https://www.letelegramme.fr

  • Pesticides : le « tour de passe-passe » pour rendre l’eau potable
    https://reporterre.net/Pesticides-le-tour-de-passe-passe-pour-rendre-l-eau-potable

    Cette soudaine amélioration n’est en réalité qu’illusoire. Le métabolite est bien toujours présent dans l’eau. Générations futures souligne qu’il existe de nombreuses alertes sur le potentiel cancérigène et reprotoxique de la molécule mère, le S-métolachlore. En juin dernier, l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) classait cette dernière comme cancérigène suspecté.

    « La confiance dans l’eau potable a pris une claque, affirme pour sa part Régis Taisne, chef du département Cycle de l’eau à la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR). 10 à 12 millions d’habitants ont été informés que leur eau n’était pas conforme. Et aujourd’hui, on leur explique qu’elle le redevient. Les usagers peuvent se poser des questions. »

  • Eoliennes : Shell abandonne son projet au large de Belle-Ile | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/eoliennes-shell-abandonne-son-projet-au-large-de-belle-ile-1878950

    Ce projet d’un montant de 300 millions d’euros mené par le consortium qui rassemble Shell, la CDC et le chinois CGN devait préfigurer la filière d’avenir aux côtés des fermes pilotes en construction en Méditerranée. La hausse des coûts, la crise de l’énergie et les difficultés des fournisseurs ont eu raison du modèle économique du projet.

    Si l’éolien en mer est promis à un bel avenir au large des côtes françaises, les débuts sont difficiles. En atteste la décision récente du pétrolier Shell et de ses partenaires la Caisse des dépôts et le chinois CGN vis-à-vis du projet de ferme pilote qui devait voir le jour au large des iles de Groix et Belle-île-en-mer (Bretagne).
    Selon nos informations, après plusieurs années de développement, le consortium a décidé de jeter l’éponge. Lauréat de l’appel d’offres lancé par l’Etat en 2016 pour déployer l’une des quatre fermes éoliennes pilotes (les trois autres sont situées en Méditerranée), ce projet à 300 millions d’euros visait la construction de trois éoliennes flottantes en 2022 afin d’éprouver les technologies, procédures et autres infrastructures nécessaires au lancement de la filière en France.

    Peut-être que la suite de l’article, sous #paywall, le précise, mais Shell est l’un des dix « lauréats » admis à déposer un projet. Il en reste donc neuf en lice. Pour le moment ?…

    • rectification, ce n’est pas du projet Bretagne Sud dont Shell se retire, c’est du projet pilote ex-Groix-Belle-Île, ex-EOLFI

      Le projet de ferme pilote d’éoliennes flottantes au large de Belle-Ile abandonné - Économie - Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/economie/le-projet-de-ferme-pilote-d-eoliennes-flottantes-au-large-de-belle-ile-

      Une ferme pilote d’éoliennes flottantes devait voir le jour au large de Belle-Ile, mais Shell, qui menait ce projet, a décidé de jeter l’éponge.

      Un consortium composé de Shell, la Caisse des dépôts et le Chinois CGN projetait d’installer au large de Belle-Ile un site pilote d’éoliennes flottantes. Mais le pétrolier a décidé d’abandonner ce projet de 300 millions d’euros en raison de la hausse des coûts et de difficultés liées aux fournisseurs, selon une information des Échos.

      Cette ferme pilote devait permettre de tester trois éoliennes flottantes, technologie vue comme l’avenir de l’éolien en mer car permettant d’installer des parcs plus en profondeur, donc notamment plus loin des côtes, que les éoliennes rivées dans le plancher marin.

      General Electric et Naval Group se retirent
      Le projet morbihannais s’est en effet heurté à deux écueils : le retrait du turbinier General Electric, qui devait fournir les éoliennes de 6 mégawatts (MW) mais s’est recentré sur la fabrication d’équipements aujourd’hui plus puissants, puis du fabricant de flotteurs Naval Group, qui a cédé son activité éolien flottant. Combiné à la hausse des coûts généralisée et à la crise de l’énergie, cela ne permettait plus de construire un modèle économique soutenable.

      Shell avait repris le projet en 2019 en rachetant la société Eolfi, ex-filiale de Veolia et pionnier de l’éolien flottant. Trois autres fermes pilotes flottantes sont annoncées en France, toutes en Méditerranée.

      du coup, pas de retour d’expérience du projet pilote pour celui de Bretagne Sud

    • Coup dur pour l’éolien en mer : Shell abandonne son projet au large de Belle-Île-en-Mer – La Tribune
      https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/coup-dur-pour-l-eolien-en-mer-shell-abandonne-son-projet-au-large-de-belle

      Deux mois après l’inauguration par le président Macron du premier parc français d’éoliennes en mer au large de Saint-Nazaire au cours de laquelle le chef de l’Etat avait manifesté la volonté d’accélérer le développement de l’éolien en mer tricolore, Shell qui, avec deux partenaires, devait installer un site pilote d’éoliennes flottantes au large de Belle-Île-en-Mer, a décidé d’abandonner.

      Le parc d’éoliennes flottantes qui devait émerger au large de Belle-Ile-en-Mer, ne verra finalement pas le jour. Deux mois après l’inauguration par le président Macron du premier parc français d’éoliennes en mer au large de Saint-Nazaire, le groupe pétrolier Shell, en partenariat avec la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et le chinois CGN, ont décidé d’abandonner leur projet de site pilote d’éoliennes flottantes, selon nos informations confirmant celles des Echos, Les raisons invoquées : une hausse des coûts et des difficultés liées aux fournisseurs.

      Ce projet de 300 millions devait permettre de tester trois éoliennes flottantes, une technologie vue comme l’avenir de l’éolien en mer, car elle permet d’installer des parcs plus en profondeur, notamment plus loin des côtes que les éoliennes rivées dans le plancher marin. Shell avait repris ce projet en 2019 en rachetant la société Eolfi, ex-filiale de Veolia et pionnier de l’éolien flottant.

      Mais deux déconvenues ont eu raison de ce parc. D’une part, le turbinier General Electric, qui devait fournir les éoliennes de 6 mégawatts (MW), s’est détourné du projet, se recentrant sur la fabrication d’équipements aujourd’hui plus puissants. Autre obstacle : le fabricant de flotteurs Naval Group, qui devait participer également au projet, a cédé son activité éolien flottant. Combiné à la hausse des coûts généralisée et à la crise de l’énergie, cela ne permettait plus de construire un modèle économique soutenable.

      De quoi ralentir les ambitions de la France qui compte sur la technologie flottante pour pouvoir répondre à ses ambitions : quelque 40 gigawatts (environ 50 parcs) d’ici 2050. Lors de l’inauguration du parc éolien de Saint-Nazaire fin septembre, le président de la République avait dit vouloir aller « deux fois plus vite » sur la mise en service de projets d’énergie renouvelable. « Le tout ENR (énergies renouvelables, ndlr) ne marche pas, le tout nucléaire ne marche pas », avait justifié Emmanuel Macron, souhaitant accélérer en même temps sur le nucléaire face aux besoins en électricité du pays qui vont augmenter de 40% d’ici 2050.

      Parc pilote d’éoliennes flottantes en Méditerranée
      Si le site breton d’éoliennes flottantes ne verra pas le jour, un autre est cependant bien engagé en Méditerranée. Trois flotteurs, destinés à accueillir un parc pilote d’éoliennes flottantes au large de Port-Saint-Louis-du-Rhône (Bouches-du-Rhône), à l’horizon 2023, ont été dévoilés lundi. Une fois ces flotteurs mis à l’eau débutera la phase d’assemblage, puis l’installation sur le site, à 17 km au large, prévue l’été prochain, selon EDF Renouvelables, porteur du projet.

      Ces flotteurs, construits sur le site d’Eiffage Métal, à Fos-sur-Mer, seront reliés à 100 mètres de profondeur par des lignes tendues, plus stables que les ancrages caténaires utilisés jusqu’à présent dans l’éolien flottant, a détaillé Stéphanie St-Hill, directrice commerciale énergies renouvelables pour la société SBM Offshore. Cela permettra en outre d’avoir une empreinte au sol très réduite pour ce projet, dont les impacts sur la faune marine et les oiseaux ont été anticipés comme limités et seront suivis, a assuré Philippe Veyan, directeur de l’action territoriale et des autorisations chez EDF Renouvelables.

      Les trois éoliennes devraient produire 25 MW dans cette zone industrialo-portuaire balayée par le mistral et la tramontane, soit de quoi fournir en électricité l’équivalent d’une ville de 45.000 habitants. Financé en partie par des fonds publics, ce projet à 300 millions d’euros, est voué à rester pilote afin de tester les flotteurs et les impacts notamment environnementaux pour affiner les appels d’offres commerciaux à venir, notamment en France. En Méditerranée française, on attend dans l’immédiat trois fermes pilotes : outre Provence Grand Large, le projet EolMed au large de Gruissan (Aude) et les éoliennes du golfe du Lion.

  • Cinq choses à savoir sur les câbles sous-marins - Les câbles sous-marins au coeur des tensions internationales - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/dossiers/les-cables-sous-marins-au-coeur-des-tensions-internationales/cinq-choses-a-savoir-sur-les-cables-sous-marins-27-10-2022-13208604.php

    2 Les Gafam à la manœuvre
    Toujours plus de cloud, de streaming, de données… Cela exige une bande passante de plus en plus importante. Les Gafam, géants de l’internet, posent désormais leurs propres câbles plutôt que de louer de la bande passante aux opérateurs. Depuis dix ans, plus de 70 % des câbles sont financés par leurs soins. Montant total de l’investissement ? 90 milliards de dollars.

  • Cinq choses à savoir sur les câbles sous-marins - Les câbles sous-marins au coeur des tensions internationales - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/dossiers/les-cables-sous-marins-au-coeur-des-tensions-internationales/cinq-choses-a-savoir-sur-les-cables-sous-marins-27-10-2022-13208604.php

    4 L’exception Ellalink
    Inauguré le 1er juin 2021, Ellalink a été la première autoroute européenne directe (en passant par Madère et le Cap Vert) à relier le Vieux continent à l’Amérique du Sud. D’un coût de 150 millions d’euros, ce câble sous-marin portugais relie le port de Sines à celui de Fortaleza, au Brésil. Jusqu’ici, les données transitaient par les États-Unis. Ellalink rompt cet axe et sa logique n’est pas uniquement commerciale : une partie de sa bande passante sera réservée aux organismes de recherche européens et latino-américains, sur les thèmes de la recherche nucléaire, astronomique, environnementale ou médicale. Ellalink, premier jalon d’un cyberespace préservé des intérêts privés…

    tiens, pas trace ici…, je découvre

    • EllaLink - Wikipedia
      https://en.wikipedia.org/wiki/EllaLink

      EllaLink is an optical submarine cable linking the European and South American continents. It has currently the lowest latency (<60 ms round-trip delay time between Portugal and Brazil).

      For more than 20 years there was no practical direct data transfer routes between Europe and South America. The only cable linking the two continents was Atlantis-2, which was not used for internet data transfer due to its limited capacity.

      One of the project’s goal is to circumvent the United States as route to connect with Europe, due to the power this man-in-the-middle position gives to spy Brazilian communications by intelligence agencies, such as the National Security Agency. In that regard, the then President of Brazil, Dilma Rousseff, said the EllaLink would be central to “ensure the neutrality” of the internet, showing her wish to block Brazilian internet traffic against US vigilance.

      article à ce jour uniquement sur WP en, de et pt

    • Alex Jones, fervent partisan de l’ex-président Donald Trump, suivait lui l’audience sur Infowars et la commentait en direct. Il a déclaré qu’il comptait faire appel et qu’il n’avait même pas « deux millions en cash », appelant ses partisans à l’appuyer en achetant des produits sur son site. « Ils veulent nous faire peur pour nous éloigner de la liberté et nous faire peur pour que nous ne remettions pas en cause Uvalde et ce qui s’est vraiment passé là-bas ou à Parkland », a-t-il lancé, en référence à d’autres tueries dans des établissements scolaires. « Devinez quoi : nous n’avons pas peur, nous n’allons aller nulle part et nous n’allons pas arrêter », a-t-il lancé.

      Quand ces délires vont arriver par ici, ça va être quelque chose…

  • Algues vertes : une lettre remise à Rémi Moulin pour dénoncer le refus du tournage à Kerval - Saint-Brieuc - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/saint-brieuc/algues-vertes-une-lettre-remise-a-remi-moulin-pour-denoncer-le-refus-du

    Une lettre a été déposée en mairie de Ploufragan, ce lundi 5 septembre, par le Comité de soutien à la famille Morfoisse et à toutes les victimes des marées vertes. Il y dénonce le blocage rencontré par l’équipe de tournage du film sur les algues vertes au centre de valorisation des déchets de Kerval, dont Rémy Moulin est président.

    #censure #algues_vertes

  • Si tu n’es pas au courant : à #Montpellier la presse locale est extatique. Mais la presse locale de Brest fait un tantinet la gueule…

    Stade Brestois. Brest - Montpellier : une rencontre qui relève, aussi, de l’irrationnel
    https://www.letelegramme.fr/football/stade-brestois-29/brest-montpellier-une-rencontre-qui-releve-aussi-de-l-irrationnel-29-08

    Il y a fort à parier qu’aucun des spectateurs présents à Le-Blé, dimanche - à commencer par les plus jeunes - n’oubliera de sitôt le spectacle proposé face à Montpellier. Si le football est un sport qui parfois ne répond à aucune logique, la rencontre de dimanche a littéralement relevé du scénario catastrophe pour les Brestois, basculant très tôt dans l’irrationnel. Un match où chaque erreur, petite ou grande, s’est instantanément traduite par un but adverse et qui, toutes proportions gardées, n’est pas sans rappeler la demi-finale totalement surréaliste entre le Brésil et l’Allemagne (7-1) à la Coupe du monde 2014. Quand les Auriverde s’étaient eux aussi retrouvés menés par cinq buts d’écart en moins d’une demi-heure : un « truc » de dingue, ni plus ni moins.

    Alors c’est pas que je m’intéresse : c’est que dimanche avec les enfants on était à notre première course camarguaise à Lattes, et au milieu du truc le monsieur au micro a tout interrompu pour annoncer le score du foutcheball, en précisant : « parce que c’est pas tous les jours ».

  • Cyclistes vulnérables et délinquance routière

    J’ai déjà perdu un pote il y a 2 ans, un militant, et son fils de 16 ans.
    Hier soir, un pote FB postait ça  :

    Krec’h Goulifern, sur les hauteurs de la gueule de l’enfer.
    Et en plein dedans. Marianne est allée au pain ce matin, probablement revenait elle avec des croissants et un pain au chocolat pour moi, parce que c’est dimanche.
    Elle n’est jamais revenue.
    Un chauffard l’a tuée.
    Comme le veut la formule, ni fleurs ni couronnes ni visites ni quoi que ce soit.

    Quelqu’un de proche   :

    Marianne et Erwan le Corre ont créé un lieu magique en Bretagne : le Manoir Krec’h Goulifern . Depuis des années nos vies étaient liées par nos projets fous, des utopies bien réelles sur lesquelles nos quotidiens sont souvent mis à rude épreuve. On a partagé joies, fiertés, questionnements, peines et déceptions et tant de beaux moments.
    Ce matin Marianne est allée chercher le pain à vélo et n’est jamais revenue. Un chauffard a pris sa vie.
    Je n’ai pas de mot pour dire la peine immense et la violence de la nouvelle. Marianne était une femme d’une incroyable rélisience, brillante, lucide, attentive, déterminée. Elle avait tant de fois fait face aux défis et épreuves que la vie avait mis sur son chemin, sans se laisser gagner par la haine ou la colère. Sans jamais se détourner de ses valeurs, de ce qu’elle avait tenté de bâtir par dessus tout.
    On avait prévu cette semaine un de ces goûters qu’on aimait tant, l’odeur des crêpes chaudes, les doigts pleins des confitures de leur jardin, à partager en douceur et sincérité les émerveillements, les doutes, les difficultés de l’année écoulée. Il n’y aura plus de goûter, de visite de chantier, de pressées de pommes ou d’atelier de savon. Plus de rire, de débats jusqu’au bout de la nuit sur ce monde qu’on essaie d’inventer face à celui qui part en vrille, plus de larmes et de réconfort mutuel.
    Enfin si, des larmes, des larmes infinies, impossibles à sécher.
    Marianne, Erwan, vous qui avez tant de fois eu les mots pour nous soutenir dans les moments durs, qui avez été notre refuge. Je me sens impuissante à trouver à mon tour les mots justes face à une telle ignominie.
    Il reste tout ce qu’on a partagé, tous ces moments resterons précieusement dans nos cœurs. Personne ne pourra nous l’enlever.
    Et promis, on respectera tes volontés : pas de gerbes de fleurs, de grande cérémonie, pas de chichi, ça ne te ressemblerait pas. Mais au pommé cette année, on chantera pour toi autour du feu et on ravivera dans nos cœurs chahutés la flamme des jours heureux. Pour ne pas oublier, pour ne pas laisser la tristesse gagner... Et bien sûr, tu veilleras sur nous de là haut.
    Ici où tout est triste, on prendra soin de ce que vous avez construit et de notre ami Erwan qui devra vivre avec l’absence infinie, la peine absolue et éternelle de cette journée sans retour en arrière possible. On lui tiendra la main sur le chemin vers l’appétit de la vie, que tu savais tant nous transmettre. Sur ce chemin, je te le promets, on ne le laissera pas seul.
    Repose en paix Marianne, avec tout notre amour

    Perso, j’ai ma voiture dans le garage depuis un an, mais je n’arrive pas à me résoudre à la vendre  : parce que pour l’instant, passer au vélo, même en ville, ça revient à se faire agresser en permanence, à risquer très concrètement sa peau, parce que je n’ai toujours pas trouvé de toubib traitant et que s’il faut, faudra faire 15 ou 20 km pour en trouver un, ce qui est totalement aberrant…

    J’en ai ras le cul de la civilisation de la bagnole…

  • Incendie dans les monts d’Arrée : la chapelle du Mont-Saint-Michel de Brasparts menacée par les flammes - Bretagne - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/bretagne/monts-d-arree-incendie-en-cours-a-brasparts-18-07-2022-13116227.php


    L’incendie se propage, non loin de la chapelle du Mont-Saint-Michel de Brasparts.
    Photo Lionel Le Saux

    L’incendie s’est déclaré en milieu d’après-midi avant de s’étendre à une prairie.
    Un incendie s’est déclaré ce lundi en milieu d’après-midi dans les monts d’Arrée, au niveau de Brasparts. Le feu a démarré à la maison des artisans et se serait propagé aux champs : il menace désormais la chapelle du Mont-Saint-Michel de Brasparts, et s’étend en direction de Commana à cause du vent.

    Une dizaine de camions de pompiers sont présents sur place, ainsi que Dragon 29 qui survole la zone. Ce feu « va durer », a affirmé un responsable de la Direction départementale de l’équipement (DDE), alors que le Sdis 29 a fait appel à tous les départements bretons.

    Des gendarmes sont également appelés en renforts, car plusieurs tronçons de routes ont été fermés à la circulation sur la D764, D42, D785 et la D30. Une déviation a été mise en place vers Saint-Rivoal.

    • Guipavas (Finistère), 18 juillet 2022.– Quinze départements de la façade atlantique ont été placés, le 18 juillet, en vigilance rouge pour canicule. Et dans l’ouest de la France, plus particulièrement en Bretagne administrative, de nombreux records absolus de chaleur sont tombés, selon Météo-France, dont certains dataient d’il y a plus de 70 ans.

      À Rennes, le thermomètre a atteint 40,5 °C (ancien record de 40,1 °C en juillet 2019) ; à Vannes, 40,2 °C (38,3 °C en août 2003) ; à Lannion, 40 °C (35,8 °C en juillet 2016) ; à Dinard, 40 °C (39,4 °C en août 2003) ; à Saint-Brieuc, 39,7 °C (38,1 °C en août 2003) ; à Brest, 39,3 °C (35,2 °C en juillet 1949) ; à Landivisiau, 39,1 °C (35,3 °C en août 2003) ; à Ploudalmézeau, 38,7 °C (33 °C en juillet 2022) ; à Groix, 37,9 °C (35,6 °C en juin 1976) ; à Ouessant, 31,5 °C (29,3 °C en août 2003). En tout, 35 stations météorologiques bretonnes, sur les 44 disposant d’un historique, ont battu leur record absolu de température.

      La commune de Bléruais (Ille-et-Vilaine), à proximité de la mythique forêt de Brocéliande, a quant à elle pulvérisé le record de température maximale enregistrée dans la péninsule, avec 41,6 °C.

      source : Mediapart

  • Des Bretons vent debout face à la crise du logement - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    http://cqfd-journal.org/Des-Bretons-vent-debout-face-a-la

    Confrontés à la flambée des prix de l’immobilier, aux résidences secondaires qui pullulent et à un parc locatif gangrené par Airbnb, de nombreux Bretons galèrent à se loger. Une tendance qui, à moins d’être enrayée par une politique volontariste, n’est pas près de s’inverser. Mais collectifs et organisations politiques préparent la riposte.

    Rassemblement - Action : Stop à la crise du logement en Bretagne !
    http://www.rennes-info.org/Rassemblement-Action-Stop-a-la

    La crise du #logement en Bretagne atteint des niveaux jamais égalés. Il est nécessaire de se mobiliser afin d’obtenir des avancées concrètes. Impossible de passer à côté des nombreux témoignages de désespoir qui remplissent quotidiennement les colonnes de la presse locale.

    #gentrification #dispac'h #cqfd

    • Revendications de la coordination Un ti da bep hini :

      1- Intégrer la Région Bretagne dans la zone dite tendue et permettre ainsi aux communes de la Région Bretagne qui sont exclues de ce dispositif d’avoir accès à toutes les dispositions permises par le classement en zone tendue : mesure de compensation, encadrement et plafonnement des loyers, majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, etc . Les élu.e.s locales doivent prendre position puis se mobiliser pour obtenir ces outils et les utiliser.

      2- Le prélèvement de la taxe d’habitation sur les logements vacants partout où ce n’est pas encore fait à l’échelle intercommunale comme la loi le permet déjà et l’affectation du produit à des services d’hygiène et de sécurité, dotés de moyens pour contrôler la salubrité des logements mis en location. La Région Bretagne doit accompagner les collectivités locales intercommunales sur ce chantier qui palliera les faiblesses de l’Agence Régionale de Santé incapable, faute de moyens de l’État, de remplir sa mission de service public pour faire constater l’insalubrité de nombreux biens mis à la location.

      3- Une régulation forte de la location touristique et en particulier du système des plates-formes de location pour particuliers, au-delà des possibilités déjà existantes, en réservant par exemple ce type de location à la seule résidence principale du loueur.

      4- Un statut de résident.e réservant l’achat de logements ou de terrains aux personnes habitant le territoire depuis un certain temps, à l’échelle des pays, là où les résidences secondaires en excès posent de graves problèmes. Ce statut, sans aucune discrimination d’origine et sur la seule base de la résidence, permettra de faire baisser les prix et de rendre progressivement des pans entiers du territoire à de véritables habitant.e.s.

      5- L’impossibilité du vote des résident.e.s secondaires, qui peuvent représenter un poids électoral disproportionné dans les communes littorales.

      6- Un observatoire public du logement en Bretagne capable de fournir et d’actualiser les données fondamentales sur le logement : prix à l’achat et en location, part des résidences secondaires et logements vacants dans l’année écoulée, part des locations touristiques, vérifications de la légalité des annonces…

      7- L’utilisation du droit de préemption et d’expropriation en urgence pour garantir le droit au logement, là où des personnes sans abri ou mal logées côtoient des logements vides et où aucune autre solution satisfaisante n’existe ; le renforcement des capacités d’action financière de l’Établissement Public Foncier Régional qui aide les communes à préempter et acheter les friches et bâtiments mis en vente. Ainsi que le recours à la réquisition de biens vides à des fins d’habitat.

      8- L’accueil digne et humain des personnes migrantes arrivant en Bretagne, d’où qu’elles viennent, avec l’obligation effective pour les préfectures de garantir leur droit au logement.

      9- Le calcul des minimas de logements sociaux sur l’ensemble des logements des communes, et non les seules résidences principales (à l’heure actuelle plus une commune compte de résidences secondaires, moins elle doit fournir de logements sociaux).

      10- La transparence sur l’impact écologique du tourisme sur la qualité l’eau et les capacités actuelles de traitement, notamment sur le littoral.

      11- La facilitation de l’habitat léger pour celles et ceux qui font ce choix, moins coûteux, écologique et plus facilement réversible que l’habitat en dur.

      12- L’application des droits des gens du voyage.

      13- L’inscription dans les documents d’urbanisme et de planification de la fin du bétonnage pour 2030 au plus tard, l’interdiction immédiate d’ouvrir de nouvelles zones à l’urbanisation dans les communes comptant plus de 10 % de logements vacants ou de résidences secondaires et dans les territoires les plus urbanisés.

    • À Quiberon, une opération « Plage Morte » contre la hausse de l’immobilier en Bretagne - Bretagne - Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/bretagne/a-quiberon-une-operation-plage-morte-contre-la-hausse-de-l-immobilier-e


      Des membres du collectif Dispach’, organisateur de la manifestation. Au centre, à gauche, Ewan Thébaud, le porte-parole du collectif.
      Le Télégramme/Emmanuel Aumonier

      Sur la grande plage de Quiberon (56), ce samedi, entre 12 h et 14 h, le collectif Dispac’h’a organisé une manifestation contre la hausse des prix du logement et l’érosion de la vie locale.

  • Covid-19 : la circulation de BA.5 en forte progression en France - Coronavirus - Le Télégramme

    Surprise ! … ou pas…

    https://www.letelegramme.fr/coronavirus/covid-19-les-dernieres-infos-en-bretagne-et-en-france-direct-14-09-2020

    Santé publique France ne communique pas le nombre de nouvelles contaminations enregistrées ce vendredi 10 juin, « suite à l’identification d’une anomalie dans le processus de transmission des données en amont ». Le taux d’incidence, lui, n’est pas impacté. Toujours en augmentation, il est ce vendredi 10 juin de 251,59 cas pour 100 000 habitants. 14 028 patients covid sont actuellement hospitalisés, dont 869 en réanimation (7 de moins qu’hier). 39 personnes sont mortes ces dernières 24h en France.

  • La crise du #logement en Bretagne à l’origine d’actions violentes ? - Bretagne - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/bretagne/la-crise-du-logement-en-bretagne-a-l-origine-d-actions-violentes-27-05-

    En Bretagne, la problématique a été relancée de façon spectaculaire en 2018 par un collectif (Dispac’h) de jeunes touchés par ce phénomène. La radicalisation observée à Caurel « n’étonnerait pas » son porte-parole, Ewan Thébaud. « Ce n’est évidemment pas notre mode d’action, insiste-t-il. Mais on sent bien que le stade de l’exaspération est franchi. De plus en plus de précaires et de jeunes ne parviennent plus à se loger, conséquence de la spéculation immobilière dans notre région. La colère monte face à l’inaction politique pour traiter ce problème. » Dispac’h revendique désormais une cinquantaine de militants actifs « pour une Bretagne libre, socialiste, féministe et écologiste ».

    • Au Pays-Basque, on songe à légiférer. C’est tout de même incroyable qu’on soit toujours obligé d’en appeler à l’arbitrage de l’état pour réglementer la #spéculation ... 🙃

      https://www.francetvinfo.fr/economie/pouvoir-achat/logement/reportage-au-pays-basque-la-crise-du-logement-electrise-la-campagne-des

      Depuis une trentaine d’années, la côte basque française connaît une pression foncière et immobilière phénoménale, liée à son attractivité touristique toujours plus forte. Ajoutez à cela la démocratisation du télétravail et le retour à la nature post-Covid de nombreux citadins et vous obtenez le cocktail qui a vu les prix de l’immobilier s’emballer, sans que plus personne ne semble en mesure d’enrayer le phénomène. A Biarritz par exemple, un studio de 25 m2 atteint facilement les 250 000 euros à la vente (soit 10 000 euros du mètre carré) ou les 600 euros mensuels en location. Des tarifs comparables à ceux de Paris.

      « Ici, le problème numéro un, ce n’est pas l’emploi, ce n’est pas la santé, c’est de se loger dignement », résume Benat Etchebest, fondateur de la coopérative de logements Etxalde. Et face à cette crise, les Basques sont bien décidés à mettre la pression sur les politiques, alors que les législatives approchent à grands pas (les 12 et 19 juin).

      #logement #loyer #pénurie

  • Né esclave et devenu député, Jean-Baptiste Belley meurt à Belle-Ile-en-Mer - Histoire - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/histoire/ne-esclave-et-devenu-depute-jean-baptiste-belley-meurt-a-belle-ile-en-m


    Sur ordre de Bonaparte, Belley, suspendu de ses fonctions, est transféré sans jugement à Belle-Ile-en-Mer en 1802 où il meurt trois ans plus tard.
    Photo François Destoc/Le Télégramme

    Peu connu de l’Histoire de France, Jean-Baptiste Belley, l’un des premiers députés noirs à la Convention (1793), est mort à Belle-Île-en-Mer, en 1805. Né esclave, il participera à la guerre d’indépendance des États-Unis, et à la Révolution française.

    Destin exceptionnel, et peu connu, que celui de Jean-Baptiste Belley. Député élu à la Convention en 1793, il est né esclave mais on ne sait pas exactement où, ni quand. À Gorée au Sénégal, ou à Saint-Domingue (actuel Haïti) ? En 1746, 1747 ou 1755 ? Les sources varient, et les témoignages du premier concerné également. Il n’en reste pas moins qu’il faisait partie des « nègres libérés » (devenus libres), qui ont connu une ascension sociale à cette époque à Saint-Domingue et qui revendiquaient l’égalité des droits, mais pas l’abolition de l’esclavage. Belley lui-même, une fois libre, a acheté au moins deux esclaves. Il s’est libéré « par son travail » : il est perruquier.

    Son courage salué par un surnom
    Autre fait certain : il participe à la guerre d’indépendance des États-Unis avec un contingent de volontaires noirs libres de Saint-Domingue, en 1777. Il rentre à Cap-Français, aujourd’hui Cap-Haïtien, avec un surnom, « Mars », en référence au dieu de la guerre et au courage dont il a fait preuve au combat. Il semble jouir d’une certaine réputation dans sa communauté. La Révolution française bouleverse la vie des colonies. Colons blancs d’un côté, soutenus par un fort lobby en métropole et qui refusent la diffusion de la Déclaration des droits de l’Homme sur l’île. Désormais libres, les noirs revendiquent l’égalité. Esclaves qui se révoltent massivement en 1791 pour exiger l’abolition. Et lorsque les colons tentent de prendre le pouvoir à Saint-Domingue, avec l’appui des Anglais, le capitaine Belley prend les armes pour aider les commissaires de la République à faire face, victorieusement. Il reçoit six blessures dans ces combats.

    Arrivée triomphale à Paris
    Saint-Domingue élit six députés à la Convention, en septembre 1793. Trois rallient Paris, via les États-Unis, dans des conditions rocambolesques. À Philadelphie, Belley est pris à partie par des colons qui refusent de voir un noir occuper un poste de pouvoir : « Quand on sait sauver les Blancs et les défendre, on peut bien les commander », répond-il.

    L’arrivée des trois députés, un blanc, un métis et un noir, est triomphale à Paris et l’abolition de l’esclavage est votée dès le lendemain. Jean-Baptiste Belley en est devenu un défenseur. Il libère les esclaves qu’il possède alors. Les sources manquent pour connaître l’évolution de ses idées mais la mesure permet aussi d’assurer le ralliement des esclaves à la République, et la défense de l’île de Saint-Domingue face aux puissances étrangères.

    Écarté par Bonaparte
    Jean-Baptiste Belley ne semble pas avoir eu une activité parlementaire foisonnante, mais il a fait face au lobby des colonies à Paris. Il rallie les Jacobins et survit à la mort de Robespierre dont il défend, cependant, la mémoire. En juin 1797, il retourne à Saint-Domingue où il met ses talents de militaire au service de la République puis du Consulat (1799). Mais Bonaparte, sensible à la pression des colons représentés à Paris par son épouse Joséphine de Beauharnais, annule l’abolition de l’esclavage en 1802. Il écarte les officiers noirs : « Ne pas souffrir qu’aucun Noir ayant eu le grade au-dessus de capitaine reste dans l’île », ordonne-t-il en octobre 1801. Belley est suspendu de ses fonctions, mis à la retraite et transféré, sans jugement, en résidence surveillée à Belle-Île-en-Mer jusqu’au 6 août 1805, date de sa mort. S’il semble avoir bénéficié d’une semi-liberté, il ne pouvait quitter l’île.

    Un portrait de Girodet
    Son portrait de pied, dans son costume de député, peint par Girodet en 1797, reste une référence dans l’Histoire de la peinture, car c’est une des premières représentations d’une personne noire en tant que sujet principal d’une œuvre.

    Jean-Baptiste Belley faisait partie des premiers députés français noirs ou métis.

    Arrivé en France avec un autre député de Saint-Domingue, Jean-Baptiste Mills, un métis, il reste un symbole de l’abolition de l’esclavage. et de fidélité à la République dont il n’a été récompensé ni par Bonaparte, ni par la postérité.

    • Jean-Baptiste Belley, député de Saint-Domingue à la Convention (1747-1805), par Anne-Louis Girodet de Roussy Trioson (1767-1824).

      Jean-Baptiste Belley, député de Saint-Domingue à la Convention | Histoire et analyse d’images et oeuvres
      https://histoire-image.org/fr/etudes/jean-baptiste-belley-depute-saint-domingue-convention

      L’étrangeté du Noir
      Le portrait de Jean-Baptiste Belley, en pied, sur fond de ciel bleu nuageux, devant le paysage de sa circonscription de Saint-Domingue, n’innove pas seulement par son esthétique somptueuse. Anne-Louis Girodet peint, en représentant officiel de la République, ce Noir en costume d’apparat dont le mandat vient de s’achever, alors même que les colons profitent de la réaction royaliste pour évincer tous les députés de couleur des assemblées du Directoire. A 50 ans, le visage sérieux, Belley est accoudé avec aisance au socle du buste de l’abbé Guillaume Raynal, sculpté par Espercieux. L’artiste fait de lui le vivant symbole de l’émancipation des Noirs annoncée par le philosophe.

      La figure de ce Noir, exposée à Paris, en 1797 et en 1798, suscite une véritable fascination dans le public. L’artiste a placé de trois-quarts la tête, objet de la curiosité générale, à cette époque où l’on compare les caractéristiques morphologiques des blancs, des noirs et des singes. Rejetant en arrière des cheveux crépus déjà grisonnants, le visage osseux, au nez aplati, est éclairé par des yeux très vifs ; la mâchoire puissante ne présente aucun prognathisme.

      Le contraste entre le costume, si extraordinairement raffiné qu’il évoque à lui seul la culture européenne, et le faciès sombre du modèle fait ressortir l’étrange différence de cet homme noir. Ce costume de député à la Convention, rappelle aussi que Belley a connu son heure de gloire lors de la première abolition de l’esclavage, en 1794. Les trois couleurs républicaines, qui ceignent la taille et le chapeau sont fondues dans des dégradés pastel et laissent tout le contraste chromatique au rapport entre le noir et le blanc. Les tonalités subtilement dégradées du visage noir de Belley ressortent contre le marbre blanc de la sculpture, comme sa longue main brune sur la culotte claire.

    • Le tableau d’Anne-Louis Girodet : Guillaume-Thomas Raynal et Jean-Baptiste Belley. La réhabilitation du philosophe ? | Cairn.info
      https://www.cairn.info/revue-outre-mers-2015-1-page-103.htm

      […]
      Des trois députés élus dans ce contexte radicalement nouveau, il était le seul Noir, Mills étant mulâtre et Dufaÿ blanc. La présence d’un homme noir parmi les députés siégeant à la Convention nationale à Paris fit grand effet, c’était en quelque sorte la réalisation de la « prophétie » de Sonthonax que personne n’avait prise au sérieux au moment de sa publication dans le Journal de Paris du 25 septembre 1790, où l’on pouvait lire ce passage : « Oui, nous osons prédire avec confiance, un temps viendra, et le jour n’est pas loin où l’on verra un Africain à tête crépue, sans autre recommandation que son bon sens et sa vertu, venir participer à la législation dans le sein de nos Assemblées nationales ».
      […]
      Ainsi, la Révolution des Noirs siégeait désormais au sein de l’Assemblée nationale, elle-même issue de la Révolution des Droits de l’homme commencée en 1789 à Paris. Belley, représenté par Girodet, rompait de façon spectaculaire avec l’image jusqu’alors dominante du Noir esclave, suppliant à genoux les « °Amis des Noirs° » de le reconnaître comme un frère, ou du domestique en livrée tel que présenté sur de nombreux tableaux de la fin de l’Ancien Régime, ou encore à demi-nu dans la nature africaine sauvage. Ici, à l’opposé, il portait les attributs de la souveraineté nationale, ceux du Législateur, incarnation même de la Révolution française, la loi étant désormais « l’expression de la volonté générale ». Assurément, c’était une mutation majeure dans la représentation du « non blanc » .
      […]
      De retour à Saint-Domingue fin 1801 avec l’expédition Leclerc, promu au grade de chef de brigade de la gendarmerie, Belley fut destitué de son commandement dès le 12 avril 1802 en application des instructions secrètes de Bonaparte selon lesquelles on réorganiserait la gendarmerie en appliquant cette consigne : « Ne pas souffrir qu’aucun Noir ayant eu le grade au-dessus de capitaine reste dans l’île ». Arrivé à Brest le 16 juillet suivant, il est incarcéré au fort de Belle-Île le 20 juillet, où il meurt le 6 août 1805. Entre-temps, les armées « indigènes » de Saint-Domingue avaient vaincu les troupes de Bonaparte àVertières, le 18 novembre 1803, et la colonie française avait fait place à la République indépendante d’Haïti, proclamée le 1er janvier 1804.

    • Il y a aussi le père d’Alexandre Dumas, le général Thomas Alexandre Dumas (1762-1806) :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Alexandre_Dumas

      L’actuelle exposition du musée Fabre (#Montpellier) consacrée à Louis Gauffier présente son portrait en chausseur avec ses chiens, réalisé en 1801 :

      L’expo ici :
      https://musee.info/Le-Voyage-en-Italie-de-Louis-Gauffier

      et l’audioguide du tableau qui résume sa vie :
      https://musee.info/IMG/mp3/38_gauffier_dumas.wav.mp3

    • Voir aussi le très intéressant Portrait d’une femme noire, par une femme artiste, Marie-Guillemine Benoist, présenté au salon de 1800 :

      Le portrait du député Belley, présenté en 1797 et 1798, a fasciné le public. Pourtant, représenter un Noir n’est pas alors un sujet noble, et semble plus incongru encore de la part d’une femme dont on attend des sujets charmants, familiaux ou intimistes. En présentant ce portrait de femme noire qui renoue avec le style néoclassique, au Salon de 1800, Madame Benoist démontre ses capacités et triomphe du même coup des conventions sur le rôle dévolu aux femmes artistes.

  • Ça se passe en 2022….

    https://video.twimg.com/amplify_video/1522608379633537025/vid/1280x720/BlgkNDlJi2Cbx_WA.mp4?tag=14

    Quand j’étais toute petite je croyais que tout ça était derrière moi, derrière nous … puis j’ai eu 25 ans, puis 40….
    #TristesseProfonde
    Merci du sang-froid #SandrineRousseau : « On ne peut pas imaginer atteindre l’égalité femme-homme si on n’interroge pas les hommes sur leur comportement, individuel et collectif, estime Sandrine Rousseau. L’inégalité est une question systémique, c’est un rapport social ! »

    https://twitter.com/VirginieMartin_/status/1522839515785838592?cxt=HHwWgIC-xZSem6IqAAAA

  • Le parlement du PS adopte l’accord historique avec LFI - Elections Législatives - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/elections/legislatives/le-parlement-du-ps-adopte-l-accord-historique-avec-lfi-06-05-2022-13014


    Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste.
    Stéphane de Sakutin/AFP

    167 voix pour, 101 contre, 24 abstentions : l’accord historique à gauche pour les législatives a été adopté par le Conseil national du PS, jeudi soir.

    Le Conseil national du PS a adopté à 62 % jeudi soir l’accord avec LFI pour les élections législatives de juin, un changement d’orientation historique, au terme de débats parfois tendus qui ont en partie prolongé la fronde déjà engagée de figures du parti. L’accord a été adopté par 167 voix pour, 101 contre, et 24 absentions. Les débats ont duré quatre heures et ont fait alterner partisans et opposants de l’alliance LFI, EELV et PCF pour les législatives des 12 et 19 juin.

    « C’est un moment de clarification, ce vote dit à quel espace politique nous appartenons », « à gauche » et pas avec Emmanuel Macron, a conclu le premier secrétaire Olivier Faure depuis le siège d’Ivry-sur-Seine. Plusieurs dizaines des 303 membres du Conseil national étaient présents - les autres ont participé en visioconférence. « Mitterrand, c’était ça la radicalité, et pourtant nous l’avons fait », s’est exclamé Olivier Faure. « À force de dire que nous sommes un parti de gouvernement, nous pouvons oublier nos propres racines, qui sont en partie dans la radicalité ».

    Le porte-parole Pierre Jouvet a rapporté la façon dont se sont déroulées les tractations qu’il a menées avec LFI, et a justifié les compromis passés : « Il n’est pas forcément évident pour les derniers rentrants (le PS) de ne pas accepter le cadre proposé » sur les circonscriptions, le programme et la stratégie.

    Cet accord « nous remet dans la gauche »
    La maire de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy, cheffe du courant minoritaire, s’est insurgée : « L’accord que vous avez négocié demande de nous excuser, de faire repentance, de nier une partie de notre histoire ». Le sénateur du Val-d’Oise Rachid Temal, aussi opposé à l’accord, a tonné à propos de certains candidats dissidents qui ne manqueront pas de se déclarer après le vote : « Il va falloir que Jean-Luc Mélenchon accepte l’insoumission. Soyez candidats si vous le souhaitez, c’est ça l’insoumission ».

    Une autre sénatrice, Laurence Rossignol, a soutenu l’accord, arguant : « Il nous remet dans la gauche, nous en étions sortis. Nous n’étions plus fréquentables ». Avant de tenter de rassurer : « LFI n’est pas la force centrale de la gauche, elle est temporairement dominante, c’est un moment à passer ». La députée Christine Pirès-Beaune a confié être « triste ce soir. On n’a pas pu imposer un accord meilleur que celui-là mais elle est où l’alternative ? C’est le cœur serré que je vous dis que je voterai cet accord. »

    Soutien de maires PS de grandes villes
    Selon la liste consultée par l’AFP, sur les 70 circonscriptions obtenues, une bonne vingtaine sont gagnables. Mais les circonscriptions de trois sortants ont été sacrifiées : David Habib dans les Pyrénées-Atlantiques, Christian Hutin dans le Nord (qui ne souhaitait pas se représenter) et Michèle Victory dans l’Ardèche. Auxquelles s’ajoute la 1ère circonscription dans la Loire de Régis Juanico (Générations), que le PS pensait récupérer. Lamia El Araaje, dont l’élection en 2021 a été invalidée en 2022, s’estime elle aussi flouée, l’accord investissant Danielle Simonnet. Une motion a été votée au Conseil pour donner mandat de renégocier en faveur de la socialiste. L’Assemblée sortante compte vingt-six députés PS, plus trois apparentés.

    Malgré des « réserves concernant l’Europe », la maire de Lille Martine Aubry, figure historique du PS, a soutenu l’accord, estimant que « les électeurs de gauche ont exprimé lors du premier tour des élections présidentielles une forte aspiration au rassemblement et à l’unité ». Plusieurs maires de grandes villes ont également appelé à le soutenir. Parmi eux Johanna Rolland (Nantes) qui a dirigé la campagne d’Anne Hidalgo à l’Élysée, Benoît Payan (Marseille) ou encore Mathieu Klein (Nancy).

    Une « forme de démission »
    La direction socialiste fait toutefois face à la fronde de personnalités du parti.

    L’ancien président François Hollande a « récusé l’accord sur le fond et les circonscriptions », tandis que son ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve a mis sa menace à exécution en quittant le parti. Un autre ex-chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, a déploré auprès de l’AFP un « rafistolage » et une « forme de démission » qui risque de fracturer le PS. Ils s’offusquent tous d’une alliance avec un Jean-Luc Mélenchon antagoniste historique du PS. Mais aussi de l’inclusion dans l’accord de la « désobéissance » aux traités européens en cas de blocage pour appliquer le programme, ou encore de nombreuses mesures sociales qu’ils estiment impossibles à financer.

    Anne Hidalgo a pour sa part indiqué à l’AFP « ne pas souhaiter empêcher un accord électoral qui vise à combattre la régression écologique et sociale ». Tout en critiquant un texte qui « ne respecte pas les personnes » et qui « ne porte pas les garanties nécessaires sur l’Otan, l’Europe de la défense ou la laïcité ». La présidente de la région Occitanie Carole Delga a d’ores et déjà présenté des candidats hors accord. Et la présidente du groupe socialiste à l’Assemblée Valérie Rabault a fait savoir en interne qu’elle ne soutiendrait pas l’accord, selon un message consulté par l’AFP.

  • Nupes : le NPA ne rejoint pas l’accord à gauche pour les législatives - Elections Législatives - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/elections/legislatives/nupes-le-npa-ne-rejoint-pas-l-accord-a-gauche-pour-les-legislatives-06-


    Philippe Poutou, candidat du NPA à la présidentielle.
    Archives Le Télégramme

    Le NPA a annoncé qu’il ne participera pas à la Nupes, union de la gauche pour les législatives, en raison de la présence du PS.

    Dans un communiqué diffusé tard jeudi soir sur son site internet, le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) annoncé qu’il ne « signera pas l’accord de la Nupes (Nouvelle union populaire écologique et solidaire, NDLR) » porté par LFI pour rassembler la gauche aux législatives. La cause principale ? L’intégration du Parti socialiste dans l’accord.

    « Nous aurions pu nous mettre d’accord avec l’Union populaire, le PCF, et même EÉLV, mais nous ne pouvons pas valider un tel accord incluant le Parti socialiste et sur la base des propositions qui nous ont été faites », indique le NPA, qui estime par ailleurs que sa participation a été sollicitée par l’Union populaire « sans possibilité d’existence politique réelle en son sein ».

    Pas de proposition pour permettre à Poutou de gagner
    Autre point de blocage : les circonscriptions. « Seulement cinq » auraient été proposées au NPA et aucune d’entre elles n’était, selon le parti anticapitaliste, « éligible ». Par ailleurs, « à aucun moment une circonscription n’a été proposée par l’Union populaire permettant l’élection [de Philippe Poutou, candidat du parti à la présidentielle], ni même sa candidature en Gironde », alors que « de nombreuses et nombreux militantEs de gauche espéraient [le voir] à l’assemblée ».

    Par conséquent, le NPA annonce qu’il présentera ses propres candidats, « là où les conditions sont réunies », sauf dans les circonscriptions où seront présents des « candidatEs de gauche de rupture de la Nupes », que le parti anticapitaliste s’engage à « soutenir ».

  • Un loup identifié dans les monts d’Arrée, une première depuis plus d’un siècle - Bretagne - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/bretagne/un-loup-identifi-e-dans-les-monts-d-arree-une-premiere-depuis-plus-d-un


    L’animal a été filmé par un appareil automatique dans les monts d’Arrée.
    (Emmanuel Holder/Bretagne Vivante)

    Un loup a été filmé mercredi à Berrien, dans les monts d’Arrée. L’animal n’avait plus été repéré dans le Finistère depuis plus d’un siècle.

    « Dans la journée du mercredi 4 mai, un grand canidé a été filmé, par un appareil automatique, sur la commune de Berrien, dans les monts d’Arrée, dans le département du Finistèr », expliquent les services de la préfecture dans un communiqué.

    Si la présence du loup dans le Finistère est une première depuis plus d’un siècle, l’espèce est connue pour sa grande capacité de dispersion. Ainsi, depuis le retour du loup en France dans les Alpes du Sud en 1992, l’espèce s’est installée sur les principaux massifs montagneux français. Elle est ponctuellement mais régulièrement aperçue sur des territoires éloignés du cœur de population alpin, comme ça a été le cas dans les départements de la Vendée, la Charente-Maritime, la Loire-Atlantique ou le Calvados.

    Ce type d’observation d’un animal seul et éloigné des zones où l’espèce est installée est caractéristique des individus en phase de dispersion, phénomène qui intervient deux fois dans l’année, au printemps et à l’automne. À l’automne, les jeunes nés au printemps prennent pleinement leur place au sein du groupe, contraignant d’autres individus à quitter la meute pour chercher un nouveau territoire où s’établir. Au printemps, les subadultes qui ne peuvent se reproduire au sein des meutes quittent leur territoire de naissance en quête d’un partenaire sexuel. Ces individus en phase de colonisation peuvent parcourir plusieurs centaines de kilomètres avant de se fixer, et ceci en quelques mois… Avec une distance de dispersion record pouvant dépasser les 1 500 km depuis le lieu de naissance.

    Rapide et discret
    Le système de colonisation par « bonds » est caractéristique du loup. Le nouveau territoire d’installation peut être séparé de la meute d’origine de plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres, laissant des espaces vides qui peuvent être colonisés par la suite. Ceci explique notamment certaines observations isolées, loin des zones de présence permanente connues. Ces individus en phase de dispersion peuvent séjourner plusieurs mois dans un secteur avant de le quitter. La rapidité de déplacement et la discrétion de cette espèce d’un point à un autre fait que l’espèce peut facilement passer inaperçue le long de son trajet de dispersion.

    À ce stade, cette observation dans le Finistère ne permet pas d’affirmer que le loup s’installe dans le département. La capitalisation des informations dans le temps est nécessaire pour évaluer l’évolution de la situation.

    L’Office français de la biodiversité dispose d’un maillage territorial d’agents spécialement formés à la reconnaissance des indices de présence du loup et aux expertises de constats d’attaques, y compris dans les départements bretons où la présence de loup n’avait jamais été avérée jusqu’à présent.

    Toute observation suspecte de grand canidé doit être rapidement signalée au service départemental compétent de l’OFB 29 au 02 98 82 69 24 ou par mail à sd29@ofb.gouv.fr

  • Covid-19 : 3,6 millions en France, 1,1 million au Danemark... Pourquoi tant de doses doivent être jetées - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/societe/vaccins-contre-le-covid-19-pourquoi-des-millions-de-doses-doivent-etre-je

    D’après nos informations, 3,6 millions de doses AstraZeneca reçues par la France périment au mois de mai et vont être jetées, faute d’avoir pu être livrées à des pays pauvres. Rançon du succès des campagnes de vaccination ou gaspillage qui aurait pu être évité ?

    Un problème de riches. Bon nombre de pays occidentaux se retrouvent avec des stocks de vaccins contre le Covid-19 inutilisés, et qui finissent par être jetés. Le Danemark a annoncé ce lundi qu’il allait mettre à la poubelle « dans les prochaines semaines » 1,1 million de doses de Moderna, dont la date de péremption a expiré et qu’il n’a pas été possible de donner à des pays pauvres. « Le Danemark a suivi une stratégie consistant à acheter tous les vaccins possibles pour garantir que la population danoise puisse être vaccinée », explique le Statens Serum Institut (SSI) dans son communiqué. Environ 90 % des habitants éligibles y sont immunisés, comme dans la plupart des États d’Europe de l’Ouest.

    #paywall

    • info reprise sous forme de brève dans le fil Direct du Télégramme :

      DIRECT - Covid-19 : 3,6 millions de doses du vaccin d’AstraZeneca jetées par la France - Coronavirus - Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/coronavirus/covid-19-les-dernieres-infos-en-bretagne-et-en-france-direct-14-09-2020

      3,6 millions de doses du vaccin d’AstraZeneca jetées par la France
      D’après « Le Parisien », 3,6 millions de doses du vaccin d’AstraZeneca reçues par la France, qui seront périmées au mois de mai, vont être jetées, faute d’avoir pu être livrées à des pays pauvres. Ainsi, un lot de 2,3 millions de doses destinées à Covax, qui a pour objectif de distribuer des millions de doses de vaccin dans les pays en difficulté, n’a pas été livré, « faute de pays récipiendaires », et un autre de 1,3 million de doses « était alloué à un don bilatéral qui a été annulé à cause du désistement du pays récipiendaire », a indiqué la Direction générale de la santé.

  • Une femme se noie sur le chantier éolien, à Erquy, une enquête ouverte - Bretagne - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/bretagne/une-femme-se-noie-sur-le-chantier-eolien-a-erquy-une-enquete-ouverte-03


    Toute la journée de ce mardi, les enquêteurs de la gendarmerie ont effectué des constatations sur place et auditionné des témoins, afin de déterminer les circonstances exactes du décès.
    (Photo DR)

    Une femme de 70 ans est morte par noyade, lundi, après être tombée dans un trou d’eau sur la plage de Caroual, à Erquy (22), sur le chantier de raccordement électrique du parc éolien offshore. Une enquête pour homicide involontaire est ouverte.

    Une femme âgée d’environ 70 ans est décédée, lundi 2 mai, en milieu d’après-midi, sur la plage de Caroual, à Erquy, après avoir chuté dans un canal rempli d’eau d’une profondeur comprise entre 4 et 6 mètres. Dans un communiqué de presse transmis ce mardi soir, le procureur de la République de Saint-Brieuc, Nicolas Heitz, indique que la septuagénaire « se promenait en bord de mer, à marée basse, de l’eau à mi-mollets. Elle marchait seule, son mari et sa fille qui l’accompagnaient, n’étant pas à proximité immédiate ».

    Secourue par un témoin qui l’a sortie de l’eau, la victime n’a pu être sauvée, malgré les manœuvres de réanimation opérées par les secours. L’autopsie réalisée à l’institut médico-légal de Rennes a permis de « conclure à une mort très probablement par asphyxie, qui devra être confirmée par les examens médico légaux complémentaires », énonce le procureur briochin.

    « La défunte a chuté dans le canal non comblé et rempli d’eau »
    Ce décès intervient alors que des travaux - menés par RTE (†), gestionnaire du réseau de transport d’électricité, - sont en cours sur la plage de Caroual, dans le cadre du projet de raccordement du futur parc éolien de la baie de Saint-Brieuc. « Deux canaux contigus ont été creusés sur une largeur de 60 mètres et une longueur de 250 mètres. Un des canaux a été partiellement comblé quand le second devait l’être après l’intervention des plongeurs pour ancrer les câbles en les lestant », détaille Nicolas Heitz dans son communiqué, avant de préciser : « La défunte a chuté dans le canal non comblé et rempli d’eau ».

    Les mesures de sécurité du chantier bientôt passées au crible
    Toute la journée de ce mardi, les enquêteurs de la gendarmerie ont effectué des constatations sur place et auditionné des témoins, afin de déterminer les circonstances exactes du décès. Des opérations « toujours en cours » d’après le procureur de la République de Saint-Brieuc qui ajoute qu’un « état des lieux des mesures de signalisation et de sécurité mises en place sur le chantier sera également réalisé ».

    À Erquy, le chantier de raccordement du futur parc éolien de la baie de Saint-Brieuc a été au cœur des polémiques depuis de nombreux mois. (RTE)
    Une enquête, en flagrance, pour homicide involontaire a été ouverte par le parquet de Saint-Brieuc. La brigade de recherches et la brigade territoriale autonome de Pléneuf-Val-André, de la compagnie de gendarmerie de Saint-Brieuc, ainsi que la section de recherches de la gendarmerie maritime sont saisies de l’enquête.

    (†) Sollicitée ce mardi, l’entreprise RTE n’a pu être jointe.

    • À Erquy, la signalisation du chantier éolien fait l’objet d’une plainte après la mort d’une femme - Erquy - Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/erquy/a-erquy-la-signalisation-du-chantier-eolien-fait-l-objet-d-une-plainte-


      Avant l’accident, le lieu où le canal a été creusé était matérialisé par des bouées jaunes. Depuis, des vigiles sont sur le site 24 h/24
      (Le Télégramme/Sylvie Vennegues)

      À Erquy, 48 heures après la mort par noyade d’une femme de 70 ans dans un canal rempli d’eau, plage de Caroual, sur le chantier du parc éolien de la baie de Saint-Brieuc, une plainte a été déposée pour mise en danger d’autrui par négligence. Le chantier a été arrêté.

      Mercredi après-midi, la plage de Caroual, à Erquy (22), avait retrouvé son habituelle quiétude printanière, 48 heures après la mort par noyade d’une Rennaise de 70 ans tombée dans une tranchée sur le chantier de raccordement du parc éolien en mer de la baie de Saint-Brieuc.

      Agents de sécurité sur place
      Depuis l’accident, seuls l’arrêt du chantier « pour les besoins de l’enquête » comme a confirmé par téléphone l’entreprise RTE et la présence de trois agents de sécurité, vêtus de gilets orange fluo, sur place, laissent à penser qu’un événement est survenu. « Dorénavant en effet, sept jours sur sept, 24 h sur 24 h, RTE va employer trois vigiles pour éviter au public de venir sur cette zone où sont creusés les canaux de passage des câbles » a indiqué, ce mercredi 4 mai, le maire d’Erquy, Henri Labbé, « ravagé » par le drame. « Depuis le début des travaux du parc éolien sur la plage, je dis qu’un jour ou l’autre, au vu de la fréquentation du site, il y aura un accident ! Quiconque peut avoir l’impression que les travaux sont terminés eh bien non, la preuve. La victime a chuté dans l’une des deux tranchées qui n’avait pas encore été comblée. Elle était au mauvais endroit au mauvais moment », déplore l’élu.


      L’association Gardez les Caps a déposé plainte pour mise en danger de la vie d’autrui par négligence (absence d’une signalisation visible et compréhensible, absence de surveillance sur une plage très fréquentée).
      (Le Télégramme/Sylvie Vennegues)

      « Les vigiles, c’est avant qu’il aurait fallu les mettre », fait remarquer cette riveraine. « Six bouées jaunes et cinq petits panneaux d’interdiction pour signaler la zone de travaux, c’est insuffisant pour alerter les gens, surtout ceux qui ne sont pas du coin ! »

      L’association Gardez Les Caps dépose plainte
      « Avec une bonne signalisation, c’était anticipable. Ce qui vient de se passer à Caroual, c’est atroce », lâche Katherine Pujol, la présidente de l’association Gardez les Caps !


      En haut de plage, cinq petits panneaux d’interdiction matérialise la zone de travaux large et longue de plusieurs centaines de mètres. (Le Télégramme/Sylvie Vennegues)

      « Quand vous ne connaissez pas les lieux, ce n’est pas la présence de quelques bouées jaunes à proximité des tranchées qui va vous interpeller sur la dangerosité du site. Aussi, l’association va-t-elle déposer plainte pour mise en danger de la vie d’autrui par négligence, absence d’une signalisation visible et compréhensible, absence de surveillance sur une plage très fréquentée. »

      Avec une bonne signalisation, c’était anticipable. Katherine Pujol, présidente de l’association Gardez les Caps.
      « La preuve qu’on ne peut pas mettre de l’éolien partout et n’importe comment, et, ce n’est pas juste une question de biodiversité mais aussi une question de sécurité. Depuis le début du projet, nous avons alerté sur le fait que l’éolien n’avait pas sa place dans la baie de Saint-Brieuc, à cause de sa roche, trop dure, de ses forts courants et de l’amplitude de ses marnages (). Lundi, jour de l’accident, il y avait près de 11 mètres de découvert sur la plage avec un coefficient de marée de 84. Depuis les travaux, se promener à marée basse le long de l’estran, c’est risqué. La preuve ! » déplore Katherine Pujol, très inquiète pour l’avenir, au point de s’interroger sur la réouverture complète de la plage de Caroual au public après les travaux. « En effet, la stabilité de la plage est sérieusement mise à mal ces temps derniers entre les marnages, les courants de fond et les travaux qui ont remanié le sable maintes et maintes fois. »

      Écart en mètres entre le point le plus haut et le point le plus bas de la mer lors d’une marée.

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  • Supreme Court has voted to overturn abortion rights, draft opinion shows

    https://www.politico.com/news/2022/05/02/supreme-court-abortion-draft-opinion-00029473

    The Supreme Court has voted to strike down the landmark Roe v. Wade decision, according to an initial draft majority opinion written by Justice Samuel Alito circulated inside the court and obtained by POLITICO.

    The draft opinion is a full-throated, unflinching repudiation of the 1973 decision which guaranteed federal constitutional protections of abortion rights and a subsequent 1992 decision – Planned Parenthood v. Casey – that largely maintained the right. “Roe was egregiously wrong from the start,” Alito writes.

    • La Cour suprême des États-Unis s’apprêterait à annuler le droit à l’avortement - Monde - Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/monde/la-cour-supreme-des-etats-unis-prete-a-annuler-le-droit-a-l-avortement-

      La Cour suprême des États-Unis s’apprête à annuler l’arrêt historique de 1973 dans lequel elle a reconnu le droit à l’avortement, a assuré lundi soir le journal Politico. Il s’appuie sur une fuite inédite de document.

      Dans un article qui a fait l’effet d’une bombe à Washington, Politico dit s’être procuré l’avant-projet d’une décision majoritaire rédigé par le juge conservateur Samuel Alito et daté du 10 février.

      L’arrêt Roe v. Wade qui, il y a près d’un demi-siècle, a estimé que la Constitution américaine protégeait le droit des femmes à avorter, était « totalement infondé dès le début », selon ce texte de 98 pages qui peut faire l’objet de négociations jusqu’au 30 juin.

      « Nous estimons que Roe v. Wade doit être annulé », écrit Samuel Alito dans ce document, appelé « Avis de la Cour » et publié sur le site internet de Politico.

      « L’avortement constitue une question morale profonde », estime Samuel Alito. « La Constitution n’interdit pas aux citoyens de chaque État de réglementer ou d’interdire l’avortement », selon lui.

      « La conclusion inéluctable est que le droit à l’avortement n’est pas profondément enraciné dans l’histoire et les traditions de la Nation », a-t-il ajouté. Selon lui, il « n’est protégé par aucune disposition de la Constitution ».

      Si cette conclusion est bien retenue par la Haute cour, les États-Unis reviendront à la situation en vigueur avant 1973 quand chaque État était libre d’interdire ou d’autoriser les avortements.

      Compte tenu des importantes fractures géographiques et politiques sur le sujet, une moitié des États, surtout dans le sud et le centre conservateurs et religieux, devraient rapidement bannir la procédure sur leur sol.

      « Soyons clairs : c’est un avant-projet. Il est scandaleux, sans précédent, mais pas final : l’avortement reste votre droit et est encore légal », a tweeté l’organisation Planned Parenthood, qui gère de nombreuses cliniques pratiquant des avortements.

      Du jamais vu
      La Cour suprême a été profondément remaniée par l’ancien président républicain Donald Trump qui, en cinq ans, y a fait entrer trois magistrats, solidifiant sa majorité conservatrice (six juges sur neuf).

      Depuis septembre, cette nouvelle Cour a envoyé plusieurs signaux favorables aux opposants à l’avortement. Elle a d’abord refusé d’empêcher l’entrée en vigueur d’une loi du Texas qui limite le droit à avorter aux six premières semaines de grossesse contre deux trimestres dans le cadre légal actuel.

      Lors de l’examen en décembre d’une loi du Mississippi, qui questionnait aussi le délai légal pour avorter, une majorité de ses magistrats ont clairement laissé entendre qu’ils étaient prêts à grignoter, voire à tout bonnement annuler Roe v. Wade.

      Le document présenté par Politico porte sur ce dossier. Sa publication constitue une fuite rarissime pour la Cour suprême, où le secret des délibérations n’a quasiment jamais été violé.

      « Je suis presque sûr qu’il n’y a jamais eu une telle fuite » à la Cour suprême, a commenté sur Twitter le juriste Neal Katyal qui a plaidé à plusieurs reprises pour le gouvernement de Barack Obama devant la haute juridiction. Pour lui, « plusieurs signes » laissent entendre que le document est un vrai.

      Interrogée par l’AFP, la Cour suprême a refusé de commenter.