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  • Aoun : Je demande que le Liban soit déclaré État civil - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1230927/aoun-je-demande-que-le-liban-soit-declare-etat-laic.html

    « Pour que le 1er septembre 2020 complète le 1er septembre 1920, et parce que je suis convaincu que seul un Etat civil est capable de protéger le pluralisme, de le préserver en le transformant en unité réelle, je demande que le Liban soit déclaré Etat civil. Je m’engage à appeler au dialogue les autorités spirituelles et les dirigeants politiques afin d’arriver à une formule acceptable par tous et pouvant être mise en place à travers des amendements constitutionnels appropriés »

    Bonne idée que de demander aux religieux et aux chefs traditionnels leur avis sur la fin de leur règne !

    #liban

  • Angela Merkel assume avoir agi « avec humanité » en ouvrant les frontières allemande en 2015
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/29/cinq-ans-apres-angela-merkel-se-rejouit-de-l-integration-des-refugies_605028

    En réalité, le bilan est plus ou moins positif selon les indicateurs que l’on choisit de mettre en avant. En matière d’emploi, les chiffres d’aujourd’hui sont plutôt meilleurs que ceux sur lesquels tablaient les experts il y a quelques années. Selon une récente étude du très sérieux Institut de recherche économique DIW, qui a interrogé environ 8 000 réfugiés arrivés en Allemagne entre 2013 et 2016, 43 % ont trouvé un travail ou suivent une formation. Quant au nombre de ceux exerçant une activité leur donnant droit à une couverture sociale, il est passé de 84 500 à 362 600 de septembre 2015 à décembre 2019. « Dans l’ensemble, les réfugiés arrivés ces dernières années en Allemagne se sont mieux intégrés au marché du travail que ceux des années 1990 » venus principalement d’ex-Yougoslavie, explique Victoria Rietig, spécialiste des questions migratoires à la DGAP, un cercle de réflexion berlinois spécialisé dans l’étude des relations internationales. La crise due au coronavirus pourrait toutefois casser cette dynamique. « La montée du chômage va rendre plus difficile l’accès à l’emploi de ceux qui sont arrivés comme migrants », a reconnu Mme Merkel, vendredi, face à la presse. Ces chiffres globaux cachent néanmoins de fortes inégalités. Entre les sexes, d’abord : alors que 57 % des hommes ont trouvé un travail ou une formation, ce n’est le cas que de 29 % des femmes. Selon les nationalités, ensuite : entre les Syriens, dont 26 % ont fait des études secondaires, et les Afghans, qui ne sont que 8 % dans ce cas, selon les chiffres du DIW, les chances de s’intégrer en Allemagne ne sont pas du tout les mêmes. Le plus grand facteur d’inégalité est cependant lié au statut légal des individus, entre ceux qui ont le doit de séjour et ceux qui ne disposent que d’une « tolérance » (Duldung), autrement dit ceux dont la demande d’asile a été rejetée mais qui ne peuvent pas être expulsés, soit parce qu’ils sont malades, soit parce que leur pays d’origine refuse de les accueillir, soit parce qu’ils suivent une formation en Allemagne. Leur nombre est aujourd’hui estimé à 200 000, soit deux fois plus qu’en 2013. « C’est là qu’est le gros problème. Il s’agit d’une population de deuxième classe dont les conditions de vie souvent très précaires reflètent l’absence de stratégie claire de la part des dirigeants allemands qui, d’un côté, ne poussent pas à leur expulsion mais, de l’autre, ne veulent pas prendre le risque de les régulariser », explique Victoria Rietig.

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#integration#economie#sante#syrien#afghan##demandeurdasile#politiquemigratoire#inegalite#precarite

  • En Syrie, le régime Assad reste dans le déni malgré la progression du Covid-19
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/29/en-syrie-le-regime-assad-reste-dans-le-deni-malgre-la-progression-du-covid-1

    « La frontière entre le Liban et la Syrie est toujours fermée, à moins d’avoir une recommandation ou une autorisation spéciale. Tout le monde à Damas me dit de ne pas venir, car les cas de Covid-19 explosent. La situation est encore pire à Alep, en termes de contamination et de manques de lits. Les fils Facebook se transforment en carnets de condoléances », raconte un homme d’affaires qui vit entre Beyrouth et Damas.« Cela fait deux jours que je n’avais pas ouvert mon compte Facebook et, aujourd’hui, ce ne sont que des condoléances. Que celui qui n’est pas mort ou tombé malade me laisse un message », commente sarcastiquement un activiste, pourtant prorégime, qui suggère aux morgues de publier le nombre de décès plutôt que de laisser cette tâche au ministère de la santé.Début août, le directeur adjoint de la direction de la santé du gouvernorat de Damas estimait à 100 000 le nombre de cas probables dans la capitale et ses environs en se basant sur le nombre de décès, une centaine par jour. Signe d’une détérioration de la situation dans l’agglomération, de nombreux cas « suspects » sont répertoriés en province chez des malades ayant récemment séjourné à Damas.Dans un pays ravagé par neuf ans de guerre, le régime syrien avait initialement imposé un début de confinement, fermé les écoles, interdit les prières collectives et limité les déplacements avant de rapidement assouplir les mesures les plus contraignantes par crainte d’un effondrement économique. « Les impacts socioéconomiques du Covid-19, notamment sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance, sont susceptibles d’exacerber les besoins humanitaires substantiels du pays », prévient l’Organisation mondiale de la santé (OMS). A un système de santé délabré s’ajoute l’impact des sanctions internationales mises en place par les pays occidentaux et une partie des pays membres de la Ligue arabe. « On manque de tout d’un point de vue médical en Syrie, de lits, d’oxygène… Ce sont d’abord les sanctions [occidentales] qui sont en cause : elles ne visent peut-être pas les médicaments, mais des sociétés surréagissent quand elles entendent le mot “Syrie”. Elles préfèrent ne pas négocier par crainte d’être pénalisées. Ainsi, une usine pharmaceutique à Damas qui importe les matières premières depuis l’Inde, via le port de Beyrouth, s’est vu récemment refuser une importation par son partenaire indien. La Syrie n’a plus, non plus, les qualifications médicales, tant les médecins sont nombreux à être partis », ajoute l’homme d’affaires. Loin d’être contenue dans les zones gouvernementales, l’évolution de la pandémie dans les vastes territoires contrôlés par les Forces démocratiques syriennes (FDS, à dominante kurde) dans le nord-est du pays inquiète aussi les humanitaires. « Il ne fait aucun doute que nous assistons à une augmentation des cas de Covid-19 dans le nord-est de la Syrie. Au 24 août, il y avait 394 cas confirmés. Les tests sont en nombre limité, mais, parmi ceux qui sont effectués, environ la moitié donne un résultat positif. Cela démontre que les taux de transmission sont élevés et que beaucoup plus de tests sont nécessaires », estime Will Turner, responsable des programmes d’urgence pour la Syrie à Médecins sans frontières (MSF). « Les villes de Hassaké et Qamishli sont les foyers les plus actifs. Nous craignons que cela ne se déplace bientôt vers Rakka, une autre zone densément peuplée qui accueille un grand nombre de personnes déplacées et qui ne se remet toujours pas des destructions de la guerre. Les services de santé sont rares et l’accès à l’eau et à l’assainissement est médiocre », poursuit Will Turner. « Entre la dépréciation des monnaies locales et l’explosion des cas de Covid-19, le risque d’une crise humanitaire de plus grande ampleur existe, tant en Syrie qu’au Liban : tout le monde vit sur ses réserves », conclut l’économiste franco-syrien Samir Aïta.

    #Covid-19#migrant#migration#syrie#crisesanitaire#crisehumanitaire#personnedeplacee#sante#systemesante

  • « Beaucoup d’acteurs libanais préfèrent nous ramener à la guerre civile plutôt qu’accepter une réforme »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/29/beaucoup-d-acteurs-libanais-preferent-nous-ramener-a-la-guerre-civile-plutot

    Il y a eu une seule conséquence politique jusqu’ici : la démission du gouvernement de Hassan Diab [un cabinet se revendiquant technocrate, formé en janvier 2020, avec le soutien des partis de l’alliance du Hezbollah, les autres se rangeant dans « l’opposition »]. Faire porter à ce gouvernement la responsabilité de l’explosion est ridicule. C’est un exécutif qui a manqué de courage, mais il a eu le mérite de voter un plan de sauvetage, et de demander un audit [indépendant] de la banque centrale du Liban [qui n’a pas eu lieu]. Il est sidérant que les plus hautes autorités libanaises n’aient pas accès au montant des pertes et des réserves de la banque centrale !

    #paywall, alors je n’en sais pas plus. Mais j’apprécie la mention : « [qui n’a pas eu lieu] ».

    • Beaucoup d’acteurs libanais préfèrent nous ramener à la guerre civile plutôt qu’accepter une réforme
      Hélène Sallon et Laure Stephan, Le Monde, el 29 août 2020

      Directeur général du ministère des finances libanais pendant vingt ans, #Alain_Bifani en a claqué la porte en juin 2020, dénonçant la façon dont la crise financière était gérée par l’establishment politico-financier. Il soutient l’initiative du président Macron − qui doit revenir à Beyrouth mardi 1er septembre − de demander au Liban de mettre en place un « gouvernement de mission ».

      La double explosion du 4 août illustre-t-elle la défaillance systémique de l’Etat ?

      De nombreuses zones d’ombre persistent : qui a fait entrer ce nitrate d’ammonium au Liban, et pourquoi ? Qui était chargé de ce stock ? Mais cela s’inscrit aussi dans un contexte de corruption, d’absence de contrôle efficace, de manque de courage. Le système politique est conçu de manière à ce que les responsabilités soient diluées. Il y a bien longtemps qu’un gouvernement ne s’est plus attelé à faire de choix stratégiques : ni sur la crise des réfugiés syriens [1,5 million, à rapporter à une population d’environ 4,5 millions de Libanais], ni sur la politique de défense, ni sur la politique étrangère, ni sur l’aménagement du territoire. Depuis combien d’années parle-t-on de l’électricité [qui est rationnée] ou de la gestion des déchets, sans qu’aucune solution pérenne ne soit trouvée ?

      Que penser de la classe politique, plus encline à lancer des accusations qu’à se remettre en cause après la déflagration ?

      Il y a eu une seule conséquence politique jusqu’ici : la démission du gouvernement de Hassan Diab [un cabinet se revendiquant technocrate, formé en janvier 2020, avec le soutien des partis de l’alliance du Hezbollah, les autres se rangeant dans « l’opposition »]. Faire porter à ce gouvernement la responsabilité de l’explosion est ridicule. C’est un exécutif qui a manqué de courage, mais il a eu le mérite de voter un plan de sauvetage, et de demander un audit [indépendant] de la banque centrale du Liban [qui n’a pas eu lieu]. Il est sidérant que les plus hautes autorités libanaises n’aient pas accès au montant des pertes et des réserves de la banque centrale !

      Pourquoi ce plan de sauvetage n’a-t-il pas été mis en œuvre ?

      Le soutien du FMI et d’autres acteurs [internationaux] était immense. Le FMI a validé l’état des lieux dressé par le gouvernement. Mais ce dernier a plié sous les coups d’une campagne médiatique hostile et face à des députés et des banques qui s’y opposaient. Les chefs de clans, qui sont les gardiens du temple de ce système, ont alors laissé faire. Le plan de sortie de crise a été saboté pour éviter des réformes.

      Une approche très vicieuse l’a emporté : perdre du temps pour que les pertes soient assumées par la population [au travers d’une dévaluation officieuse de la monnaie locale et de restrictions draconiennes sur les retraits bancaires]. En juillet, j’avais estimé que l’évasion de capitaux se chiffrait à 6 milliards de dollars [environ 5 milliards d’euros] depuis octobre 2019 [date à laquelle les transferts vers l’étranger sont devenus impossibles pour les clients ordinaires]. Les petits épargnants se retrouvent spoliés, mais des privilégiés ont été capables de sortir leur argent.

      La banque centrale pourrait cesser de subventionner des produits comme le blé, le carburant et les médicaments, d’ici à la fin 2020. L’inflation galopante a déjà réduit drastiquement le pouvoir d’achat des Libanais.

      Tout porte à croire que les réserves obligatoires de la banque centrale ont déjà été entamées depuis un moment. La dégringolade économique et sociale va se poursuivre. La société est utilisée comme une variable d’ajustement, avec l’émigration de Libanais qui produisent, qui ont des compétences ou des capitaux. Le risque est de voir les Libanais qui resteront plonger dans la misère, dont certains seront prêts à servir d’hommes de main aux caciques du pouvoir, avec des structures quasi-miliciennes qui s’installent un peu partout et, pour seul flux d’argent vers le Liban, de l’argent sale ou blanchi. Autant dire que, dans ces conditions, le Liban n’a aucune chance de devenir un Etat de droit. Beaucoup d’acteurs locaux préfèrent nous ramener à la guerre civile, plutôt que d’accepter une réforme qui signifierait une perte de leur influence.

      Vous appelez la classe politique à un sursaut, mais les mêmes dynamiques de tractations sont à l’œuvre pour former un gouvernement…

      Certains leviers peuvent permettre de débloquer la situation au forceps. Cette fois, la communauté internationale conditionne strictement l’aide à des réformes. Cela pourrait mener à une pression populaire sur les acteurs politiques. Il y a en outre la possibilité de sanctions, évoquées par le président Macron.

      Un accord pour des réformes a plus de chances d’aboutir aujourd’hui, car la stratégie de la carotte et du bâton est utilisée avec tous les acteurs. Si malgré tout, la classe dirigeante choisit le suicide, ce sera aux Libanais de prendre leur destin en main. Un sursaut ne peut pas venir que de l’extérieur, il faut aussi une pression populaire.

      Après l’explosion, la contestation populaire n’a pourtant pas été massive…

      Cela fait quarante-cinq ans que nous vivons dans une situation catastrophique. Si, avec cela, il y a encore une jeunesse qui fait preuve de solidarité auprès des sinistrés, qui se mobilise dans la rue, et des gens qui demandent des réformes, cela signifie que ce pays a encore une âme. Quand une population a pendant très longtemps désespéré d’avoir un Etat, il est normal qu’elle ne prenne pas de risques insensés. Les Libanais ont besoin de sentir que les efforts de la communauté internationale seront soutenus sur le long terme. Aujourd’hui, il existe un risque de guerre civile, mais aussi un espoir sérieux de changement. Un système ne peut pas durer éternellement, malgré ses combats d’arrière-garde.

      Que pensez-vous de l’initiative française, portée par Emmanuel Macron ?

      A mes yeux, elle est bienvenue. C’est la seule aujourd’hui qui puisse permettre des avancées. Les attentes internationales, comme la transparence, sont claires – ce qui est rare. Cette intervention paraît lucide et structurée. Mais si elle ne durait pas, ce serait un désastre. Il faut que cette implication reste sans concessions, face à un système pervers.

      La France propose un « gouvernement de mission », selon moi le plus adapté à la situation. Il n’y a actuellement aucune chance pour que les partis s’entendent sur des changements à long terme, constitutionnel par exemple. Mais sur le court terme, des accords sont possibles. Cela offrirait une bouffée d’oxygène à la population. Il pourrait y avoir d’abord de petites réformes structurelles − comme donner à la justice les moyens d’être indépendante face aux interférences politiques. D’autres dossiers critiques devraient être pris en main (gérer la faillite, les services publics, établir une loi électorale digne de ce nom, rendre l’Etat un peu plus puissant face aux chefs de clan…), avant des élections. Pour cela, il faut que les partis politiques parviennent à un minimum de consensus, le Hezbollah comme les autres formations au pouvoir.

      #Liban #Beyrouth

    • La « communauté internationale » ? Ces types n’ont accepté d’arrêter la guerre qu’à la condition que la prétendue communauté internationale leur permette de légaliser leurs activités criminelles.

      Sanctions ? Chiche, geler tous leurs avoirs à l’étranger ?

    • Le risque est de voir les Libanais qui resteront plonger dans la misère, dont certains seront prêts à servir d’hommes de main aux caciques du pouvoir, avec des structures quasi-miliciennes qui s’installent un peu partout et, pour seul flux d’argent vers le Liban, de l’argent sale ou blanchi.

  • A Lampedusa, les migrants face au coronavirus
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/29/a-lampedusa-les-migrants-face-au-coronavirus_6050269_3210.html

    Un homme est particulièrement occupé depuis le début de l’été, Toto Martello, le maire de l’île. « Ce qui me fait peur, c’est qu’il n’y a aucune conscience de la situation ici, ni de la part du gouvernement ni de l’Europe, se lamente-t-il en tirant sur son cigare. Tout repose sur les épaules de Lampedusa. La situation s’est aggravée avec l’épidémie, aux problèmes du passé se sont ajoutés ceux liés à la crise sanitaire. » A ce sentiment d’abandon s’est greffé le nouveau coronavirus et la peur de la contagion a servi de puissant moteur politique pour les formations politiques antimigrants, la Ligue de Matteo Salvini en tête. Lundi 24 août, lors d’un meeting à Crotone, en Calabre, l’ancien ministre de l’intérieur a juré que certains migrants atteints du Covid-19 « se promenaient parmi les touristes de Lampedusa, qui rapportaient ensuite avec eux le virus en Calabre, à Milan ou à Rome ». A l’approche des élections régionales italiennes des 20 et 21 septembre, cette instrumentalisation de la question migratoire est un refrain revenu à la mode. « Une campagne indigne contre Lampedusa pour faire s’effondrer l’économie de l’île », dénonce Toto Martello. Jusqu’ici, hormis les migrants placés en quarantaine, aucun touriste venu sur l’île n’a été contrôlé positif. (...)
    Les pêcheurs, qui ont fait la fierté de l’endroit, sont de moins en moins nombreux. Dans les années 1960, ils allaient encore jeter leurs filets jusqu’en Tunisie, sur les côtes les plus proches. Aujourd’hui, le mouvement est inverse, ce sont les Tunisiens qui viennent en Italie. « A Sfax, Sousse ou Monastir, des familles sont originaires de Lampedusa, on devrait se souvenir de cette histoire pour éprouver un peu de culpabilité », sourit amèrement Nino Taranto, qui a créé une petite association culturelle permettant de scolariser des migrants, aujourd’hui installés dans d’autres régions italiennes. Cette culpabilité pourrait se résumer dans le « hot spot » (centre d’accueil) de l’île qui s’est trouvé submergé ces dernières semaines. La crise sanitaire semble avoir paralysé les autorités politiques et les migrants se sont progressivement entassés. Avec jusqu’à 1 400 personnes enfermées dans un espace conçu pour 192 personnes, la situation est devenue intenable. Trente-huit cas de Covid-19 y ont été recensés la semaine passée, une bombe à retardement. L’armée a dû être envoyée en renfort pour éviter tout débordement. Face à la situation critique sur place, 850 migrants ont pu être évacués vers la Sicile, le 27 août, mais aucune solution à long terme n’a pour l’heure été proposée

    #Covid-19#migrant#migration#italie#tunisie#lampedusa#UE#hotpsot#sante#economie#politiquemigratoire#crisesanitaire

  • Après le double meurtre de Kenosha, la presse américaine s’inquiète de l’omniprésence de miliciens d’extrême droite armés
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/27/apres-le-double-meurtre-de-kenosha-la-presse-americaine-s-inquiete-de-l-omni

    « La prolifération d’armes puissantes aux mains de personnes peu entraînées au cours de manifestations tendues constitue l’assurance de bains de sang », estime notamment le « Washington Post ».

    #clairvoyance #grand_moment_de_lucidité #ooops #noshit ?

  • Banksy funds refugee rescue boat operating in Mediterranean | Refugees | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2020/aug/27/banksy-funds-refugee-rescue-boat-operating-in-mediterranean
    https://i.guim.co.uk/img/media/9c537a55c8670bc3aae9d8384dd7a036078b08ff/0_0_3451_2072/master/3451.jpg?width=605&quality=45&auto=format&fit=max&dpr=2&s=4a6708442fa582f5

    The British street artist #Banksy has financed a boat to rescue refugees attempting to reach Europe from north Africa, the Guardian can reveal.

    The vessel, named #Louise_Michel after a French feminist anarchist, set off in secrecy on 18 August from the Spanish seaport of Burriana, near Valencia, and is now in the central Mediterranean where on Thursday it rescued 89 people in distress, including 14 women and four children.

    It is now looking for a safe seaport to disembark the passengers or to transfer them to a European coastguard vessel.[...]

    Banksy’s involvement in the rescue mission goes back to September 2019 when he sent an email to #Pia_Klemp, the former captain of several NGO boats that have rescued thousands of people over recent years.

    Une bien belle équipe #migration #sauvetage #réfugié·es #assistance #humanisme #solidarité

    • https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/27/un-navire-pour-secourir-les-migrants-en-mediterranee-le-dernier-projet-du-st

      Ayant d’abord cru qu’il s’agissait d’un canular, Pia Klemp estime que Banksy l’a choisie en raison de ses prises de position politiques : « Je ne vois pas le sauvetage en mer comme une action humanitaire, mais comme faisant partie d’un combat antifasciste » , déclare-t-elle. Les dix membres d’équipage du Louise-Michel se revendiquent tous comme des militants antiracistes et antifascistes prônant un changement politique radical, rapporte le Guardian.

      https://pbs.twimg.com/media/EgfvZayUYAEadhM?format=jpg&name=small

    • via @val_k sur cuicui
      https://paris-luttes.info/l-humanitaire-ce-n-est-pas-ma-14189

      L’humanitaire, ce n’est pas ma lutte .

      Retour de mission avec l’ONG de sauvetage en mer Seawatch.

      Non, Papa, je ne crois pas que je sois fière de moi.

      A mon retour de mission avec Seawatch, tu as été le premier à me demander si j’étais « fière ».

      Fière de ces plus de 200 vies secourues en Méditerranée, « arrachées à l’enfer libyen » au cours de trois opérations de sauvetages difficiles. Difficiles car en contexte de COVID-19. De fermeture des ports européens. De politique d’intimidation des milices libyennes. De météo dégueulasse pour un mois de juin.

      Non, Papa, je ne crois pas que je sois fière de moi. La vérité, c’est que je n’ai jamais eu aussi honte. Je n’ai jamais été aussi en colère.

      La vérité, c’est que je ne sais pas comment je pourrais être fière.

      D’avoir embarqué sur un bateau de sauvetage avec d’autres militant.e.s plus ou moins pro pour secourir des vies en mer que les États européens ont les moyens et l’obligation légale de sauver eux-mêmes.

      D’avoir distribué des gilets de sauvetage à des enfants tout juste nés et d’avoir découvert à ce moment-là que les tailles bébés existaient aussi pour les équipements de secours en mer.

      D’avoir tenu dans mes bras des êtres humains incapables de soutenir leur poids, couverts d’essence et d’excréments après avoir dérivé pendant trois jours en mer.

      D’avoir dû avec le reste de l’équipage maintenir des corps en vie sur un bateau surpeuplé et une mer agitée en attendant que l’Italie accepte d’ouvrir ses ports pour les accueillir.

      D’avoir distribué des barres de survie, des chaussettes et des brosses à dents à des gens infiniment plus autonomes que moi.

      D’avoir pris soin de corps meurtris, affamés et torturés pour rien. Au nom de l’absurdité des politiques migratoires européennes.

      De m’être presque habituée aux histoires de torture et de viols. Aux marques sur les corps.

      D’avoir répondu « oui, je sais… » à une énième histoire de Libye. Pour l’écourter. Pour ne pas entendre plus. Ne pas voir.

      D’avoir été si faible devant des gens si forts.

      D’avoir oublié, le temps d’une fête improvisée sur le pont arrière du Sea watch, au milieu des cris de joie, des rires et des danses, la violence et l’absurdité de la situation.

      D’avoir menti en acquiesçant aux « tout ira mieux en Europe » lâchés çà et là, de peur de froisser trop vite et trop tôt des espoirs impossibles.

      D’avoir distraitement répondu « see you soon in Paris », sans avoir le courage d’expliquer la merde qu’était Dublin, de peur que des gens se jettent par-dessus bord, comme cela s’est passé sur l’Ocean Viking.

      D’avoir offert à ces personnes comme premier spectacle de l’Europe des hommes en uniforme armés de matraques.

      D’avoir endossé à leurs yeux l’image affreuse et violente du héros. Du sauveteur blanc venant au secours de personnes racisées.

      D’avoir dû « offrir » à des gens comme un privilège ce qui relève d’un droit fondamental.

      D’avoir posé mes fesses dans un avion pour faire un Palerme-Paris à 50 euros en pensant que ce même trajet prendrait à mes ami.e.s des mois voire des années, plusieurs centaines d’euros, une bonne dose de violences policières et tant des tracas administratifs.

      D’avoir lu à mon retour, dans un journal italien à l’aéroport, qu’au mois de juin, 20% des personnes ayant tenté de traverser la Méditerranée avaient perdu la vie.

      D’avoir les soirs observé la mer depuis la proue du bateau et de l’avoir trouvée belle. Aimé ce qui est une hideuse fosse commune. De m’y être baigné. D’y avoir nagé.

      D’avoir, entre deux dinghies, croisé en mer des ferries et des bateaux de croisière remplis de gens qui ont le droit de voyager. D’être libres. De vivre.

      D’avoir partagé des moments si forts et si précaires avec des inconnus, qui pour certains sont devenus des ami.e.s.

      Des personnes avec lesquelles on aimerait lutter ensemble et debout, plutôt qu’assise sur le pont d’un bateau à distribuer des chaussettes.

      Non, Papa, je ne crois pas que je sois fière de moi. La vérité, c’est que je n’ai jamais eu aussi honte. Je n’ai jamais été aussi en colère.

      L’humanitaire, ce n’est pas ma lutte. Ce n’est celle de personne d’ailleurs. Ni celle de Seawatch. Ni de son équipage.

      Tout cela ne devrait juste pas exister.

    • Migrants : deux navires humanitaires au secours du bateau de Banksy en Méditerranée
      https://www.arte.tv/fr/afp/actualites/migrants-deux-navires-humanitaires-au-secours-du-bateau-de-banksy-en-mediterran

      Deux navires humanitaires sont en route pour porter assistance au bateau affrété en Méditerranée par le street artist Banksy, qui compte 219 migrants à bord et a lancé un appel de détresse, a-t-on appris samedi de sources concordantes.
      Parti le 18 août d’Espagne dans le plus grand secret, le Louise-Michel est actuellement dans l’incapacité d’avancer après avoir sauvé vendredi 130 naufragés supplémentaires et a demandé « une assistance immédiate », affirmant avoir sollicité les autorités italiennes et maltaises. Un migrant est mort sur le bateau et plusieurs sont blessés.
      Actuellement en Méditerranée, où il a sauvé 201 migrants et est lui-même en quête d’un port d’accueil, le Sea-Watch 4 a décidé de venir en aide au Louise-Michel « face à l’absence de réaction » des autorités, a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’ONG allemande Sea-Watch qui affrète ce bateau avec Médecins sans frontières.
      « Nous avons une clinique à bord du Sea-Watch 4 et on va voir comment on peut les aider. On pourra aussi peut-être prendre des migrants à bord même si nous avons des procédures Covid à respecter », a complété Hassiba Hadj-Sahraoui, chargée des questions humanitaires de MSF aux Pays-Bas, qui dénonce la « situation intenable » des navires humanitaires en Méditerranée.
      Parallèlement, le collectif italien de gauche Mediterranea a annoncé l’envoi du navire Mare Ionio depuis le port d’Augusta en Sicile pour porter assistance au Louise-Michel, invoquant lui aussi l’absence de réponse de l’Italie ou de Malte face « au danger de mort imminent » encouru par les migrants.
      « La situation est dramatique (...) Il y a beaucoup de femmes et d’enfants, beaucoup de gens ont de graves problèmes médicaux à cause de brûlures d’essence et de nombreuses heures passées en mer », affirme le collectif dans un communiqué.
      Selon les dernières données du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), les tentatives de départ augmentent en Méditerranée, route migratoire la plus meurtrière du monde. Entre début janvier et fin juillet, les tentatives au départ de la Libye ont augmenté de 91%, comparé à la même période l’an dernier, représentant 14.481 personnes ayant pris la mer.

    • Le bateau Le Louise Michel avec des migrants à bord a été refusé par plusieurs villes. Mais Marseille décide de lui venir en aide.
      https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/migrants/marseille-ouvre-son-port-au-louise-michel_4089283.html

      Qu’est-ce qui a motivé la Ville à prendre cette décision ? « Justement, ce ne sont pas des migrants. Je n’accepte pas ce terme. Ce sont des naufragés, ce sont de gens qui risquent la mort. Ils sont en mer dans une situation critique. Le droit maritime, l’Histoire maritime, l’Histoire de la ville, tous convoquent notre responsabilité. Des femmes et des enfants sont en train de mourir… dans cette situation-là, on ne demande ni les papiers, ni la régularité de la situation de ces gens-là. On les sauve, on les secoure », martèle Benoit Payan, premier adjoint de la ville de Marseille.

  • En représailles à des tirs, Israël frappe des postes du Hezbollah au Liban
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/26/en-represailles-a-des-tirs-israel-frappe-des-postes-du-hezbollah-au-liban_60

    Comme toujours, après le titre obligé de la forme « en représailles, Israël… », et un premier paragraphe en « En "réponse" à des tirs du Hezbolla », Le Monde-avec-AFP-et-Reuters ne parvient à trouver qu’une seule source de citations et de témoignages : des Israéliens (à commencer par – tu m’étonnes – l’armée israélienne elle-même).

    Ce niveau de nullité, c’est même plus drôle.

  • La propagation du nouveau coronavirus s’accélère au Liban
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/25/la-propagation-du-nouveau-coronavirus-s-accelere-au-liban_6049871_3210.html

    L’aéroport de Beyrouth a rouvert le 10 juillet pour permettre le retour des expatriés libanais et l’injection de dollars. Dès le 22 juillet, le nombre des contaminations s’est emballé. L’impératif économique a toutefois prévalu dans un Etat au bord de la faillite, incapable de compenser les travailleurs, commerçants et entreprises par des aides. Depuis le début de la crise économique, à l’automne 2019, le taux de pauvreté est passé de 28 % à 55 % mi-2020, selon les Nations unies.

    #Covid-19#migrant#migration#liban#sante#pauvrete#expatrie#refugie#contamination

  • #Covid-19 : Donald Trump s’empresse d’annoncer un accès élargi au plasma de convalescents
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/24/covid-19-donald-trump-s-empresse-d-annoncer-un-acces-elargi-au-plasma-de-con

    A la veille du lancement de la convention républicaine d’investiture, Donald Trump a joué un va-tout dans la lutte contre l’épidémie de Covid-19, qui constitue un sérieux obstacle à sa réélection : dimanche 23 août, il a annoncé l’autorisation en urgence de la transfusion du plasma sanguin de personnes guéries du coronavirus à des patients hospitalisés. « Je suis heureux de faire cette annonce réellement historique dans notre bataille contre le virus chinois, qui va sauver un nombre incalculable de vies. »

    Officiellement, c’est la Food and Drug Administration (#FDA) qui a élargi les conditions d’utilisation de ce traitement, déjà administré à près de 70 000 patients américains à titre compassionnel, ou dans des essais cliniques. Il y a encore quelques jours, l’agence américaine renâclait à élargir l’usage du plasma de convalescent, en l’absence de résultats de grands essais cliniques sur cette stratégie thérapeutique.

    Irrité par l’absence de progrès face au SARS-CoV-2, qui a tué près de 177 000 Américains et a mis à genoux l’économie, le président américain avait fait part de ses soupçons, samedi, sur Twitter : « L’Etat profond, ou qui que ce soit, à la FDA, rend très difficile pour les compagnies pharmaceutiques de tester les vaccins et les traitements. De façon évidente, ils espèrent retarder la réponse jusqu’à après le 3 novembre » – c’est-à-dire après l’élection présidentielle.

    Cette attaque a ravi les cercles conspirationnistes, mais a été condamnée par d’anciens responsables de la FDA et par les représentants de l’industrie pharmaceutique, qui se félicitent au contraire de la diligence de l’agence en ces temps de pandémie.

    Concernant le plasma, l’agence américaine s’est-elle fait tordre le bras par la Maison Blanche pour passer outre ses réserves ? Interrogé à ce sujet lors de la conférence de presse, Stephen Hahn, le patron de la FDA, qui avait précisé qu’autorisation d’urgence ne vaut pas autorisation de plein droit, s’est gardé de répondre.

    Face aux questions des journalistes, Donald Trump a abruptement abrégé les échanges. Le ministre américain de la santé, Alex Azar, avait lui indiqué que les premiers résultats faisaient état d’un taux de survie supérieur de 35 % pour les patients ayant bénéficié d’une transfusion.

    Le moins qu’on puisse dire est que la lettre de la FDA concernant l’autorisation d’élargissement ne reprend pas les accents triomphalistes du président américain et de son ministre concernant le plasma de convalescent.

    #paywall

    FDA, under pressure, authorizes blood plasma as Covid-19 treatment
    https://www.statnews.com/2020/08/23/fda-under-pressure-from-trump-expected-to-authorize-blood-plasma-as-covid-

    The announcement comes less than a week after officials at the National Institutes of Health staged a rare intervention to stop the FDA from issuing the emergency use authorization. NIH officials involved in the decision told the New York Times that more data, derived from randomized controlled trials, were needed.

    [...]

    The documents released by the FDA do not make clear where the 35% figure cited by Trump and Azar comes from. But it may be based on a study conducted by the Mayo Clinic and the NIH, which indicated that plasma treatments appeared to have a small but statistically significant impact on reducing mortality in hospitalized Covid-19 patients who received the infusions within three days of the onset of symptoms, compared with those who got plasma after four days or later.

    The death rate after seven days was 8.7% in patients treated early and 11.9% in those not treated until later. But that study, while it included more than 35,000 patients, did not include a placebo group and was not randomized, making it difficult to interpret the data. And it hasn’t been peer-reviewed by other scientists and published in a medical journal.

  • Au Japon, le Covid-19 ravive les tensions autour de la présence militaire américaine
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/18/au-japon-le-covid-19-ravive-les-tensions-autour-de-la-presence-militaire-ame

    Depuis le début de la pandémie, l’armée américaine obligeait ses membres arrivant au Japon à respecter une quatorzaine. Ces mesures ont été renforcées après l’écart de la famille d’Iwakuni. Deux jours plus tard, le 14 juillet, le personnel était obligé de passer un test au douzième jour de sa quatorzaine avant de pouvoir reprendre vingt-quatre heures plus tard une vie normale. En outre, à partir du 21 juillet, le Pentagone a autorisé les bases américaines au Japon à divulguer le nombre de cas de contamination, alors que le secrétaire à la défense américain, Mark Esper, avait imposé en mars de ne plus le faire pour des raisons de sécurité opérationnelle.
    Manque de « sérieux » Le sujet est sensible. Si les habitants d’Iwakuni semblent avoir repris confiance grâce aux dispositions prises par le commandement militaire américain, les bases d’Okinawa continuent, elles, de susciter de la défiance. Le petit archipel méridional comptait 1 656 contaminations le 17 août, 33 de plus que la veille, dont 114 à la base américaine des marines de Futenma et 162 à celle d’Hansen. Même si les bases américaines assuraient ne plus avoir de nouveau cas le 17 août, la gravité de la situation a incité le gouverneur, Denny Tamaki, à prolonger jusqu’au 29 août l’état d’urgence imposé, initialement pour deux semaines, à partir du 1er août. Les autorités locales n’hésitent pas à rappeler la responsabilité américaine.

    #Covid-19#migrant#migration#japon#france#sante#contamination#quarantaine#politique#militaire

  • Turquie, Grèce, Chypre : pourquoi le gaz fait flamber la Méditerranée
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/18/turquie-grece-chypre-pourquoi-le-gaz-fait-flamber-la-mediterranee_6049201_32


    Un navire d’exploration gazière turc encadré par des navires militaires, dans les eaux militaires grecques, le 12 août 2020.
    AFP

    L’escalade militaire entre Ankara et Athènes se fait sur fond d’ambitions gazières des pays de la région.

    Les potentielles ressources gazières de la Méditerranée orientale vont-elles mener la Turquie et la Grèce – toutes deux membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) – au bord de l’affrontement armé ? Depuis dix ans, la multiplication des découvertes de gaz naturel dans l’est de la Méditerranée fait craindre une bataille sourde entre les puissances régionales, dans une zone où les tensions géopolitiques sont déjà nombreuses.

    Dimanche, malgré la pression exercée par l’Union européenne – et en particulier la France, qui a envoyé sur place plusieurs avions de combat –, la Turquie a décidé d’étendre ses recherches de ressources gazières dans les zones maritimes revendiquées par la Grèce et Chypre. Ankara a envoyé depuis plusieurs jours dans la région un navire de recherche sismique, l’Oruç Reis, escorté par une douzaine de bateaux militaires.

    le sujet ne permet pas apparemment d’évoquer le différend sur la frontière maritime entre Israël et le Liban…

    mais peut-être est-ce après le péage…
    #paywall

  • Liban : les responsables étrangers se succèdent à Beyrouth, le Hezbollah rejette un gouvernement « neutre »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/14/a-beyrouth-les-responsables-etrangers-se-succedent-pour-rencontrer-le-presid

    […]
    Les autorités libanaises ont nommé le juge Fadi Sawan, dont des sources judiciaires reconnaissent l’indépendance et la probité, pour mener l’enquête sur les causes de l’explosion. Mais ce n’est pas lui qui interrogera plusieurs ministres au sujet du nitrate d’ammonium stocké au port : ils devront comparaître devant une instance spéciale. Jeudi, David Hale a annoncé que la police fédérale américaine (FBI) allait se joindre aux enquêteurs « à l’invitation » des autorités libanaises.

    En France, l’enquête qui avait été ouverte par le parquet de Paris – compte tenu de la présence de victimes françaises et notamment de plusieurs dizaines de blessés – a été confiée, mardi, à deux juges d’instruction du pôle accidents collectifs du tribunal, a annoncé le parquet de Paris, confirmant une information de BFMTV. L’information judiciaire a été ouverte des chefs d’« homicides involontaires » et « blessures involontaires », a-t-il précisé.

    Les autorités libanaises rejettent une enquête internationale, réclamée par de nombreuses voix au Liban, notamment les familles des victimes qui ont tenu une conférence de presse vendredi près du lieu du drame.

  • Donald Trump bloque le financement de la poste pour affaiblir le vote par correspondance
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/15/donald-trump-bloque-le-financement-de-la-poste-pour-affaiblir-le-vote-par-co

    Le président américain considère le vote par courrier comme la « plus grande fraude électorale de l’histoire » et craint que cela lui coûte sa réélection.

    Pour les démocrates, les remarques de Donald Trump sont l’aveu clair qu’il tente de restreindre le droit de vote. Dans une interview donnée sur Fox Business Network, jeudi 13 août, le président des Etats-Unis a expliqué pourquoi il s’opposait à un plan de soutien – défendu par les démocrates – prévu pour gérer la crise du coronavirus, d’un montant de 25 milliards de dollars (21 milliards d’euros) dont une partie des fonds serait allouée à la poste américaine (USPS, pour United States Postal Service).

    « Ils veulent 3,5 milliards de dollars pour quelque chose qui s’avérera frauduleux. C’est essentiellement de l’argent pour les élections », a déclaré Donald Trump. Sans cet argent supplémentaire, a-t-il déclaré, le service postal n’aura pas les ressources pour gérer le flot de bulletins d’électeurs qui veulent éviter les bureaux de vote pendant la pandémie de Covid-19.

    « Si nous ne concluons pas d’accord, cela signifie qu’ils ne reçoivent pas l’argent », a expliqué le président américain. « Cela signifie qu’ils ne peuvent pas avoir de vote universel par correspondance », a-t-il ajouté. Pour Joe Biden, son concurrent à l’élection de novembre, c’est « du pur Trump. Il ne veut pas d’élections. »

    La crainte d’une forte participation
    Les déclarations de Donald Trump confirment son opposition farouche au vote par correspondance qu’il voit comme la « plus grande fraude électorale de l’histoire ». En mars dernier, le président américain avait déjà déclaré sur Fox News qu’il craignait ainsi un risque de participation tel que « vous ne feriez plus jamais élire un républicain dans ce pays ».

    Et les tentatives se multiplient pour étouffer le vote à distance dans des Etats qui pourraient s’avérer décisifs dans le résultat de l’élection. Dans l’Iowa – que le candidat républicain a remporté facilement en 2016 mais qui est plus disputé cette année –, un procès a été intenté, mercredi, contre deux comtés à tendance démocrate, dans le but d’invalider des dizaines de milliers de demandes de vote par correspondance. Cela fait suite à des manœuvres juridiques en Pennsylvanie, où le camp républicain espère changer la façon dont l’Etat collecte et compte les bulletins de vote par courrier. Et au Nevada, Trump conteste une loi qui permet d’envoyer des bulletins de vote à tous les électeurs.

    Ces démarches ne sont pas toujours couronnées de succès. La Cour suprême des Etats-Unis a rejeté, jeudi, les demandes des républicains qui avaient contesté un accord dans le Rhode Island autorisant les résidents à voter par courrier sans obtenir la signature de deux témoins ou d’un notaire.

    Un directeur partisan de Trump
    Le directeur des services postaux américains, Louis DeJoy, a déclaré que l’agence était dans une situation financière intenable, mais il assure qu’elle peut gérer le flux de courrier électoral de cette année.
    « Bien qu’il y ait probablement une augmentation sans précédent du volume de courrier électoral en raison de la pandémie, le service postal a largement la capacité de livrer tout le courrier électoral en toute sécurité et à temps, conformément à nos normes de livraison, et nous le ferons », a-t-il dit récemment au conseil d’administration de l’USPS.

    Mais M. DeJoy, qui a été installé à ce poste par Donald Trump dont il est un partisan et donateur, a mis en œuvre une réorganisation de l’USPS et une réduction des coûts qui, selon les démocrates, auraient pour effet de ralentir la distribution du courrier.

    Ils lui demandent régulièrement de revenir sur ses décisions, arguant qu’elles poussaient les responsables électoraux des Etats à opter pour un affranchissement de première classe plus coûteux, pour que les bulletins de vote par correspondance soient prioritaires.

    Selon le New York Times, 76 % des Américains pourront voter par correspondance en novembre prochain lors d’une élection où près de 80 millions de bulletins pourraient être envoyés par courrier.

    Pour Donald Trump, le combat électoral se joue donc autant dans les urnes que dans les boîtes aux lettres. Paradoxalement, le président américain – qui déclare son lieu de résidence légale dans la station balnéaire de Mar-a-Lago –, a demandé un bulletin de vote par correspondance pour des élections locales de Floride, prévues mardi. Sa femme et lui-même ont déjà voté à distance lors de la primaire républicaine de Floride, en mars.

  • L’ONU rejette la résolution américaine visant à prolonger l’embargo sur les armes en Iran
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/15/l-onu-rejette-la-resolution-americaine-visant-a-prolonger-l-embargo-sur-les-

    Les Etats-Unis, qui font pression pour isoler l’Iran, ont dénoncé un vote « inexcusable ». De son côté, Téhéran a salué ce vote, estimant que Washington n’a « jamais été si isolé ».

    Washington ne se faisait pas d’illusion mais espérait paraître moins seul dans sa stratégie de lutte contre le nucléaire iranien. Ça n’a pas marché. Le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) a rejeté, vendredi 14 août, une résolution américaine visant à prolonger l’embargo sur les ventes d’armes à l’Iran qui expire en octobre, suscitant la colère des Etats-Unis qui ont dénoncé un vote « inexcusable ».

    Le projet de Washington n’a été approuvé que par deux pays, a annoncé l’Indonésie, qui préside actuellement cette instance. Deux autres, la Russie et la Chine, ont voté contre et les onze membres restants du Conseil se sont abstenus, parmi lesquels la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, alliés européens des Etats-Unis.

    Seul soutien : la République Dominicaine
    Abstentions : France, Royaume-Uni, Afrique du Sud, Allemagne, Belgique, Estonie, Indonésie, Niger, Saint-Vincent et les Grenadines, Tunisie, Vietnam

    • UN Security Council rejects US proposal to extend Iran arms embargo - CNNPolitics
      https://www.cnn.com/2020/08/14/politics/us-un-proposal-iran-conventional-weapons-rejected/index.html

      US Ambassador to the UN Kelly Craft said in a statement Friday the US “has every right to initiate snapback of provisions of previous Security Council resolutions” and “in the coming days, the United States will follow through on that promise to stop at nothing to extend the arms embargo.

      The US only drew support for the proposal from the Dominican Republic. Russia and China were opposed while Germany, France, the United Kingdom and eight others abstained.

      The United Nations Security Council is charged with the responsibility of maintaining international peace and security. It failed today to uphold its fundamental mission set,” US Secretary of State Mike Pompeo said in a statement Friday.

      Under the terms of the 2015 Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA), the conventional weapons ban on Iran is legally set to expire in mid-October. For months, the Trump administration has sought to extend the embargo despite having exited the deal — a campaign that was predicted to fail.

      ’Inexcusable’
      This week, the US tabled a resolution in the UN Security Council that would rollover the existing embargo indefinitely. US Special Representative for Iran Brian Hook argued it was a “a compromise text.

      We listened to the Security Council members and created a new text that is both reasonable and necessary,” he told reporters Thursday.
      […]
      Trump administration officials have argued that the US has the legal authority to re-impose sanctions on Iran under UN Security Council Resolution 2231.

      Resolution 2231 establishes a fixed term, ’JCPOA participants,’” Hook told reporters Thursday. “That expressly includes the United States in its definition. Resolution 2231 places no other conditions on the eligibility of states that are among the named JCPOA participants. Developments beyond the four corners of Resolution 2231 did not and could not change the United States’ right to initiate snapback.
      Hook said the US circulated a six-page legal memo on the matter to UN Security Council members Thursday.

      The US position had raised eyebrows and scorn among diplomats.
      European allies agreed that the potential of weapons flowing in and out of Iran poses a threat, but were furious that the US withdrew from the nuclear agreement but still claimed to be a participant and have the ability to snapback sanctions.

      You can’t have your cake and eat it too,” said one Security Council diplomat.

      en termes diplomatiques (mais anonyme, quand même) :
      Les É.-U. voudraient avoir #le_beurre_et_l'argent_du_beurre

  • Tensions en Méditerranée : la France au secours de la Grèce face à la Turquie
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/14/tensions-entre-la-grece-et-la-turquie-erdogan-a-la-recherche-de-sa-ligne-rou


    Infographie Le Monde

    Paris a déployé deux chasseurs Rafale et deux bâtiments de la marine nationale en Méditerranée orientale. Vendredi, le président turc a accusé la France de jouer au « caïd ».

    #paywall
    mais en faut, surtout pour l’infographie

  • Israël et les Emirats arabes unis annoncent une normalisation de leurs relations diplomatiques
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/13/israel-et-les-emirats-arabes-unis-annoncent-une-normalisation-de-leurs-relat

    Que vont faire les très nombreux artistes et intellos arabes qui bénéficiaient des aides généreuses de leurs très nombreuses institutions culturelles maintenant que les Emirats arabes unis ont « normalisé » leurs relations avec Israël ? Je crains que le #boycott fasse long feu...

    #émirats #normalisation

  • « Cela pourrait être la fin » : la #Biélorussie se met en #grève pour faire tomber #Loukachenko

    Cheminots, acteurs, ouvriers, employés des secteurs informatique, automobile ou chimique… Les salariés de plus d’une vingtaine d’entreprises se sont joints aux #blocages et aux manifestations.

    Par Claire Gatinois Publié aujourd’hui à 04h48, mis à jour à 11h17

    Ce ne furent d’abord que quelques signaux : une démission au sein des forces de l’ordre ; un blocage dans une usine ; des fleurs, que les femmes apportaient pour honorer les victimes de la répression policière ; et ces « V » de la victoire que certains soldats de l’armée osaient discrètement faire depuis les fenêtres de leur camion, en signe de solidarité avec les manifestants. Puis, au fil des heures, ces signaux sont devenus un phénomène. Une vague. Un espoir. Les images de policiers jetant leur uniforme se sont multipliées, les démissions de fonctionnaires se sont enchaînées, les #manifestations pacifiques ont grossi à #Minsk et en province, et la grève a pris. Soudain, la Biélorussie s’est mise à y croire.

    Jeudi 13 août, au lendemain d’une quatrième nuit de révolte violemment réprimée, les citoyens avides de démocratie, ces femmes, ces ouvriers, ces étudiants, qui se battent depuis dimanche et l’élection présidentielle qui a octroyé un sixième mandat à l’autocrate Alexandre Loukachenko, ont cru au départ possible du président honni.

    « Cela pourrait être la fin », estime l’analyste politique Artyom Shraibman. Chacun sait qu’annoncer le crépuscule du régime est encore prématuré. Alexandre Loukachenko a démontré que la brutalité et l’arbitraire étaient, plus que jamais, inhérents à sa façon de gouverner. Après plus de 6 700 arrestations menées ces trois derniers jours – parfois de simples passants coupables d’avoir croisé les OMON, la police antiémeute, au mauvais endroit, au mauvais moment –, les forces de l’ordre ont continué jeudi, en pleine journée, à matraquer les vitres des voitures, à molester les manifestants et à disperser les foules.

    Mais, alors qu’Internet avait été rétabli – sans doute pour éviter l’effondrement de l’économie –, les images diffusées sur les réseaux sociaux ont démontré aux Biélorusses la puissance de la rue, le courage et la force de gens ordinaires. Les protestations de la nuit précédente avaient faibli sous le coup de la terreur exercée par le régime, qui a admis l’utilisation de balles réelles. Celles du jour suivant ont montré d’immenses files de femmes et d’hommes qui se sont formées spontanément dans les rues de Minsk et des villes de province. La police, qui la nuit n’avait guère d’état d’âme à frapper des gens sans défense, a semblé parfois démunie. Les images symboliques d’un peuple uni contre son dictateur se sont alors enchaînées, comme cette prière de représentants des Eglises chrétienne orthodoxe, catholique, protestante contre les violences à Minsk.

    C’est à ce moment-là, aussi, que dans les villes industrielles, les ouvriers se sont rassemblés. Au sein du groupe Belaz, fabriquant d’engins miniers, de camions, il y eut une réunion de travailleurs d’un genre que l’on n’avait pas vu depuis l’époque soviétique. Une grève a été programmée si quatre revendications n’étaient pas respectées d’ici à lundi : la démission du président et de son gouvernement, l’arrêt des violences policières, la libération des prisonniers politiques et l’organisation de nouvelles élections. Le symbole est fort. Belaz est l’un des joyaux industriels du pays. L’un des endroits où l’on avait toujours voté pour Loukachenko.

    « Belaz est en grève. Un effet domino va suivre. On peut dire maintenant avec certitude que Loukachenko a perdu le contrôle de la situation », s’est emballé le journaliste et commentateur biélorusse Franak Viacorka, sur Twitter. L’effet domino a, de fait, opéré. Cheminots, acteurs, ouvriers, employés des secteurs informatique, automobile ou chimique… se sont joints aux blocages et aux manifestations. A maints endroits, les leaders posaient la question : « Qui a voté pour Svetlana Tsikanovskaïa [l’opposante de Loukachenko] ? » Toutes les mains se levaient. Pour ceux qui en doutaient encore, il devenait clair que le scrutin présidentiel avait été biaisé.

    Réveil démocratique

    Les télévisions nationales, considérées comme des organes de propagande, ont, elles aussi, été submergées par ce réveil démocratique. Jeudi, plusieurs présentateurs, jusqu’ici soumis ou acquis au régime, se sont fait les avocats de l’opposition ou les critiques des violences policières, avant d’annoncer leur licenciement des groupes publics. Parmi eux, Vladimir Burko qui, pendant cinq ans, a présenté un programme pour vanter l’arsenal militaire de la présidence. Mercredi, la vedette du petit écran avait appelé les militaires à « réfléchir » avant de suivre les ordres du chef d’Etat. Le pays a également recensé la première démission d’un membre de l’administration présidentielle, Artyom Proskalovich, qui, sur Instagram, explique sans détour : « Je ne considère plus possible d’être avocat dans la fonction publique. »

    « Les manifestations prennent de l’ampleur. La population n’a plus de doute sur le fait qu’on lui a volé son vote. Les entreprises publiques, qui sont le socle de Loukachenko, se dérobent sous ses pieds, note Andrei Yeliseyeu, directeur de recherche au sein du think tank EAST Center. Qu’adviendra-t-il ? Le système Loukachenko permet difficilement d’imaginer une négociation avec l’opposition. Et s’il opte pour une réponse brutale, comme il l’a fait jusqu’à présent, cela peut très mal se terminer pour tout le monde. »

    Pour l’heure, les autorités ont semblé vouloir, pour la première fois depuis l’élection, apaiser les esprits. Si Loukachenko reste pour l’heure invisible et inaudible, la présidente du Sénat, Natalia Kotchanova, a appelé à « cesser l’autodestruction ». « Nous n’avons pas besoin d’un combat, nous n’avons pas besoin d’une guerre », a-t-elle déclaré à la télévision publique, tandis que le ministre de l’intérieur, Youri Karaev, présentait ses excuses pour les violences policières commises contre « des passants » n’ayant pas pris part aux manifestations. Dans la soirée, plus d’un millier de personnes ont été relâchées « avec l’obligation de ne pas participer à des manifestations non autorisées ». Un geste de mansuétude bien mince au regard des atrocités commises par le régime, dont ces prisonniers font déjà le récit.

    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/14/cela-pourrait-etre-la-fin-la-bielorussie-se-met-en-greve-pour-faire-tomber-l

  • Trump annonce un « accord de paix historique » entre Israël et les Émirats arabes unis
    Par Le Figaro avec AFP - 13 août 2020
    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/trump-annonce-un-accord-de-paix-historique-entre-israel-et-les-emirats-arab

    Israël et les Emirats arabes unis ont signé sous l’égide des Etats-Unis un « accord de paix historique », a tweeté jeudi 13 août Donald Trump, permettant à ces deux pays de normaliser leurs relations.

    #Israel-EAU

    • Entre les Émirats arabes unis et Israël, il y a plus qu’un mariage de raison
      Andreas Krieg - Lundi 27 juillet 2020
      https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/emirats-israel-mbz-annexion-cisjordanie-iran

      Le réchauffement des relations entre les deux pays repose en grande partie sur une vision commune de l’islam politique en tant qu’enjeu sécuritaire

      Alors que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou fait – progressivement avancer son plan d’annexion de la Cisjordanie occupée –, l’attention s’est portée ces dernières années sur le réchauffement des relations entre les Émirats arabes unis (EAU) et Israël.

      Même si l’ambassadeur émirati à Washington Yousef al-Otaiba a adopté une position ferme contre le projet d’annexion, dans une tribune publiée en hébreu, la normalisation des liens entre Abou Dabi et Tel Aviv ne sera probablement pas conditionnée par la politique palestinienne d’Israël.

      Au-delà des liens géostratégiques, commerciaux et sécuritaires profonds, la relation entre Abou Dabi et Israël repose sur des synergies idéologiques solides. (...)

    • L’Autorité palestinienne rejette l’accord entre Israël et les Emirats, et le qualifie de « trahison »
      franceinfo avec AFP - France Télévisions - Mis à jour le 14/08/2020
      https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/l-autorite-palestinienne-rejette-l-accord-entre-israel-et-les-emirats-e

      Cette dernière a également appelé à une « réunion d’urgence » de la Ligue arabe pour dénoncer le projet soutenu par les Etats-Unis.

      L’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas a qualifié jeudi 13 août au soir de « trahison » de la cause palestinienne l’accord de normalisation des relations entre Israël et les Emirats arabes unis. « Les dirigeants palestiniens rejettent ce que les Emirats arabes unis ont fait. Il s’agit d’une trahison de Jérusalem et de la cause palestinienne », a indiqué dans un communiqué la direction palestinienne. Cette dernière a également appelé à une « réunion d’urgence » de la Ligue arabe pour dénoncer le projet soutenu par les Etats-Unis.

      Le Hamas a également condamné et rejeté cet accord qui « ne sert pas la cause palestinienne mais est considéré comme une continuation du déni des droits du peuple palestinien », selon Hazem Qassem, porte-parole du mouvement islamiste palestinien au pouvoir dans la bande de Gaza. « Cet accord est rejeté et condamné », a-t-il ajouté.

    • Accord avec Israël : la Turquie accuse les Emirats de « trahir la cause palestinienne »
      14 août 2020 Par Agence France-Presse
      https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/140820/accord-avec-israel-la-turquie-accuse-les-emirats-de-trahir-la-cause-palest

      La Turquie a accusé vendredi les Emirats arabes unis de « trahir la cause palestinienne » en acceptant de signer un accord de normalisation des relations avec Israël soutenu par les Etats-Unis.
      (...)
      Selon les Emirats, en échange de cet accord, Israël a accepté de « mettre fin à la poursuite de l’annexion des territoires palestiniens ». Mais le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n’a pas confirmé, évoquant un simple « report ».

      « Les Emirats arabes unis s’efforcent de présenter cela comme une sorte de sacrifice pour la Palestine, alors qu’ils trahissent la cause palestinienne pour servir leurs petits intérêts », a réagi dans un communiqué le ministère turc des Affaires étrangères.

      « L’Histoire et la conscience des peuples de la région n’oublieront pas cette hypocrisie et ne la pardonneront jamais », a-t-il ajouté.

      Ardent défenseur de la cause palestinienne, le président turc Recep Tayyip Erdogan critique régulièrement les pays arabes qu’il accuse de ne pas adopter une attitude suffisamment ferme face à Israël.

      La vive réaction d’Ankara intervient aussi au moment où les relations entre la Turquie et les Emirats arabes unis, deux rivaux régionaux, sont tendues.

      Les deux pays s’opposent notamment en Libye, où ils soutiennent des camps opposés.

    • L’Iran condamne l’accord Israël/Emirats, une « stupidité stratégique »
      14 août 2020 Par Agence France-Presse
      https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/140820/l-iran-condamne-l-accord-israelemirats-une-stupidite-strategique?userid=f9

      L’accord de normalisation des relations entre Israël et les Emirats arabes unis conclu sous l’égide des Etats-Unis est une « stupidité stratégique », a réagi vendredi le ministère iranien des Affaires étrangères.
      (...)
      L’établissement de relations diplomatiques entre Israël et les alliés des Etats-Unis au Moyen-Orient, y compris les riches monarchies du Golfe, est un objectif clé de la stratégie régionale de M. Trump pour contenir la République islamique d’Iran, ennemi intime de Washington et de l’Etat hébreu.

      Ces dernières années, Israël a développé une coopération officieuse avec des économies régionales comme Bahreïn, les Emirats et l’Arabie saoudite.

      Qualifiant « l’action honteuse des Emirats » de dangereuse, l’Iran a mis en garde contre toute ingérence d’Israël dans le Golfe et affirmé que « le gouvernement émirati et les autres Etats à ses côtés seront responsables des conséquences » de cet accord.

      Dans une allusion indirecte à son grand rival régional, l’Arabie saoudite, Téhéran a aussi appelé les dirigeants « dans leur tour d’ivoire » qui s’opposent aux peuples palestinien et yéménite à ne pas faire l’erreur de « confondre leurs ennemis et leurs amis ».

      L’Arabie saoudite intervient dans la guerre au Yémen depuis 2015 en soutien aux forces du gouvernement face aux rebelles Houthis, soutenus par l’Iran.

    • « Un coup de poignard dans le dos » : les Palestiniens dénoncent l’accord de normalisation entre les Émirats et Israël Par MEE et agences - Vendredi 14 août 2020
      https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/palestine-israel-emirats-arabes-unis-accord-normalisation-annexion

      Les Palestiniens et leurs soutiens ont fustigé l’accord conclu par Abou Dabi avec Israël, qui a par ailleurs annoncé par la voix de son Premier ministre Benyamin Netanyahou que l’annulation du projet d’annexion censée être prévue par le pacte n’était pas garantie
      (...)
      La France a ainsi jugé que « la décision, prise dans ce cadre par les autorités israéliennes, de suspendre l’annexion de territoires palestiniens [était] une étape positive, qui [devait] devenir une mesure définitive », selon le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian.

      Pour les Nations unies, cet accord pourrait créer « une occasion pour les dirigeants israéliens et palestiniens de reprendre des négociations substantielles, débouchant sur une solution à deux États conformément aux résolutions onusiennes en la matière », a déclaré le secrétaire général de l’organisation, António Guterres.

    • Israël et les Emirats arabes unis annoncent une normalisation de leurs relations diplomatiques
      Le Monde avec AFP Publié hier à 18h01, mis à jour à 13h34
      https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/13/israel-et-les-emirats-arabes-unis-annoncent-une-normalisation-de-leurs-relat

      (...)Le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, a, lui aussi, salué dans un Tweet « une étape [vers la] réalisation de la paix au Moyen-Orient ». Le sultanat d’Oman, lui, a exprimé vendredi son « soutien » à l’accord « historique », a annoncé un porte-parole du ministère des affaires étrangères. « Nous espérons que cette décision contribuera à établir une paix complète, juste et durable au Proche-Orient », a ajouté le responsable, cité par l’agence de presse officielle Oman News Agency (ONA). (...)

    • Les colons israéliens dénoncent l’abandon de l’annexion d’une partie de la Cisjordanie
      RFI- Publié le : 14/08/2020 - Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil
      https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20200814-les-colons-isra%C3%A9liens-d%C3%A9noncent-l-abandon-l-annexion-d-une-pa

      C’est l’une des conséquences de l’accord annoncé jeudi entre Israël et les Emirats arabes unis en vue d’une normalisation de leurs relations : le gouvernement israélien renonce à annexer certains pans de la Cisjordanie, conformément à une promesse de campagne de Benyamin Netanyahu. Le Premier ministre israélien assure qu’il s’agit d’une « pause temporaire » uniquement, qu’il reste mobilisé en faveur de cette annexion. Mais ce revirement est source de déception pour les colons israéliens. (...)

  • En Espagne, le Covid-19 révèle les conditions de vie inhumaines des travailleurs migrants
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/13/en-espagne-le-covid-19-met-en-lumiere-les-conditions-de-vie-inhumaines-des-t

    Et à Albacete, en Castille-la Manche, les premiers cas ont été détectés dans un campement insalubre installé dans une usine de céréales désaffectée. Là vivaient entre 300 et 500 personnes avec un seul point d’eau potable. La région n’a d’abord pas eu d’autre idée que de les confiner… à l’intérieur. Après la protestation des migrants, dont plusieurs se sont échappés pour éviter la quarantaine, elle les a finalement relogés, deux jours plus tard, dans le palais des expositions. Mais en y regroupant 200 personnes, le nombre de cas positifs est monté à 126, et de nouvelles protestations et fuites ont eu lieu début août. Entre-temps, les manifestations publiques de racisme se sont multipliées dans la ville, poussant le diocèse à appeler la population à « l’empathie ». Et le directeur général de santé publique de la région, Juan José Camacho, a résumé le problème le 7 août en une phrase : « Officiellement, ces gens n’existent pas. » Benito Almirante, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Vall d’Hebron de Barcelone, estime que si la première vague de Covid-19 a touché l’Espagne sans trop de discrimination sociale, « la deuxième frappera majoritairement les précaires, les mal-logés, les plus vulnérables… ».

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