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  • La journaliste Shireen Abu Akleh « vraisemblablement » tuée depuis une position israélienne, selon Washington
    RFI (Avec AFP) | Publié le : 04/07/2022
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20220704-la-journaliste-shireen-abu-akleh-vraisemblablement-tu%C3%A9e-depuis-une

    La journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh, tuée le 11 mai en Cisjordanie occupée, a « vraisemblablement » été victime d’un tir depuis une position israélienne, les experts américains n’ayant « aucune raison » de croire qu’il s’agissait d’un tir intentionnel, a indiqué lundi le département d’État américain.

    Si elle estime que le tir qui a tué Shireen Abu Akleh provient « vraisemblablement » d’une position israélienne, l’analyse américaine n’a toutefois pas pu atteindre de conclusion définitive quant à l’origine de la balle ayant tué la journaliste, le projectile étant « très endommagé », précise le département d’État dans un communiqué. Il ajoute que rien ne permet de croire que cette mort était intentionnelle, mais est le résultat de circonstances tragiques liées à une opération contre des factions du Jihad islamique palestiniens. (...)

    Ramallah, qui avait toujours refusé de remettre le projectile à l’armée israélienne, l’avait finalement confié aux Américains pour expertise, ces derniers s’étant engagés à la rendre aux Palestiniens. Mais l’armée israélienne a dit lundi avoir elle-même mené un « examen balistique » de la balle – de calibre 5.56 mm et tirée par un fusil semi-automatique Ruger Mini-14, selon le procureur palestinien – en présence de « responsables sécuritaires américains ».
    (...)
    Pour les Palestiniens, ces résultats ne sont pas une surprise, mais beaucoup confient sur les réseaux sociaux que « Shireen a été tué une deuxième fois ». Ils citent les enquêtes du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits humains, et celles d’au moins cinq médias, dont la chaîne de télévision CNN, qui n’avaient trouvé aucune preuve de groupes armés palestiniens à proximité du groupe de journalistes ce jour-là. (...)

    #Shireen_Abu_Akleh

    • Les Palestiniens remettent aux Américains la balle qui a tué la journaliste Shireen Abu Akleh
      Publié le : 03/07/2022
      https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20220703-les-palestiniens-remettent-aux-am%C3%A9ricains-la-balle-qui-a-tu%C3%A9-

      L’Autorité palestinienne a remis aux Américains la balle ayant tué en mai la journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh, reporter vedette de la chaîne Al Jazeera, a indiqué samedi 2 juillet le procureur palestinien à l’AFP. Cela pour la réalisation d’une expertise. Alors que le Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a conclu que la journaliste avait été tuée par un tir israélien, l’État hébreu continue à rejeter les accusations.

      Le procureur Akram Al-Khatib a indiqué que la balle fatale à Shireen Abu Akleh, tuée le 11 mai en couvrant une opération militaire israélienne à Jénine, en Cisjordanie occupée, avait été remise aux États-Unis. Le procureur a répondu par un « oui » à la question de savoir si la balle avait été remise aux Américains. Il a ajouté que ces derniers s’étaient engagés à la rendre aux Palestiniens.

      Une expertise israélienne

      Cependant, ce sont des experts israéliens et non américains qui vont examiner la balle ayant tué en mai la journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh afin de déterminer les circonstances de sa mort, a affirmé, dimanche, l’armée israélienne. « Le test ne sera pas américain, le test sera un test israélien avec une présence américaine », a déclaré le porte-parole militaire Ran Kochav au micro de la radio de l’armée.

      L’Autorité palestinienne n’a pas commenté officiellement dans l’immédiat ces déclarations israéliennes mais un responsable palestinien a indiqué à l’AFP sous le couvert de l’anonymat qu’elles soulevaient des questions quant à savoir si l’on pouvait « faire confiance aux Américains ». Des sources palestiniennes à Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, avaient pourtant affirmé samedi que l’expertise serait menée à l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem par des experts américains.(...)

  • Mort de Shireen Abu Akleh : une nouvelle enquête journalistique met en cause l’armée israélienne
    RFI Publié le : 17/06/2022 - Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20220617-mort-de-shireen-abu-akleh-une-nouvelle-enqu%C3%AAte-journalistique-met-

    Quarante jours après la mort de Shireen Abu Akleh tuée d’une balle à la tête, un hommage sera rendu ce samedi à la reporter américano-palestinienne dans une église de Jérusalem-Est. Une série d’enquêtes indépendantes font toutes porter la responsabilité de la mort de la journaliste américano-palestinienne sur les soldats israéliens.

    La dernière enquête en date est celle d’Al Jazeera, l’employeur de la journaliste qui produit pour la première fois une photo de la balle qui a tué Shireen Abu Akleh. Un type de munition qui n’est pas utilisé par les tireurs palestiniens, précise la chaine. Israël réclame toujours le projectile pour analyse balistique.

    Pour la chaîne d’informations américaine CNN qui se fonde notamment sur des études acoustiques, Shireen Abu Akleh a été tuée dans une attaque ciblée de l’armée israélienne. Le Washington Post laisse entendre que la reporter d’Al Jazeera a été délibérément tuée par un soldat israélien. Les journalistes citoyens du site Bellingcat suggèrent de leur côté qu’il est plus que probable que les militaires israéliens soient à l’origine du tir mortel. Mais ce n’est pas sûr à 100%, ajoutent-ils.
    Des enquêtes partiales, pour les autorités israéliennes

    Des enquêtes plus que partiales, réagit de son côté le ministère israélien des Affaires étrangères. La police israélienne termine son enquête sur les brutalités de ses agents lors des funérailles de la journaliste sans la publier. Il y a eu des lacunes, mais personne ne sera sanctionné, indique le rapport, selon le quotidien de gauche Haaretz. Des conclusions qui sont loin de satisfaire les responsables américains à moins d’un mois de la visite du président Biden à Jérusalem et à Bethléem.

    #Shireen_Abu_Akleh

  • La police israélienne tait les conclusions de son enquête sur les obsèques de Shireen Abu Akleh
    RFI | Publié le : 16/06/2022 | Avec notre correspondant à Jérusalem, Sami Boukhelifa
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20220616-la-police-isra%C3%A9lienne-tait-les-conclusions-de-son-enqu%C3%AAte-sur

    (...) D’un côté, des événements d’une violence inouïe. De l’autre, une enquête interne énigmatique. La police israélienne publie un simple communiqué. « La police, sous mes instructions, a enquêté pour évaluer l’action de ses forces sur le terrain, afin d’en tirer des conclusions, et améliorer le déroulement opérationnel dans ce type d’événements », explique ainsi le commandant de la police israélienne Kobi Shabtaï.

    Comment ? Pourquoi un usage de la force aussi excessif ? Qui en a donné l’ordre ? Faut-il des sanctions ? Les questions demeurent pour le moment sans réponse. (...)

    #Shireen_Abu_Akleh

  • Un rapport de l’ONU accuse Israël d’être la cause principale du conflit avec les Palestiniens
    https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/un-rapport-de-l-onu-accuse-israel-d-etre-la-cause-principale-du-conflit

    L’occupation de territoires palestiniens par Israël et la discrimination envers la population palestinienne sont « les causes principales » des tensions récurrentes et de l’instabilité, estime une commission d’enquête mandatée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, dans un rapport publié mardi 7 juin. Israël, qui a refusé de coopérer avec la commission, dénonce un rapport "partial et biaisé, disqualifié par sa haine pour l’Etat d’Israël et basé sur une longue série de rapports partiaux et biaisés", selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

    « Les conclusions et recommandations liées aux causes profondes [de ce conflit] pointent dans leur immense majorité vers Israël, ce que nous analysons comme un indicateur de la nature asymétrique du conflit et la réalité d’un Etat qui en occupe un autre », écrit la présidente de cette commission, la Sud-Africaine et ancienne Haute-Commissaire aux droits de l’homme, Navanethem Pillay.

    « Mettre fin à l’occupation » est « crucial »

    « Mettre fin à l’occupation de territoires par Israël, en pleine conformité avec les résolutions du Conseil de sécurité, reste crucial pour mettre fin au cycle persistant de violences », peut-on lire dans ce premier rapport rédigé par cette commission. "Ce qui est devenu une situation d’occupation perpétuelle a été cité par des parties prenantes palestiniennes comme israéliennes comme l’une des racines des tensions récurrentes, de l’instabilité et du prolongement d’un conflit aussi bien dans les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-est que en Israël", poursuit le rapport.

    • Commission of Inquiry on the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and Israel, issues first report
      07 June 2022
      https://www.ohchr.org/en/press-releases/2022/06/commission-inquiry-occupied-palestinian-territory-including-east-jerusalem

      Report: ending the continued Israeli occupation and discrimination against Palestinians is essential to stopping the conflict and halting the persistent cycle of violence, while a ‘culture of impunity’ feeds resentment and fuels recurrent tensions, instability, and protraction of conflict

      GENEVA (7 June 2022) - The continued occupation by Israel of Palestinian territory and discrimination against Palestinians are the key root causes of the recurrent tensions, instability and protraction of conflict in the region, according to the first report by the new United Nations Independent International Commission of Inquiry on the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and Israel, issued today.

      The Commission also noted that impunity is feeding increased resentment among the Palestinian people. It identified forced displacement, threats of forced displacement, demolitions, settlement construction and expansion, settler violence, and the blockade of Gaza as contributing factors to recurring cycles of violence. (...)

    • L’occupation israélienne est la « principale cause » des tensions au Proche-Orient, selon l’ONU
      RFI – Avec notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche
      https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20220608-l-occupation-isra%C3%A9lienne-est-la-principale-cause-des-tensions-au-p

      Les mots sont soupesés, mais juste assez clairs pour ne pas laisser de doutes sur la nature des conclusions : les « causes profondes [du conflit] pointent dans leur immense majorité vers Israël », dit la présidente de la commission d’enquête, Navi Pillay. L’ancienne haute-commissaire aux droits de l’homme évoque la « sensation d’impunité » et le fait qu’Israël « n’a pas l’intention » de mettre fin à l’occupation comme autant de facteurs aggravant les tensions. « Mettre fin à l’occupation de territoires par Israël, en pleine conformité avec les résolutions du Conseil de sécurité, reste crucial pour mettre fin au cycle persistant de violences », peut-on lire dans ce premier rapport rédigé par cette commission.

      Ce que dit la commission d’enquête, créée l’an passé après la guerre éclair entre le Hamas et Israël, des dizaines de rapports l’ont déjà dit, sous des formes plus ou moins différentes. Mais avec ce texte, le Conseil des droits de l’homme montre surtout sa volonté de remettre le conflit israélo-palestinien à l’agenda diplomatique et médiatique international.

      Après des années de quasi-indifférence, Israël, qui n’a pas voulu répondre à la commission, y voit en revanche une preuve supplémentaire d’un acharnement du Conseil des droits de l’homme. Israël est, en effet, le seul pays à faire systématiquement partie de l’ordre du jour de chaque session du Conseil. L’enquête « a ignoré les véritables raisons qui ont amené Israël à défendre ses citoyens contre des organisations terroristes létales qui commettent un double crime de guerre : tirer sur des civils israéliens à partir de zones civiles dans Gaza ».

  • Le Liban s’insurge de l’exploitation du champ gazier de Karish par Israël
    RFI | Publié le : 05/06/2022 | Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20220605-le-liban-s-insurge-de-l-exploitation-du-champ-gazier-de-karish-par-isra

    Le Liban a qualifié dimanche de « provocation » et d’« acte hostile » la décision d’Israël de commencer à exploiter le champ gazier de Karish, situé dans une zone maritime revendiquée par les deux pays techniquement en guerre depuis 1948.

    Les dirigeants libanais ont haussé le ton contre Israël ce dimanche 5 juin après l’arrivée dans le champ gazier maritime de Karish d’une unité flottante de production, de stockage et de déchargement.

    À la suite de concertations avec les hauts responsables politiques et militaires, le président Michel Aoun a rappelé dans un communiqué que « les négociations sur la délimitation de la frontière maritime sont toujours en cours ». Par conséquent, « toute activité ou opération dans la zone contestée constitue une provocation et un acte hostile ».

    Une zone disputée

    Le Premier ministre Nagib Mikati a de son côté accusé Israël de chercher à provoquer « une nouvelle crise » avec le Liban, en « empiétant sur ses ressources offshore » et en cherchant à « imposer un fait accompli ». « Cela est extrêmement dangereux et pourrait créer des tensions dont personne ne peut prévoir les répercussions », a prévenu le chef du gouvernement.

    Le Liban estime que le gisement de Karish se trouve dans une région disputée, alors qu’Israël assure qu’il se situe dans sa zone économique exclusive. Les deux pays négocient indirectement depuis des années sous l’égide des États-Unis pour délimiter leur frontière maritime. Mais les pourparlers ont été suspendus il y a plusieurs mois.

    #IsraelLiban

  • Le Liban s’insurge de l’exploitation du champ gazier de Karish par Israël
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20220605-le-liban-s-insurge-de-l-exploitation-du-champ-gazier-de-karish-par-isra

    Le Premier ministre Nagib Mikati a de son côté accusé Israël de chercher à provoquer « une nouvelle crise » avec le Liban, en « empiétant sur ses ressources offshore » et en cherchant à « imposer un fait accompli ». « Cela est extrêmement dangereux et pourrait créer des tensions dont personne ne peut prévoir les répercussions », a prévenu le chef du gouvernement.

    Le Liban estime que le gisement de Karish se trouve dans une région disputée, alors qu’Israël assure qu’il se situe dans sa zone économique exclusive. Les deux pays négocient indirectement depuis des années sous l’égide des États-Unis pour délimiter leur frontière maritime. Mais les pourparlers ont été suspendus il y a plusieurs mois.

  • The international community must prevent the forcible transfer of Masafer Yatta communities, approved by Israel’s High court of Justice
    05 mai 2022 | B’Tselem
    http://www.btselem.org/press_release/20220505_international_community_must_prevent_the_forcible_transfer_of_masa
    https://www.btselem.org/sites/default/files/styles/1200x440/public/2022-05/khirbat_al_markaz.jpg?itok=uKhOKYgi.jpg

    After more than 20 years of legal proceedings, Israel’s High Court of Justice ruled yesterday (May 4) that the forcible transfer of hundreds of Palestinians from their homes and the destruction of their communities – for the clear purpose of taking over their lands in the service of Jewish interests – is legal. The justices have thus proved once again that the occupied cannot expect justice from the occupier’s court.

    The decision, weaving baseless legal interpretation with decontextualized facts, makes it clear that there is no crime which the high court justices will not find a way to legitimize. Employing sugarcoated language, hypocrisy, and lies, the justices once again fulfilled their role in Israel’s regime of Jewish supremacy and paved the way for the crime of forcible transfer to be committed, while reversing reality: the ruling cast Palestinian victims as the “unlawful” offenders, while portraying the apartheid regime as the victim.

    The international community must prevent Israel from forcibly transferring the Masafer Yatta communities and make sure, should this crime be committed, that those responsible for it – including government ministers, the military top echelons, and the supreme court justices – will be held accountable.

    #colonialisme_de_peuplement

    • Israeli court paves way for eviction of 1,000 Palestinians from West Bank area | Palestinian territories
      Bethan McKernan in Jerusalem | Thu 5 May 2022| The Guardian
      https://www.theguardian.com/world/2022/may/05/israeli-court-evict-1000-palestinians-west-bank-area
      https://i.guim.co.uk/img/media/7245e63f1d05567cc1b6412e1fa97a9588603088/0_233_5904_3543/master/5904.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

      After a two-decade legal battle, Israel’s high court has ruled that about 1,000 Palestinians can be evicted from an area of the West Bank and the land repurposed for Israeli military use, in one of the single biggest expulsion decisions since the Israeli occupation of the Palestinian territories began in 1967.

      About 3,000 hectares of Masafer Yatta, a rural area of the south Hebron hills under full Israeli control and home to several small Palestinian villages, was designated as a “firing zone” by the Israeli state in the 1980s, to be used for military exercises, in which the presence of civilians is prohibited.

      According to the Geneva conventions pertaining to humanitarian treatment in war, it is illegal to expropriate occupied land for purposes that do not benefit the people living there, or to forcibly transfer the local population. (...)

    • La justice israélienne donne le feu vert pour l’expulsion d’environ 1000 Palestiniens
      RFI - 5 mai 2022 - Avec notre correspondante à Ramallah, Alice Froussard
      https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20220505-la-justice-isra%C3%A9lienne-donne-le-feu-vert-pour-l-expulsion-d-enviro

      Une délégation de l’Union européenne en visite avec l’ONG Breaking the Silence à Masafer Yatta, en octobre 2020. AFP - HAZEM BADER

      À Masafer Yatta, au sud de la Cisjordanie occupée, dans les collines à proximité d’Hébron, une douzaine de villages palestiniens et environ un millier de personnes peuvent être expulsés à tout moment, pour que les terres soient réservées à l’entraînement de l’armée israélienne. La Cour suprême l’a approuvé dans la nuit de mercredi au jeudi 5 mai, après vingt-trois ans de bataille judiciaire entre l’État hébreu et les habitants palestiniens.

      Pour les habitants, des bergers ou des agriculteurs palestiniens pour la plupart, c’est une zone rurale, pauvre, aride, de 3 000 hectares, avec des airs de paysages lunaires. Mais pour l’armée israélienne, cette étendue de terre a un autre nom : la zone de tir 918.

      Souvent, les soldats viennent s’entraîner, parcourent les champs en blindés et leurs hélicoptères volent tout près des maisons. Parfois, certaines d’entre elles sont détruites, au détriment de la communauté locale. La bataille judiciaire a duré vingt-trois ans. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Cour suprême a rendu sa décision, donnant le feu vert à l’expulsion et au transfert forcé d’environ 1 000 Palestiniens. Il s’agit d’une des plus importantes décisions d’expulsions depuis l’occupation israélienne des territoires palestiniens en 1967. (...)

  • Israël impose aux Palestiniens « une réalité d’#apartheid dans un monde post-apartheid », dit un rapport de l’ONU
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20220323-isra%C3%ABl-impose-aux-palestiniens-une-r%C3%A9alit%C3%A9-d-apartheid-d

    Michael Lynk, rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans « le Territoire palestinien occupé depuis 1967 », a publié son dernier rapport avant de mettre fin à son mandat et d’être remplacé par Francesca Albanes. Et il y conclut que la situation et les preuves en vigueur sont satisfaisantes pour parler de l’existence d’un apartheid qu’Israël impose aux Palestiniens.

    #sionisme #Palestine

  • Guerre en Ukraine : des Israéliens en colère après le discours du président Zelensky à la Knesset
    Publié le : 21/03/2022 | Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20220321-des-isra%C3%A9liens-en-col%C3%A8re-apr%C3%A8s-le-discours-du-pr%C3%A9si

    Les réactions sont nombreuses en Israël après le discours du président ukrainien devant le Parlement israélien. Volodymyr Zelensky a comparé la situation de son pays à celle des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Et cela n’a pas plu du tout aux Israéliens.

    Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

    Banalisation de la Shoah et même négationnisme, Zelensky tente de réécrire l’histoire, estime un éditorialiste. Pour la droite israélienne, le président ukrainien est allé trop loin dans son analogie avec l’Holocauste, surtout lorsqu’il a prononcé deux mots : « solution finale ». (...)

    #IsraelUkraine

  • L’Iran revendique le tir de « douze missiles balistiques » sur Erbil
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20220313-douze-missiles-balistiques-tir%C3%A9s-depuis-l-ext%C3%A9rieur-de-l-irak

    Selon plusieurs sites internet spécialisés, douze missiles tactiques Fateh 110 ont été tirés depuis le nord-ouest de l’Iran, indique notre correspondant en Iran, Siavosh Ghazi. Ces missiles ont visé deux centres secrets d’espionnages appartenant au Mossad israélien

  • Israël : nouvelle condamnation pour l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri
    RFI – Publié le : 11/03/2022 | Avec notre correspondant à Jérusalem, Sami Boukhelifa
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20220310-isra%C3%ABl-nouvelle-condamnation-pour-l-avocat-franco-palestinien-sala

    La justice militaire israélienne a condamné l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri. Il écope d’une peine de quatre mois de détention. Elle estime qu’il « menace la sécurité de la région ». En octobre dernier, Israël avait déjà révoqué son statut de résident de Jérusalem. Le Quai d’Orsay avait indiqué, à ce moment-là, être pleinement mobilisé pour empêcher son expulsion.

    Salah Hamouri contre Israël, c’est le combat de David contre Goliath. Né d’une mère française et d’un père palestinien, cet avocat âgé de 36 ans est accusé depuis des années, par l’État hébreu, d’être membre du FPLP.

    Le Front populaire de libération de la Palestine est une organisation marxiste. Dotée d’une branche armée, elle est considérée comme « terroriste » par Israël et l’Union européenne. (...)

    #Salah_Hamouri

  • Sécheresse au Maroc : la stratégie des grands barrages mise en cause – Jeune Afrique
    https://www.jeuneafrique.com/1313203/politique/secheresse-au-maroc-la-strategie-des-grands-barrages-mise-en-cause

    Le chiffre est pour le moins anxiogène : selon le ministère de l’Eau, les grands barrages du pays sont remplis à 33 % seulement de leur capacité en ce mois de février. C’est la conséquence d’un déficit pluviométrique majeur qui s’est fatalement répercuté sur les réserves hydriques du pays.

    #paywall #climat #agriculture (ce que j’en comprends)

    • Face aux nombreux rapports alarmants sur la sécheresse qui laissent présager de graves conséquences économiques pour le royaume, le gouvernement a bien tenté de rassurer. Mais il peine à convaincre.

      Le chiffre est pour le moins anxiogène : selon le ministère de l’Eau, les grands barrages du pays sont remplis à 33 % seulement de leur capacité en ce mois de février. C’est la conséquence d’un déficit pluviométrique majeur qui s’est fatalement répercuté sur les réserves hydriques du pays.

      Mais cette situation conjoncturelle est aggravée par une série de problèmes structurels pointés par les spécialistes de la gestion hydrique. « Certes, le Maroc, du fait de sa position géographique, est très mal doté en ressources hydriques. Mais on constate que ce phénomène de sécheresse est de plus en plus fréquent et d’une intensité de plus en plus forte au fil des ans » , note le professeur Najib Akesbi, économiste, enseignant-chercheur passé par l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II.

      Stress hydrique structurel

      Au Maroc, 88 % de l’eau est exploitée par le secteur agricole, l’un des principaux moteurs de l’économie nationale. Autant dire que l’enjeu est crucial pour le royaume. Avec un potentiel de ressources en eau évalué à 2 milliards de m3 (soit 700 m3 par habitant et par an), le royaume se trouve dans une « situation de stress hydrique structurel » .

      Selon le World Resources Institute basé à Washington, le Maroc figure parmi les 20 pays au monde les plus menacés par le stress hydrique. Les projections scientifiques évoquent une diminution de 20 % à 40 % du taux de variation des précipitations à moyen terme dans la région. Comprendre : le Maroc sera dans les prochaines années exposé à des épisodes de plus en plus réguliers de sécheresse.

      Au lendemain de l’indépendance, en 1956, le Maroc avait mis en place un plan massif de développement des structures hydriques, avec la construction de barrages géants. Aujourd’hui, le royaume est doté de pas moins de 149 grands barrages, pour une capacité de 19,1 milliards de m3, soit presque 10 fois son potentiel de ressources en eau...

      Il faut également compter 136 barrages de petites et moyennes capacités, des dizaines de stations de dessalement et plusieurs ouvrages de transfert de l’eau d’une région à l’autre.

      Au cours de l’année 2021, 4 grands barrages ont été achevés, mobilisant 3,5 milliards de dirhams (330 millions d’euros). Des projets qui s’inscrivent dans un plan de développement global : le programme prioritaire pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation (Vision 2020-2027), pour un coût total de 115,4 milliards de dirhams (presque 11 milliards d’euros).

      La politique agricole du pays miserait sur « des productions à haute valeur commerciale, hautement hydrovores »

      La même année, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, s’est engagé à construire 15 barrages supplémentaires d’une capacité de réservoir totale de plus de 4,3 milliards de m3, ainsi que 30 barrages de plus petite taille.

      « Propagande des barrages »

      De nouveaux projets qui soulèvent des interrogations : est-il pertinent de construire de nouveaux barrages quand ceux existants sont remplis à moins de la moitié de leur capacité ? De son côté, le professeur Akesbi n’hésite pas et dénonce tout de go une « propagande des barrages » lancée dans les années 1960.

      Il faudrait selon lui « privilégier l’investissement dans la Petite et Moyenne Hydraulique (PMH) » au lieu de lancer des « projets énormes disposés sur de petites surfaces » . En clair : il vaudrait mieux répartir des barrages de plus petite taille sur l’ensemble du territoire.

      D’autre part, le chercheur évoque la nécessité de remettre en question la politique agricole qui miserait sur « des productions à haute valeur commerciale, vouée principalement à l’exportation et hautement hydrovores » .

      Il donne l’exemple de la culture des pastèques, composée à plus de 90 % d’eau, dans la zone désertique de Zagora, ou encore des dattes de variété mejhoul , plus gourmandes en eau que d’autres, dans la province d’Errachidia. Sans oublier des cultures d’avocats destinés au marché européen. Une politique « masochiste » pour Najib Akesbi, qui remet en question les subventions octroyées à ce type de projet. « On utilise des fonds publics pour des projets qui épuisent les nappes phréatiques » , assène-t-il.

      Selon l’ex-secrétaire d’État chargée de l’eau, Charafat Afilal, qui abonde sur la suspension urgente de certaines cultures, il faudrait aussi se pencher sur « l’irrigation des grands périmètres, la mobilisation des ressources souterraines, la régulation des pressions au niveau des réseaux » , en plus d’une meilleure « sensibilisation du grand public » .

      « Une attention particulière doit être accordée à la lutte contre la déperdition et les pertes au niveau des installations de transport et de distribution. » Quant au traitement des eaux usées, qui permettrait une réutilisation vertueuse de la précieuse ressource, il n’est pas encore opératoire, le pays manquant cruellement de stations d’épuration. Une situation qui n’est d’ailleurs pas propre au Maroc.

      Expédients

      Pour justifier le décalage entre les promesses de projet et la réalité du terrain, elle invoque « des retards dans le démarrage et la livraison des projets » . « Une année de retard est l’équivalent d’une année de soif et de tension » , explique-t-elle.

      Dans son rapport, Chakib Benmoussa fait de l’optimisation des ressources hydriques une priorité majeure

      Le 11 février, le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baïtas, a promis « prochainement » une série d’initiatives gouvernementales pour compenser le « retard des précipitations » . Sans davantage de précisions, il a ainsi affirmé que le gouvernement suivait le problème avec « le sérieux requis » .

      Pour Najib Akesbi, il faudrait vraisemblablement s’attendre au même « rituel de mesures » prises par le gouvernement : la restriction de la fourniture en eau au profit de l’arboriculture, l’importation de l’orge subventionnée par l’État, d’éventuels travaux publics dans les régions les plus touchées afin d’assurer un revenu aux populations et enfin le report des échéances de crédits pour atténuer les effets de la crise.

      Dans son rapport sur le Nouveau Modèle de développement présenté en mai dernier, Chakib Benmoussa, aujourd’hui ministre de l’Éducation nationale, fait de l’optimisation des ressources hydriques une priorité majeure.

      Les mesures évoquées comprennent la création d’une nouvelle Agence nationale de gestion de l’eau (ANGE), chargée de « traiter la question de l’eau selon une approche intégrée » . Elles incluent aussi une « réforme de l’organisation du secteur » et des efforts portés sur « la transparence des coûts de la ressource » .

      Pour le professeur Akesbi, le rapport passe « à côté du vrai diagnostic » . L’économiste regrette notamment l’absence de critique de la politique des barrages ou de celle des énergies renouvelables, « mal pensées » et « peu rentables » , selon lui.

      Rym Bousmid

      https://www.jeuneafrique.com/1313203/politique/secheresse-au-maroc-la-strategie-des-grands-barrages-mise-en-cause

    • Ca va être sympa le prix des denrées cette année et les années suivantes (si ça continue)
      C’est simple : il pleut plus nul part

      « Je n’ai jamais vu ça ! », se désole Carlos Perdigao, 76 ans, qui vient régulièrement pêcher sur les rives du fleuve Zêzere, entouré de larges bandes de terre jaune craquelée en raison de la sécheresse qui frappe la péninsule ibérique cet hiver.

      Devant lui, les ruines de Vilar, ancien village de pierre englouti par le fleuve après la construction d’un grand barrage il y a près de 70 ans, ont émergé depuis quelques semaines et sont à nouveau visibles en raison du niveau très bas des eaux.

      La baisse du niveau du Zêzere, qui serpente au milieu des montagnes recouvertes d’eucalyptus et de mimosas dans cette région du centre du Portugal, est vue comme une nouvelle menace par les habitants, déjà durement frappés par les incendies meurtriers de 2017, qui avaient fait plus d’une centaine de morts.

      L’Espagne, comme le Portugal voisin, est frappée cet hiver par une aridité précoce et extrême en raison de la faible pluviométrie enregistrée en janvier, mois qui est déjà considéré comme le deuxième le plus sec depuis l’an 2000 dans la péninsule ibérique, selon les agences météorologiques des deux pays.

      Cette sécheresse est exceptionnelle par « son intensité, son ampleur et sa durée », indique Ricardo Deus, climatologue de l’Institut portugais de la Mer et de l’Atmosphère (IPMA).

      Et en Espagne, « en janvier, il n’a plu que le quart de ce qu’il aurait dû pleuvoir à cette période », explique Ruben del Campo, porte-parole de l’AEMET, l’agence météorologique espagnole, à l’AFPTV.

      – Agriculteurs et éleveurs inquiets -

      Cette situation inhabituelle a déjà amené le gouvernement portugais à prendre des mesures d’urgence. Dans un pays où près de 30% de l’énergie consommée est d’origine hydraulique, les autorités ont été contraintes début février d’annoncer la suspension de la production hydroélectrique de cinq barrages pour « préserver les volumes nécessaires à l’approvisionnement public ».

      De l’autre côté de la frontière, le ministre de l’Agriculture espagnol, Luis Planas, a fait part mercredi de sa « préoccupation » face à cette situation, assurant que le gouvernement prendrait « les mesures nécessaires en fonction de l’évolution de la situation ».

      Les niveaux des réservoirs d’eau, dont l’apport est indispensable à l’agriculture, se situent actuellement à moins de 45% de leur capacité en Espagne, d’après les autorités de ce pays, les régions les plus touchées étant l’Andalousie (sud) et la Catalogne (nord-est).

      Cette faible pluviométrie, qui dure depuis la fin de l’année dernière, inquiète les agriculteurs et les éleveurs des deux pays.

      « Regardez ! L’herbe ne pousse pas pour nourrir les bêtes », se désespère Antonio Estevao, un producteur de fromage possédant un cheptel d’une trentaine de chèvres à Portela do Fojo Machio, commune située à quelques kilomètres de Pampilhosa da Serra, dans le centre du Portugal.

      « S’il ne pleut pas dans les prochains jours, ça va être très compliqué », soupire cet homme devant des pâturages à la végétation rase.

      « Pour nous, c’est une catastrophe », lance Henrique Fernandes Marques, le maire de ce village d’environ 400 habitants, devant une piscine flottante dressée sur les berges du fleuve et qui repose désormais sur un sol asséché depuis quelques jours, menaçant également les efforts pour développer le tourisme dans cette région de l’intérieur du pays.

      – Pas d’amélioration en vue -

      L’alternance entre les années de sécheresse et les années pluvieuses est normale dans le sud de l’Europe, mais « on observe un pourcentage d’années pluvieuses en baisse dernièrement », souligne Filipe Duarte Santos, chercheur à la faculté de Sciences de Lisbonne et spécialiste de l’environnement, qui pointe du doigt le réchauffement climatique.

      Ces sécheresses sont « l’une des conséquences les plus graves du changement climatique », explique-t-il. D’après lui, « tant que l’on n’aura pas fortement réduit les émissions globales de gaz à effet de serre, le problème continuera de se poser ».

      Avec le réchauffement climatique, l’intensité et la fréquence des épisodes de sécheresse, qui menacent notamment la sécurité alimentaire des populations, risquent encore d’augmenter, même si le monde parvient à limiter la hausse des températures à +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle.

      Et la situation ne devrait pas s’améliorer dans les prochains jours, puisque les prévisions météorologiques des deux pays font état de précipitations en dessous des moyennes de saison.

      Confronté à cette réalité, le gouvernement portugais a annoncé jeudi qu’il allait renforcer sa coopération avec l’Espagne pour lutter contre la sécheresse dans la péninsule.

      https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/l-espagne-et-le-portugal-frappes-par-la-secheresse-en-plein-hiver_1

      et l’année dernière :

      https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/en-irak-la-secheresse-tue-cultures-et-animaux-remplaces-par-des-imm
      https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20211112-s%C3%A9cheresse-en-jordanie-le-manque-d-eau-devient-alarmant-pour-la-po
      https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/ravagee-par-la-secheresse-la-californie-arrache-ses-precieux-amandi
      https://www.realites.com.tn/2021/09/secheresse-la-tunisie-manque-cruellement-deau
      https://lapresse.tn/79169/changements-climatiques-faibles-precipitations-et-secheresse-vers-le-tariss

      et ça touche pas que les besoins primaires...
      https://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/materiaux/semi-conducteurs-la-secheresse-a-taiwan-risque-d-amplifier-la-penur
      https://korii.slate.fr/biz/economie-secheresse-chine-risque-provoquer-penurie-mondiale-usines-elect

  • Hussein al-Sheikh nouveau secrétaire général de l’OLP et négociateur en chef des Palestiniens
    Publié le : 08/02/2022 – Avec notre correspondante à Ramallah, Alice Froussard
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20220208-hussein-al-sheikh-nouveau-secr%C3%A9taire-g%C3%A9n%C3%A9ral-de-l-olp-et

    En Cisjordanie occupée, Hussein al-Sheikh, entre au comité exécutif de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), et devient le nouveau secrétaire général et négociateur en chef des Palestiniens. Sa nomination a eu lieu lors d’une réunion, rare, des membres du comité central de l’OLP, boycottée par une vingtaine de ses membres, et critiquée par ses rivaux du Hamas. Mais l’actuel ministre palestinien des Affaires civiles n’est pas très apprécié des Palestiniens.

    Il occupera le poste de Saëb Erakat, décédé en novembre 2020 après avoir contracté le coronavirus, un poste laissé vacant depuis plus d’un an. Dans la presse israélienne, on parle de lui comme d’un gentleman ; chez les Palestiniens, on le voit comme le principal « traître ».

    Hussein al-Sheikh, 61 ans, haut responsable du Fatah et proche conseiller de Mahmoud Abbas, dirige depuis 2007 l’Autorité générale des affaires civiles de l’Autorité palestinienne.

    Il fait l’intermédiaire avec Israël, ou avec les État- Unis en fervent défenseur de la coopération sécuritaire, majoritairement controversée, entre les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne et d’Israël. Forces de sécurité dont il faisait partie, au poste de colonel, de 1994 à 1997.

    Hussein al-Sheikh ne jouit pas d’une grande popularité. À lui seul il représente tout ce que les Palestiniens détestent de leurs dirigeants : la corruption, les manœuvres politiciennes d’une vieille génération, et la « collaboration » avec Israël. (...)

    #AP

  • Le Liban annonce le démantèlement de 17 réseaux d’espionnage au profit d’Israël
    RFI - Publié le : 31/01/2022 - Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20220131-le-liban-annonce-le-d%C3%A9mant%C3%A8lement-de-17-r%C3%A9seaux-d-espion

    Le gouvernement libanais a annoncé ce lundi 31 janvier le démantèlement de 17 réseaux d’espionnage au profit d’Israël ces dernières semaines. Les deux pays, qui n’ont pas de relations diplomatiques, sont techniquement en guerre depuis 1948.

    Présentée par des sources de sécurité comme la plus grande opération de contre-espionnage contre des réseaux pro-israéliens menée au Liban, l’opération a permis l’arrestation de 21 suspects dans différentes régions du pays. (...)

    #Liban #IsraelLiban

  • La destruction en 1967 du quartier des Maghrébins à Jérusalem planifié par Israël, selon un historien
    Publié le : 28/01/2022 | De notre correspondant à Jérusalem, Sami Boukhelifa
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20220128-la-destruction-en-1967-du-quartier-des-maghr%C3%A9bins-%C3%A0-j%C3%A9ru

    Israël a « planifié », la destruction du quartier des Maghrébins à Jérusalem en 1967, révèle un historien français. Vincent Lemire, directeur du CRFJ, Centre de recherches français à Jérusalem, vient de publier un nouveau livre. Intitulé Au pied du mur, il raconte l’histoire exceptionnelle du quartier des Maghrébins, situé dans la vieille ville de Jérusalem, et détruit par Israël il y a plus de cinquante ans. Sa démolition a permis la création de l’esplanade du Mur des Lamentations, lieu le plus saint du judaïsme. (...)

  • Israël aurait blanchi des enquêtes sur les manifestations de la « Grande marche du retour »
    Publié le : 02/12/2021 - 19:07 | Avec notre correspondante à Ramallah, Alice Froussard
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20211202-isra%C3%ABl-aurait-blanchi-des-enqu%C3%AAtes-sur-les-manifestations-de-

    L’État hébreu aurait blanchi la vérité et protégé des responsables politiques et militaires au lieu de les condamner pour leur conduite lors des manifestations de la « Grande marche du retour » en 2018. C’est ce qu’a dénoncé ce jeudi 2 décembre le Centre palestinien pour les droits de l’homme (PCHR) de Gaza et l’ONG israélienne B’Tselem dans un nouveau rapport.

    C’était chaque vendredi pendant un an et demi. Des milliers de Palestiniens, des hommes, des femmes, des jeunes, des plus âgés, des familles. Tous manifestaient depuis 2018. Lors de la Grande marche du retour, 223 Palestiniens ont été tués, 8 000 autres blessés. Israël voyait ces rassemblements « comme une menace à la sécurité ».

    Pour Raji Sourani, directeur exécutif du Centre palestinien pour les droits de l’homme, à Gaza, « ils ne voulaient pas autoriser ces manifestations. Alors ils déployaient l’armée et des snipers tout autour de la bande de Gaza. Et ces tireurs, criminels, voyaient les visages, les signes "presse" ou "personnel médical". Ils savaient, mais ils tiraient sur des enfants, des jeunes, des vieux, pour tuer ou pour paralyser, pour amputer n’importe quelle partie de leurs corps. Pas un seul soldat israélien n’a été tué pendant l’année et demi de la Grande marche du retour, ce qui prouve que ces rassemblements ne posaient pas de menace sécuritaire. » (...)

    #marche_du_retour #Marcheduretour

  • Journée de solidarité avec le peuple palestinien : le BDS et la stratégie du boycott d’Israël
    Publié le : 29/11/2021 , Texte par : Tirthankar Chanda
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20211129-journ%C3%A9e-de-solidarit%C3%A9-avec-le-peuple-palestinien-le-bds-et-la

    La date du 29 novembre est célébrée comme la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien. Il y a 75 ans, le 29 novembre 1947, l’ONU adoptait le plan de partage destiné à créer un État arabe et un État juif. Depuis, le peuple palestinien n’a toujours pas atteint son droit à l’autodétermination. Son territoire a été annexé, colonisé. L’appel à la solidarité a cédé la place à la défiance incarnée par le mouvement populaire Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS). (...)

    #BDS

  • Liban : des manifestants bloquent des routes, dans un pays simplement à bout
    Publié le : 29/11/2021, Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20211129-liban-des-manifestants-bloquent-des-routes-dans-un-pays-simplement-%C3%

    Des manifestants ont bloqué des routes au Liban, pour protester contre l’aggravation sans précédent des conditions de vie, dans un pays où 80% de la population se trouve dans la pauvreté. De nombreux commerces et écoles ont fermé leurs portes ce lundi 29 novembre à l’appel des mouvements de contestation. (...)

    #Liban

  • Frappe israélienne sur la tour al-Jalaa à Gaza : révélations du quotidien « Haaretz »
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20211108-frappe-isra%C3%A9lienne-sur-la-tour-al-jalaa-%C3%A0-gaza-r%C3%A9v%C3%A9

    C’était l’un des bombardements les plus impressionnants lors de la guerre à #Gaza, au mois de mai dernier. Treize étages qui s’écroulent comme un château de cartes à la suite d’une frappe aérienne israélienne. Le quotidien israélien Haaretz révèle que les forces israéliennes n’ont, en réalité, découvert que cette tour accueillait des médias internationaux qu’au dernier moment.

    De notre correspondant à Jérusalem, Sami Boukhelifa

    Comme avant presque tous ses bombardements à Gaza, l’armée israélienne commence par alerter les civils dans la zone ciblée. Certains habitants reçoivent un appel téléphonique : « Vous avez une heure pour quitter les lieux ».

    Tous entendent également le roof knocking, littéralement « la frappe sur le toit » : une des techniques utilisées par l’armée israélienne à Gaza pour signaler un bombardement imminent. Il s’agit d’une bombe d’avertissement, qui produit une forte déflagration, mais pas de dommages. Lors de cette frappe d’alerte, rapporte le quotidien israélien Haaretz, les journalistes de la tour al-Jalaa alertent la presse israélienne de leur présence dans l’immeuble. Et l’information finit par remonter jusqu’à l’état-major d’Israël : « La tour abrite les locaux de médias internationaux », à savoir de l’agence d’information américaine Associated Press et de la chaîne de télévision Al-Jazeera.

    À partir de là, la confusion règne dans les rangs de l’armée. Selon l’armée israélienne, cet immeuble servait aux renseignements du Hamas. Certains responsables militaires prônent l’annulation du bombardement. Selon eux, une telle opération ne ferait que nuire à l’image de l’État hébreu sur la scène internationale. Mais pour d’autres hauts responsables de l’armée, le raid aérien doit être mené. À 15h17, le 15 mai, la tour al-Jalaa est détruite. Elle abritait également une trentaine d’appartements et autant de bureaux.