Assemblée nationale Les députés, le vote de la loi, le Parlement français

https://www.assemblee-nationale.fr

  • Bon, je crains que SeenThis ne soit lui aussi, en tant que réseau social, concerné par les opérations de vérification de l’âge.

    Protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux - Dossiers législatifs - 17e législature - Assemblée nationale
    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/dossiers/proteger_mineurs_reseaux_sociaux_17e

    Texte adopté ✅
    Mardi 21 juillet 2026
    Proposition de loi, adoptée par l’Assemblée nationale, dans les conditions prévues à l’article 45, alinéa 3, de la Constitution, visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux le 21 juillet 2026, T.A. n° 339

    Texte adopté provisoire
    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17t0339_texte-adopte-provisoire.pdf

    « Section 3 bis
    « Protection des mineurs en ligne
    « Art. 6-9. – I. – L’accès à un service de réseaux sociaux en ligne fourni
    par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de quinze ans.
    « Pour l’application du présent article, une plateforme en ligne et un
    service de réseaux sociaux en ligne s’entendent au sens de l’article 6.

    Loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique (1). - Légifrance
    https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000801164

    Article 6

    Version en vigueur depuis le 17 février 2024

    Modifié par LOI n°2024-449 du 21 mai 2024 - art. 48

    (...)

    5. On entend par “ service de réseaux sociaux en ligne ” un service défini au paragraphe 7 de l’article 2 du règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du Conseil du 14 septembre 2022 relatif aux marchés contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant les directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828 (règlement sur les marchés numériques).

    Règlement - 2022/1925 - EN - EUR-Lex
    https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2022/1925/oj/eng

    Article 2

    Définitions

    Aux fins du présent règlement, on entend par :

    (...)

    7) « service de réseaux sociaux en ligne » : une plateforme permettant aux utilisateurs finaux de se connecter ainsi que de communiquer entre eux, de partager des contenus et de découvrir d’autres utilisateurs et d’autres contenus, sur plusieurs appareils et, en particulier, au moyen de conversations en ligne (chats), de publications (posts), de vidéos et de recommandations ;

    • Je ne suis pas forcément d’accord. Ce site s’apparente plus à un blog ou à un journal en ligne avec un flux d’information commun à tous que l’on peut filtrer et commenter, plutôt qu’au réseaux sociaux habituels où chacun est dans son coin et échange des messages avec sa communauté.

      Sinon n’importe quel site ouvert aux commentaires tomberait sous le coup de cette loi, par exemple un site de vente avec les avis des acheteurs.

    • Mais #seenthis n’est qu’un blog collectif qui n’a aucune des fonctions dangereuses des réseaux asociaux. Il est libre d’accès et n’a pas d’algorithme de manipulation de sélection de contenus personnalisés.

      D’ailleurs si je me ne trompe pas l’article deux considère tout l’intenet comme un réseau social. C’est une définition tellement imprécise qu’elle serait anticonstitutionelle en Allemagne. C’est ubuesque ce gouvernement et ses projets de loi.

      https://seenthis.net/messages/1183030#message1183131

      Article 2
      Définitions
      Aux fins du présent règlement, on entend par :
      (...)
      7) « service de réseaux sociaux en ligne » : une plateforme permettant aux utilisateurs finaux de se connecter ainsi que de communiquer entre eux, de partager des contenus et de découvrir d’autres utilisateurs et d’autres contenus, sur plusieurs appareils et, en particulier, au moyen de conversations en ligne (chats), de publications (posts), de vidéos et de recommandations ;

      C’est une collection incomplète des capacités de l’internet, ce n’est même pas une défintion, alors si c’est ca le point de départ on peut clore la discussion et attendre tranquillement que la construction juridique soit démantelée par des intéressés plus puissants que seenthis ;-)

      #internet #censure #anonymous #blog_collectif

  • Les réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans dès septembre en France, après le vote définitif du Parlement
    https://www.leparisien.fr/politique/linterdiction-des-reseaux-sociaux-aux-moins-de-15-ans-definitivement-adop

    Le Parlement, après un vote au Sénat et à l’Assemblée nationale, a approuvé définitivement ce mardi 21 juillet la proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

    Entre deux lois scélérates, l’une pour te faire bouffer des produits phytosanitaires, et l’autre pour autoriser les flics à se faire justice, tu en as évidemment une troisième, celle pour imposer le contrôle d’identité de tous les utilisateurs de réseaux sociaux afin d’interdire aux enfants d’y participer.

    https://seenthis.net/messages/1182997

    • Oui, l’aide à mourir, ce n’est pas que je l’avais oublié, mais c’est que la liste n’en finit pas... Ce mois de juillet est tout de même particulièrement dégueulasse. Et on te dit qu’avec le RN ça sera encore pire ? Même pas certain. Car avec le RN au pouvoir les forces dites centristes se sentiront parfois obligées de faire de la résistance, contrairement à ce moment particulier que nous vivons, où elles sont aux commandes, et profitent des voix du RN pour pousser leur agenda moisi.

    • France becomes first EU country to ban social media access for under-15s
      https://www.theguardian.com/world/2026/jul/21/france-ban-social-media-access-under-15s

      France’s parliament has approved a bill banning social media access for children under 15, making it the first EU country to bar children from apps such as TikTok.

      The president, Emmanuel Macron, has championed the ban as a key reform of his final term in office and pledged to enforce it by September.

      “France is leading the way in Europe when it comes to protecting our children and teenagers,” Macron said in a video posted on social media, hailing “a major step forward”.

      On est les premiers en Europe, tu vois, derrière la Chine, la Turquie et quelques autres états progressistes.

      #age_verification #age_checking

    • D’après l’article du Guardian

      Exceptions to the ban are provided for sites such as online encyclopedias and educational platforms, and the text does not provide for any penalties for children or parents.

      Donc ici pas de problème. On est bien une « encyclopédie en ligne », hein ...

    • Bon, je crains que SeenThis ne soit lui aussi, en tant que réseau social, concerné par les opérations de vérification de l’âge.

      Protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux - Dossiers législatifs - 17e législature - Assemblée nationale
      https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/dossiers/proteger_mineurs_reseaux_sociaux_17e

      Texte adopté ✅
      Mardi 21 juillet 2026
      Proposition de loi, adoptée par l’Assemblée nationale, dans les conditions prévues à l’article 45, alinéa 3, de la Constitution, visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux le 21 juillet 2026, T.A. n° 339

      Texte adopté provisoire
      https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17t0339_texte-adopte-provisoire.pdf

      « Section 3 bis
      « Protection des mineurs en ligne
      « Art. 6-9. – I. – L’accès à un service de réseaux sociaux en ligne fourni
      par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de quinze ans.
      « Pour l’application du présent article, une plateforme en ligne et un
      service de réseaux sociaux en ligne s’entendent au sens de l’article 6.

      Loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique (1). - Légifrance
      https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000801164

      Article 6

      Version en vigueur depuis le 17 février 2024

      Modifié par LOI n°2024-449 du 21 mai 2024 - art. 48

      (...)

      5. On entend par “ service de réseaux sociaux en ligne ” un service défini au paragraphe 7 de l’article 2 du règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du Conseil du 14 septembre 2022 relatif aux marchés contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant les directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828 (règlement sur les marchés numériques).

      Règlement - 2022/1925 - EN - EUR-Lex
      https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2022/1925/oj/eng

      Article 2

      Définitions

      Aux fins du présent règlement, on entend par :

      (...)

      7) « service de réseaux sociaux en ligne » : une plateforme permettant aux utilisateurs finaux de se connecter ainsi que de communiquer entre eux, de partager des contenus et de découvrir d’autres utilisateurs et d’autres contenus, sur plusieurs appareils et, en particulier, au moyen de conversations en ligne (chats), de publications (posts), de vidéos et de recommandations ;

    • Je n’oublie pas que rapidement après le 7 Octobre, toute une frange de la propagande négationniste pro-israélienne s’est focalisée sur l’influence néfaste que Tiktok avait sur la jeunesse occidentale. Voir Greenblatt et Hillary, qui en ont fait une priorité.

      À quoi ça sert d’avoir le réseau ultra-réactionnaire de Musk si de l’autre côté on a des réseaux où les jeunes (y compris les jeunes juifs américains) se font influencer, au point de croire qu’il y a un génocide à Gaza…

      Ce qui va dans ce sens, c’est qu’à chaque fois que Laure Miller a défendu sa loi dans les médias, elle n’a parlé que de Tiktok. Y compris pour reprocher au festival de Cannes sont partenariat avec TikTok (« une plateforme de toute évidence problématique »). Alors que le jour même de l’adoption de la loi, Macron s’empresse de l’annoncer sur un seul réseau social, le très nazi-compatible réseau X, qui ne semble donc, lui, pas assez évidemment problématique.

      –---

      [edit] La Quadrature rappelle d’autres postures rappelant que l’obsession du pouvoir réactionnaire est de contrôler l’expression politique qui rend la jeunesse indocile :
      https://www.laquadrature.net/2026/07/22/le-parlement-vote-linterdiction-des-reseaux-sociaux-aux-jeunes-de-moin

      En privilégiant une interdiction autoritaire au détriment d’une remise profonde du modèle économique basé sur la publicité, cette loi démontre qu’elle n’est qu’une énième mesure de défiance envers les jeunes. Et ce n’est pas la première fois. En 2023 déjà, lors des révoltes suite au meurtre de Nahel Merzouk, les réseaux sociaux avaient été désignés comme les responsables, permettant aux pouvoirs publics d’ignorer les causes réelles du malaise de la jeunesse. Emmanuel Macron pointait du doigt les réseaux sociaux utilisés par la jeunesse et appelait déjà à leur censure. Son gouvernement n’a pas hésité à mettre la pression sur certaines plateformes en les « convoquant » pour qu’elles retirent des contenus parfaitement légaux, en dehors de toute procédure encadrée par la loi. Puis, en 2024, lors des révoltes en Nouvelle-Calédonie-Kanaky, le gouvernement de Gabriel Attal a fait censurer Tiktok en prétextant que se trouvaient sur cette plateforme des contenus illicites. Ceux-ci sont pourtant toujours restés introuvables, et la véritable raison était que la jeunesse s’informait et s’organisait (légalement) dessus.

    • Sinon, en janvier on lisait ceci dans Médiapart :
      https://www.mediapart.fr/journal/france/250126/le-parcours-deja-mouvemente-de-la-loi-pour-interdire-les-reseaux-sociaux-a

      Une refonte substantielle de l’article principal a aussi été actée par Laure Miller. Là où le texte initial indiquait que les plateformes devaient refuser « l’inscription à leurs services des mineurs de 15 ans », la logique a été inversée : la version modifiée vise directement les particuliers et particulières et interdit aux moins de 15 ans de s’inscrire, sans rien imposer explicitement aux plateformes.

      Le Conseil d’État estime en effet que la première formulation pourrait soulever « des difficultés au regard du règlement sur les services numériques » adopté par la Commission européenne (le Digital Services Act, DSA), qui ne permet pas aux États membres d’imposer seuls de nouvelles obligations aux plateformes.

      Auquel cas pour l’instant on serait certes concernés par l’interdiction (au sens où un moins de 15 ans n’aurait pas le droit de s’inscrire), mais sans nous imposer aucune obligation, même pas de moyen, de notre côté.

    • Qu’est-ce qu’il se dit, d’ailleurs, dans les instances Mastodon (qui ont en gros le même type de souci que nous : être concerné par un loi qu’on n’aurait aucun moyen d’appliquer si on exigeait des réseaux sociaux de mettre en place elles-mêmes la vérification d’âge.) ?

    • On a quand même un gros conflit avec la Convention internationale des Droits de l’Enfant :

      Article 12
      1 l Les États parties garantissent à l’enfant qui est capable de discernement le droit d’exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant, les opinions de l’enfant étant dûment prises en considération eu égard à son âge et à son degré de maturité.
      2| A cette fin, on donnera notamment à l’enfant la possibilité d’être entendu dans toute procédure judiciaire ou administrative l’intéressant, soit directement, soit par l’intermédiaire d’un représentant ou d’un organisme approprié, de façon compatible avec les règles de procédure de la législation nationale.

      Article 13
      1l L’enfant a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen du choix de l’enfant.
      2l L’exercice de ce droit ne peut faire l’objet que des seules restrictions qui sont prescrites par la loi et qui sont nécessaires :
      a - au respect des droits ou de la réputation d’autrui ; ou
      b - à la sauvegarde de la sécurité nationale, de l’ordre public, de la santé ou de la moralité publiques.

      Et surtout l’article 11 de notre Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

      Ce qui explique, à mon avis, l’insistance des macronistes à agiter l’argument de la santé mentale des enfants. Mais la démesure de la loi (interdiction pure et simple) me semble difficile à défendre si ça monte de plusieurs crans dans les tribunaux.

      Par exemple : la loi interdit explicitement à un mineur de moins de 15 ans de s’inscrire au réseau Seenthis, même avec une autorisation parentale. Au motif de la protection de la santé mentale de l’enfant. Mais à quel moment un réseau comme Seenthis aurait des mécanismes provoquant l’addiction (il n’y a pas d’algorithmes de suggestion de contenus) et mettrait en danger la santé de l’enfant.

      Par contre, arguer que Seenthis ressort de la liberté d’expression et d’accès à l’information des mineurs, ça se défend tout de même assez facilement. En 2009, le Conseil constitutionnel censurait une partie de la loi HAPODI, reconnaissant que l’accès aux services en ligne relevaient bien de l’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme, et qu’il fallait donc l’intervention d’un juge pour évaluer la proportionnalité d’une décision de coupure d’accès :
      https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2009/2009580DC.htm

    • Réseaux sociaux : pourquoi l’interdiction aux moins de 15 ans ne pourra pas s’appliquer à la rentrée
      https://www.leclubdesjuristes.com/opinion/reseaux-sociaux-pourquoi-linterdiction-aux-moins-de-15-ans-ne-pou

      L’enjeu pour le texte français était en réalité de parvenir à trouver une réponse à une question par essence insoluble : comment organiser l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs si les modalités de mise en œuvre de cette interdiction ne peuvent relever du droit national ? Le législateur, mué en Don Quichotte, se battait contre des moulins à vent : le droit national peut formuler l’interdiction, mais toute obligation créée à la charge d’une plateforme empièterait de facto sur la compétence européenne. En d’autres termes, le législateur peut affirmer la fin, mais ne peut proposer aucun moyen pour atteindre celle-ci. Le texte du 21 juillet, qui se borne à affirmer que « L’accès à un service de réseaux sociaux en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de quinze ans », traduit malheureusement cette situation inextricable. Dépouillé de tout ce qui faisait son essence, il est réduit à une affirmation de principe qui demeure sans portée pratique, faute de mécanisme adossé. L’écho de la loi Marcangeli, qui posait la majorité numérique et qui est restée lettre morte pour les mêmes raisons, résonne incontestablement ici. Même la saisine du Conseil constitutionnel, annoncée par des parlementaires, ne présente plus les enjeux qu’elle présentait hier : si une telle saisine aura certes pour effet de retarder l’entrée en vigueur du texte, la réponse apportée par le Conseil sera de toute façon dépourvue de véritable effet à court terme, puisque celle-ci est dépourvue de tout élément permettant sa mise en œuvre effective. En d’autres termes, soit le Conseil conclut à l’inconstitutionnalité et la disposition ne pourra pas entrer en vigueur, soit il conclut à sa constitutionnalité, et c’est en tout état de cause une disposition sans effet sur le plan du droit qui sera consacrée. Pour le comprendre, il suffit de se poser une question simple : que faire, à compter du 1er septembre, si un mineur de quinze ans accède à un réseau social ? La loi telle qu’adoptée, est désormais muette sur ce point crucial. À cet égard, le communiqué de presse du Sénat, dont il faut saluer l’honnêteté et la clarté, vient conforter l’analyse que nous avions proposée, en énonçant que « l’interdiction concerne les mineurs eux-mêmes, sans sanction à leur encontre ». On ne saurait être plus clair.

    • En l’état des réflexions, il sera intéressant de voir la réaction des plateformes internationales. Si elles font du zèle, en imposant la vérification d’identité, elles alimenteront le narratif selon quoi ce mouvement international pour la vérification de l’âge n’est qu’un prétexte pour imposer aux utilisateurs de donner leurs données personnelles et favoriser le profilage et la surveillance.

      À suivre...

    • Qui dit vérification de l’âge dit vérification de l’identité. Quel genre de documents faudra-t-il fournir comme preuve de l’âge ? Cela aura-t-il un effet rétro-actif, c’est à dire que les déjà inscrit·es devront elleux aussi fournir une preuve ? Ce qui entraînerait de fait la fin de l’anonymat en ligne. Ceci dit, avec l’adresse IP du terminal qu’on utilise, l’anonymat n’existe pas.

    • Éléments de réponse :

      Un danger illégal pour l’internet décentralisé

      Parce que c’est sur les réseaux sociaux que reposera la charge d’empêcher les jeunes d’accéder à leurs services, cette loi va transformer encore plus les plateformes en auxiliaires de police. Elle met en cela en danger l’internet décentralisé, auto-hébergé, géré par des petits collectifs avec peu de moyens. Puisque les réseaux sociaux alternatifs et non-commerciaux comme les instances Mastodon ou Peertube sont concernés par cette obligation d’empêcher les jeunes de moins de 15 ans d’accéder à leurs services, ils devront eux aussi s’équiper de ces lourdes infrastructures de surveillance (se connecter aux services de l’État pour permettre une authentification par identité numérique, ou payer un prestataire de vérification des papiers ou d’estimation d’âge). Au risque de disparaître tant cela est incompatible avec le modèle économique, souvent basé sur le don, de ces réseaux alternatifs.

      https://www.laquadrature.net/2026/07/22/le-parlement-vote-linterdiction-des-reseaux-sociaux-aux-jeunes-de-moin

  • ’Pratiques prédatrices’ : un rapport parlementaire alerte sur les effets néfastes des fonds spéculatifs en France
    par Soizic BONVARLET, le Lundi 15 juin 2026 | LCP - Assemblée nationale
    https://lcp.fr/actualites/pratiques-predatrices-un-rapport-parlementaire-alerte-sur-les-effets-nefastes-de

    Le rapport de la commission d’enquête « sur la prédation des capacités productives françaises par les fonds spéculatifs » est rendu public ce lundi 15 juin. Son auteure, la députée Aurélie Trouvé (La France insoumise) préconise notamment de mettre fin aux avantages fiscaux dont bénéficient les fonds d’investissement et de les soumettre à des règles plus strictes, afin « d’extirper l’économie française de leurs pratiques prédatrices ».

    Une « nouvelle finance » qui s’exerce au détriment de la production industrielle et de la souveraineté économique de la France. C’est en substance, ce qui est dénoncé au travers des conclusions de la commission d’enquête consacrée à « la prédation des capacités productives françaises par les fonds spéculatifs », présidée par Emmanuel Mandon (Les Démocrates), et dont la rapporteure est Aurélie Trouvé (La France insoumise).

    À l’issue de cinq mois de travaux menés à l’initiative des insoumis, la commission d’enquête formule plusieurs recommandations visant à encadrer davantage la reprise d’entreprises par des fonds d’investissements, voire interdire certaines pratiques. Rendu public et présenté lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale ce lundi, le rapport d’Aurélie Trouvé a été adopté la semaine dernière par les députés de la commission. (...)

    https://www.youtube.com/watch?v=8fXFO8kYmpI

    Commission d’enquête sur la prédation des capacités productives françaises par les fonds spéculatifs
    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/organes/autres-commissions/commissions-enquete/ce-fonds-speculatifs

  • Le régime veut renforcer fortement l’endoctrinement militariste et policier à l’école
    https://ricochets.cc/Le-regime-veut-renforcer-fortement-l-endoctrinement-militariste-et-policie

    Après les essais coûteux et foireux du SNU (Service National Universel) pour endoctriner les jeunes à petite échelle, l’Etat, l’armée et l’éducation nationale passent à la vitesse supérieure pour militariser la jeunesse à grande échelle et la pousser à l’acceptation et à la participation au régime sécuritaire, policier et militariste en vigueur. A part quelques timides protestations syndicales, profs et chefs d’établissements ne mouftent guère face à cette avancée majeure et hallucinante (...) #Les_Articles

    / Autoritarisme, régime policier, démocrature...

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b2385_proposition-loi
    https://www.humanite.fr/societe/armee-francaise/militarisation-de-la-jeunesse-une-proposition-de-loi-veut-ancrer-lenseignem



  • Touche pas à notre 1er mai !

    Nous, citoyen·nes, demandons le retrait pur et simple de la proposition de loi n° 1673 « visant à détruire le symbole et l’avantage acquis indûment par les masses laborieuses qui ne sont rien, le 1er mai ». Cette attaque déloyale constitue une atteinte disproportionnée et dangereuse à la démocratie, aux droits fondamentaux et aux libertés publiques.


    Nous exigeons :

    1. Le retrait immédiat de la PPL n° 1673 https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/dossiers/DLR5L17N51987

    2. La mise en place d’un dialogue effectif entre l’État, les syndicats et les masses laborieuses pour dynamiser les célébrations festives, obligatoires et payées, du 1er mai

    🎉 🥳 🎈 🎶 🔊 ✨


    Votez
    et faites voter
    les 2 pétition
    « 1er mai »
    à l’Assemblée nationale



    ★ nº 5682 https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5682 (200 voix au 17/04)

    ★ nº 5695 https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5695 (2k voix au 17/04)



    ★ et si vous y tenez, celle de la CGT https://www.change.org/p/non-au-passage-en-force-sur-le-1er-mai (104k signatures au 17/04)


    Publication : 10/04/2026 ✅️
    Admissibilité : 5k en 6 mois
    Visibilité média : 200.000 voix
    Débat hémicycle : 500.000 voix




    https://politipet.fr/1erMai
    https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5682

    #1er_mai #casse_sociale #guerre_aux_pauvres



  • Touchez pas à nos fêtes !

    Nous, citoyens, artistes, militants, acteurs culturels et défenseurs des libertés publiques, demandons le retrait pur et simple de la proposition de loi n° 1133 https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b1133_proposition-loi – déposée le 18.03.2025 – « visant à renforcer la pénalisation de l’organisation de rave-parties ». Elle constitue une atteinte disproportionnée et dangereuse aux droits fondamentaux aux libertés publiques.

    Notre demande, claire et ferme

    Nous exigeons :

    1. Le retrait immédiat de la PPL n° 1133

    2. L’abrogation des dispositions répressives antérieures sur les free parties (loi 2001)

    3. La mise en place d’un cadre de dialogue entre l’État, les collectifs et les collectivités pour encadrer les rassemblements festifs

    4. La reconnaissance des Free Parties comme expression culturelle légitime

    🎉 🥳 🎈 🎶 🔊 ✨


    Publication : 1/04/2026 ✅️
    Admissibilité : 5k en 6 mois ✅️
    Visibilité média : 200.000 voix
    Débat hémicycle : 500.000 voix


    https://politipet.fr/5428
    https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5428

    #services_publics #free_parties #repression

    • Un article de Libé sur les nouvelles sanctions prévues par le texte voté jeudi, et aussi sur les volumes – nombre de Free parties, nombre de participant·es. On parle(rait) de 1000 événements par an, avec 300 personnes en moyenne. Le texte prévoit une déclaration obligatoire pour 250 personnes, contre 500 actuellement. Et des sanctions un peu plus dissuasives, et la criminalisation des participant·es, de la récidive –1500 et 3000 euros – y compris pour les « auto-secours ». #Nunez en embuscade avec sa future loi #RIPOST. Que du bonheur pour les djeunz !

      https://www.liberation.fr/politique/free-parties-les-deputes-vont-ils-siffler-la-fin-de-la-fete-20260409_K3BW

      https://piaille.fr/@politipet/116384432283773868

    • Le texte adopté prévoit une peine allant jusqu’à six mois de prison et une amende de 30 000 euros contre « le fait de contribuer de manière directe ou indirecte à la préparation, à la mise en place ou au bon déroulement » d’une free party, non déclarée ou interdite. Une définition large, nécessaire face à la difficulté d’identifier les organisateurs, selon la Rapporteuse.

      Une exception sera faite pour les personnes « intervenant exclusivement dans le cadre des actions de réduction des risques », qui ne pourront être considérées comme contribuant à l’organisation. Un amendement LFI est venu ajouter à cette liste les personnes contribuant à installer « un lieu de repos » ou « un camion de restauration ».

      Outre la confiscation obligatoire du matériel, le texte crée une amende de 1 500 euros pour les simples participants, allant jusqu’à 3 000 euros en cas de récidive. Actuellement, les organisateurs s’exposent à une contravention de 1 500 euros, mais il n’existe pas d’infraction spécifique sanctionnant la participation. Des sanctions « insuffisamment dissuasives », pour la ministre déléguée à l’Intérieur Marie-Pierre Vedrenne, selon laquelle la France attire ainsi des fêtards de pays à la législation moins souple.

  • Quelqu’un a-t-il remarqué que la promesse de Lecornu, devant le CRIF, de criminaliser l’antisionisme, allait l’obliger à criminaliser une bonne partie de la salle devant laquelle il parlait ? Parce qu’il ne va pas être possible de criminaliser pile-poil spécifiquement l’antisionisme, ça ne tiendrait pas deux secondes devant la Cour européenne des droits de l’Homme ; au lieu de ça, il est prévu un « délit de négation d’un État ».

    Et tu sais quel État a récemment reconnu la France, le 22 septembre 2025 ? L’État de Palestine, que les plus fervents copains sionistes de Lecornu nient avec une régularité d’horloge.

    Comme rappelé après sa petite tirade émouvante au dîner du Crif :
    https://www.bfmtv.com/politique/parlement/ce-ne-peut-plus-etre-tolere-sebastien-lecornu-promet-l-examen-en-avril-d-une-

    « Le gouvernement inscrira à l’ordre du jour des travaux du Parlement, dès ce mois d’avril, la proposition de loi portée par la députée Caroline Yadan », a affirmé le chef du gouvernement lors du 40e dîner du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), à Paris.

    Ce texte vise à élargir le délit d’apologie du terrorisme et crée un délit de négation d’un État.

    Et dans le texte de la proposition de loi :
    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/PIONANR5L17B0575.html

    « Art. 437‑1. – Le fait de provoquer directement ou indirectement à la destruction ou à la négation d’un État, ou de faire publiquement l’apologie de sa destruction ou de sa négation, est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. »

    Et comme l’expliquait le gouvernement français encore le 10 février à l’Assemblée :

    A l’occasion de la dernière Assemblée générale des Nations unies, la France a reconnu, le 22 septembre, l’Etat de Palestine. Cette décision s’inscrit dans la continuité de la Conférence internationale sur la mise en œuvre de la solution à deux Etats qui s’est tenue les 28 et 29 juillet 2025 à New York, sous l’égide des Nations unies et en coprésidence avec l’Arabie saoudite. La reconnaissance de l’Etat de Palestine représente une avancée majeure vers la solution à deux Etats que soutient historiquement la France. Plus que jamais menacée, elle est la seule solution crédible pour parvenir à la paix et garantir le droit du peuple palestinien à l’autodétermination, le droit du peuple israélien à la sécurité, à la stabilité et à l’intégration régionale.

    Donc j’ai hâte de voir comment, une fois que quelqu’un aura fait remarquer à Lecornu qu’il s’apprête à criminaliser une bonne partie de ses copains du Crif, il va faire pour se dépêtrer de cette bonne grosse connerie.

    (Toujours compter sur la nullité abyssale des macronistes.)

    « Et donc, vous, vous reconnaissez l’État de Palestine ? », ça va être beau…

  • La proposition de loi « visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme » : une réponse inadaptée à la montée de l’antisémitisme et dangereuse pour la liberté d’expression en France — Plateforme des ONG françaises pour la Palestine - 31/12/25 - UJFP
    https://ujfp.org/la-proposition-de-loi-visant-a-lutter-contre-les-formes-renouvelees-de-lantise

    La proposition de loi n°575 « visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », déposée le mardi 19 novembre 2024 par la députée Caroline Yadan, a été inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale et de sa Commission des lois.
    Ce texte constitue une réponse inadaptée et dangereuse à la montée de l’antisémitisme en France. Les parlementaires doivent donc s’y opposer et la rejeter.
    La situation au Proche-Orient, notamment en Israël et dans le Territoire Palestinien Occupé, dont Gaza, divise profondément la société française. Dans notre démocratie, les opinions doivent pouvoir s’exprimer dans toute leur diversité, dans le respect des lois existantes, en particulier sans assignation identitaire et raciste d’où qu’elle vienne.
    L’augmentation des actes antisémites en France rapportée par le ministère de l’Intérieur, ainsi que la montée de la violence et de tous les types d’actes et de comportements racistes en France est alarmante. Elle doit trouver des réponses dans la mobilisation citoyenne comme elle doit faire l’objet d’une réponse politique sérieuse, et non être instrumentalisée pour réprimer les critiques de la politique israélienne, en particulier avec une utilisation inadéquate de la définition dite “IHRA” de l’antisémitisme.
    Par les critères contestables et imprécis qu’elle introduit sur des délits existants et par l’introduction de nouveaux délits relatifs à l’expression d’opinions, cette loi s’avère incompatible avec le droit à la liberté d’expression, protégée tant au niveau conventionnel que constitutionnel.
    Par l’assignation identitaire des Français juifs dont elle est porteuse, cette PPL les expose alors qu’elle prétend les protéger, et présente des risques majeurs pour la cohésion de la société française. (...)

  • Private equity firms are snapping up mobile home parks − and driving out the residents who can least afford to lose them
    https://theconversation.com/private-equity-firms-are-snapping-up-mobile-home-parks-and-driving-

    One of America’s most affordable paths to homeownership is slipping away.

    At manufactured home parks – sometimes called trailer parks or mobile home parks – rents are rapidly rising due to large-scale buyouts by private equity firms.

    Although private equity’s foray into the housing market is not new, the buyout of mobile home parks by investment firms is on the rise – with devastating consequences for residents. Over the past decade, rents in these parks have risen 45%, according to census data. Once a park is sold, the risk of eviction rises significantly in the following year.

    Today, around 20.6 million Americans live in a mobile or manufactured home. About one-third of mobile homes are located in mobile home communities.

    #logement #capital #us

    • L’expulsion des mobil-homes est en cours à grande échelle sur le littoral depuis, au moins, 2022

      À Saint-Pierre-Quiberon, au camping Park Er Lan, les propriétaires de mobile homes de plus de 20 ans priés de partir | Le Télégramme
      (09/2022)
      https://www.letelegramme.fr/morbihan/auray-56400/a-saint-pierre-quiberon-au-camping-park-er-lan-les-proprietaires-de-mob

      Depuis mercredi, l‘émotion règne au sein du camping de Park Er Lan, à Saint-Pierre-Quiberon. Le lieu a été racheté en mars dernier, et le nouvel acquéreur a signifié aux propriétaires de mobile homes de plus de 20 ans, qu’ils avaient un an pour partir.

      Ils sont 61 « résidents » au camping de Park er Lann. Certains sont là depuis très longtemps. « C’est notre petit paradis, souligne l’un d’entre eux. Pour la plupart nous nous sommes endettés pour acheter nos mobile-homes, et aujourd’hui on nous dit de partir ». Car la difficulté est bien là, s’ils sont propriétaires de leur mobile home, ils ne le sont pas du terrain.

      Ils paient donc un loyer pour leur emplacement. Lors de la réunion, le responsable du groupe qui a racheté le camping, a été sans appel : Les mobile homes construits il y a plus de 20 ans devront avoir quitté les lieux d’ici un an. « C’est la grande majorité d’entre nous, explique l’une des résidentes. Il doit n’y avoir qu’un peu plus d’une dizaine de mobile homes qui ne seront pas encore concernés, mais ces propriétaires redoutent de fortes augmentations de loyer. Nous ne comprenons pas cette décision inhumaine. Le mobile home est la résidence secondaire des pauvres ».

    • « Est-ce qu’ils ne veulent plus que du luxe sur le littoral ? » Les propriétaires de mobil-home craignent l’expulsion – France 3 Bretagne
      02/2024
      https://france3-regions.franceinfo.fr/bretagne/finistere/quimper/est-ce-qu-ils-ne-veulent-plus-que-du-luxe-sur-le-littoral

      Un camping de Fouesnant, dans le Finistère, est sur le point d’être racheté par un groupe de promotion immobilière, faisant craindre à ses usagers de devoir quitter les mobil-homes qu’ils y ont installés. La Fédération des propriétaires de mobil-home dénonce une éviction progressive de ce type de vacanciers sur tout le littoral Atlantique.

      Pour la soixantaine de propriétaires de mobile-homes, c’est un petit coin de paradis devenu un peu leur maison. Sur la pointe de Beg Meil, à 10 minutes à pied de la plage de la cale, le camping de Kerroland accueille, d’avril à septembre, ses fidèles vacanciers.

      Le propriétaire a transformé en camping dans les années 1960 les terres agricoles de ses parents fermiers, sur la commune de Fouesnant, dans le Finistère. Depuis plusieurs années, il évoquait son projet de vendre le terrain.

      La lettre à en-tête de la société Giboire, le puissant groupe immobilier rennais, que reçoivent les usagers du camping, il y a deux semaines, les plongent dans le désarroi : le groupe de promotion immobilière annonce avoir « finalisé, avec le propriétaire des lieux, les conditions d’une cession », selon le courrier que nous avons consulté.
      En d’autres termes, l’entreprise va racheter le camping, et promet d’"assurer la continuité des services du camping a minima pour les deux prochaines saisons." Pour la suite, le groupe rennais a d’autres projets, « nous réfléchissons à l’évolution de ce site », assure-t-il. 

      Pour Paul Savary, propriétaire d’un des mobil-homes du camping de Kerolland depuis six ans, pas question de faire une croix sur les vacances en famille passées à moindres frais au bord de la mer.

      « L’été dernier, nous y avons eu de bons moments, ma fille et mes petits-enfants nous avaient rejoints avec leurs tentes, car il y a des emplacements à louer pour les tentes », se souvient-il. Pour le loyer de l’emplacement de son mobile-home, il paie 2 000 euros par an.

      Et d’expliquer ce qui fait la différence entre ce type de camping « où les gens restent au moins trois semaines » et les « campings modernes, où l’on ne peut rester que quelques jours tellement ils sont chers. » 
      Un modèle de camping familial qui devient rare sur le littoral breton.

      Le retraité ne compte pas en rester là. Il a lancé un collectif réunissant une trentaine de propriétaires de mobil-homes du camping de Kerolland. Et une pétition est mise en ligne. En une semaine, elle a réuni 7 000 signatures. « On a investi toutes nos économies pour notre retraite, donc on va se battre. »

      Loyers et commissions
      Pour Michel Harismendy, président de la Fédération nationale des propriétaires de résidences de loisirs (FNPRL), l’histoire du camping de Kerolland à Beg Meil, sur la commune de Fouesnant, est la conséquence des fortes pressions immobilières qui pèsent sur les campings depuis la crise du Covid. D’après lui, « les gens restent désormais davantage en France pour les vacances », ce qui a aiguisé l’appétit des promoteurs immobiliers.

      Il cite l’exemple d’un camping à côté de Cabourg, en Normandie, accueillant des propriétaires de mobil-homes. Selon le président de la FNPLR, le nouveau propriétaire du site serait tenté de faire fuir ses locataires. Il a augmenté le loyer des terrains des mobil-homes de 15%, tout en réduisant le temps d’ouverture dans l’année.

      « Les gestionnaires de camping s’octroient tout un tas de droits, comme interdire les mobil-homes de plus de 18 ans pour pousser à l’achat d’un nouveau mobil [dont le prix à neuf va de 50 000 à 80 000 euros], qui sera l’objet d’une commission de 25 à 30%, empochée par le gérant du camping », détaille Michel Harismendy.
      Pour lui, le problème principal est qu’il n’y a pas de cadre légal précis, les règles étant essentiellement définies dans le règlement intérieur du camping, qui est à la discrétion du gérant.

    • Les propriétaires de mobil-home doivent quitter ce camping : « On n’a que quatre mois pour partir » – Ouest-France
      08/2025
      https://www.ouest-france.fr/economie/hotellerie/camping/les-proprietaires-de-mobil-home-doivent-quitter-ce-camping-on-na-que-qu

      Depuis ce début de semaine, chacun leur tour, des résidents du camping Clicochic Plage des Tonnelles à Saint-Jean-de-Monts, en Vendée, ont reçu un malheureux recommandé leur indiquant un bon de sortie définitif à compter de la fin d’année. Dont un couple de Bouguenais.

       On ne retrouvera jamais mieux. La voix d’Augustin tremble lorsqu’il parle de son mobil-home, installé depuis 2009 dans un camping de Saint-Jean-de-Monts. Avec sa femme Dominique, ce couple de Bouguenais a fait de cet endroit son refuge, à seulement quarante minutes de route de chez eux. On venait presque toutes les semaines. Ici, on était au calme, entourés de pins, avec la plage à cent mètres. C’était idéal.

    • Mobile homes : le propriétaire du camping peut-il vous forcer à partir ? - La Voix du Nord
      08/2025
      https://www.lavoixdunord.fr/1618339/article/2025-08-26/mobile-homes-le-proprietaire-du-camping-peut-il-vous-forcer-partir

      Le gestionnaire du camping peut-il vous demander de partir parce que votre mobile home est trop vieux ou parce que le grand groupe qui a racheté le terrain ne veut plus faire que du locatif, plus lucratif ?

      Les journaux regorgent d’histoires de propriétaires de mobile homes, souvent d’un certain âge, chassés du camping où ils viennent depuis trente ans parce que le gestionnaire juge leur mobile home trop ancien ou parce qu’un grand groupe a racheté le terrain et met tout le monde dehors. Lequel grand groupe ne trouve pas rentable d’avoir des propriétaires résidents qui paient 2 500 euros ou 3 000 euros de loyer annuel alors qu’il peut louer ses propres mobile homes 1 000 euros la semaine.

      « Les résidents doivent être conscients que le secteur vit une mutation profonde avec l’arrivée de ces grands groupes », met en garde Léopold Sebaux, un avocat angevin qui, avec son collègue nantais Bertrand Salquain, s’est spécialisé dans la défense des petits propriétaires de mobile homes. « Nous avons actuellement 300 dossiers ouverts dont certaines actions de groupe. Nous recommandons d’ailleurs aux personnes flouées de s’unir. »

    • Que peut le gouvernement ?
      (spoiler : pas grand chose…)

      Question n°1443 : Expulsions de propriétaires de mobile-home - Assemblée nationale
      20/09/2022
      https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/questions/QANR5L16QE1443

      Question de : Mme Jacqueline Maquet
      Pas-de-Calais (2e circonscription) - Renaissance

      Mme Jacqueline Maquet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les expulsions de propriétaires de mobile-home dans plusieurs campings en France. Le changement de gestionnaire des campings peut créer des situations explosives pour les propriétaires de mobile-home installés depuis plusieurs années sur leur parcelle. On observe en effet, ces derniers mois, une vague d’annulations de locations de parcelles de mobile-homes, sommant les propriétaires de mobile-home à quitter les campings dans lesquels ils étaient installés. L’arrivée d’un nouveau gestionnaire de camping peut aussi entrainer une hausse soudaine des charges de loyer pour les propriétaires de mobile-home, qu’ils ne sont pas toujours en mesure d’assumer financièrement, les contraignant de fait à quitter le camping. Elle souhaite connaître la position du gouvernement sur ce sujet et savoir s’il serait favorable à la mise en place d’un dispositif permettant une meilleure protection des propriétaires de mobile-home, afin d’éviter leur éviction brutale.

      réponse 30/05/2023
      Ministère répondant : Petites et moyennes entreprises, commerce, artisanat et tourisme

      […]
      Un nouvel arrêté du 24 décembre 2014 relatif à l’information préalable du consommateur des établissements hôteliers de plein-air a été publié. Il vise à améliorer l’information des propriétaires sur les conditions de renouvellement et de modification du contrat de location. Il impose au gestionnaire de préciser, sur un support durable, la durée et le prix de la location, les conditions de renouvellement ou encore le montant des prestations indispensables comme le transport, ou le calage du mobile-home. Malgré la mise en place de ces dispositifs, la situation ne s’est pas avérée pleinement satisfaisante, et des associations locales de propriétaires de mobile-home ont déposé régulièrement des plaintes à l’encontre des gestionnaires de terrains de camping. C’est pourquoi, en 2018, la direction générale des entreprises (DGE) a mis en place un groupe de travail (professionnels, associations de consommateurs et État), pour améliorer les outils susceptibles de renforcer l’équilibre des relations contractuelles (le contrat, la notice d’information et le règlement intérieur). Le but a été de parvenir à élaborer des mesures concrètes et réalistes pour remédier, autant que faire se peut, aux lacunes en ce qui concerne notamment l’information des propriétaires de mobile-home. Celui-ci, entré en vigueur le 1er janvier 2021, demeure cependant dépourvu de valeur contraignante.
      […]

    • Trailer trash
      https://en.wikipedia.org/wiki/Trailer_trash

      In the mid-20th century, poor white people who could not afford to buy suburban-style tract housing began to purchase mobile homes, which were not only cheaper but could be easily relocated if work in one location ran out. These – sometimes by choice and sometimes through local zoning laws – gathered in trailer parks, and the people who lived in them became known as “trailer trash” with the term dating to at least 1952.[4] Despite many of them having jobs, albeit sometimes itinerant ones, the character flaws that had been perceived in poor white trash in the past were transferred to trailer trash, and trailer camps or parks were seen as being inhabited by retired people, migrant workers, and, generally, the poor. By 1968, a survey found that only 13% of those who owned and lived in mobile homes had white collar jobs.[5]

      Trailers got their start in the 1930s, and their use proliferated during the housing shortage of World War II when the Federal government used as many as 30,000 of them to house defense workers, soldiers, and sailors throughout the country, but especially around areas with a large military or defense presence, such as Mobile, Alabama and Pascagoula, Mississippi. In her book Journey Through Chaos, reporter Agnes Meyer of The Washington Post traveled throughout the country, reporting on the condition of the “neglected rural areas”, and described the people who lived in the trailers, tents, and shacks in such areas as malnourished, unable to read or write, and generally ragged. The workers who came to Mobile and Pascagoula to work in the shipyards there were from the backwoods of the South, “subnormal swamp and mountain folk” whom the locals described as “vermin”; elsewhere, they were called “squatters”. They were accused of having loose morals, high illegitimacy and crime rates, and of allowing prostitution to thrive in their “Hillbilly Havens”, and letting their children go undisciplined, causing high juvenile delinquency rates. The trailers themselves – sometimes purchased second- or third-hand – were often unsightly, unsanitary, and dilapidated, causing communities to zone them away from the more desirable neighborhoods, which meant away from schools, stores, and other necessary facilities, often literally on the other sides of the railroad tracks.[5]

    • on vient doucement au trailer park ou avoisinant, en tous cas en Centre Bretagne

      deux émissions sur le sujet en un mois

      Bretagne : un emploi, mais sans toit | Reportage | ARTE Regards - YouTube
      13/11/2025
      https://www.youtube.com/watch?v=CKEfAMFbPzs

      pas tout-à-fait mobil-home, mais très proche 19 m2, plus la terrasse
      l’entreprise concernée reçoit régulièrement des équipes de JT locaux
      (à Beignon, à côté de Loudéac)

      Une entreprise construit et loue des logements à ses nouveaux salariés - YouTube – France 3 Bretagne
      14/10/2025
      https://www.youtube.com/watch?v=Z4wmVZEcJVQ

      idem, à côté de Lamballe

    • Cela me fait penser à la série (canadienne) Trailer park boys, qui comme son nom l’indique se passe dans un de ces parcs de mobile home (qui sont quand même différents de nos campings car il n’y a jamais de vacanciers). Série comique mais qui montre assez bien la misère qui y règne.

      Expulser les gens de ces parcs/campings c’est en mettre une bonne partie à la rue...

    • Je ne crois pas qu’il y ait, en France, l’équivalent des trailer parks. Je cherche ce que l’on peut trouver à ce sujet dans les données sur le logement… et je ne trouve pas grand chose.

      Apparemment, le concept légal est celui de #résidence_mobile_de_loisir (RML), articles R111-41 à R111-46 du Code le l’urbanisme
      https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000031721213

      De ce fait, le mobil-home est traité essentiellement sous l’angle d’hébergement de tourisme ; on obtiendra donc des stats sur les nuitées. L’aspect résidentiel parait difficilement perceptible.

      Pour le côté résidences principales, je suis tombé sur ceci :

      Habitat léger, mobile ou alternatif (tiny houses, mobil-homes, yourtes, péniches) : difficile à quantifier précisément, mais l’INSEE estime à 140 000 le nombre de personnes concernées début 2023.

      sur un site qui se donne un air officiel mais est parfaitement privé (et bombarde de pub…)
      Quelles sont les grandes typologies de logements en France aujourd’hui ? Décryptage et chiffres clés 2024
      https://www.enquete-logement2020.fr/grandes-typologies-logements-france-2024.html
      et dont je ne trouve pas la source Insee de l’estimation.
      (L’Insee mentionne aussi des #logements_atypiques…)

      Ça correspond à ce que je vois ici en zone littorale où les mobil-homes sont soit une forme de camping, soit lorsqu’ils sont propriétés des occupants, accueillis sur un camping des formes de résidence secondaire à bon marché et il est très difficile d’estimer la répartition. C’est clairement cette deuxième forme qui se fait éjecter par les propriétaires de camping…

      Enfin, ayant justement cherché à monter un hébergement de salariés dans ce type d’environnement sous une forme pas trop précaire (en particulier, la garantie de pouvoir rester dans les lieux en saison…), on ne rencontre pas un grand attrait – euphémisme – des gestionnaires pour cette forme d’occupation.

      Les exemples cités plus haut en Centre-Bretagne, même s’ils se rapprochent du trailer park, restent des lotissements traditionnels.

    • C’est un peu adjacent mais ce n’est pas du tout la même (brève) histoire ni les mêmes pratiques de mobilité aux states. Le chariot qui va vers l’ouest, vers les 40 acres de terre, le prolo qui - comme les esclaves affranchis - bouge pour aller où il y a du taf (de la ruée vers l’or aux fruits californiens, puis au rail ou à l’automobile), ou même les hobos.
      Ici, avant l’exode rural, on a eu le livret ouvrier. Et il nous reste le « carnet de circulation » pour les « gens du voyage », ou le contrôle de la domiciliation stable des allocataires CAF. Le français s’est défini (malgré les exceptions) par son lien à une paroisse (l’église au milieu du village, qui tenait l’état civil, voire, « la terre qui ne ment pas »). A contrario, quand on est mobile, on est pas censé s’ancrer quelque part Faut pouvoir bouger son habitat léger pour qu’il soit légal. Les mobil homme avec fondation (comme aux USA) sont ceux loués dans les campings...
      Longue histoire d’une fascination/stigmatisation d’une toute autre mobilité : les « romanichels ».

      Un éclairage partiel digne d’intérêt : Enclaves nomades - Habitat et travail mobiles, Arnaud Le Marchand
      https://shs.cairn.info/publications-de-arnaud-le-marchand--13062

      #habitat #haitat_mobile #habitat_léger

  • Accord franco-algérien : la droite et les macronistes offrent au RN une victoire historique
    https://www.mediapart.fr/journal/politique/301025/accord-franco-algerien-la-droite-et-les-macronistes-offrent-au-rn-une-vict

    Et soudain, l’extrême droite jubile. Les député·es du Rassemblement national (RN) et leurs alliés se sont levés en hurlant, jeudi 30 octobre, dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, pour célébrer une victoire symbolique et un tournant majeur de l’histoire parlementaire. Grâce aux voix des groupes Horizons et de la droite Les Républicains (LR), mais aussi grâce à l’absence de nombreux députés macronistes, l’Assemblée a adopté à une voix près la proposition de résolution du RN visant à dénoncer l’accord franco-algérien de 1968.

    Scrutin public n°3260 sur la proposition de résolution visant à dénoncer les accords franco-algériens du 27 décembre 1968 (article 34-1 de la Constitution).
    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/scrutins/3260
    https://seenthis.net/messages/1125419

    L’accord franco-algérien de 1968, un fantasme de la droite
    https://orientxxi.info/magazine/en-finir-avec-l-accord-franco-algerien-de-1968-une-obsession-de-la-droit

    Conçu pour faciliter l’immigration économique et pallier le besoin de main d’œuvre des Trente Glorieuses, l’accord prévoyait la libre circulation entre les deux pays pour les ressortissants algériens. Vidé de son contenu au cours des ans, le texte n’a aucune influence sur les flux migratoires ; pourtant la droite se mobilise pour l’abroger, ce qui lui permet d’agiter ses fantasmes sur l’invasion du pays.

    https://histoirecoloniale.net/tag/traite-franco-algerien-de-1968

    #France_Algérie #Paris #Alger #accord_de_1968

  • ARTICLE 79 : Suppression de la prise en compte de l’allocation aux adultes handicapés en revenu professionnel dans le calcul de la prime d’activité - Projet de loi, n° 1906 - 17e législature - Assemblée nationale
    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b1906_projet-loi

    Exposé des motifs

    Dans le calcul de la prime d’activité (#PA), seuls les revenus d’activité font l’objet d’un abattement, fixé à 59,85 % en 2025. Les autres revenus sont pris en compte à 100 %. Or depuis sa création en 2016, le calcul de la PA fait l’objet d’une mesure spécifique pour les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (#AAH). À partir d’un revenu d’activité supérieur à un quart de salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) à temps plein, l’intégralité de l’AAH est considérée comme un #revenu professionnel et bénéficie donc de l’abattement de 59,85 %. Cette disposition constitue une dérogation au principe général selon lequel les ressources hors revenus d’activité sont intégralement pris en compte dans l’établissement du droit à la prime d’activité, sans abattement. Initialement, les pensions d’invalidité et les rentes accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP) étaient également assimilées à des revenus professionnels mais le dispositif dérogatoire a été restreint à l’AAH par la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

    La PA est une prestation conçue initialement pour garantir un gain au travail aux personnes modestes qui, en cas de ressources trop faibles, perçoivent le revenu de solidarité active (RSA), et non l’AAH. Or, contrairement au RSA, qui est une prestation purement différentielle, le barème de l’AAH intègre cette dimension d’intéressement au travail via des abattements, si bien que le cumul de la prime d’activité et de l’AAH fait dans son principe double emploi. De plus, passé un tiers temps, la dégressivité de la prime d’activité avec les revenus du travail vient s’ajouter à celles de l’AAH et des aides au logement. Cela conduit à ce que le revenu disponible ne progresse pas, et, dans certains cas, diminue lorsque les revenus du travail augmentent, que ce soit en milieu ordinaire ou en milieu protégé.
    Cette prise en compte spécifique de l’AAH pour le calcul de la prime d’activité présente ainsi des effets négatifs, en matière de ciblage de la prestation par niveau de revenu et d’incitation à l’augmentation de la quotité de travail.
    Le présent article supprime la prise en compte de l’AAH en tant que revenu professionnel dans le calcul de la prime d’activité. Cette mesure non paramétrique permettrait de réaliser une économie pour le budget général de 95 M€ en 2026 puis de 130 M€ supplémentaires en 2027, soit en effet année pleine, un total de 225 M€. L’entrée en vigueur, qui nécessite des adaptations préalables, interviendra à compter du 1er avril 2026 pour les droits d’avril 2026 versés en mai 2026.

  • ARTICLE 71 : #Dissolution de l’Institut national de la consommation (#INC)
    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/PRJLANR5L17B1906.html#_Toc211281846

    Exposé des motifs

    L’#Institut_national_de_la_consommation (INC), créé en 1966 et devenu un établissement public industriel et commercial (#EPIC) en 1990, a pour mission d’apporter un appui technique aux organisations de consommateurs, d’une part, et de produire et diffuser des informations, études, enquêtes et essais comparatifs auprès du grand public et des professionnels, d’autre part. Il est doté d’un magazine mensuel, « 60 Millions de consommateurs ».

    La situation financière de l’établissement est de plus en plus dégradée, avec un déficit d’exploitation croissant, et les perspectives économiques crédibles d’amélioration sont faibles. Une solution dite de rebond présenterait un coût très élevé, sans garantie de retour à l’équilibre financier de l’établissement. Dans ce contexte, il est proposé de retenir la solution de la cession de l’activité de presse et la dissolution de l’établissement.

    Le présent article prévoit la dissolution de l’INC et sa mise en liquidation au plus tard le 31 mars 2026. Les actifs et les obligations de l’établissement seront dévolus à l’État. Les actifs afférents à l’activité de presse de l’établissement, c’est-à-dire le #magazine #60_Millions_de_consommateurs, peuvent toutefois être transférés à un acteur privé dans le cadre de la liquidation. Des démarches visant à la recherche d’un repreneur pour le titre de presse ont été engagées et le liquidateur pourra, le cas échéant, poursuivre ces démarches pour permettre la cession du magazine à un tiers.

    En cas de cession de l’activité de presse de l’établissement, la commission des participations et transferts mentionnée à l’article 25 de l’ordonnance n° 2014-948 du 20 août 2014 relative à la gouvernance et aux opérations sur le capital des sociétés à participation publique sera saisie afin, d’une part, d’apprécier l’évaluation des éléments faisant l’objet de la cession selon les méthodes objectives pratiquées pour ce type d’opération, et, d’autre part, d’émettre un avis sur la procédure suivie pour la cession. Si la recherche d’un repreneur aboutit, la cession de l’activité de presse sera alors arrêtée par le ministre chargée de la consommation.

    Les modalités d’application de la dissolution, de la liquidation, de l’éventuelle cession du magazine à un repreneur privé et de la poursuite de l’activité de presse jusqu’à la cession seront définies par un décret en Conseil d’État.

    Enfin, tirant les conséquences de la dissolution, l’article abroge les dispositions du code de la consommation relatives à l’INC qui seront dépourvues d’objet.

  • États-Unis : Donald Trump présente son plan pour Gaza et espère un accord « très très proche »
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20250929-%C3%A9tats-unis-donald-trump-pr%C3%A9sente-son-plan-pour-gaza-et-esp%C3

    Le territoire palestinien serait gouverné par une autorité temporaire « technocratique et apolitique », dont le Hamas serait exclu. Elle serait placée sous la supervision d’un « comité de la paix » présidé par Donald Trump lui-même et dans lequel l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair jouerait un rôle.

    • Voir pour plus de détails :
      https://seenthis.net/messages/1137564#message1137568

      The final agency is both the most important and the most sensitive. This is the international stabilization force, which will be responsible for securing the border crossings, naval approaches to Gaza and “perimeter zones” near Israel and Egypt in coordination with those two countries.

      It will also be responsible for fighting terror, including by “targeted operations to prevent the resurgence of armed groups,” disrupting weapons smuggling and neutralizing “asymmetric threats to public order.”

    • asad abukhalil أسعد أبو خليل sur X : “The plan basically entails Arab official recognition of de facto Israeli occupation of Gaza and legitimization of every Israeli war crime in the strip.” / X
      https://x.com/asadabukhalil/status/1972739094217466124

      Le plan implique essentiellement la reconnaissance officielle arabe de l’occupation de facto israélienne de Gaza et la légitimation de chaque crime de guerre israélien dans la bande.

    • Emmanuel Macron
      @EmmanuelMacron
      10:15 PM · 29 sept. 2025
      https://x.com/EmmanuelMacron/status/1972757155641184404

      Je salue l’engagement du Président Trump pour mettre fin à la guerre à Gaza et obtenir la libération de tous les otages.

      Je souhaite qu’Israël s’engage résolument sur cette base. Le Hamas n’a pas d’autre choix que de libérer immédiatement tous les otages et suivre ce plan.

      Ces éléments doivent permettre une discussion approfondie avec tous les partenaires concernés pour construire une paix durable dans la région, fondée sur la solution des deux États et les éléments agréés par 142 États aux Nations Unies, à l’initiative de la France et de l’Arabie Saoudite.

      La France est prête à y contribuer. Elle sera vigilante aux engagements de chacune des parties.

      #HONTE

    • Craig Mokhiber sur X : “Trump’s so-called 21 points include the “de radicalization” of the victims of genocide but not the perpetrators, the release of all Israeli captives but only some Palestinian captives, the possible continuation of the murderous GHF scheme, colonial governance by a body” / X
      https://x.com/CraigMokhiber/status/1972760434651353589

      Les dits 21 points de Trump incluent une « déradicalisation » des victimes du génocide mais pas de ceux qui en sont responsables, la libération de tous les captifs israéliens mais seulement de certains captifs palestiniens, la possible continuation du schéma meurtrier #GHF, une gouvernance coloniale par un organisme établi par les États-Unis en consultation avec des gouvernements européens et arabes complices (le plan Blair-Kushner), un contrôle externe du développement économique, l’exclusion et le désarmement du Hamas ainsi que le contrôle externe de toutes les factions de résistance pour s’assurer qu’elles ne résistent pas au régime israélien, une force d’occupation étrangère par procuration (« force de stabilisation ») mise en place par les États-Unis et des gouvernements arabes collaborateurs, et les #États-Unis (co-auteur du #génocide) en tant que médiateur officiel.

      Aucune responsabilité pour le génocide, aucun démantèlement du régime criminel, aucune fin à l’apartheid, aucune réparation pour les victimes, aucune autodétermination. Juste plus de répression coloniale et d’impunité israélienne, garanties par les États-Unis complices.

    • Déclaration de M. Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, en réponse à une question sur la violation du cessez-le-feu dans la bande de Gaza, à l’Assemblée nationale le 18 mars 2025.
      Prononcé le 18 mars 2025
      https://www.vie-publique.fr/discours/297868-jean-noel-barrot-18032025-conflit-gaza

      Madame la députée [Marie Mesmeur],

      (...) Vous évoquez le cessez-le-feu, en tout cas la première phase du cessez-le-feu à Gaza qui a été récemment violée. N’oubliez jamais de rappeler que ce cessez-le-feu a permis, vous l’avez dit, l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza, mais a permis également la libération de 33 otages, dont notre compatriote, Ofer Kalderon, qui a pu retrouver sa famille. N’oubliez jamais de saluer la mémoire de Ohad Yahalomi, dont nous avons appris le décès, avec une immense tristesse, il y a quelques semaines seulement.

      Ensuite, ce cessez-le-feu, en tout cas dans sa première phase, est effectivement aujourd’hui en grave danger. D’abord parce que le 2 mars dernier, Israël a décidé d’interrompre l’accès de l’aide humanitaire à Gaza ; que le 9 mars dernier, les autorités israéliennes ont interrompu la dernière ligne d’alimentation électrique vers l’enclave ; et qu’hier, des frappes israéliennes ont fait perdre la vie à plusieurs centaines de civils innocents. C’est donc une violation manifeste de ce cessez-le-feu, que nous avons condamné avec la plus grande fermeté, tout en appelant les partis, Israël et le Hamas, à reprendre des discussions constructives pour que ce cessez-le-feu puisse entrer dans une deuxième phase, devenir permanent, puisse ouvrir la voie à une solution politique : celle que nous appelons de nos voeux, celle qui repose sur deux Etats vivant côte à côte, en paix et en sécurité, avec des garanties de sécurité et des reconnaissances mutuelles.

      https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QG503

    • Citizen Média 🗞️ sur X :
      https://x.com/CitizenMediaFR/status/1973421776374726875

      « Non ! Ce n’a absolument pas un plan de paix. La première chose qui m’a frappé, c’est pratiquement pas un mot sur les Palestiniens (…) lorsque l’on connaît les positions de Tony Blair dans la guerre en Irak et les résultats dramatiques pour l’Irak. » Déclare Agnès Levallois, spécialiste du Moyen-Orient.

      https://video.twimg.com/amplify_video/1973421577342689285/vid/avc1/884x490/rmEgebNXXVsrzfw7.mp4

  • Analyse du scrutin n°3054 - 17e législature - Unique séance du lundi 8 septembre 2025

    Scrutin public n°3054 sur la déclaration de politique générale du #gouvernement de M. François #Bayrou, application de l’article #49.1 de la Constitution.

    Pour : 194 députés
    Contre : 364 députés
    Abstention : 15 députés

    Synthèse du vote

    Nombre de votants : 573
    Nombre de suffrages exprimés : 558
    Majorité absolue des suffrages exprimés : 280

    Pour l’adoption : 194
    Contre : 364
    Abstention : 15

    L’Assemblée nationale n’a pas adopté.

    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/scrutins/3054

  • Définir un féminisme universel - Commission des affaires européennes - Assemblée nationale
    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/organes/autres-commissions-permanentes/caeu/actualites/definir-un-feminisme-universel

    Le mardi 24 juin 2025, la commission des Affaires européennes a examiné et adopté la proposition de résolution européenne présentée par Mme Emmanuelle Hoffman (EPR, Paris) et plusieurs de ses collègues, visant à définir un féminisme universel.

    La protection des droits des femmes au sein de l’Union européenne est progressivement passée d’une approche fondée sur l’égalité des droits entre les femmes et les hommes à une intégration du concept d’intersectionnalité dans les textes normatifs. L’absence de critères clairs pour attribuer les financements européens a pu conduire la Commission à attribuer de manière indue des financements à certaines organisations non gouvernementales (ONG) promouvant des valeurs ou des actions clairement contraires au droit des femmes.

    La résolution propose une définition juridique du féminisme universel, entendu comme le principe visant à garantir l’égalité effective des droits et de la dignité entre les femmes et les hommes. Ce principe reconnaît et embrasse la diversité des expériences et des identités féminines, sans distinction d’origine, d’opinion ou d’engagement, et proscrit toute hiérarchisation ou exclusion entre les luttes féministes.

    La résolution propose également une augmentation des volumes financiers en faveur des actions protégeant les droits des femmes ainsi que la mise en place d’une transparence forte concernant l’attribution des financements par la mise en place d’une « procédure de filtrage » fondée sur la définition du féminisme universel.

    La proposition de résolution européenne a été adoptée et renvoyée à la commission des lois, saisie au fond.

    https://videos.assemblee-nationale.fr/video.17171012_685ab3b079bb1.commission-des-affaires-euro

  • Freinages fantômes  : quand le technosolutionnisme envoie les gens à l’hôpital, au cimetière ou en prison

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/l-info-de-france-inter-5400052

    Fin avril dernier, Joanna Peyrache circule sur l’A40 en Haute-Savoie. Alors qu’elle roule entre 110 et 130 km/h, sa voiture freine en pleine voie. «  Elle s’est arrêtée, sans action de ma part et alors qu’il n’y avait aucun obstacle devant moi. La voiture derrière est venue me percuter, et mon véhicule a fait un 180 degrés » [...]

    Joanna crée une adresse mail. En un mois, elle reçoit plus de 250 témoignages. Des "freinages fantômes" qui concernent des voitures de toutes les marques. Et des expériences qui s’étalent sur les quatre dernières années. [...]

    C’est ce qui est arrivé à Aurélie, [...] «  La voiture a freiné subitement, alors que j’étais en train d’accélérer. En quelques secondes, on est passé de 130 km/h, à l’arrêt. On a été percutées par l’arrière. Ma passagère est décédée, je suis tombée dans le coma » [...]

    Aurélie a été jugée en mai dernier et condamnée, début juillet, à de la prison avec sursis pour homicide involontaire.

    https://france3-regions.franceinfo.fr/image/AOsNsZkU45u7QQXwvOqB0Z9wPd8/1200x675/filters:format(webp)/regions/2025/07/29/whatsapp-image-2025-07-29-at-16-06-57-6888d5a2735f4229498

    Assemblée nationale - Question écrite n° 8990 :
    Rupture d’égalité relatif au mode de preuve des freinages fantômes

    Depuis la médiatisation de ce témoignage, de nombreux autres conducteurs ont signalé des faits similaires, en France comme à l’étranger, sur diverses marques de véhicules. À titre d’exemple, plus de 1 600 plaintes ont déjà été enregistrées aux US, toutes marques confondues, concernant des modèles représentant 1 million de véhicules.

    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE8990

    Voir aussi  : https://seenthis.net/messages/1070001

  • Enquête sur les modalités du contrôle par l’État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires : publication du rapport
    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/actualites-accueil-hub/enquete-sur-les-modalites-du-controle-par-l-etat-et-de-la-preven

    À la demande des rapporteurs dans le cadre de l’enquête, le haut fonctionnaire de défense et de sécurité du ministère de l’éducation nationale a toutefois communiqué, lors de son audition et par écrit, un certain nombre de données issues de l’application Faits établissement et concernant spécifiquement ces faits de violences mettant en cause des personnels. Il en ressort que, sur l’année scolaire 2023-2024, 1198 faits ont été renseignés dans l’application par les chefs d’établissement, lesquels se décomposent de la façon suivante :
    – 280 faits de violences sexuelles, dont 37 concernaient le premier degré et 237 le second degré (24 %) ;
    – 461 faits de violences physiques, dont 137 dans le premier degré et 324 dans le second degré (38 %) ;
    – 457 faits de violences verbales, dont 117 dans le premier degré et 340 dans le second degré (38 %).

    Ces données sur les violences commises par des adultes sur des élèves, qui représentent moins de 1% des faits enregistrés dans Faits établissement, doivent être prises avec une grande précaution, car elles ne recouvrent qu’une partie des établissements scolaires, à savoir les établissements publics relevant de l’éducation nationale.

    [...]

    En complément des faits retracés dans Faits établissement, les rapporteurs ont obtenu, de la part du Groupement d’intérêt public France enfance protégée (GIPFEP) à l’issue de l’audition de sa directrice générale Mme Anne Morvan-Paris, les données chiffrées issues des appels au numéro vert 119. Ceux-ci procèdent d’une démarche tout autre que celle passant par le canal hiérarchique interne de l’éducation nationale, puisque 50 % des personnes signalantes étaient dans ce cas des parents, 10 % des victimes et 7 % seulement des professionnels exerçant dans l’établissement scolaire concerné. Le GIP-FEP relevait également dans sa réponse écrite aux rapporteurs la part importante – près d’un tiers – d’appels anonymes, donc passés par des personnes ne souhaitant pas être identifiées. Les données communiquées par le GIP-FEP font état, pour l’année 2023-2024, de 346 professionnels de l’éducation nationale ou de l’enseignement privé – sans qu’une distinction soit possible – mis en cause par des appels au 119. Les appels concernaient 79 signalements de violences sexuelles, 115 de violences physiques et 169 de violences psychologiques, une même personne pouvant être mise en cause pour plusieurs types de faits. Contrairement aux faits recensés par l’éducation nationale, ceux qui l’ont été par le 119 sont plus nombreux dans le premier degré, en particulier à l’école élémentaire.

    [...]

    Les données présentées ci-dessus, qui font tout de même état de 1 200 à 1 700 cas, chaque année, de violences de toutes natures commises sur des élèves par des adultes ayant autorité, semblent en décalage, notamment s’agissant des violences sexuelles, avec les estimations de la Ciivise. Ces estimations sont dans l’ensemble très cohérentes avec les données et enquêtes de victimation du SSMI [services statistiques du ministère de l’intérieur] et semblent faire consensus, puisqu’elles ont été reprises à leur compte, par exemple, par les représentants de l’Ofmin [Office mineurs] lors de leur audition.

    Pour rappel, la Ciivise estime à 160 000 le nombre de mineurs victimes de violences sexuelles chaque année, lesquelles seraient commises à 11 % en milieu institutionnel. Assez logiquement, les établissements scolaires, qui accueillent tous les enfants sur une longue période de leur vie, seraient les lieux les plus touchés par les violences sexuelles subies par des mineurs en milieu institutionnel, puisque dans 40 % des cas, toujours selon la Ciivise, celles-ci seraient commises dans un établissement scolaire. Il ressort de ces estimations qu’environ 7 000 cas de violences sexuelles par an pourraient concerner les établissements scolaires. Il existe donc manifestement un décalage majeur entre ces estimations et les quelque 280 cas annuels de violences sexuelles mettant en cause des adultes enregistrées dans Faits établissement. Ce nombre est néanmoins en nette augmentation par rapport aux données de l’année 1998-1999, unique point de comparaison disponible : en effet, les seules autres données chiffrées que le ministère de l’éducation nationale a été en mesure de transmettre aux rapporteurs, lesquels souhaitaient disposer d’une vision évolutive du phénomène, sont issues d’une enquête interne spécialement diligentée auprès de l’ensemble des rectorats par Ségolène Royal, alors ministre déléguée à l’enseignement scolaire, le 19 novembre 1998 pour évaluer le phénomène des violences sexuelles. Le rapport confidentiel remis à la ministre le 26 novembre 1999 faisait ainsi état de 177 « affaires révélées » au cours de l’année scolaire 1997-1998, au cours de laquelle on se rappelle qu’une première vague de « libération de la parole » avait eu lieu, et de 131 affaires sur l’année 1998-1999 [...].

    #éducation #violences #enfants #enseignement_privé #Bétharram

  • Questions de Gabrielle Cathala , députée LFI à Jean Noel Barrot, ministre des affaires étrangères, le 2 juillet 2025 :
    01.41.50 ou cliquer sur son nom, c’est la dernière question
    https://videos.assemblee-nationale.fr/video.17225265_6864c81fa4ab5.commission-des-affaires-etra
    #espace_aérien #soldats_franco-israéliens

    Gabrielle Cathala
    ‪@gabriellecthl.bsky.social‬
    7 juillet 2025 à 09:42
    https://bsky.app/profile/gabriellecthl.bsky.social/post/3ltebykb3tc2c

    Netanyahu, sous mandat d’arrêt international de la CPI, a survolé hier la France qui ne respecte plus le statut de Rome et ses obligations internationales.

    Quelle honte.
    https://cdn.bsky.app/img/feed_thumbnail/plain/did:plc:mh6w3pb6o6zrlh7uolxr43q7/bafkreibyhagqgxik6vpm6abcylkvlqfbt2sofp7ckihhn3t263ilcuztd4@jpeg

    • « Nous n’avons pas reçu de demande de la CPI à ce sujet. »

      (Ben si, justement : il y a un mandat d’arrêt…)

      Des fois qu’un mandat d’arrêt délivré par un tribunal international ne soit pas valable de manière constante. (La prochaine fois qu’un type avec un mandat d’amener sur le dos se fait arrêter, il faudra que son avocat demande si la police avait été spécifiquement appelée pour cette occasion-là, sinon ça ne tient pas.)

    • Par contraste, l’avion d’Evo Morales, alors président bolivien, interdit de survol et perquisitionné parce que les Ricains le suspectait de transporter Edward Snowden : Atterrissage forcé de l’avion présidentiel bolivien en 2013
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Atterrissage_forc%C3%A9_de_l%27avion_pr%C3%A9sidentiel_bolivien_en_201

      Le vol doit se dérouter vers l’Autriche après que la France, l’Espagne et l’Italie[2] lui ont signifié leurs refus d’accès à leurs espaces aériens officiellement motivés par des raisons techniques, mais en fait par crainte que Snowden soit à bord et que les États-Unis leur reprochent de permettre son transfert[3] : ces refus d’accès sont vivement dénoncés par la Bolivie, l’Équateur et d’autres pays d’Amérique du Sud[4],[5]. Dans un enregistrement sonore présenté comme une conversation entre l’équipage bolivien et la tour de contrôle de Vienne, on entend le pilote demander à atterrir en Autriche en raison du faible niveau de carburant restant[6].

      L’atterrissage est autorisé, mais le vice-chancelier autrichien, Michael Spindelegger, déclare que l’avion a fait l’objet d’une perquisition. Le ministre bolivien de la Défense, pour sa part, nie qu’une perquisition ait été effectuée, affirmant que Morales avait interdit l’accès de son avion aux autorités autrichiennes[6],[7].

      Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José García-Margallo, confirme publiquement avoir été informé que Snowden était bien à bord, sans préciser la source de ses informations[3].

    • COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Paris, 6 juillet 2025
      Survols de l’espace aérien français par l’aéronef de M. Netanyahou : JURDI saisit la justice administrative et alerte sur un risque de récidive imminente
      https://jurdi.fr/wp-content/uploads/2025/07/Communique-presse-JURDI_survol.pdf

      L’association JURDI – Juristes pour le respect du droit international – annonce avoir saisi le Tribunal administratif de Paris afin d’obtenir l’annulation des refus implicites de communication des documents relatifs aux autorisations de survol accordées à l’aéronef transportant M. Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale depuis novembre 2024.

      Malgré des demandes officielles adressées à la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) et au ministère des Affaires étrangères (MEAE), et l’intervention de la CADA, aucune réponse n’a été apportée. JURDI considère que ce silence méconnaît gravement le droit d’accès aux documents administratifs et nuit à la transparence sur l’exécution par la France de ses obligations internationales, notamment au regard du Statut de Rome et de la Convention de Chicago.

      Il est d’autant plus préoccupant qu’un nouveau survol de l’espace aérien français par l’aéronef transportant M. Netanyahou pourrait intervenir dans les tout prochaines heures, sans aucune garantie de transparence. (...)