Précarité des jeunes : la secrétaire d’Etat Christelle Dubos au chevet de la Seine-Saint-Denis

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    Saint-Denis, vendredi 5 juin 2020. Visite de la secrétaire d’Etat Christelle Dubos. LP/Gwenael Bourdon

    Une rencontre avec le préfet de Seine-Saint-Denis, Georges-François Leclerc le matin, une pause pizza [plutôt qu’un barbecue de ministre] avec des jeunes en quête d’insertion [et de caillasse] à Saint-Denis le midi, une nouvelle étape à Montreuil auprès d’une association [qui préfère rester anonyme]… Christelle Dubos, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Santé [du Père Noël] et des Solidarités [verbales], a fait le grand tour du [zoo du] 93, ce vendredi.

    [On mouille la maillot pour] Une longue visite destinée à « discuter des conséquences sociales de la crise pour les jeunes » . « Le département de la Seine-Saint-Denis a été fortement touché, c’est un territoire jeune, et ma préoccupation, c’est la précarité qui touche les étudiants, ceux qui sont sortis du système scolaire, ou encore les jeunes actifs qui ont perdu leur travail [de merde] » , énumère-t-elle, rappelant au passage qu’une aide exceptionnelle de 200 euros [et un Mars !] sera versée d’ici le 15 juin à 800 000 jeunes en France, dont 400 000 étudiants [dûment sélectionnés parmi tous ceux placés sous la ligne de flottaison].

    « Il faut faire un plan Marshall pour les travailleurs sociaux »

    « S’il n’y avait pas l’EDI, on ne va pas se mentir, je serais en garde à vue H24 ! » , lance une jeune fille [qui a une tête à se faire contrôler dès qu’elle est dehors] à la ministre, lorsque celle-ci lui demande ce que lui apporte la structure. « C’est énorme pour moi, explique un jeune homme d’une voix douce. Je me suis resocialisé, les éducateurs et les formateurs sont adorables [ça me change de tous ces profs minables qui m’ont traités de débile des années tellement il savent pas quoi faire des élèves et ont besoin de se rassurer façon moche de chez moche]. »

    Ici, les stagiaires suivent d’abord une série d’ateliers — remise à niveau en français, photo, vie quotidienne… « L’objectif est de les remettre dans une dynamique qui leur permettra ensuite de suivre un stage, une formation [si ils en trouvent une pas trop chère, par exemple en apprentissage]. Certains n’ont aucun diplôme, d’autres sont sous main de justice [qui est en fer], ont des problèmes d’addiction… » , explique Rachida Mimoune, directrice du Pôle développement social à La Sauvegarde, association en charge de l’EDI.

    Combattre la précarité est aussi une question de moyens humains [ si on veut, puisqu’il faut pas trop parler cash et moins encore grisbi]. C’est ce que rappelle au passage le directeur général de La Sauvegarde, Stéphane Eudier, [un patron du social] qui a du mal à attirer des recrues, « avec un salaire à peine au-dessus du Smic » . « Il faut faire un plan Marshall pour les travailleurs sociaux [des emplois aidés pas trop mal payés pour faire vivre l’insertion peut-être, plutôt que des CDD payés au lance pierre], sinon on n’y arrivera pas » , assure-t-il à la ministre.

    Plus de moyens pour la Seine-Saint-Denis : c’était la promesse faite à l’automne dernier par le Premier ministre Edouard Philippe, venu à Bobigny annoncer un plan d’urgence pour le département. Est-il toujours d’actualité ? « Les chantiers sont en cours », assure Christelle Dubos [la preuve, on a déjà acheté pas mal de lacrymogènes, de grenades de désencerclement], sans toutefois pouvoir se montrer plus précise sur le calendrier. « Je serai particulièrement attentive aux clauses d’insertion, sur les chantiers correspondant à des investissements de l’Etat [quitte à ouvrir de nouvelles prisons si il le faut] » , ajoute la ministre.

    La secrétaire d’État, c’est évidemment celle qui ne porte pas de masque dans un lieu clos, comme Trump et Bolsonaro. Elle n’a pas à protéger les autres. Par délégation des pouvoirs de la France qu’elle a, sa présence guérit des écrouelles et vaccine contre la Covid. La réductions des risques, c’est comme la morale, pour les autres.

    #jeunes #insertion #précarité #Seine-Saint-Denis #Montreuil

    • Précarité des jeunes : la secrétaire d’Etat Christelle Dubos au chevet de la Seine-Saint-Denis

      La secrétaire d’Etat Christelle Dubos a passé sa journée en Seine-Saint-Denis, à la rencontre des institutions et associations d’insertion.

      Saint-Denis, vendredi 5 juin 2020. Visite de la secrétaire d’Etat Christelle Dubos. LP/Gwenael Bourdon

      Le 5 juin 2020 à 19h24, modifié le 5 juin 2020 à 20h55
      Une rencontre avec le préfet de Seine-Saint-Denis, Georges-François Leclerc le matin, une pause pizza avec des jeunes en quête d’insertion à Saint-Denis le midi, une nouvelle étape à Montreuil auprès d’une association… Christelle Dubos, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Santé et des Solidarités, a fait le grand tour du 93, ce vendredi.

      Difficile de voir autre chose qu’une pure opération de communication (message subliminal : « Christelle Dubos, Seinte-Saint-Denis, Secrétaire d’État »). Si on ne voit pas sa tronche, à cette Christelle-Dubos-secrétaire-d’État, je vois même pas l’intérêt.

      (Accessoirement, je me demande bien pourquoi elle n’a pas fait la « pause pizza » avec le préfet Georges-François, et la rencontre sérieuse avec « les jeunes en quête d’insertion ».)