• Les Dévalideuses. Le collectif féministe qui démonte les idées reçues sur le handicap



    Face à l’inacceptable invisibilisation des femmes handicapées dans le féminisme, nous nous sommes rassemblées.

    #Handi-féministes, nous portons la parole des #femmes et #minorités_de_genre handicapées.

    Forte, fière, nécessaire.

    Nous nous situons au croisement des luttes contre le #validisme (la discrimination systémique subie par les personnes handicapées (C.Puiseux, Dictionnaire Crip)) et le #sexisme.

    Car les femmes, comme les personnes handicapées, sont considérées comme des groupes naturellement inférieurs (aux hommes / aux valides) et doivent lutter pour obtenir l’#égalité et l’#émancipation.

    Les femmes et minorités de genre handicapées font l’objet, au plus haut degré, des formes de domination qui s’exercent sur toutes les femmes : #infériorisation et #infantilisation ; contrôle du #corps et des comportements ; discriminations sexistes ; privation d’accès à des #droits égaux ; #violences_sexistes, y compris sexuelles, qu’elles soient privées, institutionnelles, médicales, ou économiques.

    Les #oppressions ne se remplacent pas, elles se cumulent et elles se croisent, créant des situations uniques et complexes qui nécessitent toute notre attention. Nous sommes donc également concernées par l’ensemble des luttes liées au genre, à l’orientation sexuelle, à l’origine ethnique, à la religion ou au milieu social.

    Nous serons pédagogues, parfois mordantes, toujours argumentées.

    Nous serons politiques, dans nos propos et dans nos actes, car il s’agit de faire la révolution.

    Nous serons toujours aux côtés de nos pairs, nous devons chérir notre communauté et retrouver la fierté de nos identités.

    https://lesdevalideuses.org
    #idées-reçues #handicap #féminisme #préjugés

  • Chut, on parle de l’euthanasie ! - Par La rédaction | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/emissions/je-vous-ai-laisse-parler/chut-on-parle-de-leuthanasie

    Avocate, Elisa Rojas est atteinte d’une maladie génétique rare ralentissant sa croissance, et ne se déplace qu’en fauteuil. Ces tout derniers jours, c’est elle qui a porté le plus fort la voix de la méfiance des faibles et des vulnérables par rapport à « l’aide à mourir », surtout dans un contexte marqué selon elle par la ""fascisation"". Pas assez fort cependant pour crever le mur des grands médias, peu sensibles à cette voix-là. Raison suffisante pour l’inviter dans « Je vous ai laissé parler ». Écoutez-la. Si vous vous pensiez certains de vos convictions sur le sujet, il est probable qu’elle vous fera douter.

  • À chaque Fête du travail, j’étais une enfant du Téléthon - Les Dévalideuses
    http://lesdevalideuses.org/blog/traductions/a-chaque-fete-du-travail-jetais-une-enfant-du-telethon

    Je continuerai à payer le prix fort pour les dégâts causés par Jerry jusqu’à la fin de ma vie. Pendant 50 ans, il a contribué à façonner une culture toxique qui opprime les personnes handicapées à coups de pitié, de mésestimation, d’invisibilité, de silenciation, d’exploitation, d’objectivation, d’infantilisation…. Le validisme n’a pas commencé avec Jerry Lewis. Mais avec toutes ces années sous les projecteurs, il avait l’occasion de faire reculer et de lutter contre le validisme. Il ne l’a pas fait. Au lieu de cela, il a fait du validisme une vache à lait qui a été traite pour ce qu’elle valait. Et je dois évoluer dans cette culture tous les jours.

    Je paie cher cette culture validiste chaque fois que des inconnus me regardent avec insistance ou se sentent autorisés à me poser des questions personnelles. Je paie cher quand les gens me disent en face qu’ils préféraient mourir plutôt que de vivre dans ma situation. Je paie cher quand les gens ont peur de prononcer le mot « handicap », comme si c’était trop horrible pour en parler. Je paie cher quand on s’adresse à moi comme à un enfant. Je paie cher quand personne ne s’attend à ce que j’aie un emploi ou une carrière. Je paie cher quand les gens entrent dans ma classe et ne savent pas qui est le professeur. Je paie cher quand on doute de ma capacité à me faire respecter par mes élèves. Je paie cher lorsque l’accessibilité est traitée comme un acte de bonté, et non comme un droit. Je paie cher lorsque mon droit de mourir est défendu avec plus de force que mon droit de vivre. Je paie cher quand les sièges du public sont accessibles, mais que la scène ne l’est pas. Je paie cher quand les hommes célibataires sont gentils avec moi pour impressionner une jolie fille, mais ne me voient pas comme une jolie fille qu’on peut vouloir impressionner. Je paie cher quand on me dit à quel point je suis une leçon de vie juste pour être sortie de chez moi. Je paie cher quand les gens se pressent de parler à ma place sans s’arrêter pour m’écouter.

    Je ne suis pas la seule. Les 82,5 % de la population handicapée actuellement au chômage en paient aussi le prix, tant d’entre eux veulent travailler. Les personnes handicapées qui souffrent de dépression et à qui on propose l’euthanasie au lieu de recevoir des conseils, des stabilisateurs d’humeur, des options de vie indépendante, etc. en paient aussi le prix. Les enfants handicapés qui sont assassinés par leurs parents en paient aussi le prix. Les personnes âgées qui ont honte d’utiliser une aide à la mobilité et qui donc restent chez elles et sont isolées du reste du monde en paient aussi le prix. Si Medicaid[3] disparaît, nous en paierons tous le prix. Même hantés par cette seule menace, nous en payons le prix.