• Pr_Logos sur Twitter
    https://twitter.com/Pr_Logos/status/1392215317724729348

    C’est dingue.

    Ces gens ont reçu des mémos, des demandes d’entretien, pour leur expliquer des plans de sécurisation sanitaire des cantines et des salles de classe, clé en main, avec chiffrage grossier.

    Et ils n’ont ni écouté ni mis en œuvre.

    Cet aveu…

    C’est dingue parce que c’est glissé discrètement au cœur d’une interview, comme si c’était une évidence depuis des mois et des mois — mais il vaudrait mieux compter en dizaine de milliers de morts qu’on aurait du et pu éviter.

    S’il savait, comme nous savions, pourquoi bon sang…

    Pourquoi ?
    Pourquoi n’ont-ils pas voulu entendre ?
    Vous vous rendez compte de ce gâchis ?

    Nos existences pourries, nos familles endeuillées, nos gamins qui doivent grandir et se construire en ayant l’avenir bouché d’un jour sans fin…

    Ca prouve que les réseaux sociaux n’ont rigoureusement aucun pouvoir. Ce compte, il y a 4 ministres abonnés, des conseillers ministériels en nombre, entre 300 et 400 journalistes, je ne compte plus les sénateurs et les députés et après 10 mois…
    …ça.

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1392206600774078465/pu/vid/640x360/6LCuf2qznLYTZMPM.mp4?tag=12

    #covid-19 #in_retrospect

  • Emmanuel Macron assume le choix de « vivre avec » le Covid-19
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/03/emmanuel-macron-assume-le-choix-de-vivre-avec-le-covid-19_6078875_3244.html

    En entamant le déconfinement du pays alors que l’épidémie est encore à un niveau relativement élevé, le chef de l’Etat fait le pari d’un agenda positif.

    Ah, encore un pari ? Faut se faire soigner, là. Ou alors il se met à acheter des billets de loto, ça au moins c’est pas nous qu’on se retrouve avec un tube dans la gorge.

    Sinon, l’élément de langage « agenda positif » est assez génial. Je suis fier de vivre dans un pays dans lequel le quotidien de référence reprend sans guillemets les expressions pré-chiées du gouvernement. Même quand elles ne veulent rien dire.

    • Et comme toujours dans notre presse de qualité, on préserve l’anonymat d’un officiel du gouvernement (« un proche du chef de l’État ») qui décrit ce « pari » comme « un mélange d’humilité, de pragmatisme et de détermination ». Slurp.

      « Tout ça est un mélange d’humilité, de pragmatisme et de détermination. Il faudra voir dans quinze jours si la baisse a perduré et dans quelle proportion. Il faut aussi que l’accélération de la vaccination se maintienne voire s’accentue », signale un proche du chef de l’Etat.

      (Rappelle-toi que le pseudonymat sur les interwebz, en revanche, c’est la mort de la démocratie.)

    • Une partie de la communauté scientifique s’étrangle. Alors que les variants indien ou brésilien menacent de tout faire dérailler, que les hôpitaux restent débordés, les critères utilisés pour justifier le déconfinement leur paraissent bien légers. « Les Japonais se démènent pour ralentir une épidémie afin qu’elle ne dépasse pas les 40 cas pour 100 000 habitants sur sept jours. En France c’est 400. Leur niveau d’exigence est au moins dix fois plus strict ! », souligne Antoine Flahault, directeur de l’institut de santé globale à l’université de Genève. « Je crois que tout le monde attendait un gouvernement qui dise “plus jamais cela !” A la place, le président a déclaré s’accommoder d’un virus qui peut causer 40 000 cas et 300 décès par jour, ce n’est pas acceptable. Le problème de la stratégie du “vivre avec” est qu’elle n’a été qu’une série d’échecs jusqu’à présent », insiste l’épidémiologiste.

      Risque de devenir le mauvais élève de l’Europe

      Les experts ne s’expliquent pas que le gouvernement ait abandonné l’objectif qu’il s’était fixé à l’automne dernier de descendre à 5 000 cas de contamination par jour. Beaucoup d’entre eux vantent la stratégie du « zéro Covid » qui, en agissant vite et fort contre le virus, doit éviter les incessants stop-and-go des confinements et déconfinements. A leurs yeux, la France risque de devenir le mauvais élève de l’Europe et faciliter la fabrique de nouveaux variants. La décision chinoise de suspendre, le 30 avril, les vols reliant Paris et Shanghaï pour deux semaines est déjà, selon certains, un signal à ne pas négliger.

      La stratégie « zéro Covid-19 » ? « Ça n’est pas soutenable avec nos standards démocratiques », a balayé le chef de l’Etat en préambule à son entretien auprès des titres de la presse quotidienne régionale, le 30 avril. « Ceux qui l’ont mise en place étaient soit des îles, soit des régimes autoritaires. On n’est ni l’un ni l’autre. Il y a toujours des Cassandre pour prédire le pire, mais il faut aussi faire preuve d’optimisme ! », abonde un conseiller ministériel, estimant que les critères de surveillance de l’épidémie sont loin d’être laxistes.

    • la task-force a encore frappée
      https://twitter.com/Pr_Logos/status/1385957223646613512

      C’est un théorème : plus un type a le profil de l’imposteur publicitaire, du bateleur grande gueule qui maintient les pires âneries envers et contre toutes les preuves scientifiques et plus on le retrouve promu à la télévision.ici, Pittet, pitoyable.

      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1385667854238879746/pu/vid/1280x720/jOsybGEhYM1Wu7ws.mp4?tag=12

  • Signalé par Pr Logos : lors de son intervention hier, Castex présente une « comparaison européenne du nombre de nouveaux cas par million d’habitants »… sur laquelle ne figure pas la France.
    https://twitter.com/Pr_Logos/status/1385500755608674304

    Ça devient inimaginable dans le genre réalité alternative et créativité à la française…

    Si tu fais la même courbe avec la France, évidemment ça devient plus difficile de crier victoire et d’annoncer triomphalement qu’on va rouvrir les écoles :

    • de toute manière, les nombres de nouveaux cas dépendent tellement des politiques de test de chacun des pays que c’est même déjà limite de comparer les pays entre eux...

      Nous, en Rrance, on a trouvé la solution pour gagner la compétition européenne : on teste moins, ça coûte moins cher, ça inverse la courbe des contaminations, et ça donne raison au gouv !

  • #Covid-19 : des scientifiques appellent à « mettre davantage l’accent sur la #ventilation » et l’#aération
    https://www.lejdd.fr/Societe/covid-19-des-scientifiques-appellent-a-mettre-davantage-laccent-sur-la-ventila


    Des fenêtres ouvertes dans une école en Allemagne, où la doctrine est d’aérer les salles de classe toutes les 20 minutes. (AFP)

    Dans un éditorial publié dans le British Medical Journal, quatre spécialistes internationaux appellent à mieux prendre en compte le rôle des #aérosols dans la transmission du Sars-CoV-2 et, en conséquence, à aérer et ventiler davantage.

    L’aération, un #geste_barrière trop souvent négligé dans la bataille contre le Covid-19. C’est ce que déplorent quatre scientifiques dans un éditorial publié jeudi par le British Medical Journal https://www.bmj.com/content/373/bmj.n913, une prestigieuse revue médicale outre-Manche. Pour eux, cette consigne simple n’est que trop peu souvent appliquée. "Il est désormais clair que le Sars-CoV-2 se transmet principalement d’une personne à l’autre par inhalation et à une distance relativement courte", soulignent ces chercheurs, tous spécialistes des virus et de la circulation de l’air.

    "On est bien plus susceptible d’être infecté dans une pièce dont les fenêtres ne peuvent pas s’ouvrir ou qui ne dispose pas d’un système de ventilation", rappellent les signataires.

    Les plus petites particules peuvent rester en suspension dans l’air pendant des heures.

    #santé_publique #prévention

  • Covid-19 et variants : les contrôles des passagers en provenance du Brésil sont-ils suffisants ? - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/faits-divers/covid-19-et-variants-les-controles-en-provenance-du-bresil-sont-ils-suffi


    Les passagers en provenance d’un pays étranger doivent désormais justifier d’un motif impérieux de déplacement.
    LP/Olivier Corsan 

    Des scientifiques estiment que les mesures de quarantaine pour les passagers qui arrivent du pays sud-américain, où circulent plusieurs variants, sont trop légères. Le gouvernement met en avant le durcissement des mesures décidé fin janvier.

    La France se protège-t-elle assez du variant « brésilien » ? Non, estiment plusieurs médecins, inquiets que cette souche « P1 » ou « 20J/501Y.V3 » n’explose en France comme cela s’est produit au Brésil, où la situation sanitaire est jugée catastrophique. Elle serait de 40 % à 120 % plus transmissible que celle prédominante jusqu’au début de l’année, soit bien plus que le variant britannique (entre 36 et 75 %), d’après les premiers éléments rapportés par Santé publique France. Plus inquiétant sans doute, elle échapperait « potentiellement » en partie à l’immunité, acquise suite à une infection ou grâce au vaccin. Sans parler des 92 autres variants identifiés au Brésil.

    Dans le viseur de ces scientifiques, les contrôles à l’arrivée en France sont jugés trop souples. Depuis le 31 janvier, tout déplacement depuis un pays non européen (sauf l‘Australie, la Corée du Sud, Israël, le Japon, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et Singapour) est soumis à la présentation d’un motif impérieux. Quatorze raisons sont listées sur le formulaire téléchargeable sur le site du ministère de l’Intérieur, comme le fait d’avoir sa résidence en France ou de travailler dans le secteur du transport. Ce document doit s’accompagner d’un test PCR négatif réalisé « moins de 72 heures avant le départ » et d’une attestation sur l’honneur certifiant que l’on est ni symptomatique ni cas-contact.

    Un millier d’arrivées par semaine ?
    Le gouvernement vante régulièrement ce cadre durci. « On ne peut pas empêcher un Français de revenir sur le territoire national, et pour les autres il faut un motif impérieux et un test PCR, sinon vous n’embarquez pas. Et si des compagnies ne respectent pas les règles, on les suspend », a martelé ce dimanche le secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Clément Beaune, sur RTL et LCI. À l’en croire, il y aurait aujourd’hui un millier d’arrivées en provenance du Brésil par semaine, « essentiellement des Français », contre 50 000 en temps normal. D’après le ministre délégué en charge des Transports Jean-Baptiste Djebbari, interrogé sur LCI ce lundi matin, ce serait même « 50 par jour ». Le site d’Aéroports de Paris, consulté ce lundi matin, fait état de l’arrivée de deux vols directs dans la journée à Roissy, l’un en provenance de Sao Paulo et l’autre de Rio de Janeiro.

    Ce dispositif durci comporte néanmoins toujours « des trous dans la raquette », estime Rémi Salomon, le président de la Commission médicale d’établissement de l’AP-HP. Premièrement, la règle des 72h pour le dépistage n’est pas infaillible. « Si vous vous contaminez la veille ou l’avant-veille du départ, vous serez en pleine période d’incubation donc asymptomatique et non détectable au test », juge le pédiatre de profession. « Les 72 heures sont la fameuse zone grise entre le moment où on est contaminé et le moment où on devient positif », complète Eric Billy. « 1 000 personnes par semaine, cela ferait 150 par jour. Je ne vois pas pourquoi on ne les dépisterait pas aussi tous à l’arrivée », estime ce chercheur en immuno-oncologie, ajoutant qu’une telle stratégie devrait s’appliquer à « tous les pays où des variants circulent fortement ».

    La préfecture de police assure ce mardi matin au Parisien que cela a été mis en place, dimanche 11 avril. Désormais, « les passagers des vols en provenance du Brésil sont systématiquement contrôlés par un test antigénique à l’arrivée ». Le site du ministère des Affaires étrangères indique simplement que tout voyageur doit « accepter qu’un test puisse être réalisé à son arrivée sur le territoire national », sans en préciser le caractère automatique.

    Quatorzaine à l’hôtel au Royaume-Uni
    Rémi Salomon plaide de son côté pour une quatorzaine véritablement contraignante, à l’image de ce qu’applique le Royaume-Uni. Toute personne arrivant de l’un des 28 pays placés sur « liste rouge » doit rester pendant 10 jours en quarantaine dans un hôtel. Les conditions sont draconiennes et bien éloignées de ce qui se fait en France. Les visites et les sorties de chambre sont notamment interdites (sauf dans quelques cas très limités, comme une convocation judiciaire, des funérailles, etc), tandis que les repas sont fournis par l’établissement. Et si les règles sont bafouées, la personne risque une amende de 10 000 livres, soit près de 12 000 €.

    À l’arrivée en France, toute personne doit s’engager à s’isoler pendant une semaine. Concernant les retours du Brésil, « les passagers positifs au test antigénique font l’objet d’un test PCR complémentaire et d’un arrêté de placement à l’isolement dans un lieu déterminé par le passager (domicile, hôtel, chez un tiers…) », assure la préfecture de police, reprenant une disposition rendue possible par un décret présenté en Conseil des ministres le 24 mars. Mais cela n’est donc pas le cas pour tous les passagers négatifs.

    Par ailleurs, une fois le pied posé au sol, cette mesure d’isolement (volontaire ou sur arrêté) ne fait pas l’objet de contrôles poussés de la part des autorités. « On peut trouver des faux certificats de tests négatifs sur Internet, et les attestations sur l’honneur valent ce qu’elles valent », grince le biologiste Claude-Alexandre Gustave. Une solution encore plus radicale serait de suspendre tous les vols avec le Brésil, comme l’a fait le Portugal et comme la France l’avait fait avec le Royaume-Uni pendant 48h fin décembre. Mais maintenir des lignes « est imposé par le droit », a justifié Jean-Baptiste Djebbari.

    « Les déplacements depuis l’étranger vers la France et de France vers l’étranger, même lorsqu’ils ne sont pas formellement interdits, restent strictement déconseillés jusqu’à nouvel ordre. L’engagement et la responsabilité de chacun sont nécessaires pour limiter la diffusion du virus en France et en Europe », se contente de rappeler une source diplomatique française.

    Pour l’heure, les variants « brésilien » et « sud-africain » ne représentent que 5 % des cas positifs passés au « criblage » en France (une mutation commune à ces deux souches est traquée). D’après les données de séquençage obtenues de la dernière enquête « Flash », « P1 » ne concerne même que 0,5 % des séquences interprétables.

    Mais cela ne signifie pas qu’il restera aussi minoritaire durant les prochaines semaines. « Dans cette compétition entre variants, P1 ne se diffuse pas massivement quand le britannique est prédominant. Mais il est arrivé dans un pays en plein été, de même que le sud-africain. Donc peut-être qu’il augmentera ici avec l’arrivée de la saison estivale », imagine Eric Billy. Contactés, ni Aéroports de Paris ni la préfecture de police n’ont répondu à nos questions à l’heure de publication de cet article.

    • Importer le variant brésilien ! Spoil sur le confinement de septembre

      Au fait, on a un département français avec 84,9% de #variantbrésilien. C’est la Guyane, qui est reliée à Orly par des vols quotidiens et qui possède 730km de frontière terrestre avec le Brésil, la plus longue du pays.

      Au #Brésil, l’hécatombe.
      « Le variant découvert à Manaus semble se propager à l’ensemble du Brésil. C’est particulièrement préoccupant parce qu’il peut bien évidemment se diffuser sur le reste de la planète » alerte Fabio Biolchini de @MSF_brasil

      Sauf en France !

    • Ah mais c’est que depuis tchernobyl on a une expertise internationalement reconnue en « stoppage de trucs à la frontière » sans même qu’on ait à faire quoi que ce soit : nuages, virus, y’a pas de limite !

    • AFP : Paris a décidé de suspendre « jusqu’à nouvel ordre » tous les vols entre le Brésil et la France en raison des inquiétudes autour du variant brésilien du Covid-19, a annoncé mardi le Premier ministre Jean Castex.

      c’est pas comme si nos voisins Italiens, Belges, Espagnols et Portugais étaient déjà pestiférés :-p Leurs virus s’arrêteront net à nos frontières, au pire à 10 km, sauf attestation professionnelle ; ça ne fait aucun doute.

    • Pour l’heure, les variants « brésilien » et « sud-africain » ne représentent que 5 % des cas positifs passés au « criblage » en France

      C’est exactement l’argument qu’on nous servait début janvier 2021 au sujet du variant anglais ! On connait la suite.

    • Noémie, qui souhaite garder l’anonymat, est positive à sa descente d’avion, arrivée du Brésil. Elle ne peut donc prendre son vol intérieur vers Marseille. Elle rejoindra Martigues… en TGV.

      Je suis un peu anxieux des conséquences possibles du thread, de la sur-réaction. Même si les données sont maintenant fiables, je repousse encore le moment de faire une estimation avec l’effet de la vaccination et de l’immunité croisée avec P.1.

      L’exécutif a ignoré les alertes sur la souche B1.1.7 condamnant des dizaines de milliers de personnes, détruisant des centaines de milliers de vies. Je voudrais être convaincu d’alerter à bon escient et je dois auto-modérer par principe de responsabilité.

      Suspension du thread.

      https://twitter.com/Pr_Logos/status/1382074768854245377

  • « Avoir un comportement à changer, c’est un luxe de la classe moyenne blanche ». https://www.liberation.fr/idees-et-debats/opinions/dans-nos-comportements-bah-ouais-20210331_7SMCRSHWYVGPLKU7HFEZ5PDJAY

    « L’épidémie dépendra de nos comportements » : voilà un constat raisonnable et banal. On le retrouve en version autoritaire ou bienveillante chez Boris Johnson, le préfet Lallement et mille autres experts et commentateurs. Il y a pourtant quelque chose qui cloche dans ce cliché, quelque chose de bête et de tragique, auquel il faudrait pouvoir répondre sans passer par un autre poncif, celui des fins limiers de la critique du néolibéralisme : « Vous, les politiciens, individualisez les responsabilités pour échapper aux vôtres. » Alors que nous avons enfin en France un message de santé publique potable (« dehors en citoyen, chez moi avec les miens »), la question mérite mieux : d’où vient cette évidence, selon laquelle la lutte contre une épidémie passe par les « comportements individuels » ? Et qu’est-ce que cette « brique » de bon sens, comme aurait dit Roland Barthes, nous empêche de comprendre ?

    La vision comportementale de la santé publique naît au début du XXe siècle, quand la Fondation Rockfeller invente aux Etats-Unis une forme d’évangélisme sanitaire, avec conférences itinérantes et visites à domicile, pour éduquer les pauvres, changer leurs comportements et vaincre les épidémies. Le modèle est exporté dans le monde entier. En France (pays arriéré en santé publique comme chacun sait), c’est la Rockfeller qui orchestre les débuts de la lutte contre la tuberculose en 1918, faisant de « l’éducation sanitaire » une affaire de slogans moralisateurs (« C’est un malin… il dort la fenêtre ouverte ») conçus par des professeurs de médecine bedonnants et paternalistes – Simone Veil modernisera tout cela dans les années 70 en important au ministère de la Santé les méthodes du marketing pour professionnaliser la conception et l’évaluation des campagnes.

    Le choc du sida, à partir des années 80, marque à la fois l’apogée et l’échec de ce modèle. L’idée que les comportements sexuels sont l’explication de l’épidémie et une cible prioritaire pour la contrôler semblent aller de soi. Une fois les attitudes des populations bien décrites, des campagnes d’éducation permettront d’informer les individus et de les débarrasser de leurs croyances erronées ; ils adopteront alors les bons comportements et adieu le virus. La baisse relative de la prévalence chez les gays dans les années 90 et l’adoption massive du préservatif confirment les attendus du modèle, tout comme, en négatif, l’explosion de l’épidémie en Afrique, que les experts perçoivent comme une terre de superstitions à éduquer de toute urgence (je vous épargne le florilège du racisme savant de l’époque).

    L’édifice théorico-politique se fissure pourtant dans les années 2000 : comment expliquer, non seulement que l’Afrique soit si touchée par l’épidémie (ce que le cliché sur l’insouciance sexuelle des Africains explique sans peine), mais surtout qu’elle le soit de manière si hétérogène ? En 2004, la première enquête épidémiologique à essayer d’y répondre sérieusement compare, à partir d’un échantillon aléatoire de 8 000 personnes, quatre villes du continent touchées très différemment par le VIH. Les conclusions font tomber tous les comportementalistes de leur chaise : la différence entre les villes très touchées (plus de 20 % de prévalence) et les autres ne s’expliquent ni par un moindre port du préservatif, ni par un plus grand nombre de partenaires sexuels, ni par aucun autre indicateur lié au « comportement sexuel », mais par des facteurs biologiques (co-infection avec l’herpès et circoncision masculine) et sociaux (liés notamment aux inégalités de genre). Ce qui ne veut pas dire que le préservatif ne sert à rien, mais plutôt que les comportements individuels n’ont qu’un effet marginal sur l’épidémie, et que cet effet est écrasé par des variables liées à l’environnement social et politique. L’étude marque ainsi un tournant vers une compréhension « écologique » de l’épidémie et de la prévention.

    Il a été démontré depuis que l’épidémie de VIH chez les Africains-Américains aux Etats-Unis ou les migrants en France n’est pas liée à un déficit d’éducation ou à une indéracinable indiscipline, mais à la structure même des réseaux socio-sexuels, façonnés par la précarité, la ségrégation raciale et la criminalisation des populations. Avoir un comportement à changer, c’est un luxe de la classe moyenne blanche. La leçon est en fait très banale : depuis le XIXe siècle, la santé publique doit sa réussite aux égouts, aux normes d’aération, à la médecine de travail, aux congés maladie, à l’échange de seringues, au Subutex, aux antirétroviraux, beaucoup plus qu’au catéchisme comportementaliste. Il serait bon de s’en souvenir en temps de Covid-19 : les contraintes structurelles (travail, logement), les cofacteurs biologiques et les mutations du virus écrasent, dans toutes les études, l’effet du respect des gestes barrières. C’est là le tragique : l’épidémie ne dépend pas de nos comportements, ou si peu.

    #comportement #nudge

    • Discuté/critiqué par Pr. Logos
      https://twitter.com/Pr_Logos/status/1378258027409768451

      Un article à lire, fort intéressant, qui serait convaincant s’il n’avait cette brillance et cette manière d’affirmer qui suscitent la méfiance, surtout quand la conclusion est fausse : « l’épidémie ne dépend pas de nos comportements ou si peu ».

      C’est l’archétype de l’article malin par un auteur malin, qui met en valeur des choses finalement simples et bien connues, mais peu vulgarisées, mais finit par dire des sottises aussi énormes que ce qu’il prétend corriger.

      L’article a ceci d’irritant qu’il ne se fonde sur aucun travail de terrain : le type ne se confronte manifestement pas à la question concrète, technicisée, de la sécurisation sanitaire et de l’endiguement épidémique.
      Il lui manque ceci : la responsabilité que confère le faire.

      L’article construit un épouvantail initial : le comportementalisme ne serait que le visage de l’individualisme moralisateur… Puis, dans une dialectique de copie khâgno-BCPST, on dévoile ce secret de polichinelle : il existe des facteurs environnementaux.

      Synthèse : et si le comportement était un fait social et environnemental ?

      Il en va du lecteur des Inrocks comme de celui de Libé : quinqua, il ou elle aime se sentir jeune et connaître Aya Nakamura, plutôt que de voir citer Hegel ou les tenants de l’#interactionnisme_social .

      On serait quelque part entre les deux ?

  • Bon bah ... puisque le PR Machin n’en n’a pas tenu compte ce soir, je vous rapatrie un super (encore) tweet-fil-conseils du Pr Logos, parce que nous sachons que c’était possible...
    source : https://twitter.com/Pr_Logos/status/1377141926026047496

    1/ Ca tape tellement sur le ciboulot, cette épidémie, que j’ai rêvé d’un allocution d’Epidemiolok 1er. Mais son melon avait disparu.

    Il commençait par présenter ses excuses et ses condoléances pour les 100 000 morts en ayant conscience de ses choix désastreux.

    2/ Puis il annonçait un investissement de 3 milliards €, pour partie en salaires, pour partie en matériel, pour s’engager dans une stratégie Zéro-Covid définitive. Et il égrenait, sans zozoter, une liste des choses mises en place en donnant à chaque fois un argument rationnel.

    3/ Bizarrement, il commençait par la mise à disposition d’une appli à QR code pour éviter les files statiques devant les commerçants : on arrive, on s’inscrit pour la file délocalisée et on va faire un tour au soleil. Le téléphone prévient de l’état de la file.
    Du Cédric O.

    4/ Ensuite il expliquait en termes simples ce que signifie une transmission par voie d’aérosols, le rôle primordial de la ventilation, les effets de sillage, même en extérieur, et comment monitorer le CO2 et en faire l’affiche dans les espaces publics.

    5/ Il trouvait un accent de vérité jusqu’ici inconnu et annonçait la réquisition par l’état d’une chaîne de fabrication de capteurs de CO2 NDIR par absorption infrarouge à 23€ de coût de revient, pour en produire 1000/jour. Il mobilisait des étudiants rémunérés pour les déployer

    6/ Il annonçait qu’il avait enfin compris que le risque variait quadratiquement avec le niveau de filtration des masques et que des masques chirugicaux bien mis, cela divisait par 100 le risque, et annonçait la commande à une PME bretonne de 10 millions de masques FFP2 par jour.

    7/ Il pensait que d’ici la fin de la semaine, des décontaminateurs de masque à UV-C sous vapeur de peroxyde d’hydrogène, avec des petits casiers numérotés permettant de les laisser 30’ heure et de retrouver ses masques propres seraient installés dans les écoles et lieux publics.

    8/ En effet, il trouvait insupportable la charge pour la planète de masques qu’on jette et entendait pleinement profiter qu’on puisse décontaminer 4 fois les masques, par un service public.

    9/ Il faisait appel au monde de la recherche, en présentant ses excuses d’avoir cru par des lectures diagonales, sans payer le coût d’entrée dans des disciplines auxquelles il n’entend rien, suppléer à ceux dont le métier vise à dire le vrai sur le monde, et aux ingénieurs.

    10/ Il leur demandait de travailler à la sécurisation des lieux publics, à commencer par les cantines scolaires et les restaurations collectives d’entreprise, mais aussi les terrasses de café, les cinoches, les salles de concert, etc, pour ajouter ventilation/aspirateurs à Covid.

    11/ Surtout, il annonçait que quand ça irait mieux, quand on ferait printemps (il ne se refait pas) plutôt qu’être pris dans cette pluie de cendres et de morts, il faudrait éviter des résurgences en étant capables d’endiguer très rapidement toute reprise épidémique.

    12/ Il n’y allait pas de main morte, le petit père Macron : il disait clairement que l’appli « Stop Covid » était inepte dans le fait même qu’elle niait les voies de transmission épidémique et que le résultat était inutilisable, et que l’investissement de l’Etat irait au bon endroit

    13/ Il annonçait 60 000 recrutements d’épidémiologistes de terrain qui feraient un travail local d’information populaire, de détection quartier par quartier des voies de propagation épidémique, d’aide à l’isolement, de prêt de purificateurs d’air, de décontamination, de tests.

    14/ Il disait qu’il avait conscience du danger que l’on puisse se servir de ces « ilotiers » à des fins répressives et que leurs droits et devoirs, et le fait qu’ils soient tenus strictement au secret médical, serait strictement encadré.

    15/ Il donnait le coût pour la société, modeste, pour déployer cette médecine préventive qui s’adapte à la manière de vivre des citoyens, qui s’appuie sur eux, plutôt que par des injonctions paternalistes venues du sommet de l’Etat.

    16/ Enfin, il passait au long terme et analysait la part de son échec due à la désindustrialisation du pays, empêchant l’Etat de produire pour répondre aux besoins, il analysait l’échec de Sanofi et celui de l’Institut Pasteur, pour le vaccins.

    17/ Il s’engageait à changer de paradigme pour l’organisation de la recherche, après 20 ans d’erreurs, et il annon…

    Brebrebrebrebre.

    « Vous écoutez France Culture, il est 7h15 et notre invité matin est Stanislas Dehaene. Alors, faut-il fermer les écoles ? »

    18/ Tic-tac-tic-tac-tic-tac-tic-tac.
    Driiiiiiiing.
    Baaaaah.

    #covid #covid19 #macron #confinement #finementcon

  • Excellent fil info #Covid du « Pr. Logos » sur cuicui :

    1/ Peut-on établir une mesure des risques de contamination de sorte à libérer toutes les activités qui ne causent pas de risque significatif et à éliminer celles qui causent le gros des contaminations ?
    La réponse est oui.

    2/ Commençons simple par la base. La probabilité d’être infecté dépend de la dose virale que l’on reçoit, c’est-à-dire du nombre de particules virales que l’on inhale, de manière cumulée. Plus l’air est concentré en virus, plus la dose est forte. Plus on en inhale longtemps aussi

    3/ La dose moyenne à laquelle on atteint une probabilité significative d’être contaminé (63% par convention) s’appelle un quantum d’infection. Il dépend pour chaque individu de son système immunitaire (qualité de la réponse interféron) et donc de l’âge, des comorbidités, etc.

    4/ L’idée la plus simple sur laquelle appuyer un calcul de risque suppose que la probabilité d’être infecté est proportionnelle à la dose à faible dose. Ce n’est pas forcément évident, ni totalement vrai, mais cela permet de tirer d’avancer vers des conclusions importantes.

    5/ Première conclusion sur les masques.
    Si vous faites une activité avec un masque en coton, vous divisez la concentration inhalée par 3 mais l’émetteur en exhale aussi 3 fois moins.
    Cela fait donc 9 fois moins de risque.

    6/ Vous mettez correctement le masque chirurgical, sans qu’il baille et voilà que c’est 10 fois moins, donc 100 fois moins de risque. Au besoin, vous le plaquez sur le nez et les joues avec un joli masque en coton.
    100 fois moins de risque que sans masque.

    7/ Vous mettez un FFP2 bien ajusté à votre tête et c’est 50 fois moins de dose inhalée. L’un a un FFP2 et l’autre un masque chirurgical, le risque est divisé par 500.
    Deux FFP2 non-médicaux, le risque est divisé par 2500…

    8/ Ces facteurs sont non seulement déterminés scientifiquement par les facteurs de filtration, mais aussi validés par les études de ce type, sur les contaminations en milieu hospitalier, stoppées par les FFP2 mais pas les masques chirurgicaux.
    https://t.co/ofnGLREQH2

    9/ Deuxième facteur qui détermine les doses de particules virales inhalées : le niveau de ventilation par personne présente autour de vous, c’est-à-dire le remplacement de l’air vicié par de l’air frais. La ventilation conditionne la dilution des particules virales.

    10/ Coup de chance, nous disposons d’un moyen de mesure du niveau de ventilation, donc du risque : le taux de CO2. En effet, les particules virales et le CO2 se diluent au même rythme. En Allemagne, les enseignes de bricolage, les supermarchés en vendent et en font la pub…
    Nous ?

    11/ Le niveau de ventilation, de remplacement de l’air vicié par de l’air frais, détermine le risque de transmission aéroportée à longue distance. On peut déterminer ce risque, en moyenne sur la population, qui est est proportionnel au taux de CO2 relatif à l’extérieur.

    12/ Pourquoi faut-il que les commerces, les transports, les écoles, et vous chez vous, vous ayez un capteur de CO2 de qualité, et appreniez à vous en servir ? Parce que c’est une mesure du risque.
    Vous pouvez faire plein de choses en risque contrôlé, en aérant, en purifiant l’air.

    13/ Troisième point. Les doses émises dépendent de l’activité. Parler émet plus de particules virales que respirer au repos. Courir aussi. Le pire du pire, c’est chanter.
    D’où, je peux vous dire comment faire un beau cluster à vous.

    14/ Pour l’anniversaire d’un super bon copain, vous faites une teuf dans un salon de 13 m^2, avec les fenêtres fermées à cause de la maréchaussée, et surtout, vous braillez en cœur avec une voix avinée, par dessus les paroles de la bonne vibe qui passe — une tuerie.
    Topissime.

    15/ Je vous connais, vous voulez des nombres. Du quantitatif.

    Prenez un type comme Trump, ou sa compagne. Ils émettent typiquement du 40 quanta par heure. 40 fois de quoi contaminer une personne moyenne en une heure.
    L’article.
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7684677 : COVID-19 transmission in the first presidential debate in 2020
    The infection risks of Biden, Wallace, and the audience by Trump and the first lady were assessed during the first presidential debate.

    16/ Vous prenez l’apéro avec Trump (ou n’importe quelle personne moyenne comme lui) et sa femme, tous deux contaminés, sans masque, pendant une heure, dans votre salon à 1500 ppm de CO2 parce qu’il fait froid dehors.
    La probabilité que vous le choppiez : 67%.

    17/ Vous voyez Trump et sa femme, tous deux contaminés, mais vous aérez deux fois trois minutes pendant la demi-heure où ils sont chez-vous et vous discutez tous avec des masques chirurgicaux bien mis. Résultat 650 ppm.
    La probabilité que vous le choppiez : 0,2%.

    18/ Pour aujourd’hui, je ne vais pas développer le calcul de risque ni ses incertitudes, mais juste pointer qu’il existe, et qu’on connait le cumul des facteurs de risque, avec précision.

    19/ Ce qu’on vient de voir (filtration par les masques, type d’activité, degré de ventilation) détermine la dose de particules virales inhalée à longue distance. A courte distance du visage d’une personne infectée, il y a un sur-risque que l’on peut éviter simplement.

    20/ La dilution liée au mélange turbulent dans le sillage d’un émetteur de virus a été traité par Taylor en 1921. C’est dire si c’est une science bien connue…
    https://t.co/ZXzVdhtLZo

    21/ Un article récent, que j’aime bien (au premier degré), vous explique comment optimiser par la recherche olfactive, le fait de vous mettre dans le sillage de particules virales de quelqu’un.
    Vous, il faut faire le contraire, hein…
    https://www.pnas.org/content/99/20/12589.full : Olfactory search at high Reynolds number

    22/ Et puisqu’on y est, un autre article décrivant la loi de mélange dans le sillage de la bouche d’un contaminé, mais à une distance plus petite que sa distance au dessus du sol (1m50-1m80 en gros).

    Mais revenons aux conseils pratiques.
    https://t.co/PDT27k46vl

    23/ Quand vous promenez côte à côte avec quelqu’un, en plein air, le risque est négligeable. Si vous suivez quelqu’un avec qui vous vous promenez, laissez lui 2m50 d’avance ou dégagez vous du sillage. En vélo sur piste cyclable, laissez un peu plus encore.

    24/ Evitez autant que possible d’être dans le sillage de quelqu’un pendant longtemps : ré-apprenez à sentir d’où vient le vent. Typiquement, un pic-nic au canal Saint-Martin, à 20 cm de votre voisin, dans le vent, c’est une mauvaise idée.
    La dose croit avec le temps de résidence.

    25/ Les files statiques sont des mauvaises idées. En mettre devant les magasins pour respectter la jauge dedans aussi. On a pourtant inventé les tickets de boucherie, pour ça, ou leur version moderne avec une réservation de créneau horaire en QR code…
    Starteupe naillechoune.

    26/ Si vous vous baladez dans une foule un peu dense, en plein air, (les quais de la Seine ou une manifs) gardez le masque et ne vous mettez pas longtemps dans le sillage de la même personne : doublez un peu, ralentissez un peu, pour éviter de sniffer le super-spreader du coin.

    27/ Vous allez dire : mais c’est délirant, oppressif, la méthode analytique conditionnant ce qu’on fait à un degré de risque.
    Je ne crois pas parce qu’on gagne beaucoup à mettre en œuvre la mesure (CO2)/le calcul de risque. On peut reprendre les activités.

    28/ Ouvrir les universités ? On peut. Ca demande de l’argent, pour ventiler, mettre les capteurs CO2, distribuer des FFP2, mettre des décontaminateurs de FFP2 dans les halls, mais on peut. Pas beaucoup d’argent, en plus.

    29/ Ouvrir les musées, les cinoches, on peut. Le théâtre, la musique, le chant, c’est un peu plus chaud, car on doit penser des aspirateurs à Covid silencieux pour les scènes. Mais je suis sûr qu’on peut. On a la techno pour le faire.

    30/ Sécuriser les cantines, les lieux de restauration collective, c’est chaud chaud chaud. Mais on peut. Là c’est un peu plus d’argent. Mais on a la techno là aussi. Il faut lâcher de l’argent public pour sécuriser, mais on revit et surtout, on maîtrise à nouveau nos vies.

    31/ Danser en plein air, pendant une durée permettant un risque mesuré, on peut. Sécuriser des parquets par un soufflage vertical d’air pur aussi. Ce n’est pas difficile : il faut du temps d’ingéniérie et de l’argent pour fabriquer.

    32/ Bref, mesurer le risque, c’est, enfin, trouver les voies de contamination et les résorber. Cela coûte de ne pas pouvoir prendre l’apéro sans masque avec Trump et sa femme dans 12 m^2 mal ventilés, mais bon : on pourra danser et retrouver un avenir.

    Fin du thread.

    • • •

    Source : https://twitter.com/Pr_Logos/status/1372604733899300871 (+ https://threadreaderapp.com/thread/1372604733899300871.html + https://archive.is/OidzI mais j’ai l’impression que seul le 1er tweet est visible ? C’rst une vrai galère ce taf de differ l’info depuis smartphones...)

  • Thread by Pr_Logos on Thread Reader App – Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1372604733899300871.html

    1/ Peut-on établir une mesure des risques de #contamination de sorte à libérer toutes les activités qui ne causent pas de risque significatif et à éliminer celles qui causent le gros des contaminations ?

    #sars-cov2 #covid-19

  • Covid : l’imagination au pouvoir ? | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/politique-societe/gouvernement/covid-limagination-au-pouvoir-1293706

    Deux infos en une, c’est jour de chance. L’exécutif va investir sur les traitements face au Covid-19, notamment ceux à base d’anticorps monoclonaux, fait-il savoir. Mais pas n’importe qui au sein de l’exécutif : le chef de l’Etat lui-même, qui a décelé leur efficacité dans une étude scientifique que ses experts médicaux n’avaient pas pris la peine de relever, laisse fuiter l’Elysée, dans l’espoir que nous en tirions tous cette conclusion : Emmanuel Macron est créatif, il cherche, il tente, il trouve des fonds, pousse les essais, et mobilise ses troupes. Tout aura bien été essayé pour venir à bout du satané virus.

    Je ne sais pas ce qui le pire : le fait que Macron impose lui-même un traitement médical pas étayé, comme le premier Trump ou Bolsonaro venu, ou qu’on trouve des journalistes pour s’en enthousiasmer.

    (Quelqu’un a commencé une liste de ces articles sur le thème « Macron prix Nobel de médecine » ? Ou bien on a un hashtag dédié ?)

  • L’« islamogauchisme » n’est pas une réalité scientifique | CNRS
    https://www.cnrs.fr/fr/l-islamogauchisme-nest-pas-une-realite-scientifique

    « L’islamogauchisme », slogan politique utilisé dans le débat public, ne correspond à aucune réalité scientifique. Ce terme aux contours mal définis, fait l’objet de nombreuses prises de positions publiques, tribunes ou pétitions, souvent passionnées. Le CNRS condamne avec fermeté celles et ceux qui tentent d’en profiter pour remettre en cause la liberté académique, indispensable à la démarche scientifique et à l’avancée des connaissances, ou stigmatiser certaines communautés scientifiques. Le CNRS condamne, en particulier, les tentatives de délégitimation de différents champs de la recherche, comme les études postcoloniales, les études intersectionnelles ou les travaux sur le terme de « race », ou tout autre champ de la connaissance.

    Oh le beau #coup_de_pelle !

  • Mais pourquoi donc faut-il sauver le soldat Blanquer ?
    Par Christian Lehmann, médecin et écrivain
    https://www.liberation.fr/france/2021/01/31/mais-pourquoi-faut-il-sauver-le-soldat-blanquer_1818888

    Le coût social et psychique du confinement est énorme, nous dit-on. Ces explications pourraient être entendues si le gouvernement et son administration faisaient tout pour éviter d’en arriver là. Mais un an après le démarrage de cette pandémie, nous sommes toujours à la traîne : les tests salivaires ne sont pas autorisés en France, le traçage est réduit à sa plus simple expression, les informations sur l’aérosolisation sont à peine évoquées. Et rien n’est fait dans le secteur scolaire pour sécuriser les établissements : ni autotests ni information claire aux familles ni consignes d’aération cohérente ni protocole adapté. Il a fallu ferrailler pendant des mois pour obtenir de masquer les élèves pour les protéger ainsi que les personnels, mais Jean-Michel Blanquer s’entête à inventer un monde merveilleux dans lequel son protocole sanitaire de Schrödinger, qui empile des mesures floues à mettre en place « dans la mesure du possible », règle le problème. Arc-bouté sur des sociétés savantes de pédiatrie incapables de se dédire, le ministre laisse flamber l’épidémie et feint de croire que ceux qui alertent sont des ayatollahs inhumains inconscients du risque éducatif pour les enfants.

    On ne reconfinera pas tout de suite, mais Emmanuel Macron choisira probablement la fin de la semaine, qui correspond, oh quel hasard, au début des vacances scolaires. Manière de continuer à prétendre que les établissements scolaires ne participent en rien à la diffusion de l’épidémie. J’en viens à me demander quelles vidéos compromettantes possède le ministre, et pourquoi il est si important de sauver le Soldat Blanquer et la réalité alternative dans laquelle il semble vivre.

    Une semaine après une nouvelle journée de grève des personnels, Ariane Deboise, 47 ans, professeure des écoles à Ivry-sur-Seine et représentante syndicale, a voulu témoigner de ce qui se passe en milieu scolaire :

    « C’est écrit noir sur blanc dans le protocole sanitaire : les enfants à l’école primaire ne sont jamais considérés comme cas contacts. Une amie reçoit un mot dans le carnet de liaison de sa fille. " Il nous a été signalé un cas confirmé de Covid-19 au sein de la classe. Votre enfant n’est pas identifié, à ce stade, comme contact à risque." "C’est une blague ?, me demande-t-elle. Ma fille est en moyenne section, ils ne portent pas de masques, ils passent leur temps à léchouiller des trucs et à se léchouiller les uns les autres, malgré tous les efforts de la maîtresse. Comment peut-elle ne pas être cas contact ? C’est une blague ? " »

    « Non, ce n’est pas une blague. Le Haut Conseil de Santé publique estime "qu’il n’y a pas lieu de considérer comme contact à risque un enfant de moins de 11 ans ayant eu un contact avec un adulte testé positivement Covid-19 qui porte un masque grand public de catégorie 1 (comme ceux fournis par le ministère de l’Éducation nationale, ndlr), ni un autre enfant de moins de 11 ans testé positivement Covid-19, bien qu’il ne porte pas de masque ». Le HCSP souligne en effet dans cet avis que "les enfants jeunes sont peu à risque de forme grave et peu actifs dans la chaîne de transmission du Sars-CoV-2". Circulez, il n’y a rien à voir. "En conséquence, dans le premier degré […] l’apparition d’un cas confirmé parmi les élèves n’implique pas que les autres élèves de la classe soient identifiés comme contacts à risque."

    « Cette mauvaise blague a été réitérée à l’envi dans la plupart des écoles de France, et ce courrier reçu est une déclinaison d’un courrier type proposé par notre hiérarchie. J’explique à mon amie les alertes que nos syndicats lancent depuis des mois maintenant. Mais la priorité c’est de laisser les écoles ouvertes, à n’importe quel prix, alors que parfois la moitié d’une équipe d’encadrants est positive. Les parents se débrouillent comme ils peuvent, en prenant une journée, ou en faisant garder leurs enfants, pour ne pas surcharger les classes qui restent ouvertes, sans aucun justificatif pour s’absenter de leur emploi, puisque l’établissement reste ouvert et prétendument en capacité d’accueillir.
    « Découragés »

    « L’absence de traçage dans les écoles n’est pas le fait d’une absence de moyens, mais bien d’une décision politique. Dans l’école où je travaille, nous nous étions organisés depuis la rentrée de septembre : les enfants mangeaient à la même table, les animateurs notaient les tablées quand il y avait des modifications, nous faisions respecter la distance en sport, et, en gros, nous aurions pu tracer les contacts des enfants, avec une petite marge d’erreur peut-être, mais disons de manière globalement satisfaisante. Travail important, contraignant pour les enfants comme pour les adultes qui les encadrent. Arrive le premier cas positif… pas de traçage. Le deuxième ? Pas de traçage non plus. Les suivants ? Idem. Nous nous sommes découragés. A quoi bon ? Après tout, peut-être avaient-ils raison, les enfants étaient peut-être très peu contaminants, c’est le discours martelé par les pédiatres après tout, pourquoi être plus royalistes que le roi… Et pourtant nous étions nombreux à être mal à l’aise vis-à-vis des familles. C’est l’étrange méthode Coué de Blanquer : répéter comme un mantra que l’école n’est pas un lieu de contamination, quitte à tordre les chiffres dans tous les sens, et à évacuer ceux qui gênent, ne nous convainquait guère.

    « La blague était déjà mauvaise, elle devient sinistre. La présence des variants anglais et sud-africains sur notre territoire et les déclarations d’Alain Fischer, le monsieur Vaccin du gouvernement, sur la nécessité de vacciner les enfants, n’ont rien fait bouger du côté du ministère. Plus de sport en intérieur, certaines règles optionnelles pour la restauration devenues obligatoires, soit. Mais le traçage ? Rien n’a changé. Même pas a minima une information claire envers les familles.
    A vomir

    « Mon amie a une oreille attentive, alors je raconte. Je raconte les appels affolés lors de nos permanences syndicales, la colère des collègues, le surnom donné à l’un de nos permanents syndicaux, Clusterboy, je lui lis ce message, reçu dans la journée : "Je suis positive depuis jeudi dernier. Ma directrice a appelé l’inspectrice qui lui a dit que j’étais irresponsable. Pourtant je me dévoue corps et âme à mon métier, nous avons une maîtresse absente depuis fin décembre, nous récupérons ses élèves et nous montons parfois à 40 dans ma classe. Un des élèves répartis dans ma classe était positif au Covid. Depuis vendredi, trois enseignantes sont positives ou cas contact. Le directeur du centre de loisir est positif, ainsi que trois animateurs et deux ATSEM. Le maire souhaite fermer l’école, mais l’inspectrice toujours pas. Le mot d’ordre, c’est se taire, ne pas fermer les écoles pour ne pas faire exploser les chiffres. La santé, ils s’en foutent. C’est à vomir. " »

    « Je raconte aussi le cas de cette enseignante, qui reçoit un SMS de l’assurance maladie lui demandant de s’isoler, mais qui ne s’isole pas et assure la classe, parce que du point de vue du médecin de l’éducation nationale et de notre inspecteur, le risque de contamination, sur son lieu de travail, n’est pas avéré. Ce n’est pas, me confirme mon inspecteur en audience syndicale, à la caisse nationale d’assurance maladie de déterminer qui est cas contact dans les écoles : nous dépendons de la cellule dédiée à l’inspection académique. Dommage que le virus ne soit pas au courant.
    Deux règles

    « Et comme nous travaillons avec des personnels municipaux ou des intervenants extérieurs, deux règles, la règle commune et celle de notre administration, se heurtent parfois. Cette administration est, en quelque sorte, juge et partie. Comment lui faire confiance ? En pratique, les enseignants vont se faire tester, même lorsqu’on leur dit qu’ils ne sont pas cas contacts. Ils savent bien que dans la plupart des écoles, nous mangeons ensemble… à distance, certes, mais pas toujours, et pas toujours dans des pièces aérées. De nouvelles consignes sont tombées récemment : elles nous enjoignent à manger en quinconce, à plus de deux mètres d’écart, et en moins de 15 minutes, fenêtres ouvertes – ou, à défaut, dans nos classes. Je ne les remets pas en cause, elles sont sans doute justifiées. Reste à espérer que par la magie de l’effet performatif de la note de service, elles ne permettent pas d’évacuer tout bonnement la question des cas contacts entre enseignants – puisque nous ne sommes pas supposés, par définition, les enfreindre.

    « Comme le signale le SNUIPP-FSU, le syndicat majoritaire dans le premier degré, dans un courrier au ministre de la Santé : "A l’heure actuelle, l’éviction et l’isolement des personnels qui ont été en contact avec un cas positif reposent sur les instructions des autorités locales de l’éducation qui ont aussi à charge d’assurer la continuité du service. Cela peut se traduire parfois par des refus de placement à l’isolement, ce qui est en totale contradiction avec la stratégie nationale relative à la rupture des chaînes de contamination… Les règles de cas contacts au sein de l’Éducation nationale doivent être les mêmes que dans le reste de la société. "

    « Alors oui, tracer les enfants, cela signifierait fermer la classe pour une semaine dans une école maternelle. Personne ne le souhaite. Mieux tracer les cas contacts entre adultes, en prenant en compte la réalité de la vie des personnels, par une autorité de santé indépendante, ferait fermer des classes. Beaucoup, sans doute, et cela pèserait sur l’ensemble de la société. Mais à Noël, dans ma chambre, en tête à tête avec ma part de bûche et le résultat positif de mon test, face à la pile de livres dont, positive asymptomatique, j’allais profiter pendant une semaine de paresse forcée, je me suis demandée jusqu’où ce virus invisible, qui avait transité par moi à mon insu, sans doute depuis l’école, avait diffusé parmi ces gens que je vois tous les jours dans le quartier, qui il allait heurter de plein fouet, et quels deuils il allait peut-être engendrer. »

    Christian Lehmann médecin et écrivain

    • @marielle —> l’article complet si jamais.

      Confinement repoussé : l’histoire secrète de la décision surprise de Macron

      Malgré la forte menace de rebond épidémique, le chef de l’État espère encore pouvoir éviter de mettre à nouveau le pays sous cloche.

      Ça va faire juste. Il est déjà 19 h 30 vendredi soir lorsque le Conseil de défense s’achève. Il faut prévenir les Français. Leur expliquer ce que le président de la République a décidé au terme d’une semaine de suspense sur l’instauration d’un troisième confinement. La menace d’un rebond de l’épidémie de Covid-19 est forte, surtout depuis l’apparition de mutants du virus, plus contagieux, peut-être même plus dangereux. Le pays s’attend au pire.

      Jean Castex n’a que très peu de temps pour rédiger sa déclaration. Surtout s’il veut avoir une chance « d’accrocher les 20 heures » - selon l’expression consacrée pour les journaux télévisés du soir -, et capter l’intérêt des Français avant le week-end. Le premier ministre et son directeur de cabinet, Nicolas Revel, ne prennent même pas le temps de sortir du salon Murat où s’est déroulé le Conseil de défense sanitaire. Sur la table autour de laquelle s’est tenue la réunion confidentielle d’une heure et demie, les deux hommes prennent la plume. Ils ont moins d’une heure pour rédiger l’allocution que le chef du gouvernement va prononcer dans le Salon d’hiver de l’Élysée. L’exercice est toujours risqué. Il faut trouver les bons mots, ceux qui ne laissent planer aucune ambiguïté. Jean Castex reste hanté par sa prestation ratée du 11 septembre dernier, lorsqu’il avait convoqué une caméra dans la cour de Matignon… pour ne rien annoncer.

      Alors cette fois, il prend son temps. Il hésite, il rature, il réécrit. L’heure tourne, et le texte n’avance pas beaucoup. Ça n’est pas encore la panique, mais ça pourrait finir par y ressembler. Soudain, cinq renforts inespérés viennent lui prêter main-forte. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, ainsi que ses collègues Bruno Le Maire (Économie) Gérald Darmanin (Intérieur), Élisabeth Borne (Travail), et Gabriel Attal (porte-parole), apparaissent au-dessus de ses épaules. Ensemble, le petit commando s’attelle à l’élaboration d’une déclaration lapidaire, qui durera moins de 5 minutes montre en main. Le message essentiel tient en quelques mots : « La question d’un confinement se pose légitimement […], (mais) nous pouvons encore nous donner une chance de l’éviter . »

      En une phrase, Jean Castex lève le suspense qui hantait l’esprit des Français depuis près d’une semaine. Non, le pays ne sera pas remis sous cloche ni à l’arrêt, comme tout semblait pourtant porter à le croire. Le premier ministre lui-même avait d’ailleurs fini par s’en convaincre.

      Devant les présidents de groupes parlementaires, jeudi, l’ex-haut fonctionnaire passé par le ministère de la Santé dépeint une situation apocalyptique. D’où son étonnement lorsque, avant le Conseil de défense, durant son entretien en tête-à-tête avec Emmanuel Macron, ce dernier lui indique qu’il a tranché en faveur d’un couvre-feu renforcé. « Le président avait bien décortiqué le dossier : si le variant flambe au Royaume-Uni, c’est que le pays n’avait pas adopté les mêmes restrictions que nous cet automne. Jean Castex a été surpris, certes. Mais avant d’aller devant les caméras, une chose est sûre, il était convaincu » , jure un proche du premier ministre. « Tout le monde est aligné derrière cette décision, il n’y a pas de voix dissonantes » , promet un membre du gouvernement.

      Dans le huis clos du Conseil de défense, pourtant, le ministre de la Santé, Olivier Véran, et le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, plaident pour un reconfinement. Le chef de l’État tente de rassurer les tenants d’une ligne ferme sur le sanitaire. « Soyons très clairs : je ne prendrai jamais le risque que les hôpitaux trient leurs patients. » Il tient bon. Comme à l’époque du déconfinement. Contre l’avis de Jérôme Salomon et de son premier ministre de l’époque, Édouard Philippe, le président avait bataillé pour rouvrir les écoles dès le 11 mai. « Il reste marqué par cet événement » , fait savoir un proche.

      Toute la semaine, Emmanuel Macron a hésité. Malgré la pression entretenue par les milieux médicaux, malgré les exemples étrangers, malgré l’alarmisme du gouvernement, le président de la République ne sent pas ce troisième confinement. Trop tôt. Et puis il y a quelque chose qui cloche.

      Depuis quelques jours, le taux d’incidence reste presque plat. On lui avait expliqué qu’il devait monter. Il y a les variants aussi. Comme prévu, ils augmentent. Mais pas aussi fort que redouté. Et dans les analyses des eaux usées, il n’y a pas autant de traces de Covid que prévu.

      Dans le bureau d’angle où il travaille, Emmanuel Macron lit et relit les données, discute encore et encore avec ses proches conseillers, appelle encore et encore son premier ministre et son ministre de la Santé, sonde le monde médical, des spécialistes de la jeunesse, des psychologues, des médecins de terrain français et étrangers, le monde économique, des préfets, des élus locaux. Il hésite. « Le confinement n’est une option qu’à partir du moment où il n’en reste aucune autre », résume un proche du chef de l’État.

      Dans son entourage, les membres les plus politiques de sa garde rapprochée - François Bayrou, Christophe Castaner, Stéphane Séjourné - le mettent en garde : un reconfinement à titre « préventif » sera très difficile à expliquer, et donc à faire accepter. « Je suis inquiet du risque de désobéissance civile, de la résistance de certaines professions » , confie Castaner, en petit comité. « Si on peut éviter de mettre un pays sous cloche, alors il faut l’éviter » , approuve son allié François Bayrou, président du MoDem et maire de Pau, qui plaidait mardi sur France Inter pour la « recherche d’équilibre » . Et puis il est possible de renforcer d’autres outils, comme les contrôles sur la voie publique, dans les restaurants qui accueillent des clients clandestinement, aux frontières.

      En Conseil de défense mercredi dernier, Emmanuel Macron demande des données complémentaires sur les variants, la stratégie vaccinale en Israël… Le confinement n’est pas inéluctable, il reste un trou de souris pour l’éviter. « Personne ne veut revivre le printemps dernier », résume un participant. Alors Emmanuel Macron tranche. Ce ne sera pas pour cette fois. « Une décision de courage et d’intérêt général », vante un proche du président, qui a été associé à l’ensemble des réflexions sur le sujet. « J’ai confiance en nous. Les heures que nous vivons sont cruciales. Faisons tout pour freiner l’épidémie ensemble », a, quant à lui, sobrement commenté Emmanuel Macron sur son compte Twitter samedi.

      Convaincu que son arbitrage, dont il revendique lui-même « l’audace », peut se révéler payant, le chef de l’État mise désormais sur la responsabilité de chacun. Selon lui, seuls les efforts de tous pourront permettre de gagner la bataille contre le virus. Après tout, les Français ont célébré les fêtes de fin d’année raisonnablement, faisant mentir les pronostics sur une flambée tant redoutée. « C’est notre dernière cartouche. Il y a une forme de soulagement général à pouvoir se la donner » , reconnaît un conseiller du pouvoir. « Si on y arrive, on aura réussi à sauver l’exception française. Celle du pays qui n’aura pas été obligé de se reconfiner, à l’heure où tous ses voisins étaient contraints de le faire », veut croire, enthousiaste, un membre du premier cercle élyséen. Avant de tempérer cette envolée lyrique par un rappel de la situation : dégradation des indicateurs sanitaires, saturation hospitalière, et progression des variants britannique et sud-africain sur le territoire. Après tout, les scénarios catastrophe prédits par les experts évoquent la mi-mars pour le prochain pic, ce qui laisse encore du temps.

      « Si l’épidémie devient hors de contrôle, on est bien sûr prêt à prendre des mesures d’urgence très rapidement », fait savoir un conseiller du Palais. Ce qu’a confirmé en d’autres termes le ministre de la Santé, Olivier Véran, dans Le Journal du dimanche : « L’idée, c’est de gagner du temps, de limiter la casse. Mais si l’incidence repartait à la hausse, nous n’hésiterions pas. Nous n’avons jamais dit que nous ne reconfinerions pas dans les quinze jours à venir si c’était nécessaire ! »

      Pour l’heure, le Conseil scientifique n’a pas réagi aux nouvelles mesures décidées par le chef de l’État. Les déclarations alarmistes puis plus rassurantes de Jean-François Delfraissy, la semaine dernière, ont agacé en haut lieu. « Les scientifiques sont là pour éclairer, et non pas pour décider. La cohérence du discours sanitaire reste tout à fait suggestive », tance un fidèle du président. Les oppositions semblent elles aussi prises de court. « Ils se tenaient prêts à pilonner l’exécutif sur le reconfinement, s’amuse-t-on de même source. Là, on ne les entend pas. »

      Désormais, toute la macronie croise les doigts pour que ça marche. « Si ça fonctionne, qu’on n’a pas besoin de confiner, ce sera un joli coup politique, et on reconnaîtra que le président a eu raison d’aller à contre-courant », se met à rêver un proche historique du chef de l’État. Et à l’inverse, « si ça s’emballe et qu’on doit reconfiner dans quelques jours, on sera contents d’avoir envoyé Castex et non pas Macron à la télé … », convient un ministre. Car malgré le soulagement ressenti dans le pays après l’annonce de Jean Castex, le confinement reste toujours une option. La dernière.

  • Pr. Logos sur Twitter

    1/ Avant tout, l’annonce absurde de Macron à Saclay visait à obtenir ce type d’article, le présentant comme ayant débloqué la situation, et mettant la responsabilité de la non-reprise de l’#Université sur les universitaires.
    Et ça marche...

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/01/26/on-n-est-pas-loin-du-theatre-de-l-absurde-une-rentree-fantome-a-l-universite

    2/ La petite musique de la responsabilité des profs prend et la colère montante contre les décisions aberrantes et l’absence de moyens de sécurisation sanitaire se répend.
    Or, quelle est la réalité ?

    3/ Depuis juin, les moyens de sécuriser sanitairement les universités sont connus et ont été envoyé dans tous les cabinets ministériels, à Matignon, à l’Elysée. AUCUN MOYEN n’a été débloqué à ce jour.
    ZERO.
    NADA.

    4/ L’annonce de Macron, relayé aussitôt par une « circulaire », est contredit par le décret sur lequel il devrait s’appuyer. Cette circulaire, si on la prenait au sérieux bien que sans portée, annulerait la circulaire de la semaine précédente, sur le retour des L1 et le soutien...

    5/ Personne au ministère même n’était au courant avant l’annonce de Macron de ce qu’elle serait, pas même la ministre qui a dû improviser laborieusement cette annonce inouïe de mépris pour les étudiants et les universitaires.
    Car au fond, elle EMPECHE tout travail réel.

    6/ Alors de voir que cette communication hors sol, sans la plus petite réalité, est relayée sans analyse, sans critique par la presse nationale puis reprise par des représentants étudiants qui entonnent la petite musique de la responsabilité des universitaires, ça fout la rage.

    7/ Rien ne va. Il faut reprendre dans l’ordre : l’accueil de petits groupes en journées banalisées le temps d’acheter les FFP2, les capteurs CO2, les tests salivaires, la calibration des jauges des salles, les tentes pour repas collectifs, dès que l’argent sera débloqué.

    8/ Et ensuite s’y tenir le reste du trimestre sans avoir des instructions contradictoires, absurdes, débiles, sans la plus petite réalité tangible, et aucun moyen de sécurisation sanitaire. Avec une soupape dès qu’il fera >15°C : les cours en extérieur (filmés le cas échéant).

    9/ Ca commence à bien faire.
    Avoir droit, pendant la pandémie, à une loi démolissant le système de recherche et l’Université, puis avoir les oukases les plus débiles de la part du tocard élyséen. STOP.
    Ça suffit.

    https://twitter.com/Pr_Logos/status/1354032749624094720

    #covid-19 #Education_Nationale

  • Troisième confinement : ce n’est plus qu’une question de jours
    https://www.lejdd.fr/Politique/troisieme-confinement-ce-nest-plus-quune-question-de-jours-4020527

    Le reconfinement n’est plus qu’une question de jours. Face à la persistance de l’épidémie et à la menace d’une accélération fulgurante des contaminations due aux « variants », plusieurs sources haut placées au sein de l’exécutif l’assuraient samedi au JDD : « La décision est sur le point d’être prise », seuls le calendrier et les modalités restant en débat. Comme l’an dernier en mars et octobre, Emmanuel Macron devrait l’annoncer en personne aux Français dans une déclaration télévisée – la date de mercredi, jour du prochain conseil de défense, est évoquée, pour une entrée en vigueur du dispositif avant la fin de la semaine, et « au moins pour trois semaines », selon un ministre important.

    Anticipant le choc que cette annonce risque de provoquer parmi la population, le gouvernement réfléchit à la meilleure formule pour cette troisième phase de confinement à venir. La limitation des sorties et des déplacements devrait s’accompagner d’une fermeture partielle (ou d’une réduction des horaires d’ouverture) des commerces « non essentiels », mais les établissements scolaires devraient rester ouverts, comme l’indique le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, dans l’entretien qu’il nous a accordé. « Maintenir la continuité de l’enseignement reste un marqueur primordial pour le Président, autant pour ne pas creuser les inégalités sociales que pour ne pas empêcher les parents de travailler », confirme un conseiller informé des discussions en cours.

  • Pour la mise en œuvre, désastreuse, de sa politique vaccinale, l’exécutif a fait appel à quatre cabinets de #consultance : #McKinsey, #Accenture, #Citwell et #JLL ; une pratique devenue commune par indifférenciation graduelle des sphères privées et publiques.

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/01/07/vaccination-anti-covid-le-gouvernement-a-fait-appel-a-quatre-cabinets-de-con

    Ces cabinets n’ont pas la moindre compétence scientifique et leurs compétences gestionnaires sont sensiblement celles de la #haute_fonction_publique : devenue très faibles avec le développement du #management.
    https://www.politico.eu/article/french-government-defends-mckinsey-coronavirus-vaccine-rollout

    Le nom du #marché_public de 20 millions € avec McKinsey porte un nom explicite, la "transformation de l’action publique" étant le nom de l’importation des méthodes désastreuses du nouveau management dans le champ de l’Etat.
    https://www.boamp.fr/avis/detail/18-85473/1
    voir aussi :
    https://ted.europa.eu/udl?uri=TED:NOTICE:268753-2018:TEXT:FR:HTML

    D’après le Canard, c’est @MaeldeCalan qui représentait @McKinsey_France à la réunion du 23 décembre dernier pour présenter le plan de #vaccination dont la médiocrité est apparue rapidement : 7000, hier, soit 45 fois moins qu’en Allemagne.

    #Maël_de_La_Lande (HEC, Science Po’) n’a rigoureusement aucune compétence scientifique. Il s’agit d’une figure de la droite conservatrice proche de l’#Institut_Montaigne, qui a apporté une large part des cadres macroniste — son directeur abritait "EM".
    https://www.consultor.fr/devenir-consultant/actualite-du-conseil/6307-elu-et-consultant-mckinsey-pour-le-vaccin-covid-un-stratege-ministeri

    Comment "#Baby-Juppé" (sic) a-t-il pu raté à ce point le « cadrage logistique », le « benchmarking » des « best practices » à l’étranger et la « coordination opérationnelle de la #task_force » ?

    Les étapes du #fiasco en quatre unes de la Pravda macroniste.

    Quel est le rôle de McKinsey dans le #lobbying en faveur de #Sanofi opéré dans les négociations européennes : contrat de 300 millions de doses de #vaccin en septembre, puis véto contre l’achat de 200+100 millions de doses de vaccins #Pfizer/#BioNTech ?

    https://www.spiegel.de/international/europe/the-planning-disaster-germany-and-europe-could-fall-short-on-vaccine-supplie

    Quelle est la part du #retard dans la #campagne_de_vaccination due à une politique de recherche globalement désastreuse, qui a conduit à miser envers et contre tout sur #Sanofi ? Et quelle part vient de l’incapacité de l’exécutif à mettre en œuvre et gérer ?


    https://twitter.com/VidalFrederique/status/1345344588588969984

    McKinsey avait récemment été mandaté obtenir la création d’une agence de désinformation scientifique (un "#Science_Media_Center") au service du lobbying agro-industriel.

    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/09/22/l-information-scientifique-sous-tutelle-d-une-agence-de-communication_605309

    Les aller-retours entre McKinsey et l’Etat, caractéristiques de la mutation en cours de la haute fonction publique, ont été dans les deux sens. Ainsi, #Labaye, passé du comité de direction mondial du groupe à la présidence de Polytechnique.
    https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/un-associe-de-mckinsey-a-la-tete-de-polytechnique-136118

    Ainsi, dans l’autre sens, #Mathieu_Maucort (Science Po’, HEC) — les "yeux et les oreilles de Macron à Marseille" — passé de McKinsey au poste de responsable du marketing politique d’En Marche.

    https://twitter.com/Pr_Logos/status/1347255977297506304

    #consulting #privatisation #Maël_de_Calan #macronisme #LREM

    ping @simplicissimus

  • #Long_covid

    Les poumons sont l’organe cible de l’infection par le SRAS-CoV-2, et facteur pronostic évident.

    MAIS le virus peut se propager à de nbx organes :
    le cœur, les vaisseaux sanguins, les reins, l’intestin et le cerveau ...

    Des #symptômes persistants sont signalés après la phase aigue du COVID-19, y compris chez les personnes qui souffrent initialement d’une maladie légère.
    –au delà de 12 semaines
    –10-20% des infectés (?)
    Une approche multidisciplinaire est nécessaire

    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7287410

    on sait déja que
    les coronavirus (SARS COV 1 et MERS-CoV)
    Double triangle pointant vers la droite
    Double triangle pointant vers la droite
    persistance de symptômes débilitants

    cf altération des scores de qualité de vie, de santé mentale, à 1 an ds une cohorte canadienne infectée en 2003

    Tansey et al. Arch Intern Med. 2007 ;167(12):1312-1320

    Quels sont les symptômes persistants après COVID 19 ?
    La Cohorte COVICARE suisse a suivi 669 patients ambulatoires entre le 18 mars et le 15 mai.

    https://twitter.com/Hopitaux_unige/status/1329386439335845892

    https://www.youtube.com/watch?v=aIcag7-8SMM&feature=youtu.be

    Parmi eux, 1/3 souffraient toujours de symptômes à 30-45 jours de l’infection initiale. Parmi les signes les plus fréquents : fatigue, dyspnée, dysosmie/dysgueusie

    https://www.acpjournals.org/doi/10.7326/M20-5926

    mais ATTENTION.

    Il ne faut pas confondre les
    1-symptômes dûs à 1 inflammation chronique persistante
    2- conséquences (csq) des dommages aux organes (lésions de la phase aiguë au cœur / poumon/ cerveau/ reins)

    3- Csq aspécifiques de l’hospitalisation/immobilisation par la maladie/isolement social/SSPT
    4- Effets du déconditionnement périphérique lié au confinement et/ou à la maladie elle-même

    Long covid could be 4 different syndromes, review suggests

    https://www.bmj.com/content/371/bmj.m3981

    D’ailleurs à quoi seraient dus les symptômes persistants :
    – persistance du virus dans l’organisme / les organes ?
    – réinfection ?
    – dysfonction immunitaire ( système immunitaire affaibli ou surstimulé ) ?
    On ne sait pas exactement (cf SARS)
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21435231

    Les complications physiques évidentes sont de toutes façons prises en compte en sortie d’hospitalisation. Cela dirigera les patients vers un SSR (quand ils sont dénutris, ont une atteinte neuromusculaire séquellaire...)
    HAS : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2020-06/rr_parcours_covid_parcours_de_readaptation_du_patient_covid_-_domicile_mel

    un bilan fonctionnel respiratoire complet est déjà recommandé pour évaluer les séquelles respiratoires (fibrose post SDRA), trois mois après la sortie de l’hôpital
    https://splf.fr/wp-content/uploads/2020/12/guide-pr-en-charge-sequelles-respiratoires-sars-cov2.pdf

    quelles sont les données de la littérature sur les symptômes de #LongCovid et leur origine/étiologie ?

    atteinte neurologique (1/2) :
    ~ 10 à 35% souffrent de symptômes persistants, principalement neurologiques : dysfonctionnement du système nerveux autonome, troubles du sommeil, syndromes douloureux, étourdissements, difficultés cognitives.

    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S030439402030803X

    atteinte neurologique (2/2) : origine ?

    – invasion virale directe du SNC par SARS COV2
    – réponse immunitaire à médiation virale

    Emerging Neurological and Psychobiological Aspects of COVID-19 Infection

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33198412

    atteinte respiratoire (1/2) :
    ~ 30% des patients hospitalisés après la phase aigue
    * atteinte TDM et de fonction respiratoire s’améliore au cours du suivi
    Recovery after COVID-19 – an observational prospective multi-center trial

    https://erj.ersjournals.com/content/early/2020/11/26/13993003.03481-2020

    atteinte respiratoire (2/2) :
    pour les patients ambulatoires c’est moins clair :
    *dyspnée
    *intolérance à l’effort
    *douleurs thoraciques

    dysfonction autonomique (1/2) : prévalence non connue
    ~ syndrome d’intolérance orthostatique
    – palpitations
    – dyspnée
    – douleurs thoraciques
    – hypotension orthostatique
    – syncope

    dysfonction autonomique (2/2) physiopathiologie :
    – conséquence de l’orage cytokinique ?
    – Atteinte directe du système nerveux autonome par le coronavirus ?
    – déconditionnement ou hypovolémie ?
    – neuropathie à médiation immunitaire ou virale ?

    https://www.rcpjournals.org/content/clinmedicine/early/2020/11/26/clinmed.2020-0896

    atteinte cardiaque (1/2) : risque de maladie cardiovascu.
    Flèche nord-est
    suite à 1 infection à coronavirus, MAIS l’att. myocardique persistante n’est pas avérée pour SARS COV2 malgré la présence (autopsie) de virus dans cellules

    update on COVID-19 Myocarditis

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33317101

    atteinte cardiaque (2/2) : arythmies persistantes
    ~ tachycardie sinusale inappropriée
    – hyperactivité intrinsèque du nœud sinusal,
    – dysfonctionnement autonome
    – état hyperadrénergique

    Management of Arrhythmias Associated with COVID-19
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33231782

    atteinte digestive ~ 35% des patients à la phase aigue.
    tube digestif : taux élevé d’ACE2, le récepteur de liaison au SRAS-COV-2,
    = site d’infection virale efficace
    = site d’excrétion virale périodique

    Symptômes persistants peu étayés

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33037400

    atteinte cutanée
    Plutôt à la phase aigue = lésions acrales ~ pseudo-engelures, éruptions érythémateuses maculopapuleuses, éruptions vésiculaires, des éruptions urticariennes, des éruptions vasculaires

    An Evidence-Based Review
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7456663

    en CCL :
    –symptômes (liste non exhaustive) persistants de #LongCovid nombreux
    – physiopathologie n’est pas élucidée
    – études de cohorte sont donc NECESSAIRES
    –avec une action COORDONNEE de recherche/prise en charge sur notre territoire

    https://twitter.com/corinne_depagne/status/1343577380464586752

    #covid-19 #covid #séquelles #maladie #coronavirus