• Le Covid-19 en Algérie | Confins du monde
    http://www.zinzine.domainepublic.net/?ref=4972

    Entretien avec Akram Belkaïd, journaliste algérien né en 1964 à Alger qui écrit pour le Monde Diplomatique, Orient XXI et de nombreuses autres publications. Il rédige deux chroniques par semaine pour le Quotidien d’Oran et tient un blog, Lignes Quotidiennes : http://akram-belkaid.blogspot.com Il est également auteur de L’Algérie en 100 questions, un pays empêché (Tallandier, 2019). Durée : 57 min. Source : Radio Zinzine

    https://radiozinzine.org/emissions/SPA/2020/SPA20200516-19ConfinsAlgerie.mp3

  • Lignes quotidiennes, par Akram Belkaïd : La chronique du blédard : Inscris, note, écris ou enregistre (hommage à #Mahmoud_Darwich)
    http://akram-belkaid.blogspot.com/2018/08/la-chronique-du-bledard-inscris-note.html

    La chronique du blédard : Inscris, note, écris ou enregistre (hommage à Mahmoud Darwich)
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    Le Quotidien d’Oran, jeudi 9 août 2018
    Akram Belkaïd, Paris

    Inscris…
    Note, écris ou enregistre. D’abord, la date. 9 août 2008. Ensuite, le lieu. Quelque part entre Ramallah et Bethléem. Note donc, écris ou enregistre qu’il y a dix ans, presque jour pour jour, disparaissait le Poète. Un adieu définitif aux roses de Galilée. Il est parti laissant les siens orphelins. Son peuple encagé, brimé, sans cesse violenté. Abandonné. Dix ans… Depuis, rien n’a changé ou, plus exactement, rien ne s’est amélioré. Tout a empiré. Qu’écrirait-il s’il vivait encore ? Quels cris de colère laisserait-il échapper ? Gaza assiégée et dévastée tant de fois, les miradors et les barbelés d’Hébron, les terres confisquées, le mur de béton qui divise les champs et empêche les récoltes, les oliviers brûlés, les incursions de nuit, les hauts parleurs qui crachent des mises en garde et des insultes en arabe, les enfants des camps aux rotules pulvérisées par les snipers, les brutes obscènes venues de Moldavie, les réfugiés qui ne cessent d’attendre et cette patrie qui reste interdite, toujours et encore.

  • Lignes quotidiennes, par Akram Belkaïd
    http://akram-belkaid.blogspot.com

    Les réseaux sociaux ont apporté autre chose. Ils universalisent la polémique et les débats à deux sous. Toutes les algarades possibles bénéficient d’une immense caisse de résonnance. De la plus grave à la plus étrange, la plus inattendue. En quelques clics, on peut se battre contre tout le monde et se faire des ennemis dont on ne soupçonnait même pas l’existence quelques secondes avant qu’ils ne se manifestent sur votre écran. Il suffit d’émettre un jugement abrupt sur une question donnée et c’est la foire aux avis, aux emportements indignés, aux mises en causes frontales. C’est encore plus affirmé si, tel un parasite, on se greffe au compte d’une célébrité et que l’on y cherche la castagne. Il ne s’agit plus de réseaux sociaux mais d’arènes de désocialisation. Twitter et ses homologues facilitent (encouragent) des empoignades générales qui, par le passé, restaient circonscrites à des milieux plus ou moins hermétiques : un café du commerce, un lieu professionnel, un laboratoire de recherche universitaire, une amicale de retraités, etc. Maintenant, tout déborde, tout fuse.

    Il y a plus de dix ans, avec la montée en puissance d’internet, la chancelière allemande Angela Merkel avait benoîtement posé la question de la possibilité, pour les États, d’appuyer sur un bouton « off » et « d’arrêter » internet si nécessaire. Outre des ricanements et des commentaires bien sentis, l’affaire avait provoqué quelques indignations à propos de la défense de la liberté d’expression et de la lutte contre la censure. Aujourd’hui, on peut se demander s’il ne serait pas sain de décréter plusieurs journées mondiales du « sans réseaux ». Des pauses bienvenues pour certains afin que tout le monde se calme un peu, prenne le temps de faire autre chose que d’insulter son prochain ou encore de le « stalker » (verbe très à la mode en ce moment qui signifie harceler) ou enfin de l’épier en permanence, lui et ses contacts…

    #réseaux_sociaux #addiction #appauvrissement_intellectuel #twitter

  • La chronique du blédard : #Gaza : mais que font les #Arabes ?
    http://akram-belkaid.blogspot.com/2014/07/la-chronique-du-bledard-gaza-mais-que.html

    Au-delà des discours à deux sous sur les souverainetés nationales, chacun comprend, de l’Atlantique jusqu’au Golfe, qu’aucune capitale arabe n’a les moyens de bouger sans se faire taper sur les doigts. La raison en est simple : l’illégitimité des pouvoirs politiques et, tout aussi important, leur corruption.

    Les dirigeants arabes ne peuvent rien faire de concret pour Gaza parce qu’ils ont trop besoin de ceux sur lesquels ils devraient faire pression.

    Si les Palestiniens tombent par centaines, c’est parce que le monde arabe est le #vassal politique de ceux qu’il devrait influencer. On entend souvent dire qu’#Israël est la seule #démocratie (pour les seuls Israéliens) de la région Mena (Moyen-Orient et Afrique du nord). Mais on oublie de préciser que l’état hébreu tire un grand profit stratégique et diplomatique de l’absence de démocratie chez ses voisins…

  • Lamamra : Les propos de Hollande sont « une moins value » dans les relations algéro-françaises - Actualité - El Watan
    http://www.elwatan.com/actualite/lamamra-les-propos-de-hollande-sont-une-moins-value-dans-les-relations-alge

    Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a indiqué samedi à Alger que les récents propos du président français, François Hollande, sur la sécurité en Algérie, représentent une « moins-value » à l’esprit qui enveloppe les relations algério-françaises.

    « Il est claire qu’il s’agit d’une moins-value par rapport à l’esprit qui enveloppe nos relations et à la réalité de ce que les délégations françaises et même autres peuvent constater de la situation sécuritaire en Algérie », a indiqué M. Lamamra lors d’une conférence de presse à l’issue de ses entretiens avec son homologue chinois, Wang Yi.

    Le président français avait évoqué lors d’une rencontre officielle du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) le retour « sain et sauf » de son ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, qui était en mission en Algérie.

    M. Lamamra a ajouté que « le sens de l’humour peut apporter une valeur ajoutée au sens des responsabilités lorsqu’il s’exprime avec élégance, avec mesure et qu’il introduit de la décontraction dans le cadre de cet art souvent austère qui est la pratique de la diplomatie. A l’inverse, le sens de l’humour peut être générateur d’une moins-value lorsqu’il abouti à suggérer que les réalités ne seraient pas celles qui sont à la portée de tous et qui ont pu être vérifiées par tous ».
    Il a estimé que les propos de M. Hollande pourraient paraître une « improvisation d’une plaisanterie » tout en notant que « les improvisation sont souvent périlleuses ».

    l’improvisation périlleuse est au tout début, je ne crois pas que l’Algérie avait promis l’achat de Rafales, mais si c’était le cas, ce serait encore fichu.
    http://www.dailymotion.com/video/x18h7q3_discours-a-l-occasion-du-70eme-anniversaire-du-conseil-represen

    Discours à l’occasion du 70ème anniversaire du CRIF, le lundi 16 décembre à l’Elysée.
    Juste après la blague :

    C’est une bonne tradition que de pouvoir renouveler ici à l’Elysée le pacte de confiance qui existe entre la République et le CRIF

    C’est le site Panamza qui avait mis en lumière l’info sur la blague , quand ?
    http://www.panamza.com/19122013-hollande-valls-algerie-sain-et-sauf

  • Un Aïd tunisien | Akram Belkaïd (Lignes quotidiennes)
    http://akram-belkaid.blogspot.com/2011/10/la-chronique-du-bledard-un-aid-tunisien.html

    J’écris ces lignes le lundi 24 octobre alors que la nuit, et avec elle une fraîcheur soudaine, tombent sur l’avenue Bourguiba de Tunis. Comme toujours, je suis surpris par la rapidité avec laquelle l’obscurité enveloppe la ville. Le phénomène est le même à Alger, Rabat ou Le Caire. Peut-être est-ce dû à la faiblesse de l’éclairage public. Rien à voir avec celui des villes d’Europe ou d’Amérique du nord dont la vigueur permet de mieux lutter contre cet inévitable, et parfois oppressant, coup de blues propre à ces minutes entre chien et loup. Source : Lignes quotidiennes