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  • Brive : l’hôpital engage des comédiens pour jouer les patients et tester ses agents, les syndicats hurlent au scandale !
    https://www.leparisien.fr/societe/brive-lhopital-engage-des-comediens-pour-jouer-les-patients-et-tester-ses

    À l’hôpital de Brive, il y a le niveau 2 du plan Blanc activé depuis quelques jours face à la résurgence de l’épidémie de coronavirus et l’afflux de malades. Mais il y a aussi de #faux-patients. Du 15 au 25 novembre, deux comédiens ont été engagés pour être envoyés dans six services différents, révèle le quotidien régional La Montagne. Une mesure assumée et défendue par la direction mais qui ne passe pas du tout auprès des organisations syndicales qui ont été saisies.

    « Un gars un peu ébou­riffé a dé­bar­qué dans mon bu­reau et il ne de­man­dait rien. On lui a posé des ques­tions, on lui a de­mandé son nom, son pré­nom. Il a ré­pondu qu’il s’ap­pe­lait Pierre Pierre », raconte une agente, sous couvert d’anonymat, au journal local.

    « Il n’y avait au­cune agres­si­vité, af­firme un agent ad­mi­nis­tra­tif qui a été confronté à ce #test. C’est le pro­cédé qui est agres­sif. En at­ten­dant, de vrais pa­tients ont ap­pelé, je leur ai de­mandé de rap­pe­ler plus tard. Et je sais que nous sommes dif­fi­ciles à joindre », explique-t-elle. Car c’est bien là le problème, ces « patients mystères » n’ont pas amusé le personnel. Seuls les médecins chefs de pôle et les cadres de service étaient au courant, précise France Bleu.

    Selon la radio, l’un des comédiens aurait un peu trop exagéré dans sa prestation au service psychiatrique et cet incident a mobilisé de nombreux agents qui ont même contacté les forces de l’ordre pour s’assurer qu’une personne désorientée, en réalité l’acteur, n’était pas recherchée. C’est lui-même qui a mis fin à sa prestation d’un homme « égaré » face aux proportions de son arrivée dans le service.

    « Le patient ne jouait pas une personne égarée mais manifestait des troubles psychologiques sérieux pour ne pas dire sévères. Un infirmier a dû venir au secours de la secrétaire. Puis un médecin a dû abréger sa consultation pour venir en aide à l’infirmier. C’est une perte de temps. C’est regrettable, lamentable, minable d’agir ainsi » fulmine à France Bleu, Jean Pierre Salès, secrétaire de la section hôpital de Brive à la CFDT.

    « Faire ce genre d’enquête, caché, avec des comédiens, c’est très mal venu. C’est écœurant comme pratique. Que l’on fasse des enquêtes utiles à tous, pourquoi pas ! Mais d’une manière ouverte et officielle. On prévient », peste-t-il encore, évoquant le contexte Covid et une décision de la direction qui « ajoute de la tension ».

    La direction assume cette décision qui était une manière « moins technocratique » de se préparer pour tenter d’obtenir la certification « Experts visiteurs » en juin prochain. S’il le directeur adjoint, Michel Da Cunha, reconnaît qu’un acteur « a été trop loin » avec une « réaction disproportionnée », il se satisfait que « 90 % des interactions entre le personnel et les comédiens se soient bien passées ».

    Pour lui, cet exercice, qui était repoussé depuis deux ans, est « une méthode que l’on retrouve beaucoup dans le monde de l’entreprise ». « Ce pro­gramme a été mis en place pour auto-évaluer la prise en charge du pa­tient avant la venue d’ex­perts vi­si­teurs en juin 2022 qui per­met­tront au centre hos­pi­ta­lier d’ob­te­nir la #Cer­ti­fi­ca­tion-2020. C’est une obli­ga­tion ad­mi­nis­tra­tive. Le but n’était pas de mettre en difficulté les agents », termine-t-il.

    « Il était prévu que ces acteurs re­viennent en janvier février. Le per­son­nel ne sou­haite pas qu’ils re­viennent », prévient déjà la CGT. Un sujet qui sera débattu, jeudi prochain, entre représentants du personnel et la direction lors de la réunion du comité technique d’établissement.

    Donc, les #néo-managers responsables de la sape organisée des services publics préfèrent employer des comédiens plutôt que des médecins à l’hôpital.

    #Hôpital #faux-patients #test #Certification2020 #néo-management

  • #Covid-19 : pourquoi la cinquième vague est aussi « fulgurante » - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/societe/sante/covid-19-pourquoi-la-cinquieme-vague-est-aussi-fulgurante-23-11-2021-5RE6

    « Il y a dix jours, nous tablions sur 30.000 à 50.000 cas à la période de Noël mais, au regard de la croissance de l’épidémie, ce sera sans doute plus que ça si rien n’est fait ».

    […]

    « […] désormais, le critère qui va nous guider et éventuellement déclencher des mesures sanitaires fortes, ce sera la saturation des hôpitaux sur le territoire ».

    #France

  • Covid-19 : restaurants, trains, écoles... aérer, l’autre geste barrière oublié - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/societe/sante/covid-19-restaurants-trains-ecoles-aerer-lautre-geste-barriere-oublie-12-

    Il n’y a pas que le port du masque qui s’étiole. Alors que la barre des 12 000 nouveaux cas de Covid-19 a de nouveau été franchie ce jeudi soir, on n’ouvre pas assez nos fenêtres. C’est ce que montre le vaste testing que nous avons mené pendant dix jours.

  • Migrants : un test PCR ou la prison, la loi qui révolte les associations - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/societe/migrants-un-test-pcr-ou-la-prison-la-loi-qui-revolte-les-associations-05-
    https://www.leparisien.fr/resizer/Vu7L-Ww0RaJKLi55GmIFz454zG0=/1200x675/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/leparisien/LC3TG32H75PVLK2DVWXMALROKY.jpg

    Migrants : un test PCR ou la prison, la loi qui révolte les associations
    Depuis trois mois, les migrants qui refusent de subir un test PCR dans le cadre de leur mesure d’éloignement du territoire sont traduits devant la justice. « Une atteinte aux libertés fondamentales », pour leurs défenseurs.
    Comme au Mesnil-Amelot, le plus grand centre de rétention administrative (CRA) de France, les migrants multiplient les allers-retours avec la prison après avoir refusé de se soumettre à un test PCR. Depuis septembre 2020, Abdel (prénom d’emprunt), ressortissant tunisien de 34 ans, a passé huit mois en détention en France. Avant cela, il n’avait pas de casier judiciaire. Mais cette peine est le résultat de quatre condamnations pour « délit de soustraction à une mesure d’éloignement ».

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#CRA#OQTF#politiquemigratoire#testPCR#droit#prison

  • Abus en psychiatrie : le cri d’alarme des médecins
    https://www.leparisien.fr/societe/sante/abus-en-psychiatrie-le-cri-dalarme-des-medecins-25-09-2021-EQRFMTWQOVEC3K

    Il va tirer un trait sur quinze ans d’hôpital. A son grand regret, Mathieu Bellahsen rendra vendredi sa blouse. « Aujourd’hui, il n’est plus possible d’être lanceur d’alerte, les représailles sont immédiates », déplore ce psychiatre grande gueule, ancien chef de pôle à l’unité d’Asnières (Hauts-de-Seine) de l’hôpital Roger-Prévot-de-Moisselles.

    Alors que s’ouvrent ce lundi les assises de la santé mentale, plusieurs soignants nous racontent comment, en dénonçant des dérives comme l’isolement et la contention, ils se retrouvent « harcelés », « placardisés », « mis à pied » par leur direction. D’ailleurs, le débat sur ces pratiques, « en inflation » depuis trente ans, ne sera pas abordé lors de ces deux journées. Une omission dénoncée par 187 signataires dont 90 psychiatres, dans une tribune que nous publions.

    Chambres fermées à clé

    Pour le docteur Bellahsen, les ennuis ont commencé après la nuit du 7 au 8 mai 2020. Dans son service, deux patients testés positifs sont transférés en unité Covid, obligeant les autres, cas contacts, à se confiner. Mais, dans la soirée, un psychiatre de garde et la direction décident de fermer leurs chambres à clé. En l’apprenant, Mathieu Bellahsen voit rouge : « Au lieu de leur dire de bien s’isoler et de respecter les gestes barrière, ils les ont traités comme des citoyens de seconde zone, en bloquant les serrures, selon un vieux préjugé d’irresponsabilité des malades mentaux. »

    Le chef de pôle prévient aussitôt la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, une autorité indépendante. Ce n’est pas la première fois qu’il reproche à la direction « ses méthodes » : en unité Covid, les patients sont « cloîtrés », dit-il, durant quatorze jours. C’est ce que constate, sur place, la contrôleuse, Adeline Hazan, qui découvre des patients « enfermés à clé 24 heures sur 24 sans que leur état clinique psychiatrique le justifie ». Son rapport édifiant révèle « une confusion absolue entre les notions de confinement sanitaire et d’isolement psychiatrique ».

    Les jours s’écoulent en pyjama de papier, dans des chambres sans douche ni télé ni notion du temps. Au même moment, dans une autre unité verrouillée, une femme brise sa fenêtre de désespoir et tombe de deux étages. Mais voilà, quelques jours plus tard, la direction reçoit une lettre de l’équipe infirmière, alertant sur des difficultés de longue date avec l’encadrement médical, ciblant notamment #Mathieu_Bellahsen.

    #psychiatrie

  • « On a des inquiétudes très fortes » : le cri d’alarme des hôpitaux marseillais, très impactés - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/societe/on-a-des-inquietudes-tres-fortes-le-cri-dalarme-des-hopitaux-marseillais-
    https://www.leparisien.fr/resizer/XaDSyWKhB6umQXDbiuA12t7qKDc=/1200x675/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/leparisien/R3MLP7O4LJENFFPJMKG2BYYKQY.jpg

    Jean-Luc Jouve a aussi pointé les très fortes disparités avec une surreprésentation en réanimation des habitants des quartiers les plus défavorisés, dans le Nord de la ville. De la même manière, la vaccination y reste assez faible en raison des difficultés d’information, du déficit de centres de vaccination et du manque de transport en commun mais aussi des vidéos YouTube de Didier Raoult, a estimé le Pr Jouve : « L’IHU (NDLR : dirigé par Didier Raoult) porte peut-être une certaine responsabilité sur le fait que dans les quartiers Nord, on ait une couverture vaccinale assez misérable proche de 30 %. »

  • Sociologues ou gardiens de la doxa ? Qui entache la réputation de notre discipline ? La réponse de Laurent Mucchielli
    https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/220821/sociologues-ou-gardiens-de-la-doxa-qui-entache-la-reputation-de-notr

    Huit sociologues qui n’ont jamais publié le moindre travail empirique sur l’analyse de la crise sanitaire, ni sur la pharmacovigilance, m’injurient par voie de presse, sur le fondement d’un seul argument (je ne comprendrais rien à la causalité) et de sources douteuses. Voici ma réponse.

    Le 19 août 2021, 8 collègues sociologues parisiens ont cru bon de publier dans le journal Le Monde une très courte tribune https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/08/19/vaccination-contre-le-covid-19-la-sociologie-ne-consiste-pas-a-manipuler-des toute entière dirigée contre ma personne, m’insultant, me diffamant et demandant au CNRS de me sanctionner. Il s’agit de Gérald Bronner, Alain Ehrenberg, Jean-Louis Fabiani, Olivier Galland, Nathalie Heinich, Jean-Claude Kaufmann, Pierre-Michel Menger et Dominique Schnapper. On trouvera ici ma réponse qui :

    1) rappelle l’argumentation de nos huit éminents collègues,
    2) montre qu’ils valorisent la censure de Mediapart en ignorant les arguments des journalistes et des intellectuels qui ont republié nos articles,
    3) montre que, en réalité, ils ne m’ont pas lu et ne connaissent manifestement pas grand chose au sujet,
    4) s’interroge sur leurs motivations et leurs présupposés,
    5) défend effectivement une autre conception de la sociologie que la leur.

    L’argumentation des censeurs
    Selon ces 8 éminents collègues, il est heureux que Mediapart m’ait interdit de publier sur les effets indésirables des vaccins anti-covid car je tromperais mes lecteurs en me parant de mon titre professionnel de directeur de recherche au CNRS et ainsi en « présentant comme scientifique » une analyse qui procéderait « au mieux, d’une erreur d’interprétation inadmissible et, au pire, d’une falsification de données » . Et voici leur explication : mon analyse « confond les décès intervenus durant une période consécutive à une vaccination avec ceux causés par la vaccination – une causalité qui, bien sûr, n’a été nullement avérée, et dont la probabilité est infinitésimale » . La conclusion arrive immédiatement : « C’est là un exemple de la confusion classique entre concomitance et causalité. Une faute de raisonnement qui ferait sourire de la part d’étudiants en première année mais qui, commise par un chercheur au CNRS, constitue une démonstration d’incompétence professionnelle » .
    Fichtre ! Une telle agressivité surprend !

    Et ce n’est pas tout. Non content d’être un imbécile, je serais de surcroît un dangereux complotiste. En témoignerait « la multiplication de publications complotistes commises par ce même sociologue depuis le début de la crise épidémique, et que recense avec précision le site Conspiracy Watch - L’observatoire du conspirationnisme, dans un article du 6 août ».

    Tout d’un coup, ce n’est donc plus un article qui est contestable mais tout mon travail depuis un an et demi qui est qualifié de « douteuse production ». Je ne ferais qu’étaler une « position idéologique » qui « n’a rien à voir avec de soi-disant travaux de recherche indigents, voire frauduleux ». Et ils concluent que j’incarnerais une « dérive » qui « entache la réputation de notre discipline » dont eux prétendent défendre « l’honneur » . Rien de moins !

    Ainsi, l’argumentation de nos éminents collègues tient en tout et pour tout dans deux affirmations :
    1) je ne comprends rien à l’imputabilité des effets indésirables des vaccins,
    2) je suis de toutes façons un affreux complotiste, ce mot discréditant à lui seul l’ensemble de mon travail. Et la messe (d’enterrement) serait dite.

    Mediapart est libre d’adopter la doxa, d’autres ne le font pas
    Ces collègues ignorent que je n’ai pas publié un mais deux articles sur le sujet (voir https://altermidi.org/2021/08/06/le-texte-de-laurent-mucchielli-depublier-par-mediapart et https://www.ardeur.net/2021/08/la-dangerosite-des-nouveaux-vaccins-anti-covid-est-un-fait-historique ).
    Le premier (celui « dépublié » par Mediapart – puisque mes critiques n’assument pas le mot « censure ») a été republié notamment sur un site d’information générale (AlterMidi) , créé par des journalistes indépendants qui ont de surcroît motivé leur décision en écrivant fort intelligemment ceci : « Nous ne sommes pas compétents pour établir la vérité, mais nous constatons que toutes les formes de pouvoir s’arment aujourd’hui de la vérité scientifique pour imposer une marche à suivre et que la science produit des vérités en fonction du contexte social. Voilà pourquoi, avec l’aimable autorisation de son auteur, nous prenons le parti de publier ci-dessous le volet refusé en laissant aux lecteurs la liberté de fonder leurs propres opinions ».

    Le second a été publié notamment sur le site de L’ardeur , où l’équipe rédactionnelle (des intellectuels de gauche, militants de l’éducation populaire) a également longuement expliqué http://www.ardeur.net/2021/08/pourquoi-nous-publions-un-article-de-laurent-mucchielli pourquoi elle s’engageait en nous publiant. Nos éminents critiques ne les ayant naturellement pas lus non plus, je leur fais un résumé : « L’argument selon lequel sa légitimité pourrait être mise en question par le fait qu’il intervient aujourd’hui dans le domaine sanitaire, pour lequel ‘il n’a pas de compétence universitaire ou scientifique particulière’, nous semble spécieux et inquiétant. Car c’est à une question bien plus large que le seul aspect sanitaire que nous sommes confrontés. (…)

    Nous entrons aujourd’hui, sous couvert d’un ‘état d’urgence sanitaire’, dans une phase de contrôle total de la population, un nouvel ‘ordre sanitaire’ calqué sur la mise en place de ‘l’ordre sécuritaire’ (…). Après l’instrumentalisation et la stigmatisation du jeune, forcément de banlieue, celle du ‘non-vacciné’. Ainsi que l’ont montré les philosophes Barbara Stiegler et Grégoire Chamayou, les penseurs du néo-libéralisme, de Lippman à Hayek, ont théorisé le principe d’un État fort, policier et carcéral, pour maintenir sous contrôle des populations qui risqueraient de ne pas comprendre ou accepter la condition qui leur est assignée. Nous nous y dirigeons à grands pas et, une nouvelle fois, celle qui se nomme encore la gauche, dans sa quasi-totalité, fait allégeance ». En outre, ils estiment que « L’argumentation de Mediapart est par ailleurs fallacieuse car elle repose sur l’idée que le texte de Laurent Mucchielli diffuserait de ‘fausses informations’ : la rédaction de Mediapart peut contester l’interprétation que le sociologue fait des chiffres qui appuient sa démonstration, il n’empêche que ceux-ci sont officiels (…). Nous savons le pouvoir des mots : étendre la notion de ‘fausses nouvelles’, jusque-là réservée aux faits eux-mêmes, à leur interprétation est porteur des dérives potentielles les plus graves ».
    Et les auteurs de conclure que la censure par Mediapart est « un geste proprement inouï : nous revendiquons de pouvoir lire des analyses critiques de la politique sanitaire dans des médias « de gauche ». Mediapart rejoint dans ce geste de censure Facebook, YouTube et l’ensemble des médias de propagande gouvernementale ».
    On le voit, il est permis de penser autrement que dans le béat conformisme ambiant. Et nous sommes très nombreux dans ce cas.

    A propos de l’innocuité des vaccins anti-Covid
    Même en s’y mettant à huit, mes éminents collègues ne m’ont manifestement pas lu, ce qui certes permet de gagner beaucoup de temps, mais est tout de même un peu gênant lorsque l’on se permet de proférer en public de telles injures.

    Les deux articles sur la pharmacovigilance sont signés par six personnes et non une seule. Les cinq autres auteurs sont deux collègues universitaires en informatique (Emmanuelle Darles) et en mathématique (Vincent Pavan), une biologiste ancienne chercheuse à l’INSERM (Hélène Banoun), un médecin généraliste (Éric Ménat) et un pharmacien hospitalier (Amine Umlil) qui est spécialiste de pharmacovigilance. Mon nom apparaît en premier car je suis le principal rédacteur, mais les cinq autres signatures ne sont pas là pour faire tapisserie. Elles traduisent le fruit du travail d’un petit groupe, comme pour la plupart des articles que j’ai publiés sur la crise sanitaire depuis un an et demi. Mon enquête sur la gestion politico-sanitaire de la crise du Covid a débutée en mars 2020.
    J’ai publié une soixantaine d’articles (que j’appelle les « épisodes » de la série) et une trentaine de collègues universitaires (de toutes disciplines) et de professionnels de santé (ambulatoires ou hospitaliers). Je suis également le rédacteur principal de cinq tribunes collectives, publiées entre septembre 2020 et janvier 2021, qui ont rassemblé à chaque fois entre 200 et 600 signataires, essentiellement des universitaires et des professionnels de la santé, du droit, de l’éducation et de la culture. Tout ceci est indiqué sur la page du site Internet https://www.lames.cnrs.fr/spip.php?article1536 de mon laboratoire sur laquelle il suffit de cliquer. Mais il est évidemment infiniment plus facile de se défouler en quelques lignes et en recopiant des sources de seconde voire de troisième main plutôt que d’étudier un peu sérieusement un dossier qui fait en réalité plusieurs centaines de pages.

    Venons-en à ce défoulement. Mes huit critiques n’ont en tout et pour tout qu’un seul argument intellectuel : je ne comprendrais rien à l’imputabilité des effets indésirables des vaccins, mon raisonnement ne serait donc même pas digne d’un étudiant de première année de sociologie. Tiens donc. Vérifions alors. Relisons ce que nous avons écrit dans ces deux articles qui discutent en réalité à chaque fois la question complexe de l’imputabilité. N’importe quel lecteur honnête peut y constater que nous avançons six arguments que je copie-colle simplement ici :

    1- « Sur tous les sites de pharmacovigilance du monde, on trouve les mêmes précautions d’interprétation indiquant que les déclarations d’effets indésirables imputées à tel ou tel médicament ne sont qu’une présomption de causalité (imputabilité). Cette présomption est cependant considérablement renforcée lorsque les décès surviennent très rapidement après la vaccination, ce qui est le cas comme on le verra avec les données américaines ».

    2- « Il est évident qu’il est très difficile de déterminer la cause exacte d’un effet indésirable grave lorsque le malade présente (ou présentait s’il est décédé) des comorbidités importantes, ou lorsque son dossier médical est insuffisamment connu. Le raisonnement vaut d’ailleurs aussi pour les morts réputés causées par la covid [morts de la covid ou avec la covid ?]. Et c’est aussi pour cette même raison que, quel que soit le médicament concerné (vaccin ou autre), il ne faut jamais l’administrer uniformément mais bien au cas par cas en fonction de l’état de santé général de la personne et des éventuelles spécificités de son histoire médicale ».

    3- « En matière de mortalité, la preuve ultime de l’imputabilité qu’est la répétition du même symptôme à la suite de la même médication ne peut par définition pas être fournie (on ne meurt qu’une fois…) ».

    4- Qu’on le veuille ou non, « il existe des faits (des effets indésirables graves sont constatés dans les heures et les jours qui suivent un acte médical) et il n’est pas possible de s’en débarrasser d’un revers de la main au prétexte que la causalité directe (a fortiori unique) n’est pas établie. C’est un peu comme si on voulait contester l’existence d’un homicide au motif que l’on n’a pas encore trouvé le coupable. Les déclarations de pharmacovigilance relatives aux effets indésirables graves de la vaccination sont là, il faut les interpréter et non tenter de les cacher sous le tapis ».

    5- « On verra que la comparaison avec d’autre médicaments montre qu’il se passe bel et bien quelque chose d’inédit pour ces vaccins génétiques anti-covid ». Car nous avons également prouvé par la comparaison avec d’autres pays et avec les vaccins contre la grippe saisonnière.

    6- « Autre exemple saisissant de parti-pris : à la fin du mois de mars 2020, il avait suffi de 3 cas de décès (liés en réalité à des auto-médications surdosées) remontés par la pharmacovigilance pour déclencher en France une tempête politico-médiatique sur le thème de la dangerosité de l’hydroxychloroquine. En d’autres termes, pour la plupart des journalistes [et de certains sociologues, donc], les statistiques sanitaires sont indiscutables quand elles vont dans le sens de la narration officielle, mais elles deviennent soudainement discutables lorsqu’elles contredisent cette même narration. Cette malhonnêteté intellectuelle devrait sauter aux yeux ».

    J’ai beau réfléchir, je ne vois pas quoi ajouter. En revanche, je serais curieux de connaître les publications scientifiques m’ayant manifestement échappées, qui permettant à mes éminents collègues d’affirmer que la probabilité (que les effets indésirables graves voire mortels déclarés par les médecins à la pharmacovigilance et attribués aux vaccins le soient effectivement) est « infinitésimale » . Cela me rassurerait sur leur « compétence professionnelle ».

    Quand la sociologie de salon perd le contact avec le réel
    Je terminerai par quatre arguments que je crois importants.

    1) Sur la civilité qui fait tellement défaut à ce genre de diatribe
    « Incompétence professionnelle », même pas « le niveau d’un étudiant de première année », grave atteinte à « la réputation de notre discipline », « fraude », « balivernes »… Pourquoi m’insulter, cher(e)s collègues ? Ne savez-vous donc pas parler normalement ? Comme des gens civilisés ? Accessoirement, connaissez-vous mon CV avant de me traîner dans la boue ? Ce langage est effarant, il traduit une grave et révélatrice incapacité à maîtriser ses émotions. On y reviendra.

    Drapés dans leur hautain mépris, mes huit éminents détracteurs ne respectent donc pas les règles déontologiques élémentaires de la disputatio scientifique. Ont-ils pris réellement connaissance de mon travail ? On vient de voir que non. M’ont-ils écrit pour m’interroger sur mon travail ? Jamais. Ont-ils manifesté l’envie de débattre dans un séminaire ou un autre cénacle universitaire quelconque ? Jamais. A l’image des journalistes sans doute trop heureux de les publier (on sait combien j’ai critiqué https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/150721/la-crise-sanitaire-revele-l-inquietant-declin-du-journalisme le traitement de la crise sanitaire par le journal Le Monde notamment, et ce journal s’est bien gardé de me prévenir et de me proposer un droit de réponse), mes collègues pratiquent la tentative d’assassinat à distance. C’est tellement plus confortable. Ce faisant, ils se mettent au niveau de ce qui s’étale tous les jours sur des réseaux sociaux comme Twitter devenus le lieu d’une lutte d’influence sauvage où tous les coups sont permis. Cette façon de faire bafoue les règles les plus élémentaires de la civilité et de la déontologie universitaire.

    2) Sur le « complotisme »
    Mes savants donneurs de leçons pratiquent allègrement le procès d’intention et l’invective gratuite. Me voilà donc « complotiste ». Je me permets de leur conseiller la lecture de mon article du 16 novembre 2020 https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/161120/le-complotisme-pour-les-nuls-l-occasion-d-un-recent-documentaire intitulé « Le complotisme pour les nuls ». Cette expression est devenue à la fois un fourre-tout pour caser toute forme de critique et une sorte de point Godwin qui sert à discréditer globalement une personne pour mieux éviter d’avoir à discuter précisément ses arguments. L’étape suivante consiste à suggérer que la personne a des accointances avec l’extrême droite, quand les prétendus débatteurs n’utilisent pas l’arme ultime consistant à accuser les gens d’antisémitisme (comme certains s’amusent actuellement à le faire sur la page que me consacre le site wikipedia). Tout ceci non seulement n’est pas sérieux, mais est de surcroît insultant et diffamatoire. Le vrai conspirationnisme est une forme de pensée magique visant à expliquer le réel par le jeu de forces occultes cachées. Ceci n’a strictement rien à voir avec l’analyse sociologique que je développe pour analyser la construction de la narration officielle que j’appelle « la doxa du covid » et dont j’analyse les acteurs et les discours dans un autre épisode (central) de la série (21 février 2021) https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/210221/qui-construit-la-doxa-du-covid .

    3) Sur les sources d’information de mes détracteurs
    J’aimerais demander à mes huit savants accusateurs quelles sont leurs sources pour mettre ainsi en cause mon travail. Leur article n’en mentionne que trois, deux sources journalistiques (une dépêche type fact-check de l’ #AFP et la déclaration de la rédaction de Mediapart contre mon article) et un article https://www.conspiracywatch.info/laurent-mucchielli-de-mediapart-a-francesoir.html d’un site Internet intitulé Conspiracy Watch. Ce site m’a en effet consacré tout un article à charge pour m’assimiler en fin de compte à l’extrême droite sous prétexte qu’untel ou untel reprendrait ici ou là tel ou tel de mes propos. De la part d’un site qui a soutenu depuis un an et demi (avec d’autres https://www.leparisien.fr/societe/covid-19-plus-d-un-quart-des-francais-pensent-que-le-coronavirus-a-ete-fa comme Jérôme Fourquet, directeur du pôle opinion et stratégies d’entreprises à l’IFOP) que l’hypothèse de l’accident de laboratoire à Wuhan relevait du complotisme, cela fait sourire (voir notre analyse https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/100521/l-epidemie-de-coronavirus-probablement-pour-origine-un-accident-de-l ). Il s’agit d’un site assurant manifestement avant tout la promotion personnelle de son créateur, un certain Rudy Reichstadt que l’Observatoire du néo-conservatisme présentait en 2013 https://anticons.wordpress.com/2013/09/09/rudy-reichstadt-opportuniste-neo-conservateur comme « un opportuniste de la galaxie néo-conservatrice », un « expert autoproclamé », « proche de BHL », « disciple de Pierre-André Taguieff et très proche de Caroline Fourest », « c’est surtout le jeu des réseaux qui lui a permis d’exister ». Plus récemment, Le Monde Diplomatique a raconté également https://www.monde-diplomatique.fr/mav/158/BREVILLE/58491 comment « il s’impose dans les médias en tant qu’expert ès théories du complot. Il multiplie les entretiens et les tribunes dans Le Monde, Libération, Le Parisien, etc. Quand les universitaires Gérald Bronner et Pierre-André Taguieff ne sont pas libres, c’est lui qu’on invite pour commenter les dernières élucubrations sur tel ou tel attentat ». Pascal Boniface, Frédéric Lordon, Jean Ziegler et bien d’autres ont ainsi eu à subir ses attaques généralement pleines de mauvaise foi et d’amalgames. Chacun jugera si M. Reichstadt est ou non plus crédible que moi en matière de lutte contre l’extrême droite.

    J’en profite pour dire de façon générale que ce chantage permanent à l’extrême droite est non seulement profondément ridicule me concernant (j’ai combattu l’extrême droite toute ma vie, mon dernier livre https://www.fayard.fr/documents-temoignages/la-france-telle-quelle-est-9782213716800 paru en mars 2020 est tout entier dirigé contre cette idéologie) mais aussi et surtout très dangereux sur le double plan intellectuel et politique.

    Il s’agit en réalité de la stratégie du pouvoir exécutif actuel que de se poser pour 2022, comme il l’a déjà fait en 2017, en rempart contre l’extrême droite. Se dire de gauche et reprendre à son compte cette rhétorique revient donc à se tirer une balle dans le pied. De gauche intellectuelle et politique, il n’y en aura bientôt plus du tout si chacun se jette ainsi dans les bras du pouvoir actuel. Que des intellectuels se droitisent en vieillissant n’est hélas pas original. Mais que la direction d’un syndicat comme Sud Éducation (qui titre un communiqué récent https://www.sudeducation.org/communiques/pour-la-vaccination-contre-lextreme-droite « Pour la vaccination, contre l’extrême droite ») ne le comprenne pas est juste atterrant. Et il n’est pas le seul.

    4) Sur la sociologie de salon et « la réputation de notre discipline »
    Résumons : huit sociologues qui n’ont jamais publié le moindre travail empirique sur l’analyse de la crise sanitaire et de sa gestion politique, ni sur la pharmacovigilance, m’injurient et me diffament sur le fondement d’un seul argument (je ne comprends rien à la causalité) et des informations tirées de deux coupures de presse et d’un article d’un site Internet qui ne vaut pas tripette. Oserais-je dire que c’est très faible intellectuellement ? Et que cela ressemble davantage à un règlement de compte qu’à une critique scientifique ?

    Que vous ai-je donc fait de si insupportable, cher(e)s collègues ?

    Certes, bien que n’étant nullement opposé à la vaccination en soi , je critique en revanche ce que j’appelle l’idéologie vaccinale https://wonderfulnews.world/mucchielli qui, comme toute idéologie, divise stupidement le monde en amis en ennemis (pro et anti). Certes encore, je critique ce laisser-passer sanitaire incroyablement discriminatoire https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/170821/le-laisser-passer-sanitaire-un-dispositif-discriminatoire-au-sens-de (principe d’égalité entre les citoyens) en indiquant de surcroît qu’il n’a aucun fondement épidémiologique puisque la vaccination ARNm ne garantit pas de la contamination ni de la transmission du virus (ce qui est juste un fait, que l’on connaît, ou pas).

    Certes enfin, je soutiens que les quatre vaccins ARNm fabriqués en urgence par les industriels pour profiter de l’aubaine financière ont des effets indésirables plus nombreux et plus graves qu’aucun autre vaccin utilisé massivement ces trente dernières années. Et j’en conclus que la moindre des précautions serait donc de réserver ces vaccins aux personnes réellement menacées par les formes graves de Covid et de décréter de toute urgence un moratoire pour toutes les autres catégories de la population, dans l’attente de données et d’analyses plus approfondies. Je l’ai écrit, je le maintiens et je suis prêt à le défendre devant n’importe qui.

    Alors, est-ce un crime, un sacrilège, qui justifie que l’on souhaite me brûler en place publique ? Peut-être après tout, mais dans ce cas ces sociologues me permettront de leur répondre qu’ils ne font à mes yeux qu’incarner les mécanismes de domination idéologique des élites et les pressions de conformité que je mets en lumière dans mon analyse, qu’ils sont ainsi de bons petits soldats de la doxa, et qu’ils rejoignent la liste de ces intellectuels (voire une précédente polémique https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/261020/doxa-anti-raoultiste-et-police-de-la-pensee ) prenant le risque d’être peut-être considérés dans le futur comme ayant été en quelque sorte les idiots utiles d’une vaste opération idéologico-commerciale.

    Mais peut-être aussi y a-t-il autre chose qui permette de comprendre cette haine ? A vrai dire, pour certains, je me doute de la réponse. J’ai déjà eu l’occasion de dire ce que je pensais de la sociologie de salon de l’un d’entre eux (voilà qu’il me fait à mon tour le coup du « danger sociologique » ! https://www.puf.com/content/Le_danger_sociologique ). Certains sont probablement par ailleurs des soutiens politiques de l’actuel président de la République (je remarque que trois d’entre eux https://www.liberation.fr/checknews/2019/03/19/qui-sont-les-intellectuels-qui-ont-refuse-l-invitation-a-debattre-avec-ma étaient au fameux dîner de l’Élysée le 18 mars 2019, y servant de décor ou de caution), ce qui est évidemment leur droit mais n’est pas mon cas. Enfin, j’ai sans doute aussi le malheur de m’inspirer régulièrement de Pierre Bourdieu pour analyser doxas et sociodicées dans cette affaire. Or chacun sait combien au moins quatre autres de mes huit accusateurs ne cessent de régler leurs comptes avec Bourdieu même longtemps après sa mort. Et l’on devinera que je trouve cela pitoyable. Je n’ai pas connu Bourdieu et je ne suis pas de votre génération. Je tente simplement de faire mon métier de sociologue et mon devoir d’intellectuel engagé sur la gestion politico-sanitaire de cette crise, comme je l’avais fait auparavant à plusieurs reprises, par exemple sur les émeutes de 2005 ou sur le mouvement des gilets jaunes de 2018-2019.

    Comme plusieurs d’entre vous, je ne me suis jamais senti cantonné à un micro-domaine de spécialité. Mais je ne pratique pas la sociologie de salon. Au cours de mon enquête en cours, comme déjà dit, j’ai interviewé une cinquantaine de médecins et de chercheurs, publié une soixantaine d’articles et une bonne trentaine de collègues (tous « complotistes » et « incompétents » aussi du coup ?), passé des semaines à analyser des données statistiques. Bref, j’ai beaucoup travaillé sur la gestion politico-sanitaire de cette crise. Pas vous que je sache (mais j’attends avec grand intérêt vos publications sur le sujet). Alors la moindre des honnêtetés intellectuelles et des civilités serait de prendre au sérieux ce travail avant de prétendre porter sur lui un jugement global, a fortiori aussi caricaturalement lapidaire. A vrai dire, j’aimerais beaucoup pouvoir débattre davantage avec des collègues sociologues, dans le cadre d’un séminaire de recherche par exemple.

    Mais là, franchement, avec un langage aussi violent, des sources aussi superficielles et une argumentation aussi faible, croyez-vous être crédibles dans votre prétention à sauvegarder la « réputation de notre discipline » ? Je crains fort, au contraire, que ce genre de règlements de compte ne convainque que celles et ceux qui partagent vos petites émotions hargneuses, et fasse en définitive plus de tort que de bien à notre discipline.

    #sociologue_de_salon : #Gérald_Bronner, #Alain_Ehrenberg, #Jean-Louis_Fabiani, #Olivier_Galland, #Nathalie_Heinich, #Jean-Claude_Kaufmann, #Pierre-Michel_Menger et #Dominique_Schnapper

    #Conspiracy_Watch #agression #complotisme #censure #analyse_critique #politique_sanitaire #médias #conformisme #analyse_sociologique
    la #doxa du #covid #Jérôme_Fourquet #IFOP #Rudy_Reichstadt #Pierre-André_Taguieff #Caroline_Fourest #crise sanitaire #pharmacovigilance #police_de_la_pensée #Bourdieu #sociologie #Laurent_Mucchielli

  • Dans le contexte de sanctions criminelles et de diabolisation obsessionnelle étasuniennes le titre est quand même assez extraordinaire.

    #Covid-19 : les #vaccins cubains prochainement autorisés, l’Amérique latine souffle - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/societe/covid-19-les-vaccins-cubains-prochainement-autorises-lamerique-latine-sou

    Les vaccins cubains peuvent être stockés entre 2 et 8 degrés, un atout en Amérique latine où la haute réfrigération est parfois difficile.

    #Cuba

  • Covid-19 : fin du couvre-feu à Barcelone, où la situation sanitaire s’améliore
    https://www.leparisien.fr/societe/sante/covid-19-fin-du-couvre-feu-a-barcelone-ou-la-situation-sanitaire-samelior

    Les Catalans retrouvent un peu de liberté. Il y a un mois, le gouvernement catalan avait instauré un couvre-feu dans 148 municipalités, qui devait initialement prendre fin ce jeudi. L’exécutif régional a ensuite demandé une prolongation de ce couvre-feu mais au regard de la situation épidémique, le tribunal supérieur de Justice de la Catalogne (TSJC) a estimé qu’il n’était pas nécessaire de le prolonger dans les 148 municipalités. Seuls 19 d’entre elles sont toujours concernées par ce couvre-feu.

    Comme le reste de l’Espagne, la Catalogne, épicentre d’une cinquième vague de Covid qui s’est déclenchée en juin, a vu le nombre des nouveaux cas baisser fortement ces dernières semaines. Mercredi, le taux d’incidence était de 328 cas pour 100 000 habitants, soit moins que la moyenne nationale qui s’établit à 378 cas pour 100 000 habitants, d’après le ministère de la Santé.

    À Barcelone, ce taux tombe même à 261 cas ce qui a motivé les autorités locales à lever cette restriction mise en place pour contrer le variant Delta qui faisait rage en Catalogne le mois dernier, notamment chez les adolescents et les jeunes de moins de 30 ans.

    Ah, toi aussi tu découvres qu’il y avait un couvre-feu chez nos voisins catalans (depuis mi-juillet) ? Toujours ce problème médiatique à traiter les mesures françaises contre la pandémie sans jamais regarder nos voisins immédiats, ce qui fait qu’on va systématiquement parler de grands problèmes théoriques (libertay, libertay…), les mettre sur le dos exclusif du méchant Macron, sans savoir que tous les pays européens ont des mesures plus ou moins dures en place, et généralement bien plus que nous.

    Ici à Montpellier, ça fait un mois et demi qu’on pourrait être sous couvre-feu, et qu’on devrait avoir re-fermé tout ce qui se déroule en intérieur sans masque. En ce moment dans l’Hérault, on a un taux d’incidence de 554 (supérieur à 1000 chez les 20-29 ans), et on est à chouiner contre l’unique mesure actuellement imposée. Chez nos immédiats voisins (pas connus pour être moins fêtards que nous), ils lèvent une partie des restrictions parce qu’ils repassent à moins de 330.

  • Spiral : #REACT-1 round 13 final report : exponential growth, high prevalence of #SARS-CoV-2 and vaccine effectiveness associated with #Delta variant in England during May to July 2021
    https://spiral.imperial.ac.uk/handle/10044/1/90800

    Seulement 50% d’efficacité contre le #Covid-19 ? Ce que dit précisément la nouvelle étude britannique sur la #vaccination - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/societe/seulement-50-defficacite-contre-le-covid-19-ce-que-dit-precisement-la-nou

    D’après des travaux de l’Imperial College de Londres, le risque d’être infecté chez les personnes ayant reçu deux doses de #vaccin serait réduit d’environ 50%, et celui d’avoir des formes symptomatiques de près de 60%. Cette étude, menée sur près de 100 000 habitants, n’a pas distingué AstraZeneca et Pfizer.

    […]

    L’efficacité de 59 % contre les formes symptomatiques est inférieure à celle obtenue par la majorité des études déjà connues. Toujours en Angleterre, deux doses de vaccin seraient efficaces contre le #variant Delta à hauteur de 79 %, d’après des données des Public Health England. La différence s’explique par la méthode utilisée. Comme les travaux de l’Imperial College portent sur « un échantillon aléatoire de la population générale, [celui-ci] comprend les individus asymptomatiques », a indiqué le professeur Paul Elliott, directeur du programme React-1 et professeur d’épidémiologie et de médecine de santé publique à l’Imperial College de Londres. Or, ceux-ci peuvent assez nombreux chez les vaccinés. Et les études en population réelle comme celle de Public Health England se concentrent en grande majorité sur les cas symptomatiques.

    Par ailleurs, toujours selon les résultats de l’Imperial College, les personnes positives vaccinées avaient une #charge_virale bien inférieure à celles des cas positifs non-vaccinés. Ce qui est contradictoire avec les données des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) américains communiquées vendredi, suggérant à l’inverse que la charge virale serait équivalente que l’on soit vacciné ou non (sans que l’on puisse dire si cela implique une même #contagiosité).

    #react

  • Covid-19 : à Nice, Christian Estrosi impose un pass sanitaire aux enfants pour aller au centre de loisirs (Leparisien.fr)
    https://www.crashdebug.fr/covid-19-a-nice-christian-estrosi-impose-un-pass-sanitaire-aux-enfants-po

    1... NICE :...Christian Estrosi impose un pass sanitaire aux enfants pour aller au centre de loisirs

    https://www.leparisien.fr/societe/covid-19-a-nice-christian-estrosi-impose-un-pass-sanitaire-aux-enfants-po

    (NDLR. Christian Estrosi a pour ambition à terme d’avoir un système de vidéo-surveillance ’à la chinoise’ pour Nice)

    2... SENAT bracelet électronique aux non-vaccinés https://twitter.com/GaccioB/status/1418200458145849348

    3... 4e confinement ACTE https://twitter.com/BFMTV/status/1418670038865809410

    4... Gouvernement veut marginaliser les antivax https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/07/24/covid-19-le-gouvernement-veut-decredibiliser-les-antivax_6089377_823448.html (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises

  • Covid-19 : plus de cinq millions de personnes souffrant de comorbidités ne sont pas encore vaccinées en France [ainsi que 2 millions de plus de 65 ans]
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/07/22/plus-de-cinq-millions-de-personnes-a-risque-ne-sont-pas-encore-vaccinees-sel

    Cinq millions de personnes à risque toujours pas vaccinées

    Même si elles ont eu un accès prioritaire à la vaccination, 5 millions de personnes souffrant de comorbidités ne sont toujours pas vaccinées. « Ce sont 5 millions de personnes qui sont en situation à risque au moment où repart l’épidémie [de Covid-19] », a souligné Dominique Martin, médecin-conseil national de la Caisse nationale de l’Assurance-maladie, lors d’un point presse, jeudi 22 juillet.

    Chez les plus 65 ans, 2 millions de personnes n’ont reçu aucune dose

    Concernant l’autre facteur de risque, c’est-à-dire l’âge, l’Assurance-maladie fait état d’ « encore un million de personnes de plus de 75 ans qui n’ont pas eu d’injection » , 86,15 % d’entre elles ayant reçu une première injection et 81,4 % présentant un schéma vaccinal complet. A ce décompte s’ajoute « un peu plus d’un million de personnes entre 65 et 74 ans ».

    Au rang des actions engagées depuis fin mars pour accompagner la vaccination, l’Assurance-maladie fait état de 7 millions de courriers envoyés aux personnes d’au moins 50 ans, 3,5 millions de courriers plus ciblés et 7,15 millions de SMS. Sur le terrain, elle a recensé quelque 2 000 actions, comme la vaccination éphémère ou à domicile.

    Les cas explosent, l’hôpital craint l’onde de choc

    Sur les sept derniers jours, les autorités sanitaires françaises ont enregistré en moyenne près de 12 000 nouveaux cas quotidiens, contre moins de 2 000 fin juin. Mercredi, Santé publique France (SPF) a comptabilisé 21 539 personnes positives au SARS-CoV-2 en vingt-quatre heures. C’est la première fois depuis le début mai que le seuil de 20 000 contaminations par jour est dépassé. « Nous avons une augmentation de la circulation du virus de l’ordre de 150 % sur une semaine : nous n’avons jamais connu cela » depuis le début de la pandémie, s’est alarmé mardi le ministre de la santé, Olivier Véran.

    Si la propagation du virus augmente, en raison de la très forte contagiosité du variant Delta, cela ne se ressent pas sur les données sanitaires, du moins pour le moment. Au total, 6 869 patients atteints du Covid-19 sont hospitalisés en France, selon les chiffres de SPF mercredi, contre 7 047 il y a sept jours. Dans les services de soins critiques – qui reçoivent les cas les plus graves –, on comptait 859 malades, dont 64 admis ces dernières vingt-quatre heures. Ils étaient 931 une semaine plus tôt.

    « La baisse s’est ralentie, et dans cinq régions – notamment celles du Sud –, on voit qu’il commence à y avoir une augmentation du nombre de patients en réa’ », a cependant souligné M. Véran jeudi devant les sénateurs. Si les vaccins – qui réduisent le risque d’infection et surtout les formes graves – garantissent qu’un certain nombre de contaminations ne se transforment pas en hospitalisations, le variant Delta est si contagieux que cela pourrait ne pas suffire, soulignent les scientifiques.

    Comme disait Blachier, vaut mieux que les vieux et les fragiles s’isolent en attendant la mort.

    Jean-François Delfraissy, alerte !
    https://twitter.com/le_Parisien/status/1418222816432852993

    Lors d’une prise de parole au Sénat, le Président du conseil scientifique Jean-François Delfraissy a alerté sur le relâchement des Français face aux gestes barrières alors que la 4e vague semble inévitable « Il faut revenir aux gestes barrières », a-t-il insisté

    Il a également indiqué être favorable au port du #masque même en extérieur car « avec ce variant, on peut clairement s’infecter à l’extérieur »

    • Elle met un gros panneau : Passe sanitaire obligatoire.
      Puis elle fait un contrôle visuel des QR Code montrés et elle laisse rentrer.
      Au besoin, elle demande à des gamins de passer le mot aux personnes qui hésitent pour rentrer qu’il suffit de montrer un QR code quelconque pour pouvoir rentrer... :-))

      Comme Macron. Yakaosé

      Notons que cette méthode « visuelle » permet de refuser les pass qu’on considérerait invalide si les personnes sont trop tatouées ou trop basanées... c’est plutôt pratique.

    • Pfff... mais ils se seront authentiquement montrés criminels de bout en bout décidément...

      Et pour eux, ces efforts continus, par ce biais, ces articles de lois leur permettront de justifier que les masques n’ont jamais été utiles, car la preuve, on l’écrivait dans les textes de loi... et on ne pourra donc jamais les poursuivre en justice pour ce qu’ils ont fait en mars 2020. Parce que telle est leur unique préoccupation quand ils écrivent cet article IV.

    • Plus de 18 000 nouvelles contamination pour la journée d’hier (contre à peine 5 000 pour lundi) : ce doit être les retardataires du WE qui viennent de se faire enregistrer.
      A mon avis, il va falloir contrôler les contrôleur·euses.

      A l’AN, Véran fait sa grosse voix devant les dépité·es qui prennent des têtes à caler les roues de corbillards pour la circonstance.
      "Oui, nous une « arme » (on fait rien qu’à être en guerre) : la vaccination
      Oui, nous avons des vaccins, etc... Véran mouille la chemise et en appelle à la « responsabilité collective ».
      https://www.youtube.com/watch?v=zYpzqPXkuxU

      Par contre, les vacciné·es ne seront plus obligé·es de se déclarer cas contact, elles ou ils pourront même tomber le masque dans les lieux où sont exigés les pass-sanitaires ... Est-ce bien raisonnables ? Réponse des scientifiques : non !
      https://www.ledauphine.com/sante/2021/07/20/fallait-il-supprimer-le-masque-a-l-interieur-dans-les-lieux-soumis-au-pa

      Publication du 13/07 (soit il y a une semaine)

      « Nous pourrons bientôt tomber le masque »
      Si ce précieux sésame permettra bientôt d’entrer dans des lieux recevant du public, il pourrait aussi accorder le droit de ne plus porter un masque sur le visage. « Nous pourrons bientôt tomber le masque, c’est le principe du pass sanitaire », a affirmé Olivier Véran. « Nous pourrons progressivement lever la contrainte dans toutes les enceintes » où l’accès est conditionné au pass sanitaire, a précisé le ministre.

      https://www.lci.fr/sante/covid-19-pass-sanitaire-fin-du-port-du-masque-vaccination-les-precisions-d-olivi

      Mais aussi (aujourd’hui, 17 h 30)

      Dans le Doubs, des rendez-vous de première dose de vaccins bloqués
      Une notice interne de l’Agence Régionale de Santé de Bourgogne-Franche-Comté, que s’est procuré L’Est Républicain, a été transmise lundi aux responsables de centres de vaccinations du Doubs. Il est demandé « d’appliquer d’urgence » de nouvelles consignes suite à un « incident majeur au niveau national ». La principale : ne plus prendre de nouveau rendez-vous pour l’injection d’une première dose. L’ARS nuance le propos, expliquant qu’on a simplement rebasculé dans « une logique de flux tendus ».

      https://www.ledauphine.com/sante/2021/07/20/covid-19-la-france-dans-une-quatrieme-vague-retour-du-masque-en-exterieu

      Il y a quand même un « invariant » dans toute cette #cagade, c’est cette compulsion gouvernementale à vouloir communiquer ... « quoiqu’il en coûte ».

    • L’un des soucis c’est que les PCR sont négatifs lors de la période d’incubation, celle de la plus haute contagiosité, avec un variant qui aurait une charge virale plus de mille fois supérieur aux précédents.
      L’autre problème, sur lequel se focalise l’attention (...) c’est le fait qu’à peine 10% des pfizerisés complets puissent être « porteurs sains », tout en étant moins contagieux que si ils n’étaient pas vaccinés (on a déjà des théories du complot sur cette mesure d’une insondable bêtise sur le plan sanitaire : « ils veulent que les vaccinés nous contamient pour mieux imposer la vaccination », position qui déforme la réalité qui est qu’effectivement, ils ne comptent que sur une vaccination... qu’ils ne se donnent pas les moyens de mettre en oeuvre).

      À ce stade, Véran n’est pas plus médecin que Raoult.

      Sinon, ce variant delta très hautement contagieux modifie ce qu’était l’effet dose qui déterminait l’existence des contaminations. Donc je me demande plutôt à quel point le masque devient davantage nécessaire que par le passé à l’extérieur (ça reste très approximatif, si vous trouvez des éléments là-dessus, je suis très intéressé !)

      #passe_sanitaire #passoire #covidiots #masques

    • @SaiyanBio
      https://twitter.com/SaiyanBio/status/1417510602650574849

      La fille (17 ans) d’une technicienne passe nous voir :
      Homme travaillant dans le secteur de la santé« -comment ça se passe pour les vacances ? Vous pouvez aller en #boîte ? »
      Femme« -C’était galère, mais on a un pote vacciné, on a tous recopié son QR code »
      Sa mère était rouge de honte
      #thereallife les amis
      (Et QRcode sans CNI)

      @cil_vie_
      https://twitter.com/cil_vie_/status/1417469752943992832

      J ai demandé à la sécu de l ’hopital Bichat (où je suis traitée tous les 15 jours pour un cancer ) comment ça allait se passer à partir de demain : passe pas passe .. et ben ils n en savent rien encore .. il m a dit " on en parle bcp mais 0 instruction ..

      Mauvais film, et mauvais plan :
      @gforestier
      https://twitter.com/gforestier/status/1417593740806561792

      Premier ciné depuis 18 mois, merci @AAstierOff pour #KaamelottPremierVolet qui a ravi le fan de votre oeuvre que je suis.
      Par contre gardez bien vos masques au ciné, CO2 à 2227 en fin de séance
      Pour rappel il faut viser ~700/800 max #COVIDisAirborne

      #Films_clusters #clusters

    • Covid-19 : les cas contact vaccinés seront exemptés d’isolement en cas de test négatif
      Les personnes vaccinées et testées positives, elles, resteront soumises à un isolement obligatoire de dix jours.

      https://www.leparisien.fr/societe/sante/covid-19-les-cas-contact-vaccines-seront-exemptes-disolement-obligatoire-

      En cas de non-respect de la règle, les personnes infectées risquent une amende pouvant aller jusqu’à 1500 euros. En principe, la loi indique qu’elles pourront être contrôlées à domicile par les forces de l’ordre entre 8 heures et 10 heures, et midi et 23 heures. Reste un hic : la faisabilité de la mesure sur le terrain. Contrôler régulièrement des milliers, voire des dizaines de milliers de cas positifs pour les policiers et gendarmes, « c’est matériellement impossible », réagit Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat Synergie-Officiers.

      Nous devons exigé absolument que les poulets fassent leur travail et aillent en masse faire ces contrôles à domiciles chez ces dizaines de millions de personnes positives au covid, sans masque, sans vaccin.

    • n° 1 au téléchargement en ce moment, et de loin, sur l’App Store, comme sur Google Play

      ‎TousAntiCovid Verif dans l’App Store
      https://apps.apple.com/fr/app/tousanticovid-verif/id1562303493

      NOTA BENE :
      « L’usage de l’application TousAntiCovid Verif est réservée aux personnes habilitées et services autorisés dans le cadre de la Loi de Sortie de l’Etat d’Urgence Sanitaire du 2 juin 2021, article 1 et ses décrets d’application.

      Vous pouvez vérifier si vous êtes éligibles à l’utilisation de cette application en vous référant au texte de loi disponible à cette adresse : https://www.legifrance.gouv.fr/dossierlegislatif/JORFDOLE000043426698

      que dit ladite loi ? suivons le lien…

      LOI n° 2021-689 du 31 mai 2021 relative à la gestion de la sortie de crise sanitaire - Légifrance
      https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043567200

      E. - Un décret détermine, après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, les modalités d’application du présent II, notamment les personnes, ainsi que leurs modalités d’habilitation, et services autorisés à contrôler ces documents au titre des 1° et 2° du A, ainsi que les conditions dans lesquelles les systèmes d’information constitués au sein des Etats membres de l’Union européenne sont reconnus comme supports de présentation des documents mentionnés au premier alinéa du B.

      cherchons donc le décret…
      Décret n° 2021-955 du 19 juillet 2021 modifiant le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire - Légifrance
      https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043806125

      Aucun élément ne décrit qui peut contrôler, il faut donc se rapporter au décret initial que le décret du 19/07 modifie :

      Article 1
      Les IIà IV de l’article 47-1 du décret du 1er juin 2021 susvisé sont remplacés par les dispositions suivantes :
      [… rien sur le contrôle et ses modalités]

      et donc, on y est ! :

      Décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire - Légifrance
      https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000043575238

      II.-Les justificatifs mentionnés au I peuvent être présentés sous format papier ou numérique, enregistré sur l’application mobile “ TousAntiCovid ” ou tout autre support numérique au choix de la personne concernée.

      Sont autorisés à contrôler ces justificatifs, dans les seuls cas prévus au A du II de l’article 1er de la loi du 31 mai 2021 susvisée, et dans la limite de ce qui est nécessaire au contrôle des déplacements et de l’accès aux lieux, établissements ou évènements mentionnés par ce A :
      1° Les exploitants de services de transport de voyageurs ;
      2° Les personnes chargées du contrôle sanitaire aux frontières ;
      3° Les responsables des lieux et établissements ou les organisateurs des évènements dont l’accès est subordonné à leur présentation en application du présent décret ;
      4° Les agents de contrôle habilités à constater les infractions prévues à l’article L. 3136-1 du code de la santé publique.

      Les personnes mentionnées aux 1° à 3° du présent II habilitent nommément les personnes autorisées à contrôler les justificatifs pour leur compte, selon les modalités décrites au III du présent article. Elles tiennent un registre détaillant les personnes ainsi habilitées et la date de leur habilitation, ainsi que les jours et horaires des contrôles effectués par ces personnes.

      III.-La lecture des justificatifs par les personnes mentionnées au II est réalisée au moyen d’une application mobile dénommée “ TousAntiCovid Vérif ”, mise en œuvre par le ministre chargé de la santé (direction générale de la santé). Elle permet à ces personnes de lire les noms, prénoms et date de naissance de la personne concernée par le justificatif, ainsi qu’un résultat positif ou négatif de détention d’un justificatif conforme, établi conformément aux dispositions de l’article 2-2.

      Les données mentionnées à l’alinéa précédent ne sont pas conservées sur l’application “ TousAntiCovid Vérif ”. Elles ne sont traitées qu’une seule fois, lors de la lecture du justificatif.

      IV.-Les personnes mentionnées aux 1° à 3° du II sont préalablement informées des obligations qui leur incombent, notamment en matière de protection des données à caractère personnel. L’accès à l’application “ TousAntiCovid Vérif ” par les personnes habilitées nommément à contrôler les justificatifs est conditionné au consentement à ces obligations.

      Ces mêmes personnes mettent en place, à destination des personnes concernées par le contrôle des justificatifs mentionnés au I et sur le lieu dans lequel ce contrôle est effectué, une information appropriée et visible relative à ce contrôle.

      #triomphe_de_la_bureaucratie !

    • Tout est délirant dans cette affaire !

      Elles tiennent un registre détaillant les personnes ainsi habilitées et la date de leur habilitation, ainsi que les jours et horaires des contrôles effectués par ces personnes.

      Combien desdites personnes ne sont ne serait-ce qu’au courant de cette obligation ? Clairement, pas ma copine…

      Tous ces textes sont parcourus de vœux pieux sans aucun élément pratique d’application. Et qui ne trouveront pas le moindre bout du commencement d’une application concrète. Non mais : registre des personnes habilitées et mention de toutes leurs intervention de contrôle !!!

      Idem, l’accès à TAC Vérif est réservé aux personnes habilitées. Vaste rigolade !

      Dans le texte de loi (art. 1, IV), autre vœu pieux :

      Les mesures prescrites en application du présent article sont strictement proportionnées aux risques sanitaires encourus et appropriées aux circonstances de temps et de lieu.

      Mais qu’est-ce que vient faire (et je suis poli…) cette phrase de pure comm’ dans une loi ?

      Et comment nos députés et sénateurs peuvent voter une telle débilité ?

    • Sur ce coup, je pense qu’on paie cette nouvelle lubie du nudge : plutôt qu’une obligation claire et nette, la nouvelle théorie très « comm’ » de la Macronie, c’est le nudge, présenté comme une innovation géniale, qui serait une super-maline incitation conçue par des markéteux-de-mes-deux.

      Du coup, pas d’obligation vaccinale pour la population générale, mais une incitation, qu’il faut évidemment rendre super-forte (pas juste peindre des escaliers en noir et en blanc pour inciter un certain pourcentage de gens à éviter l’escalator), et qui donc devient forcément totalement aberrante.

      Un peu comme si on avait décidé que la ceinture de sécurité, c’est vraiment l’axe central pour réduire le nombre de morts, mais on ne va pas la rendre obligatoire (c’est has been), on va faire du nudge super-convaincant pour obliger les gens à la mettre plus ou moins volontairement.

      Avec la ceinture obligatoire, c’est assez simple au final : tu mets des flics sur le bord de la route, des contrôles surprises, et évidemment, il faut mettre la ceinture tout le temps. Si tu décides qu’il faut juste « inciter » les gens, forcément tu vas mettre en place une usine à gaz complète : c’est pas obligatoire mais c’est indispensable, alors il faut légiférer non plus sur l’obligation générale, mais sur les cas particuliers où elle serait indispensable (disons : pour entrer dans une station-essence), et évidemment puisque tu ne peux plus demander aux flics de faire des contrôles inopinés (puisqu’en général ce n’est pas obligatoire), tu vas déléguer les contrôles pour juste les situations indispensables : et tu vas devoir déléguer d’une manière archi-compliquée l’autorité de l’État au pompiste. Et si délègues un pouvoir de contrôle et d’interdiction au pompiste, alors par respect pour la démocratie, il faut que ces pompistes-délégataires soient dûment identifiés. Etc.

      Et au final, non seulement tu as pondu un usine à gaz législative, en plus tu prends très ouvertement les gens pour des cons (ce qui est, fondamentalement, un des principes du nudge).

    • Jésus et Gabriel, sans doute, mais d’autres sont citées dans l’article

      Comptes de campagne : Macron et son image à plusieurs milliers d’euros - Le Parisien
      https://www.leparisien.fr/politique/comptes-de-campagne-macron-et-son-image-a-plusieurs-milliers-d-euros-09-0
      https://www.leparisien.fr/resizer/6DPYU8e8hzXtmT_Fj4AEtuBW05g=/1200x675/arc-anglerfish-eu-central-1-prod-leparisien.s3.amazonaws.com/public/A27EE3BDB6Q4D7KY2JXPP6E74Y.jpg
      Emmanuel Macron a bien, tout au long de sa campagne, soigné sa communication. Et son image.
      Illustration

      On le savait : Emmanuel Macron soigne son image. On peut désormais le chiffrer. Les comptes de campagne, consultés auprès de la CNCCFP, nous éclairent là-dessus.
      […]
      La CNCCFP a, en revanche, dit non aux coups de houppette numériques. Comme à cette facture rondelette de l’agence « Jésus et Gabriel » (11 190 euros les retouches photos), omniprésente pendant la campagne, que ce soit pour fabriquer 1 000 t-shirts (5 328 euros), produire le clip de campagne du premier tour de la présidentielle (152 297 euros) ou encore « conseiller » le candidat d’avril à décembre 2016 (103 500 euros).

      Et c’est loin d’être la seule structure en communication à avoir été mise à contribution. Steele & Holt, la société fondée par Sylvain Fort, désormais « plume » du président, a aussi facturé de telles prestations (43 200 euros le 7 décembre, 32 400 euros le 6 février…). Une kyrielle d’autres ont été sollicitées, comme Moa Consulting, Kailash, Yamm, sans que la Commission n’y trouve rien à redire.

    • Je pensait pas à ces deux là, plutot une grosse boite américaine de consulting, Johnson ou je sais plus mais manifestement Jupiter à beaucoup de notre argent à dépensé en d’agences de communication. Il y a en effet de bonnes raisons de croire que le conseil secret défense de Juiter est composé de nudgistes rolexophores.

  • Comment on a acheté un pass sanitaire 300 euros dans un centre… sans se faire vacciner
    https://www.leparisien.fr/societe/comment-on-a-achete-un-pass-sanitaire-300-euros-dans-un-centre-sans-se-fa

    Nous avons pu être « faussement vacciné » dans un centre francilien dédié au Covid. La fraude implique plusieurs membres du personnel soignant et permet d’obtenir un passeport sanitaire contre un bakchich.

    Armé d’une caméra cachée dans un centre de vaccination, nous avons pu bénéficier d’un pass sanitaire sans jamais avoir reçu la moindre injection, contre 300 euros.

    Il n’est désormais plus possible de penser que « la fraude est marginale », comme l’assuraient encore les autorités sanitaires, ces dernières semaines. Jusque-là, seuls quelques soignants, témoignant anonymement, et travaillant à leur compte, avaient admis avoir accepté parfois « pour rendre service » de faire semblant de vacciner ...

    de quoi modifier la proportion de « vaccinés » covidés ?

    #paywall #vaccination #santé_publique #trafic

    • Une fraude aux vrais-faux certificats de vaccination mise au jour par la police
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/07/16/une-fraude-aux-vrais-faux-certificats-de-vaccination-mise-au-jour-par-la-pol

      Les enquêteurs de la brigade de lutte contre la cybercriminalité ont appréhendé six personnes le 13 juillet. Le réseau proposait ses services sur les réseaux sociaux, moyennant finances.

      La combine était parfaitement rodée, presque indétectable. Entre le 12 et le 13 juillet, elle a pourtant mené à l’interpellation de six personnes : quatre membres d’un réseau de fourniture de vrais-faux certificats de vaccination et deux acheteurs. « Une première et une belle affaire », estime une source policière.

      C’est en sillonnant le Web dans le courant du mois de mai que le groupe d’enquête sous pseudonyme, une unité spéciale de la brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C), repère la proposition d’un compte Snapchat sobrement intitulé « Médecin incroyable ». Moyennant un tarif compris entre 350 et 500 euros, ce dernier garantit la fourniture de certificats de vaccination parfaitement authentiques et signés, assure-t-il, par un médecin.

      Après deux mois d’infiltration, les policiers mettent au jour un véritable réseau, organisé et structuré. Une agente administrative d’un centre de vaccination situé en banlieue lyonnaise réservait des créneaux de vaccination à ses « clients », qui ne se présentaient pas au rendez-vous, mais fournissaient l’ensemble des justificatifs demandés pour recevoir les doses de vaccin – essentiellement du Pfizer. L’agente enregistrait ensuite leur passage dans la base officielle recensant les personnes vaccinées, puis éditait les certificats, échangés de la main à la main, le plus souvent en banlieue parisienne.

      400 acheteurs identifiés

      Au moins 400 acheteurs auraient été identifiés, mais les enquêteurs n’excluent pas que leur nombre soit, de source policière, « deux à trois fois plus important ». Les perquisitions, menées en région lyonnaise, dans le Val-de-Marne et dans les Yvelines, ont notamment permis de découvrir au moins 25 000 euros en liquide, des attestations de vaccination vierges et déjà tamponnées, des ordinateurs portables, mais également des faux billets, des effets de luxe, des cachets de médecin et de services hospitaliers. L’une des personnes interpellées est également fortement soupçonnée d’avoir entretenu une florissante entreprise de contrefaçon, produisant et procurant à une vaste clientèle – y compris étrangère, des Britanniques et des Espagnols figuraient parmi ses acheteurs – de faux tests PCR, des certificats de grossesse falsifiés et autres diplômes usurpés.

      Le 14 juillet, la section cybercriminalité du parquet de Paris a procédé à l’ouverture d’une information judiciaire. Six personnes ont d’ores et déjà été mises en examen, trois d’entre elles, les plus impliquées, pour des faits d’« atteintes à un système de traitement automatisé de données en bande organisée, faux et détention de faux administratif, blanchiment aggravé et association de malfaiteurs ».
      De source judiciaire, on informe que, « conformément aux réquisitions du parquet, deux personnes ont été placées en détention provisoire. (…) Les autres ont été placées sous contrôle judiciaire ». Une instruction a été confiée à une magistrate parisienne.

    • Fausses attestations : le pass sanitaire fait les affaires des trafiquants
      https://www.liberation.fr/societe/sante/fausses-attestations-le-pass-sanitaire-fait-les-affaires-des-trafiquants-20210722_K665WNBOLJCFVLCQNMJIQIGB6E/?redirected=1

      le meilleur des mondes, sans faire exprès : mieux vaut un faux passe qui permet de pas piquer un vaccin aux 7 millions de personnes à commodité ou de plus de 65 ans qui sont pas vaccinées

  • Covid-19 : autotests « partout », médiateurs, mesures « coercitives »... Véran annonce son plan pour l’été
    https://www.leparisien.fr/societe/sante/covid-19-autotests-partout-mediateurs-mesures-coercitives-veran-annonce-s

    Cette méthode s’adapte d’abord à quelques bonnes nouvelles. « Avec 2000 à 3000 cas par jour, ce n’est plus le virus qui nous traque, mais nous qui le traquons », assure le ministre de la Santé dans les colonnes du JDD.

    Oh, joli… il vous a pas coûté trop cher ce petit aphorisme ?

    (J’étais initialement sur cet article à cause de son titre : « Véran annonce son plan ». Son plan à lui-même personnellement.)

  • Covid-19 : assouplissements en France et au Japon, situation critique au Brésil
    https://www.sudouest.fr/sante/coronavirus/monde/covid-19-assouplissements-en-france-et-au-japon-situation-critique-au-bresi

    Sorties sans restrictions en France, levée de l’état d’urgence au Japon : certains pays assouplissent dimanche leurs mesures anti-Covid à la faveur d’une embellie sanitaire

    Covid-19 : Macron et Merkel alertent face à la dangerosité du variant Delta - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/societe/sante/covid-19-macron-et-merkel-alertent-face-a-la-dangerosite-du-variant-delta

    Pas de relâchement, ni dans les stades, ni ailleurs. Face au développement du variant Delta du Covid-19, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron ont appelé vendredi à la prudence, lors des matchs de l’Euro qui se déroulent actuellement comme sur l’ensemble du continent européen.

    Ces deux articles n’ont pas 48 heures de décalage. Ils ne concernent pas les mêmes pays, les mêmes dirigeants ni la même galaxie.

  • Origines du Covid-19 : du personnel du laboratoire de Wuhan serait tombé malade dès novembre 2019 - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/societe/sante/origines-du-covid-19-du-personnel-du-laboratoire-de-wuhan-serait-tombe-ma

    Le Wall Street journal a révélé ce dimanche un rapport des services de renseignement américain selon lesquels trois chercheurs de l’Institut chinois de virologie de Wuhan seraient tombés malades en novembre 2019 et auraient été hospitalisés.

    C’est qui, déjà, qui a expliqué que des traces de covid-19 avaient été détectées dans des échantillons datant de l’été 2019 en Italie ?

    C’est bien beau de dater le premier cas à décembre 2019, mais c’est oublier que déjà, les jeux olympiques militaires en octobre 2019 avaient donné lieu à des atteintes proches de celles du covid-19, aussi.

    Quand on constate quel poker menteur ils jouent à l’OMS, on se dit qu’on est vraiment pas sorti d’affaire, collectivement parlant...

    Article du Monde, février 2021, premiers cas français en novembre 2019 : https://seenthis.net/messages/901209

    Mais on te dit que siiiii, c’est parti de Wuhan en novembre 2019. Et peu importe si ça n’est pas compatible avec ce que les mêmes journaux ont publié 3 mois avant.