Tel Aviv : Des manifestants agressés par des activistes d’extrême droite présumés

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  • Broken bottles, fists and pepper spray: Protesters against Netanyahu gov’t recount assault
    In fourth time within a week, protesters injured at anti-gov’t demonstration. One eye witness said: ’They came to murder us’
    Bar Peleg | Jul. 29, 2020 | 8:48 AM
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-broken-bottles-and-pepper-spray-protesters-against-netanyahu-gov-t

    Five demonstrators were attacked Tuesday night by an unidentified group as hundreds protested near the home of Public Security Minister Amir Ohana in Tel Aviv against police brutality and what they view as attempts to subdue the growing protests against Prime Minister Benjamin Netanyahu in recent weeks.

    Protesters recount being assaulted by a group of people who infiltrated the protest. The attackers stabbed protesters with broken glass bottles, punched them, beat them with chairs and sprayed them with pepper spray. Two of the demonstrators were cut on their necks, one requiring stitches.

    According to the demonstrators, police ignored their calls for help and, only later arriving at the scene to break up the clashes. The attackers, whose identity is unknown and who pretended they are part of the anti-government protest, managed to escape the scene.

    One demonstrator who received medical attention while sprawled on the ground said: “They came to murder us. Where are the cops? My friend was attacked with a bottle to his head and they sprayed mace in my face."

    Omer Cohen, another protester who was attacked said, “They came in a big group and beat me while throwing broken glass bottles at me.”

    The attackers, dressed in black, threw stones, glass bottles and sprayed mace at some of the protesters who had walked from Ohana’s home to the Ayalon Highway, briefly blocking parts of it. The group began beating the demonstrators suddenly and without any provocation on their part. Some eyewitnesses said the attackers were right-wing activists who sneaked into the protests, while other say they belonged to the so-called La Familia, an extremist organization of fans of the Beitar Jerusalem soccer team.

    Another anti-government protester, Yakir Ben Maor, said that one of the attackers punched a demonstrator for no apparent reason. They then fled the protest, spraying pepper spray at the demonstrators.

    Dor Segal, an eyewitness, told Haaretz that the group was full with hatred. “People are scared coming to protesters because of this. It’s frightening to think that next time the attackers will use a knife.”

    Itamar Katzir, a Haaretz reporter who was at the scene and followed the unknown individuals said, “just several meters before the Cinematheque, I saw a protester who got punched in the face with at least 10 people surrounding him.” Katzir added that two of them held black flags, so I didn’t know if they were pretending to be protesters belonging to the anti-corruption Black Flags movement, but it seemed they were looking for trouble. When I reached the Cinematheque, they started randomly beating people with chairs, bottles and flags, and I tried to catch them. It took the police to arrive a long time, they didn’t realized that group of people was going around attacking people."

    Responding to the violence, Defense Minister and Kahol Lavan chairman Benny Gantz said that “gratuitous hatred has ruined and keeps on ruining the people of Israel, whose true resilience emanates from its unity. Those who attacked the protesters must be apprehended and brought to justice. No one will silence protests in Israel while we are here.”

    Police Commissioner Moti Cohen said that “Our duty is to allow the freedom of protest for every citizen in accordance with the law. Our duty is to work for the implementation of civil rights for all of Israel’s citizens, as we have been doing every day.

    “The wellbeing of the public and its safety are our first priority, and therefore we will act with determination against any kind of violence, vandalism or inflicting harm to civilians and police officers. I call on the demonstrators to keep the protest free of violence, follow police orders and not allow protests to escalate to violence and breaking the law,” Cohen added.

    #Israelmanif

    • Tel Aviv : Des manifestants agressés par des activistes d’extrême droite présumés
      Les victimes manifestaient aux abords du domicile du ministre de la Police ; 5 personnes ont été hospitalisées dont deux blessées au couteau, il y a eu 4 arrestations
      Par Times of Israel Staff 29 juillet 2020, 10:54
      https://fr.timesofisrael.com/tel-aviv-des-manifestants-agresses-par-des-activistes-dextreme-dro

      Plusieurs activistes d’extrême-droite présumés ont attaqué mardi soir des manifestants rassemblés près du domicile du ministre de la Sécurité intérieure, Amir Ohana, après la diffusion d’un enregistrement dans lequel ce dernier donnait pour instruction aux hauts-responsables de la police d’intensifier la répression à l’encontre des Israéliens lors des mouvements de protestation contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

      Les attaquants ont été vus en train de frapper les manifestants avec des bouteilles de verre et des chaises, et les asperger de gaz lacrymogène.

      Les organisateurs du mouvement ont fait savoir que cinq personnes avaient été hospitalisées, deux d’entre elles blessées au dos par une arme blanche.

      « Ils nous ont frappés avec des chaises, ils nous ont attaqués à coup de bouteilles de verre. Il y a eu du sang », a commenté un participant au rassemblement, s’adressant au site d’information Walla.

      La radio militaire a fait savoir que les agresseurs appartenaient au club de hooligans du Beitar Jérusalem, la Familia. Le groupe est connu pour ses éléments d’extrême-droite et racistes, et il aurait été responsable d’agressions similaires commises contre des manifestants à Jérusalem, la semaine dernière.

      La police a annoncé avoir procédé à quatre arrestations pour troubles à l’ordre public et agression, sans donner d’autres détails.

      Des centaines de personnes se sont réunies, mardi soir, aux abords du domicile d’Ohana.

      Certains ont ensuite bloqué l’autoroute Ayalon, obligeant la police à dévier la circulation routière.

      Au domicile du ministre du Likud, les protestataires se sont tenus derrière une barrière, scandant des slogans dénonçant Ohana, le gouvernement et la police, à grand renfort de vuvuzelas. Parmi les slogans : « Police, qui protèges-tu ? », « C’est la honte », « Qui nous protégera de la police ? » et autres accroches contre les policiers.

      Un voisin d’Ohana qui s’est confié au Times of Israel a déclaré que le rassemblement avait été plus dense que d’autres qui avaient eu lieu, dans le passé, aux abords de son domicile, dans une tour de Tel Aviv. Il a également noté qu’il avait été toutefois moins important que les autres mouvements de protestation anti-gouvernementaux récents.

      Pour leur part, ce sont des centaines de personnes qui se sont réunies près de la résidence officielle de Netanyahu à Jérusalem, amplifiant la pression dans le cadre d’une campagne qui appelle le chef de gouvernement de longue date à démissionner.

      Les participants ont scandé le slogan devenu le cri de ralliement dans les manifestations contre Netanyahu, accusé de corruption et dont le procès a lieu actuellement : « Capital ! Régime ! Pègre ! »

      Netanyahu est traduit devant la justice pour une série de dossiers dans lesquels il est mis en cause. Il aurait ainsi reçu des cadeaux luxueux de la part de ses amis milliardaires et il aurait fait des faveurs en termes de réglementations à des magnats des médias en échange d’une couverture plus favorable de ses actions et de celles de sa famille dans leurs journaux.

      Le Premier ministre, pour sa part, n’a cessé de clamer son innocence, accusant les médias et le système judiciaire de « chasse aux sorcières » visant à lui faire quitter sa fonction, et il a refusé d’abandonner son poste.

      Les manifestants ont également tourné leur attention vers Ohana qui aurait encouragé la police à réprimer les rassemblements organisés à la résidence du Premier ministre à Jérusalem.

      Selon des enregistrements qui ont fuité et qui ont été diffusés, dimanche, par la chaîne publique Kan, Ohana tenterait de mettre au défi un jugement émis par la Haute-cour de justice qui avait autorisé les manifestations continues à Jérusalem contre Netanyahu. Il exercerait de fortes pressions sur les forces de l’ordre en faveur de répressions plus sévères.

      Répondant à cette fuite d’information, le procureur-général Avichai Mandelblit a envoyé une lettre au commissaire de police Motti Cohen, mardi, lui disant de ne prendre des décisions que sur la base de considérations professionnelles.

      « La pouvoir décisionnaire, en ce qui concerne la prise en charge de ces manifestations, a été accordé à la police qui est placée sous votre autorité ; il ne doit dépendre que de votre jugement professionnel et sans autre considération indépendante », a écrit Mandelblit.

      Des mouvements de protestation ont été organisés de manière répétée aux abords de la résidence officielle du Premier ministre. Ils ont attiré des milliers d’Israéliens furieux contre la corruption gouvernementale, la gestion de la crise du coronavirus et autres maux. Des scènes occasionnelles de violences ont pu avoir lieu, souvent de la part des agents de police qui tentaient de disperser la foule.

      Netanyahu et certains de ses partisans ont condamné les manifestants, les qualifiant « d’anarchistes ».

      Ohana aurait demandé, dans le passé, que les rassemblements à Jérusalem soient interdits ou organisés ailleurs que devant l’habitation du Premier ministre.

      La Haute-cour a approuvé les manifestations actuelles près de la résidence de Netanyahu, qui habite dans le quartier Rehavia de Jérusalem, entraînant la colère de résidents locaux qui ont porté plainte devant le tribunal pour les faire interdire, évoquant des perturbations de leur vie quotidienne.

      Michael Bachner a contribué à cet article.