4,4% de la population française infectée, très loin de l’immunité collective

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  • Un mathématicien démonte une étude épidémiologique confortant le bien fondé de la politique du gouvernement
    https://hal-amu.archives-ouvertes.fr/hal-02568133v3/document

    Au terme de cette étude mathématique, il apparaît ainsi que 17 auteurs de 10 laboratoires - dont les noms comptent parmi les plus connus au monde - n’ont aucune compétence pour traiter des questions d’épidémiologie.
    En réalité, cet article n’est en aucun cas un article qui pourrait remplir un quelconque critère de qualité pour publication et encore moins pour des gouvernants.
    Totalement illisible, truffé d’erreurs grossières, d’incompréhensions notoires sur des notions mathématiques parmi les plus élémentaires, ce papier ne visait en fait qu’à servir un pouvoir avide de justifications - scientifiques - de sa politique : le confinement et la surveillance généralisée via des mesures de contrôle.
    Il n’y a aucun scientifique dans cette liste d’auteurs. Seulement de nouveaux Lyssenko en puissance, dangereusement empressés de pouvoir jouer un rôle dans la conduite d’une politique liberticide du pays.
    À vous les pseudos épidémiologistes qui vous permettez ainsi d’insulter la science tout en vous félicitant d’éclairer le monde de vos merveilleuses compétences, nous répondons ici que vous ne semez que l’ignorance barbare. Vous servez docilement, par des trucages scientifiques, les dirigeants qui prétendent museler la contestation de leur politique au nom de la science.
    À jamais honte à vous.

    #sciences #épidémiologie #mathématiques #probabilités #confinement

    • J’avoue ressentir une totale fatigue intellectuelle sur ces sujets.

      Si même Pasteur publie des papiers politiques maquillés en papiers techniques, on fait quoi pour avoir une idée un tout petit peu... sereine de ce qu’il se passe ?

      Et ceci dit, le papier technique de ce mathématicien est difficile à lire. Et ses élans trollesques ne simplifient pas le propos.

    • Je ne sais pas ce que vaut cette critique mathématique. Mais, depuis le début du Barouf Raoult beaucoup de gens crient à l’hérésie, trouvent absolument incroyable ces petits arrangements avec le protocole scientifique. Alors qu’il ne s’agit pas du tout d’une exception mais bien du déroulement normal de la production scientifique. Je n’ai pas vu de textes allant dans ce sens, si vous en avez sous le coude je suis preneur. Merci !

    • C’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses. Il se risque lui aussi à des prédictions, peut-être que son modèle mathématique est plus sérieux mais on n’est pas à l’abri qu’il oublie certains paramètres qui sortent de son domaine de compétence. Juste un d’ailleurs : il parle de la Suède comme n’ayant pas confinée sa population. Il se trouve que j’écoutais Antoine Flahault (un médecin épidémiologiste) il y a quelques jours qui expliquait qu’en Suède il n’y avait pas eu besoin de confinement imposé par la loi parce que la population s’est auto-confinée de son propre chef (il prenait l’exemple d’un week-end prolongé où normalement les habitants vont sur la côte : cette année il n’y avait personne), les consignes sanitaires étant très bien suivies et sans doute mieux expliquées par le pouvoir qu’en France (ce n’est pas compliqué). Il n’est pas impossible que le confinement à la mode Suédoise a été à peu près équivalent au confinement français, qui était loin d’être le plus strict.

  • La nouvelle fausse-évidence absolument omniprésente (les réseaux, les gens qu’on rencontre…) : tu te rends comptes qu’on nous a imposé tout ça (le confinement) pour une maladie qui n’a fait que 30 000 morts ?

    Tu sors enfin de chez toi, tu rencontres des gens, et boum avec ça c’est la grosse grosse fatigue. Je sens que Raoult, à côté de ce nouveau truisme débilitant, c’était juste une mise en bouche.

    • Hier, je me suis pris dans la figure le discours de l’anthropologue suisse. Son texte, à ce gars, continue de faire des dommages (je confesse m’y être laissé piéger il y a deux mois, mea culpa). Et maintenant que l’on sait d’où il parle... On pourra en faire un cas d’école pour l’avenir.

      Je tâche de me construire une liste de faits rappelant qu’il était nécessaire de faire qq chose et que ce virus est bien particulier :
      – très forte contagiosité, plus que la grippe saisonnière,
      – des soignants sont morts, ce qui n’arrive pas en cas de grippe saisonnière,
      – autant de morts qu’en 1968, mais à l’époque, aucune mesure de confinement,
      – pour les qui croient à un complot contre la population, je rappelle le cas du porte avion américain, contraint de débarquer tous ses marins, contre l’avis de Trump, tellement l’épidémie se transmettait rapidement, idem pour le notre, de porte avion...
      – Je partage aussi le long billet d’Allodoxa, pour les courageux qui veulent en toute bonne foi évaluer l’efficacité de la chloroquine.

      Si vous en avez d’autres... Merci de partager :-)

    • Le pire est que ce discours « tout ça pour rien » est relayé y compris par des toubibs. Hallucinant... J’ai une amie qui bosse dans un cabinet médical (médecins généralistes). C’est le discours qu’ils lui ont servi. La gripette quoi...

      Tout comme @biggrizzly j’essaie de me garder de côté un argumentaire type pour démonter ces discours.

    • Et encore, vous n’avez pas la variante complotiste.

      Les chiffres sont faux, tout est organisé et planifié de manière délibérée (même les déclarations contradictoires du gouvernement, c’est calculé pour mettre en état de sidération et faire avaler n’importe quoi), pour imposer la vaccination obligatoire, toutes les ficelles sont tirées par Bill Gates et j’en oublie certainement…

    • Oui, la 5G et les puces sous-cutanées, Diala vient encore d’y avoir droit ce matin.

      Mais j’ai vraiment l’impression que le « tout ça pour ça », pas encore totalement complotiste, est la chose la mieux partagée du monde. Et comme le fait remarquer @ericw, je l’entends aussi de gens qui sont dans le domaine médical.

    • @baroug je ne suis pas certain de ce que tu veux dire.

      Mais je me suis posé la question du principe de cette règle de trois, surtout si on considère le déséquilibre par âge, en se disant que Covid tue d’abord les vieux, et qu’une fois qu’on a tué les vieux, la proportion de morts va diminuer.

      Mais ça suppose qu’on aurait contaminé les vieux en premier ; c’est-à-dire qu’à Paris on aurait contaminé 9% de la population, mais déjà proportionnellement beaucoup plus de vieux. Peut-être, peut-être pas. Mais surtout, tu as l’énorme différence de contaminations sur l’ensemble du territoire national. C’est-à-dire que même si admettait avoir fait le gros de l’euthanasie de vieux à Paris et dans le Grand Est, on est loin d’avoir commencé dans le reste du pays.

      Ce qui me fait penser que, certes la règle de trois n’est pas valable stricto-sensu, mais que pour avoir un ordre d’idée, ça tient la route. La règle de trois ci-dessus donne 440 000 morts. On est encore dans les ordres d’idée des premières estimations à 250 000 à 300 000 si on ne faisait rien.

    • Je sais pas, ça me parait trop flou et avec trop d’aléatoire pour dire simplement que reporter sur une population plus large on aurait x morts. La saturation hospitalière est responsable de beaucoup, l’états d’impréparation des ehpad etc., le moment, et la préparation des autorités sont pas les mêmes non plus… bref il me parait assez hasardeux de parier sur une simple linéarité des « résultats ».

    • Alors qu’est-ce que ça aurait été en ne faisant rien de spécial…

      Ça non plus c’est pas dit au final, avec les infos qui semblent aller de plus en plus dans le sens de contaminations massivement en vase clos à l’intérieur… et dans les foyers.

    • Si c’est pas une règle de 3, c’est de combien ? 2,5 ? :-))

      Evidemment, refaire l’histoire est impossible. Mais on a l’exemple américain en direct qui peut répondre à une partie de la question, et nous aider à déterminer un ratio de correspondance qui satisferait aux plus sceptiques... Assurément, semble-t-il, ça ne va pas dans le sens de moins de 30000 morts pour 2 mois de temps et 5% de contaminés en tout.

    • Autres paramètres  :
      -- Si tu laisses filer, le système de soins lâche et beaucoup de gens meurent en plus, juste parce qu’il n’y a plus rien pour les soigner. Et là, on a aucune idée de la vitesse avec laquelle ça monte dans les tours.
      -- Malgré le confinement, on est à l’os pour les soins et pas mal de médicaments, y compris pour des problèmes qui n’ont rien à voir.
      -- Tu ne peux pas laisser mourir l’équivalent d’une grande ville en espérant que ça n’aura pas de conséquences logistiques, sociales et même économiques insurmontables.
      -- 200 ou 300 000 morts, cela signifie aussi des millions de malades avec des symptômes lourds et des séquelles. Là aussi, nous ne pouvons pas faire face à une telle masse.

    • Loin de moi l’idée de dire que le confinement ne sert ou n’a servi à rien ; je dis juste que toutes ces estimations mathématiques me semblent à côté de la plaque : la seule chose qu’on a vue clairement jusque là c’est l’imprévisibilité des choses, les nombreux facteurs qui nous échappent, la faiblesse des connaissances du moment. Toute phrase chiffrée qui commence par un si me semble donc douteuse actuellement.

    • Je pense que les gouvernements étaient obligés de prendre des mesures contre une contagion accélérée de toute la population sans disposer de chiffres valables et sans avoir une idée sur le meilleur itinéraire, parce que dans le passé ils ont ignoré les avertissements des spécialistes. Les privatisations des hôpitaux publiques en France et en Allemagne ne sont qu’un exemple pour un tas de mesures qui ont déstabilisé nos sociétés dans tous les domaines.

      Ensuite pendant la phase de prise de décision sont passés dans les ministères les lobbyistes habituels dont les recommandations ont été pris en compte. On ne laisse pas crèver les grande banques et producteurs de voitures simplement à cause d’un virus.

      Ceci a suffi pour donner on souffle fort à l’imagination de tous les connards qui surfent sur les vagues de la peur généralisée et boum, on se tape un tsunami du n’importe quoi qui anéantit les voix raisonnables et critiques. Après son passage il ne restent que les débris des idées de l’époque passée.

      Là il faudra jeter un regard frais et innovant sur les choses afin d’identifier les point d’attaque qui permettront de faire tomber les nouveaux obstacles contre l’expression libre, contre les syndicats et les groupes politiques insoumis que nos gouvernements se sont empressés d’ériger pendant la crise.

      Je veux dire qu’on tombe dans une piège si on se concentre trop sur les détailes médicaux et virologiques. Là où nous sommes tous en mesure de porter un jugement qualifié c’est dans le domaine de l’organisation de la société et du déséquilibre social. La lutte continue sous des conditions matérielles beaucoup plus éprouvantes qu’avant. Faudra le prendre en considération.

      #covid-19 #France #Allemagne #privatisations

    • Non, le Covid-19 n’est pas seulement « au 17e rang mondial en nombre de morts »
      https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/05/14/non-le-covid-19-n-est-pas-seulement-au-17e-rang-mondial-en-nombre-de-morts_6

      C’est ainsi que Vikash Dhorasoo, ancien footballeur international français et co-meneur de la liste de La France insoumise aux élections municipales à Paris, s’est interrogé sur la très faible mortalité quotidienne du Covid-19, pour mettre en cause la stratégie de confinement adoptée en France et dans de nombreux pays dans le monde.


    • Le nombre de morts quotidiens, bien que très parcellaire, a également fluctué depuis le début de la pandémie en janvier 2020. Ainsi, si la moyenne hebdomadaire est d’environ 4 700 à la mi-mai, il a connu un pic à plus de 7 000 morts par jour à la mi-avril. Bien au-delà des moyennes quotidiennes d’autres grandes maladies, dont la tuberculose, qui reste la maladie infectieuse la plus mortelle (1,18 million de morts en 2017, soit 3 233 morts par jour en moyenne).

    • Ça fait plaisir de lire des fils comme celui-ci, merci ! Plus intéressant que Twitter où on risque de croiser Vikash Dhorasoo (la preuve qu’il ne fallait pas préparer le bug de l’an 2000, c’est qu’il n’a pas eu lieu ?) et les complotistes.

      J’ai une petite question : on peut imaginer que le virus est partout et qu’on en prend régulièrement à faible dose avec toute la réduction des potentialités de contamination. Est-ce que ça peut aider à se faire des anticorps, cette faible exposition au virus ?

    • Sinon, dans le genre déni et psychologisme de bazar, nous avons le discours des pédiatres concernant le retour des enfants à l’école. Ci-après un article qui rend compte de la prise de position de ces praticiens qui « dénoncent des craintes excessives vis à vis de l’école ». Certains commentaires reflètent assez bien ma propre opinion, à savoir que les pédiatres ne sont ni virologues, ni épidémiologistes (même que ces derniers avouent souvent n’y rien comprendre à cette épidémie) mais qu’on les autorise complaisamment à la ramener sur les médias mainstream afin que les parents ne se sentent plus coupables de confier leurs progénitures à un service de « garderie scolaire ».

      https://www.20minutes.fr/societe/2779139-20200514-coronavirus-pediatres-denoncent-craintes-excessives-vis-v

      « Il est urgent de maîtriser nos peurs et d’aller de l’avant pour le bien des enfants », estiment les pédiatres, parmi lesquels le président de la Société française de pédiatrie Christophe Delacourt. Trois jours après la réouverture des classes, et alors qu’une deuxième vague d’écoliers a repris jeudi le chemin de l’école, les spécialistes font « le constat des nombreuses difficultés à une réouverture pragmatique des classes », en raison de « blocages ».

      Tout comme le branquédéquerre de l’éducnat qui prétend que les enfants courent plus de danger à l’extérieur de l’école qu’à l’intérieur. Finalement, ne serait-ce pas une apologie de la gestion carcérale de nos sociétés à laquelle nous assistons actuellement ? La prison et l’univers concentrationnaire : rien de tel pour protéger les citoyens contre leurs mauvais penchants.

    • Oui, certes, mais peut-on parler de « bien-être » au vu des conditions d’accueil actuelles dans les « écoles » ? A moins de considérer que l’école, c’est moins pire que le milieu familiale et ses violences, violences intra-familiales qui passent le plus souvent sous les radars. Dans ce cas, les pédiatres auront peut-être fait preuve de pragmatisme.

    • Ben comme disait Monolecte, y’a des gamins qui kiffent : moins de bruit, de violence… Et oui, après deux mois de confinement, beaucoup ont besoin de bouger et de voir autre chose que les parents. Et réciproquement…

    • Témoignage ici, CM2 :
      • premier jour, hier : content de retrouver les copains
      • deuxième jour : une boule au ventre toute la journée, toutes les discussions avec les copains tournent autour du covid et dès l’arrivée à la maison : je peux enlever tous mes vêtements et les mettre à la machine ?
      • la semaine prochaine : chouette, les 2 jours prévus à l’école, c’est le pont de l’Ascension…