Cormier — Wikipédia

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  • Jour du cormier
    Aujourd’hui, nous sommes le nonidi 29 brumaire, de l’année CCXXIX du calendrier républicain, jour du cormier.

    Appris récemment que le cormier, plus connu sous le nom de sorbier domestique a été une essence répandue en Sarthe (en sortant de chez moi, la première rue à gauche est la rue du cormier).

    Le bois du cormier est très dense : 800 à 900 kg/m3 (par comparaison le chêne fait 700 à 800 kg/m3 et le merisier 550 à 600 kg/m3), il figure parmi les bois indigènes les plus durs en France. Aussi sert-il à la fabrication de manches d’outils particulièrement résistants. Il a longtemps été prisé aussi pour la confection des fûts d’outils de corroyage (rabots, riflards, varlopes, guillaumes...) ou pour la réalisation d’outils de traçage (règles, trusquins) et de toise. Dans les moulins, les dents rapportées (alluchons) sur couronne en fonte de l’engrenage multiplicateur étaient faites en cormier. Les graveurs sur bois ont aussi utilisé le cormier pour l’impression d’images. D’une façon générale, le bois du cormier est apprécié comme bois d’œuvre en ébénisterie.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Cormier

    Espèce post-pionnière d’origine méditerranéenne, il vivait d’abord sur tout le pourtour du bassin et fut dispersé au temps de l’Empire romain jusque dans le reste de l’Europe.

    Dans son biotope du Sud, il ne dépasse guère 10 à 12 m de hauteur et un diamètre de tronc de 30 à 45 cm. En remontant dans les régions plus humides et aux sols plus riches, il atteint des circonférences deux fois plus grandes et en forêt, arrive à égaler de peu les plus grands arbres. Une variété parmi les espèces de sorbiers possède une facilité d’acclimatation dans beaucoup de zones différentes. Avec les migrations végétales actuelles et des aires de répartition qui s’agrandissent avec les températures changeantes, il n’aura aucun problème quant à son intégration dans de nouvelles aires.

    Sa multiplication par germination n’est pas très efficace dans certains biotopes et ses rejets pas toujours suffisants pour pérenniser l’espèce. C’est pour cela que l’assistance de l’humain est nécessaire pour des plantations et sélections d’individus aux caractères génétiques riches (notamment dans la partie nord de la France, au-delà de la ligne allant de la Drôme du nord au sud de la Dordogne). C’est un arbre à l’écorce brun-orangé, qui ressemble à celle du chêne2, aux feuilles caduques pennées (13 à 21 folioles) et aux fleurs blanches. Ses fruits verts tachés de brun-rougeâtre à maturité peuvent ressembler à de petites pommes ou à de petites poires selon les cultivars. Ces fruits sont très appréciés des petits mammifères, en particulier du blaireau (Meles meles) qui joue un rôle primordial dans la dissémination des graines3 (excréments enterrés contenants les graines).

    Le cormier a des besoins en lumière élevés (même s’il préfère un léger ombrage au plein soleil) ; c’est un arbre à forte croissance et à axe continu capable de développer un grand houppier.

    Le #cormier supporte mal la concurrence d’autres arbres, c’est pour cela qu’on le retrouve souvent sur des stations un peu difficiles, la concurrence y est moins vive que dans les stations les plus fertiles. Toutefois, cet arbre se plaît parfaitement sur les meilleurs sols, mais il nécessite un suivi régulier de sa concurrence. La longévité moyenne du cormier est de 150 à 200 ans, des individus pouvant atteindre plus de quatre siècles4.

    https://wikimonde.com/article/Cormier


    Cormier (Sorbus domestica), arbre remarquable car il a plus de 200 ans, situé à Pacé (35)