Les peintures rupestres majoritairement réalisées par des femmes ? › Homme › Le Journal de la Science

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  • Les premiers artistes préhistoriques seraient des femmes
    http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/11/art-femmes-prehistoire_n_4083237.html

    ART - Il y a des milliers d’années, naissait l’art. Des peintures murales préhistoriques dans des grottes, et notamment des empreintes de mains. On a toujours pensé que ces peintures étaient l’oeuvre des hommes, chasseurs-cueilleurs, qui reproduisaient sur les murs les récits de leurs activité. Et bien non. Une récente étude montre que 75% de ces peintures auraient été faites par des femmes rapporte le National Geographic.

    En 1998, un biologiste anglais, John Manning, faisait une découverte somme toute banale. La longueur des doigts des hommes diffère de celle des doigts de femme. Les femmes auraient un annulaire et un index de la même longueur, alors que l’annulaire des hommes est plus long que leur index.
    De l’autre côté de l’Atlantique, Dean Snow, de l’université d’Etat de Pennsylvanie, remarque cette étude de Manning. Ouvrant un livre de peintures préhistoriques, il observe alors la taille des index et des annulaires. Qui pour la plupart, sont de taille égale. « Je me suis dit, mince, si Manning sait de quoi il parle, alors ce sont certainement des mains de femme », se rappelle-t-il.

    Snow se lance alors dans l’exploration des grottes. Il examine des centaines d’empreintes (dont 32 sont retenues dans l’étude) dans huit grottes en France (Gargas, Pech Merle) et en Espagne (El Castillo).

    Grâce aux différentes mesures qu’il a relevé, taille des doigts, de la main, ratio taille de l’index/de l’annulaire, ration taille de l’index/ de l’auriculaire, il a pu déterminer si à quelle sexe appartenaient les empreintes, le tout, à l’aide un algorithme.

    S’il était utilisé aujourd’hui l’algorithme n’aurait une précision que de 60%, car les mains des hommes et des femmes peuvent plus ou moins se ressembler, mais à la préhistoire, leurs mains étaient bien distinctes.

    75% des empreintes sont des mains de femmes

    Résultats : sur 32 mains, 24 sont de femmes, soit 75%. Pourquoi a t-on toujours cru que ces peintures étaient masculines ? Notamment parce qu’elles représentent des scènes de chasse, et que seuls les hommes chassaient. Sauf que les femmes étaient aussi concernées : ce sont elles qui amenaient la viande au camp.

    Si certains chercheurs pensent que c’est une découverte importante, pour d’autres, ce sont des résultats à prendre avec des pincettes, notamment parce qu’il se pourrait bien que ces mains dites de femme soient en fait des mains d’adolescents.

    #femmes #préhistoire #arts #peinture #historicisation

    • Je prépare un travail sur les femmes au temps de la préhistoire. Les infos sont plutot rares et très contradictoires.
      Ici par exemple cette partie :

      Grâce aux différentes mesures qu’il a relevé, taille des doigts, de la main, ratio taille de l’index/de l’annulaire, ration taille de l’index/ de l’auriculaire, il a pu déterminer si à quelle sexe appartenaient les empreintes, le tout, à l’aide un algorithme.

      S’il était utilisé aujourd’hui l’algorithme n’aurait une précision que de 60%, car les mains des hommes et des femmes peuvent plus ou moins se ressembler, mais à la préhistoire, leurs mains étaient bien distinctes.

      Me semble douteuse.
      D’abord cette étude sur les longueurs de doigts manque de sérieux, c’est Odile Fillod qui la décortique, j’irais chercher le lien toute à l’heure.°
      L’autre chose qui me rend preplexe c’est le fait que le dimorphisme sexuel était bien marqué à la préhistoire, voire plus qu’à notre époque. Or d’autres sources disent qu’avant l’arrivée de l’agriculture le dimorphisme sexuel etait très faible voire nul. Comme la peinture rupestre c’est bien plus ancien que la pratique agricole je voie pas trop comment on peu se fier à ces tailles de mains.

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      ° pour l’étude sur le ratio index-annulaire voila ce que j’ai trouvé sur le blog d’Odile Fillod :

      Voilà pour ce qui est des propos de Max repris ci-dessus. Quant à la conférence de Jacques Balthazart, certaines des remarques précédentes s’y appliquent, mais il faudrait en ajouter d’autres, portant sur sa présentation fallacieuse des études animales (ah, les fameux béliers « homosexuels », « intéressés de façon exclusive par les autres mâles », qui à 5 ont pourtant spontanément réussi à féconder pas moins de 330 brebis en 21 jours…), mais aussi des données concernant les filles exposées au DES in utero, de celles concernant les femmes ayant une hyperplasie congénitale des surrénales et des études faites sur le ratio des longueurs de l’index et de l’annulaire . Je ne vais pas les développer ici, et me permets de renvoyer pour une revue critique approfondie au livre de Rebecca Jordan-Young déjà cité, qui montre bien à la fois la fragilité ou la fausseté de certains des résultats prétendus, et le caractère illusoire de la convergence du fameux faisceau d’indices qu’ils constitueraient en faveur de la théorie de l’organisation prénatale du cerveau humain par les hormones dites « sexuelles ».

      http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2017/06/02/max-bird-et-la-biologie-de-lhomosexualite/#more-1924

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      sur le dimorphisme sexuel chez Neanderthal je trouve ceci :

      Dimorphisme sexuel modéré : taille d’environ 1.65 m pour 90 kg
      chez les mâles et d’1.55 m pour 70 kg chez les femelles.

      http://www.ac-grenoble.fr/lycee/elie.cartan/spip/IMG/pdf_TS_A14_TP13_neanderthal.pdf

      Chez Sapiens je commence par wikipédia avant de chercher mieux :

      Par exemple, les masses corporelles des hommes comme des femmes sont distribuées de façon à peu près régulière. Aux États-Unis, la masse moyenne d’un homme adulte est de 88,5 kg, alors que la femme adulte pèse en moyenne 62 kg.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Dimorphisme_sexuel#Chez_les_.C3.AAtres_humains

    • L’article que tu cites ici précède de 4 jours celui ci déjà cité ici (mais auquel je n’arrive pas à accéder) :

      Les peintures rupestres majoritairement réalisées par des femmes ?
      Nicolas Revoy, le Journal de la Science, le 15 octobre 2013
      http://www.journaldelascience.fr/homme/articles/peintures-rupestres-majoritairement-realisees-femmes-3279
      https://seenthis.net/messages/372186

      Les deux reprennent en fait les infos de cet article en anglais :

      Were the First Artists Mostly Women ?
      Virginia Hughes, National Geographic, le 9 octobre 2013
      https://news.nationalgeographic.com/news/2013/10/131008-women-handprints-oldest-neolithic-cave-art

      Qui lui même reprend les infos de cet article « scientifique » :

      SEXUAL DIMORPHISM IN EUROPEAN UPPER PALEOLITHIC CAVE ART
      Dean R. Snow, American Antiquity, 78:746-761, October 2013
      http://www.jstor.org/stable/43184971

      Cela dit, ils peuvent tous découler d’une hypothèse initiale erronée sur le dimorphisme des mains...

    • Quelle était la place de la femme à la préhistoire ?
      http://www.museedelhomme.fr/fr/quelle-etait-place-femme-prehistoire
      Réponse de Marlène Patou-Mathis, archéozoologue au musée de l’homme.

      La femme préhistorique avait un rôle tout aussi essentiel que son homologue masculin. Elle s’occupait du groupe, confectionnait des outils, aidait à la chasse et participait sans doute aux premières activités artistiques.

      La femme préhistorique a d’abord souffert de beaucoup d’a priori et de clichés. On oppose pendant longtemps un homme fort, triomphant à la chasse, à une femme frêle. Une vision que l’on doit avant tout aux préjugés qui ont cours jusqu’au début du XXe siècle, où la femme est considérée comme inférieure à l’homme par nature.

      Pourtant dans les sociétés du Paléolithique, les femmes ont un rôle aussi essentiel que celui des hommes, tant économique que social. Elles œuvrent dans la sphère domestique mais également symbolique. En effet, aucune preuve archéologique n’exclut leur participation à toutes les tâches : portage et éducation des enfants, confection d’outils, d’armes ou de parure (la taille de la pierre ou de l’os exige plus d’habileté que de force physique), construction des habitats, collecte et cueillette, traitement du gibier (dépeçage, cuisine, peaux), voire même participation à la chasse non seulement au petit mais également aux grands mammifères. L’étude des squelettes de néandertaliens de sexe féminin montre souvent un bras avec une attache musculaire comparable à celle des hommes. Autrement dit, les femmes elles aussi pratiquent le lancer lors des temps de chasse.

      Récemment, une étude américaine a avancé que les empreintes de mains que l’on rencontre fréquemment dans l’art pariétal appartenaient le plus souvent à des femmes ou à des adolescents. Hommes et femmes s’impliquent donc ensemble dans l’art des cavernes, une pratique chargée de beaucoup de symboles et de mystères pour les humains de l’époque.

      Si la femme était moins mobile de par son rôle dans la reproduction (grossesse puis allaitement), cela ne l’empêchait pas de participer activement aux activités du groupe.

      Ca manque de sources et cette fois il est pas question de la taille mais du développement de la musculature du bras.

      Il y a aussi de l’essentialisme ici : « la taille de la pierre ou de l’os exige plus d’habileté que de force physique » si la femme du paléolithique est aussi musclée que l’homme qui lui est contemporain, alors pourquoi le fait qu’elle ne sois pas aussi forte est utilisé ici.

    • Que savons-nous des femmes de la Préhistoire ?
      http://rf.proxycast.org/1254359409027457024/13957-14.01.2017-ITEMA_21197149-0.mp3

      Que savons-nous des femmes de la Préhistoire ? Furent-elles reines, déesses, matriarches ou bien passives, sempiternellement traînées par les cheveux, exploitées et dominées ? Ont-elles changé au cours des millénaires dans leur apparence physique, dans leurs attitudes et leurs gestes, leurs rôles et leurs statuts sociaux, et dans leurs rapports aux hommes ?

      Invitée : Claudine Cohen, directrice d’Etude à l ’EHESS et à l’EPHE, où elle enseigne l’histoire et la philosophie des sciences. Elle est l’auteur de Femmes de la Préhistoire (Belin, octobre 2016)

      Je suis étonnée que Claudine Cohen ignore le travail de Françoise Héritier et Paola Tabet. Elle tiens pourtant un discours qui repose sur des exemples de sexisme.

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      critère de sexuation des fossiles : gracilité, ouverture du bassin.

      A 29 mins elle parle de dimorphisme

      Homme de Menton est devenu la dame du Cavillon

      Sur la Dame de l’aquina qui est cité je trouve rien.

      Je suis perplexe sur la question des ornements et la selection par les femelles de males trop forts qui ont fini par prendre le dessus.

      Pour les mains ca s’appel « indice de Manning » je note pour faire des recherches plus tard.

      A partir du mesolithique et neolithiques on trouve des massacres, les corps massacrés sont surtout de femmes et d’enfants. Nombreuses traces de coups et violences sur les corps des femmes + violences indirectes via malnutrition.

      Pour la perte de l’œstrus nous avons cette particularité en commun avec nos cousines bonobos. Les bonobos ne sont pas violents et infanticides et du coup les théories de Maurices Godelier sur l’inceste tombent un peu à l’eau.
      Sur l’inceste il y a une grosse hypocrisie, ce qui est interdit c’est d’en parlé, vu le nombre de filles victimes de leur pères et la tolérance pour ces viols on peu pas dire que la société y est réellement opposé. Elle est juste opposé à ce qu’on en parle. Un tabou c’est une chose dont on doit pas dire le nom, pas une chose qu’on a pas le droit de faire.

      La théorie sur le sang me semble fumeuse. Si le sang des femmes est l’objet d’un tabou c’est pas parcequ’il est malfesant ou je sais quoi, c’est parceque les hommes s’en sont servit comme justification pour assoire leur domination.
      Ca veux pas dire que le fait que les femmes saignent et accouchent n’a pas une incidence sur le lien entre femmes et plantes. Les femmes ayant plus de raisons de chercher certaines plantes pour leurs besoins alimentaires particuliers pendant les grossesses, allaitement, pour les soins pendant les accouchements ect.

  • Etude : Les premiers artistes de l’Humanité étaient des femmes - Savoir - tdg.ch
    http://www.tdg.ch/savoirs/premiers-artistes-humanite-femmes/story/31398484

    Les manuels d’histoire étaient jusqu’ici formels : les magnifiques fresques rupestres que l’on trouve notamment dans les grottes de Lascaux, en France, ont été peintes par des hommes. Probablement des chasseurs qui racontaient et valorisaient ainsi leurs parties de chasse. Hic : une étude vient de paraître et contredit ce qui était jusqu’ici acquis. Elle démontre en effet que les femmes étaient sans doute les premières artistes de l’Humanité.

    L’archéologue Dean Snow, de l’Université de Pennsylvanie, est arrivé à la conclusion, dans le journal American Antiquity, que 75% des peintures de bisons, mammouths, chevaux et autres cerfs capturés par des hommes, avaient été réalisées par la gent féminine préhistorique, rapporte le National Geographic.

    • SAA : Society For American Archaeology Sexual Dimorphism in European Upper Paleolithic Cave Art
      http://saa.publisher.ingentaconnect.com/content/saa/aa/2013/00000078/00000004/art00008;jsessionid=701i780stb3r6.alexandra

      Abstract:
      Preliminary research on hand stencils found in the Upper Paleolithic cave sites of France and Spain showed that sexual dimorphism in human hands is expressed strongly enough to allow empirical determination of the sexes of the individuals who made some of them. Further research increased the sample of measurable cases from 6 to 32, a large enough sample to show that persons who made hand stencils in the caves were predominantly females. This finding rebuts the traditional assumption that human hand stencils in European parietal art were made by male artists, either adults or subadults. Findings further suggest that the sexual dimorphism of hands was more pronounced during the Upper Paleolithic than it is in modern Europeans. Attempts to apply the same algorithms to a sample of North American Indian handprints confirms the view that different populations require separate analyses.

      Ça avait été repéré par @touti à l’époque (oct. 2013), mais elle n’avait pas vu cette perle… http://seenthis.net/messages/185396

      #Dans_ce_temps-là_les_hommes_étaient_des_vrais_hommes_et_les_femmes_des_vraies_femmes

      EDIT : et l’année d’après par @heautontimoroumenos , le tout fidèlement pointé par @odilon http://seenthis.net/messages/297794

    • 60% de « bien classés » c’est pour la deuxième étape du processus. La première, c’est 79%.

      Women leave their handprints on the cave wall | Penn State University
      http://news.psu.edu/story/291423/2013/10/15/research/women-leave-their-handprints-cave-wall

      Snow found he needed a two-step process for the modern hands to successfully differentiate men from women. He first measured the overall size of the hand using five different measurements. This separated the adult male hands from the rest. Snow found that step one was 79 percent successful in determining sex, but adolescent males were classified as female.

      Step two compares the ratios of the index finger to the ring finger and the index finger to the pinky to distinguish between adolescent males and females. For the known hands, the success rate, though statistically significant, was only 60 percent. There is too much overlap between males and females in modern populations.
      […]
      The first step in the process showed that only 10 percent of the handprints on cave walls in Spain and France were left by adult males. The second step indicates that 15 percent were placed by adolescent males, leaving 75 percent of the handprints female.
      […]
      Snow also looked at modern American Indian hands and found that the rules and algorithms developed for Europeans did not work. He notes that different populations require separate analysis.

      Je résume, son algo est vasouillard, déjà le truc à 2 étapes successives…, faiblard (60%, ce n’est pas beaucoup mieux que pile ou face…), et il faut l’adapter à chaque population (moyen sur les Européens contemporains, mauvais sur les Amérindiens contemporains). Il est donc évident que là où il marche le mieux c’est sur les Européens préhistoriques…

      D’ailleurs, lui-même n’a guère de mal à battre son algo…

      By just eyeballing, I’m more accurate with the modern hands than the formulas I developed,” said Snow. “There are some variables there that I’m not aware of yet. The algorithms are pretty good, but they could be better.

      Enfin, on rappellera que son échantillon est de 32 mains et donc que 10% ça fait 3 et 15%, ça fait 5.

  • Dans les premiers temps de l’humanité, les hommes et les femmes étaient égaux (les inégalités sont une invention tardive) | Le Partage
    http://partage-le.com/2015/05/dans-les-premiers-temps-de-lhumanite-les-hommes-et-les-femmes-etaient-eg

    Une étude montre que les tribus de chasseurs-cueilleurs modernes fonctionnent sur des bases égalitaires, indiquant que l’inégalité ést une aberration qui vit le jour avec l’avènement de l’agriculture.

    Nos ancêtres préhistoriques sont souvent présentés comme des sauvages armés de lances, mais les premières sociétés humaines ont probablement été fondées sur des principes égalitaires éclairés, selon des chercheurs.

    Une étude montre que chez les tribus de chasseurs-cueilleurs contemporains, femmes et hommes ont tendance à avoir une influence égale sur l’endroit où vit leur groupe, et avec qui ils vivent. Ces découvertes remettent en question l’idée selon laquelle l’égalité sexuelle est une invention récente, et suggèrent qu’il s’agissait de la norme pour les humains pendant la majeure partie de notre histoire évolutionnaire.

    #selon_une_étude_récente #inégalités #histoire