Montpellier : dix ans après Agropolis, la Soucoupe redécolle en un lieu alternatif

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  • Montpellier : dix ans après Agropolis, la Soucoupe redécolle en un lieu #alternatif
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    Aujourd’hui, le site semble avoir retrouvé son calme. À l’intérieur chacun s’organise pour le faire vivre au mieux et en prendre soin. Comme Casti et David. « On fonctionne comme une assoce, mais sans assoce. » Avec des réunions, assemblées générales et, même, des commissions. Au nombre de quatre : événements, logistique, juridique et communication. Une organisation à relancer, la crise sanitaire étant passée par là. Et un lieu qui se veut culturel et militant.

    Casti et David, notamment, se chargent de faire vivre le lieu, entre réunions, AG et même commissions. - Photos Richard de Hullessen
    David : « Non, ce n’est pas un squat »

    Un squat ? La question divise. Pour Casti, oui, mais pas seulement. Pour David, « non, ce n’est pas un squat. Il y a toujours du monde. Certains passent un petit moment. On peut être trois, dix, vingt… Mais en général, on n’est pas très nombreux. Certains dorment. On fait des ateliers, des formations, des répétitions… » Lui vient du monde de la nuit. DJ. Au Mexicana, à Vauvert, ou à l’Orange métallique, à Montpellier, du temps du Bar live. Il est l’un des piliers des soirées qui font fureur à la Soucoupe certains week-end.

    « La plus grosse soirée, on était beaucoup. Peut-être 3 000-4 000 personnes. Là, tout le site était ouvert. » Pas besoin de carton d’invitation, réseaux sociaux et bouche-à-oreille fonctionnent à merveille. Comme ce barbecue « entre nous » de fin de déconfinement qui a débouché, quinze jours plus tard, sur une grosse fête. « On en a parlé le mercredi. Le samedi, tout le monde était là », explique David. Plainte des voisins, la police se déplace.