Les serres géantes, « usines à tomates », envahissent la Bretagne.
Marie Astier - Reporterre 13/12/2020
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Depuis une dizaine d’années, des serres high-tech, hautes d’entre cinq et sept mètres, s’étendent en Bretagne sur des hectares et des hectares. Riverains et associations dénoncent l’artificialisation des sols, la pollution des eaux et la destruction de la biodiversité.
tiens la famille Le Duff, je ne sais pas si c’est la même que celle du baron de la malbouffe décoré de la légion d’honneur cité plus haut.
Plus proche du bourg de Plouescat, la famille Le Duff projette un nouvel agrandissement de ses serres, qui atteindraient plus de sept hectares. Événement rare, il lui a été demandé de passer par la procédure d’enquête publique, qui permet notamment de recueillir les avis des habitants alentour. Début 2020, à la vue de la procédure, Jean-Luc Guillerm a immédiatement réagi. Revenu sur ses terres familiales pour couler une paisible retraite, il a vite déchanté. À quelques centaines de mètres de chez lui, les serres Le Duff, éclairées la nuit en hiver pour y faire pousser des tomates, l’ont vite dérangé : « Je pouvais lire le journal à trois heures du matin ! »
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Joint par Reporterre, M. Louis Le Bot est le premier producteur à enfin décrocher. Il se veut rassurant. Les travaux de terrassement et les allées et venues des camions seront « terminés d’ici la fin de l’année », promet-il. « Les serres n’acceptent que 1 % de dénivelé, et malheureusement j’ai des terrains qui ont des pentes énormes. C’est impressionnant parce que ce n’est pas végétalisé, mais je vais mettre des chênes, des noisetiers. » Le producteur de fraises hors sol remplace ses vieilles serres endommagées par les tempêtes successives et prévoit cet agrandissement pour installer son fils, peut-être sa fille. Il a des serres dites « froides », non chauffées. En plastique, elles sont moins hautes que pour les tomates. Il défend son choix de production : « J’ai toutes les autorisations, je suis aux normes. Mon outil de travail est plus rationnel, on gaspille beaucoup moins d’eau. Le sol est enherbé. Les pesticides, c’est terminé. Quand je mets des insectes dans les serres, ils me coûtent trois centimes chacun, je ne vais pas les tuer avec des insecticides ! J’ai de la main-d’œuvre française, l’an dernier j’ai embauché quatre jeunes du quartier. On améliore notre outil et les conditions de travail. » Et les terres de terrassement, que les riverains craignent polluées ? « Non, on n’y a rien trouvé. Elles viennent des chantier d’une école, de l’hôpital d’à côté. »
Réussir à mettre un prix pour un insecte ?? 3 centimes et sa main-d’oeuvre, elle lui coûte combien en centimes ?
▻https://www.tomates-de-france.com/la-culture-sous-serre/les-insectes-de-la-serre
▻https://darkskylab.com/blog.htmlArtificialisation des sols : la Cour des comptes rappelle l’urgence d’une « véritable politique foncière agricole »
▻https://www.banquedesterritoires.fr/artificialisation-des-sols-la-cour-des-comptes-rappelle-lurgenc▻https://sentinellesdelanature.fr/alerte/4113#culture_intensive #tomate_industrielle #mer_de_plastique