/story.php

  • LES PROPRIÉTAIRES POURRIS NE PRENNENT PAS DE VACANCES !

    DAL 44 - Droit Au Logement Loire-Atlantique - Nantes, 6 août 2021

    D. est locataire depuis plus de dix ans d’une petite maison dans le quartier Chantenay, à Nantes, dont le propriétaire est décédé il y a peu. Son bien est alors légué en indivision à sa dizaine d’héritiers. Malheureusement, la présence de D. n’est pas du goût de ceux qui aimeraient jouir des bénéfices de ce bien, qui a pris de la valeur à mesure que le quartier s’est gentrifié, il lui est donc demandé de quitter les lieux - forcément, ça serait plus pratique pour vendre. Soutenu par le voisinage et par le DAL, D. ne se laisse pas impressionner : il cherche des solutions, à son rythme, et selon ses moyens. Il se revendique « Prolo-Bohème », et il aime son quartier.

    Mercredi 4 août , vers 13h, alors qu’il était absent, trois hommes viennent détruire son volet, sa porte d’entrée, couper les câbles électriques et arracher son compteur pour rendre son logement inhabitable. La voisine la plus proche essaie de s’interposer mais se fait menacer. Les voisins se mobilisent, s’occupent de l’urgence pratique pendant que D. va porter plainte, reposent une porte et une serrure et bricolent un volet afin que le domicile soit sécurisé.

    Cette solidarité n’est pas du goût des trois hommes. Ils reviennent le soir même, cagoulés, pour attaquer la porte réparée à la masse - elle tient. Vexés, ils reviennent une troisième fois et y mettent cette fois le feu. La police met du temps à se mobiliser, mais heureusement les voisins sont réactifs et forcent le commando à se carapater.
    Pas de blessés, pas trop de dégâts - mais le mal est fait : le domicile de D. est pour l’instant inhabitable. D. a emporté quelques affaires et va pouvoir dormir un temps chez des voisin.e.s et se mettre à l’abri. La police va faire son enquête, mais dans l’immédiat, notre ami a perdu son logement !
    https://scontent-cdt1-1.xx.fbcdn.net/v/t1.6435-9/232162835_4319734044738976_1560060594427253924_n.jpg

    Le DAL 44 condamne ces méthodes ultraviolentes. Pour les rentiers, le droit au logement n’est qu’un obstacle au droit de faire du fric, et apparemment respecter la loi n’est qu’une option quand les lois récentes les encouragent subliminalement à se faire justice eux-mêmes. A deux poids, deux mesures quand il s’agit d’expulser des squats et des locataires... Nous resterons en alerte face à ce climat qui devient de plus en plus complaisant pour les propriétaires aux méthodes fascistes et des réactions sont à prévoir.

    Un toit c’est un droit !
    DAL ANTIFA

    Source : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4319739074738473&id=1066916336687446

    #logement #dal #droit_au_logement #proprite #milice #LesPropriosSontDesParasites

  • Carnet d’une travailleuse sociale auprès des MNA dans un centre à Gênes - Louise MO

    La vie au centre depuis le coronavirus, épisode 1️⃣.

    L’autre soir, je rentre chez moi après six heures de garde. Physiquement six heures, mais en vrai, les dix-huit restantes tu penses quand même à tes jeunes, non ? Du coup en rentrant, je repense à ma journée, à ces jours-ci en général. 22 heures passées, rues vides. Seule avec les mouettes et les étoiles. Une belle soirée, je fais un détour par le port sans me faire prendre par la police... Envie de voir la mer. En ces jours où l’espace se fait toujours plus restreint, je voudrais l’occuper, et parler de la vie qui continue, dans les lieux oubliés. Moi qui ne crie jamais, je voudrais juste faire crier le clavier. Moi c’est Louise, mais au centre les gars m’appellent Louisa, ou Lousie, ou Lou... Tout me va. Plus d’un an que je travaille dans cette structure, auprès de ceux que le système désigne comme des mineurs étrangers non accompagnés. Plus d’un an que je partage le quotidien d’une vingtaine d’ados. Une vingtaine de vies d’Égypte, de Tunisie, du Sénégal, de Gambie, de Somalie, du Nigeria, du Mali, d’Albanie. Un printemps, un été, un automne, un hiver. Et maintenant, le coronavirus. La vie au centre a changé. Moins de bureaucratie, plus de temps pour s’asseoir avec un et lui demander comment il va. Au quotidien qui se poursuit, s’ajoute désormais l’insolite. Avec la commande de la nourriture, du kit d’hygiène et des draps, on y glisse dorénavant une plutôt drôle : celle du bureau de tabac. Feuilles à rouler, filtres, tabac ? « Pas des filtres normaux, je veux des ultra-slim ! » - « Pas ces feuilles, pour moi les autres ! » Ce virus a fait taire le téléphone, l’ordinateur, l’imprimante. Mais pas la voix de ces jeunes, pas leur envie de continuer à vivre, d’être des adolescents, des enfants qui font les cons, se connectant sur la plateforme de l’école et validant tous les devoirs sans les avoir faits... Partie de volley, tournoi de babyfoot, défilé dans le jardin. Et de nouveau, « Louisa viens jouer ! » Je le lisais ailleurs : « la liberté est suspendue ». interrompue. Mais elle n’a pas disparu. Tôt ou tard, elle reviendra. Ce virus n’a fait que fermer le portail. Mais on ouvre les fenêtres : venez écouter la vie qu’il y a là-dedans. Combien d’énergie et de force ont ces ados, qui ont déjà vécu trop de choses. Bien sûr qu’on a un peu peur. Mais ces enfants la transforment en quelque chose de beaucoup plus fort, qu’on contrôle, et qu’on fera pas disparaître : l’espoir envers l’avenir. Comme le personnel de santé, les caissiers, et tant d’autres, les éducateurs, les psychologues, les travailleurs sociaux aussi continuent. Et les jeunes aussi. Surtout eux. Et je me suis trompée, c’est pas un centre, c’est une maison. Et à la maison, la vie ça ne s’arrête pas, ça se célèbre. ✊

    https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3124560577556506&id=100000077820226

  • France Coronavirus : 82,165 Cases and 6,507 Deaths - Worldometer
    https://www.worldometers.info/coronavirus/country/france

    NOTE ON FRANCE DATA:

    On April 2, France reported 884 additional deaths that have occurred in nursing homes over the past days and weeks [source]. The French Government did not include these deaths in their official count, as their count only takes into consideration deaths of hospitalized patients. Following international standards of correct inclusion, our statistics will include these deaths, and will add them to the April 2, 2020 count following the attribution criteria of date of report.

    If and when the French government determines and communicates the correct distribution of these additional deaths over time, we will adjust the historical data accordingly. A similar issue took place on February 12, when China reported an additional 13,332 new cases in a single day due to a change in how cases were diagnosed and reported in Hubei.

    (Étonnant, non ?)

    • (Suite)

      Info donnée par Worldometers le 04/04/2020 Last updated : April 05, 2020, 18:49 GMT (aucune données transmises depuis hier soir) :

      https://www.worldometers.info/coronavirus/country/france

      April 4 (GMT)
      7788 new cases and 1053 new deaths in France [source]
      France: on April 3 the French Government reported 17,827 additional cases and 532 additional deaths from nursing homes that had not been reported previously. On April 2, it had reported 884 additional deaths.

      L’intervention de Jérôme Salomon, le 04/04/2020 à 19:25 heure légale France)
      Source : " story « Facebook » du Ministère des Solidarités et de la Santé (direct).

      https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1574744549345737&id=341942132652310

      La vidéo (en dur) :
      https://www.dropbox.com/s/snjyabl9l1ydcbl/10000000_2682261815384126_8909016866326358416_n.mp4.mp4?dl=0

    • Checknews Libération Par Cédric Mathiot 5 avril 2020 à 14:25

      https://www.liberation.fr/checknews/2020/04/05/covid-19-pourquoi-des-sites-evoquent-90-000-cas-en-france-contre-68-000-a

      copier-coller du corps de l’article :

      Bonjour, votre question a été raccourcie, la voici en intégralité : « Pourquoi un tel écart entre le nombre de cas testés en France selon Salomon et le nombre affiché par l’université de Hopkins ?
      68 605 selon le bilan de Salomon et 90 842 sur Hopkins le 4 avril à 21h45 ? Merci de votre attention. »

      Le bilan officiel du nombre de personnes dépistées positives au Covid-19 en France était effectivement, au 4 avril, de 68 605, selon les données visibles sur le site de Santé publique France.
      Plus de 20 000 cas d’écart. Ce total est très nettement inférieur aux données que l’on retrouve pour la France sur des sites proposant un tableau de bord actualisé en temps réel, par pays, de l’épidémie dans le monde. Ainsi, dans la colonne « total des cas », le site Worldometer indique, pour la France, 89 953 cas. L’université Johns-Hopkins indique, elle, 90 853 « cas confirmés » pour la France.

      L’explication de la différence tient à la prise en compte par les deux sites évoqués du nombre de cas dans les Ehpad. En effet, les autorités sanitaires françaises communiquent depuis quelques jours sur le sujet. En donnant le bilan (encore partiel), des décès, mais aussi en communiquant sur les cas de covid dans les Ehpad. Ainsi, samedi, Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, a fait état, selon les remontées, de « 2 028 décès » et de « 21 348 cas confirmés ou possibles » dans les Ehpad depuis le début de la
      crise sanitaire. Un total qui est encore partiel, puisque tous les Ehpad n’ont pas encore effectué les remontées de données.

      En ajoutant ce nombre aux 68 605 cas recensés par Santé publique France, Worldometer arrive à 89 953 cas. Johns-Hopkins fait la même opération, en rajoutant le nombre de cas confirmés ultra-marins, ce qui porte le total à 90 853 cas. Mais c’est une
      erreur, assure la DGS, puisque les cas ultra-marins sont déjà comptabilisés dans le total. Ces cas sont donc comptés deux fois par l’université américaine.

      Cas confirmés et possibles
      A noter qu’il est impropre de parler de cas confirmés pour les 21 438 cas en Ehpad. Le décompte des cas de Covid-19 dans ces établissements a en effet une limite, qui est l’absence de dépistage systématique. En effet, dans la pratique (et conformément à la doctrine en vigueur depuis plusieurs semaines) si deux résidents en Ehpad sont testés positifs au Covid-19, les
      autres résidents présentant des symptômes ne sont pas testés mais considérés comme des patients Covid-19 sur la base d’un examen clinique. Dans les 21 348 cas évoqués par Jérôme Salomon figurent donc des cas testés, et d’autres cas possibles. Il n’existe pas, selon la DGS, de données permettant d’avoir le détail des deux catégories.
      C’est pourquoi le directeur général de la santé insiste sur le fait qu’il s’agit de « de cas confirmés ou possibles ». Le cas de figure se pose exactement dans les mêmes termes concernant les décès en Ehpad (certains ont été testés, les autres sont des décès possiblement liés au Covid-19), ce qui n’empêche pas Jérôme Salomon de les ajouter (2 028 à la date de samedi) au total des décès de cas confirmés. Précisons aussi que l’addition à laquelle procèdent Worldometer et Johns-Hopkins est faussée par le fait que les patients en Ehpad qui ont été testés (et qui représentent donc une part des 21 438 cas évoqués par Jérôme Salomon samedi) étaient déjà comptabilisés parmi les 68 605 cas confirmés
      recensés par Santé publique France, assure la DGS. Auquel cas, ils sont donc comptés deux fois.
      Rappelons enfin que, comme nous l’avons déjà écrit, ce décompte des cas positifs en France (et dans d’autres pays) n’est plus un indicateur fiable de la propagation de l’épidémie depuis plusieurs semaines déjà. Le nombre de cas réels dans la population étant en effet très largement supérieur au nombre de cas testés.

      En résumé : la différence de plus de 20 000 cas entre le décompte des autorités françaises et le décompte de Johns-Hopkins ou Worldometer quant aux cas confirmés en France, tient au fait que ces deux sites ajoutent les cas dans les Ehpad, communiqué depuis peu par les autorités, au bilan des cas confirmés par test.

      Commentaire personnel :
      Les fact-checkeurs de Libé chipotent. Ou mentiraient-ils en chipotant sur les chiffres annoncés par le Directeur Général de la Santé (Jérôme Salomon) ? A moins que l’activité de fact-checking de Libé ne se cantonne à tenir le rôle du mainate de la DGS ? Je me pose la question ...

  • Expliquer le Coronavirus avec les données : pourquoi tant de morts en Italie ? Et dans le monde ?

    (très très mauvaise qualité de l’image)

    –-> il souligne avant tout, ce qui est tout à fait logique, que les personnes qui ont eu un #test de #dépistage rentrent dans les #statistiques

    –-> #Décès : distinction entre ceux qui meurent DE covid (sans autre pathologie auparavant) et ceux qui meurent AVEC covid (personnes qui ont une autre pathologie, et apparemment c’est surtout des #maladies_cardiovasculaires qui seraient là un facteur aggravant) :
    – AVEC covid 98,8% des cas
    – DE covid 1,2% des cas


    –-> 85,6% des personnes décédées ont plus de 70 ans


    –-> mise en garde d’une « bombe à retardement », tous les jeunes, notamment les étudiant·es, mais aussi des travailleurs, qui habitent au Nord de l’Italie et qui sont rentré·es au Sud pour se confiner... danger pour les régions du Sud où la population est très âgée...


    –-> La question de la #temporalité de la maladie :
    – 4 jours entre le moment dans lequel le dépistage est fait et l’hospitalisation
    – 5 jours entre l’hospitalisation en thérapie intensive et le décès

    –-> Source, une étude épidémiologique du 20 mars de l’ISS (https://www.iss.it) :


    –-> Quand le système hospitalier commence à s’effondrer (manque de lits en #soins_intensifs), et qu’il n’y a pas assez de lits en thérapie intensive, les patients décèdent après 5 jours entre le moment dans lequel elles rentrent à l’hôpital en soins ordinaires et le décès


    –-> Et quand le #système_hospitalier s’effondre complètement et qu’il n’y a même plus de lits en soins hospitaliers, les personnes en #confinement_domestique ne sont même plus hospitalisées et on ne fait plus de test de dépistage...
    –-> augmentation du nombre de décès non comptabilisés

    Quand est-ce qu’un système hospitalier collapse ?


    –-> graphique qui montre, par pays, le nombre de « patients actifs » (contaminés) par rapport au nombre de patients en thérapie intensive (sur ce graphique en nombres absolus)
    –-> division des pays entre effondrement, situation très critique, critique, sous stress


    –-> Taux de mortalité en #Chine
    –-> une courbe qui, comme dit le conférencier, semble bien trop parfaite...


    –-> en #Corée_du_Sud


    –-> en Italie, où la courbe, à un certain moment, au lieu de baisser car le système sanitaire arrive à contrôler les morts, elle augmente. Le conférencier explique cela notamment par le fait que le système de santé s’est effondré, donc il y a des personnes à l’intérieur des hôpitaux qui sont contaminés alors qu’elles étaient hospitalisées pour autre chose, des personnes qui ne peuvent pas être hospitalisées, etc.


    –-> Espagne, même tendance qu’en Italie


    –-> #UK #Angleterre


    –-> #Allemagne

    Eléments communs des pays qui soit ont un fort taux de décès et ceux qui ont un faible taux de décès :


    –-> le nombre de tests de dépistage, qui permet de faire un confinement plus ciblé et une hospitalisation plus rapide


    –-> nombre de lits en soins intensifs


    –-> nombre de lits en hôpital (pas forcément en soins intensifs)

    https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1578893788930683&id=100004302308708?sfnsn=scwspwa&d
    #coronavirus #Italie #taux_de_mortalité

    ping @simplicissimus @fil

  • TEXTE INTEGRAL DE L’INTERVIEW KAIS SAIED AVEC L’OBS

    Peine de mort, homosexualité, justice sociale, relations avec Paris, liens avec les islamistes… le favori de la présidentielle tunisienne Kais Saied nous accorde son premier long entretien avec la presse française depuis qu’il est arrivé en tête au premier tour de l’élection face à Nabil Karoui, candidat incarcéré en attente de jugement.

    Par Céline Lussato (A Tunis)
    Publié le 20 septembre 2019 à 17h02

    Candidat surprise au second tour de la présidentielle tunisienne, Kais Saied, 61 ans, a accordé à « l’Obs » un long entretien pour revenir sur sa campagne et sur ses positions : grand défenseur des services publics, conservateur sur les sujets de société tels que la peine de mort ou la pénalisation de l’homosexualité, ce spécialiste de droit constitutionnel revient également sur les rapports qu’il souhaiterait nouer avec la France, s’il devient président.

    Votre arrivée au second tour a beaucoup surpris. Comment expliquez-vous ce succès ?

    La campagne que je mène n’est pas une campagne électorale. Elle est atypique à tous les niveaux. C’est plutôt une campagne explicative, une campagne pour expliquer, surtout aux jeunes, mais pas seulement, comment le peuple souverain peut avec d’autres instruments juridiques, être le principal acteur en Tunisie. Pas seulement en Tunisie d’ailleurs. Nous sommes entrés, je crois, dans une nouvelle phase de l’histoire et les concepts classiques tels que la société civile, les partis politiques, la démocratie elle-même sont dépassés par les idées nouvelles.

    La Tunisie a connu en décembre 2010 une révolution tout à fait particulière qui n’est toujours pas clairement analysée. Aujourd’hui ce qui se passe est la suite logique de ce qui s’est passé en 2010-2011 : une révolution nouvelle mais dans le cadre de la légalité constitutionnelle. En principe, une révolution se dresse contre la légalité existante. Elle est légitime parce qu’elle incarne la volonté du peuple ; mais légalité et légitimité sont deux concepts tout à fait différents. Aujourd’hui nous vivons la continuité de la révolution dans le cadre constitutionnel. Et c’est tout à fait inédit : « On accepte vos règles, mais avec elles on invente un autre système ».

    En portant un indépendant vers la présidence, ce scrutin signifie-il une révolution contre les partis politiques ?

    Contre tout le système. C’est une période exceptionnelle dans l’histoire de l’humanité, pas seulement en Tunisie. D’ailleurs en 2011, le slogan « le peuple veut » « al chaab yourid » a été scandé dans le monde entier, y compris devant Wall Street, en arabe ! Le monde est entré dans une nouvelle ère mais malheureusement les concepts sont restés intacts devant l’évolution des idées politiques. Le peuple a une autre vision des choses et les professionnels de la politique sont restés sur les mêmes programmes. Ce qui se passe aujourd’hui en Tunisie exprime un vaste rejet.

    Votre arrivée en tête a surpris et éveillé des inquiétudes. Pourquoi ?

    Je ne vois pas pourquoi les gens seraient inquiets. Tout d’abord mon accession au second tour se fait dans le cadre de la légalité constitutionnelle. « Il y a la constitution, toute la constitution, rien que la constitution », si je peux employer les mots de François Mitterrand lors de la première cohabitation avec Jacques Chirac. Pourquoi les gens seraient-ils inquiets ? Le chef de l’Etat est le garant de la suprématie de la Constitution. Il y a la continuité de l’Etat tunisien, quel que soit le chef de l’Etat, continuité de l’Etat de droit. Les engagements internationaux doivent être respectés, les lois aussi. D’où viendrait cette inquiétude ?

    On ne vous connaît pas. Robocop, Robespierre, ovni… voilà quelques qualificatifs qui vous décrivent. Qui êtes-vous ?

    Je ne suis ni Robocop, ni Robespierre. J’essaye simplement de discuter, d’appréhender les choses d’une autre manière. Je ne comprends pas pourquoi on me qualifie d’énigmatique. Je suis clair dans mes propos, dans les solutions que je propose, dans mes discours.

    On s’inquiète surtout de votre conservatisme…

    Conservatisme et modernisme sont là encore, me semble-t-il, des concepts qui appellent à être révisés. Je crois que ce qui doit primer est la compréhension des peuples et des nations entre eux. Il faut dépasser cette dichotomie.

    Nous pouvons nous attacher à quelques exemples si vous préférez. Vous vous êtes prononcé pour la peine de mort. Dans quelles circonstances ?

    Pour les terroristes. Tout d’abord il faut un procès équitable. J’ai assisté dans les années 1990 à l’occasion de l’ouverture des sessions de l’Académie internationale de Droit constitutionnel au discours de Robert Badinter, porteur du projet d’abolition de la peine de mort en 1981 en France. Mais chacun a son point de vue. J’ai lu et relu le général de Gaulle. Il raconte, après la Libération de la France, qu’il a passé une nuit blanche avant de signer l’acte d’exécution d’un homme. Mais il écrit : « il a joué, il a perdu, il doit payer le prix ». Cette question est toujours l’objet de discussions et toute réponse est discutable. Chacun a ses adhérents, sa manière de voir les choses. Les Américains sont-ils conservateurs parce que la peine de mort perdure ? C’est le choix d’une nation. Ce n’est pas du conservatisme. Je crois qu’il faut dépasser ces appellations. Un homme d’Etat doit chercher à préserver la société. On ne défend pas la peine de mort parce qu’on souhaite la pendaison ou la guillotine pour quelqu’un mais parce qu’il y a eu crime et qu’il faut la paix sociale dans la société.

    Ce n’est pas la seule position qui vous inscrit dans le camp conservateur. Vous n’êtes pas favorable non plus à l’égalité successorale. Pourquoi les femmes devraient-elles continuer d’hériter de la moitié de la part de leurs frères ?

    Il y a une différence fondamentale entre égalité et justice. La devise de la France « Liberté, égalité, fraternité » a prêté en 1789-1791 à des discussions. Egalité ou justice ? L’égalité peut être formelle et un certain nombre d’auteurs français comme Georges Vedel, « le phénomène Vedel », parle de l’égalité comme d’un concept énigmatique. Sommes-nous tous égaux ? Il y a tout un système dans le régime juridique de l’héritage en Tunisie fondé sur la justice et non pas sur l’égalité formelle. Ce n’est pas un problème d’égalité. Le problème fondamental, réel, c’est la justice. Prendre du puzzle un seul élément, l’héritage, revient tout simplement à faire tomber tout un système.

    LIRE AUSSI > « En Tunisie, la réforme pour l’égalité devant l’héritage divise la société »

    Mais la société a déjà commencé à évoluer. Le puzzle tunisien n’est plus le même qu’il y a trente ou quarante ans. C’est pour cela que des Tunisiens appellent à une réforme de cette pièce du puzzle qui, selon eux, est justement à l’origine d’injustices.

    D’injustices non. La loi doit être respectée. Les maris sont juridiquement responsables. Ils peuvent être emprisonnés pour cela. Les petits-fils sont responsables pécuniairement de leurs grands-pères, pas les petites-filles… C’est tout un système fondé sur une répartition équitable. L’équité comme le dit Victor Hugo, est l’essence même de l’égalité : « la première égalité, c’est l’équité ». L’équité est l’objectif et non l’égalité formelle.

    Autre sujet témoin de votre conservatisme : la pénalisation de l’homosexualité qui persiste dans le droit tunisien. Vous ne souhaitez pas revenir sur l’article 230 du code pénal ?

    Chacun est libre dans son intimité. Ce n’est pas à l’Etat ou aux pouvoirs publics d’intervenir dans le cercle privé. Dans la société, en revanche, il y a des valeurs intériorisées par tout le monde. La liberté individuelle dans la sphère privée est une chose, dans la sphère publique c’est autre chose. En France, les choses sont appréhendées d’une autre manière en raison de son histoire, des Lumières qui ont apporté à l’humanité beaucoup de nouvelles idées. Mais le post-modernisme devrait être la synthèse de toutes les civilisations. Il faut prendre en compte aussi les valeurs intériorisées par la majorité.

    Mais aujourd’hui de jeunes hommes soupçonnés de rapports homosexuels croupissent en prison après avoir subi un « test anal » dont les experts s’accordent à dénoncer l’ineptie. Il s’agissait pourtant de leur vie privée…

    La sphère privée c’est la sphère privée.

    Donc, on pourrait faire évoluer les choses pour respecter la vie privée ?

    Oui, je crois que cela peut évoluer pour la sphère privée. L’espace public c’est autre chose car les valeurs de la société doivent être prises en compte. Les choses évolueront peut-être mais aujourd’hui il faut comprendre les valeurs intériorisées par la société tunisienne.

    LIRE AUSSI > « C’est une bataille permanente », comment défendre les libertés individuelles en terre d’islam ?

    Au lendemain des résultats, on vous a qualifié de « salafiste », on vous a montré dans un café avec un leader du parti islamiste Hizb ut-Tahrir… Etes-vous salafiste ?

    Non. Ai-je l’air d’un salafiste ? Si je cite Voltaire et Victor Hugo, puis-je être salafiste ? Discuter avec quelqu’un vous fait-il appartenir à son mouvement politique ? Je n’appartiens à aucun parti. Je suis indépendant et je le resterai.

    Les prérogatives du président tunisien concernent en particulier la politique étrangère. Pourquoi avoir évoqué un premier voyage à Alger ?

    On a parlé longtemps d’une union des pays du Maghreb. Il faut inventer d’autres manières, dépasser ce concept de fédération. Les Algériens sont nos voisins, nos frères, nous avons une histoire commune et un avenir commun. La géographie et l’histoire nous unissent et cela me paraît normal de consacrer mon premier voyage à l’Algérie.

    Quelle que soit la situation sur place ? Les manifestations se poursuivent depuis le mois de février…

    On parle de liens entre Etats. Il y a un Etat algérien. Et puis il y a le régime algérien qui doit être choisi librement et souverainement par les Algériens.

    On vous dit peu francophile, peu francophone – cet entretien se déroule cependant parfaitement en français. Comment voyez-vous les liens de la Tunisie avec la France et l’Europe ?

    J’apprécie la littérature française. Je lis et relis la doctrine française, surtout en droit. Je n’ai pas de complexe particulier, loin de là. Nos rapports avec la France, avec l’Europe d’une manière générale, sont dictés par la géographie et on ne changera pas la géographie. Bien avant le Protectorat, nous avons eu des relations, des « moments tumultueux » comme dit le président Macron. Mais nous sommes des partenaires traditionnels. L’essentiel, c’est la compréhension entre les peuples. La dimension humaine doit être placée au centre. Chaque Etat a ses intérêts mais la compréhension humaine doit primer. Nous avons un destin commun en tant que voisins. Dépassons les moments tumultueux pour écrire une nouvelle histoire ensemble, en collaboration.

    La Tunisie doit-elle s’ouvrir à d’autres Etats ? On pense à la Chine qui multiple les investissements sur le continent ou les Etats du Golfe ?

    Les intérêts du peuple tunisien priment, comme dans n’importe quelle politique étrangère. S’ouvrir sur son environnement proche d’abord. Sur d’autres Etats certainement. Mais nous avons des relations particulières avec nos partenaires traditionnels dans le monde arabe, en Afrique et au nord de la Méditerranée. Cherchons ensemble des solutions.

    La principale revendication des Tunisiens est la justice sociale. Depuis la révolution l’économie du pays ne s’est pas améliorée. Comment remettre la Tunisie sur de bons rails ?

    Cela fait soixante ans que l’on cherche les bons rails et on ne trouve ni les wagons ni la locomotive… l’Etat a réussi après l’indépendance parce qu’il a joué son rôle social : l’éducation, la santé, la sécurité sociale, le logement… Il faut que l’Etat cherche d’autres techniques pour intervenir sur le plan social. Ce ne sont pas les droits des citoyens mais les droits de l’homme fondamentaux : droit à la santé, à l’enseignement, à la dignité. Les services publics doivent être assumés par l’Etat.

    Avec quel argent ? L’Etat des hôpitaux, en particulier dans le centre du pays est catastrophique… on part de loin.

    On est face à l’implosion des services publics. C’est une situation préméditée. Je ne suis pas contre le privé mais le minimum doit être assuré par l’Etat. On doit assurer la santé, comme on assure la sécurité et la Défense. Pourquoi diminue-t-on le nombre de fonctionnaires dans le secteur de la santé ou de l’éducation mais pas dans les forces de l’ordre ? On a le droit à la sécurité mais on a aussi droit à la santé à l’éducation et à un logement. Avec quel argent ? Il faut répartir équitablement les richesses. Il faut que les impôts soient payés. Pourquoi l’Etat tunisien a réussi après l’indépendance alors que les moyens étaient bien plus faibles ? Parce que l’Etat lui-même a investi. L’enseignement a alors métamorphosé la société tunisienne.

    L’Etat a des missions fondamentales. La couverture sociale et l’enseignement ne sont pas des produits commerciaux.

    LIRE AUSSI > « Chômage, corruption, misère… les raisons de la colère »

    On a entendu, en particulier, que vous souhaitiez faire passer le pays d’un Etat de droit à une société de droit. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

    La loi selon Rousseau est l’expression de la volonté générale. Les valeurs des lois sont intériorisées par tout le monde. J’étais en 2014 à Paris à la terrasse d’un café et le serveur me demande de ne pas jeter mon mégot de cigarette dans l’espace public mais de l’écraser dans le cendrier, donc l’espace privé. Pourquoi défend-il l’espace public ? Parce qu’il intériorise la loi. Parce qu’il sent qu’il a une partie indivise de l’espace public. Dans les pays développés, en général, on a dépassé le stade de l’Etat de droit vers la société de droit parce que tout membre de la société intériorise des valeurs, intériorise des règles parce qu’elles expriment sa volonté. C’est une évolution normale de l’Etat de droit vers la société de droit.

    Comment passe-t-on de l’une à l’autre ?

    Par l’éducation mais par les moyens juridiques aussi. C’est pour cela que je souhaite une nouvelle organisation politico-administrative qui parte du bas vers le haut. Donnons les moyens juridiques aux citoyens d’être des acteurs réels afin que la loi soit réellement l’expression de la volonté générale. Le citoyen défendra ce qui sera ses choix. On passera alors de l’Etat de droit nécessaire à un autre palier qui est la société de droit.

    La souveraineté appartient au peuple, tout doit partir de lui. C’est pourquoi je souhaite aussi que les mandats des élus soient révocables. Les élus doivent être responsables devant leurs électeurs.

    Ces réformes devront passer par une réforme constitutionnelle ce qui suppose de réunir les votes des 2/3 de l’Assemblée. Sans parti, dans un paysage politique très fragmenté, cela paraît vain d’espérer… comment comptez-vous faire ?

    La constitution elle-même prévoit ses modalités de révision. Bien sûr il faut la majorité des 2/3 ce qui n’est pas facile, surtout avec l’éparpillement des voix. Malheureusement nous avons choisi un scrutin de liste avec une représentation proportionnelle au plus fort reste, le scrutin que Lamartine a qualifié « de la honte ». C’était en 1848. Les élus ne sont pas élus parce que le peuple les a choisis mais parce que les partis politiques les ont placés en tête de liste.

    Ce sera à la chambre des députés de prendre ses responsabilités devant le peuple.

    Votre concurrent au second tour de la présidentielle, Nabil Karoui, est en prison dans l’attente de son jugement. Pensez-vous que pour une campagne électorale juste, il devrait être libéré ?

    Je ne suis en concurrence avec personne. Je n’ai pas fait une campagne électorale, j’ai fait une campagne explicative. Je ne cherche pas le podium, je cherche autre chose pour le peuple tunisien.

    Cet emprisonnement d’un candidat, qui plus est un candidat porté au second tour de la présidentielle est une situation inédite. Du jamais-vu. C’est à la justice et à elle seule de mettre fin à cette histoire. Une justice réellement indépendante. Car lorsque les hommes politiques s’assoient dans le fauteuil des juges, la justice sort du prétoire.

    Céline Lussato (A Tunis)
    https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10214288884407176&id=1568122014

  • Soutien National à #Ebru_Firat

    Chers amis

    Proches ou non , anonymes ou pas , vous qui m’avez soutenue depuis septembre 2016 où l’on est venue « me chercher » pour , de Toulouse et sans aucun moyen , « faire quelque chose » pour Ebru que je ne connaissais pas , ebru embastillée dans une prison kurde ...

    Comme moi , par sa défense et son soutien ,vous avez appris à la connaitre et l’ aimer à travers cette page et quelques événements qui ont pu être organisés avec l’appui de l’association ALEIF , association laïque ,fondée il y a 20 ans avec pour objet l’entraide internationale des femmes .

    Combat quelque peu hasardeux et ambiguë , ponctué de deux déplacements sur place où les autorités turques , avec l’assistance de Maître KIRAZ avocat à Istanbul m’ont permis de la visiter dans la prison de BAKERKOI .

    Il n’a pas été si facile de trouver des relais dans l’Opinion car
    Ebru a fait un choix de liberté et d’indépendance en entendant clairement s’emparer de sa vie et de son avenir en quittant les lignes de guerre non par abandon de ses engagements mais par la rencontre d’un amour .

    Patrice FRANCESCHI , qui connait si bien la question kurde en syrie , Caroline FOUREST courageuse et pertinente intellectuelle m’ont aidé par leur lumières et leurs amicaux encouragements .Patrice FRANCESCHI est venu pour une conférence en Avril 2018 organisée par ALEIF avec le soutien de SIA ( solidarité internationale antifasciste ) héritière directe et légitime du mouvement anarchiste espagnol arrivé à TOULOUSE en 1938 . Des soutiens solides et inattaquables se sont donc présentés à Ebru .
    Je remercie aussi tous les toulousains qui m’ont fait signe pour proposer leur aide , les journalistes , des artistes , le bel événement des 1001 nuits à la cave poésie ou Ebru a été honorée par la lecture d’un de ses poèmes . Dernièrement la CNT AIT de Paris relançait les actions de soutien ..Merci à tous pour elle .

    Ebru s’est battue contre DAESH donc pour nous aussi .

    Qui sont ceux qui la jugent pour avoir oser prendre sa liberté ?.
    Depuis quand la liberté est elle trahison ?

    Ebru n’a de cesse et n’a eu de cesse , y compris du fond de sa cellule , de revendiquer ses choix , tous ses choix , son inaltérable amour pour son peuple mais aussi l’amour de sa liberté et donc l’affirmation de sa personne .Depuis quand gagnerait on des guerres en se limitant à l’obéissance d’une cause ?.Et n’est ce pas parce qu’elles sont fières et libres de leur personnes et de leur féminité que les femmes kurdes lèvent la tète et prennent des armes contre des oppresseurs qui le sont à l’encontre ,du peuple kurde mais aussi des femmes en tant que telles ?

    Avant de prendre son envol personnel Ebru formée comme infirmière dans une zone de guerre a soigné des blessés et apporté plusieurs années de sa jeunesse à son avant de se rendre au nord de la sirye au Rojava dans les suites de la victoire de KOBANE ;

    Aujourd’hui Ebru est « libre » et a pu rejoindre la ville de DYIARBAKIR où vit sa famille ,sa mère et ses frères et où elle devra de toute façon rester pendant au moins un an ;Dans un an elle demandera à retrouver la liberté de ses mouvements et revenir si elle le souhaite en France ..Nous verrons .

    Le papa de Ebru vit à Toulouse et il va devenir plus facile pour vous tous de manifester votre solidarité à Ebru directement .

    Le combat de ALEIF et de ses amis va continuer car les combattants kurdes et qui ont besoin de notre aide sont nombreux

    Mais pour Ebru ,celle ci est libre maintenant et il lui appartient de s’exprimer personnellement .Bien sur le relais ne se fera pas en si vite ..J’espère la visiter dans le prochaines semaines et informerai à travers cette page .J’ai cru aussi comprendre que des journalistes etait déja en contact avec elle et je ne doute pas que des informations circuleront .

    Merci encore de votre soutien et RV au 2 juillet 19 salle st jean à 17 h pour l’assemblée générale annuelle de ALEIF ( pour les adhérents ) en présence de Fatiah AIGAR- BOUDjALAT qui présentera son dernier livre ; ;

    Car le combat pour la liberté n’arrête jamais !

    https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1441245592685166&id=833718436771221

  • Ruffin propose un « Casta casse toi », presque un peu timide, sur un extrait vidéo de 5’ sur FB. La bonne raison d’appeler à la démission i.e. le choix et les options techniques de la repression pour « gérer » la crise est déjà claire et documentée, et aussi notifiée au gouvernement par l’ONU, entre autres. Argumentaire un peu long à venir mais ça a le mérite d’être posé.

    La suite - voir le lien u-tube - propose une comparaison avec Al Capone [qui tombe pour fraude fiscale] ; c’est marrant mais ça risque de ne pas bien coller au cas Casta : y a pas faute, il a juste mal choisi son vocabulaire le 1er mai :)

    https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1180857522095783&id=642036589311215&__tn__=-R

    https://m.youtube.com/watch?v=OJbMxMP2BBQ

    Je ne suis pas sûr de voir un appel franc, net et argumenté de l’opposition à l’Assemblée demandant la démission de Castaner. Je pense aussi que de toute manière, le gouvernement et Macron rouleront dessus as usual.

  • Et pendant ce temps en Estonie ... L’oiseau d’extrême droite fait son nid ...

    Bientôt ce sont les élections européennes. En marche et leurs amis du Modem nous exhortent à voter pour eux parce qu’ils sont l’ultime barrage à l’extrême droite.

    Bon au vu des errements de jeunesse de Mme Loiseau et de la situation des libertés publiques en France (que même ce vieux chiraquiens de Toubon trouve qu’on a dépassé les limites ...) on avait des doutes.

    Et voilà qu’à l’autre bout de l’Europe, en Estonie, on apprends que le parti d’extrême droite raciste EKRE (Parti conservateur d’Estonie), arrivé au troisième tour vient d’entrer au gouvernement. Lors de leur intronisation, Mart Helme, ministre de la police (pardon ... de l’intérieur), et son fils, Martin Helme, nommé lui aux finances, ont eu le bon goût de faire le signe des suprémacistes blancs américains ...

    Pourquoi ces racistes sont entrés au gouvernement, est-ce parce qu’ils ont gagné les élections ? Pas du tout, ils ne sont arrivés que troisième. Mais le parti qui est arrivé second, le Parti centriste est allé les chercher pour faire une coalition et damer le pion au parti arrivé premier. Comme le dit le journal "Le Monde" : « Au final, constate le politologue Juhan Kivirähk, c’est l’intérêt du parti qui a prévalu avant celui du pays. »

    Le parti centriste estonien, qui a été cherché le parti d’extrème droite pour faire sa coalition, est membre au niveau européen de "l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ALDE)", au même titre que des députés du Mouvement radical, du Modem et de ses ex (Jean-Marie Cavada), de l’UDI, et surtout du seul député de La Rpublique en Marche au Parlement Européen, Jean Arthuis.

    Cette même ALDE dont Stanislas Guérini, le marcheur en chef disait le 1er avril dernier (et ce n’est pas un poisson) : "« notre base de départ, c’est le groupe qui réunit les libéraux et démocrates, qui s’appelle l’ADLE (Alliance des démocrates et libéraux pour l’Europe), aujourd’hui quatrième groupe au sein du Parlement européen […] mais il va falloir l’élargir et rassembler plus largement que les libéraux et démocrates. ». Manifestement, en Estonie le message a été reçu 5 sur 5 et ils ont élargi bien au delà des libéraux et des démocrates...

    Si demain pour garder le pouvoir LaRem a besoin de Dupont aignan ou autre, que pensez vous qu’il adviendra ? On nous ressortira le coup de l’Union sacrée, comme en Estonie, comme en Autriche (là ce sont les socialo qui ont cogéré discretos avec l extreme droite notamment dans leur fief de Karinthie)

    On ne peut pas faire confiance aux politichiens pour faire barrage au fascisme. L’Histoire et l’actualité sont là pour le démontrer.

    la seule façon d’arrêter l’extrême droite, c’est un mouvement populaire, révolutionnaire, sans leader, qui se bat - les armes à la main si il le faut comme en Espagne en Juillet 1936 - pour plus de liberté, d’égalité et de solidarité.

    Un autre futur est possible, mais il ne sortira pas des urnes !

    Des élécrons libres, rouges et noirs

    ======================

    Pour mémoire, les députés européens français membres de la ALDE :

    Mouvement radical, social et libéral (Thierry Cornillet, Dominique Riquet)
    Mouvement démocrate [MoDem] (Nathalie Griesbeck, Robert Rochefort)
    Union des démocrates et indépendants [UDI] (Patricia Lalonde)
    La République en marche [LaREM] (Jean Arthuis)
    Génération citoyens (Jean-Marie Cavada)

    https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=134730374358547&id=100034647559711

  • Prenosimo preveden poziv MUR-a, čiji smo deo, na solidarnost sa Žutim prslucima.

    https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2285859754768363&id=409935899027434

    Solidarnost sa društvenim protestima u Francuskoj: Otpor kapitalizmu, eksploataciji i državi!
    MUR iskazuje svoju solidarnost sa protestima u Francuskoj, koji su još jedan primer otpora oholoj eksploataciji sa kojom se suočavaju radnici i radnice širom sveta.
    U nastavku želimo objaviti delove teksta koje je poslao CNT-AIT i apel za solidarnost.
    Poziv za solidarnost sa narodnim pokretom ’’Žuti Prsluci’’ u Francuskoj:
    Više od dva meseca, društveni pokret nove vrste potresa Francusku.
    Stotine hiljada ljudi, uglavnom iz radničke klase (siromašni ili srednjeklasni radnici, nezaposleni, privremeni radnici, penzioneri,...), okupljaju se kako bi spontano zauzimali javne prostore (a naročito kružne tokove, koji se mogu naći na ulazima u bilo koji grad ili selo u Francuskoj), kako bi iskazali svoji bes i tražili način za prevazilaženje trenutnog političkog sistema. Ove hiljade ljudi su koristile metode borbe poznate anarhosindikalistima: donošenje odluka na skupštinama, odbijanje da imaju vođe ili predstavnike, direktnu akciju (to jest, akciju koju sprovode direktno ljudi koji su uključeni u borbu, i stoga bez političkih stranaka, bez žutih sindikata ili bilo koje druge organizacije izvan skupštine koje bi bile posredne između skupštine Vlasti / Države / Vlade / Šefa). Ovo je autonomni pokret sa raznolikošću taktika i mobilnošću. (Gde ’’auto’’ znači sopstveno, a ’’nomno’’ znači norma, tako da je autonomni pokret onaj koji definiše sopstvena pravila delovanja, van regulatornih i zakonskih okvira). Kako bi se identifikovali, ljudi uključeni u borbu su usvojili žuti prsluk, univerzalni simbol koji čini sve jednakima, i daje vidljivost onima koje vlasti ne žele da vide: siromašnima, onima koji su isključeni iz ekonomskog sistema od strane kapitalizma i globalizacije. Šefovi i kapitalisti su zabrinuti zbog uticaja ovog pokreta na ekonomiju. Procene cene ovih protesta za francusku ekonomiju mere se u milijardama evra. Tokom 2 meseca ove autonomne agitacije, pokret ’’Žuti prsluci’’ je već izborio više društvenog napretka od svih sindikalnih predstavnika i političkih izbora u poslednjih 20 godina.
    Verovatno ste gledali snimke i slike sukoba između žutih prsluka i policijskih jedinica za razbijanje demonstracija svakog vikenda od novembra. Ovi prizori su svakako spektakularni; možemo čak govoriti i o ustanku u Parizu 1. decembra, ili u Tuluzu (gde se nalazi naša glavna grupa u Francuskoj) svakog vikenda. Međutim, moramo gledati dalje od ovakvih prizora i izbegavati hipnozu njima. Sa naše tačke gledišta, u ovom pokretu nisu toliko suštinski važne slike bitaka koje se vrte na internetu i televiziji, već činjenica da su se hiljade ljudi navikle da se redovno sastaju na skupštinama kako bi same donosile odluke, bez političkih partija i spoljnih organizacija, razvijajući sopstvenu politiku i kritikujući kapitalizam i državu.
    Strukture moći (kapitalizam, klasa, država) više se plaše ovog impulsa masovnog osvešćenja radnika o svojoj sposobnosti da autonomno deluju, nego što se plaše nasilja. Kako nedelje prolaze, revolt, koji se prvobitno bio fokusiran isključivo na problem poreza na gorivo, proširio se i mogao bi postati potpuno preispitivanje sistema.
    Kako bi slomile ovaj pokret, Strukture moći koriste sva dostupna oružja: prvo su pokušale da kažu da je ovo ekstremno desničarski pokret. U ovom smešnom pokušaju da se borba ukalja, Državi je pomogla većina libertarijanskih i levičarskih organizacija, koje su toliko odsečene od radničke klase da nisu sposobne da prepoznaju klasnu prirodu ovog pokreta. Istina je da su u neki gradovima rasisti pokušali da manipulišu pokretom, ali je odmah bilo jasno da su u manjini, a ponegde su i nasilno izbačeni sa protesta.
    Potom je vlada pokušala da umiri strasti najavom nekih subvencija za one sa najmanjim platama. Ali ova mera je bila toliko neusklađena sa društvenom realnošću da je delovala kao poniženje. Stoga su Država i Kapitalisti morali skinuti maske i pokazati svoje pravo lice: lice nasilja. Podsetili su nas da „Država ima legitiman monopol nad nasiljem“ i da je Kapitalizam sistem koji funkcioniše na principu dominacije jačeg nad slabijim. Tako je, od početka pokreta uhapšeno nekoliko hiljada pobunjenika, a nekoliko stotina je osuđeno na duge zatvorske kazne, a često je njihov zločin samo to što su bili na ulici i protestovali. Stotine ljudi je ranjeno, nekima su eksplozivne granate otkinule šake ili stopala, drugima su gumeni meci izbili oči ili izbušili obraze.
    Aktivisti CNT-AIT-a su od početka bili uključeni u pokret žutih prsluka. U početku smo došli kako bi videli i razumeli šta se dešava. Brzo je postalo jasno da smo među ljudima koji dele našu organizacionu praksu skupština, bez predstavnika, odbijajući političke partije i izbore, tražeći socijalnu pravdu. Tako nam se činilo prirodnim da u potpunosti učestvujemo, ali uvek poštujući naše anarhosindikalističke principe. Naša intervencija takođe ima za cilj da izbaci fašiste i druge štetne političke parazite koji žele da iskoriste ovaj pokret.
    Trenutno je mnogo ljudi uhapšeno i osuđeno na zatvor, uglavnom radnika, sa ili bez posla, a najčešće izolovanih ljudi bez novca. Dužnost je anarhosindikalista da izraze solidarnost sa tim zarobljenicima društvene borbe i da zahtevaju njihovo oslobađanje. Zato danas pokrećemo apel za solidarnost. Svaka akcija solidarnosti, čak i simbolična, je dobrodošla.

    Žuti prsluci su izdali poziv na štrajk od 5. februara. A CNT-AIT poziva na pridruživanje generalnom štrajku.

    Država i kapitalizam su nasilje!
    Sloboda zarobljenicima društvene pobune!

    CNT-AIT Francuska

  • Dés le 4, 5, 6 février … Tous en grève, tous debout !

    Après douze semaines de lutte, de blocages, de manifestations, de grèves partielles, d’actions de solidarité, la dynamique populaire des gilets jaunes a permis une large prise de conscience et au cœur de toutes ces réflexions a surgi une forte revendication de justice sociale.

    Cette aspiration légitime a jusqu’ici pu être réprimée par l’État, qui, avec ses mensonges médiatiques et ses forces de répression, nous renvoie toujours au même monde : celui d’un capitalisme arrogant et de ses laquais politiciens, un vieux monde qui, pour perpétuer les inégalités et les injustices du capitalisme, s’attaque à notre Liberté.

    Parce que le mouvement des gilets jaunes regroupe tous les opprimés qui luttent contre l’injustice sociale, nous soutenons l’appel à la gréve générale reconductible du 5 février.

    C’est un moment qui sera riche de potentiel. Salariés, artisans, travailleurs de toutes catégories, jeunes et retraités, ceux qui sont écrasés par le joug du grand patronat et de la finance et ceux qui ont vécu l’expérience des LBD40 et des gaz, ceux qui ont vu leur collègue surendetté, licencié, suicidé, leur entreprise restructurée, délocalisée, leur exploitation en faillite, ceux qui ont vu leur copain de manif tabassé, matraqué, emprisonné ou mutilé, tous seront ensemble.

    Tous savent instinctivement que ce qui va se passer dans ces journées sera un tournant, ce sera un coup d’arrêt à toute cette violence sociale et étatique que nous subissons depuis des décennies.

    En conséquence, nous appelons à la mobilisation dès le lundi 4 février, de façon pacifique et partout où c’est possible, sous le signe de ralliement du gilet jaune, et à entamer des assemblées dans les entreprises, dans les lycées, les universités, à former des délégations massives de boîte en boîte, à reprendre les ronds-points, à informer le plus largement possible la population.

    A partir du 5 février, pour la justice pour la liberté, pour nos enfants, parce que nous voulons vivre debout, tous ensemble, tous en grève, tous dans la rue.

    L’assemblée de la CNT-AIT – Toulouse, le 30/01/2019

    https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1191428464343319&id=186830011469841

  • #Grève et #blocage à #Géodis

    Depuis le 26 Décembre 90% des ouvriers sont en grève à Géodis une des plus grandes plateformes logistiques d’Europe . Comme l’explique le site PEM

    « Il faut dire aussi que ce mois de décembre se prête à la mobilisation. Alors que certains syndicalistes tournent encore autour du gilet jaune - sans trop savoir comment l’enfiler - les ouvriers Géodis se sont tout de suite positionnés en soutien du mouvement. Ils sont activement présents les samedis et leur grève reprend pleinement les thématiques des gilets-jaunes. La prime transport par exemple, chez Géodis c’est 4,18 euros par mois pour ceux qui prennent la bagnole ! Les grévistes demandent donc une hausse à 50 euros net, ce qui serait un minimum. Ils entendent aussi toucher la prime que Macron a promise sans la garantir et sont d’ailleurs venus frapper à la porte du patron dès le lendemain de l’allocution présidentielle. Puisque c’est pas avec des primes qu’on bouffe correctement tous les mois, les grévistes exigent surtout une hausse de salaire de 200 euros brut pour tous, plus 100 euros pour ceux qui n’ont jamais été augmentés. S’ajoute à ça la demande d’un plan contre la précarité et pour l’évolution professionnelle, pour que la manutention ne soit plus seulement un job qu’on occupe jusqu’à se casser le dos. »

    La direction rusait et temporisait jusqu’ à ce 15 janvier 19heures où des gilets jaunes solidaire ont bloqué les ronds points d’accés aux entrepôts à #Bonneuil et au #Bourget , ....

    Ci-dessous le tract #GJ

    https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1182934841859348&id=186830011469841

  • #Assemblée des #gilets_jaunes de la région #Occitanie
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article953

    Le 9 décembre s’est tenu près de #Toulouse la 1re AG des gilets jaunes de la région Occitanie. L’appel laissait entendre une élection probable de représentants du mouvement. C’est donc avec suspicion que nous nous y sommes rendus. Car c’est bien là l’une des forces de cette révolte que d’être insaisissable pour le pouvoir, fluide, liquide. Sans représentant ou leader avec qui dialoguer, corrompre ou acheter, le gouvernement se trouve être totalement désorienté. Il était donc pour nous important pour des raisons de court et long terme, que les GJ conservent l’horizontalité qui leur avait jusqu’alors si bien réussi.

    Craignant une tentative de récupération de la part des organisateurs, nous fûmes très rapidement rassurés. L’animateur de cette réunion fît rapidement part de ses préoccupations et explicita ses interrogations : il n’envisageait son rôle que pour permettre aux différents gilets jaunes présent (je dirai à peu près 400 personnes) de s’exprimer librement sur la nécessité ou non d’organiser le mouvement, et ce avec ou sans représentant. Lui même ne désirant en rien être élu comme représentant ou quoi que soit d’autre.

    S’en suivi une série d’interventions de nombreux individus, limitées à 2 minutes par personne, exprimant leurs points de vue sur les questions évoquées précédemment. La majeur partie des prises de parole fût d’une qualité remarquable, lucide et tombant sous le bon sens (chose que l’on ne retrouve au demeurant que rarement dans les milieux gauchistes), même dans mes rêve les plus doux je ne pus imaginer que la vox populi put posséder de telles harmonies.

    Chacune des déclarations suscitait des interrogations et des questionnements parmi le reste de l’assemblée. Chacun prenait alors progressivement conscience de la réalité et des enjeux. Comme dans tous processus révolutionnaires, l’esprit des individus asphyxié depuis des années semblait trouver un nouveau souffle, un désir et un appétit d’apprendre, de s’ouvrir à des nouveaux horizons. Il est fascinant de voir en l’espace de quelques instants les esprits s’élever et embrasser totalement, sans avoir jamais lu Bakounine ou Emile Pouget, les principes d’horizontalité et d’action directe.

    Il est vrai que lors de premières interventions certains des GJ présents avaient exprimé le désir d’avoir des représentants. Suite à ces débats furent organiser deux votes, l’un pour savoir si nous voulions nous organiser, l’autre pour savoir si nous voulions des représentants. A la première question près des deux tiers des individus présents répondirent que oui, à la seconde seulement 15 personnes sur les 400 que nous étions souhaitaient encore être représentés. Il a donc été convenu que nous nous organiserions sans chef et ce autour d’un socle de revendications.

    Pour reprendre les mots de l’organisateur qui avait conclu, nous pouvons dire que nous avons vécu les prémisses d’une vrai démocratie ! Ce fut un beau moment !

    Article d’@anarchosyndicalisme ! n°162 Spécial #gilets_jaunes
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article943

  • Magnifique ! Mais en #napolitain.
    Un petit texte d’un certain #Luca_Fiorentino, qui est juste tellement #logique, mais tellement rare dans ces temps dominés par le populisme...

    Une #ode à la #libre_circulation.

    ma fatemi capi na cosa.
    io non ne capisco assai di diritto.

    ma veramente è legittimo che na persona, nata in un preciso metro quadro di terra, poi cresce, e spinta da curiosità o da cazzi suoi, magari si vuole vedere un altro posto, e allo’ si mette in viaggio, cammina, e bell e buono lo possono bloccare e gli possono dire ueue ma arò vai, non vedi il recinto, le ferriate, il muro, qua non ci puoi entrare.

    cioè perché.

    ma scusate, ma sto fatto che la terra se la so’ divisa co righello e squadretta quando io ero ancora nelle palle di mio padre, ma perché io, o chiunque altro, dovremmo automaticamente sottostare alle spartenze di costoro.
    io non l’ho mai accettata, né sottoscritta, ’sta gestione.

    e se mio padre ha firmato qualche carta al comune, io non sono mica mio padre.

    tu puoi dire che ok, vengo da lui.
    e allo’ mio padre viene da suo padre, e suo padre da suo padre, fino ad adamo o chi per lui.
    siamo tutti matriosche del primo spaccimmino, nonché fratelli.

    e quindi, caro fratello briatore, fammi salire sullo yacht e fammi prendere una porchiacca dal tuo frigo, capì.

    e invece a quanto pare ci sarebbero zone della terra dove io posso entrare solo a tempo, o che non posso proprio vedere, a seconda della mia nazionalità.

    la nazionalità.
    sentirsi un’appartenenza forte ad altre persone, alle quali sarei legato da tradizioni storiche, lingua, costumi.

    le tradizioni si trasformano, tra cento anni il mac donald sarà tradizione.
    la lingua, un codice labilissimo che permette di fare inciuci e supercazzole, ma non di capirci.
    i costumi, che poi fossero i mocassini, i pinocchietti e i top fluo, sinceramente non mi appartengono.

    è vero, sono sbucato da una fessa in un posto preciso.
    ma non vedo perché ciò dovrebbe schedarmi.

    cioè che ho fatto io per sbucare da quella fessa, in quel buco di culo.
    a dicere ’a verità, proprio niente.

    e quindi forse sarebbe più giusto applicare il concetto dello zero.
    che tutti dovremmo partire da zero.

    e invece la fessa da cui sei sbucato è importante.
    così come quel metro quadro dove quella fessa ha sgravato.

    solo che lo sai che succede in questo modo.
    mo te lo dico io.
    succede che i tuoi diritti, i tuoi privilegi, o tutti i soprusi e le uallere in testa che subisci quotidianamente, essi dipendono solo da na cosa.
    e quella cosa, ’o ssai che rè.
    chella cosa è ’a fess ’e mammt.
    ciao.

    https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10215981009185452&id=1454544772
    #ouverture_des_frontières #migrations #frontières #liberté_de_mouvement #nationalité #citoyenneté #hasard #traditions #culture #Etat-nation #lieu_de_naissance #injustice

    cc @albertocampiphoto

  • Etienne #Balibar : « Pour un #droit international de l’#hospitalité »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/08/16/etienne-balibar-pour-un-droit-international-de-l-hospitalite_5342881_3232.ht

    Dans une tribune au « Monde », le philosophe s’insurge contre les #violences faites aux #migrants, « que l’histoire jugera sans doute criminelles ».

    Publié intégralement ici https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10210240959414578&id=1658036680

    En Méditerranée, la situation ne cesse de se tendre. Une hécatombe quotidienne, en partie dissimulée. Des Etats instituant ou tolérant des pratiques d’élimination que l’histoire jugera sans doute criminelles. Entre les deux, des initiatives incarnant l’effort de solidarité de la « société civile » : villes refuges, « passeurs d’humanité », navires de sauvetage trop souvent contraints à la guérilla contre l’hostilité des pouvoirs publics.

    Cette situation n’est pas sans analogues dans le monde. Mais pour nous, citoyens d’Europe, elle revêt une signification et une urgence particulières. Elle appelle une refonte du droit international, orientée vers la reconnaissance de l’hospitalité comme « droit fondamental » imposant ses obligations aux Etats, dont la portée soit au moins égale à celle des grandes proclamations de l’après-guerre (1945, 1948, 1951). Il faut donc en discuter.

    Et d’abord, de qui parlons-nous : de « réfugiés », de « migrants », ou d’une autre catégorie qui les englobe ? Ces distinctions, on le sait, sont au cœur des pratiques administratives et de leur contestation. Mais surtout, de la façon dont nous nommons les humains qu’il s’agit de protéger ou de contraindre dépend aussi le type de droits que nous leur reconnaissons, et la façon dont nous qualifions le fait de les en priver. Le terme auquel je pense est celui d’errants. Il me conduit à parler d’errance migratoire ou de migrance plutôt que de « migration ». Le droit international de l’hospitalité doit s’adresser aux errants de notre société mondialisée, refléter les caractères de l’errance migratoire comme telle, en particulier du fait des violences qui se concentrent sur son parcours.

    Les Etats transforment des migrants en réfugiés sans refuge

    Plusieurs arguments iraient dans ce sens. D’abord, l’obsession pour le refoulement de l’immigration dite clandestine et l’identification des « faux réfugiés » a fini par produire un « retournement du droit de l’asile » (Jérôme Valluy, politologue).

    Les gouvernements utilisent la catégorie de « réfugié » non pour organiser l’accueil des individus fuyant la cruauté de leur existence, mais pour délégitimer quiconque ne correspond pas à certains critères formels ou ne sait pas bien répondre à un interrogatoire. Ceci ne serait pas possible, cependant, si les critères officiels n’étaient pas extraordinairement restrictifs, de façon à disjoindre l’obtention du statut de réfugié et le droit de circulation, tout en plaçant la souveraineté des Etats hors d’atteinte d’une véritable contestation.

    Aussi ne font-ils aucune place aux conditions de guerre civile ou de guerre économique, dictature ou restriction de la démocratie, catastrophe environnementale qui sont aujourd’hui à la racine des errances. De plus, en déniant ces réalités en même temps qu’ils font violence à ceux qui les vivent, les Etats transforment à leur tour des masses de migrants en réfugiés sans refuge, pourchassés d’un campement à l’autre. Ce sont les usages (et mésusages) de la distinction qui nous obligent aujourd’hui à repenser le problème, pour lui apporter une solution qui passe aussi par le droit.

    « LE PRINCIPE DES PRINCIPES, C’EST QUE LES MIGRANTS EN SITUATION D’ERRANCE JOUISSENT DE DROITS OPPOSABLES AUX LOIS ET RÈGLEMENTS ÉTATIQUES »

    Les discussions montrent toutefois qu’elle peut chercher à se justifier diversement. Une conception humaniste posera que la liberté de circulation est un des droits de l’homme, aussi fondamental que la liberté d’expression ou l’habeas corpus. Elle exigera que les Etats lui fassent le moins d’obstacles possible. Une conception libérale exprimera la même exigence en termes de « laissez-passer », valant pour les hommes aussi bien que pour les marchandises, les capitaux ou les informations. Dans ses variantes égalitaires, elle insistera sur l’injustice qu’il y a à réserver le droit de changer de résidence aux individus puissants et fortunés, en excluant les pauvres et les exploités.


 Ces raisonnements ne manquent ni de force ni de fondement, mais ne me semblent pas affronter la spécificité de la migrance contemporaine, parce qu’ils neutralisent le choc des situations de détresse et des interventions étatiques qui les visent.

    Beaucoup plus pertinente me semble l’application rigoureuse des notions contenues dans la Déclaration universelle des droits de l’homme à propos de la circulation, de la résidence et de l’asile : d’une part en raison de sa logique consistant à corréler des droits de signe contraire (comme le droit d’émigrer et le droit au retour), d’autre part en raison de son souci d’éviter la formation d’individus privés de droits ou de non-personnes.

    Leur grande limitation, c’est qu’elles font de l’appartenance nationale et de la souveraineté territoriale l’horizon absolu des dispositifs de protection des personnes, alors que, dans la situation actuelle, la nécessité criante est de limiter l’arbitraire des Etats, en leur opposant des contre-pouvoirs légitimes internationalement reconnus.

    C’est pourquoi je suggère de passer au-delà de ces textes en donnant corps à un droit de l’hospitalité, dont le principe est que les errants (et ceux qui leur portent secours) peuvent obliger l’Etat « souverain » lui-même, de façon que leur dignité et leur sécurité ne soient pas, comme aujourd’hui, systématiquement foulées aux pieds. 

Des droits opposables aux lois et règlements étatiques

    Il n’en est pas moins nécessaire de se rattacher ici à l’une des formules clés de 1948 : « Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique » (article 6 de la Déclaration universelle). En tous lieux veut dire même dans un office d’immigration, dans le cadre d’un contrôle frontalier, dans un camp de réfugiés, et si possible dans le fond d’un radeau pneumatique dérivant en haute mer…

    Là où il faut demander à une autorité de remplir ses obligations, mais aussi là où il faut lui résister, en raison de sa tendance propre à sacrifier les droits humains à des exigences sécuritaires, voire identitaires.

    Le principe des principes, c’est que les migrants en situation d’errance jouissent de droits opposables aux lois et règlements étatiques, ce qui implique aussi qu’ils puissent se défendre ou être représentés devant des juridictions ad hoc ou de droit commun.

    De ce principe découleraient plusieurs ordres de conséquences. En tout premier lieu, l’interdiction de refoulement : non seulement les errants ne peuvent pas être violemment écartés d’une frontière ou d’une côte, mais ils doivent pouvoir exprimer leurs besoins dans des conditions qui respectent leur dignité, leur intégrité corporelle, leur autonomie individuelle, et tiennent compte des souffrances endurées. La « charge de la preuve » ne doit pas être du côté des errants, mais du côté des Etats hésitant à les accueillir.

    Deuxièmement, les Etats et leur police opérant aux frontières ou à l’intérieur du territoire ne doivent pas brutaliser les errants : notion hélas très vaste qui s’étend des violences exercées contre des individus sans papiers jusqu’à la création de ce que la première ministre britannique Theresa May avait appelé un « hostile environment » pour les étrangers, en passant par l’enfermement dans des camps et la séparation des familles.


Les errants sont une partie mobile de l’humanité

    Troisième point : les Etats ne doivent pas établir des listes de pays d’origine dont les ressortissants sont interdits d’entrée a priori en fonction de critères raciaux, culturels, religieux ou géopolitiques (nonobstant la nécessité pour eux de se prémunir contre les entreprises terroristes auxquelles l’errance peut servir de couverture).

    Quatrièmement : les opérations militaires ne doivent pas chercher à détruire des organisations ou des réseaux de passeurs au risque de la vie des errants eux-mêmes, qui sont leurs victimes et non leurs commanditaires. A fortiori, les décisions qui interdisent les opérations de secours ou tentent de les faire échouer doivent être considérées comme des complicités de crimes (éventuellement de crimes contre l’humanité).

    Enfin, en cinquième et dernier point : les Etats ne doivent pas, pour se défausser, externaliser la « gestion » des flux de migrants et de réfugiés. En particulier, ils ne doivent pas négocier avec des pays tiers – qualifiés de « sûrs » pour la circonstance – des accords de troc (rétention forcée contre subventions) qui, de façon inavouable, les rabaissent au même niveau que les « passeurs » mafieux dont ils dénoncent les activités.

    Ces dispositions formulent des limites ou des interdits plutôt qu’elles ne prescrivent des comportements. Ceci est conforme à la nature du discours juridique lorsqu’il entreprend de rectifier une violence ou un abus.

    Il ne s’agit pas de mettre fin par décret à l’errance des migrants et des demandeurs d’asile, non plus que de supprimer les causes qui ont déterminé leur exode. Mais il s’agit d’empêcher que, sous couvert de hiérarchiser ces causes, la politique des Etats transforme l’exode en un processus d’élimination. Les migrants en proie à l’errance et ceux qui leur viennent en aide doivent avoir le droit avec eux, dans leurs efforts pour y résister. C’est peu – à moins que ce ne soit beaucoup.

    Il n’y a pas de droit à l’hospitalité, car l’hospitalité est une disposition collective relevant de la liberté, une « responsabilité partagée » (M. Delmas-Marty). Mais il faut développer le droit de l’hospitalité, activité civique en plein essor, à la mesure de l’urgence. Dépassant la proposition kantienne d’un « droit cosmopolitique » limité au droit de visite, il en généraliserait la norme fondamentale : les étrangers ne doivent pas être traités en ennemis. Or tel est précisément l’effet des politiques d’un nombre croissant d’Etats contre la migrance globale.
 

Les errants ne sont pas une classe. Ils ne sont pas une race. Ils ne sont pas « la multitude ». Je dirais qu’ils sont une partie mobile de l’humanité, suspendue entre la violence d’un déracinement et celle d’une répression.

    Ce n’est qu’une partie de la population mondiale (et même une petite partie), mais hautement représentative, parce que sa condition concentre les effets de toutes les inégalités du monde actuel, et parce qu’elle porte ce que Jacques Rancière a appelé la « part des sans-part », c’est-à-dire le manque de droits qu’il faut combler pour qu’humanité rime enfin avec égalité. Il s’agit de savoir si l’humanité expulse de son sein cette partie d’elle-même, ou si elle en intègre les exigences à son ordre politique et à son système de valeurs. C’est un choix de civilisation. C’est notre choix.

    Par ETIENNE BALIBAR philosophe, professeur émérite à l’Université de Paris-Ouest

  • Alors pour notre petite promenade aujourd’hui avec les enfants à #montpellier, on était en compagnie de sympathiques papis-mamis dans le tramway qui se rendaient à la manif, se collaient des autocollants « FI-Mélanchon », et invitaient les autres usagers à venir les rejoindre au Peyrou à 15h. Ambiance bon enfant.

    Arrivés à Comédie, on descend, et on tombe sur les quelques manifestations en soutien à Gaza, grandes affiches BDS, des vieux des jeunes, encore ambiance bonne enfant. On les retrouve plus tard au niveau des halles Castellanne, avec un petit discours de solidarité et annonçant qu’ils allaient rejoindre la manif des étudiants.

    Et puis vers 5 heures, les enfants fatigués, on va rentrer, mais il n’y a pas notre bus à la Babote, alors on remonte le boulevard du Jeu de Paume pour aller chercher le tram à Albert Ier. Et là, avec les enfants, on se retrouve à l’angle de la Grand rue Jean Moulin, où l’on entend les bruits de manifestation. Ah, me dis-je, venez les gamins, on va aller voir la manif.

    Oups : antifas vêtus de noir, masqués, les troquets en train de rentrer en panique leurs crêpières et leurs tables à l’intérieur, et là on se rend compte que sur les « bords » de la banderole, dès qu’ils arrivent à hauteur d’une vitrine, vlan un coup de masse, craquement sinistre du verre qui se fend… et les cars de flics qui déboulent du haut du Jeu de Paume.

    Allez les enfants, on va s’éloigner…

    • Depuis hier, je vois que ça joue à fond la carte de la victimisation sur Twitter, à base de « la nasse », « provocations policitères », « la manifestation gazée dès le début »…

      Je n’ai aucun enthousiasme pour les méthodes répressives des CRS, mais en l’occurence, je ne vois pas non plus l’intérêt de jouer à ça…

      – Les 100 ou 200 types habillés en noir et masqués avaient pour principale banderole un jeu mot sur le thème « ACAB » (All Cops Are Bastards).

      – Comme j’ai pu le voir, ils étaient équipés de masses pour casser les vitrines.

      – Surtout : après avoir cassé les vitrines, ils y collaient un feuille A4 avec un texte imprimé expliquant pourquoi ils brisaient les vitrines (au passage, je détaille pas, mais le texte est d’un niveau de conscience politique assez navrant).

      – De l’autre côté, il y avait en tout une vingtaine de CRS. Ça ne me semble pas beaucoup pour « nasser » une manifestation de près de 1000 personnes. De même l’idée que deux dizaines de CRS seraient aller d’entrée de jeu « provoquer » une troupe 50 fois plus nombreuse qu’eux, ça me semble bizarre.

      – Je ne vais pas nier que les flics aient la main lourde, hein, ici comme ailleurs, et ait un rôle de répression politique. Mais le côté « la répression policière d’entrée de jeu, sans provocations, contre des manifestants pacifiques », m’enfin zut…

      Bref : que les gens choisissent leur mode d’action et de protestation, et répondent quelque part à des répressions violentes survenues ailleurs (ZAD) ou auparavant (fac de Droit de Montpellier), ça ne me choque pas plus queça. Mais que la twittosphère de gauche, à laquelle j’adhère généralement, parte à fond dans la victimisation, alors qu’une bonne partie de la ville et, sans aucune doute, une bonne partie des gens qui étaient venus manifestés, a vu des choses très différentes sur place, je ne vois pas l’intérêt…

    • Certes, le texte est profondément débile, mais on peut pas réduire les limites (et moins encore l’intérêt) des cortège des tête offensifs à ces galimatias.
      La ville a donné les bus de la TAM à la pref pour servir de bétaillère pour transporter 51 interpellés.
      Quant à l’action de la police, voilà ce que cela donne, pour ne citer que ce moment terminal de chasse aux manifestants aux abords de Paul Valéry
      https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1798925486794194&id=1088197401200343

    • Alors, d’après un journal de gauchistes rapportant au passage les déclarations d’une association affiliée au Komintern (je souligne) :

      Un peu avant 16 heures, environ 200 manifestants au visage dissimulé ont affronté la police, déployée en nombre .

      Des projectiles – notamment des bombes de peinture et des fumigènes rouges – ont été tirés vers les dizaines de policiers et CRS déployés qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes et ont [les flics donc, pas les manifestants], de fait, barré le parcours initialement prévu pour la manifestation.

      Le cortège a ensuite pris une autre voie à travers le centre-ville, vers la préfecture, dont l’accès était défendu par de nombreux membres des forces de l’ordre. Une partie du cortège s’est engagé dans des rues commerçantes où plusieurs vitrines ont été brisées [...]

      Dès samedi soir, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) de l’Hérault a dénoncé dans un communiqué « la nasse policière » mise en place pour ces interpellations, et « l’entrave à la liberté de manifester ». « Ces personnes, dont deux membres de l’équipe légale de la LDH , ont été arrêtées totalement au hasard, plus de deux heures après les dégradations commises en marge de la manifestation, et à deux kilomètres des dégradations », a affirmé Me Sophie Mazas, présidente de la fédération départementale.

      Sans préjuger des intentions initiales des vilains briseurs de vitrine et sans conspirationnisme excessif, il faut bien relever un curieux sens de l’orientation chez les gardiens de la paix dépositaires du monopole de la violence.

      https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/04/15/une-manifestation-contre-le-gouvernement-degenere-a-montpellier_5285664_3224

      (tiens, à ce moment sur radio Klaxon Nina Simone interprétait la Fiancée du Pirate, ça n’a rien à voir quoique

      https://www.youtube.com/watch?v=BB__mz4KGC8

      )

    • Montpellier : après les saccages, un homme condamné à trois mois de prison ferme
      https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/montpellier-apres-saccages-homme-condamne-trois-mois-pr

      L’autre homme a 31 ans, sans profession. Il tient des propos véhéments dès son arrivée dans le box : « Je refuse que mon avocat prenne la parole pour moi, » crie-t-il. Et il poursuit à l’attention du tribunal : « Votre monde libre est un enfer et la prison sera le paradis et là-bas, je me ferais des potes. Cela fait juste 30 heures que je veux fumer une clope. Je veux qu’on m’enferme ».

      Trois mois de prison ferme avec mandat de dépôt

      Le président décide de poursuivre l’audience sans lui, il est renvoyé en geôle. L’examen des faits : port d’un couteau, jet de peinture sur les forces de l’ordre et doigt d’honneur lui sont notamment reprochés. L’homme est un adepte du cannabis et il vient de sortir d’une mesure de placement sous curatelle. Le tribunal soulignera l’altération de son discernement et le condamne à trois mois de prison ferme avec mandat de dépôt, suivant ainsi les réquisitions du procureur de la République.

      Muriel Ressiguier répond aux accusations de Philippe Saurel sur les casseurs
      http://www.midilibre.fr/2018/04/16/muriel-ressiguier-des-conditions-reunies-pour-que-les-casseurs-passent-a-l

      Des commerçants victimes ont lancé une pétition pour demander votre démission ! Comment réagissez-vous ?

      C’est du grand n’importe quoi, c’est de la récupération politique de l’autre bord. Samedi, dés que ça a commencé à gazer, on s’est retirés de la manifestation. Est-ce que c’est moi qui ai interdit la manif ? (...)

      Mais les premiers incidents ont été provoqués par une partie des manifestants !

      Ce n’est pas ce que j’ai vu et ce qui m’a été rapporté. Il y a eu ce refus de nous laisser passer sur le boulevard du Jeu de Paume, un des endroits les plus sûrs pour encadrer une manifestation, c’est ce que j’ai dit aux policiers. Pourquoi ? Cela a créé des tensions. De toute façon, quand un mouvement dérange, c’est toujours à ce moment qu’il se passe quelque chose et comme par hasard, il y a de la casse et après on siffle l’arrêt des jeux. Mais là, le mouvement prend.

      #police #manifestation_interdite #justice #chômeur #curatelle #manifestation #peinture #prison