexistes et sexuelles », a précisé une d’entre elles.

    https://media.letelegramme.fr/api/v1/images/view/6a9c2552152386878f066de1/web_golden_xl/6a9c2552152386878f066de1.1

  • « On pourra même faire des demandes en breton » : l’Institut culturel de Bretagne fait le pari d’une IA au service de la culture bretonne | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/morbihan/vannes-56000/on-pourra-meme-faire-des-demandes-en-breton-linstitut-culturel-de-breta


    Jean-Jacques Page, nouveau président de l’institut culturel de Bretagne, entouré de Carole Gendron, chargée de mission sur l’IA appliquée à la pensée bretonne ; et Sten Charbonneau, membre du bureau en charge de l’international.
    Photo Bertrand Le Bagousse/Le Télégramme

    Le Vannetais Jean-Jacques Page, nouveau président de l’Institut culturel de Bretagne, mise sur l’intelligence artificielle pour valoriser la culture bretonne. Un projet d’IA « labellisée Bretagne » verra le jour en 2027.

    Impulser une nouvelle dynamique à l’institut culturel de Bretagne ! C’est la feuille de route que s’est donnée son nouveau président, le Vannetais Jean-Jacques Page. L’homme est bien connu dans la cité des Vénètes. Âgé de 65 ans, Jean-Jacques Page a été élu au conseil municipal pendant douze ans, notamment comme délégué à la culture bretonne lors du précédent mandat. Ex-cadre des finances publiques, bretonnant, sonneur de cornemuse, porte-drapeau au festival d’Arvor, infatigable défenseur de la culture et de la langue bretonne, il a été élu président de l’ICB, le 23 mai dernier, pour un mandat de trois ans.

    Aller vers tous les publics
    Jean-Jacques Page succède à Catherine Latour à la tête de cette institution créée en 1981, avec la mission de valoriser la culture bretonne, sous toutes ses formes, à travers des colloques, conférences, expositions et son fonds littéraire, documentaire et linguistique (la médiathèque de l’Hermine et ses 8 000 livres) et la remise, chaque année, du collier de l’Hermine… « L’ICB a une aura mais peu reconnue. Elle a un peu pris des airs de société savante, dit Jean-Jacques Page. Aujourd’hui, nous souhaitons aller vers tous les publics, notamment vers les jeunes, et avoir une politique de mécénat auprès des particuliers pour moins dépendre des subventions publiques »…

    Bientôt une IA labellisée bretonne
    Pour inscrire l’ICB dans l’innovation, tout en mettant en valeur la culture bretonne, Jean-Jacques Page souhaite surfer sur l’intelligence artificielle, aujourd’hui incontournable, en lançant une IA appliquée à la pensée bretonne. Pour relever ce défi, il pourra compter sur les compétences de Carole Gendron. Ancienne directrice IA de Cap Gemini aux Pays-Bas, cette Vannetaise, spécialiste Data, a créé NéoBreizh studio en 2025. « L’idée est d’imaginer une IA labellisée Bretagne, dit-elle. Comment ? En créant une base de données bretonne, à partir de la numérisation de livres existants, pour créer un filtre de connaissance appliqué à un modèle de langage de type Chat GPT ».

    « On va apprendre à une IA à se spécialiser Bretagne. On pourra même faire des demandes en breton » s’enthousiasme Jean-Jacques Page. Le dispositif, qui devrait être lancé en 2027, sera élaboré avec la collaboration du centre de recherche SequoIA de l’université de Rennes 1. Une exposition se tiendra d’octobre à novembre, à Tiar Vro Gwened (où l’ICB a son siège), à Vannes, pour présenter ce projet.

    À Helsinki à septembre
    L’institut culturel de Bretagne n’en oublie pas, pour autant, ses missions plus classiques, notamment internationales. Il organisera, lors du prochain festival interceltique à Lorient, le deuxième forum interceltique et participera, du 17 au 20 septembre prochain, au congrès de l’union fédérale des nationalités européennes à Helsinki.

  • Des cadavres stockés à l’air libre aux portes cassées : à #plouvara, l’État dresse le constat d’une #usine d’équarrissage en difficulté
    https://splann.org/secanim-plouvara-dysfonctionnements

    Les fortes chaleurs n’expliquent pas seules la pestilence qui se dégage de l’usine d’équarrissage de Plouvara, près de Saint-Brieuc (22). Le 21 août, au terme d’un été cauchemardesque pour les riverains, l’État a sommé l’entreprise #secanim de rétablir en urgence son outil de production dans un état de marche normal. L’article Des cadavres stockés à l’air libre aux portes cassées : à Plouvara, l’État dresse le constat d’une usine d’équarrissage en difficulté est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #Pollutions #Santé_publique #agroindustrie #animaux #Côtes_d'Armor #DDPP #élevage #élevage_bovin #élevage_intensif #elevage_porcin #équarrissage #groupe_rethmann #groupe_sarda #Guy_Le_Gal #icpe #industrie #inspection #mauvaises_odeurs #mise_en_demeure #mortalité #multinationale #nuisances_olfactives #odour_live #Philippe_Le_Méhauté #plerneuf #ploufragan #préfecture #puanteur #saint_brieuc #saint-brandan #saint-donan #volaille

    • Equarrissage, crises sanitaires et canicules : attention danger - Pleinchamp
      article du 09/05/2024
      https://www.pleinchamp.com/actualite/equarrissage-crises-sanitaires-et-canicules-attention-danger


      Depuis la réforme de 2009, l’équarrissage des cadavres d’animaux d’élevage est géré́ sur un mode privé par les filières à travers des associations dites ATM (pour animaux trouvés morts) et public via le Service public de l’équarrissage
      Crédit photo : R. Lecocq

      Un rapport du CGAAER pointe un risque d’« embolie » des services d’équarrissage en cas de crise et invite l’Etat et les parties prenantes à définir une stratégie partagée de gestion des mortalités en élevage et de l’équarrissage, de nature à anticiper les crises, en explorant plusieurs solutions alternatives.

      Imaginons une situation de crise, totalement fictive, générée par une épidémie de peste porcine africaine (PPA) en Bretagne, où la détection d’un foyer dans un périmètre de 10 km contenant 150 élevages de 200 truies conduirait à devoir traiter jusqu’à 400 t/jour d’animaux : il n’en faudrait pas plus pour toucher aux limites des capacités d’équarrissage du territoire métropolitain. C’est l’alerte lancée par une mission du Conseil général de l’agriculture, de l’alimentation, de l’environnement et des espaces ruraux (CGAAER) et consacrée au service public de l’équarrissage, publiée l’an passé.

      En réalité, ce scénario purement fictif a déjà été rattrapé par la réalité par deux fois en 2022, avec le pic épidémique d’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) au printemps générant jusqu’à 1400 t/jour de cadavres de volaille, puis les effets de la canicule estivale en Bretagne générant jusqu’à 1500 t/jour de cadavres de volailles là aussi. « Si l’efficience du dispositif peut être qualifiée de bonne en temps de paix, les situations de crise induisent assez rapidement une embolie du système qui affecte aussi bien le service privé que le service public de l’équarrissage, tant ils sont imbriqués », lit-on dans le rapport.

      Service public et privé
      Depuis la réforme de 2009, l’équarrissage des cadavres d’animaux d’élevage est géré́ sur un mode privé par les filières à travers des associations dites ATM (pour animaux trouvés morts) et public via le Service public de l’équarrissage (SPE). Celui-ci concerne les cadavres d’animaux morts en fourrières, refuges, parcs zoologiques, animaux sauvages morts collectés en bord de route, animaux victimes d’inondation, oiseaux sauvages morts de la grippe aviaire, cétacés échoués, pour un total de 4582 tonnes, anecdotique comparativement aux volumes des ATM. En 2021, le service privé de l‘équarrissage a en effet concerné 3,07 millions de tonnes de SPAN (sous-produits animaux), dont 70% relevant de la catégorie C3 (sous-produits d’abattoirs, sous-produits du secteur agroalimentaire, denrées alimentaires déclassées, matières laitières, sang, placenta, cuirs, peaux, phanères, sous-produits des filières œufs, mollusques et crustacés, déchets de cuisine et de table...), 30% des catégories C1 et C2 (cadavres d’animaux d’élevage, Matériels à risques spécifiés (MRS) des abattoirs et ateliers de découpe, sous-produits animaux des boucheries...).

      Concentration du secteur
      Selon le rapport du CGAAER, « l’extrême concentration » du secteur explique pour partie les risques d’embolie en cas de crise. Le service SPE et les marchés ATM sont assurés par quatre entreprises, dont deux « grosses » (Secanim et Atemax) et deux « petites » (Provalt et Sopa, Secanim étant par ailleurs actionnaire à 50% de cette dernière). Elles étaient encore six en 2013. Quant aux usines d’équarrissage, leur nombre est passé en métropole de onze à huit3entre 2015 et 2019 avec la fermeture de trois usines du groupe Saria- Secanim, sans augmentation de la capacité des usines restantes. « Il en résulte une baisse de la capacité nationale de traitement et un allongement significatif des distances et temps de collecte sur certains territoires, notamment en région Sud où la densité d’élevages est particulièrement faible ». La mission du CGAAER s’inquiète par ailleurs de « la question de la fermeture de l’usine Sopa de Cros-de-Montvert (Cantal), évoquée devant elle par un de ses principaux actionnaires (...) Elle doit être analysée avec soin au regard de la couverture territoriale actuelle et des risques de poursuite du mouvement de concentration ».

      Des ATM et filières insuffisamment impliquées dans la gestion de crise
      Le rapport pointe également la responsabilité des associations ATM, au nombre de huit (porc, ruminants volaille de chair, ponte, palmipèdes gras, lapin, équins et gibiers), dont trois (ruminants, porc et volailles de chair) fournissent aux équarrisseurs 95% des tonnages. « Les ATM, ou tout au moins certaines d’entre elles, ont une approche purement comptable de leur mission et ne s’investissent pas réellement dans la gestion de l’équarrissage, alors qu’elles étaient censées se substituer à l’État au terme de la réforme de 2009, relève la mission. Elles ne se sentent en tout état de cause pas concernées par la gestion de crise » . Selon la DGAL, citée dans le rapport, en situation de canicule, lorsque les ATM décident de ne plus prendre en charge les animaux morts, les équarrisseurs se retournent vers l’EEtat. En définitive, les ATM sont des acteurs peu visibles et peu connus, notamment des éleveurs auprès desquels elles ne communiquent pas. Selon un Directeur départemental en charge de la protection des populations (DDPP), nombreux sont les éleveurs qui pensent que la collecte de leurs animaux morts relève toujours du SPE. « Les ATM, on ne les voit jamais et on ne sait même pas comment les contacter. Pour les éleveurs on est toujours au temps du SPE et quand il y a un problème, ils appellent la DDPP et on ne sait pas vers qui les orienter. La plupart ne savent même pas qu’ils paient une cotisation pour l’équarrissage ».

      « La mutualisation, l’énorme force du système »
      Au plan financier justement, le CGAAER pointe « un incontestable effet bénéfique de la mutualisation » et qui fait que le prix payé par l’éleveur au sein d’une filière est le même sur tout le territoire tout en faisant office d’amortisseur entre filières. Selon l’ATM coordinatrice, la mutualisation, « c’est l’énorme force du système ». Le CGAAER reconnaît que l’équarissage, privatisé depuis 2009, est une activité « qui semble économiquement maîtrisée, tout du moins en temps de paix », même si « la situation de quasi-monopole qui prévaut ne parait guère favorable à une baisse des coûts ».

      Le rapport pointe également une faute originelle : le transfert au secteur privé d’une mission de service public ne s’est accompagné d’aucune délégation formalisée à laquelle il serait possible de se référer pour vérifier qu’elle est bien réalisée conformément à des exigences spécifiées de qualité de service.

      Les recommandations du CGAAER
      C’est du reste la première des recommandations du rapport, la deuxième portant sur la nécessité de disposer de données partagées, fiables et accessibles, notamment pour éclairer le volet économique. La mission recommande d’élaborer, sous pilotage de l’Etat et en mobilisant l’ensemble des acteurs, une stratégie partagée sur la gestion des mortalités en élevage et l’équarrissage. Mentionnant des cas rapportés d’intégrateurs de la filière volaille ayant refusé d’accorder à leurs éleveurs l’autorisation de dé-densifier en anticipation de la canicule de l’été 2022, la mission souligne que la meilleure manière d’éviter la saturation des outils de collecte et de traitement, c’est de réduire les mortalités. « Cela est d’autant plus important que l’impact d’une accumulation de cadavres est potentiellement désastreux en termes d’image ».

      La mission réclame un diagnostic du parc industriel de collecte et de traitement afin d’évaluer précisément sa capacité et les marges disponibles en temps de crise. Pour anticiper les crises, elle prône la mise en œuvre de délestages (national ou zonal, inter-entreprises) et de solutions alternatives (maturation aérobie et entreposage de cadavres de porcs, compostage de cadavres de porcs et de volailles, enfouissement, stockage temporaire...). En guise de réflexion complémentaire, la mission s’interroge sur l’opportunité de développer offre assurantielle couvrant les frais liés à la collecte et à l’élimination des cadavres d’animaux morts en élevage, à l’image de ce qui existe en Espagne ou encore en Italie.

    • Réforme du service public de l’équarrissage | Ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire
      27/09/2023
      https://agriculture.gouv.fr/reforme-du-service-public-de-lequarrissage

      Rapport de mission de conseil et d’expertise n°22035
      Avril 2023

      Enjeux
      L’organisation et le fonctionnement de l’activité d’équarrissage, définie comme la collecte et l’élimination des cadavres d’animaux et, plus largement, des sous-produits animaux non destinés à l’alimentation humaine ou à une valorisation « matière », sont, pour des raisons sanitaires, une préoccupation majeure de la puissance publique. Le cadre de l’activité étant stabilisé depuis 2009, le CGAAER a été chargé d’en tirer un bilan compte tenu des éléments de contexte suivants :
      • Le retour de la France au statut de pays à risque négligeable vis-à-vis de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB),
      • La multiplication des aléas climatiques et sanitaires, avec en toile de fond un risque de saturation des outils en situation de crise,
      • L’inflation du prix de la matière première et notamment de l’énergie.

      Méthodologie
      Après une analyse documentaire approfondie, la mission a rencontré une centaine d’interlocuteurs parmi les acteurs concernés et a effectué plusieurs visites de terrain.

      Elle a aussi recueilli des informations sur l’organisation en place dans deux États membres de l’Union européenne : l’Espagne et l’Italie.

      Enfin, en considération des risques potentiels de crises sanitaires, elle a procédé à une analyse à 360 ° de l’équarrissage.

      Résumé
      Les prestations d’équarrissage rémunérées par des crédits publics ou des fonds privés, telles qu’elles résultent de la nouvelle organisation mise en place en 2009, sont globalement assurées de manière satisfaisante en situation normale. A contrario, les situations de crise induisent assez rapidement une embolie du système en raison notamment de la saturation de l’outil industriel, d’un manque d’anticipation dans la mise en place de solutions alternatives, d’un manque d’implication des filières et de la difficulté pour l’État de piloter un dispositif qui repose en grande partie sur des marchés privés.

      Pour sortir de cette impasse, la mission formule plusieurs recommandations, au premier rang desquelles l’élaboration d’une stratégie partagée de la gestion des mortalités en élevage et de l’équarrissage associant l’ensemble des acteurs. La mission indique ce qu’en pourraient être les grandes lignes.

      La mission recommande de poursuivre les efforts tendant à réduire les mortalités exceptionnelles (équipement des élevages en dispositifs de « cooling », ventilation, brumisation, réflexion sur leur densité, travail sur la biosécurité…). Elle préconise que soit sanctuarisée la capacité actuelle de collecte et de traitement qu’il conviendrait en outre d’optimiser par un recours résolu aux délestages entres sites et par l’extension des plages de fonctionnement en situation de crise.

      Pour se prémunir des phénomènes de saturation qui surviennent à l’occasion de circonstances exceptionnelles telles qu’épizootie ou catastrophe naturelle, elle recommande aussi d’anticiper la mise en œuvre de solutions alternatives appropriées, tenant compte à la fois des contraintes techniques, des risques sanitaires et des risques environnementaux.

      Pour illustrer ses propos et alimenter la réflexion, la mission a présenté plusieurs scénarios de crise et à analyser la capacité de réponse des outils et de l’organisation existants.

      le rapport :
      https://agriculture.gouv.fr/telecharger/138092

    • La mission recommande de poursuivre les efforts tendant à réduire les mortalités exceptionnelles (équipement des élevages en dispositifs de « cooling », ventilation, brumisation, réflexion sur leur densité, travail sur la biosécurité…)

      dans le résumé du rapport (avril 2023)…

    • 3.2.2. Quelques scénarios de crise envisageables
      […]
      Canicule comme en 2022 : pic à 1 500 t/j en Bretagne (voir supra) – l’amélioration de la prise en
      compte du risque d’étouffement dans les élevages devrait faire baisser les pics, mais les canicules
      devraient être plus fréquentes et plus sévères aussi la mission fait-elle à ce stade le choix de
      conserver ce scénario,
      […]

      3.2.3. Des solutions à combiner en situation de crise majeure
      Avec 400 t/j de marge (H1), nous pourrions faire face de justesse à la crise PPA mais à aucune des
      deux autres sans mettre en œuvre des solutions alternatives. Il en est de même avec H2 (marge de
      1 100 t/j).

      En revanche H4 (1 900 t/j), dont la faisabilité technique reste à vérifier, permet de faire face à
      chacune des crises individuellement, à la combinaison PPA avec chacune des deux autres prises
      individuellement (de justesse), mais pas à une combinaison des trois, qui ne peut être exclue a priori.

      Pour absorber les tonnages correspondant au cumul des trois scénarios, il faudrait une marge de 3
      300 t/j : il manque donc 1 400 t/j de marge dans le meilleur des cas. Un stockage temporaire sur un
      site dédié coûterait 4.6 M€/j pendant la pointe de crise (les tonnages étant ensuite à reprendre et à
      éliminer), un enfouissement à la ferme 140 000 €/j, un traitement en UIOM ou ISDND 588 000€/j.

      rappel, au 29 juin (la « deuxième canicule » a démarré le 21 juin – seuil d’alerte) et rien qu’en volailles, en Bretagne…
      Canicule : plus de 6 600 tonnes de volailles mortes en Bretagne | Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/bretagne/canicule-6-600-tonnes-de-volailles-mortes-en-bretagne-7074121.php

      « En Bretagne, en tout, on a plus de 6 600 tonnes de volailles mortes depuis le début de la canicule », nous informe le ministère de l’Agriculture, ce lundi. Selon le cabinet d’Annie Genevard, « ces volumes sont traités progressivement, par enfouissement en site dédié ou à la ferme, et une partie du flux part également dans le circuit classique d’équarrissage ».

    • Face à ce goulet d’étranglement qu’est l’équarrissage, les alternatives ne sont pas assez encouragées.

      « Plus de 300 cadavres » de porcs dans une exploitation en Bretagne : la préfecture prend des mesures contre l’élevage
      https://www.ouest-france.fr/societe/maltraitance-animale/plus-de-300-cadavres-de-porcs-dans-une-exploitation-en-bretagne-la-pref

      Le lundi 10 août 2026, l’association L214 publiait de terribles images d’animaux morts et en décomposition parmi d’autres porcs, vivants, dans un élevage sur deux sites, à Hénon et Saint-Carreuc.

  • Consulter sans débattre en Chine
    https://laviedesidees.fr/Consulter-sans-debattre-en-Chine

    En Chine, les processus consultatifs sont une prise de parole guidée par le parti-État. L’opposition binaire entre régimes démocratiques et autoritaires ne permet pas d’éclaire ce système de réactivité sans redevabilité — l’État répond aux demandes sans avoir à rendre de comptes.

    #International #État #liberté_d'expression #espace_public #dictature

    • l’autre volet de l’opposition gouvernance démocratique vs gouvernance autoritaire : quelqu’un s’est déjà penché sur le fonctionnement de la CNDP (Commission nationale du débat public) ?

      dans le même genre l’ICS, Instance de concertation et de suivi pour les projets d’éolien en mer est pas mal non plus…

      Parc éolien en mer flottant en Bretagne Sud : une instance de concertation et de suivi installée | Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/morbihan/parc-eolien-en-mer-flottant-en-bretagne-sud-une-instance-de-concertatio

      « Assurer un espace de dialogue durable et contribuer à une gestion du parc et de son raccordement au plus près des préoccupations locales » : voilà l’objectif de la nouvelle instance de concertation et de suivi (ICS) installée, ce jeudi 4 décembre 2025, par l’État en partenariat avec la Région, indique la préfecture du Morbihan, jeudi 4 décembre, par voie de communiqué. Cette installation intervient dans le cadre du projet de construction du premier parc éolien en mer flottant en Bretagne-Sud, situé au large de Lorient.
      […]
      Coprésidée par le préfet du Morbihan, Michaël Galy, le préfet maritime de l’Atlantique, Jean-François Quérat, et le vice-président de Région, Daniel Cueff, la nouvelle instance veut constituer, « tout au long de la vie du parc et de son raccordement, un lieu de dialogue entre les acteurs impliqués », précise-t-on dans le communiqué.

      À l’occasion de la première séance, quatre groupes de travail ont été mis en place : l’un autour de l’emploi-formation-économie ; un autre, autour de l’environnement ; un autre encore autour de la pêche et le dernier autour des usages et de la sécurité maritime.

      Une foire aux questions a été créée. Elle est accessible sur le site internet eoliennesenmer.fr et « partage les réponses factuelles aux interrogations les plus fréquentes ».

      Je ne retrouve plus la référence exacte, mais quelques jours après, le préfet avait calmé les emballements et précisé, qu’en fait de #concertation, il s’agissait plutôt de dialogue (comme dit ci-dessus) et, essentiellement d’information descendante (c’est cette partie pour laquelle j’aimerais retrouver la formulation exacte…)

  • Potsdamer Platz: Taxifahrer verschätzt sich beim Wenden – Fahrzeug rutscht in Wasserbecken
    https://www.berliner-zeitung.de/article/potsdamer-platz-taxifahrer-verschaetzt-sich-beim-wenden-fahrzeug-ru

    Ein Taxi rutscht am Potsdamer Platz mit der Hinterachse in ein Wasserbecken. © Axel Billig / Pressefoto Wagner

    Wst sachste dazu ...

    19.8.2026 von Mario Jacob - Ein Taxifahrer hat sich am Potsdamer Platz in Berlin-Mitte beim Rangieren verschätzt. Sein Fahrzeug rutschte mit der Hinterachse in ein Wasserbecken und blieb auf der Begrenzung hängen.

    Beim Wenden in der Eichhornstraße am Potsdamer Platz im Berliner Bezirk Mitte hat ein Taxifahrer sein Fahrzeug offenbar zu weit nach hinten gesetzt. Die Hinterachse des Wagens rutschte dabei in ein angrenzendes Wasserbecken.

    Das Taxi setzte in der Mitte auf der Begrenzung zwischen Fahrbahn und Becken auf. Nach dem Missgeschick war der Wagen zunächst manövrierunfähig.

    Größerer Schaden blieb jedoch aus: Das Fahrzeug rutschte nicht vollständig in das Wasserbecken. Polizei und Feuerwehr mussten zur Bergung nicht gerufen werden.

    #Taxi #Berlin #Mitte #Unfall

  • Sur l’île de Sein, l’eau potable est coupée chaque nuit de 22 h à 7 h | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/bretagne/sur-lile-de-sein-leau-potable-est-coupee-chaque-nuit-de-22-h-a-7-h-7100

    Dans un contexte de sécheresse qui accentue les tensions sur la ressource en eau, l’île de Sein, dépendante d’un osmoseur vieillissant, doit faire face à une consommation estivale qui frôle les capacités de production. Pour préserver ses réserves, la commune coupe ainsi la distribution d’eau chaque nuit, de 22 h à 7 h.

  • Poutine en visite pour la première fois aux îles Kouriles, disputées avec le Japon | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/monde/poutine-en-visite-pour-la-premiere-fois-aux-iles-kouriles-disputees-ave

    Le président russe Vladimir Poutine s’est rendu, pour la première fois, jeudi 13 août 2026, dans les îles Kouriles, en Extrême-Orient. Une visite jugée « absolument inacceptable » par le Japon qui revendique une partie de cet archipel. En réaction, la Russie dénonce un « révisionnisme » de la part de Tokyo.

    C’est la première visite d’un président russe sur ce territoire depuis celle en 2010 de Dmitri Medvedev, qui avait alors été le premier dirigeant russe à s’y rendre, suscitant la colère de Tokyo. Au lendemain d’une visite à Ioujno-Sakhalinsk, sur l’île de Sakhaline, où il a visité un hôpital, Vladimir Poutine s’est rendu, jeudi 13 août 2026, à Itouroup, dans le sud de l’archipel des Kouriles, selon une vidéo diffusée par le Kremlin.

    « Cette visite heurte les sentiments du peuple japonais »
    À Sakhaline, Vladimir Poutine avait présidé une réunion « sur la garantie de la sécurité des frontières orientales de la Russie », d’après l’agence de presse RIA Novosti. Tokyo a vivement réagi à son déplacement dans les Kouriles : « Cette visite heurte les sentiments du peuple japonais, elle est absolument inacceptable. Nous protestons vigoureusement », a déclaré la Première ministre japonaise Sanae Takaichi.

    Elle a rappelé que Tokyo avait exhorté Moscou à ne pas organiser de voyage présidentiel dans cette région. « Cette visite a encore exacerbé le ressentiment de l’opinion publique japonaise à l’égard de la Russie et rendu plus difficile l’amélioration des relations », déjà mises à mal par la guerre en Ukraine, a ajouté Mme Takaichi.

    De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, a convoqué l’ambassadeur de Russie au Japon, Nikolaï Nozdrev, pour lui signifier ses « vives protestations ». Nikolaï Nozdrev a répondu que l’appartenance de ces îles à la Russie « ne fait aucun doute » et que les déplacements intérieurs de Vladimir Poutine « ne peuvent pas faire l’objet de discussions avec des Etats étrangers », selon l’ambassade russe à Tokyo.

    Après l’offensive russe en Ukraine en février 2022, le Japon avait durci le ton et fait valoir, pour la première fois, depuis 2003, que la partie la plus méridionale des Kouriles, au nord de son territoire, était « occupée illégalement » par la Russie. « Les Territoires du Nord constituent une partie inhérente du territoire du Japon, tant sur le plan historique qu’au regard du droit international », a insisté jeudi M. Motegi, utilisant l’appellation japonaise des îles revendiquées.

    Face à cette réaction nippone, la Russie a pointé du doigt le « révisionnisme de Tokyo » ainsi que sa « politique anti-russe frôlant l’hostilité. »

    « Nous rejetons catégoriquement ces déclarations, que nous considérons comme politiquement hors de propos, insultantes et, bien sûr, juridiquement infondées », a réagi dans un communiqué la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

    Un archipel stratégique
    « Le Japon a identifié la Russie comme l’une des principales sources de menace. Je tiens à souligner que nous ne menaçons pas le Japon. Au contraire, c’est lui qui a des revendications territoriales à l’encontre de notre pays », a déclaré Vladimir Poutine, mercredi 12 août.

    La Russie et la Chine se sont récemment rapprochées, leurs marines et leurs forces aériennes effectuant des exercices ensemble dans des zones proches du Japon, ce qui conduit les avions japonais à décoller en mode alerte des centaines de fois par an.

    De son côté, la Corée du Nord, qui a dénoncé ce mois-ci le renforcement militaire du Japon, a également envoyé des soldats et des obus d’artillerie pour soutenir l’effort de guerre de la Russie face à l’Ukraine.

    Début août, le Japon a souligné à nouveau les risques croissants représentés par ces trois pays dans son dernier livre blanc de la défense.

    Un contentieux de longue date
    L’Union soviétique avait pris possession de l’archipel volcanique stratégique des Kouriles, situé au nord de l’île nippone d’Hokkaïdo, dans les derniers jours de la Deuxième Guerre mondiale. Moscou y maintient, depuis lors, une présence militaire.

    Ce contentieux empêche depuis les deux pays de conclure un traité de paix officiel et donc de régler cette question.

    Environ 20 000 citoyens russes vivent dans ces îles au climat rigoureux mais qui possèdent des gisements minéraux, notamment d’or et d’argent, ainsi que de riches zones de pêche. Après 1945, l’URSS avait expulsé leur population japonaise d’environ 17 000 personnes.

  • « Le gouvernement taliban a beaucoup augmenté l’échelle de l’exploitation minière » : en Afghanistan, la ruée vers l’or bouleverse les vies et les paysages | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/monde/le-gouvernement-taliban-a-beaucoup-augmente-lechelle-de-lexploitation-m


    Selon des chiffres officiels, environ 10 000 mineurs travaillent sur le site de Shiwa, au Badakhshan.
    Photo Wakil Kohsar/AFP

    Dans des pâturages du nord-est de l’Afghanistan, vaches, moutons et chèvres broutent paisiblement entourés de hauts sommets. Mais dans une vallée proche, où des dizaines d’excavateurs dévorent la montagne, la ruée vers l’or bouleverse vies et paysages.

    « Avant, la rivière était profonde, l’eau claire. Depuis qu’ils ont commencé les activités minières, l’eau est sale, elle n’est plus potable. Nous ne pouvons même pas nous laver avec », raconte Muhammad Amin, chevrier de 74 ans, en montrant les flots marron de la Shiwa coulant entre des tas de résidus.

    Le blé n’a pas bien poussé « en raison de la poussière » soulevée par les excavateurs, témoigne cet habitant du village de Pul-e-Ziri-Ban, accompagné de son âne.

    elon des chiffres officiels, environ 10 000 mineurs travaillent sur le site de Shiwa, au Badakhshan, à sept heures du chef-lieu provincial Faizabad, par une route défoncée traversant des paysages sauvages où ne se croisaient, avant, qu’agriculteurs locaux et éleveurs semi-nomades en transhumance.

    Mille milliards de dollars
    Une illustration de la fièvre extractrice qui a saisi l’Afghanistan, où le gouvernement taliban, au pouvoir depuis cinq ans et largement privé de fonds internationaux, a fait du développement minier une priorité.

    https://media.letelegramme.fr/api/v1/images/view/6a789f5e539c1911b1057a72/web_golden_xl/6a789f5e539c1911b1057a72.1
    Des travailleurs afghans creusent une montagne pour y extraire de l’or, dans la vallée de Gulak-Dara.

    Or, émeraudes, cuivre… Le sous-sol afghan regorge de ressources d’une valeur de mille milliards de dollars, d’après des estimations américaines et onusiennes de 2013.

    « Durant des décennies de guerre, les mines ont surtout alimenté des groupes armés, dont le mouvement taliban, et des notables locaux liés à des responsables gouvernementaux corrompus », rappelle Fabrizio Foschini, chercheur au Réseau d’analystes pour l’Afghanistan.

    « Le gouvernement taliban, qui contrôle mieux le territoire que l’ex-République, a tenté d’améliorer le système de taxation, mais surtout beaucoup augmenté l’échelle de l’exploitation minière », poursuit-il.

    Entre 650 et 700 compagnies enregistrées
    Depuis 2022, le secteur des mines et carrières a connu une croissance annuelle de 25 à 30 % et des centaines de contrats ont été signés, selon la Banque mondiale.

    L’extraction d’or a accéléré au Nord. À Takhar, une société afghane associée à un partenaire chinois a remporté un important contrat.

    Au Badakhshan, frontalier du Tadjikistan, du Pakistan et de la Chine, « nous ne donnons pas de contrat à des étrangers », explique, dans une rare interview, le chef du département des mines, Abdul Mateen Rahimzai.

    Aujourd’hui, entre 650 et 700 compagnies sont enregistrées, ainsi que des milliers de mineurs artisanaux, travaillant manuellement, ajoute-t-il.

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    Le taliban Abdul Matin Rahimzai, chef du département des mines du Badakhshan.
    Photo Wakil Kohsar/AFP

    « Nous espérons dix fois plus »
    Nommé récemment, Abdul Mateen Rahimzai voit des choses à améliorer : l’année dernière, l’État a « gagné 112 kilogrammes d’or » au Badakhshan, mais certaines compagnies « n’étaient pas enregistrées ». « Cette année, nous espérons dix fois plus car le système est en place » pour les redevances.

    Il a ordonné la fermeture d’environ 225 sites ayant causé des dommages, y compris dans la zone de Shiwa, où de la boue et des débris miniers ont emporté, lors d’une crue, un pont, des magasins et une école.

    Depuis l’effondrement du pont, raconte Muhammad Amin, des villageois de l’autre rive doivent porter à pied les malades vers le centre de santé en faisant un détour.

    Les compagnies avaient promis d’aplanir les champs où elles ont creusé mais elles ne l’ont pas fait et ne lui ont payé que la moitié des 20 000 dollars (17 000 euros) promis pour lui acheter une terre, dit-il. Il ne peut plus nourrir aujourd’hui que 10 à 15 chèvres contre 30 à 40 auparavant.

    J’espère que les mines n’arriveront pas jusqu’ici parce que là où ils creusent, il n’y a plus de place ensuite ni pour les humains, ni pour les animaux.

    Une ville temporaire pendant cinq mois
    Si l’activité est arrêtée près de son village, elle continue pas très loin de là. Des dizaines d’excavateurs arrachent des pans de montagne, transportés par camions vers des tamis où sable, cailloux et or sont séparés à l’eau.

    « En une semaine, nous pouvons extraire 200 à 300 grammes d’or », affirme Mohammadullah Mubariz, manager d’une société détenue par des propriétaires du Badakhshan. Compte tenu des coûts engendrés par sa vingtaine d’excavateurs, ses camions et sa centaine d’employés, plus les taxes, il affirme être dans le rouge depuis avril, mais décrit l’or comme « une bénédiction » pour le pays.

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    Vue aérienne de la mine d’or exploitée à Gulak-Dara, dans la province du Badakhshan, où les excavateurs fonctionnent nuit et jour.

    Sur le chantier, les ouvriers viennent de tout l’Afghanistan. Faute d’emploi chez eux, ceux qui sont interrogés se disent heureux de cette opportunité. Shafiullah Ehsas, 32 ans, conducteur d’excavateur gagne « 25 000 Afghanis » (330 euros) par mois.

    Une ville temporaire s’est constituée pendant les cinq mois d’activité avec station essence, magasins et camps de tentes où sont logés et nourris les employés.

    Jusqu’à récemment, les compagnies payaient à l’État 20 grammes d’or par hectare, mensuellement. De nouvelles règles, en attente d’approbation par le chef suprême, prévoient qu’un cinquième de l’or trouvé devra être remis à l’État.

    « Le processus est clair et nous espérons le rendre plus clair. Nous montrerons au monde qu’il n’y a ni pillage, ni détournement et que les ressources minérales du Badakhshan seront utilisées comme il se doit pour le bien de la population », affirme Abdul Mateen Rahimzai.

    Mais aussi de la « frustration »
    Des habitants se plaignent toutefois de ne pas voir d’amélioration en termes d’infrastructure dans cette province.

    « Depuis trois ou quatre ans, à Takhar et au Badakhshan, des investisseurs majeurs sont arrivés d’autres régions. Ils ont souvent des connexions avec des gens au sein de l’Émirat et ont partiellement remplacé des compagnies plus locales et plus petites », remarque Fabrizio Foschini, créant de la « frustration » localement qui peut tourner en « trouble ».

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    Deux mineurs Afghans occupés à séparer les pépites d’or de la boue et des pierres, à Gulak-Dara, dans la région de Shiwa, dans la province du Badakhshan, au nord-est du pays.
    Photo Wakil Kohsar/AFP

    La folie de l’or s’est propagée jusqu’à Faizabad. Un habitant raconte, sous couvert d’anonymat, qu’une société lui a proposé 400 000 dollars (340 000 euros) pour détruire sa maison, rechercher l’or, reboucher le trou et rendre le terrain de 0,5 hectare. Il a refusé pour préserver ce qu’a construit son grand-père. Les prix de l’immobilier ont explosé.

    Dans les montagnes, Fazil, quadragénaire, vient depuis qu’il est petit avec le cheptel l’été. Par peur, il ne donne pas son patronyme : « J’espère que les mines n’arriveront pas jusqu’ici parce que là où ils creusent, il n’y a plus de place ensuite ni pour les humains, ni pour les animaux ».

  • Violences sexuelles sur mineurs : l’association de la PJ dénonce une « trahison » de Darmanin | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/violences-sexuelles-sur-mineurs-lassociation-de-la-pj-denonce-une-trahi

    L’Association nationale de police judiciaire (ANPJ) dénonce ce dimanche « l’hypocrisie » et « la trahison » de Gérald Darmanin, après sa note au ministre de l’Intérieur détaillant les défaillances dans le traitement des violences sexuelles sur mineurs par les services d’enquête.

    L’Association nationale de police judiciaire (ANPJ) dénonce ce dimanche « l’hypocrisie » et « la trahison » du garde des Sceaux Gérald Darmanin, « resté place Beauvau plus de quatre ans », après sa note au ministre de l’Intérieur détaillant les nombreuses défaillances dans le traitement des violences sexuelles sur mineurs par les services d’enquête. « C’est bien son propre bilan de ministre de l’Intérieur que l’actuel ministre de la Justice torpille aujourd’hui », estime dans un communiqué l’ANPJ.

    « Ces constats et alarmes sont justifiés »
    Dossiers « fantômes », enquêtes à l’abandon ou perdues, manque d’effectifs et de formation : dans cette longue note datée du 29 juillet, révélée samedi par _Le Mond_e et consultée par l’AFP, Gérald Darmanin synthétise à Laurent Nuñez les remontées d’informations établies par les parquets généraux sur ce contentieux devenu la priorité de son ministère depuis la vague d’indignation provoquée par l’affaire Lyhanna.

    Cette collégienne de 11 ans avait été retrouvée morte en juin dans le Gers, le principal suspect de sa mort, Jérôme Barella, mis en examen pour viol et meurtre d’une mineure, avait fait l’objet de plusieurs plaintes pour violences sexuelles sur des mineures sans être inquiété.

    « Ces constats et alarmes sont justifiés », considère l’ANPJ, qui « fustige l’hypocrisie et dénonce la trahison de l’ex-ministre de l’Intérieur, véritable Docteur Darmanin et Mister Gérald ».

    « Dans ce rapport, Docteur Darmanin, ministre de la Justice, se livre à un exercice d’inventaire des lacunes des services de police judiciaire du ministère de l’Intérieur, si longtemps occupé par Mister Gérald, resté place Beauvau plus de quatre ans, soit plus qu’aucun de ses prédécesseurs depuis 50 ans », cingle l’ANPJ.

    « Personne n’a créé autant d’effectifs aux policiers »
    Le ministre « dénonce à raison aujourd’hui le déficit alarmant d’enquêteurs, y compris dans les unités spécialisées, et l’accumulation de procédures en souffrance », poursuit l’association, qui regroupe des enquêteurs de la PJ chargés de la délinquance de haut spectre (criminalité organisée, financière, etc.), hostiles à la réforme de la police menée en 2024.

    Le garde des Sceaux a publié dimanche sur X un courrier de trois pages envoyé à Laurent Nuñez ainsi qu’à la ministre de la Santé et des Familles Stéphanie Rist, « pour que nulle fake news n’existe ». Ce courrier résume la note de 12 pages consultée samedi par l’AFP.

    « Personne n’a créé autant d’effectifs aux policiers et aux gendarmes (plus de 8 000 !), donné autant de moyens, sous l’autorité du président de la République, et s’est intéressé autant à la protection des mineurs que lors de mon passage à l’Intérieur voilà deux ans », se défend-il dans un message sur ce réseau social.

  • « Elle était là à titre privé » : Marine Le Pen chahutée lors d’une escale à Hoëdic | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/morbihan/hoedic-56170/elle-etait-la-a-titre-prive-marine-le-pen-chahutee-lors-dune-escale-a-h

    Candidate du Rassemblement national (RN) à l’élection présidentielle, la députée Marine Le Pen a été chahutée, vendredi 7 août, lors d’une escale à Hoëdic, où elle se rendait à titre privé.

    « Marine Le Pen qui pense qu’elle peut se cacher tranquillement à Hoëdic ! ». Le commentaire accompagne une image où l’on voit la députée du Rassemblement national (RN) filmée à distance, à la sortie d’un restaurant de la petite île morbihannaise.

    Tournée vendredi 7 août et postée ce samedi matin sur les réseaux sociaux, la vidéo montre ensuite la candidate à l’élection présidentielle repartir du port sur un bateau semi-rigide et saluer ironiquement un groupe qui chante depuis la cale « La Jeunesse emmerde le Front national », refrain de la célèbre chanson « Porcherie » du groupe Bérurier Noir.

    Un « non-événement » pour le maire de l’île
    Un « non-événement » pour le maire d’Hoëdic Jean-Luc Chiffoleau : « J’ai été averti de cet épisode par la bande vendredi soir, mais personne ne m’en a parlé depuis. Elle était là à titre privé, je n’étais même pas au courant de sa venue. Comme de nombreuses personnalités, politique ou autres, qui viennent profiter de la tranquillité de notre île ».

    La famille Le Pen dispose d’une propriété à La Trinité-sur-Mer, où Jean-Marie Le Pen (1928-2025) est né et repose depuis son décès en janvier 2025. Hoëdic, comme sa voisine Houat, est à moins d’une heure en bateau de la station, ce qui en fait une destination très prisée des plaisanciers à la journée.

  • « Une explosion des récurrences extrêmes » : une étude sur sept siècles montre les ravages du dérèglement climatique sur les récoltes viticoles | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/vin-une-etude-sur-sept-siecles-montre-les-ravages-du-dereglement-climat


    Depuis 1988, les années de précocité des vendanges interviennent tous les cinq ans.
    Photo Teresa Suarez/EPA

    « L’exceptionnel est devenu la norme » : une étude unique au monde, basée sur sept siècles de vendanges en Bourgogne, prouve que le dérèglement climatique a entraîné une « explosion » des années « extrêmes », de plus en plus précoces, explique un historien du climat.

    Grâce aux archives bourguignonnes qui remontent très loin, à la différence du Bordelais par exemple, Thomas Labbé a compilé la totalité des dates de vendanges à Beaune (Côte d’Or), capitale des vins de Bourgogne, de 1354 à nos jours, soit plus de 670 ans.

    Il s’agit de « la plus longue série » de dates de vendanges, selon la revue scientifique européenne « Climate of the Past » (Le climat du passé), qui a publié l’étude de cet historien du climat.

    L’exception devient la règle
    De 1354 à 1719, les années extrêmes de chaleur, et donc de précocité des vendanges, « intervenaient tous les 17 ans », explique Thomas Labbé. « De 1720 à 1987, c’était tous les 53 ans. Mais, depuis 1988, c’est tous les cinq ans. Et, depuis le début du XXI, on a déjà dix années extrêmes, soit environ une tous les deux ans et demi. »

    L’année 2026 semble confirmer ce qui devient une règle : les vendanges des raisins pour le crémant ont débuté dès ce samedi, établissant un nouveau record.

    En ce qui concerne les vins non-effervescents à Beaune, focale de l’étude de Thomas Labbé, les premiers coups de sécateurs ne devraient cependant intervenir qu’entre le 20 et le 25 août, selon les prévisions les plus répandues. Le record historique de 1556, établi un 15 août, ne devrait donc pas tomber.

    1988, année de « mutation »
    Auparavant, il pouvait y avoir des extrêmes, et même de forte « intensité », comme en 1556, où la sécheresse avait sévi de mars à septembre, explique Thomas Labbé.

    « Mais c’était exceptionnel. À partir de 1988, on a clairement une mutation et surtout depuis le XXIe siècle. Sur les dix années les plus chaudes depuis 1354, quatre ont eu lieu au XXIe siècle : 2003, 2018, 2020 et 2025 », explique-t-il. Ce à quoi il faudra très probablement ajouter 2026. « On a une explosion des récurrences extrêmes », en conclut-il.

    Ainsi, sur six siècles, entre la fin du Moyen Âge et 1988, la récolte se déroulait autour du 27 septembre en moyenne, toujours à Beaune. Puis « tout s’est accéléré depuis 1988 ».

    Le début des vendanges, en moyenne sur onze ans, a atteint le 6 septembre en 2019, soit une avance de trois semaines après une relative stabilité pendant six siècles..

    « Au cours des deux dernières décennies, l’exceptionnel est devenu la norme », résume Thomas Labbé.

    Un reflet du réchauffement climatique
    Pour l’historien, « 80 % de ces variations s’expliquent par la température ». En comparant avec les relevés qui sont effectués depuis 1658 à Paris, climat proche de la Bourgogne, l’expert a constaté qu’« un degré de différence au thermomètre provoque un écart de dix jours dans la date des vendanges et 1,5 degré, 15 jours ».

    Selon lui, les dates de vendanges « reflètent donc le réchauffement rapide de la planète à partir de 1988 », considérée comme l’année de l’accélération du dérèglement climatique.

    • La publication en question date de 2019
      CP - The longest homogeneous series of grape harvest dates, Beaune 1354–2018, and its significance for the understanding of past and present climate
      https://cp.copernicus.org/articles/15/1485/2019


      Figure 10: Beaune GHD time series (1354–2018) with an indication of most of the 5 % earliest dates.

      Abstract
      Records of grape harvest dates (GHDs) are the oldest and the longest continuous phenological data in Europe. However, many available series, including the well-known (Dijon) Burgundy series, are error prone because scholars so far have uncritically drawn the data from 19th century publications instead of going back to the archives. The GHDs from the famous vine region of Beaune (Burgundy) were entirely drawn from the archives and critically cross-checked with narrative evidence. In order to reconstruct temperature, the series was calibrated against the long Paris temperature series comprising the 360 years from 1659 to 2018. The 664-year-long Beaune series from 1354 to 2018 is also significantly correlated with tree-ring and documentary proxy evidence as well as with the central European temperature series (from 1500). The series is clearly subdivided into two parts. From 1354 to 1987 grapes were on average picked from 28 September on, whereby during the last 31-year-long period of rapid warming from 1988 to 2018 harvests began 13 d earlier. Early harvest dates are shown to be accompanied by high pressure over western–central Europe and atmospheric blocking over Denmark. The 33 extremely early harvests comprising the fifth percentile bracket of GHDs are unevenly distributed over time; 21 of them occurred between 1393 and 1719, while this is the case for just 5 years between 1720 and 2002. Since the hot summer of 2003, 8 out of 16 spring–summer periods were outstanding according to the statistics of the last 664 years, no less than 5 among them within the last 8 years. In the Paris temperature measurements since 1659, April-to-July temperature reached the highest value ever in 2018. In sum, the 664-year-long Beaune GHD series demonstrates that outstanding hot and dry years in the past were outliers, while they have become the norm since the transition to rapid warming in 1988.

  • Faux experts dans les médias : « Les imposteurs ne citent jamais le travail des autres » | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/faux-experts-dans-les-medias-les-imposteurs-ne-citent-jamais-le-travail

    Spécialiste de l’intelligence artificielle, Aurélie Jean constate que de plus en plus d’invités interviennent sans cesse dans les médias en tant qu’experts alors qu’ils ne le sont pas. Dénonçant cette imposture, elle propose une méthode pour identifier ceux qui parasitent ainsi le débat public.

    Qui sont, selon vous, les usurpateurs du débat public et dans quels domaines les retrouve-t-on le plus fréquemment ?
    On en trouve partout, particulièrement dans des domaines qui font le buzz comme, aujourd’hui, l’intelligence artificielle, car c’est très tendance de parler d’IA, mais aussi sur des thèmes conjoncturels. Typiquement, lorsqu’on parle d’un conflit au Moyen-Orient, on a plein de gens qui viennent exprimer des opinions, et non présenter des analyses, et qui deviennent tout d’un coup des experts de la géopolitique du Moyen-Orient. Pendant le covid, on a vu arriver de pseudo-experts de l’épidémiologie sur les plateaux de télé. En fait, cette tentation a toujours existé, mais la différence, aujourd’hui, c’est que l’on a un effet de buzz amplifié lié aux réseaux sociaux. Ces réseaux sur lesquels ces mêmes individus exercent une influence encore plus grande, plus rapide et plus forte, qui leur permet ensuite d’acquérir une sorte de pseudo-crédibilité dans le monde réel et donc dans les médias.

    Comment les reconnaître et s’en protéger ?
    Pour repérer un faux expert, il y a des petites choses à retenir. Par exemple, est-ce que la personne travaille au quotidien dans le domaine sur lequel elle vient parler ? Est-ce qu’elle reconnaît parfois qu’elle ne sait pas ? Un vrai expert le fera. Autre indice : les imposteurs ne citent jamais le travail des autres et travaillent sur l’émotion plus que sur la raison. Ce sont des gens qui vont tout à coup lever le ton, bouger les bras très fort et qui vont vouloir créer une sorte de buzz émotionnel sur un plateau télé.

    Pourtant, certains d’eux sont publiés…
    À ce sujet, il faut faire la différence entre un livre d’opinion et un essai. Les deux ont une raison d’être mais, en France, la plupart des essais grand public sont en réalité des livres d’opinion, des témoignages, des billets éditoriaux rallongés, mais dépourvus d’analyse stricte et de la méthode rigoureuse de l’essai. Enfin, il y a les faux experts qui interviennent sur tous les sujets…

    Le corps dit aussi quelque chose, selon vous ?
    Le langage du corps est significatif. J’observe que pas mal d’imposteurs ont un langage du corps belliqueux. Alors qu’un expert, lui, va être assez calme. Il n’a rien à vendre, il a juste à expliquer.

    Les réseaux sociaux contribuent-ils à consacrer les imposteurs ?
    Les réseaux sociaux, sans aucun doute, même s’ils n’ont pas été conçus pour cela. Mais la réalité fait qu’à cause des chambres d’écho, des bulles de filtres, de la propagation accélérée de faux contenus, de mensonges, de théories du complot et autres, les imposteurs ont trouvé sur les réseaux sociaux leur terrain de jeu idéal.

    Quelle est la différence majeure entre un expert et un spécialiste ?
    Je vous donne mon exemple : je travaille dans la modélisation algorithmique et je me suis spécialisée dans la santé. Mais je ne suis pas médecin et je n’irai jamais sur un plateau télé pour parler santé. En revanche, j’irai sur un plateau télé pour parler d’IA dans la santé. Je constate que les faux experts, quand ils ont en face d’eux un vrai expert de la discipline, modifient souvent leur position et finissent par se présenter comme spécialiste et non plus comme expert.

    L’intelligence artificielle a-t-elle tendance à favoriser cette époque d’imposture ?
    Ce dont je suis certaine, c’est que tous les outils d’IA qui arrivent peuvent nous permettre de monter en puissance et d’apprendre des choses. En revanche, concernant les réseaux sociaux, on a une certitude, parce qu’on a beaucoup de recul déjà : les algorithmes de recommandation qui vous proposent du contenu sont conçus pour augmenter votre engagement, donc votre temps passé sur les réseaux. Or, il y a deux moyens pour faire passer plus de temps sur les réseaux : vous donner à voir des choses qui vous plaisent ou, au contraire, des choses auxquelles vous n’adhérez pas, parce que, dans les deux cas, vous allez réagir. Si vous croyez que la Terre est plate, vous allez recevoir beaucoup de contenus qui vont aller dans ce sens. Il y a quand même 26 % des utilisateurs de TikTok qui souscrivent à cette théorie.

    On peut aussi penser que l’appel du 18 juin du général de Gaulle aurait peut-être été plus efficace s’il avait été lancé sur Instagram ou sur Facebook, non ?
    Je suis complètement d’accord. Souvenez-vous des printemps arabes ! C’est venu des réseaux. Lorsqu’il y a eu la révolte des jeunes à Hong Kong, c’est aussi grâce aux réseaux sociaux. L’outil est fabuleux mais le problème, c’est que le modèle de ces plateformes se fonde sur l’économie de l’attention. Il faut des algorithmes de recommandation mieux dimensionnés, qui éviteraient toutes les dérives que sont la propagation accélérée des fausses nouvelles et des théories du complot.

    Faut-il légiférer ?
    Pour les réseaux sociaux, il faut trouver un moyen pour que leurs propriétaires sortent du modèle économique de l’attention. Les placer face à leurs responsabilités, ce qui signifie en faire des éditeurs, comme pour la presse, et pas seulement des hébergeurs, comme c’est le cas actuellement. Concernant les IA génératives, il faut contrôler le modèle économique de l’attachement. Je trouve très inquiétant le fait de se créer un ami virtuel. Il faudrait que l’IA puisse dire « Je ne peux pas t’aimer. Je suis une IA ».

    • À lire : « Imposture, identifier les usurpateurs du débat public » (Éditions de l’Observatoire) 166 pages, 19 €.

  • Ceuta : une crise éclair révélatrice des profondes fractures de l’Union européenne | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/monde/ceuta-une-crise-eclair-revelatrice-des-profondes-fractures-de-lunion-eu


    Entre 2021 et 2026 l’Espagne a enregistré l’arrivée de 234 760 migrants.
    Photo Henry Nicholls/AFP

    Par Pierre Coudurier
    Les ministres de l’intérieur des 27 pays membres de l’Union européenne se sont réunis, ce mardi, pour tirer les leçons de l’épisode migratoire de Ceuta. Officiellement les divisions se sont dissipées.

    Une crise rapide et brutale. La semaine dernière, après l’afflux de 72 000 migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, avant que la plupart ne regagnent le Maroc voisin, plusieurs dirigeants européens ont appelé l’Union européenne à hausser le ton contre l’Espagne.

    Cette initiative n’avait pas été soutenue par la France, révélant au passage les fractures du Vieux Continent sur la question migratoire. Menant cette fronde, la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni est la première à avoir demandé l’exclusion de l’Espagne de l’espace Schengen. Loin d’être isolée en Europe, la dirigeante milite aussi pour l’externalisation du traitement des demandes d’asile vers des pays tiers, comme l’Albanie.

    « Il y a un sentiment de laisser-faire, voire de préméditation »
    Le Premier ministre socialiste espagnol, Pedro Sanchez a été taxé de laxisme, lui qui a procédé à d’importantes régularisations afin de répondre aux besoins de main-d’œuvre. Pedro Sanchez s’est défendu en rappelant qu’entre 2021 et 2026, l’Italie avait enregistré 478 600 arrivées de migrants, contre 234 760 pour l’Espagne, selon les chiffres de Frontex. Passé la bataille des chiffres, l’animosité est ensuite retombée comme un soufflé. Du moins en apparence. Réunis mardi en visioconférence, les ministres européens de l’Intérieur ont tiré les leçons de la crise. « Tous les États membres, sans aucune exception, ont marqué leur solidarité avec l’Espagne », a déclaré le ministre français Laurent Nuñez. Selon lui, les 27 sont également convenus que « l’espace Schengen n’était pas le problème, mais la solution » avant d’évoquer une collaboration « remarquable » avec le Maroc. Un discours diplomatique qui, selon l’historien Pierre Vermeren, spécialiste du Maghreb, élude une partie des faits. « Il reste des points obscurs, notamment, sur la facilité avec laquelle ces migrants ont pu se déplacer. Il y a un sentiment de laisser-faire, voire de préméditation, alors même que le Maroc est un État très policier », estime-t-il.

    Cet épisode devrait en outre s’inscrire dans un contexte diplomatique plus large, à l’approche de l’Assemblée générale des Nations unies, où la question du Sahara occidental sera de nouveau abordée. Or, ce dossier est « l’alpha et l’oméga » de la diplomatie marocaine. Ainsi, pour Pierre Vermeren, le message adressé par Rabat à Madrid pourrait être le suivant : « Vos enclaves ne tiennent que parce que nous le voulons bien. » Une manière, selon lui, de rappeler la capacité du Royaume chérifien à faire pression sur l’Espagne et de l’inciter à maintenir son soutien au plan de souveraineté marocain sur le Sahara.

  • Le tonton fils-à-papa-facho-gênant du Télégramme nous chante sa chanson de fin de repas

    [Édito] La faillite de l’écologisme | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/edito-la-faillite-de-lecologisme-7094835.php

    Notre éditorialiste, Hubert Coudurier, nous livre son point de vue (...)

    Toujours hostiles au nucléaire qui offre une énergie décarbonée, à la climatisation s’avérant désormais nécessaire et au débroussaillage permettant de mieux circonvenir les feux de l’été, les écolos s’enferment dans un discours intellectuel gauchisant.

    Hubert Coudurier — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Hubert_Coudurier

    Hubert Coudurier débute à l’Agence France-Presse (1983-1985). Il est ensuite grand reporter, notamment à France 3 (1985-1990), puis chroniqueur de politique étrangère à I-télé.

    En 1986, Hubert Coudurier rejoint Le Télégramme dirigé par son père, en qualité de secrétaire général adjoint. Il devient plus tard directeur de l’information du quotidien et administrateur du Groupe Télégramme. Son frère Edouard Coudurier, né en 1961, devient président du conseil d’administration en décembre 2001, succédant à son père Jean-Pierre Coudurier décédé en novembre 2001. Edouard représente la quatrième génération Coudurier à la tête du Télégramme[1].

    Au printemps 2007, Hubert Coudurier fait partie des journalistes qui suivent et starifient le couple Sarkozy[2]. En septembre 2008, il publie le livre Amours, ruptures et trahisons dans lequel il fait quelques révélations sur la vie amoureuse du président français[3],[4].

    Hubert Coudurier est un ancien auditeur (quarante-cinquième session) de l’IHEDN.

    Il est, depuis son lancement en novembre 2009, président de Télévision Bretagne Ouest (Tébéo), après avoir été vice-président de Nantes 7.

    Depuis la rentrée 2021, il intervient comme chroniqueur radio dans la pré-matinale Le Cinq sept de France Inter, il y tient une chronique d’Histoires politiques[5].

    En mai 2025, un édito défendant le milliardaire Vincent Bolloré face à des militants écologistes lui a valu un conflit avec la Société des Journalistes du Télégramme (SJT). Il lui a notamment été reproché d’omettre son activité de chroniqueur régulier de CNews, chaîne du groupe Bolloré

  • Dieselgate : Renault renvoyé devant le tribunal correctionnel pour tromperie aggravée | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/dieselgate-renault-renvoye-devant-le-tribunal-correctionnel-pour-trompe

    Renault sera jugé pour tromperie aggravée dans l’affaire du Dieselgate. Le constructeur est accusé d’avoir dissimulé des logiciels truqueurs sur ses véhicules diesel. Les faits s’étalent sur plus de sept ans.

    Le constructeur Renault, l’un des quatre constructeurs dans la tourmente en France dans le vaste scandale du « Dieselgate », est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour tromperie aggravée, a indiqué lundi le parquet, sollicité par l’AFP.

    Des faits étalés sur plus de sept ans
    Cette ordonnance est conforme aux réquisitions du parquet. Les faits concernés ont été commis entre le 1er septembre 2009 et le 12 janvier 2017, a-t-il précisé.

  • Pesticides et stockage d’eau : Monique Barbut exprime ses réserves à deux jours du vote du projet de loi d’urgence agricole à l’Assemblée | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/economie/agri-agro/pesticides-et-stockage-deau-monique-barbut-exprime-ses-reserves-a-deux-

    À deux jours du vote d’un projet de loi agricole controversée, la réintroduction de pesticides interdits, comme l’acétamipride, cristallise les tensions. La ministre de la Transition écologique s’y oppose, elle, fermement.

    À deux jours du vote du projet de loi d’urgence agricole à l’Assemblée nationale [ce lundi], la réintroduction de pesticides interdits reste « le principal sujet qui crispe », a dit samedi la ministre de la Transition écologique Monique Barbut à La Tribune Dimanche.

    Le Premier ministre a demandé aux ministres concernés par le projet de consulter les groupes parlementaires, le gouvernement craignant le rejet du texte malgré un compromis trouvé jeudi par une commission de députés et sénateurs.

    « Chacun ne fera pas son stockage dans son coin »
    « Les échanges progressent mais tout n’est pas encore clarifié. Tout le monde s’accorde pour dire que le texte a été amélioré par rapport à la copie du Sénat. Bien sûr, le principal sujet qui crispe encore aujourd’hui, c’est l’acétamipride. Je suis pour ma part opposée à la réintroduction de ce pesticide en France », a dit Monique Barbut.

    Concernant le doublement de la capacité de stockage d’eau à des fins agricoles d’ici 2035, autre mesure controversée introduite au Sénat, « nous avons obtenu qu’il s’agisse de capacités de stockage multi-usages et soumises à concertation », explique-t-elle : « chacun ne fera pas son stockage dans son coin et pour les seuls besoins agricoles ».

    « Ce qui me gêne, c’est que ce texte du gouvernement qui devait répondre à une situation d’urgence pour nos agriculteurs, depuis les ajouts du Sénat, modifie bien au-delà la politique qui organise le partage de la ressource en eau dans notre pays », ajoute la ministre, qui avait déjà exprimé ses réserves.

    « L’écologie sera le budget le plus renforcé après celui des Armées »
    En revanche elle s’est félicitée de voir l’enveloppe allouée à son ministère croître dans le projet de prochain budget. En particulier le Fonds vert, dont le gel de crédits a été dénoncé lors des récentes canicules, devrait remonter à un milliard d’euros, a-t-elle indiqué. « L’écologie sera le budget le plus renforcé après celui des Armées. C’est un signal fort. Il montre que, même dans un contexte budgétaire exigeant, protéger les Français face au changement climatique reste une priorité », dit-elle. « Je me réjouis d’avoir obtenu plusieurs arbitrages importants, en particulier le renforcement du Fonds vert porté à un milliard d’euros. La priorité sera donnée à l’adaptation au changement climatique, notamment celle des bâtiments publics », a-t-elle précisé.

    Le Fonds vert, créé en 2023 et destiné à aider les collectivités à adapter les territoires au changement climatique, a vu sa dotation passer de 2,5 milliards d’euros en 2024 à 837 millions dans le budget 2026.

  • Au Guilvinec, le syndicat mixte gestionnaire des ports de Cornouaille a démantelé un atelier clandestin de fabrication de cacatovs ...

    « C’est inacceptable et lamentable » : Plus de 200 bouteilles pleines d’urine et de matières fécales retrouvées dans l’arrière-port du Guilvinec | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/finistere/pont-l-abbe-29120/cest-inacceptable-et-lamentable-plus-de-200-bouteilles-pleines-durine-e

    Jeudi 9 juillet 2026, plus de 200 bouteilles en plastique d’eau et de soda ont été retrouvées dans l’enceinte du port de plaisance, du côté de la commune du Guilvinec. Celles-ci étaient toutes remplies d’eaux noires. Des analyses ont permis de déterminer qu’il s’agissait d’urine et de matières fécales d’origine humaine. « Heureusement, elles étaient bien fermées et aucun déversement n’a été constaté », rapporte la vice-présidente du Syndicat mixte des ports de Cornouaille et maire de la commune voisine de Treffiagat-Léchiagat.

    Ça manquait de sujets classieux sur ST ces derniers temps.

  • Gestation pour autrui : la France doit bien reconnaître la filiation actée par un tribunal étranger… Mais sous conditions, tranche la Cour de cassation | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/sante/gestation-pour-autrui-la-france-doit-bien-reconnaitre-la-filiation-acte

    La Cour de cassation estime, ce vendredi, que la France doit reconnaître la filiation établie par un tribunal étranger pour les enfants nés de GPA, si des garanties sont réunies, privilégiant l’intérêt supérieur de l’enfant.

    La France doit reconnaître une décision de justice étrangère établissant la filiation entre les parents d’intention et leur enfant né d’une gestation pour autrui (GPA), si celle-ci « présente un certain nombre de garanties », a tranché vendredi la Cour de cassation.

    « Compte tenu de l’intérêt supérieur de l’enfant, l’interdit français de la gestation pour autrui ne permet pas, à lui seul, de refuser » cette reconnaissance, précise-t-elle dans un communiqué. Elle confirme ainsi la jurisprudence de sa première chambre civile, qui avait déjà validé le principe, sous conditions, à deux reprises, en 2024.

    « Exequatur »
    Pour examiner le sujet, la plus haute juridiction s’était réunie en mai en assemblée plénière, sa formation de jugement la plus solennelle, qui rend des décisions de principe, et donc qui feront autorité pour les prochains cas à venir. Elle s’est penchée plus précisément sur le cas d’un couple d’hommes français vivant au Canada, ayant eu recours à deux reprises à une GPA dans ce pays où elle est légale. Ils demandaient à la justice française de reconnaître les décisions de justice canadiennes qui les désignent comme les pères des enfants nés de ces GPA, une démarche judiciaire appelée exequatur.

    Le couple avait obtenu l’exequatur en appel, en juin 2024. La cour avait précisé que les décisions canadiennes produiraient en France les effets d’une adoption. Au nom de l’interdit de la GPA en France, le parquet avait alors formé un pourvoi en cassation.

    Ce vendredi, la Cour de cassation a décidé de casser la décision de la cour d’appel et de juger le cas elle-même.

    Elle a accordé l’exequatur, tout en précisant que les filiations établies « doivent être reconnues en tant que telles en France », qu’il ne s’agissait pas d’une adoption.

    Les sujets liés à la GPA reviennent régulièrement devant les tribunaux français car, chaque année, entre 200 et 500 couples ont recours à ce processus à l’étranger pour devenir parents, selon un rapport parlementaire.

    La France, condamnée à plusieurs reprises
    La France a longtemps refusé de reconnaître ou d’établir la filiation entre un enfant né par GPA et ses parents d’intention. Elle a été condamnée plusieurs fois pour cela par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), ce qui a amené la Cour de cassation à modifier progressivement sa jurisprudence au cours de la dernière décennie. La Cour a validé en 2015 la filiation du père biologique puis, en 2019, celle du parent d’intention sans lien biologique avec l’enfant, en permettant la transcription sur les registres français de l’acte de naissance étranger. Cette possibilité a ensuite été limitée par la loi de bioéthique de 2021, amenant les parents à se tourner vers l’exequatur ou l’adoption.

  • Annie Genevard : « Si on refuse le stockage de l’eau, on condamne notre agriculture » | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/economie/annie-genevard-si-on-refuse-le-stockage-de-leau-on-condamne-notre-agric

    Des millions d’animaux perdus en Bretagne, des récoltes lourdement amputées… Face à une canicule dévastatrice, la ministre Annie Genevard fait le point sur un été de tous les dangers pour l’agriculture et appelle les parlementaires à trouver un terrain d’entente pour la loi d’urgence agricole.

    La canicule n’a pas épargné la Bretagne cette fois-ci et surtout l’élevage. Quel est le dernier bilan de cette crise ?
    Ce que vivent les agriculteurs est extrêmement difficile et douloureux. Les derniers chiffres nous montrent qu’en Bretagne, l’État a pris en charge l’enfouissement de 4 466 tonnes de volailles et 1 568 tonnes de porcs. Mais l’impact est également fort dans la production végétale. Nous avons, dans certaines régions, des pertes de 30 % sur le maïs, 20 % en arboriculture, jusqu’à 50 % sur certaines productions maraîchères. C’est le fruit du travail d’une année qui, tout d’un coup, est compromis, c’est une épreuve pour les agriculteurs. On est en cellule de crise permanente. J’ai réuni immédiatement les assureurs pour accélérer les indemnisations. Nous avons également mis en place un prêt de trésorerie pour que les éleveurs puissent acquérir rapidement des systèmes de ventilation et de brumisation.

    Je crois beaucoup dans les nouvelles techniques génomiques.

    Que faut-il faire pour adapter notre agriculture à ce nouveau climat ?
    L’agriculture a toujours vécu avec des gels, des sécheresses… Mais maintenant, c’est plus fréquent et plus violent. Il faut absolument que les agriculteurs aillent plus massivement vers l’assurance. Et il faut mobiliser la science et la technique pour avoir des sols qui retiennent mieux l’eau et des productions qui soient résistantes à la sécheresse, à la chaleur, au gel. C’est tout le travail des nouvelles techniques génomiques auxquelles je crois beaucoup. La France a beaucoup poussé pour leur adoption au niveau européen.

    Les sénateurs ont voté une version de la loi d’urgence agricole très différente du texte de l’assemblée nationale. Pensez-vous qu’un compromis pourra être trouvé ?
    Concernant le stockage de l’eau, ils ont proposé une version maximaliste très différente des versions de l’Assemblée nationale et des propositions du gouvernement. Aujourd’hui, la France est le pays le plus pluvieux d’Europe, et l’un de ceux qui irriguent le moins. Cet hiver, l’eau a surabondé, il fallait en stocker un peu car aujourd’hui, on voit qu’elle risque de manquer cruellement. Si on refuse le stockage, si on ne veut pas d’irrigation, évidemment en ayant le souci de ne pas faire n’importe quoi, on condamne notre agriculture, et notre alimentation. Mais l’important, c’est aussi de travailler sur la qualité, une question importante en Bretagne. Pour la première fois dans une loi, on posait cet enjeu de la protection des aires de captages. C’était une position équilibrée qui recueillait l’accord du ministère de l’Agriculture et de celui de la Transition écologique. Les sénateurs ont souhaité aller plus loin. Il reste, dans le texte, beaucoup de mesures très attendues qui sont demeurées dans la version des sénateurs, comme la simplification pour les bâtiments d’élevage ou encore l’aggravation des peines en cas d’intrusion et de dégradation. Maintenant, il appartient aux parlementaires de trouver le chemin. Le pire serait que chacun campe sur ses positions et que le texte ne soit pas adopté, alors que les agriculteurs en ont besoin.

    • T’occupes Annie, elle est condamnée quoi qu’il arrive ton agriculture à la con. Au marché ce matin, le maraîcher n’a pas de problème d’eau mais un problème de température.

    • Que le capitalisme fonde un peu plus vite au soleil grâce à cette bande d’abrutis.

      Oui c’est incroyable toutes ces politicard+es prêt+es à continuer de pédaler coûte que coûte une fois dans le mur.

      Cette année aucun+e ne nous a encore fait le coup de conseiller de manger une glace pour avoir moins chaud ?