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/2021

  • Royaume-Uni : les nouvelles conditions d’entrée en France créent la confusion chez certains Britanniques, interdits temporairement d’accès au tunnel sous la Manche
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/12/30/royaume-uni-les-nouvelles-conditions-d-entree-en-france-creent-la-confusion-

    Royaume-Uni : les nouvelles conditions d’entrée en France créent la confusion chez certains Britanniques, interdits temporairement d’accès au tunnel sous la Manche. La France a décidé d’appliquer une nouvelle limitation d’accès au territoire depuis le Royaume-Uni sans que les passagers semblent en avoir été informés. Après deux jours de confusion, Paris a finalement décidé d’assouplir temporairement les règles.
    La confusion – et l’agacement – durait depuis presque deux jours avant que le gouvernement français n’annonce, jeudi 30 décembre, un assouplissement temporaire des règles. Deux jours durant lesquels des automobilistes britanniques souhaitant traverser la France pour rejoindre leurs résidences européennes hors de l’Hexagone se sont vu interdire l’accès au tunnel sous la Manche. En cause ? De nouvelles restrictions françaises liées au Covid-19, dont les passagers n’avaient pas connaissance.Le ministère de l’intérieur français a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) qu’il s’agissait de l’application des consignes aux frontières, mises à jour le 18 décembre. En vertu de cette règle, destinée à freiner la propagation du variant Omicron, les ressortissants de pays extérieurs à l’Union européenne (UE) doivent avoir un « motif impérieux » pour entrer sur le territoire et transiter vers un autre pays de l’UE. Or, depuis le Brexit, les Britanniques sont des ressortissants d’un pays tiers.
    Sur son site Internet, le ministère des affaires étrangères britannique, visiblement pris de court par l’application de ces consignes, avait assuré jeudi demander « en urgence des clarifications de la part du gouvernement français », et conseillé à ses ressortissants de se renseigner auprès des transporteurs avant de voyager. Cette situation, à l’origine de nouvelles frictions diplomatiques, a finalement conduit le gouvernement français a reconsidérer la mise en œuvre de ces restrictions durant la période des fêtes.De nombreux ressortissants britanniques se sont rendus « de bonne foi » au Royaume-Uni pour les fêtes de fin d’année et « éprouvent des difficultés à rejoindre leur pays de résidence », a déclaré jeudi le ministère de l’intérieur à l’Agence France-Presse. La Place Beauvau a donc décidé d’adresser des « consignes de tolérance » aux effectifs de police aux frontières afin que chacun puisse rejoindre sa résidence.

    #Covid-19#migrant#migration#france#grandebretagne#omicron#brexit#sante#frontiere#circulation

  • En Espagne, une forte adhésion à la vaccination anti-Covid
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/12/29/en-espagne-une-forte-adhesion-a-la-vaccination-anti-covid_6107604_3210.html

    Depuis le 15 décembre, un quart des enfants de 5 à 12 ans ont déjà reçu leur première dose. Le gouvernement espère atteindre les 70 % d’ici au 7 février.

    Alors merde, merde et re-merde ! Parce que si en France il y a quasiment 0% des enfants de 5 à 12 ans vaccinés, ce n’est pas par un manque d’« adhésion », mais parce que, encore à l’instant :

  • Rappel bien utile sur les #tests par Claude-Alexandre Gustave, feu le compte twitter :

    https://twitter.com/C_A_Gustave/status/1470738091640082437

    Depuis les recos du Conseil scientifique hier, à propos des tests avant les fêtes de fin d’année, on constate une lourde désinformation/dérive sur l’usage des différents types de tests !

    Alors on rappelle la base :

    Les AUTOTESTS (= tests antigéniques sur auto-prélèvement NASAL) = la plus faible sensibilité et spécificité

    NE DOIVENT PAS être utilisés si :

    A) Symptomatique
    ET/OU
    B) cas-contact d’un infecté

    Si vous êtes dans un de ces 2 cas (sympto ET/OU contact), vous devez effectuer :

    A) un test RT-PCR (test de référence)
    OU
    B) un test antigénique (si pas d’accès rapide possible à une RT-PCR)

    MAIS...

    Dans le cas des tests antigéniques (sur prélèvement NASOPHARYNGÉ réalisé par un PROFESSIONNEL), vous ne devez pas être symptomatique depuis plus de 4 jours !!!

    Et dans TOUS LES CAS, tout autotest et tout test antigénique POSITIF doit conduire à la réalisation d’une RT-PCR dans les 24h pour :

    A) confirmation du résultat (RT-PCR prévaut)
    B) déclaration SI-DEP
    C) contact tracing
    D) criblage / séquençage (quel variant ?)

    Et dans TOUS LES CAS, on n’attend pas le résultat du test pour s’isoler !!!

    L’isolement c’est :

    A) DÈS l’apparition des symptômes
    OU
    B) DÈS la notion de contact à risque

    Enfin, un test négatif n’exclut pas d’être porteur du virus (prélèvement mal fait et/ou trop précoce et/ou variant mal détecté...). Donc un test nég (d’autant plus si c’est un simple autotest), ne DOIT PAS dispenser des mesures barrières :
    – masque
    – ventilation+++

  • Covid-19 : malgré la propagation du variant Omicron, les Américains déterminés à voyager pour les fêtes
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/12/24/covid-19-malgre-la-poussee-du-variant-omicron-les-americains-determines-a-vo

    Covid-19 : malgré la propagation du variant Omicron, les Américains déterminés à voyager pour les fêtes
    D’après des estimations, plus de 109 millions de personnes devaient quitter leur région entre le 23 décembre et le 2 janvier, un chiffre en hausse de 34 % par rapport à l’an dernier.

    L’appel des fêtes de fin d’année est trop fort. Des millions d’Américains ont commencé à voyager à travers les Etats-Unis malgré la propagation rapide du variant Omicron, qui ravive les craintes liées à la pandémie. Avec 171 000 cas quotidiens en moyenne sur sept jours, selon le site Covid Act Now, la vague due à Omicron, déjà largement dominant parmi les nouvelles infections, est sur le point de dépasser le pic de celle due au variant Delta.
    Même si les politiques et les restrictions varient d’un Etat à l’autre, le président Joe Biden a donné le ton, mardi, en incitant ses compatriotes à ne « pas paniquer » et, grâce aux vaccins et aux tests, à fêter Noël avec leurs proches comme prévu – en évitant toutefois les trop grands rassemblements. Résultat : les déplacements traditionnels de Noël battaient leur plein, jeudi. (...)
    Mais la propagation d’Omicron, y compris parmi les équipages des compagnies aériennes, pourrait compliquer les projets de nombreux passagers. United Airlines a ainsi annulé environ 120 vols pour la journée de vendredi. « Le pic de cas d’Omicron à travers le pays cette semaine a eu un impact direct sur nos équipages et les personnes qui gèrent nos opérations », a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) la compagnie, qui a dit s’efforcer de trouver des solutions pour que les passagers concernés partent comme prévu. Les mouvements de voyageurs s’accompagnent d’un rythme de vaccination qui semble de nouveau augmenter, notamment pour les doses de rappel, dont 1,3 million ont été inoculées en vingt-quatre heures, selon les derniers chiffres rendus publics mercredi.
    Pour faire face à la nouvelle vague, le pays compte aussi désormais sur deux pilules contre le Covid-19. Au lendemain de l’autorisation de celle développée par le laboratoire Pfizer, l’agence américaine du médicament (FDA) a donné son accord, jeudi, à la pilule de Merck, destinée aux adultes à hauts risques.Et au cas où la vague Omicron submergerait malgré tout le système hospitalier américain, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), principale agence sanitaire des Etats-Unis, ont assoupli, jeudi, leurs directives concernant la mise à l’isolement des soignants contaminés par le Covid-19. Ces derniers pourront, s’ils sont asymptomatiques, reprendre le travail après sept jours de quarantaine – contre dix jours auparavant – et l’obtention d’un test négatif. « Ce temps d’isolement peut être raccourci en cas de pénuries de personnel », précisent même les CDC.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#sante#deplacementinterne#vaccination#isolement#soignant#quarantaine#CDC

  • A Jérusalem, le Franco-Palestinien Salah Hamouri en butte au harcèlement politico-administratif israélien
    23 décembre 2021 | Par Intérim (Jérusalem, correspondant)
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/12/23/a-jerusalem-le-franco-palestinien-salah-hamouri-en-butte-au-harcelement-poli

    Il fait froid dans les montagnes de Jérusalem. La brume envahit les hauteurs. Bientôt, il neigera peut-être. Ce sera moins beau dans le quartier de Kafr Aqab que dans le centre de la Ville sainte, mais Salah Hamouri n’a pas le choix : il y est confiné par les autorités israéliennes, sous peine de perdre sa résidence permanente à Jérusalem. C’est ici qu’il passera le réveillon, sans sa femme et ses deux enfants, bloqués en France et interdits de territoire israélien.

    « Je ne travaille plus vraiment, ajoute l’avocat franco-palestinien, rattaché à l’association d’aide légale palestinienne Addameer. Je ne peux plus aller au tribunal de toute façon, et puis notre organisation est dans la tourmente. » L’ONG fait partie d’un groupe de six organisations qui ont été désignées comme « terroristes » par les autorités israéliennes en octobre dernier. Salah Hamouri est sur la ligne de front du conflit qui oppose, depuis plusieurs années, les autorités israéliennes à la société civile palestinienne : il a même fait partie d’un groupe de militants visés par le logiciel de cybersurveillance Pegasus entre avril et septembre.
    Lire aussi Article réservé à nos abonnés « Projet Pegasus » : NSO Group au cœur du « soft power » d’Israël

    Fils d’un Palestinien et d’une Française, Salah Hamouri, 36 ans, est né et a grandi à Jérusalem. Fin octobre, la ministre israélienne de la justice, Ayelet Shaked, a officiellement déclaré qu’il devrait en être expulsé. Comme la grande majorité des Palestiniens de Jérusalem-Est, M. Hamouri dispose dans sa ville natale d’un simple statut de résident permanent. Selon l’ONG B’Tselem, près de 15 000 Palestiniens se sont vu confisquer ce titre et les droits qui vont avec depuis l’annexion de la ville par Israël en 1967.

    Pour Salah Hamouri, la décision a été prise sous l’égide d’un nouvel amendement à une loi israélienne, passé en 2018, qui stipule que la résidence peut être révoquée à la suite d’une « violation d’allégeance à l’Etat d’Israël ». Les termes sont vagues, mais pour M. Hamouri comme pour son avocate, Lea Tsemel, le raisonnement ne tient pas : « Jérusalem est un territoire occupé, et les personnes sous occupation ne sont pas tenues d’être loyales envers la puissance occupante. » (...)

    #Salah_Hamouri

    la suite : https://www.bdsfmontpellier.org/a-jerusalem-le-franco-palestinien-salah-hamouri-en-butte-au-harcele
    Manque d’action publique de la France

    Salah Hamouri et Elsa Lefort se sont mariés en 2014, et ont aujourd’hui deux jeunes enfants. En janvier 2016, elle a été expulsée d’Israël au nom d’obscures « considérations sécuritaires ». « Nous sommes devenus un moyen de pression, explique Mme Lefort. Dans tous les interrogatoires, on lui souffle : “Mais pourquoi tu ne pars pas en France, vivre avec ta famille ?” » Pour Salah Hamouri, c’est impossible. « Au bout du compte, j’ai une responsabilité nationale. Je deviendrais le premier Palestinien à perdre sa résidence pour “faute d’allégeance”. Je dois aller jusqu’au bout. »

    Le couple regrette le manque d’action publique des autorités françaises. « On nous dit toujours qu’avec Israël, il faut faire les choses de manière discrète, soupire Mme Lefort. On a l’impression que la France peut se permettre un ton plus dur avec d’autres pays. »

    Malgré l’instabilité de sa situation, l’avocat n’a rien renié de ses convictions et de son engagement pour un Etat démocratique et binational sur le territoire de la Palestine historique. Il garde un certain optimisme même, né de la guerre à Gaza au mois de mai et de la vaste mobilisation politique qu’elle a entraînée, aussi bien en Cisjordanie qu’en Israël. « La situation politique palestinienne est compliquée, mais on a vu l’unité renouvelée imposée par le peuple palestinien dans tous les territoires. Les plans israéliens de séparation ont échoué, conclut-il. Aujourd’hui, on sait qu’on peut tout perdre, sauf la bataille culturelle. »

  • La Russie présente ses exigences pour limiter l’influence de l’OTAN et des Etats-Unis dans son voisinage
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/12/17/la-russie-presente-ses-exigences-pour-limiter-l-influence-de-l-otan-et-des-e

    Après de nouveaux accrochages avec l’Occident à propos des troupes russes massées à la frontière ukrainienne, la Russie a dévoilé, vendredi 17 décembre, ses propositions de traités pour limiter l’influence militaire des Etats-Unis et de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) dans son voisinage, appelant les premiers à négocier « dès samedi ».

    Les deux textes, intitulés « traité entre les Etats-Unis et la Fédération de Russie sur les garanties de sécurité » et « accord sur les mesures pour assurer la sécurité de la Fédération de Russie et des Etats membres » de l’OTAN, prévoient notamment d’interdire tout nouvel élargissement de l’Alliance atlantique ainsi que l’établissement de bases militaires américaines dans les pays de l’ancien espace soviétique.

    « Il est essentiel que les garanties de sécurité pour la Russie soient couchées sur le papier et aient force de droit », a déclaré le vice-ministre des affaires étrangères, Sergueï Riabkov, présentant à la presse les documents, qui avaient été remis cette semaine à une haute responsable de la diplomatie américaine. Il a également proposé l’ouverture des négociations « dès demain, au sens propre du terme, samedi 18 décembre » et a dit que Moscou avait proposé aux Américains qu’elles aient lieu à Genève.

    Comment les nuls qui nous gouvernent vont-ils réagir aux propositions des Russes ? En la menaçant de sanctions, sans doute...

  • Covid-19 : les skieurs britanniques bloqués à la frontière
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/12/17/covid-19-les-skieurs-britanniques-bloques-a-la-frontiere_6106469_3210.html

    Covid-19 : les skieurs britanniques bloqués à la frontière
    Les Alpes françaises devraient pâtir de la décision du gouvernement d’empêcher les séjours touristiques des Britanniques en raison de la progression du variant Omicron au Royaume-Uni. (...) afin de limiter la propagation du variant Omicron dans l’Hexagone, le gouvernement français a annoncé, jeudi, le rétablissement « des motifs impérieux pour les voyages depuis et vers le Royaume-Uni ». Dès samedi, les voyages touristiques seront impossibles aux Britanniques souhaitant se rendre en France, vaccinés ou non contre le Covid-19. Les deux premières rotations du train des skieurs britanniques, qui faisait son retour dix-huit mois après la suppression de l’Eurostar des Alpes, sont annulées, a précisé la Compagnie des Alpes au Monde. Pour l’heure, les liaisons sont censées reprendre à partir du 8 janvier 2022, mais cela supposerait la levée de l’interdiction des voyages touristiques et donc une amélioration de la situation sanitaire en Grande-Bretagne. Dans un premier temps, les tour-opérateurs britanniques ont également annulé les séjours des deux prochaines semaines.
    Chaque hiver, avant le Brexit et le Covid-19, quelque 500 000 Britanniques venaient skier dans les stations des Alpes, lointains successeurs des explorateurs qui, au XVIIIe siècle, découvraient la Mer de glace dans le massif du Mont-Blanc. Ils représentent 10 % de la clientèle des montagnes françaises et bien davantage dans les grandes stations de la Tarentaise, où leur part peut dépasser les 40 %. Chaque séjour d’une semaine génère une dépense de 700 à 800 euros par personne.La France est le premier marché des skieurs britanniques, loin devant l’Autriche puis la Suisse, du fait d’une longue tradition de « catered chalets » : des chalets réservés par les tour-opérateurs avec du personnel anglophone, où une clientèle issue de la classe moyenne recrée une ambiance britannique dans les Alpes.Malgré la cinquième vague de Covid-19, le problème de l’accès des adolescents britanniques au passe sanitaire et l’exigence d’un test au retour en Grande-Bretagne, les séjours au ski ne s’étaient pas effondrés pour cet hiver. « Depuis trois semaines, les nouvelles réservations s’étaient arrêtées mais les ventes étaient encourageantes, voire bonnes pour certains tour-opérateurs », commente Gwenaëlle Delos, directrice du bureau d’Atout France en Grande-Bretagne. Les réservations atteignaient 75 % à 80 % du niveau de 2019 selon les périodes. La décision française devrait avoir un impact sur le reste de la saison d’hiver, craint M. Longdson, compte tenu de l’incertitude engendrée. Ses clients pourraient se reporter sur l’Autriche ou la Suisse, où les restrictions visant les citoyens britanniques ont été levées.

    #Covid-19#migrant#migration#france#grandebretagne#tourisme#frontiere#circulation#omicron#restrictionsanitaire#sante

  • Covid-19 : les Vingt-Sept tentent de sauver le passe sanitaire européen
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/12/16/covid-19-les-vingt-sept-tentent-de-sauver-le-passe-sanitaire-europeen_610634

    Covid-19 : les Vingt-Sept tentent de sauver le passe sanitaire européen
    Réunis à Bruxelles, les chefs d’Etat et de gouvernement européens ont insisté sur une nécessaire accélération des programmes de vaccination.
    Le sujet n’avait pas disparu de leurs discussions, mais il était passé au second plan depuis cet été. Jeudi 16 décembre, la pandémie de Covid-19 a de nouveau été au cœur des échanges entre les chefs d’Etat et de gouvernement européens, qui se sont retrouvés à Bruxelles pour leur dernier rendez-vous de l’année. L’apparition du variant Omicron, qui, à en croire la Commission, pourrait devenir dominant en Europe dès la mi-janvier 2022, est venue bousculer le semblant de retour à la normale sur le Vieux Continent, permis par la montée en puissance de la vaccination.

    « Omicron a fait péter l’agenda », s’exclame un diplomate. Jeudi matin, les Vingt-Sept, qui étaient censés aborder trois sujets – la situation sanitaire, la résilience de l’Union européenne (UE) et la hausse des prix de l’énergie –, ont exclusivement parlé Covid-19. « C’est une course contre la montre », a commenté le premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, alors que le nouveau variant se propage à grande vitesse et que la vaccination reste la principale arme pour le contenir. Aujourd’hui, 67 % de la population européenne a reçu deux injections, mais ce taux est inférieur à 50 % dans trois pays (Bulgarie, Roumanie, Slovaquie). Quant à l’administration de la dose de rappel, elle progresse mais ne concerne, à ce jour, que 18 % des Européens.
    Athènes n’est pas seul, ces derniers jours, à avoir mis à mal le certificat sanitaire européen et la libre circulation au sein de l’espace communautaire. Plus tôt en décembre, le Portugal et l’Irlande avaient déjà fait des annonces similaires. En début de semaine, Rome a décidé que les personnes vaccinées devront désormais effectuer un test PCR ou antigénique à leur arrivée ; les autres devront, en plus, effectuer un isolement de cinq jours. Le gouvernement de Mario Draghi n’a pas jugé utile de prévenir la Commission ni les pays voisins, ce qu’une coordination européenne minimale aurait pourtant exigé.« Si chaque pays commence à prendre des décisions dans son coin, les choses vont devenir beaucoup plus difficiles. Nous devons nous engager à avoir la même approche en Europe », a réagi Alexander De Croo, le premier ministre belge. M. Draghi a rappelé que depuis le début de la pandémie, 135 000 personnes étaient mortes en Italie et que le produit intérieur brut y avait reculé de 9 %. « Draghi a expliqué qu’il était favorable à la coordination européenne. Mais que, si la situation venait à dégénérer, il prendrait les mesures qu’il jugerait nécessaires », confie un diplomate.
    D’autant que, si la vaccination reste « clé » pour lutter contre la pandémie, elle « ne suffira pas » à empêcher les transmissions, a averti cette semaine l’Agence européenne de contrôle des épidémies (ECDC). « Le contrôle des frontières est absolument essentiel, nous allons maintenir l’obligation de présenter un test pour entrer au Portugal » au-delà de la date initiale du 9 janvier 2022, a pour sa part affirmé le premier ministre portugais, Antonio Costa.
    (...)Après les embardées solitaires de Rome, Athènes, Lisbonne et Dublin, les Vingt-Sept veulent sauver le passe sanitaire et ne pas démonétiser la vaccination. « L’extension de la vaccination à tous et l’administration des doses de rappel sont cruciales et urgentes », ont-ils indiqué dans des conclusions adoptées à l’issue de leurs échanges sur le Covid-19.
    Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Le variant Omicron résiste davantage au vaccin mais se montrerait moins sévèreIls ont également souligné « l’importance d’une approche coordonnée sur la validité du certificat Covid de l’UE », et souhaité que les restrictions décidées ne « sapent pas le bon fonctionnement du marché intérieur ou n’entravent pas de façon disproportionnée la liberté de circulation ».La Commission doit, dans les prochains jours, amender la réglementation du passe sanitaire et proposer qu’un délai maximum soit exigé entre la vaccination complète et la dose de rappel pour qu’il reste activé. Elle parlait de neuf mois jusqu’ici, mais certains pays ont d’ores et déjà fait un autre choix, comme la France (sept mois). « Il n’y a pas encore d’accord sur ces neuf mois. Les dirigeants en ont discuté, on va continuer », commente l’Elysée.

    #Covid-19#migrant#migration#UE#sante#circulation#frontiere#passesanitaire#vaccination#restrictionsanitaire#omicron

  • Le #Danemark veut envoyer 300 #détenus_étrangers au #Kosovo
    (... encore le Danemark...)

    La ministre kosovare de la justice a confirmé jeudi l’accord qui prévoit de confier à une prison de son pays des prisonniers étrangers, condamnés au Danemark et susceptibles d’être expulsés après avoir purgé leur peine.

    Le Danemark a franchi, mercredi 15 décembre, une nouvelle étape dans sa gestion des étrangers. Le ministre de la justice, Nick Haekkerup, a annoncé que le pays nordique prévoit de louer 300 places de prison au Kosovo, pour y interner les citoyens étrangers, condamnés au Danemark, et qui doivent être expulsés vers leur pays d’origine après avoir purgé leur peine. Le 3 juin déjà, le gouvernement dirigé par les sociaux-démocrates, avait fait adopter une loi lui permettant de sous-traiter l’accueil des demandeurs d’asile et des réfugiés à un pays tiers.

    L’accord sur les détenus étrangers a été confirmé, jeudi 16 décembre, par la ministre kosovare de la justice, Albulena Haxhiu. Il s’agit d’une première pour ce petit et très pauvre pays des Balkans, dirigé depuis le début de 2021 par le parti de gauche nationaliste Autodétermination !, proche du parti socialiste européen, et qui rêve d’adhésion à l’Union européenne.

    Une lettre d’intention entre les deux gouvernements devrait être signée, lundi 20 décembre, à Pristina. Un traité sera ensuite soumis à l’approbation des deux tiers du Parlement. Mme Haxhiu a révélé que les prisonniers danois seraient enfermés dans le centre de détention de Gjilan, à l’est du pays, et assuré qu’il n’y aurait pas de terroristes, ni de prisonniers à « à haut risque » parmi eux. Selon elle, ce projet d’externalisation « est la reconnaissance du Kosovo et de ses institutions comme un pays sérieux ».
    « Une prison danoise dans un autre pays »

    A Copenhague, le ministre de la justice a fait savoir que les négociations avec Pristina avaient débuté il y a un an. Le dispositif a été présenté dans le cadre d’un accord entre les sociaux-démocrates, les conservateurs, le Parti du peuple danois et le Parti socialiste du peuple, pour réformer le système pénitentiaire. L’objectif est d’augmenter la capacité des prisons danoises pour pouvoir accueillir un millier de détenus supplémentaires.

    Parallèlement à l’ouverture de nouvelles cellules dans les établissements existant, le gouvernement compte donc libérer 300 places en se débarrassant des détenus d’origine étrangère, condamnés à l’expulsion une fois leur peine purgée. Ils étaient 368 en 2020. « Il faut s’imaginer que c’est une prison danoise. Elle se situe juste dans un autre pays », a expliqué M. Haekkerup, précisant que l’équipe dirigeant le centre de Gjilan serait danoise.

    A Pristina, Mme Haxhiu a confirmé : « Les lois en vigueur au Danemark s’appliqueront, la gestion sera danoise, mais les agents pénitentiaires seront de la République du Kosovo. Le bien-être et la sécurité [des détenus] seront sous leur entière responsabilité. »

    Avec ce dispositif, le gouvernement danois veut « envoyer un signal clair que les étrangers condamnés à l’expulsion doivent quitter le Danemark ». Au ministère de la justice, on précise toutefois que si les détenus, une fois leur peine purgée, refusent d’être expulsés dans leur pays d’origine et que Copenhague ne peut les y forcer faute d’accord avec ces pays, alors ils seront renvoyés au Danemark, pour être placés en centre de rétention.

    En échange de ses services, le Kosovo devrait obtenir 210 millions d’euros sur dix ans : « Cette compensation bénéficiera grandement aux institutions judiciaires, ainsi qu’au Service correctionnel du Kosovo, ce qui augmentera la qualité et l’infrastructure globale de ce service », a salué le gouvernement dans un communiqué. Le Danemark, de son côté, a indiqué qu’il allait aussi verser une aide de 6 millions d’euros par an au petit pays, au titre de la transition écologique.
    De nombreux problèmes juridiques

    Comme pour l’externalisation de l’asile, ce projet pose de nombreux problèmes juridiques. Le gouvernement danois a précisé que les détenus ayant une famille seraient les derniers envoyés au Kosovo, car ils doivent pouvoir « avoir des contacts avec leurs enfants ». Une aide financière au transport sera mise en place pour les proches.

    Directrice de l’Institut des droits de l’homme à Copenhague, Louise Holck parle d’une « décision controversée du point de vue des droits de l’homme », car le Danemark, rappelle-t-elle, « ne peut pas exporter ses responsabilités légales » et devra faire en sorte que les droits des prisonniers soient respectés. Professeure de droit à l’université du sud Danemark, Linda Kjær Minke estime qu’il faudra modifier la loi, ne serait-ce que « pour imposer un transfert aux détenus qui refuseraient ».

    Entre 2015 et 2018, la Norvège avait sous-traité l’emprisonnement de prisonniers aux Pays-Bas. Dans un rapport publié en 2016, le médiateur de la justice avait constaté que les autorités norvégiennes « n’avaient pas réussi à garantir une protection adéquate contre la torture et les traitements inhumains ou dégradants ». Jamais aucun pays européen n’a transféré des prisonniers aussi loin (plus de 2 000 km), et le Danemark devrait faire face aux mêmes problèmes que la Norvège, estime Linda Kjær Minke :« Même si la direction est danoise, les employés auront été formés différemment, avec peut-être d’autres façons d’utiliser la force. »

    Ces mises en garde ne semblent pas affecter le gouvernement danois, qui multiplie les décisions très critiquées, comme celle de retirer leur titre de séjour aux réfugiés syriens. Le but est de décourager au maximum les demandeurs d’asile de rejoindre le pays. La gauche et les associations d’aide aux migrants dénoncent une « politique des symboles ».

    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/12/16/le-danemark-veut-envoyer-300-detenus-etrangers-au-kosovo_6106356_3210.html#x

    #asile #migrations #réfugiés #externalisation #pays-tiers #rétention #détention_administrative #détention #étrangers_criminels #criminels_étrangers #expulsion #renvoi #accord #Gjilan #prison #emprisonnement #compensation_financière #aide_financière #transition_écologique #étrangers

    ping @karine4 @isskein

    • Danimarca-Kosovo: detenuti in cambio di soldi per tutela ambientale

      Da Pristina e Copenhagen arriva una notizia sconcertante. Il ministro della Giustizia del Kosovo Albulena Haxhiu ha annunciato che a breve arriveranno nel paese 300 detenuti, attualmente nelle carceri danesi e cittadini di paesi non UE, per scontare la loro pena in Kosovo. In cambio Pristina otterrà 210 milioni di euro di finanziamenti a favore dell’energia verde.

      L’accordo fa parte di una serie di misure annunciate in settimana dalle autorità danesi per alleviare il sistema carcerario del paese per far fronte ad anni di esodo del personale e al più alto numero di detenuti dagli anni ’50.

      I detenuti dovrebbero scontare le loro pene in un penitenziario di Gjilan. “I detenuti che saranno trasferiti in questo istituto non saranno ad alto rischio", ha chiarito Haxhiu in una dichiarazione.

      L’accordo deve passare ora dall’approvazione del parlamento di Pristina.

      In molti, in Danimarca e all’estero, si sono detti preoccupati per la salvaguardia dei diritti dei detenuti. Un rapporto del 2020 del Dipartimento di Stato americano ha evidenziato i problemi nelle prigioni e nei centri di detenzione del Kosovo, tra cui violenza tra i prigionieri, corruzione, esposizione a opinioni religiose o politiche radicali, mancanza di cure mediche e a volte violenza da parte del personale.

      Perplessità rimandate al mittente dal ministro della Giustizia danese Nick Hekkerup che si è dichiarato convinto che l’invio di detenuti in Kosovo sarà in linea con le norme a salvaguardia dei diritti umani a livello internazionale. «I detenuti deportati potranno ancora ricevere visite, anche se, naturalmente, sarà difficile», ha chiosato.

      https://www.balcanicaucaso.org/aree/Kosovo/Danimarca-Kosovo-detenuti-in-cambio-di-soldi-per-tutela-ambientale

    • Le Kosovo prêt à louer ses prisons au Danemark

      Le Kosovo veut louer 300 cellules de prison pendant dix ans au Danemark, en échange de 210 millions d’euros. Le pays scandinave prévoit d’y « délocaliser » des détenus étrangers avant leur potentielle expulsion définitive dans leur pays d’origine. Un projet qui piétine les libertés fondamentales.

      Le Kosovo s’apprête à signer lundi 20 décembre un accord de principe avec le Danemark pour lui louer 300 cellules de prison. Le Danemark prévoit donc de déporter à plus de 2000 km de ses frontières 300 détenus étrangers qui viendront purger la fin de leur peine au Kosovo avant d’être expulsés vers leur pays d’origine, si les procédures d’extradition le permettent. Mais ce n’est pas encore fait : une fois l’accord signé, il devra encore être ratifié par les parlements respectifs des deux pays, à la majorité des deux tiers.

      Montant de la rente de cette « location » : 210 millions d’euros pour Pristina. L’argent « sera consacré aux investissements, notamment dans les énergies renouvelables », a précisé Albulena Haxhiu, la ministre de la Justice du Kosovo, qui a tenté de déminer le terrain. « Ce ne seront pas des détenus à haut risque ou des condamnés pour terrorisme, ni des cas psychiatriques. Les institutions judiciaires bénéficieront de la compensation financière, cela aidera à améliorer la qualité et les infrastructures du Service correctionnel. »

      « Il faut s’imaginer que cela sera une prison danoise. Elle sera juste dans un autre pays », a expliqué de son côté son homologue danois, Nick Haekkerup. Mais pourquoi l’un des plus riches pays européens aurait-il besoin d’« externaliser » la prise en charge de ses détenus ? Le Danemark dit avoir besoin de 1000 places de prison supplémentaires. Pour cela, il va créer de nouvelles cellules dans les prisons existantes, et en libérer d’autres en se débarrassant de détenus étrangers. Il s’agit surtout d’envoyer un message de fermeté aux réfugiés qui souhaitent rejoindre le pays scandinave.

      Les Danois ont commencé à préparer le terrain en octobre 2020, avec une visite du système carcéral kosovar. Ils ont « évalué positivement le traitement de nos prisonniers et nos capacités », s’était alors félicité le ministère de la Justice du Kosovo. Les 300 détenus resteront soumis aux lois danoises, mais les gardiens de prison seront bien kosovars. Ce projet d’externalisation carcérale est « la reconnaissance du Kosovo comme un pays sérieux », s’est félicitée Albulena Haxhiu.

      “Le Kosovo se transforme en un lieu de détention pour les migrants indésirables. Pour un peu d’argent, notre gouvernement renforce le sentiment anti-réfugiés qui s’accroit en Europe.”

      Mais pour le Conseil de la défense des droits de l’homme (KMLDNJ), qui surveille les conditions de détention dans les prisons kosovares, cet accord « légalise la discrimination des détenus ». « Tout d’abord, vendre sa souveraineté à un autre État pour dix ans et 210 millions d’euros est un acte de violation de cette souveraineté. De plus, les conditions et le traitement de ces détenus qui viendront du Danemark seront incomparablement meilleurs des autres 1600 à 1800 détenus du Kosovo », estime l’ONG. « Les propriétés de l’État ne doivent pas être traitées comme des infrastructures privées à louer », ajoute Besa Kabashi-Ramaj, experte en questions sécuritaires.

      Cet accord a en effet surpris beaucoup d’observateurs locaux et internationaux, et ce d’autant plus que le Kosovo est actuellement gouverné par le parti de gauche souverainiste Vetëvendosje. « Le Kosovo se transforme en un lieu de détention pour les migrants indésirables. Pour un peu d’argent, notre gouvernement renforce le sentiment anti-réfugiés qui s’accroît en Europe », déplore Visar Ymeri, directeur de l’Institut pour les politiques sociales Musine Kokalari. « Aussi, quand la ministre de la Justice affirme que le Kosovo a assez de prisons mais pas assez de prisonniers, elle participe à une politique de remplacement du besoin de justice par un besoin d’emprisonnement. »

      Selon le Rapport mondial des prisons, établi par l’Université de Londres, le Kosovo avait 1642 détenus en 2020, soit un taux d’occupation de 97%. Le ministère de la Justice du Kosovo n’a, semble-t-il, pas la même façon de calculer l’espace carcéral : « Nous avons actuellement 700-800 places libres. Vu qu’au maximum nous aurons 300 détenus du Danemark, il restera encore des places libres », a même fait savoir Alban Muriqi, du ministère de la Justice.

      Le Kosovo a onze centre de détention : cinq centres de détention provisoire, une prison haute sécurité, une prison pour femmes, un centre d’éducation pour les mineurs et trois autres prisons. C’est au centre de détention à #Gjilan / #Gnjilane, dans l’est du Kosovo, que seraient louées les cellules au Danemark.

      https://www.courrierdesbalkans.fr/Kosovo-Prisonniers-Danemark

    • La Danimarca e le prigioni off-shore

      Sono immigrati incarcerati in Danimarca. Dal 2023 rischiano di scontare la propria pena in un peniteniario di Gjilian, in Kosovo. Un approfondimento sullo sconcertante accordo del dicembre scorso tra Copenhagen e Pristina

      Sebbene Danimarca e Kosovo abbiano avuto poco a che fare l’uno con l’altro, alla fine di dicembre si sono ritrovati insieme nei titoli dei giornali di tutto il mondo. Ad attirare l’attenzione della Danimarca sono state le quasi 800 celle vuote del Kosovo. I titoli dei giornali erano di questo tipo: «La Danimarca spedisce i propri prigionieri in Kosovo».

      Ci si riferiva ad un accordo firmato il 21 dicembre 2021 per inviare - in un centro di detenzione nei pressi di Gjilan, 50 chilometri a sud-est di Pristina - 300 persone incarcerate in Danimarca. Le autorità danesi hanno specificato che i 300 detenuti saranno esclusivamente cittadini di paesi terzi destinati ad essere deportati dalla Danimarca alla fine della loro pena.

      In cambio, il Kosovo dovrebbe ricevere 200 milioni di euro, suddivisi su di un periodo di 10 anni. I fondi sono stati vincolati a progetti nel campo dell’energia verde e delle riforme dello stato di diritto. Il ministro della Giustizia del Kosovo Albulena Haxhiu ha definito questi investimenti «fondamentali» e il ministro della Giustizia danese Nick Hækkerup ha affermato che «entrambi i paesi con questo accordo avranno dei vantaggi».

      L’idea di gestire una colonia penale per conto di un paese dell’UE ha messo molti kosovari a disagio, e nonostante la fiducia espressa dal governo danese, l’accordo ha ricevuto pesanti critiche anche in Danimarca. Ma cosa sta succedendo alla Danimarca e al suo sistema carcerario da spingerla a spedire i propri detenuti in uno dei paesi più poveri d’Europa?
      Problemi in paradiso?

      La Danimarca e i suoi vicini nordici sono rinomati per l’alta qualità della vita, gli eccellenti sistemi educativi e le generose disposizioni di assistenza sociale. Di conseguenza, può sorprendere che il sistema carcerario danese abbia qualche cosa che non va.

      Secondo Peter Vedel Kessing, ricercatore dell’Istituto Danese per i Diritti Umani (DIHR), non c’è da stupirsi, il sistema carcerario infatti «non è una priorità in molti stati. Tendono a non dare la priorità alla costruzione di prigioni. Vogliono spendere i soldi per qualcos’altro». E in Danimarca “hanno prigioni molto vecchie".

      Alla fine del 2020 il servizio danese per i penitenziari e la libertà vigilata (Kriminalforsogen) ha riferito che il sistema carcerario aveva la capacità di contenere 4.073 prigionieri. In media, c’erano però 4.085 detenuti ad occupare le celle nel 2020, facendole risultare leggermente sovraffollate.

      Un rapporto del gennaio 2020 dell’Annual Penal Statistics (SPACE) del Consiglio d’Europa sottolinea che la Danimarca aveva 4.140 detenuti mentre possedeva capacità per 4.035. I funzionari penitenziari hanno trovato lo spazio in più riducendo le aree comuni e dedicate ai servizi di base. Secondo un rapporto DIHR del novembre 2021, «diverse prigioni hanno chiuso sale comuni o aule per avere un numero sufficiente di celle». Il rapporto menziona anche la trasformazione di palestre, sale per le visite e uffici in celle di prigione.

      In Danimarca, ogni detenuto dovrebbe avere una cella propria. Ma nelle prigioni come quella di Nykøbing, una città a 130 chilometri a sud di Copenaghen, ci sono ora due detenuti per cella, secondo un rapporto del “Danish Prison and Probation Service”.

      Il rapporto includeva una previsione per il 2022: si aspettano di superare del 7,9% i posti a disposizione. Sia il Kriminalforsogen che l’importante media danese Jyllands Posten hanno stimato una possibile carenza di 1.000 posti entro il 2025, se non si trovano soluzioni strutturali.

      Ora, invece di erodere ulteriormente gli spazi comuni, si pensa di inviare i detenuti a 2000 chilometri di distanza. Tra le molte cose, sono stati tanti i danesi a far notare che l’accordo viola i diritti di visita dei detenuti: diventerà molto più difficile per le famiglie e gli amici dei detenuti presentarsi all’orario di visita nel Kosovo orientale.

      «Se improvvisamente ti trovi a dover andare in Kosovo per trovare tuo padre… non sarà possibile per la stragrande maggioranza delle famiglie dei detenuti. Ad esempio, un bambino di 3 anni, non è che può andare in Kosovo quando vuole e, naturalmente, il detenuto non potrà venire a trovare il bambino», sottolinea Mette Grith Stage, un avvocato che rappresenta molti imputati che si battono contro la deportazione, al quotidiano danese Politiken. «Questo significa di fatto che i deportati perdono il contatto con la loro famiglia».

      Per coprire la spesa prevista di 200 milioni di euro in un decennio, il governo danese ha recentemente annunciato che intende aumentare le tasse sulla tv. L’annuncio ha causato reazioni amare. In un’udienza parlamentare all’inizio di febbraio, il direttore delle comunicazioni dell’organizzazione Danish Media Distributors, Ib Konrad Jensen, ha dichiarato: «È un’ottima idea scrivere in fondo alla bolletta [della televisione]: ’Ecco il vostro pagamento al servizio carcerario del Kosovo’».
      Aiuto!

      Non solo c’è una carenza di spazio nel sistema penale, ma la Danimarca ha anche difficoltà nell’assumere abbastanza guardie carcerarie ed è da questo punto di vista gravemente sotto organico negli ultimi anni.

      Un rapporto del 2020 del Consiglio d’Europa mostra che l’Albania ha una proporzione di guardie carcerarie per prigionieri più alta della Danimarca. Il confronto è stato portato alla luce dai media danesi per cercare di enfatizzare la scarsa qualità delle prigioni danesi: guarda come siamo messi male, anche l’Albania sta facendo meglio di noi.

      I funzionari penitenziari si sono opposti a questo tipo di parallelismo. «L’Albania è certamente un paese eccellente», ha dichiarato Bo Yde Sørensen, presidente della Federazione delle prigioni danesi, in un articolo del quotidiano Berlingske, «ma di solito non è uno con il quale paragoniamo le nostre istituzioni sociali vitali».

      Anche altri media danesi hanno fatto paragoni denigratori con i paesi balcanici per evidenziare i problemi del proprio sistema carcerario. Nel penitenziario di Nyborg, situato sull’isola di Funen, la testata danese V2 ha riferito che la qualità del lavoro è più scadente di quella della Bulgaria, affermando che «in media, un agente penitenziario nella prigione di Nyborg gestisce 2,8 detenuti», mentre «in confronto, la media è 2,4 in una prigione media in Bulgaria».

      La diffusa scarsa opinione tra i media danesi delle condizioni dei penitenziari nei Balcani mette chiaramente in discussione le assicurazioni che il governo danese ha dato nel garantire che i propri prigionieri a Gjilan troveranno le condizioni a cui hanno diritto per la legge danese.

      Ma come è chiaro, anche in Danimarca il sistema penitenziario ha problemi a rispettare queste stesse condizioni. Nel penitenziario di Vestre, a Copenhagen, i detenuti sono chiusi nelle loro celle durante la notte perché non ci sono abbastanza guardie per sorvegliarli durante la guardia notturna. I detenuti in Danimarca avrebbero diritto al contrario di avere un alto grado di libertà di movimento all’interno della struttura carceraria, anche durante la notte.

      «Non è un segreto che il servizio penitenziario e di libertà vigilata danese si trova in una situazione molto difficile. Ci sono più detenuti e meno guardie carcerarie che mai, e questo crea sfide e mette molta pressione», afferma Sørensen in una intervista per Berlingske.

      Un comunicato stampa emesso dal Fængselsforbundet - servizio penitenziario danese - mostra i bisogno in termini chiari: «Prendiamo il 2015 come esempio. A quel tempo c’erano 2.500 agenti per 3.400 prigionieri. Cioè 1,4 detenuti per agente. Ora il rapporto è di due a uno. Duemila agenti per 4.200 detenuti».

      In risposta ai problemi di personale, le prigioni danesi sono ricorse al chiudere a chiave le celle. «Il modo per evitare la violenza e per avere una migliore atmosfera nei penitenziari», commenta Kessing, ricercatore del DIHR, è quello di «creare relazioni tra l’istituzione penitenziaria, i detenuti e il personale della prigione». «Ma a causa della diminuzione del numero di guardie, non si ha più il tempo di sviluppare relazioni», chiosa.
      La risposta? Il Kosovo

      Per superare queste sfide, la Danimarca sembra aver preso esempio dalla vicina Norvegia, che ha affrontato problemi simili nel 2015. Quell’anno la Norvegia ha inviato 242 detenuti nei Paesi Bassi per risolvere i problemi di sovraccarico dei penitenziari. Ma nel 2018 il governo norvegese ha deciso di non rinnovare l’accordo di fronte a lamentele relative a riabilitazione e giurisdizione.

      Ora la Danimarca ha gettato gli occhi - come recinto per i propri detenuti - non sui Paesi Bassi ma su uno dei paesi più poveri d’Europa.

      «Il loro futuro non è in Danimarca, e quindi non dovrebbero nemmeno scontare la loro pena qui», ha dichiarato il ministro della Giustizia Nick Hækkerup, dando conferma di una crescente retorica anti-immigrazione in Danimarca.

      Quando i detenuti cominceranno ad arrivare a Gjilan nel 2023, la prigione sarà gestita dalle autorità danesi, causando una potenziale confusione su quale giurisdizione applicare: problema simile era sorto tra Norvegia e Paesi Bassi.

      Mette Grith Stage, come anche altri avvocati danesi, hanno espresso preoccupazione per questo accordo e si sono detti scettici sul fatto che le leggi penali danesi saranno applicate appieno nel sistema carcerario del Kosovo.

      In un’intervista con DR, l’emittente pubblica danese, il ministro della Giustizia Hækkerup ha però ribattuto: «Il penitenziario sarà gestito da una direzione danese che deve formare i dipendenti locali, per questo sono certo che le prigioni saranno all’altezza delle leggi e degli standard danesi. Deve essere visto come un pezzo del sistema carcerario danese che si sposta in Kosovo».

      Le dichiarazioni delle autorità danesi durante tutta la vicenda hanno spesso citato la loro «presenza significativa» in Kosovo. Tuttavia la Danimarca è l’unico paese scandinavo a non avere un’ambasciata a Pristina. L’ambasciata danese a Vienna, che supervisiona gli affari nei Balcani, ha esternalizzato il lavoro a uno studio legale nella capitale del Kosovo.

      A seguito degli obblighi NATO della Danimarca, un totale di 10.000 componenti delle proprie truppe hanno servito nella KFOR dal 1999 ad oggi. Attualmente sono 30 i militari danesi in Kosovo. Nel 2008 la Danimarca fu uno dei primi paesi a riconoscere l’indipendenza del Kosovo.

      Anche se le autorità danesi affermano di considerare il Kosovo alla pari, il semplice fatto che la Danimarca stia assumendo la gestione di una delle prigioni del Kosovo potrebbe legittimamente essere visto come una minaccia alla sovranità di quest’ultimo. Quando i prigionieri norvegesi vennero mandati nei Paesi Bassi, il penitenziario continuò ad essere sotto autorità olandese.

      Ma al di là delle preoccupazioni sulla giurisdizione, gli standard delle prigioni, i diritti di visita e i costi, ci sono questioni morali più grandi. Il popolo danese vuole veramente che a proprio nome vengano gestite strutture carcerarie offshore per i suoi immigrati incarcerati? E il popolo del Kosovo vuole essere una colonia penale dei paesi più ricchi? I governi della Danimarca e del Kosovo dicono di sì, ma cosa dice la gente?

      https://www.balcanicaucaso.org/aree/Kosovo/La-Danimarca-e-le-prigioni-off-shore-215757

  • Dans la baie de San Francisco, les habitants n’en peuvent plus de l’insécurité
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/12/01/dans-la-baie-de-san-francisco-les-habitants-n-en-peuvent-plus-de-l-insecurit

    Après les fusillades sur les campus, les lieux de travail ou de culte, une nouvelle catégorie a fait son apparition en Californie : les « highway shootings », ou fusillades autoroutières. Depuis janvier, la police a recensé 76 de ces incidents – dont cinq mortels – sur les rocades d’Oakland, soit plus d’un par semaine. Les motifs et auteurs des attaques ont rarement été identifiés. A plusieurs reprises, les victimes sont mortes au volant, causant par ailleurs des accidents.

    Cette série vient s’ajouter à la violence intra-muros, quotidienne dans ce port de 450 000 habitants où les autoroutes servent de frontière aux anciens ghettos : 127 homicides depuis le début de l’année, soit 20 de plus que pendant la même période de 2020. Le 19 novembre, le chef de la police d’Oakland, LeRonne Armstrong, a tenu une conférence de presse pour sonner l’alarme. Il n’a pas eu à chercher très loin les exemples. La veille, ses agents avaient été appelés pour une fusillade sur la 89e avenue : ils avaient compté 198 douilles (aucun blessé miraculeusement).

    LeRonne Armstrong a supplié les élus de lui accorder des effectifs supplémentaires : de 830 en 2009, le nombre de policiers est passé à 681. La maire d’Oakland, Libby Schaaf, l’a écouté. Le 29 novembre, elle a proposé au conseil municipal d’annuler les coupes budgétaires qui avaient été décidées dans la foulée du mouvement Black Lives Matter contre les violences policières.

    En cet an II de la pandémie, une autre expression a fait son apparition dans le vocabulaire de la baie de San Francisco : « flash mob burglaries », la nouvelle vague de cambriolages des magasins. Des pillages organisés, en groupes, avec des lieux de rendez-vous transmis à la dernière minute sur les réseaux sociaux comme pour les rave parties. Les voleurs sont munis de marteaux pour casser les vitrines, certains d’armes à feu. Ils déboulent en caravanes de voitures aux plaques d’immatriculation maquillées, bloquent la circulation et se ruent dans le grand magasin visé, au milieu des clients qui font leurs achats. Les vigiles sont débordés.

    Ces cambriolages dits « de masse » ont été signalés à Los Angeles, Minneapolis (Minnesota), Chicago (Illinois), à la faveur du « Black Friday ». Le 19 novembre, à San Francisco, les magasins Louis Vuitton, YSL, Alexander McQueen et six autres enseignes ont été dévalisés. Les magasins chics sont particulièrement visés mais aussi les boutiques de cannabis, qui sont supposées entreposer du cash – un garde de sécurité d’une équipe de télévision a été tué à Oakland en essayant de protéger les journalistes qui filmaient justement un hold-up.

    Le pillage le plus spectaculaire a eu lieu le 20 novembre, à Walnut Creek, banlieue résidentielle de l’est de la baie de San Francisco. Les caméras ont saisi une armée de 80 personnes, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, à l’assaut du grand magasin Nordstrom. Le butin de la soirée a été estimé à 200 000 dollars.

    S’agit-il d’un phénomène lié à la pandémie ? A l’accroissement des inégalités ? Le débat est houleux à San Francisco. Les syndicats de policiers, les conservateurs, les commerçants et nombre d’observateurs mettent en avant l’impunité dont bénéficient les petits délinquants. En cause : la proposition 47, adoptée par les électeurs californiens en 2014. Cette loi a décidé que le vol de biens d’une valeur inférieure à 950 dollars ne serait plus qualifié de crime mais de délit. Elle a permis de désengorger quelque peu les prisons.

    « Black Friday » sous état de siège

    Face à la bronca de la population, les élus se sont montrés devant les boutiques fermées de panneaux de contre-plaqué en proclamant que les « cambriolages de masse » ne seraient « pas tolérés ». Les dispositions annoncées jusqu’à présent donnent la mesure de leur impuissance. La maire de San Francisco, London Breed, a fermé à la circulation automobile Union Square, le cœur de la ville, où se trouvent les enseignes de luxe. Le shopping du « Black Friday » s’est déroulé sous état de siège, dans des rues sans voitures sinon celles de la police.

    Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a promis des patrouilles supplémentaires sur les autoroutes et aux abords des centres commerciaux. Il n’a pas convaincu tout le monde. Sa propre enseigne de grands vins, à San Francisco, PlumpJack Wines, a été cambriolée trois fois cette année.

  • Le capitalisme agricole et productiviste s’étend : en Drôme un Hackathon veut hacker l’agriculture via des applis numériques
    https://ricochets.cc/Le-capitalisme-agricole-et-productiviste-s-etend-en-Drome-un-Hackathon-veu

    Le Hackathon du gouvernement et de la chambre d’agriculture va bientôt démarrer, du 3 au 5 décembre 2021 dans la Drôme. Encore un dispositif officiel hightech pour favoriser une « agriculture » techno-numérique, une agro-industrie robotique à mille lieux d’une paysannerie responsable et soutenable... rdv dimanche 5 décembre à 14h devant la Chambre d’agriculture de la Drôme pour un contre-concours de fumure Cacathon contre Hackathon : la confédération paysane Drôme appelle à une grande action contre (...) #Les_Articles

    / #Agriculture, #Le_monde_de_L'Economie, #Technologie, Résistances au capitalisme et à la civilisation (...)

    #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle
    https://agriculture.gouv.fr/varennedeleau-decouvrez-les-projets-qui-seront-deployes-lors-du-hac
    https://www.contretemps.eu/modele-agricole-macron-agribusiness
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/11/23/le-parlement-europeen-adopte-une-nouvelle-pac-apres-de-longs-debats_6103302_
    https://reporterre.net/En-Iran-le-manque-d-eau-provoque-des-manifestations

  • Mai 2021 :

    Vaccins contre le Covid-19 : l’administration Biden soutient la suspension des brevets face à des « circonstances extraordinaires »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/05/l-administration-biden-soutient-la-suspension-des-brevets-pour-les-vaccins-c

    Novembre 2021 : pas vraiment en fait; https://mobile.twitter.com/POTUS/status/1464317627254419463

    President Biden sur Twitter : “For the world community: this news is a reminder that this pandemic will not end until we have global vaccinations. The U.S. has already donated more vaccines to other countries than every other country combined. It is time for other countries to match our speed and generosity.” / Twitter

    #bonimenteurs

  • Le retour de la Syrie à Interpol, un signal inquiétant pour les anti-Assad
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/11/26/le-retour-de-la-syrie-a-interpol-un-signal-inquietant-pour-les-anti-assad_61

    Etrange, le jour même de la nomination d’un très discutable officiel des Emirats à la tête d’Interpol, la Syrie réintègre cette organisation. C’est à croire qu’il y aurait eu un marchandage !...

    La montée en puissance de la Chine et des Emirats arabes unis au sein d’Interpol coïncide avec la réintégration dans les rouages de l’organisation d’un pays dont le bilan en matière de droits de l’homme est encore plus accablant : la Syrie. Depuis le mois d’octobre, Damas peut de nouveau accéder au système d’échange d’informations d’Interpol, qui permet aux Etats membres de s’envoyer des messages directement entre eux.

    L’élection du général de police émirati Ahmed Naser Al-Raisi, jeudi 25 novembre, à la présidence de l’Organisation internationale de police criminelle, plus connue sous le nom d’Interpol, est le meilleur symbole du fait que l’« ère des autoritaires » est loin d’être terminée.

    #syrie #interpol #émirats

  • Magdalena Andersson, la nouvelle première ministre de Suède, contrainte de démissionner le jour de son élection
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/11/24/en-suede-magdalena-andersson-est-la-premiere-femme-a-devenir-premiere-minist


    Magdalena Andersson, élue chef des sociaux-démocrates, à Göteborg, en Suède, le 4 novembre 2021.
    JOSHUA ROBERTS / REUTERS

    La chef de file des sociaux-démocrates a dû abandonner son poste après la mise en minorité de son budget et le départ de ses alliés écologistes de sa coalition gouvernementale.

    Magdalena Andersson n’aura passé que huit heures à la tête du gouvernement. Après son élection par le Parlement, mercredi 24 novembre, la nouvelle première ministre suédoise a été contrainte de démissionner après la mise en minorité de son budget et le départ de ses alliés écologistes du gouvernement.

    « Il y a une pratique constitutionnelle voulant qu’un gouvernement de coalition démissionne lorsqu’un parti le quitte. Je ne veux pas diriger un gouvernement dont la légitimité est remise en cause », a déclaré la dirigeante sociale-démocrate lors d’une conférence de presse, où elle a dit espérer être réélue à son poste lors d’un vote ultérieur.

    Seulement durant quelques heures la première femme à ce poste, après plusieurs jours de négociations délicates, elle a été finalement victime d’un douloureux jeu de domino politique.

    Usé par sept ans au pouvoir et par une crise politique au début de l’été, Stefan Löfven avait annoncé en août qu’il démissionnerait en novembre. Ancienne nageuse de haut niveau, connue pour son style direct qui lui vaut d’être surnommée « le Bulldozer », Magdalena Andersson lui avait déjà succédé à la tête du parti social-démocrate début novembre.

    Equilibres politiques serrés
    Les équilibres politiques serrés du Parlement suédois, qui avaient entraîné un délai de quatre mois pour former un gouvernement après les dernières élections de 2018, ont compliqué la donne. Magdalena Andersson a été élue grâce à un vote de députés à 117 voix pour, 57 abstentions, 174 contre et une absence. En Suède, un gouvernement est « passé » tant qu’une majorité absolue de 175 députés sur 349 ne vote pas sa censure.

    Mardi soir, cette économiste de 54 ans s’était assuré in extremis les soutiens nécessaires pour arriver au pouvoir, grâce à un accord de la dernière heure avec le Parti de gauche pour augmenter les petites retraites. Mais un autre parti-clé, le Parti du centre, mécontent des concessions faites à l’aile gauche, lui a retiré son soutien pour le budget, sans pour autant bloquer son accession au pouvoir.
    Conséquence : le même Parlement qui l’avait élue dans la matinée a mis son budget en minorité dans l’après-midi et adopté celui de l’opposition de droite, préparé pour la première fois avec l’extrême droite des Démocrates de Suède (SD).

    Mme Andersson avait dit pouvoir s’en accommoder. Mais pour son allié écologiste, seul autre parti de la coalition gouvernementale minoritaire, il était inacceptable de gouverner avec une loi de finances portant le sceau de l’extrême droite. Peu après la défaite budgétaire, le parti écologiste a donc annoncé son départ du gouvernement, contraignant Mme Andersson à rendre son tablier à peine acquis.

  • Les Etats-Unis et le Royaume-Uni veulent devancer la Russie pour récupérer l’épave d’un avion furtif
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/11/23/les-etats-unis-et-le-royaume-uni-veulent-devancer-la-russie-pour-recuperer-l

    Un avion furtif F-35B s’est abîmé en mer Méditerranée, mercredi 17 novembre, alors qu’il avait décollé du porte-avions britannique HMS Queen-Elizabeth. Son pilote avait pu s’éjecter à temps. Mais l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) s’inquiète de la possible récupération de l’épave de l’appareil par la Russie et du risque qu’elle mette ainsi la main sur sa technologie.

    Le fer à repasser le plus cher de l’Histoire est tombé dans l’eau à l’issue d’une tentative de vol ratée.

    Et donc, on te fait croire que la Russie a envie de récupérer « cet artefact level 99 », d’après l’OTAN, quand nous, là, les sachants, avons parfaitement connaissance qu’il s’agit d’un objet maléfique qui te jette une malédiction pour 1000 ans à toi et à ta descendance si tu le touches.

  • Au Venezuela, le retour aux urnes de l’opposition
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/11/21/au-venezuela-le-retour-aux-urnes-de-l-opposition_6103011_3210.html


    Des affiches pour les élections locales, à Caracas, le 19 novembre 2021.
    FABIOLA FERRERO POUR « LE MONDE »

    Près de 70 000 candidats sont en lice aux élections locales, dans un pays en pleine crise économique et sociale.

    Débâcle économique et sanctions américaines obligent, Caracas tourne au ralenti. Les embouteillages sont devenus rares. Mais, jeudi, les derniers meetings avant les élections locales de ce dimanche 21 novembre, réussissent à perturber le trafic de la ville. Ici et là, des Jeep, bardées de drapeaux, d’affiches électorales et de haut-parleurs géants, hurlent des jingles entraînants. Personne n’y prête attention.
    Le scrutin a pourtant valeur historique. Les principaux partis d’opposition qui, depuis 2017, appelaient leurs électeurs à l’abstention « pour ne pas cautionner le régime de Maduro », ont en effet décidé de reprendre le chemin des urnes. Vingt et un million de Vénézuéliens y sont appelés pour élire 23 gouverneurs, 355 maires et des centaines de conseillers régionaux et municipaux.
    Mais la politique ne passionne plus. « Ces élections ne vont rien changer », considère Sonia, 53 ans, fonctionnaire au ministère de la santé et longtemps militante du Parti socialiste unifié (PSUV, au pouvoir). Elle est venue assister au meeting de fin de campagne d’Hector Rodriguez, le gouverneur de l’Etat de Miranda, qui brigue un deuxième mandat. Drapeau rouge au bout du bras, Sonia a applaudi son candidat, comme d’habitude. Mais, en remontant dans le bus qui l’a conduite, elle lâche : « Le problème du Venezuela, c’est que gouvernement est nul, mais que l’opposition est pire. »

    Un blason à redorer
    A l’autre bout de la ville, Tomas Guanipa, le candidat de l’opposition à la mairie de Caracas, est attendu dans le quartier de la Pastora. Le public est moins nombreux, mais tout aussi populaire. « Nous avons moins de moyens que le PSUV », rappelle Jorge Armas, conseiller municipal d’opposition. Dans sa chemise bleu ciel impeccablement repassée, il se réjouit de pouvoir faire campagne dans les quartiers pauvres de la ville. « Le climat est plus serein qu’il ne l’était, se réjouit M. Armas. Le pouvoir, qui veut ces élections pour redorer son blason sur la scène internationale, nous laisse tranquille. » Pour le sociologue Ignacio Avalos, directeur de l’Observatoire électoral vénézuélien, ces élections permettent même « de mettre fin à un cycle de confrontation ».

    Mais l’opposition, fracturée, pei­ne à capitaliser le mécontentement et à incarner le changement. Le Parti socialiste unifié de Maduro semble assuré de remporter la majorité des quelque 3 000 postes à pouvoir. « Le PSUV présente 3 000 candidats et des poussières. L’opposition, elle, en présente plus de 65 000. Avec ça, tout est dit », soupire M. Avalos.

  • Face à la colère des paysans, l’Inde décide d’abroger des lois de réforme agricole
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/11/19/face-a-la-colere-des-paysans-l-inde-annonce-l-abrogation-des-lois-de-la-refo


    Les agriculteurs allument des pétards pour célébrer l’annonce de l’abrogation des lois agricoles contre lesquelles ils protestaient, à Ghazipur, dans la banlieue de New Delhi, en Inde, le 19 novembre 2021. MANISH SWARUP / AP

    Nombre de petits exploitants s’estimaient menacés par ces réformes votées en septembre 2020 qui risquaient, selon eux, de les obliger à brader leurs marchandises aux grandes entreprises pour les écouler.

    La volte-face a de quoi surprendre. Après un an de manifestations massives d’agriculteurs en colère, l’Inde a finalement décidé d’abroger trois lois de la réforme agricole. Le premier ministre, Narendra Modi, a déclaré, vendredi 19 novembre :
    « Nous allons entamer le processus constitutionnel d’abrogation de ces trois lois lors de la session parlementaire qui débute à la fin du mois. »
    « J’appelle tous les agriculteurs participant aux manifestations à rentrer chez eux, à retrouver leurs proches, leur ferme et leur famille, en ce jour propice de Guru Purab »
    , date anniversaire de la naissance de Guru Nanak, fondateur du sikhisme, a poursuivi le premier ministre indien. « Prenons un nouveau départ et allons de l’avant », a-t-il ajouté.

  • Après le revers pour le gazoduc #Nord_Stream_2, l’hiver s’annonce rude pour le marché du gaz
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/11/17/les-tensions-resteront-vives-sur-le-marche-du-gaz-cet-hiver_6102403_3210.htm

    La suspension de la procédure d’approbation du gazoduc qui devait relier la Russie à l’Allemagne intervient alors que tout est prêt pour enflammer les cours de l’énergie.

    Les travaux sont terminés depuis septembre, mais le gros tuyau ne transportera pas de gaz entre la Russie et le nord de l’Allemagne avant plusieurs mois. La suspension de la procédure d’approbation du gazoduc Nord Stream 2 par l’autorité allemande de régulation de l’énergie, annoncée mardi 16 novembre, risque même de maintenir les cours à des niveaux très élevés sur le marché européen, ce qui tirera à la hausse le prix de l’électricité. A peine connue la décision de la Bundesnetzagentur, l’Agence allemande des réseaux, le prix pour livraison en janvier coté à Londres a bondi de plus de 18 %, pour dépasser 94 euros le mégawattheure.

    Moscou souhaitait une mise en service commerciale de Nord Stream 2 à l’automne, ajoutant ainsi un corridor d’approvisionnement capable, comme Nord Stream, inauguré en 2011, de fournir 55 milliards de mètres cubes de gaz par an. Compte tenu de la longueur des procédures de certification, elle n’interviendra cependant pas avant la fin de l’hiver, alors que la consommation destinée au chauffage et à la production d’électricité est très forte à cette saison.

    « L’inquiétude est réelle, si nous avons un hiver froid, nous pourrions avoir des coupures d’électricité en Europe », a prévenu Jeremy Weir, patron du trader Trafigura, lors d’un sommet sur les matières premières organisé en Asie, mardi, par le Financial Times. Pour éviter le maintien de prix élevés, Berlin a tout intérêt à accélérer le processus d’autorisation de cette infrastructure stratégique, financée par Gazprom et cinq groupes européens (Engie, Shell, Uniper, Wintershall Dea, OMV) et défendue bec et ongles par la chancelière, Angela Merkel.

    Pouvoir de marché russe
    La décision du régulateur allemand intervient à un moment critique où tout s’est conjugué pour enflammer les cours : stockages anormalement bas à la fin de l’été et en cours de reconstitution, accidents sur des infrastructures, manque de vent qui a rendu les parcs éoliens inopérants et gonflé la consommation de méthane en Allemagne et au Royaume-Uni. Le tout dans un environnement mondial où la forte demande de gaz naturel liquéfié en Asie a fait monter les prix jusqu’en Europe.

    Or, Gazprom gère avec parcimonie les flux provenant de Sibérie et de l’Arctique. S’il honore ses contrats, il refuse de faire passer plus de gaz par le pipeline Brotherhood traversant l’Ukraine, un moyen de réduire le montant des droits de passage versés à Kiev, qui pourrait perdre au final 1,5 milliard d’euros. Vladimir Poutine rejette l’accusation d’utilisation de l’énergie à des fins politiques, tout en soufflant le chaud et le froid. Le président russe dispose, de fait, d’un important pouvoir de marché.

  • Arménie et Azerbaïdjan : combats en cours près de la région disputée du Nagorny-Karabakh
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/11/16/des-combats-sont-en-cours-entre-l-armenie-et-l-azerbaidjan_6102290_3210.html


    A l’automne de l’année dernière, l’Arménie et l’Azerbaïdjan s’étaient livrés une courte guerre, qui avait fait plus de 6 500 morts, pour l’enclave du Haut-Karabakh, déjà objet d’un premier conflit sanglant dans les années 1990.
    KAREN MINASYAN / AFP

    L’Arménie a reconnu avoir essuyé des pertes humaines lors de combats, toujours en cours mardi, avec l’Azerbaïdjan près de la région disputée du Nagorny-Karabakh.

    Les tensions n’ont cessé de se renforcer ces dernières semaines entre les deux anciennes républiques soviétiques. L’Arménie a affirmé avoir essuyé des pertes humaines dans des combats qui étaient toujours en cours, mardi 16 novembre, contre l’Azerbaïdjan, faisant craindre une reprise de la guerre qui a opposé ces deux pays rivaux du Caucase l’an dernier.

    « Une attaque des forces azerbaïdjanaises contre les positions des forces arméniennes a fait des morts et des blessés côté arménien », a assuré le ministère arménien de la défense dans un communiqué, faisant également état de la perte du contrôle de « deux positions militaires ». L’Arménie a également affirmé avoir infligé d’« importantes pertes » humaines aux forces azerbaïdjanaises. « Les combats se poursuivent, leur intensité n’a pas baissé », a ajouté le communiqué. Ces affrontements ont lieu près de la région disputée du Haut-Karabakh.

    Pour sa part, l’Azerbaïdjan a affirmé que les soldats arméniens quittaient leurs positions, « pris de panique ». « Les militaires azerbaïdjanais ont repoussé une contre-attaque des forces arméniennes (…). Les soldats arméniens, effrayés et confus, quittent leurs positions », a assuré le ministère de la défense azerbaïdjanais dans un communiqué.

    Le président du Conseil européen, Charles Michel, a appelé mardi les responsables arménien et azerbaïdjanais à une « désescalade urgente » et un « cessez-le-feu total ». Le président de l’instance représentant les Vingt-Sept, qui s’est entretenu avec le premier ministre arménien, Nikol Pachinian, et le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, a affirmé dans un tweet que l’Union européenne travaillait avec ces deux pays partenaires à « surmonter les tensions » en vue d’un « Caucase du Sud prospère et stable ».