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  • Fipadoc : « Shadow Game », le « jeu » de jeunes migrants d’Afrique et d’Asie pour passer les frontières
    https://www.rfi.fr/fr/culture/20220121-fipadoc-shadow-game-le-jeu-de-jeunes-migrants-d-afrique-et-d-asie-pour-


    https://www.infomigrants.net/fr/post/38079/fipadoc--shadow-game-le-jeu-des-migrants-pour-passer-les-frontieres

    Ici au #Fipadoc, votre film a été sélectionné pour la catégorie #Documentaire impact. Quel est l’impact que vous cherchez avec ce film ?

    Nous aimerions que tous les Européens voient ce film, car c’est notre Europe. Et notre #Europe viole les droits des enfants à grande échelle. Pour nous, il est très important que tout le monde connaisse ces violations des droits de l’enfant. Nous voulons que cela change, que nous ayons des passages sûrs pour que les enfants trouvent une protection en Europe. Ce sont des enfants qui fuient la guerre. Ils ont le droit de trouver une protection. Aujourd’hui, ils ne peuvent même pas demander l’asile, car ils sont repoussés, battus et même torturés. Tous les Européens devraient voir ce film et nos politiciens devraient le voir en premier, car ils peuvent le changer.

    #migrations #cinéma

  • #Enfants français détenus en Syrie, dans l’attente du retour - Grand reportage
    https://www.rfi.fr/fr/podcasts/grand-reportage/20220120-enfants-fran%C3%A7ais-d%C3%A9tenus-en-syrie-dans-l-attente-du-retour

    Il y a trois ans la chute de Baghouz, en Syrie, signait la fin de l’organisation État islamique. La fin d’un chapitre noir plus facile à oublier en Occident qu’au Moyen-Orient. Pourtant, le Nord-Est syrien, les autorités kurdes appellent les pays européens à rapatrier leurs ressortissants, avant tout les femmes et les enfants. Beaucoup d’hommes sont morts, d’autres ont été transférés en Irak pour y être jugés. De nombreux pays tels que la Belgique, l’Allemagne et le Danemark ont fini par céder devant l’urgence humanitaire, la #France, elle continue de tourner le dos à ses enfants.

  • #Covid-19 et #enfants : que sait-on deux ans après le début de la pandémie ?
    https://www.rfi.fr/fr/science/20220112-covid-19-et-enfants-que-sait-on-deux-ans-apr%C3%A8s-le-d%C3%A9but-de-la

    Empêcher l’épidémie de circuler activement chez les enfants aurait pourtant un double intérêt. Leur protection tout d’abord, mais cela constituerait également un frein à la diffusion du virus.

    Contrairement à ce que l’on pensait il y a deux ans, les plus jeunes jouent en effet un rôle non négligeable dans la dynamique épidémique : « Les enfants se contaminent en masse dans les milieux scolaires à grande promiscuité pas très bien ventilés, dans les environnements où ils passent des heures avec peu de gestes barrière », avance Antoine Flahault. « Quand ils reviennent à la maison, ils contaminent alors leurs parents et parfois leurs grands-parents.

    On voit aujourd’hui qu’ils jouent un rôle moteur dans l’épidémie, comme dans toutes les infections virales respiratoires ». Ainsi, pour la grippe par exemple, même si l’essentiel de ses victimes sont des personnes âgées, la moitié des contaminations a lieu chez les moins de 20 ans.

    Il existe donc un fort intérêt à protéger au maximum les enfants de l’infection et à ne pas laisser courir l’épidémie dans cette classe d’âge comme on l’entend parfois.

    Malheureusement, on en est très loin aujourd’hui en France : le taux d’incidence est proche de 2 000 cas pour 100 000 enfants en maternelle. Il est supérieur à 3 000 pour les plus grands et avoisine même 5 000 chez les lycéens.

  • INFOGRAPHIES. Age, région, revenus : qui sont les personnes non vaccinées ?
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/infographies-age-region-revenus-qui-sont-les-personnes-non-vaccinees_49

    Un autre constat se maintient dans le temps : la forte corrélation entre le niveau de richesse des habitants d’une commune et son niveau de vaccination. Les données publiées par l’Assurance maladie permettent une analyse fine, au niveau communal, pour les métropoles parisienne, lyonnaise et marseillaise. Et le constat est frappant. Ainsi, plus le revenu médian d’une commune est faible, plus on y trouve de personnes non vaccinées.


    • des données sur la non vaccination bienvenues ! voilà de quoi méditer la chose en se laissant moins emporter par les affects et l’idéologie. des analyses plus fines du phénomène finiront par bien par arriver.

      on vérifie avec cette énorme intervention médicale en population générale que l’offre de soins est radicalement carente. cette fois les logiques budgétaires et comptables ne sont pas seules en cause (la prévention coûte moins cher que la prise en charge des pathologies ; et cette fois, on a mis le paquet en termes de moyens, quitte à le faire à tort, et même si la ligne générale de destruction perdure, avec le manque de moyens, le manque de soignants). l’effet de structure est mis à nu.

      observer ces chiffres en proportion de chaque classe d’âge est aussi instructif. On dénombre ainsi plus de 12% des plus de 80 ans, population particulièrement à risque face au Covid-19, qui n’ont reçu aucune dose de vaccin [500 000 personnes].

      on est pas fichu de faire accéder à la vaccination les vieux vieux..

      étonnant de constater que les 70-80 ans sont la classe d’âge la mieux vaccinée, tandis que le taux de non-vaccination des plus vieux dépasse celui de tous les autres adultes.

      on oublie trop que la vaccination obligatoire ne fonctionne que d’être intégrée au suivi médical de la croissance des enfants.
      une campagne de vaccination des adultes qui ne repose pas sur des pratiques sociales, des initiatives de santé communautaire, il lui reste à brandir le bâton. quant à ces vieux vieux, pas vaccinés, et d’autres, la bonne diffusion d’omicron est aussi une une solution, partielle, il suffit qu’ils n’arrivent pas tous en même temps à l’hosto.

      #and_we_dont_care #vaccination #non_vaccinés #santé_publique #richesse

    • Covid-19 en France : qui sont les non-vaccinés ?
      https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invité-france/20220106-covid-19-qui-sont-les-non-vaccinés

      À ce jour, 5,3 millions de Français n’auraient pas initié leur schéma vaccinal. D’après les estimations de plusieurs chercheurs, environ 2% de la population française est considérée comme #antivax. Entretien avec le sociologue à l’Inserm Jeremy Ward, spécialiste des controverses vaccinales et auteur d’une étude sur le sujet à paraître prochainement.

      40% des non-vaccinés ne le sont pas par difficulté d’accès, selon l’Inserm
      https://actu.orange.fr/societe/videos/40-des-non-vaccines-ne-le-sont-pas-par-difficulte-d-acces-selon-l-inserm

    • En fusionnant les 3 courbes et en passant les revenus en abscisse (Paris en vert, Lyon en rouge, Marseille en bleu) :

      – On a bien dans les 3 cas le taux de vaccination qui varie avec le revenu.

      – En revanche, à même revenu, les niveaux de non-vaccination à Marseille semblent visiblement supérieurs aux deux autres métropoles.

      – Si on essaie de repérer un revenu médian sur Marseille (c’est difficile à estimer visuellement, disons aux alentours de 22 000 euros), il semble qu’on reste sur des niveaux de non vaccination vachement élevés (à vue de nez entre 33 et 35%). Vraiment pas évident à voir visuellement, mais j’ai l’impression que sur Lyon et Paris (dont le revenu média est supérieur), c’est beaucoup plus faible (je dirais nettement moins que 30%, au pifomètre dans les 28%).

      Sinon, est-ce que les différences d’âge n’accentuent pas ces différences ? La moyenne d’âge des habitants des 16e arrondissement de Paris et de Cassis sont p’têt bien largement plus élevées qu’à Saint-Denis ou les quartiers de Marseille. Or les revenus sont extrêmement corrélés à l’âge. Du coup quand on met en regard le niveau de vaccination et les revenus par ville, je suspecte qu’on est aussi (en partie, mais dans quelles proportions ?) en train de regarder le niveau de vaccination et l’âge des habitants. Âge qui, lui aussi, impacte le niveau de vaccination. (Les vieux sont à la fois plus riches et plus vaccinés.)

    • les vieux plus riches, c’est très englobant, et ça ne dit rien sur le fait que les plus de 80 ans soient aussi peu vaccinés. tu le notes à propos du bain culturel rassuristo-gourou, et c’est aussi le cas du naturo-mystique (voir Die, l’Ariège, etc.), ce qui est en jeu c’est des rapports très différenciés à « la » médecine. et là-dessus je ne connais pas ou ne me souviens pas de travaux utiles.
      pour connaitre une plus de 80 ans qui n’a pas voulu se faire vacciner pendant des mois, je dirais qu’il y a un double mouvement où se cumulent des mécanismes sociaux, l’abandon social, l’isolement, et de l’agir, de la subjectivité des premièr.es concerné.es, avec un déarroi du vieux vieux, éventuellement comblé à coups de contenus falsificateurs véhiculés par la socialité des réseaux asociaux et autre vidéos virales, un agir (s’abstenir) où s’exprime une volonté de rester à distance du médical avec des considérations à la « on sait quand on commence mais pas quand et comment on fini » pour qui se refuse absolument à finir sa vie dans la dépendance, les ehpad, etc.
      On peut avoir de bonnes raisons d’éviter la médecine, par exemple depuis un parcours de soins qui aura connu violences et délires parmi les soignants les plus gradés, les médecins (on documente plus aujourd’hui la « maltraitance médicale » mais il y une asymétrie soignants/soignées qui, dans les conditions actuelles, comporte un violence intrinsèque, je suis assez observant, pro soins, mais même avec des soignants plutôt choisis, c’est quelque chose que je ressens fréquemment, et qu’aggrave une impécuniosité qui interdit ou bride très fortement l’accès à des moyens et techniques d’usage courant, pour d’autres).
      pour revenir au parcours de cette femme âgée, qui n’est qu’un exemple, mais ne me semble pas dépourvu de portée : opération sans anesthésie à l’adolescence, une suite d’avortement clandestin qui se termine par une prise en charge hospitalière atroce ; et le pompon, deux fois : énoncer de son propre chef un diagnostic d’hernie étranglée sur son premier nourrisson (oui, l’expression de la douleur à quelque chose à voir avec la clinique !) et se voir contredite par le toubib, jusqu’à risquer une péritonite ; accompagner son père lors d’une fin de vie ponctuée de séjours hospitalier (comme on dit, masi c’était fort laid) et ne trouver nulle part la possibilité d’en finir comme cet homme avait décidé depuis longtemps de le faire dès que la vie ne vaudrait plus d’être vécue selon lui, non sans différer la chose car il continuait à apprécier malgré tout les relations dans lesquelles il était pris et que cela se termine par une autolyse à l’hôpital, sans aucune assistance, dans la carence complète de la médecine et l’incapacité des proches, au sac plastique sur la tête.

      bref, ce qu’ils appellent « réfractaires », cela pourrait se regarder de plus près.

    • à nouveau sur les 60% de non vaccinés « par choix », la formulation est assez bidon, ne nous laissons pas prendre à ce jeu où c’est encore une fois, l’individu et le libre arbitre (pipo) qui sont mis en avant, et pas ce qui les déterminent à l’échelle sociale, collective. tout dépend des bêtises qui sont faites, circulent, et de la qualité de la campagne de vaccination, dans toutes ses dimensions.

      pas payé pour, pro de rien, j’ai pallié comme bien d’autres les carences de la collectivité en faisant que des gens arque-boutés sur leur « choix » de pas se faire vacciner finalement se vaccinent. tout le monde peut contribuer. et c’est ce qui peut-être favorisé si on table sur des pratiques sociales idoines. ça aurait pu encore une fois être organisé autrement que sous l’égide de Mc Kinsey et Doctolib.

      idem pour le « protocole » en école. anecdote à ce sujet, dans une petite école primaire de village, des PCR +, des cas contact mais pas ce qu’il fallait pour fermer les classes selon les dernières instructions en date. c’est par des coups de fil à tous les parents à qui il a été demandé de ne pas amener les mômes en classe que l’école a été fermée, l’airbag était en dehors des clous réglementaires. c’était pourtant en une zone hybridée raoulto-nature pas au top de la compréhension de la pandémie et de la réduction des risques. mais il n’y a pas eu besoin de coups de bâton. la démocratie n’est pas là où on s’en gargarise en la méprisant, mais où elle se fait.

  • Participer à cartographier le monde pour mieux prévenir les crises humanitaires

    Cartographier les zones de la planète les plus vulnérables pour faciliter l’intervention humanitaire en cas de catastrophe. C’est la mission que s’est fixée depuis des années le projet Missing Maps. Le tout grâce à la carte participative OpenStreetMap et à une armée de contributeurs bénévoles.

    « Au printemps dernier, les organisations humanitaires ont commencé à sonner l’alarme », rapporte Jana Bauerová, du bureau tchèque de Médecins sans frontières (MSF). L’une des pires sécheresses de ces dix dernières années, conjuguée à la pandémie de Covid-19 et aux divers confinements avaient plongé le sud de Madagascar dans une grave crise alimentaire. « Des collègues ont réalisé une mission d’exploration en mars », poursuit la jeune femme. Dans les districts les plus touchés, près de 28% des enfants de moins de 5 ans souffraient de malnutrition aigüe, dont une partie de malnutrition aigüe grave. Autrement dit, sans soins immédiats, leur chance de survie est faible.

    Problème : la zone est enclavée, beaucoup de routes ne sont pas carrossables, et surtout les cartes disponibles sont obsolètes. « Il y avait un fort besoin d’actualisation sur les populations, détaille Jana Bauerová, chargée de la communication et de la participation des communautés pour le projet Missing Maps au sein de MSF. On a donc mis en place une campagne pour cartographier les districts d’Amboasary et d’Ambovombe, dans la région d’Anôsy, les communes les plus atteintes, où nos collègues sur le terrain prévoyaient des projets de cliniques mobiles, d’accès à l’eau potable, également dégradé par la sécheresse, des actions de distribution alimentaire et même d’ustensiles de cuisine, certaines familles, au bord de la famille, ayant tout vendu. »
    Mieux visualiser les actions à mener

    « Nous avons pu cartographier 236 000 bâtiments et 7 239 zones résidentielles ainsi que 350 km de voies, précise Jana Bauerová. Cela a permis d’aider les collègues sur place à mieux visualiser la situation en prenant en compte les dernières données pour planifier les actions à mettre en place. » Mais au-delà de ces chiffres, les nouvelles données récoltées ont aussi permis à l’ONG de confirmer la pertinence de l’option de cliniques mobiles pour ces zones difficiles d’accès, et bien sûr d’organiser au mieux leur répartition.

    « Remettre les communautés les plus vulnérables sur la carte ». C’est le slogan du projet Missing Maps. Fondé en 2014 par les Croix Rouge américaine et britannique, l’Humanitarian OpenStreetMap Team (HOT) et Médecins sans frontières UK, le projet part du principe que « la plupart des endroits où se produisent des catastrophes sont absents des cartes libres et accessibles, et les premiers secours manquent d’informations pour prendre les bonnes décisions ». L’idée est donc de cartographier préventivement ces zones afin d’améliorer la réponse des ONG en cas de crises.

    Comment ? Grâce à la cartographie numérique participative. « Le principe consiste à mobiliser des contributeurs autour d’un projet précis », explique Martin Noblecourt, responsable du projet Missing Maps au sein de CartONG. Basée à Chambéry, en France, cette ONG a pour vocation de mettre la donnée géographique au service de projets d’intérêt général, à travers notamment un appui technique à des organisations qui ont des besoins en cartographie.
    « Un milliard de personnes vivent dans des zones non ou insuffisamment cartographiées »

    GPS, Google Maps… Les cartes sont entrées dans notre quotidien. Aujourd’hui, plus besoin de s’arracher les cheveux pour les plier, elles tiennent dans la poche et sont disponibles à tout moment. Mieux, elles sont sans cesse actualisées. Pourtant, qu’ils habitent dans des bidonvilles ou des régions reculées, « on estime qu’un milliard de personnes vivent dans des zones non ou insuffisamment cartographiées, ce qui a un gros impact sur les ressources auxquelles elles peuvent accéder, en cas d’urgence particulièrement, si on ne sait même pas que des gens vivent là », souligne Gihan Hassanein, chargée de la communication pour l’Humanitarian OpenStreetMap Team (HOT), l’ONG adossée à OpenStreetMap, ce projet qui a pour but de créer en ligne une carte libre du monde entier.

    Exister sur une carte n’a rien d’anodin, rappelle Christophe Chabert, cartographe indépendant et auteur du site Mind The Map. Il rappelle par exemple que le gouvernement de Jair Bolsonaro au Brésil veut demander aux peuples indigènes d’Amazonie de prouver, par des documents, qu’ils vivaient déjà sur ses terres lors de la signature de la Constitution de 1988. « S’il existait une cartographie qui recense les villages, on pourrait avoir un élément de preuve qui permettrait à ces populations d’accéder à la propriété sur ces terres », avance-t-il.

    Point essentiel, souligne Martin Noblecourt : les cartes sont réalisées sur OpenStreetMap, « le Wikipédia des cartes », « une carte du monde participative, collaborative et sous licence libre, donc qui peut être utilisée par tout le monde ». D’autres ONG pourront ainsi réutilisées librement ces données.

    Tout a commencé en 2010, explique la porte-parole de HOT, lors du tremblement de terre en Haïti. « Les dégâts étaient énormes à Port-au-Prince et il n’y avait pas de cartes fiables et actualisés de la ville. Les premiers secours ne savaient même pas où chercher les gens. » Une poignée de gens qui utilisaient déjà OpenStreetMap se sont alors réunis pour cartographier la zone à distance à l’aide des images satellites. Depuis, le petit groupe est devenu une ONG, qui n’a cessé de grandir, et des communautés de contributeurs locaux ont éclos autour du monde.

    Mais comment cartographier rapidement une région précise ? La première étape a lieu en ligne, explique le responsable projet Missing Maps de CartONG : des contributeurs tracent sur des images satellites les principaux éléments. Un outil permet de diviser la zone en petits carrés où ils identifient les quadrilatères ou polygones des bâtiments, les différentes voies, les cours d’eau. La deuxième étape se passe sur le terrain. « Cette partie à distance doit ensuite être complétée sur place, soit par des membres des ONG, soit par des contributeurs bénévoles locaux, qui se baladent avec un smartphone afin de récolter des informations sur des points précis tels que les centre de santé, les écoles, les installations sanitaires, etc. Ils peuvent aussi rajouter des informations plus qualitatives sur l’état de certaines infrastructures par exemple. » Un système de validations multiples permet de s’assurer de la fiabilité des données.
    « Mapathons »

    La démocratisation des images satellitaires, qui ne sont plus réservées à un usage militaire, et la multiplication des données disponibles ont mis la cartographie à la portée du tous. Pour participer, pas besoin d’être informaticien ou expert en cartographie, il suffit d’un ordinateur, d’une souris et d’une connexion wifi, expliquent les organisations. Et à la clé, la satisfaction d’avoir contribué, à son échelle et derrière son écran, à un projet à visée humanitaire.

    Pour encore plus d’efficacité, des « mapathons », où des anonymes viennent cartographier pendant un temps précis une zone précise, sont régulièrement organisés. En 2020, à la demande du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), CartONG a par exemple organisé plusieurs événements de ce type pour cartographier des camps de réfugiés au Soudan du Sud, au Soudan, en Birmanie et en Éthiopie, « des zones qui bougent vite et ne sont généralement pas sur les cartes officielles », commente Martin Noblecourt. « Ce qu’on voit essentiellement sur les images satellites, c’est le réseau routier, les tentes et quelques infrastructures pas forcément identifiées. Après, le personnel du HCR complète. » Selon le site de CartONG, quelque 700 contributeurs ont ainsi passé près de 700 heures à cartographier 180 000 bâtiments et 3 800 km de route. « Un moyen de calculer par exemple combien de tentes sont à moins de 50 ou 100 mètres d’un point d’eau et combien de personnes en dépendent. Et donc d’aider à la prise de décision : savoir où il faut réimplanter des points d’eau. »

    Évaluer les besoins, les représenter visuellement sur une carte, adapter les actions et mesurer leur impact… Les usages sont très variés. La pandémie de Covid-19 a par exemple généré des besoins en cartographie, notamment pour organiser les campagnes de vaccination. Mais il peut aussi s’agir de mieux préparer les populations aux catastrophes naturelles. « Nous venons de faire un projet au Tadjikistan qui a consisté à accompagner une ONG locale, The Little Earth, pour identifier des villages reculés et y collecter des données, notamment sur les réseaux hydrographiques et les risques que cela génère en termes d’inondations, les points de rassemblements, les installations sanitaires, etc. Et eux après, ont organisé des animations de sensibilisation au risque avec les habitants. »
    Renforcer les communautés contributeurs locaux

    Des projets collaboratifs qui permettent de créer une émulation locale. « J’étais justement en train de nettoyer les données », explique Jackson Mumbere Kombi au téléphone. En gros, un travail de tri. Il fait partie des centaines de membres de la communauté de contributeurs d’OpenStreetMap RDC (OSM RDC). Lorsqu’il a commencé à cartographier Beni, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, en 2018, explique-t-il, « la carte était quasi-vierge ». Avec d’autres contributeurs, ils y ont progressivement ajouté des données basiques – bâtiments, routes, lieux publics (églises, marchés, etc.) puis des données plus précises comme la localisation des centres de santé par exemple ou encore la délimitation des parcelles agricoles. Au fil du temps, il s’est formé aux outils. Puis c’est lui qui a formé une petite équipe de jeunes de Beni, toujours avec OSM RDC, qui continue à travailler sur la carte et à l’actualiser.

    Il y a une « fierté » pour les habitants à être cartographiés, « à pouvoir dire : ici, c’est ma maison », affirme-t-il. « Et cela leur permet de mieux maîtriser leur milieu. « L’idée, c’est que si quelqu’un a besoin d’une information, il puisse la trouver facilement, justifie-t-il. Grâce à cette cartographie précise, pendant l’épidémie d’Ebola, on a pu mieux localiser certains contacts à risque. Donc mieux orienter les personnels de santé. »

    « Soutenir les communauté OpenStreetMap dans le monde. » Aujourd’hui, c’est ce à quoi travaille l’équipe humanitaire OSM (HOT), qui revendique 268 000 contributeurs, explique sa porte-parole. « S’assurer qu’ils ont l’équipement dont ils ont besoin, qu’ils ont les compétences dont ils ont besoin, s’assurer que les données sont de bonnes qualités », précise Gihane Hassanein. Les communautés OSM peuvent aussi postuler à des bourses pour des projets précis.

    L’un des derniers chantiers pour Jackson Mumbere Kombi à Beni reste d’ajouter les noms de rues manquants. Dans cette ville en proie à des massacres répétés depuis plusieurs années, l’enjeu c’est aussi la sécurité. Après, pointe le contributeur, il faudra s’occuper de rendre « visible » le reste de la RDC.

    https://www.rfi.fr/fr/technologies/20211128-participer-%C3%A0-cartographier-le-monde-pour-mieux-pr%C3%A9venir-les-c

    #humanitaire #cartographie #crises #cartographie_collaborative #cartographie_participative #catastrophes #OpenStreetMap #OSM #Missing_Maps #Humanitarian_OpenStreetMap_Team (#HOT) #MSF #cartographie_numérique #mapathon #images_satellitaires #mages_satellites #géographie_du_plein #géographie_du_vide

    #ressources_pédagogiques

  • Inde : à 104 ans, elle apprend à lire et écrire, son rêve d’enfant
    RFI | Avec notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis

    https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20211212-inde-%C3%A0-104-ans-elle-apprend-%C3%A0-lire-et-%C3%A9crire-son-r%C3%AA

    Kuttiyamma a de longs cheveux blancs et le dos courbé quand elle marche. Mais à 104 ans, elle déchiffre ses cahiers avec une avidité d’enfant. Il y a quelques semaines, cette femme de basse caste de l’État du Kérala, au sud de l’iIde, a obtenu son diplôme gouvernemental d’alphabétisation, après plus d’un an à apprendre, comme elle le raconte à la BBC.

    « J’ai toujours voulu apprendre, mais j’ai été mariée à 16 ans par mes parents et après, j’ai été pris par les tâches ménagères. Dernièrement, quand mes petits-enfants étudiaient, je m’asseyais avec eux et les observais. Une professeure a vu mon intérêt et m’a donc proposé d’étudier également. » (...)

  • Israël aurait blanchi des enquêtes sur les manifestations de la « Grande marche du retour »
    Publié le : 02/12/2021 - 19:07 | Avec notre correspondante à Ramallah, Alice Froussard
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20211202-isra%C3%ABl-aurait-blanchi-des-enqu%C3%AAtes-sur-les-manifestations-de-

    L’État hébreu aurait blanchi la vérité et protégé des responsables politiques et militaires au lieu de les condamner pour leur conduite lors des manifestations de la « Grande marche du retour » en 2018. C’est ce qu’a dénoncé ce jeudi 2 décembre le Centre palestinien pour les droits de l’homme (PCHR) de Gaza et l’ONG israélienne B’Tselem dans un nouveau rapport.

    C’était chaque vendredi pendant un an et demi. Des milliers de Palestiniens, des hommes, des femmes, des jeunes, des plus âgés, des familles. Tous manifestaient depuis 2018. Lors de la Grande marche du retour, 223 Palestiniens ont été tués, 8 000 autres blessés. Israël voyait ces rassemblements « comme une menace à la sécurité ».

    Pour Raji Sourani, directeur exécutif du Centre palestinien pour les droits de l’homme, à Gaza, « ils ne voulaient pas autoriser ces manifestations. Alors ils déployaient l’armée et des snipers tout autour de la bande de Gaza. Et ces tireurs, criminels, voyaient les visages, les signes "presse" ou "personnel médical". Ils savaient, mais ils tiraient sur des enfants, des jeunes, des vieux, pour tuer ou pour paralyser, pour amputer n’importe quelle partie de leurs corps. Pas un seul soldat israélien n’a été tué pendant l’année et demi de la Grande marche du retour, ce qui prouve que ces rassemblements ne posaient pas de menace sécuritaire. » (...)

    #marche_du_retour #Marcheduretour

  • Lapid dit à Macron que seule une menace militaire crédible peut arrêter la campagne nucléaire iranienne
    30 novembre 2021 - ThePressNew
    https://thepressnew.com/lapid-dit-a-macron-que-seule-une-menace-militaire-credible-peut-arreter

    Au terme d’un voyage de trois jours à Londres et à Paris, le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid a souligné mardi au président français Emmanuel Macron la position d’Israël selon laquelle les sanctions ne doivent pas être levées contre l’Iran et que seule une menace militaire crédible arrêtera le programme nucléaire de Téhéran. (...)

    #FranceIsrael

    • Macron reçoit le chef de la diplomatie israélienne à Paris pour panser l’affaire Pegasus
      30/11/2021 | Avec notre correspondant à Jérusalem, Sami Boukhelifa
      https://www.rfi.fr/fr/europe/20211130-macron-re%C3%A7oit-le-chef-de-la-diplomatie-isra%C3%A9lienne-%C3%A0-par

      Après Londres, le ministre des Affaires étrangères israélien est à Paris mardi 30 novembre. Yaïr Lapid doit être reçu par le président français Emmanuel Macron alors que les relations entre les pays étaient glaciales depuis l’affaire Pegasus. Ce logiciel espion israélien, vendu à certains pays aurait servi à espionner des journalistes, des militants ou encore des responsables politiques, dont le président français. Les deux parties tentent désormais de surmonter ce différend.
      L’affaire Pegasus, n’est pas close, mais elle est « mise de côté », explique une source diplomatique. Car dans ce dossier, Paris attend toujours des explications. Mais les Israéliens, ne sachant quoi répondre, se murent dans le silence.
      Début novembre, en marge de la COP 26 à Glasgow, le président Emmanuel Macron s’était entretenu avec Naftali Bennett, le Premier ministre israélien. Une rencontre qui a apaisé les tensions, confie cette même source. (...)

  • Journée de solidarité avec le peuple palestinien : le BDS et la stratégie du boycott d’Israël
    Publié le : 29/11/2021 , Texte par : Tirthankar Chanda
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20211129-journ%C3%A9e-de-solidarit%C3%A9-avec-le-peuple-palestinien-le-bds-et-la

    La date du 29 novembre est célébrée comme la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien. Il y a 75 ans, le 29 novembre 1947, l’ONU adoptait le plan de partage destiné à créer un État arabe et un État juif. Depuis, le peuple palestinien n’a toujours pas atteint son droit à l’autodétermination. Son territoire a été annexé, colonisé. L’appel à la solidarité a cédé la place à la défiance incarnée par le mouvement populaire Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS). (...)

    #BDS

  • Liban : des manifestants bloquent des routes, dans un pays simplement à bout
    Publié le : 29/11/2021, Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20211129-liban-des-manifestants-bloquent-des-routes-dans-un-pays-simplement-%C3%

    Des manifestants ont bloqué des routes au Liban, pour protester contre l’aggravation sans précédent des conditions de vie, dans un pays où 80% de la population se trouve dans la pauvreté. De nombreux commerces et écoles ont fermé leurs portes ce lundi 29 novembre à l’appel des mouvements de contestation. (...)

    #Liban

  • Le village français aux 3 000 réfugiés

    « Un petit village de l’Isère, semblable à beaucoup d’autres en France, mais qui fait un effort exemplaire pour aider, du mieux qu’il le peut les réfugiés d’#Indochine ». Ce sont les mots de l’écrivain et journaliste grenoblois Paul Dreyfus pour décrire Cognin-les-Gorges dans l’édition du Dauphiné Libéré du 23 mars 1982. Situé aux pieds du Vercors, ce village compte aujourd’hui 650 âmes, et se situe à 45 kilomètres de Grenoble. Entre 1977 et 1992, ses habitants accueillent 2 700 rescapés d’Asie du Sud-Est. Ils sont Laotiens, Vietnamiens, Cambodgiens et fuient la dictature de leurs pays à travers des « #boat_people ».

    L’hospitalité française en faveur des réfugiés avait pris forme quelques années plus tôt en 1973, dans un# Dispositif_National_d’Accueil, cadre dans lequel étaient créés les #Centres_Provisoire_d’Hébergement (CPH). La région Rhône-Alpes est, à l’époque, en tête du classement national du nombre de réfugiés par CPH avec une moyenne de 485 places agréées entre 1977 et 1985. En Isère, l’arrivée des réfugiés du Sud-Est asiatique est attestée dès le mois de mai 1975, et en 1983 la région comptera 13 Centres d’hébergements provisoires.

    À Cognin-les-Gorges, l’ouverture d’un #CPH dans un ancien pensionnat va être l’occasion pour la population locale, les élus du village, le personnel de l’établissement et les personnes en situation de migration de vivre une expérience sociale inédite, qui plus est en milieu rural ; 45 ans après les premières arrivées, ces partages sont encore très vifs et les témoignages très émouvants.

    Parler de cette solidarité aujourd’hui permet de questionner le sens de l’hospitalité, de l’intégration, et le statut même de l’exilé, dans un contexte de durcissement des politiques migratoires.

    https://www.rfi.fr/fr/podcasts/la-marche-du-monde/20210716-le-village-fran%C3%A7ais-aux-3-000-r%C3%A9fugi%C3%A9s

    #Cognin #Cognin-les-Gorges #accueil #réfugiés #migrations #histoire

  • Congo Hold-up : sur les traces de Port de Fisher, la mystérieuse société de Joseph Kabila
    https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211123-congo-hold-up-sur-les-traces-de-port-de-fisher-la-myst%C3%A9rieuse-soci

    La fuite de millions de documents et transactions bancaires à la BGFIBank révèle certaines des activités de l’ancien chef de l’État de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila. Dix-neuf médias et cinq ONG ont enquêté sur l’une de ses sociétés, Port de Fisher dont il devient actionnaire majoritaire en 2015. Port de Fisher était, en septembre 2018, le plus gros compte en volume de dépôts de la BGFI. Source : RFI

  • Etel Adnan, artiste-monde, est décédée à Paris
    https://www.rfi.fr/fr/culture/20211115-etel-adnan-artiste-monde-est-d%C3%A9c%C3%A9d%C3%A9e-%C3%A0-paris

    Poète, essayiste, romancière, peintre, Etel Adnan, immense artiste, s’est éteinte à Paris presque centenaire, à l’âge de 96 ans. De père syrien musulman et de mère grecque chrétienne, née à Beyrouth, Etel Adnan aura eu une reconnaissance tardive. Mais depuis dix ans la planète s’arrache ses œuvres de Paris aux États-Unis en passant par le monde arabe.

  • Off investigation : l’enquête vidéo pour conviction, Macron en ligne de mire
    Par Steven Jambot | Simon Decreuze - Atelier des médias
    https://www.rfi.fr/fr/podcasts/atelier-des-m%C3%A9dias/20211113-off-investigation-l-enqu%C3%AAte-vid%C3%A9o-pour-conviction-macron-en-l

    Après que plusieurs chaînes de télévisions ont refusé ses propositions d’enquêtes sur le quinquennat d’Emmanuel Macron, le journaliste Jean-Baptiste Rivoire a choisi de lancer un média, Off Investigation.

    Jean-Baptiste Rivoire, ex-grand reporter à l’agence CAPA, ex-rédacteur en chef adjoint de l’émission Spécial investigation sur Canal+ (2009-2016), est l’invité de L’atelier des médias pour présenter son site d’information indépendant : Off investigation.

    Entouré d’une équipe de journalistes, il lance une campagne de financement participatif sur Kisskissbankbank pour produire une série documentaire en 9 épisodes consacrée aux parts d’ombre d’Emmanuel Macron et son action à la tête de l’État. Diffusé par Blast, le premier épisode approche le million de vues.

    Dans un entretien de plus de quarante minutes, Jean-Baptiste Rivoire expose les ambitions et les convictions de ce site d’enquêtes vidéo. Il est aussi question de l’investigation dans le paysage audiovisuel français et des pressions que l’exécutif et les oligarques exercent sur les médias dans l’Hexagone. (...)

  • Mur de Berlin : de sa construction à sa chute, les dates clés
    https://www.rfi.fr/fr/connaissances/20211110-mur-de-berlin-de-sa-construction-%C3%A0-sa-chute-les-dates-cl%C3%A9s

    Voili, voilà RFI vous sert ce joli cocktail connu sous l’appellation « Chute Du Mur ». On peut varier sa composition afin de retrouver le goût de la vérité. Là ce n’est qu’un Ersatz fabriqué avec l’intention de compliquer la vente des boissons plus authentiques.

    2.11.2009 par : Heike Schmidt - De l’entrée des chars russes à Berlin... à la réunification des deux Allemagnes. Rappel des grands événements qui ont entouré la construction, la consolidation, puis la destruction du Mur, symbole le plus marquant de la guerre froide.

    8 mai 1945 : les chars russes sont entrés dans Berlin, le drapeau soviétique flotte sur le Reichstag en ruines. L’armée allemande capitule et le pays sera découpé en quatre zones par les « quatre grands » : l’URSS, les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne se partagent le territoire, y compris Berlin.

    24 Juin 1948 : la première crise majeure entre l’Union soviétique et les Occidentaux fait souffrir la population berlinoise. Les Soviétiques bloquent tout le trafic terrestre en direction de Berlin-Ouest. Pendant onze mois, Américains, Britanniques et Français effectuent près de 300 000 vols pour approvisionner les Berlinois grâce à un géant pont aérien. Le « blocus » sera partiellement levé le 12 mai 1949 à la suite d’âpres négociations à l’ONU.

    23 mai 1949 : fondation de la République fédérale d’Allemagne (RFA). Le souhait d’une Allemagne unie et libre sera inscrit dans la Constitution.

    7 octobre 1949 : constitution de la République démocratique allemande (RDA). De plus en plus de citoyens de la RDA partent s’installer à l’Ouest. Émigrer ne pose pas encore de problème. Il suffit de prendre le métro ou le chemin de fer berlinois pour passer d’Est en Ouest, comme le font de nombreux Berlinois pour aller travailler. Entre 1947 et 1961, entre 2,6 et 3,6 millions d’Allemands quittent la RDA pour la République fédérale. La plupart des réfugiés sont jeunes et bien instruits, ce qui devient un vrai casse-tête pour le régime communiste qui craint de perdre ses forces vives.

    17 juin 1953 : des milliers d’ouvriers de l’Allemagne de l’Est protestent contre leurs conditions de travail. Ils dénoncent l’augmentation des cadences dans les usines et sur les chantiers. Le soulèvement sera réprimé dans le sang par les chars soviétiques.

    15 juin 1961 : Walter Ulbricht, chef de la SED (parti communiste de la RDA) et chef d’État, déclare : « Personne n’a l’intention de construire un mur. » Il est le premier à employer le mot « mur », deux mois avant qu’il ne soit érigé.
    Séparés par le mur, deux mères ne peuvent que saluer leurs enfants et petits-enfants restés dans le secteur soviétique de Berlin, le 28 août 1961.
    Séparés par le mur, deux mères ne peuvent que saluer leurs enfants et petits-enfants restés dans le secteur soviétique de Berlin, le 28 août 1961. © Keystone/Getty Images

    13 août 1961 : les Berlinois de l’Est se réveillent piégés dans le secteur d’occupation soviétique, séparés en une nuit de leurs familles et des leurs proches. À partir de minuit, plusieurs divisions de soldats de la RDA sont déployées le long de la ligne de démarcation pour mettre un terme à l’émigration massive des Allemands de l’Est vers Berlin-Ouest. Les premières pierres du mur et les barbelés coupent la ville en deux. Les images de la Bernauer Strasse font le tour du monde, montrant des habitants se jetant par les fenêtres dans des bâches tendues par les pompiers de Berlin-Ouest.

    Berlin devient ainsi une île au milieu des pays de l’Est. Le mur aura une longueur de 155 km, dont 43 km coupant en deux Berlin, et 112 km séparant Berlin-Ouest du territoire de la RDA. Trois cent deux miradors, 14 000 gardes et 600 chiens servent à surveiller la « barrière de protection antifasciste ». Mais les tentatives d’évasion continueront malgré le mur.

    26 juin 1963 : le président américain John F. Kennedy, en visite officielle en Europe, marque la solidarité du « monde libre » pour les Berlinois en déclarant : « Ich bin ein Berliner » (« Je suis un Berlinois »). Les Berlinois de l’Ouest lui offrent un accueil triomphal.

    5 octobre 1964 : un tunnel creusé sous le mur par des étudiants permet l’évasion de 57 Berlinois. En tout, 70 tunnels seront creusés entre 1961 et 1989 dans le but de fuir le régime communiste. Près de 5 000 « passe-murailles » parviennent à fuir. Mais au moins 136 personnes seront tuées entre 1961 et 1989 en tentant de franchir le Mur de Berlin. Plus de mille personnes mourront en traversant la frontière interallemande.

    21 décembre 1972 : la RDA et la RFA signent un traité fondamental qui sera le point de départ d’une normalisation des relations entre les deux Allemagnes.

    19 janvier 1989 : Erich Honecker, chef d’État de la RDA, déclare que « le mur sera encore debout dans cent ans ».

    7 mai 1989 : lors des élections communales, les habitants de Leipzig votent pour la première fois contre le parti communiste en barrant les noms des candidats. Mais le lendemain, les électeurs découvrent avec consternation que les autorités ont, une nouvelle fois, truqué le vote : le Parti socialiste unifié d’Allemagne (SED) a obtenu 89,9% des voix.

    18 août 1989 : en Hongrie, à l’occasion d’un « pique-nique paneuropéen » à Sopron, près de la frontière autrichienne, 600 Allemands de l’Est fuient le pays, profitant de l’ouverture temporaire de la frontière.

    30 septembre 1989 : Hans-Dietrich Genscher, ministre des Affaires étrangères de la RFA, annonce à plus de 4 000 Allemands de l’Est réfugiés dans l’ambassade de la République fédérale à Prague : « Chers compatriotes, nous sommes venus à vous pour vous annoncer qu’aujourd’hui, votre passage en Allemagne de l’Ouest est devenu possible. » Les « trains de la liberté » vont les emmener vers une nouvelle vie en RFA.

    6 et 7 octobre 1989 : Mikhaïl Gorbatchev est à Berlin pour célébrer le 40e anniversaire de la RDA. La foule l’acclame en scandant « Gorbi, Gorbi ». Lassé par l’interminable défilé militaire et par son allié farouchement opposé à toute réforme, il déclare à la direction est-allemande : « Ceux qui arrivent trop tard seront punis par la vie. » L’expression sera interprétée comme l’annonce de la fin de la RDA.

    9 octobre 1989 : les Allemands de l’Est « votent avec leurs pieds ». À Leipzig, lors des prières de lundi dans l’église Saint-Nicolas, 70 000 manifestants bravent l’interdiction de se rassembler et descendent dans la rue. « Ni violence, ni jets de pierre, ni insultes », martèle le pasteur Christian Führer pour calmer la foule. Huit mille policiers et soldats sont mobilisés, mais l’ordre d’ouvrir le feu ne vient pas. « La Stasi (la police secrète est-allemande) avait tout prévu, sauf les bougies et les prières », se souvient Christian Führer. C’est le début de la révolution pacifique, le prélude à la chute du mur. Le lundi suivant, ils seront 120 000 manifestants. Deux semaines plus tard, 320 000 citoyens réclament la liberté de voyager et scandent : « Wir sind das Volk » (« Nous sommes le peuple »).

    18 octobre 1989 : sous la pression de la rue, Erich Honecker démissionne. Egon Krenz le remplace.

    4 novembre 1989 : au cœur de Berlin-Est, sur l’Alexanderplatz, plus d’un million de personnes manifestent contre le régime communiste. C’est le plus grand rassemblement de protestation qu’ait connu la RDA.

    9 novembre 1989 : Günter Schabowski, nouveau responsable de la propagande du parti, bafouille dans une conférence de presse et annonce qu’un nouveau règlement permettra à ceux qui le souhaitent de quitter le pays pour l’Ouest : « La police a reçu instruction de délivrer des visas pour des départs définitifs sans délai. » Lorsqu’un journaliste lui demande à partir de quand cette mesure entrera en vigueur, il répond, sur un ton hésitant : « Autant que je sache, dès maintenant. »

    Le journal de 20 h annonce que « la RDA ouvre sa frontière ».

    La ruée vers le mur commence : pour la première fois en vingt-huit ans, les Berlinois passent librement d’Est en Ouest. Le « mur de la honte », symbole de la guerre froide, tombera au fur et à mesure des coups de marteaux dans les jours qui suivent.

    3 octobre 1990 : les deux Allemagnes se réunifient.

    Cet article a été initialement publié le 2/11/2009.

    #Allemagen #Berlin #mur #histoire #impérialisme

  • Italie: plus de 800 migrants secourus en mer débarquent en Sicile
    https://www.rfi.fr/fr/europe/20211108-italie-plus-de-800-migrants-secourus-en-mer-d%C3%A9barquent-en-sicile

    Plus de 800 migrants secourus en mer #Méditerranée par un navire humanitaire ont débarqué dimanche à Trapani en Sicile. La plupart d’entre eux doivent être transférés à bord de deux bateaux prévus pour des quarantaines.

    https://twitter.com/seaeyeorg

  • Frappe israélienne sur la tour al-Jalaa à Gaza : révélations du quotidien « Haaretz »
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20211108-frappe-isra%C3%A9lienne-sur-la-tour-al-jalaa-%C3%A0-gaza-r%C3%A9v%C3%A9

    C’était l’un des bombardements les plus impressionnants lors de la guerre à #Gaza, au mois de mai dernier. Treize étages qui s’écroulent comme un château de cartes à la suite d’une frappe aérienne israélienne. Le quotidien israélien Haaretz révèle que les forces israéliennes n’ont, en réalité, découvert que cette tour accueillait des médias internationaux qu’au dernier moment.

    De notre correspondant à Jérusalem, Sami Boukhelifa

    Comme avant presque tous ses bombardements à Gaza, l’armée israélienne commence par alerter les civils dans la zone ciblée. Certains habitants reçoivent un appel téléphonique : « Vous avez une heure pour quitter les lieux ».

    Tous entendent également le roof knocking, littéralement « la frappe sur le toit » : une des techniques utilisées par l’armée israélienne à Gaza pour signaler un bombardement imminent. Il s’agit d’une bombe d’avertissement, qui produit une forte déflagration, mais pas de dommages. Lors de cette frappe d’alerte, rapporte le quotidien israélien Haaretz, les journalistes de la tour al-Jalaa alertent la presse israélienne de leur présence dans l’immeuble. Et l’information finit par remonter jusqu’à l’état-major d’Israël : « La tour abrite les locaux de médias internationaux », à savoir de l’agence d’information américaine Associated Press et de la chaîne de télévision Al-Jazeera.

    À partir de là, la confusion règne dans les rangs de l’armée. Selon l’armée israélienne, cet immeuble servait aux renseignements du Hamas. Certains responsables militaires prônent l’annulation du bombardement. Selon eux, une telle opération ne ferait que nuire à l’image de l’État hébreu sur la scène internationale. Mais pour d’autres hauts responsables de l’armée, le raid aérien doit être mené. À 15h17, le 15 mai, la tour al-Jalaa est détruite. Elle abritait également une trentaine d’appartements et autant de bureaux.

  • Spyware Surveillance of Palestinian Human Rights Defenders
    08-11-2021 | Addameer
    https://www.addameer.org/news/4564
    https://www.addameer.org/sites/default/files/upload/news/convers/Copy+of%20Surveillancee.png

    After the Israeli designation of six of the leading Palestinian civil society organizations; Addameer Prisoner Support and Human Rights Association, Al-Haq Law in the Service of Man (Al-Haq), Bisan Center for Research and Development, Defense for Children International-Palestine, the Union of Agricultural Work Committees, and the Union of Palestinian Women’s Committees, as “terror organizations” in a latest bid to delegitimize their image and isolate them from their partners and solidarity networks, Front Line Defenders (FLD) reveals today that there has been a systematic underground campaign of spyware surveillance aimed at infiltrating Palestinian human rights defenders and lawyers’ devices. The penetrating and monitoring of the devices of human rights defenders violates not only the privacy rights of human rights defenders and lawyers but also the countless victims that have been in any sort of communication with them. The six organizations strongly condemn the arbitrary, oppressive, and distressing revelations of spyware surveillance mass operation and call for a firm response, including concrete actions from the international community.\

    Pegasus Spyware Surveillance of Palestinian Human Rights Defenders

    On 16 October 2021, Al-Haq contacted FLD on suspicion of the spyware infection of the iPhone device of one of its staff members. FLD technical investigation found that the device had been infected in July 2020 with Pegasus spyware marketed by the Israeli NSO Group. Further forensic investigation-peer-reviewed by Citizen Lab and Amnesty International’s Security Lab - of 75 iPhone devices belonging to Palestinian human rights defenders and employees of civil society organizations revealed that at least five additional devices were also tapped into. Amongst them, Ghassan Halaika, Jerusalem-based field researcher at Al-Haq; Ubai Al-Aboudi, Executive Director at Bisan Center for Research and Development; and Salah Hammouri, lawyer and human rights defender.

    “When Pegasus is installed on a person’s phone, an attacker has complete access to a phone’s messages, emails, media, microphone, camera, passwords, voice calls on messaging apps, location data, calls, and contacts. The spyware also has the potential to activate the phone camera and microphone and spy on an individual’s calls and activities.” (FLD, 8 November 2021).

    Joint investigation of FLD, Citizen Lab, and Amnesty International’s Security Lab confirmed with high confidence that the infection emanated from Pegasus Spyware pertaining to the Israel-based Pegasus spyware, which has been used as a mass surveillance tool to target and facilitate systematic repression of human rights activists, lawyers, journalists, and political figures, as disclosed by the global Pegasus Project that analyzed more than 50,000 phone numbers in July 2021. After the scathing revelations made by the Pegasus Project, the NSO Group ironically alleged that the Pegasus spyware’s use was limited to government intelligence and law enforcement agencies for counter-terrorism and crime-fighting purposes. (...)

    #Bigbrother

    • Pegasus : le logiciel espion utilisé contre six Palestiniens, fonctionnaires et militants
      Publié le : 08/11/2021, Avec notre correspondante à Ramallah, Alice Froussard
      https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20211108-pegasus-le-logiciel-espion-utilis%C3%A9-contre-six-palestiniens-fonctio

      Nouvelles révélations autour de Pegasus : cette fois, ce sont les autorités israéliennes qui ont infiltré les téléphones de six Palestiniens avec le logiciel espion du groupe NSO. Les personnes concernées travaillent pour le ministère palestinien des Affaires étrangères, d’autres pour des organisations de défense des droits de l’homme. Leurs téléphones ont été examinés par FrontLine Defenders, l’organisation qui mène l’enquête, Citizen Lab et Amnesty International. À Ramallah, dans l’attente d’une enquête approfondie, on accuse NSO, la société mère, basée en Israël.

      Tout a commencé par des suspicions. Le téléphone d’un des employés d’al-Haq effectuait des appels que son propriétaire n’avait jamais passés. Les recherches sont lancées, étendues ; elles montrent que six téléphones sont infiltrés par le logiciel espion Pegasus.

      Celui d’Ubai al-Abudeh, directeur du centre Bisan, l’une des organisations récemment désignées « terroristes » par Israël, en fait partie. Selon le rapport de FrontLine, les six téléphones ont été piratés avant que l’État hébreu ait ajouté ces ONG sur sa liste noire.