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  • "VACCINATION CRIMINELLE"
    Une mortalité inédite (extraits)

    La pharmacovigilance des vaccins anti-covid est déniée car elle menace l’idéologie de la vaccination intégrale portée par les industries pharmaceutiques, les gouvernements et les principaux médias. Cette vaccination de masse conduit pourtant à une mortalité inédite dans l’histoire de la médecine moderne. Il y a urgence à la suspendre pour évaluer la balance bénéfice/risque au cas par cas.
    (...) Aux États-Unis, en 6 mois, la vaccination anti-covid a tué 5 fois plus de personnes que la vaccination anti-grippe en 30 ans. Ceci confirme d’une autre façon encore que nous sommes bien en présence de vaccins d’un nouveau genre, dont la dangerosité est inédite. 
    (...) La question des effets indésirables graves des vaccins anti-covid fait l’objet d’un déni et d’un silence proprement scandaleux de la part du gouvernement et des principales agences sanitaires (Agence nationale de sécurité du médicament, Haute autorité de santé, Haut conseil de santé publique, etc.). Tout se passe comme s’il s’agissait d’un véritable tabou, en France comme dans la plupart des autres pays occidentaux. L’importance de ces effets apporte en effet une contradiction trop flagrante et dévastatrice pour l’idéologie de la vaccination intégrale qui guide des gouvernements ayant choisi de s’abandonner dans les bras de l’industrie pharmaceutique. Cette dernière est en effet au cœur de toute la gestion d’une épidémie qui constitue pour elle une aubaine inédite dans l’histoire : quel produit commercial breveté a pour marché potentiel la totalité de l’humanité, renouvelable chaque année qui plus est ? Patrons et actionnaires de ces firmes pharmaceutiques et biotechnologiques sont en train de devenir immensément riches.
https://www.alternatives-economiques.fr/covid-19-tres-chers-vaccins/00099304
    Au vu de la façon (dans l’urgence, pour générer un maximum de profits) dont ces industries ont travaillé, notamment aux Etats-Unis et en Angleterre, pour mettre au point ces nouveaux vaccins génétiques (ADN ou ARN), on pouvait ainsi dès le départ redouter que ces produits ne soient pas de très bonne qualité. Mais la réalité dépasse ces craintes et montre que ces vaccins ont davantage d’effets indésirables plus ou moins graves qu’aucun autre avant eux. Nous avons vu ainsi qu’aux Pays-Bas l’on parvient à un taux de 2,7 morts pour 100 000 vaccinés (16,5 millions de vaccinés, 448 morts). En France et aux Etats-Unis, ce taux monte à environ 3,7 morts pour 100 000 vaccinés. Et en Grande-Bretagne, ce taux grimpe même à 4,3 morts pour 100 000 vaccinés, très probablement en raison de la prépondérance du vaccin AstraZeneca que l’on sait depuis le mois de mars 2021 (https://www.sudouest.fr/sante/coronavirus/vaccin/vaccin-astrazeneca-les-pays-bas-suspendent-a-leur-tour-son-utilisation-1672) être le plus dangereux des quatre vaccins couramment utilisés en Occident (en particulier du fait des nombreuses thromboses qu’il provoque et qui commencent à être documentées dans la littérature scientifique médicale, ce qui n’est guère surprenant lorsque l’on connaît les conditions dans lesquelles il a été fabriqué en Chine.
https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2104840https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2104882https://www.nytimes.com/2020/12/07/business/china-vaccine-astrazeneca.html
    Au passage, nous avons également signalé que ce fut le premier vaccin administré en France, dès février 2021, aux professionnels de santé. De là une des raisons rationnelles probables de la grande réticence à la vaccination anti-covid que manifestent une partie d’entre eux.
    Cette mortalité vaccinale (qui n’est que la pointe émergée de l’iceberg des effets indésirables graves) est donc inédite, elle est particulièrement grave et sa dissimulation l’est plus encore. Soyons clair : dissimuler d’une façon ou d’une autre un tel danger est tout simplement criminel vis-à-vis de la population. Même réduite à ses plus élémentaires principes de déontologie (primum non nocere), l’approche de cette question en termes de santé publique devrait conduire à suspendre d’urgence la campagne vaccinale, à étudier beaucoup plus en détail les données de cette pharmacovigilance (en particulier selon les classes d’âge et en fonction des différents facteurs de risque) et, au terme d’une analyse bénéfices/risques méticuleuse, à déterminer à quelles catégories bien précises de la population il est possible de proposer la vaccination sans risque que les effets indésirables graves soient plus nombreux que les formes graves de la Covid dont elle sensée les protéger. Tout autre approche ne relève pas de la santé publique mais de postures idéologiques ou d’un marketing commercial. Et l’histoire a déjà montré (sur le tabac, sur les pesticides, sur la pollution aux hydrocarbures, etc.) que ces postures et ce marketing étaient responsables de véritables crimes contre les populations civiles. Que ces crimes soient commis au nom du Bien ou au nom de la Santé ne devrait en aucun cas aveugler sur leur réalité et leur nature. Toutes celles et ceux qui s’y adonnent pourront être désormais considérés comme complices de cette nouvelle mortalité vaccinale inédite dans l’histoire de la médecine.
    Laurent MUCCHIELLI (sociologue, directeur de recherche au CNRS), Hélène BANOUN (pharmacien biologiste, PhD, ancienne chargée de recherches à l’INSERM), Emmanuelle DARLES (maîtresse de conférences en informatique à Aix-Marseille Université), Éric MENAT (docteur en médecine, médecin généraliste), Vincent PAVAN (maître de conférences en mathématique à Aix-Marseille Université) & Amine UMLIL (pharmacien des hôpitaux, praticien hospitalier, unité de « pharmacovigilance/CTIAP (centre territorial d’information indépendante et d’avis pharmaceutiques)/Coordination des vigilances sanitaires » du Centre hospitalier de Cholet).
    https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/300721/la-vaccination-covid-l-epreuve-des-faits-2eme-partie-une-mortalite-i
    VIDÉO DE L’INTERVIEW

https://youtu.be/4rvM-9sguJk

  • L’énigme des Covid longs, ce « brouillard cérébral » qui empêche de vivre normalement
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2021/03/22/epuisement-difficultes-de-concentration-douleurs-persistantes-l-enigme-des-c

    ENQUÊTE De nombreux patients atteints d’une forme parfois légère de Covid-19 se plaignent, parfois plusieurs mois après, de fatigues incapacitantes. Plusieurs pistes sont explorées pour comprendre l’origine de ce syndrome.

    C’était en mai 2020, la première vague de l’épidémie de Covid-19 commençait à reculer. La professeure Dominique Salmon-Ceron, infectiologue à l’Hôtel-Dieu (AP-HP), à Paris, reçoit alors une patiente qui se plaint d’une fatigue intense et brutale, l’empêchant de prendre sa douche. Passionnée de voile, cette jeune femme travaille dans les ressources humaines. Infectée par le SARS-CoV-2 en mars 2020, elle n’avait alors eu que des maux de tête, une perte d’odorat passagère et un peu de fièvre, puis avait repris son travail, un mois après, bien qu’encore fatiguée. Mais elle avait beaucoup de mal à suivre ses visioconférences car elle n’arrivait pas à se concentrer et mélangeait les syllabes lorsqu’elle parlait. Elle se réveillait parfois en forme puis, brutalement, au cours de la journée, devait s’allonger. Aujourd’hui, elle va mieux.

    « Face à l’afflux de tels patients présentant des symptômes qui durent après une infection, nous décidons rapidement, avec sept ou huit collègues, d’ouvrir une consultation spécifique », raconte Dominique Salmon-Ceron. Ce sera l’une des premières en France. Pendant ce temps, les témoignages de patients affluent sur les réseaux sociaux, #apresj20, sur Twitter, devient bientôt une association de patients. D’autres ont été créées, comme Tous partenaires Covid.

    « Les premières consultations nous laissaient très perplexes. Le soir, nous listions ensemble les symptômes tout à fait inhabituels, pour nous conforter entre nous dans l’idée que nous ne rêvions pas et pour trouver les mots pour bien décrire cette nouvelle maladie, se souvient l’infectiologue. On était contents d’être plusieurs, tellement c’était polymorphe. » Cela ressemblait en partie à des symptômes de fatigue chronique post-viraux que l’on voit après une mononucléose ou une grippe, mais, là, « c’était nettement plus sévère ». Presque un an plus tard, la consultation de l’Hôtel-Dieu, que nous avons suivie une journée début mars, croule sous les demandes.

    Des symptômes déclenchés par l’effort
    « La persistance des symptômes ou le développement de nouveaux symptômes sont un problème de santé publique, un phénomène rapporté partout dans le monde », indique le dernier avis du conseil scientifique du 11 mars. « Certains patients, qui n’ont pas eu de forme très grave, ont toujours des symptômes prolongés au-delà des quatre semaines suivant le début de la phase aiguë de la maladie », précise la Haute Autorité de santé (HAS), qui a établi des recommandations le 12 février.

    #paywall

    • Le Covid long pose encore des questions de définition, de contour et d’origine des symptômes et de diagnostic. Mais, même si le lien de causalité entre l’infection au SARS-CoV-2 et les symptômes n’est pas définitivement établi, il semble bien être une entité nosographique réelle, différente de celle présentant des séquelles observées chez les patients hospitalisés, notamment en réanimation, comme des atteintes pulmonaires et des fibroses – ce qui n’exclut pas pour autant la présence chez eux d’un Covid long. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu ce syndrome en août, sans trancher sur le terme… « Cette question doit être une priorité des autorités sanitaires », exhorte l’OMS. L’infectiologue Anthony Fauci, conseiller de l’administration sur le Covid aux Etats-Unis, parle de long haulers (« long-courriers »).

      Peu importe le nom qui leur est donné, ces symptômes qui persistent plusieurs semaines après l’infection sont très hétérogènes, souvent déclenchés par des efforts physiques ou intellectuels. Ils peuvent durer des mois. Ainsi, plus d’un an après avoir été infectée, Anaïs (le prénom a été changé), venue début mars consulter la professeure Salmon-Ceron, ne va pas bien. Cette architecte de 49 ans a été infectée par le SARS-CoV-2 en février 2020, avec de légers symptômes, une grosse bronchite. Elle n’a alors pas pu faire de test PCR mais le médecin s’est fié aux symptômes pour poser le diagnostic. Elle se remet puis, en avril, ressent des céphalées, des douleurs fulgurantes aux mains et aux pieds. Toutes les pathologies connues sont écartées. Elle doit alors arrêter son travail.

      Suivent de brèves périodes de « mieux », où elle reprend son activité professionnelle, et de longs moments de « moins bien » avec divers symptômes : une grosse rechute en septembre-octobre 2020, avec des troubles cardiothoraciques, de l’herpès labial, des troubles de la mémoire immédiate, une immense fatigue, des dilatations veineuses très douloureuses dans les mains et les pieds, qui remontent dans les jambes… Anaïs ferme les yeux un instant, de lassitude. Actuellement, « les douleurs sont moins fortes, mais les acouphènes et maux de tête se sont aggravés, c’est handicapant et épuisant », soupire-t-elle. « Les difficultés de concentration m’empêchent tout travail intellectuel. Et ça… c’est très compliqué. »

      « Brouillard cérébral »

      Parmi cette vaste palette, la fatigue, majorée au moindre effort, est le symptôme le plus fréquent. S’y ajoutent des troubles de la mémoire, des symptômes cardio-vasculaires (dyspnées, tachycardies…). Mais également des symptômes d’anxiété, de dépression, digestifs, cutanés… « Les patients parlent de “brouillard cérébral”, ils ont du mal à effectuer deux activités intellectuelles en même temps », constate Thomas De Broucker, chef du service de neurologie à l’hôpital Delafontaine, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). L’épidémiologiste Viet-Thi Tran, qui coordonne ComPaRe, une étude menée en ligne auprès d’une cohorte de 1 500 patients de l’AP-HP, a listé une cinquantaine de symptômes.

      « Je suis constamment épuisée », dit aussi Marie, ingénieure chimiste venue elle aussi ce jour-là en consultation à l’Hôtel-Dieu. Le 15 mars 2020, cette femme de 42 ans sent une pique dans les poumons, le cœur, puis plus aucun symptôme dans les cinq jours suivants, hormis une sensation de froid. Puis, à nouveau, quelques jours plus tard, de fortes douleurs aux poumons qui la conduisent aux urgences d’une ville bretonne. Elle va un peu mieux. Puis, deux mois plus tard, c’est « l’enchaînement de l’horreur ». « Je ressens une sorte de grouillement au niveau du front, un signe de neuro-invasion, je perds une partie de l’odorat, partiellement retrouvé depuis, je suis incapable d’éternuer, j’ai des brûlures dans tout le corps… » Elle qui est très active, infatigable, doit arrêter son travail. Depuis, malgré plusieurs rechutes, Marie va un peu mieux mais l’éreintement, invalidant, est toujours là.

      Si l’OMS estime que plus de 80 % des personnes infectées par le SARS-CoV-2 en contractent une forme légère ou modérée, il est difficile de connaître la prévalence réelle du Covid long. Cela affecte de 3 à 40 % des patients, selon les études épidémiologiques – des taux qui varient beaucoup selon les populations de patients, hospitalisés ou non. Les femmes sont plus touchées. Si la grande majorité des jeunes affectés par le virus n’ont pas de séquelles, certains peuvent connaître des formes longues – un phénomène rare mais très peu documenté, indique le conseil scientifique. Une enquête (auprès de 8 200 patients en ambulatoire tirés au sort) de l’Office national des statistiques anglais a montré, fin décembre 2020, que 10 % des personnes infectées par le SARS-CoV-2 avaient encore des symptômes douze semaines après l’infection. « Attention à ce chiffre de 10 % ! L’expérience de terrain ne m’incite pas à croire que 10 % des personnes infectées ont des symptômes persistants. Nous manquons de données solides, notamment sur les patients en ambulatoire », prévient toutefois Olivier Saint-Lary, président du Collège national des généralistes enseignants (CNGE).

      Avec le temps, l’état s’améliore

      Plus récemment, une étude française (pas encore publiée), Lifen, menée en médecine de ville et portant sur 1 841 patients ambulatoires, a retrouvé que 40 % d’entre eux se plaignaient encore de symptômes cinq mois après leur infection. Une étude publiée dans The Lancet auprès d’une cohorte de 1 700 patients chinois hospitalisés au printemps 2020 avait montré que, six mois après l’infection, 76 % de ces patients déclaraient encore au moins un symptôme.

      Une autre étude publiée dans le JAMA, conduite par une équipe du Kremlin-Bicêtre (AP-HP) auprès de 244 patients hospitalisés, a montré que 51 % d’entre eux déclaraient au moins un symptôme qui n’existait pas avant le Covid quatre mois après l’hospitalisation, la fatigue et des symptômes cognitifs arrivant en tête. Les anomalies du scanner pulmonaire étaient fréquentes.

      Dominique Salmon-Ceron, qui a eu elle-même le Covid dès le début de l’épidémie, rassure ses patients : l’état de la grande majorité d’entre eux s’améliore. Ainsi de Vladimir, 45 ans, superviseur musical. Ce père de trois enfants a eu un Covid fin novembre 2020, de la fièvre et une grosse toux. Une semaine plus tard, des ganglions apparaissent dans le cou. Début janvier, une grande fatigue « [l’]oblige à [se] reposer », avec de la fièvre tous les soirs. Aujourd’hui, les ganglions et la fièvre ont disparu. Subsiste la fatigue, mais il va mieux depuis qu’il a consulté à l’Hôtel-Dieu.

      Pour prendre en charge ces formes longues, la spécialiste a présidé un groupe d’experts de la HAS. Ensemble, ils ont élaboré un protocole pour donner des outils aux généralistes, qui doivent jouer une place centrale. La première consultation est longue, elle dure souvent jusqu’à une heure. Elle doit d’abord écarter une séquelle de la phase aiguë puis tout autre virus ou pathologie. D’autres facteurs peuvent aussi jouer, comme le déconditionnement physique avant la maladie, d’autres comorbidités ou des séquelles psychologiques. « Certains patients décompensent une maladie à la suite du Covid, et il faut faire attention à ne pas passer à côté d’une nouvelle pathologie », explique le professeur Renaud Tamisier, pneumologue au CHU de Grenoble. Ainsi, sur la cohorte de 248 patients qu’il suit, la moitié avaient un syndrome d’apnée du sommeil qu’ils ignoraient. Une évaluation psychologique est souvent nécessaire afin de détecter une anxiété, une dépression… Certains peuvent présenter ce qui s’apparente à un trouble de stress post-traumatique.

      Rééducation par le sport

      Une grande partie de cette prise en charge consiste en des traitements symptomatiques (aspirine, anti-inflammatoires…) et de la rééducation respiratoire ou olfactive. « On apprend aux patients à s’autogérer, à trouver eux-mêmes leurs limites, on propose un programme de réhabilitation progressive, souvent par le sport », résume la professeure Salmon-Ceron. C’est du cas par cas.

      Céline, elle, n’a que partiellement retrouvé l’odorat et a toujours de fausses odeurs (parosmies), nauséabondes, un an après avoir été infectée. Elle s’en souvient. C’était le 21 mars 2020, pendant le premier confinement. Soudain, elle n’a plus rien senti, ni la cigarette – elle a arrêté depuis –, ni le parfum, ni même ses huiles essentielles les plus fortes. Elle ressent alors une fatigue intense. Au bout de trois semaines, elle allait un peu mieux. Mais voilà, aujourd’hui, « des assauts de fatigue [l’]obligent à aller dormir ». « J’ai quelque chose qui est éteint en moi, je me sens toujours embrumée », soupire cette professeure de français de 48 ans, allergique, qui n’a jamais arrêté son travail.

      Environ la moitié des personnes, majoritairement des femmes, souffrant de symptômes persistants présentaient un terrain allergique, et 13 % avaient un antécédent de pathologie auto-immune personnelle ou familiale, selon l’étude conduite par Dominique Salmon-Ceron. Nommé Persicor https://www.journalofinfection.com/article/S0163-4453(20)30762-3/pdf, ce travail s’est penché sur le cas de 113 patients, dont 9 avaient dû être hospitalisés, et a été publié dans la revue spécialisée Journal of Infection en décembre 2020. Le nombre de patients suivis s’élève désormais à 250. « Cette étude nous a permis d’affiner les tableaux cliniques et les diagnostics. Par exemple, l’essoufflement peut correspondre à une hyperréactivité bronchique, un syndrome d’hyperventilation ; les douleurs thoraciques sont parfois en rapport avec une péricardite, une myocardite ou une œsophagite, etc. », détaille la spécialiste.

      « Un peu de virus qui se réactive »

      « Cette proportion de personnes allergiques me fait pencher vers un possible dysfonctionnement de la réponse immunitaire, insuffisante pour éradiquer le virus. Ou alors le système immunitaire s’attaquerait à leur propre organisme », évoque-t-elle. Par ailleurs, de nombreux patients, curieusement, ne développent pas d’anticorps contre le virus malgré ces symptômes très parlants.

      Certains spécialistes indiquent que le vaccin, en générant des anticorps neutralisants, pourrait éliminer les traces persistantes du virus. Ainsi Dominique Salmon-Ceron propose-t-elle à ces patients de les vacciner, après avoir vérifié leur taux d’anticorps.

      « On a parfois l’impression qu’il reste un petit peu de virus qui se réactive », suggère aussi l’infectiologue. Ainsi pour Marie, alors que le test PCR classique est négatif fin juillet, le prélèvement réalisé plus tard près du bulbe olfactif, dans le cadre d’une recherche, révèle une charge virale persistante extrêmement élevée. « Le bulbe olfactif peut avoir été sévèrement lésé par l’inflammation lors de la phase aiguë, comme les neurones sensoriels dont la reconstitution n’est pas garantie – ce que l’on constate dans certains traumatismes crâniens, dont l’anosmie est une séquelle fréquente », explique le docteur De Broucker.

      Le virus peut aussi infecter directement des neurones, comme lors de la phase aiguë. C’est ce que montrent des résultats publiés en janvier dans Journal of Experimental Medicine https://rupress.org/jem/article/218/3/e20202135/211674/Neuroinvasion-of-SARS-CoV-2-in-human-and-mouse par des chercheurs de l’université de Yale (Etats-Unis), de l’Institut du cerveau (Sorbonne Université, Inserm, CNRS) et de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP). Mais « on n’a pas prouvé que la présence du virus dans les neurones pouvait être à l’origine de problèmes neurologiques à long terme », précise Nicolas Renier, chercheur à l’Institut du cerveau, qui a coordonné l’étude.

      Le virus peut aussi être résiduel dans les selles, des réservoirs cellulaires porteurs des récepteurs ACE2, la protéine nécessaire à l’entrée du virus SARS-CoV-2 dans les cellules de l’hôte.

      Plusieurs pistes

      Une étude d’Eric Guedj et de son équipe d’Aix-Marseille Université, qui a porté sur 35 cas de Covid longs, publiée fin janvier dans la revue spécialisée European Journal of Nuclear Medicine and Molecular Imaging, révèle que ces patients se plaignant de « syndromes subjectifs » entre trois semaines et plusieurs mois après leur infection, présentent un hypométabolisme, c’est-à-dire une baisse d’activité, de certaines zones de leur cerveau.

      Autre piste, « il pourrait s’agir d’un dysfonctionnement passager du système nerveux autonome, ce système qui commande les organes fonctionnant indépendamment de la volonté, comme le cœur, la respiration ou la digestion, dont les modifications sont ressenties désagréablement. A ce jour, les bilans (IRM, électroencéphalogrammes, bilans neuropsychologiques) ne montrent pas de lésions structurelles. Il existe possiblement des anomalies cérébrales fonctionnelles, des zones moins activées lorsque le cerveau est au repos », décrypte le docteur De Broucker. La dimension psychologique peut favoriser la persistance des symptômes. « Ce n’est pas si simple d’identifier la cause de ces symptômes, de les différencier d’un trouble anxieux », admet le neurologue.

      Pour autant, il n’existe pas à ce stade de signature biochimique qui indiquerait que ces troubles sont dus à telle ou telle cause.

      « Nous sommes conscients que les patients vus à l’hôpital constituent le sommet d’un iceberg », insiste la professeure Salmon-Ceron. Des études de cohorte à grande échelle et à long terme sont nécessaires, notamment ambulatoires.

      Or, pour nombre d’associations de patients, le financement de la recherche n’est pas à la hauteur en France, alors que les National Institutes of Health américains vont investir un milliard de dollars sur quatre ans pour enquêter sur le Covid long et que l’Institut national de recherche en santé du Royaume-Uni va investir près de 20 millions de livres.

      « Le Covid long, quelle que soit sa cause, a un énorme impact sur la vie des gens, sur le plan professionnel, ce qui les rend très anxieux pour le futur, et sur le plan familial – certains ne peuvent plus s’occuper de leurs enfants comme avant. C’est ce qui ressort de la cohorte ComPaRe », rappelle Viet-Thi Tran. Inquiets de la prise en charge, de nombreux patients sont en errance thérapeutique, ne savent pas à qui s’adresser. Les délais atteignent plusieurs mois pour les consultations spécialisées. Pour le conseil scientifique, « les associations de patients atteints de Covid long doivent être reconnues et impliquées non seulement dans la caractérisation de ce syndrome mais aussi dans la prise en charge des patients ».

      #Compare (APHP) https://compare.aphp.fr"communauté de patients pour la recherche

    • A Marseille, des pistes thérapeutiques pour les Covid longs, 18 février 2021
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/18/a-marseille-des-pistes-therapeutiques-pour-les-covid-longs_6070353_3244.html

      Une étude de l’AP-HM lie les symptômes persistants des cas de Covid longs à des baisses d’activité du cerveau. Des anomalies fonctionnelles qui ouvrent la porte à des stratégies de traitement comme la rééducation olfactive.

      La madeleine de Proust va-t-elle aider à éclaircir le mystère des effets à long terme de certains cas de Covid-19 ? Ces nombreux patients qui se plaignent, plusieurs mois après une guérison apparente, de perte d’odorat, de fatigue persistante, de troubles du sommeil et de la mémoire, d’essoufflement, de maux de tête, de douleurs articulaires, et même de vertiges et de pertes d’équilibre.

      Chef du service de médecine nucléaire des Hôpitaux universitaires de Marseille (AP-HM), le professeur Eric Guedj formule l’image délicatement : « Le Covid long affecte le même réseau cérébral que la madeleine décrite par Proust : l’odeur d’abord, puis rapidement le goût, le souvenir et la mémoire, les émotions, le cœur qui s’accélère et le souffle qui est coupé. »

      Au-delà de l’analogie poétique, Eric Guedj et son équipe de recherche d’Aix-Marseille Université – ils travaillent en lien avec l’IHU Méditerranée Infection dirigée par le professeur Raoult –, s’appuient sur l’étude qu’ils ont menée du 18 mai au 30 septembre 2020 sur trente-cinq cas de Covid longs. Ces travaux, publiés à la fin janvier dans la revue spécialisée European Journal of Nuclear Medicine and Molecular Imaging, révèlent que ces patients se plaignant de « syndromes subjectifs » entre trois semaines et plusieurs mois après leur infection, présentent un hypométabolisme, c’est-à-dire une baisse d’activité, de certaines zones de leur cerveau.

      Les patients étudiés, d’une moyenne d’âge de 55 ans, ne présentent pas de lésions à l’IRM ou au scanner pouvant expliquer leurs symptômes. Les cas d’AVC, d’hémorragie cérébrale ou d’encéphalite ont été, au préalable, écartés. De même que les patients présentant des antécédents de troubles psychiatriques ou neurologiques.

      « En mesurant la consommation de glucose du cerveau par des examens de PET-scan et en comparant les images obtenues à un groupe témoin de quarante-quatre sujets sains, nous avons mis au jour une diminution évidente et répétitive du métabolisme dans des régions cérébrales extrêmement spécifiques. Des zones qui n’ont rien à voir avec celles que l’on trouve dans les profils hypométaboliques connus, comme ceux de la dépression ou du stress post-traumatique » , détaille, dans son bureau de l’hôpital de la Timone, le professeur Guedj.

      Une réalité cérébrale

      Chez ces Covid longs, la baisse d’activité touche d’abord les bulbes olfactifs puis, avec des intensités différentes, les nombreuses zones cérébrales auxquelles ces « postes avancés » sont reliés. Les régions limbiques, impliquées dans la mémoire et les émotions, mais aussi le tronc cérébral, situé plus en arrière, qui règle les comportements autonomes comme la respiration, le sommeil ou la fréquence cardiaque. Et enfin le cervelet, lié à l’équilibre et à la motricité. Selon l’étude, les patients jeunes seraient également plus fréquemment atteints, avec un hypométabolisme plus marqué lorsque « les syndromes post-Covid durent ».

      Eric Guedj formule l’hypothèse d’un mode localisé de progression du virus ou de l’inflammation au travers des bulbes olfactifs – une « porte d’entrée vers le cerveau » –, et s’interroge sur la possibilité d’une infection qui persisterait, sans pouvoir être repérée par les tests externes. « On connaît, par la littérature scientifique, le neurotropisme des coronavirus. Des complications cérébrales, dues à des progressions le long des synapses [zone assurant la transmission des informations d’un neurone à l’autre] », rappelle le chercheur marseillais, qui remarque que les trois patients ayant eu initialement recours à des irrigations nasales étaient moins impactés.
      « Mais on ne peut écarter la possibilité que la baisse d’activité des régions connectées au bulbe olfactif puisse être causée par le dysfonctionnement de ce nœud très important du cerveau », relativise-t-il. Comme un accident qui perturberait les accès autoroutiers à des kilomètres à la ronde.

      En donnant une réalité cérébrale aux maux ressentis dans certains cas de Covid longs, l’équipe du professeur Guedj ouvre de nouvelles pistes de traitement. « Faire le constat d’une anomalie métabolique fonctionnelle en l’absence de lésion a un côté positif et rassurant, reconnaît le chercheur marseillais. Cela permet d’élaborer des stratégies thérapeutiques comme des stimulations physiques, sensorielles ou mentales, des rééducations pour réanimer les zones concernées. »

      Des œnologues « perdus »

      L’image de la madeleine de Proust, Emmanuelle Albert l’adopte également. A quelques centaines de mètres de la Timone, c’est dans le service ORL du professeur Justin Michel, à l’hôpital de la Conception, que cette orthophoniste tient, chaque vendredi, ses consultations de rééducation olfactive. Soit la dernière étape du parcours coordonné, proposé depuis décembre 2020 par l’AP-HM aux patients atteints d’un Covid long et frappés d’anosmie, la perte d’odorat. Une expérience thérapeutique menée en dialogue avec le service du professeur Guedj et l’IHU.
      « Pour des personnes qui utilisent leur odorat dans la vie professionnelle, cela peut être très anxiogène » Yoran Marchi, interne à l’hôpital de la Conception

      « Une odeur fait appel à des émotions, des souvenirs. Il faut aider les patients à la réassocier aux éléments engrammés [gravés] quelque part dans leur mémoire », détaille, en explication de sa méthode, Emmanuelle Albert. Face à elle, Jean-Noël, maçon de 33 ans, est assis. En mars 2020, ce solide Marseillais a perdu goût et odeur avant même d’être testé positif au Covid-19. L’épisode de la maladie a été léger – « quelques courbatures, une petite fatigue et une narine bouchée » – mais lui a laissé, « pendant six mois », une anosmie sévère.

      Avant d’arriver dans le petit bureau d’Emmanuelle Albert, il a enchaîné les tests : PET-scan et IRM, olfactométrie, dont le résultat permettra de mesurer ses progrès dans les trois mois à venir, consultation avec un des rhinologistes du service… « Un bilan complet qui permet de déterminer les zones atteintes : fosses nasales, bulbes ou cerveau », détaille le professeur Justin Michel.

      En début de parcours, un bilan psychologique permet aussi d’estimer le retentissement de l’anosmie en termes de qualité de vie. « Pour des personnes qui utilisent leur odorat dans la vie professionnelle, cela peut être très anxiogène », glisse Yoran Marchi, l’interne qui pilote cette phase, en citant le cas de deux œnologues intégrés à la rééducation et « complètement perdus ». Saki, étudiante de 26 ans venue suivre le programme ce vendredi 12 février, confirme que la situation la rend « très irritable ». « Je ne sens plus mon haleine, mon odeur corporelle… Alors, je m’écarte des autres. Et quand je mange, j’ai l’impression d’avoir du carton dans la bouche », souffle-t-elle.

      Flairage et souvenirs

      Jean-Noël, lui, affirme que cela ne le perturbe plus. Seule sa perception des odeurs fortes, comme l’essence, l’inquiète encore. « Et je ne mets plus mon parfum. J’ai l’impression qu’il a changé, concède-t-il. J’ai eu peur que mon odorat ne revienne jamais, mais aujourd’hui je l’ai récupéré à 80 %. »
      Pourtant, quand Emmanuelle Albert lui présente un arôme sur une bandelette de papier, c’est le trou noir. Il hume mais n’identifie pas l’odeur de noix de coco qui embaume la pièce. « Je connais, mais je ne trouve pas le nom. Un biscuit au beurre ? », tente-t-il. Pour la lavande et l’ail, ce seront les mêmes doutes. Seule la banane est reconnue, après quelques secondes d’hésitation. A chaque « flairage », l’orthophoniste tente de faire surgir des souvenirs.

      Elle évoque les petits paquets de lavande dans les placards des grands-mères, l’ail des plats provençaux, la noix de coco des produits cosmétiques… Invite le patient à visualiser un citron et imaginer le goût et l’odeur de son jus, puis, autre exercice, fait travailler la « rétro-olfaction » par l’arrière de la bouche, avec une pastille d’eucalyptus. « Vous devez essayer de faire la même chose à la maison, une ou deux fois par semaine », préconise-t-elle.

      Dans les cas d’anosmie post-grippale ou consécutive à un trauma crânien, les taux de réussite de la rééducation olfactive étaient jusqu’alors estimés à 30 %, entre six mois et un an plus tard. Mais avec l’arrivée importante de patients post-Covid, la technique pourrait trouver matière à progrès. Dans le service du professeur Justin Michel, les premiers bilans seront tirés dans trois mois.

      #covid_long

    • Des troubles psychiatriques liés au Covid-19 à ne pas négliger
      https://www.lemonde.fr/sciences/article/2021/03/22/des-troubles-psychiatriques-lies-au-covid-19-a-ne-pas-negliger_6074071_16506

      Plus que l’impact spectaculaire de l’apparition de troubles psychotiques chez quelques personnes ayant contracté le Covid-19, l’anxiété, la dépression, les troubles de stress post-traumatique ou cognitifs, persistant après une infection, sont à ne pas minimiser.

      Une mère de famille se présente chez son médecin. Elle a 42 ans, quatre enfants et est plutôt de type alerte. Elle n’a jamais eu de problèmes psychiatriques. Cependant, cette Américaine a tout à coup entendu une voix intérieure qui lui disait de tuer ses enfants puis de se suicider. Ces symptômes psychotiques sont curieusement apparus à l’été 2020 chez cette femme qui avait contracté le virus du Covid-19 au printemps, sous une forme très modérée et sans hospitalisation aucune.
      C’est le New York Times qui relate ce cas dans ses colonnes fin décembre 2020 https://www.nytimes.com/2020/12/28/health/covid-psychosis-mental.html?campaign_id=9&emc=edit_nn_20201229&instance_id= . D’autres manifestations sont relayées par les réseaux sociaux. « Des “cas uniques” de ce type ont été décrits dans la littérature scientifique. Pour l’heure, aucune publication ne fait état d’un très grand nombre de cas », rassure la professeure Marion Leboyer, directrice médicale du département médico-universitaire de psychiatrie et addictologie de l’université Paris-Est-Créteil. D’autres psychiatres témoignent de l’apparition de cas isolés de psychoses, sans que l’on puisse pour l’instant faire le lien de manière évidente avec le Covid-19.

      « On peut toujours trouver des rapports de cas de déclenchement d’épisodes psychotiques à peu près après n’importe quel événement touchant le cerveau, mais cela n’a pas été démontré dans les bases nationales », confirme le docteur Guillaume Fond, responsable du Centre expert schizophrénie et dépression résistante, aux hôpitaux universitaires de Marseille. « Cliniquement, on a eu quelques suspicions de troubles psychiatriques secondaires au SARS-CoV-2, mais c’est souvent difficile de faire la part entre un effet neurotoxique direct du virus, un effet indésirable de certains traitements utilisés dans le cadre de l’infection ou un effet lié au contexte plutôt qu’au virus – stress lié au confinement par exemple », indique le professeur Sébastien Guillaume, psychiatre au CHU de Montpellier.

      Moins spectaculaire mais plus fréquent

      Si l’apparition de troubles psychotiques attire l’attention du public, Marion Leboyer rappelle qu’une augmentation des affections psychiatriques moins spectaculaires (troubles anxieux, insomnie, dépression, stress post-traumatique, troubles obsessionnels compulsifs) est très souvent observée à moyen terme chez des patients infectés par le Covid-19, même avec des formes bénignes.

      Une étude italienne publiée en octobre 2020 dans Brain, Behavior and Immunity https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0889159120316068 portant sur 402 patients ayant souffer du Covid (hospitalisés ou non) rapporte que 54 % présentaient, un mois après la sortie de l’hôpital ou du service d’urgence, au moins un trouble psychiatrique. « Après trois semaines de traitement, je guérissais du Covid, à la maison. Je n’avais pas de fièvre et juste un peu de toux. Mais parfois, la nuit, mon souffle pouvait disparaître tout d’un coup, me donnant l’impression que j’allais mourir, lit-on dans le rapport de suivi d’un patient italien, mentionné dans l’étude. Je savais ce que c’était parce que j’avais souffert de crises de panique dans le passé. Je restais sur le balcon pendant des heures, essayant de mettre de l’air frais dans mes poumons. C’était terrible. La panique m’a fait plus souffrir que le Covid. »

      La relation entre les maladies virales et les troubles anxieux est connue. Réalisée à partir d’études sur les précédentes épidémies dues à des coronavirus (SARS- CoV-1 en Asie en 2002, ou MERS-CoV au Moyen-Orient après 2012), une méta-analyse publiée dans le Lancet en juillet 2020 https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32437679 montre une augmentation considérable de la prévalence des troubles de stress post-traumatique (+ 32,2 %), des troubles anxieux (+ 14,9 %) et dépressifs (+ 14,8 %) chez les survivants des infections à coronavirus. « Face à ces symptômes neurologiques, on recherche généralement une cause somatique, comme un déséquilibre ionique par exemple. Aussi, les processus inflammatoires comme déclencheurs de troubles psychiatriques sont connus, confirme la professeure Delphine Capdevielle, responsable du pôle de psychiatrie adulte au CHU de Montpellier. L’anxiété également peut engendrer des troubles cognitifs. On est à la frontière entre ces spécialités médicales, qui travaillent ensemble pour mieux comprendre ces phénomènes, les anticiper et les traiter. »

      Les femmes plus touchées

      23 % des patients infectés par le SARS-CoV-2 (et notamment des femmes) souffrent de dépression ou d’anxiété six mois après leur sortie de l’hôpital, révèle une étude en Chine, qui a livré ses conclusions le 8 janvier dans le Lancet https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)32656-8/fulltext . Ce travail repose sur le suivi d’une cohorte de 1733 patients hospitalisés. Plus qu’aux troubles psychotiques, finalement très rares, une attention particulière doit être portée aux troubles psychiatriques secondaires du Covid-19, quel que soit le niveau de sévérité de l’infection. Ce que corrobore l’étude italienne, qui alerte notamment sur le fait que, « malgré des niveaux significativement plus faibles de marqueurs inflammatoires de base, les femmes souffrent davantage d’anxiété et de dépression ».

      Enfin, les résultats de cette puissante étude rétrospective américaine publiés dans le Lancet en novembre 2020 https://www.thelancet.com/journals/lanpsy/article/PIIS2215-0366(20)30462-4/fulltext confortent la nécessaire attention à accorder aux convalescents du Covid-19. Cette étude porte sur la santé mentale de 62 354 cas de patients atteints par le nouveau coronavirus, non hospitalisés et non passés par les urgences. Elle met en évidence une augmentation du risque de développer une maladie psychiatrique avec une incidence de 18,1 % après une période de 14 à 90 jours suivant l’infection, dont 5,8 % chez des personnes n’ayant aucun antécédent. « L’infection par le Covid-19 favoriserait l’émergence ou l’aggravation de troubles psychiatriques (troubles anxieux et dépressifs, syndromes de stress post-traumatique, troubles cognitifs) », rappelle ainsi un avis du conseil scientifique du 11 mars. https://www.datapressepremium.com/rmdiff/2009019/avisconseilscientifique11mars2021.pdf

      Essoufflement, fatigue, perte de goût… les personnes infectées évoquent spontanément des symptômes physiques qui persistent après leur guérison. C’est moins souvent le cas pour leurs symptômes psychologiques. « Ce comportement représente un danger de santé publique car, non traités, ces états peuvent conduire à la dépression, ou à des formes de déprime chroniques, tout aussi invalidantes pour les personnes », réitère Marion Leboyer. C’est justement ce qui inquiète la communauté des psychiatres. Ils ont nommé cela la « quatrième vague » du Covid et rappellent que les troubles anxieux, ceux du sommeil et le stress post-traumatique doivent être déclarés au médecin traitant.

      #covid-19 #psychiatrie

    • Covid-19 : après leur hospitalisation, trois patients sur quatre présenteraient des symptômes durables, selon une étude chinoise, 9 janvier 2021

      https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/09/covid-19-fatigue-faiblesse-musculaire-atteintes-renales-ou-pulmonaires-trois

      « The Lancet » a publié samedi une étude portant sur une cohorte de plus de 1 700 patients chinois hospitalisés au printemps 2020, qui montre que 76 % d’entre eux souffraient encore, six mois plus tard, d’au moins un symptôme.

      Nombreuses sont les personnes infectées par le SARS-CoV-2, hospitalisées ou non, qui souffrent de divers troubles, des semaines, voire des mois après l’infection. Une étude publiée samedi 9 janvier dans The Lancet offre un aperçu de l’ampleur de ce phénomène préoccupant, parfois qualifié de « Covid long ». Les chercheurs chinois qui l’ont conduite se sont penchés sur le devenir de 1 733 patients (52 % d’hommes de 57 ans d’âge médian), avec un Covid-19 confirmé, hospitalisés à l’hôpital Jinyintan à Wuhan (Chine) entre le 7 janvier et le 29 mai 2020.

      Six mois après l’apparition des symptômes, 76 % des patients sortis de l’hôpital ont déclaré présenter encore au moins un symptôme, les femmes étant plus touchées. Les plus fréquents étaient la fatigue ou une faiblesse musculaire (63 %) et les troubles du sommeil (26 %). Près d’un sur quatre (23 %) a dit être anxieux ou souffrir de dépression durant cette période. En outre, les patients plus gravement malades présentaient plus souvent une altération de la fonction pulmonaire six mois après l’apparition des symptômes. Des dysfonctionnements rénaux persistants ont également été observés, qui n’avaient parfois pas été détectés lors de l’hospitalisation. Les patients les plus gravement touchés ont aussi obtenu de moins bons résultats lors d’un test de marche de six minutes, environ un quart d’entre eux n’atteignait pas la limite inférieure de la distance normale.

      Ce travail a aussi porté sur 94 patients dont les taux d’anticorps sanguins ont été enregistrés au plus fort de l’infection. Six mois après, ce niveau d’anticorps neutralisants contre le virus avait chuté de plus de la moitié.

      Manifestations tardives

      Ces travaux constituent selon les auteurs la plus grande étude de cohorte de patients hospitalisés. Ils apportent toutefois quelques bémols quant à la portée de ces chiffres : « Il est nécessaire de disposer d’un échantillon plus large pour mieux étudier ces séquelles et pour mesurer le taux d’anticorps pour le SARS-CoV-2 », précisent-ils. Surtout, l’état de santé général des patients avant l’infection n’était pas forcément précisément connu, rappellent-ils, ce qui complique l’interprétation de certains examens physiologiques ou cliniques menés après celle-ci.

      « Cette étude est intéressante », estime cependant la professeure Dominique Salmon, infectiologue à l’Hôtel-Dieu (AP-HP), à Paris, qui a ouvert une consultation consacrée à ces formes longues, même s’il n’est « pas si simple de dire si ce sont des symptômes liés au Covid lui-même ou à une hospitalisation prolongée ou à d’autres facteurs ».

      « Ce pourcentage de 76 % de cette cohorte hospitalière ayant des symptômes est élevé, mais cela correspond cependant à ce que l’on observe en pratique pour les patients hospitalisés qui ont encore des séquelles, ce qui montre que le Covid n’est pas une maladie qui guérit très vite ni facilement », poursuit la professeure Salmon. Elle note en outre qu’une petite partie seulement de la cohorte chinoise (4 %) avait dû passer par un service de réanimation – ce qui implique que, même en dehors de formes les plus graves de la maladie, la proportion de symptômes durables est élevée.

      Des symptômes persistent également chez des personnes souffrant initialement d’une forme légère de la maladie, qui n’ont pas été hospitalisées. Difficile de savoir quelle est la prévalence de ces Covid longs, syndrome reconnu en août par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), défini par l’ensemble des manifestations tardives survenant après une infection par SARS-CoV-2.

      Fatigue prolongée

      Selon la professeure Salmon, s’agissant des patients infectés n’ayant pas été hospitalisés, de 30 % à 40 % présentent des symptômes qui persistent, qui réapparaissent parfois après un délai. Elle-même a coordonné une étude, publiée dans The Journal of Infection début décembre 2020, auprès de 70 patients, dont 78 % étaient des femmes, de 45 ans d’âge médian, et dont la moitié pratiquaient un sport régulièrement.
      Les symptômes les plus fréquents sont la fatigue prolongée, les troubles cognitifs, les signes cardio-thoraciques, puis dans une moindre mesure la perte d’odorat, les signes digestifs et les douleurs, détaille l’étude, dont les limites sont liées au faible échantillon. Viennent ensuite d’autres signes plus rares : modifications du goût, éruptions cutanées, perte de cheveux…

      Une étude réalisée par une équipe de l’université de Genève publiée début décembre 2020 dans le journal Annals of Internal Medicine, qui a suivi 669 personnes, montre que six semaines après le diagnostic 33 % présentaient encore un ou plusieurs symptômes du Covid-19.

      Plusieurs questions sans réponse

      D’autres facteurs sont à prendre en compte, comme le mentionne un article des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) américains. « Outre la maladie aiguë, d’autres facteurs peuvent compliquer davantage le tableau clinique, notamment le déconditionnement physique au départ ou après une longue période de la maladie, des comorbidités antérieures au Covid-19 et/ou des séquelles psychologiques. »

      Plusieurs questions restent sans réponse : est-ce que le virus persiste dans l’organisme au niveau des sites usuels (le rhino-pharynx, le tube digestif), ou à d’autres endroits ? Ces symptômes persistants sont-ils la résultante d’une réponse immunitaire excessive, peut-être liée à un terrain génétique particulier, déjà décrite dans d’autres syndromes postinfectieux, ou encore un syndrome de fatigue chronique, se demande la professeure Salmon.

      En France, plusieurs études sont en cours, notamment Cocolate (pour Coordination sur le Covid tardif), coordonnée par Olivier Robineau, sur un millier de patients dans une vingtaine d’hôpitaux.

      Lire aussi « J’ai l’impression d’avoir avalé un kilo de cannabis » : journaux intimes de patients Covid-19

      Une autre étude menée par questionnaire auprès de 600 participants à la Communauté de patients pour la recherche de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (ComPaRe) [45 889 inscrits pour l’ensemble des maladies chroniques au 21/3/2021, ndc] a permis d’identifier une cinquantaine de manifestations de ces formes longues. Elle se poursuit. D’autres travaux sont en cours afin de mieux cerner ces séquelles. Des recommandations sont également à l’étude à la Haute Autorité de santé, pour aider les médecins généralistes à mieux prendre en charge ces patients au long cours.

  • Police Drones Are Starting to Think for Themselves
    https://www.nytimes.com/2020/12/05/technology/police-drones.html?action=click&module=RelatedLinks&pgtype=Article

    In one Southern California city, flying drones with artificial intelligence are aiding investigations while presenting new civil rights questions. CHULA VISTA, Calif. — When the Chula Vista police receive a 911 call, they can dispatch a flying drone with the press of a button. On a recent afternoon, from a launchpad on the roof of the Chula Vista Police Department, they sent a drone across the city to a crowded parking lot where a young man was asleep in the front seat of a stolen car with (...)

    #algorithme #drone #criminalité #aérien #vidéo-surveillance #discrimination #surveillance (...)

    ##criminalité ##ACLU

  • How Parade Underwear Took Over Instagram - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/12/28/style/parade-underwear-instagram.html

    For Mariah Williams, 21, it was a direct message from Parade’s Instagram account, offering her free samples. When the products arrived, she took the day off from her job as a barbershop receptionist to curate a photo shoot to show off her new burnt-orange underwear; in the photo she posted, a bamboo planter sits next to her bottom half, and her face is just out of the frame.

    “Taking these pictures really made me feel good about myself and my body. Especially with seasonal depression, I was in a mood,” she said.

    Ms. Williams, who has only 2,000 followers on Instagram, is one of more than 6,000 women and nonbinary Instagrammers who received messages from Parade offering free gifts, ideally in exchange for social posts.

    In addition to mailing samples, the company also sent along digital mood boards and a Google Drive of creative direction, in the hopes that the recipients would use it as inspiration for their own posts. The gift boxes yielded hundreds of posts across social media and drove interest in Parade’s products.

    The pandemic has been devastating for the fashion industry. But not for underwear. Those sales have had a steady uptick since the beginning of the pandemic; according to Allied Market Research, the lingerie industry is estimated to be worth $325 billion by 2025.

    Parade was founded in 2019, just months before the U.S. economy shut down in March, by Cami Téllez and Jack Defuria, two friends in their early 20s. As most fashion companies struggled to keep afloat, Parade sold over 700,000 pairs of underwear and brought in $10 million in revenue, according to a company representative.

    Parade is one of many brands that have eschewed paid influencer campaigns in favor of sending products to people who have smaller and more dedicated followings, and often aren’t influencers at all.

    “They’re just reaching out to normal people who have followers they actually know in real life,” Ms. Williams said.

    “Working with micro-influencers is part of our DNA,” Ms. Téllez said. “Unlike brands of underwear past, we don’t think you need to have hundreds of thousands of followers or be a supermodel to share your underwear story.”

    Gifting programs, which offer free product in exchange for posts, have also become more common. But the tactic has sparked discussions about unpaid labor. “As a small influencer, especially as a Black and brown influencer, we often get used and not paid,” Ms. Williams said. She has since reached out to Parade about receiving commission in exchange for promoting a discount code.

    Rhea Woods, the head of influencer strategy at Praytell Agency, encourages brands to offer compensation to influencers, no matter how small their following. “It is very standard to pay those folks several hundred dollars,” she said. “That shocks brands. But at the same time, we’re asking for rights to their name, image and likeness,” Ms. Woods said.

    Mx. Landrum, who takes nongendered pronouns, noted that in the most recent revival of the Black Lives Matter movement, many brands advantageously adopted progressive slogans but rarely invest in meaningful representation.

    “You can scroll back to Parade’s Instagram page in March and see the shift in skin tone. And a few months goes by, and they go back to being very thin, mostly white, with very sparse representation of Black and heavy people,” they said.

    Mx. Landrum said that because younger consumers are increasingly politically aware, brands have learned to lean into causes. Parade recently told customers it would donate $1 to Feeding America for every post that featured their underwear with the hashtag #ParadeTogether and five friends tagged.

    #Instagram #Influenceurs #Marketing #Opportunisme #Sous-vêtements

  • In Minority Communities, Doctors Are Changing Minds About Vaccination - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/12/31/health/coronavirus-black-hispanic-vaccination.html

    Like many Black and rural Americans, Denese Rankin, a 55-year-old retired bookkeeper and receptionist in Castleberry, Ala., did not want the Covid-19 vaccine.Ms. Rankin worried about side effects — she had seen stories on social media about people developing Bell’s palsy, for example, after they were vaccinated. She thought the vaccines had come about too quickly to be safe. And she worried that the vaccinations might turn out to be another example in the government’s long history of medical experimentation on Black people.Then, one recent weekend, her niece, an infectious disease specialist at Emory University in Atlanta, came to town. Dr. Zanthia Wiley said one of her goals in making the trip was to talk to friends and family back home in Alabama, letting them hear the truth about the vaccines from someone they knew, someone who is Black.Across the country, Black and Hispanic physicians like Dr. Wiley are reaching out to Americans in minority communities who are suspicious of Covid-19 vaccines and often mistrustful of the officials they see on television telling them to get vaccinated. Many are dismissive of public service announcements, the doctors say, and of the federal government.
    Although acceptance of the vaccine is notching up, Black and Hispanic Americans — among the groups hardest hit by the coronavirus pandemic — remain among the most reluctant to roll up their sleeves. Even health care workers in some hospitals have declined the shots.
    But the assurances of Black and Hispanic doctors can make an enormous difference, experts say. “I don’t want us to benefit the least,” Dr. Wiley said. “We should be first in line to get it.”Many physicians like her now find themselves not just urging friends and relatives to get the vaccine, but also posting messages on social media and conducting group video calls, asking people to share their concerns and offering reliable information.“I think it makes a whole lot of difference,” said Dr. Valeria Daniela Lucio Cantos, an infectious disease specialist at Emory. She has been running online town halls and webinars on the subject of vaccination, including one with Black and Hispanic employees of the cleaning staff at the university.
    She believes they are listening, not only because she is Hispanic and speaks Spanish, she said, but also because she is an immigrant — her family is still in Ecuador. “Culturally, they have someone they can relate to,” Dr. Cantos said.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#minorite#inegalite#sante#vaccination#culture#latino#black#immigrant

  • Refugees Come Under Fire as Old Foes Fight in Concert in Ethiopia

    Forces from neighboring Eritrea have joined the war in northern Ethiopia, and have rampaged through refugee camps committing human rights violations, officials and witnesses say.

    As fighting raged across the Tigray region of northern Ethiopia last month, a group of soldiers arrived one day at #Hitsats, a small hamlet ringed by scrubby hills that was home to a sprawling refugee camp of 25,000 people.

    The refugees had come from Eritrea, whose border lies 30 miles away, part of a vast exodus in recent years led by desperate youth fleeing the tyrannical rule of their leader, one of Africa’s longest-ruling autocrats. In Ethiopia, Eritrea’s longtime adversary, they believed they were safe.

    But the soldiers who burst into the camp on Nov. 19 were also Eritrean, witnesses said. Mayhem quickly followed — days of plunder, punishment and bloodshed that ended with dozens of refugees being singled out and forced back across the border into Eritrea.

    For weeks, Prime Minister Abiy Ahmed of Ethiopia has denied that soldiers from Eritrea — a country that Ethiopia once fought in an exceptionally brutal war — had entered Tigray, where Mr. Abiy has been fighting since early November to oust rebellious local leaders.

    In fact, according to interviews with two dozen aid workers, refugees, United Nations officials and diplomats — including a senior American official — Eritrean soldiers are fighting in Tigray, apparently in coordination with Mr. Abiy’s forces, and face credible accusations of atrocities against civilians. Among their targets were refugees who had fled Eritrea and its harsh leader, President Isaias Afwerki.

    The deployment of Eritreans to Tigray is the newest element in a melee that has greatly tarnished Mr. Abiy’s once-glowing reputation. Only last year he was awarded the Nobel Peace Prize for making peace with Mr. Isaias. Now it looks like the much-lauded peace deal between the former enemies in fact laid the groundwork for them to make war against Tigray, their mutual adversary.

    “Abiy has invited a foreign country to fight against his own people,” said Awol Allo, a former Abiy supporter turned outspoken critic who lectures in law at Keele University in Britain. “The implications are huge.”

    Mr. Abiy insists he was forced to move his army quickly in Tigray after the region’s leaders, who had dominated Ethiopia for 27 years until Mr. Abiy took over in 2018, mutinied against his government. But in the early weeks of the fight, Ethiopian forces were aided by artillery fired by Eritrean forces from their side of the border, an American official said.

    Since then, Mr. Abiy’s campaign has been led by a hodgepodge of forces, including federal troops, ethnic militias and, evidently, soldiers from Eritrea.

    At Hitsats, Eritrean soldiers initially clashed with local Tigrayan militiamen in battles that rolled across the camp. Scores of people were killed, including four Ethiopians employed by the International Rescue Committee and the Danish Refugee Council, aid workers said.

    The chaos deepened in the days that followed, when Eritrean soldiers looted aid supplies, stole vehicles and set fire to fields filled with crops and a nearby forested area used by refugees to collect wood, aid workers said. The camp’s main water tank was riddled with gunfire and emptied.

    Their accounts are supported by satellite images, obtained and analyzed by The New York Times, that show large patches of newly scorched earth in and around the Hitsats camp after the Eritrean forces swept through.

    Later, soldiers singled out several refugees — camp leaders, by some accounts — bundled them into vehicles and sent them back across the border to Eritrea.

    “She’s crying, crying,” said Berhan Okbasenbet, an Eritrean now in Sweden whose sister was driven from Hitsats to Keren, the second-largest city in Eritrea, alongside a son who was shot in the fighting. “It’s not safe for them in Eritrea. It’s not a free country.”

    Ms. Berhan asked not to publish their names, fearing reprisals, but provided identifying details that The New York Times verified with an Ethiopian government database of refugees.

    Mr. Abiy’s spokeswoman did not respond to questions for this article. However, a few weeks ago the United Nations secretary general, António Guterres, bluntly asked Mr. Abiy if Eritrean troops were fighting in his war. “He guaranteed to me that they have not entered Tigrayan territory,” Mr. Guterres told reporters on Dec. 9.

    Those denials have been met with incredulity from Western and United Nations officials.

    The Trump administration has demanded that all Eritrean troops immediately leave Tigray, a United States official said, citing reports of widespread looting, killings and other potential war crimes.

    It remains unclear how many Eritreans are in Tigray, or precisely where, said the official, who spoke on the condition of anonymity to discuss delicate diplomacy. A communications blackout over Tigray since Nov. 4 has effectively shielded the war from outside view.

    But that veil has slowly lifted in recent weeks, as witnesses fleeing Tigray or reaching telephones have begun to give accounts of the fighting, the toll on civilians and pervasive presence of Eritrean soldiers.

    In interviews, some described fighters with Eritrean accents and wearing Ethiopian uniforms. Others said they witnessed televisions and refrigerators being looted from homes and businesses. A European official, speaking on the condition of anonymity to discuss confidential findings, said some of those stolen goods were being openly sold in the Eritrean capital, Asmara.
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    Three sources, including a different Western official, said they had received reports of an Eritrean attack on a church in Dinglet, in eastern Tigray, on Nov. 30. By one account, 35 people whose names were provided were killed.

    The reports of Eritrean soldiers sweeping through Tigray are especially jarring to many Ethiopians.

    Ethiopia and Eritrea were once the best of enemies, fighting a devastating border war in the late 1990s that cost 100,000 lives. Although the two countries are now officially at peace, many Ethiopians are shocked that the old enemy is roaming freely inside their borders.

    “How did we let a state that is hostile to our country come in, cross the border and brutalize our own people?” said Tsedale Lemma, editor in chief of the Addis Standard newspaper. “This is an epic humiliation for Ethiopia’s pride as a sovereign state.”

    Mr. Abiy has already declared victory in Tigray and claimed, implausibly, that no civilians have died. But last week his government offered a $260,000 reward for help in capturing fugitive leaders from the regional governing party, the Tigray Peoples Liberation Front — a tacit admission that Mr. Abiy has failed to achieve a major stated goal of his campaign.

    In fact, the biggest winner so far may be his Eritrean ally, Mr. Isaias.

    Since coming to power in 1993, Mr. Isaias has won a reputation as a ruthless and dictatorial figure who rules with steely determination at home and who meddles abroad to exert his influence.

    For a time he supported the Islamist extremists of the Shabab in Somalia, drawing U.N. sanctions on Eritrea, before switching his loyalties to the oil-rich — and Islamist-hating — United Arab Emirates.

    Inside Eritrea, Mr. Isaias enforced a harsh system of endless military service that fueled a tidal wave of migration that has driven over 500,000 Eritreans — perhaps one-tenth of the population — into exile.

    The peace pact signed by the two leaders initially raised hopes for a new era of stability in the region. Ultimately, it amounted to little. By this summer, borders that opened briefly had closed again.

    But Mr. Abiy and Mr. Isaias remained close, bonded by their shared hostility toward the rulers of Tigray.

    They had different reasons to distrust the Tigrayans. For Mr. Abiy the Tigray People’s Liberation Front was a dangerous political rival — a party that had once led Ethiopia and, once he became prime minister, began to flout his authority openly.

    For Mr. Isaias, though, it was a deeply personal feud — a story of grievances, bad blood and ideological disputes that stretched back to the 1970s, when Eritrea was fighting for independence from Ethiopia, and Mr. Isaias joined with the Tigray People’s Liberation Front to fight an Ethiopian Marxist dictator.

    Those differences widened after 1991, when Eritrea became independent and the Tigrayans had come to power in Ethiopia, culminating in a devastating border war.

    As tensions rose between Mr. Abiy and the T.P.L.F., Mr. Isaias saw an opportunity to settle old scores and to reassert himself in the region, said Martin Plaut, author of “Understanding Eritrea” and a senior research fellow at the University of London.

    “It’s typical Isaias,” said Mr. Plaut. “He seeks to project power in ways that are completely unimaginable for the leader of such a small country.”

    Aid groups warn that, without immediate access, Tigray will soon face a humanitarian disaster. The war erupted just as villagers were preparing to harvest their crops, in a region already grappling with swarms of locusts and recurring drought.

    Refugees are especially vulnerable. According to the United Nations, 96,000 Eritrean refugees were in Tigray at the start of the fight, although some camps have since emptied. An internal U.N. report from Dec. 12, seen by The Times, described the situation at Hitsats as “extremely dire,” with no food or water.

    Farther north at Shimelba camp, Eritrean soldiers beat refugees, tied their hands and left them under the sun all day, said Efrem, a resident who later fled to Addis Ababa, the Ethiopian capital.

    “They poured milk on their bodies so they would be swarmed with flies,” he said.

    Later, Efrem said, the soldiers rounded up 40 refugees and forced them to travel back across the border, to Eritrea.

    https://www.nytimes.com/2020/12/28/world/africa/Ethiopia-Eritrea-Tigray.html
    #réfugiés #Tigré #Ethiopie #Erythrée #réfugiés #camps_de_réfugiés #réfugiés_érythréens #Hamdayet

    ping @reka @fil

    • Refugee Camps in Ethiopia Appear to Have Been Systematically Destroyed

      Satellite photos show military actors at the camps right after they were razed; the damage is far more extensive than previously reported.

      Two refugee camps in Ethiopia’s Tigray region were deliberately razed to the ground in attacks carried out between November and January, according to researchers who have been analyzing satellite images that highlight extensive destruction caused by the breakout of civil war in Ethiopia last year.

      Previous reports of satellite images obtained by the DX Open Network, a UK-based research and analysis organization, appeared to depict scorched earth attacks at the Hitsats and Shimelba refugee camps, which hosted over 25,000 refugees from neighboring Eritrea prior to the war. But recent analysis of the images indicates that the destruction was systemic, and residential areas, clinics, and schools were targeted in what appears to have been an attempt at preventing future use of the facilities. Further, a significant number of military vehicles and soldiers are visible in and around the camps soon after the time of the destruction, which appears to point to their complicity in the razing. While it is unconfirmed which military was present, signs also indicate it was the Ethiopian military, as the government continues to deny access to the camps. The damage also appears to now be much more extensive than originally reported, with over a thousand structures destroyed.

      “These cumulative damage assessments show a campaign to degrade, destroy both the Hitsats and Shimelba refugee camps from November 24 to January 27,” the DX Open Network said in a statement yesterday. “There are clear and consistent patterns across both camps over a two month period demonstrating that these refugee camps were systematically targeted, despite their protected humanitarian status.”

      The breakout of war between the former Tigray regional government and Ethiopian and Eritrean soldiers has left thousands dead and internally displaced over 2.3 million people. Widespread destruction, the result of attacks targeting urban city centers, heritage sites, and refugee camps, has also been documented.

      The Hitsats and Shimelba camps had come under attack soon after the breakout of war, and fighting at the Hitsats camp between allied Ethiopian and Eritrean troops and forces loyal to the Tigrayan People’s Liberation Front (TPLF) was reported in November. Refugees have been reportedly targeted and killed by both Tigrayan and Eritrean forces, while others were abducted and taken back to Eritrea. At least four humanitarian aid workers have been killed at the camps.

      The UNHCR, the UN refugee agency, operated a total of four refugee camps hosting almost 100,000 Eritrean refugees in Tigray. Despite this, representatives have been denied access to the two camps despite appealing repeatedly. The camps remain under heavy military guard, with satellite images taken on January 25 appearing to show a heavy concentration of soldiers at a school compound at the Shimelba site.

      “I am very worried for the safety and well-being of Eritrean refugees in those camps,” UNHCR head Filippo Grandi said in a January 14th statement. “The [Ethiopian] government has provided assurances that measures are being taken to minimize the impact of the conflict on civilians.”

      But the recent findings indicate that despite Ethiopia’s reassurances to the UNHCR, the destruction continued even in the days following Grandi’s statement.

      By January 27, the Shimelba camp had a total of 721 structures destroyed, according to satellite imagery obtained on that date, over 300 more than previously thought. As has been reported, fires were set simultaneously across the camp’s residential areas, with clear visible darkening indicating the burning of hundreds of homes between January 13 and January 16. Visible destruction of a compound run by the World Food Program (WFP) and a clinic operated by the Ethiopian government run Administration for Refugee & Returnee Affairs (ARRA), took place in early January.

      Two additional WFP structures were completely obliterated by January 5 as well. The landscape outside of an Ethiopian Orthodox Church Development and Inter-Church Aid Commission-run high school was set ablaze, and the aftermath is clearly visible from space.

      “99 percent of [Shimelba’s damaged structures] were assessed as catastrophically or extensively damaged,” the organization said in a statement sent to VICE World News.

      Prior to the war, the Hitsats camp had schools, colleges, youth recreational centers, and even a beauty salon, funded by a consortium of local and international aid organizations. The DX Open Network told VICE World News that a total of 531 destroyed structures were tallied for Hitsats. Previous reporting put the figure around 400. Extensive damage to facilities run by the International Rescue Committee (IRC) and Norwegian Refugee Council (NRC), have also been recorded. The surrounding area was set alight, as was the case at similar structures across both camps. Images of smoke billowing into the air over residential dorms appear to indicate arson attacks on those structures too.

      Another compound also had the earth around it scorched, with at least eight identified cratering sites, consistent with damage caused by direct artillery rounds dating back to late November. The researchers indicated to VICE World News that this was evidence that the camp was shelled.

      “Also present in satellite imagery are groups of military-use vehicles, including a mechanised formation bivouacking in an elementary and secondary school compound within Shimelba Refugee Camp,” the DX Open Network told VICE World News. “The presence of military actors soon after the widespread razing of both camps raises questions as to whether these military actors are the same as the perpetrators of the fire-based attacks and other violence at and around the camps.”

      With the camp cut off from the outside world and out of food, survivors reportedly fled into the wilderness. At least 20,000 Eritrean refugees who had been at the two camps remain unaccounted for.

      Last week, Grandi himself traveled to Ethiopia. During his four day visit, he met with President Sahlework Zewde and got the chance to tour two of the UNHCR’s camps in Tigray. But he was denied the chance to visit Shimelba and Hitsats.

      Perhaps even more worrying, an Ethiopian government representative spoke to state media last week, and seemed to rule out the possibility of the two camps being reopened. According to the unnamed official, the two camps were “substandard,” and “inhospitable,” and had been turned into militia training sites for members of the Eritrean political opposition. No evidence for the claim was included in the report.

      “These events progressed in manner, timing, and consistency so similar to one another that it suggests that the same actor conducted the attacks on both camps with the same intent: to degrade both refugee camps’ ability to function, discourage any refugees from remaining, and ultimately prevent their use as refugee camps,” the DX Open Network told VICE World News. “In totality, these acts may constitute violations of international humanitarian and human rights law.”

      Last year, the Ethiopian government announced that it intended to close the Hitsats refugee camp citing costs, much to the chagrin of the UNHCR, which has argued the refugees, mostly escapees from unending military conscription in Eritrea, would have nowhere else to go. Eritrea’s President Isaias Afewerki has long criticized the existence of the camps, claiming that western states were using them to lure away potential recruits for his army. With the camps now rendered inhospitable, he appears to have had the last laugh.
      Tagged:

      https://www.vice.com/en/article/93wmbz/refugee-camps-in-ethiopia-appear-to-have-been-systematically-destroyed

  • Coronavirus Variant Is Indeed More Transmissible, New Study Suggests - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/12/23/health/coronavirus-uk-variant.html

    To look at the impact of the current rate of #vaccinations, the researchers made a model in which 200,000 people were vaccinated each week. That pace was too slow to have much effect on the outbreak. “That kind of pace wouldn’t really be able to support much relaxation of any of the control measures,” Dr. Davies said.

    But when they raised the vaccinations to 2 million a week, they saw a reduction in the peak burden on I.C.U.s. Whether the U.K. can ramp up vaccinations by a factor of 10 is unknown.

    En gros, si la #variante se répand bien comme elle a l’air de vouloir le faire, on est grave grave dans la merde.
    #covid

    Rappel → https://seenthis.net/messages/893449

    • Ce soir, on nous a dit que tout était sous contrôle et qu’ils attendaient la semaine prochaine pour décider s’il était nécessaire de faire ce qu’il est prévu de faire ou pas, en fonction des prochains chiffres et tout et tout. En gros ça continue de naviguer à vue, ou ça fait comme si... Histoire de donner le change et de donner l’impression de s’y intéresser... Je veux dire... qu’en fait ils s’en foutent.

    • On est a 2700 réas en cours au lieu de 7000 au printemps dernier. Le Titanic vogue vers les 100 mille maccabés et plus en dix-huit mois, si on sait bien atténuer, et la plupart des rameurs sont encore tranquilles. Pourquoi s’inquiéter ?
      Car oui, ça reste à vérifier, mais les hospitalisations #covid-19 débouchent sur beaucoup moins de morts (-50% ?)
      https://seenthis.net/messages/893619
      Travail, famille, Netflix, y a rien à voir (1 mort sur 1000), circulez !!

      Ce qui est spectaculaire (mais j’a vu que ça...), c’est Véran annonçant que la campagne de vaccination est sérieuse comme en Allemagne qui elle est allée trop vite pire que des latins (oh là là, les problèmes de chaines du froid, les vaccins jetés car pourris, incurie ! nous sommes loin du génie français) et que nous, le pays des lumières, est beaucoup plus pratique (Napoléon, ou Pétain, mais pas Hitler !!) que celui de la philosophie. On est aussi une Mercedes mais PAS dans la précipitation... Forcément. D’ailleurs, à ce rythme, c’est à l’hiver 2021/2022 que la vaccination produira entièrement ses effets.

  • As Virus Resurges in Africa, Doctors Fear the Worst Is Yet to Come - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/12/26/world/africa/africa-coronavirus-pandemic.html

    Some Africans view Covid-19 as an affliction of Westerners and wealthy travelers. In a classroom in a Somali community displaced by drought and war, a fourth grader readily identified the United States as having the most cases. “Donald Trump was Covid-19-positive,” he said.Sarah Oyangi, 35, an apartment complex manager who lives in what she refers to as a slum in Nairobi, said friends told her they weren’t worried because the virus “is for wazungu and the rich,” using a Swahili word meaning European or white people. “It’s not our disease.”Dr. Nkengasong said he was very worried about how long it would take to vaccinate enough people on the continent to protect the most vulnerable from unwitting spreaders.
    Coronavirus Briefing: An informed guide to the global outbreak, with the latest developments and expert advice.
    A global effort to help low- and middle-income countries aims for 20 percent coverage at most by the end of 2021, a third of what African leaders say is needed. “The U.S. is not going to target 20 percent of its population. Europe is not going to target 20 percent of its population,” he said. “Why do you think in Africa we should?”The first case on the continent was detected on Feb. 14 in a foreign traveler from China to Egypt. Two weeks later, Nigeria discovered that a contractor who had flown in from Milan was ill. In South Africa, the earliest cases involved a half-dozen or so people who had gone skiing in Italy. The W.H.O.’s regional director for Africa reported on March 19 that infected travelers from Europe had come into 27 or 28 countries. Early on in sub-Saharan Africa, only South Africa and Senegal had supplies to perform diagnostic tests, but with aid, every country on the continent was later able to do some testing.
    As the virus overwhelmed the West’s advanced health systems, governments across Africa, with some notable exceptions, imposed stringent curfews and lockdowns. Some countries had only a few cases at the time; Zimbabwe declared a national disaster without having announced one.“They went into shutdown because we were terribly ill prepared,” Dr. Nkengasong said. But that desperate action may have put Africa ahead of the curve in fighting the virus, instead of behind it, as the United States and Europe found themselves.

    #Covid-19#migrant#migration#afrique#afriquedusud#pandemie#sante#representation#maladie#vaccin#etranger#occidental#voyageur

  • 2021 Travel Guide: Covid Restrictions, Vaccine, Flight Cancellations, Cruises and More - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/12/22/travel/flight-cancellations-cruise-ships-covid-vaccine.html

    The travel world has been on a roller coaster in 2020. Even as vaccination campaigns started in the United States and Europe, countries slammed shut their borders to visitors from the United Kingdom, because of a new strain of the coronavirus. And while the number of people flying in the United States is again on the rise — topping 1 million a day on the weekend before Christmas — a patchwork of quarantine and testing regulations remains in place in many parts of the country. Worldwide, Covid-19 has killed more than 1.5 million people, sickened millions more and short-circuited economies. Of all the industries reeling from its destructive impact, the travel industry was upended like no other.

    Travel has been changed by past calamities. Safety measures instituted after the 9/11 attacks are now just part of the travel experience. It’s unclear just which changes to the travel landscape will be in place a year from now — or 10 years on — but some answers are starting to come into focus. On the brink of the new year, we looked at nine of the most pressing queries facing the travel industry and individual travelers — here are the answers.
    In November, Qantas Airlines announced that once a coronavirus vaccine was available, passengers hoping to fly on the airline would need to prove that they had taken it. Alan Joyce, the airline’s chief executive, described the need for proof of vaccination as “a necessity.” “I think that’s going to be a common thing talking to my colleagues in other airlines around the globe,” he said.
    Indeed, many airlines are currently testing technology to streamline the health documentation process, including mobile health apps like CommonPass, ICC AOKpass and VeriFLY to ensure travelers can present their health data in a secure, verifiable way. It’s not known yet whether some kind of universal health form or certificate will be required to travel because that would require participation from various countries and organizations, but that’s happened before. The International Certificate of Vaccination or Prophylaxis, known to many as the carte jaune or yellow card, was originally created in the mid 1930s by the World Health Organization. Versions were used as proof for vaccination against diseases including yellow fever, typhus and smallpox, and many countries still require proof of certain vaccinations when traveling. For those travelers who have relocated to foreign countries over the years, the possibility of sharing personal health information isn’t unusual, as many visa and residency applications call for medical exams.
    Today’s apps have to address a host of issues around carrying health data, including privacy and standardization. For one, nobody wants to carry around a printed health record that could contain sensitive information in addition to proof of testing or vaccination. For another, such records could be forged with image-editing tools. And in this increasingly global world, a traveler’s health documents could be written in a language that is unfamiliar to an airport official. The Commons Project, the nonprofit that is developing the CommonPass, said its app connects with websites for medical facilities, and those sites then load verification of completed test or vaccine record inside the app, limiting the amount of private information that is shared. Others are taking a similar approach.A common request from people across the industry is for governments to work together to standardize testing and vaccination requirements. For example, travelers who are vaccinated in the United States should know that their vaccination and documentation is valid in Thailand and vice versa.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#frontiere#circulation#passeport#vaccination#crisesanitaire#globalisation

  • E.U. Urges Member Countries to Lift U.K. Travel Bans - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/12/22/world/eu-urges-member-countries-to-lift-blanket-travel-bans-for-britain.html

    As Britain found itself even more isolated on Tuesday because of a newly discovered variant of the coronavirus spreading there, the executive arm of the European Union called for member states to lift blanket air- and train-travel bans and ensure essential travel, recommending testing or quarantines instead.The upheaval over the virus variant grew after Prime Minister Boris Johnson of Britain said over the weekend that it had been shown to be more contagious than other variants. British officials said there was no reason to believe that the new variant caused more serious illness, and most experts doubt it will render the current vaccines ineffective.
    But governments around the world were not waiting for a more complete picture of the new variant, instead racing to seal their borders to travelers from Britain. More than 50 governments put in place some sort of regulation, and officials in London warned that the lockdown measures in effect in the capital and southern England might need to be expanded. The United States has not put in place a travel ban on Britain. There are no confirmed cases of the variant circulating in the United States, but that does not mean it hasn’t already reached American shores.The European Commission, the bloc’s executive arm, said on Tuesday that it was important to maintain movement for essential travel and transport between Britain and the European Union, and also suggested that to allow the transport of goods to flow freely, countries should use rapid tests for truckers and haulers rather than time-consuming P.C.R. tests. The recommendations are nonbinding.“Flight and train bans should be discontinued given the need to ensure essential travel and avoid supply chain disruptions,” the commission said in a statement.

    #Covid-19#migrant#migration#angleterre#UE#santecontamination#mutation#frontiere#restrictionsanitaire

  • Chilean Base Reports Antarctica’s First Coronavirus Cases - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/12/22/world/coronavirus-antarctica-chile.html

    Antarctica is no longer the last continent free from the coronavirus after 36 people stationed at a Chilean research base tested positive, local media reported.The virus was detected in 26 members of the Chilean military and 10 maintenance workers stationed at the Base General Bernardo O’Higgins Riquelme in the Antarctic Peninsula, the authorities said in a statement to 24 Horas, adding that they were tested after reports that some had developed symptoms.They were among a group of 60 people who were evacuated from the base to the Chilean city of Punta Arenas over the weekend and have since been isolated, the program reported, and contact tracing was underway. Three cases have also been found in crew members of a Chilean Navy ship returning from the continent, La Prensa Austral reported.The Chilean army and the Chilean Antarctic Institute did not immediately respond to requests for comment.The U.S. National Science Foundation said it was aware of reports of virus cases among passengers who would have disembarked in the ports of Punta Arenas and Talcahuano from the Chilean Navy vessel Sargento Aldea, which had been traveling near the O’Higgins station.

    #Covid-19#migration#migrant#antartique#chili#sante#armee#contamination#scientifique#test

  • Trump Discussed Naming Sidney Powell as Special Counsel on Election Fraud - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/12/19/us/politics/trump-sidney-powell-voter-fraud.html

    During an appearance on the conservative Newsmax channel this week, Mr. Flynn pushed for Mr. Trump to impose martial law and deploy the military to “rerun” the election. At one point in the meeting on Friday, Mr. Trump asked about that idea.

  • Opinion | Facebook’s Tone-Deaf Attack on Apple - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/12/18/opinion/facebook-apple-ads.html

    Casting itself as the protector of small businesses in full-page ads in — irony alert — big newspapers, Facebook is criticizing Apple for planning to give users of its popular devices like the iPhone more control over the data they share with third-party apps.

    Starting next year, Apple will ask mobile users to “opt in” to accept third-party tracking of their digital activity (right now, the system defaults to tracking and requires users to “opt out” if they don’t want to be followed). Facebook relies on tracking to target ads at customers.

    Facebook declared in the newspaper ads that it was “standing up to Apple” and warned that such a change will be the ruin of small businesses.

    More like the ruin of Facebook. The company is terrified that giving users single-click power to control their own information will force people to realize just how loud is the data-sucking sound coming from Facebook’s app.

    Whatever, boys. But the cracks we are seeing this week are the most significant — and could spell trouble for both companies. Apple, pointing out Facebook’s data gluttony, and Facebook, in turn, noting Apple’s hegemony over mobile, make one thing clear: These tech companies have too much power. And no matter how you slice it, they are all in dire need of government regulation.

    This approach most likely has a lot to do with Mr. Zuckerberg’s enormous success at a very young age and the confidence that came with pushing ahead when others doubted him. It does not take a psychologist to understand that he believes might makes right.

    #Facebook #Apple

  • Sacklers Face Furious Questions in Rare Testimony on Opioid Epidemic - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/12/17/health/opoids-sacklers-purdue-testimony.html

    Les salauds ont un visage. Mais leur bouche ne sert qu’à évacuer du vent.

    By Jan Hoffman

    Dec. 17, 2020

    Members of Congress on Thursday hurled withering comments and furious questions at two members of the billionaire Sackler family that owns Purdue Pharma, the maker of OxyContin, seeking to use a rare public appearance to extract admissions of personal responsibility for the deadly opioid epidemic as well as details about $10 billion that records show the family withdrew from the company.

    The hearing, before the House Oversight Committee, offered a highly unusual opportunity for the public to hear directly from some members of the family, whose company is a defendant in thousands of federal and state lawsuits for misleading marketing of OxyContin, the painkiller seen as initiating a wave of opioid addiction that has led to the deaths of more than 450,000 Americans. Eight members of the family have been individually named in many state cases.

    The singularity of the Sacklers’ appearance on Thursday was underscored by the likelihood that they may never testify in open court, because the ongoing bankruptcy proceedings and nationwide litigation may resolve in settlements rather than trials. Despite millions of dollars in legal expenses racked up by plaintiffs and Purdue alike — and the company’s subsequent filing for Chapter 11 bankruptcy protection in September 2019 — one obstacle to resolution persists: the refusal of the Sacklers to be held personally or criminally responsible and to turn over substantial portions of their fortune.

    During the tense, nearly four-hour hearing, David Sackler, 40, and his cousin, Dr. Kathe Sackler, 72, who both served on the company’s board for years, testified remotely and largely sidestepped would-be booby traps and deflected blame to “management” and independent, nonfamily board members.

    Or, as Mr. Sackler said, “That’s a question for the lawyers.”

    In the absence of direct admissions of responsibility by the Sacklers — or by Dr. Craig Landau, Purdue’s chief executive since 2017, who also testified — committee members used their questions to highlight the most egregious actions over the years by the company and by Mr. Sackler’s father, Dr. Richard Sackler, a hands-on executive during the cresting period of the epidemic.
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    In particular, they explored the actions that followed a 2007 federal fine of nearly $635 million that the company and three executives paid after pleading guilty to federal criminal charges of “misbranding.” The settlement included no admission of liability by any of the Sacklers.

    The committee chairwoman, Representative Carolyn B. Maloney, Democrat of New York, asked Mr. Sackler whether in 2008, after the company’s federal settlement, the family was concerned about state investigations. Mr. Sackler denied knowing that investigations had been mounting.

    But then Ms. Maloney read from an email exchange between Mr. Sackler and other relatives in 2007, just a week after that settlement. Referring to courtroom activity, he wrote: “We’re rich? For how long? Until which suits get through to the family?”

    Last month, Purdue pleaded guilty to three felonies involving kickbacks and fraud related to promotion of its opioid and failure to report aberrant sales. The Justice Department settled with the company for $8.3 billion in criminal and civil penalties, and family members for $225 million in civil penalties. The Sacklers did not admit any wrongdoing. The amount they paid represents about 2 percent of the family’s net worth.

    Maura Healey, the attorney general for Massachusetts, the first state to name individual Sacklers in litigation, said that the Sacklers want “special treatment.” In a letter to the House committee she wrote: “If we let powerful people cover up the facts, avoid accountability, or create a government-sponsored OxyContin business — that’s not justice. This time, we have to get it right.”

    #Opioides #Sackler #Purdue_Pharma