• Ah, quel bonheur cette rentrée sans Covid, sans masque, mais oui mais oui, l’épidémie est finie !

    Et aujourd’hui la grande a mal partout (courbatures), fatiguée évidemment, le nez qui coule en continu, « mal au visage ». Selon elle, une copine avait déjà le nez qui coule la semaine dernière, aujourd’hui il y aurait deux absents dans sa classe, et plusieurs autre copains de 3e qui auraient aussi le nez qui coule.

    On revient du test antigénique, évidemment négatif, et même la caissière du supermarché avec qui on discute à chaque fois a pris un air entendu quand on a raconté que c’était « négatif » : « ici c’est reparti, on a déjà deux collègues arrêtées… ».

    Ah vraiment quel bonheur.

    • Alors, tous dans le même collège : la voisine (copine de ma grande) a raté un jour, nez qui coule mal à la gorge. Ma grande a donc raté un jour la semaine dernirèe, nez qui coule, mal à la gorge. Mes jumeaux on raté un jour en fin de semaine dernière, nez qui coule, mal à la gorge. Ce matin le petit voisin (copain des petits) reste à la maison, nez qui coule, mal à la gorge. Tout le monde négatif.

      D’après mes enfants, absolument tous les gamins coulent du nez et crachotent en ce moment au collège. (Et évidemment il n’y a que mes gamins avec un masque.)

      Suite à ce « sondage » de Pr. Logos,
      https://twitter.com/Pr_Logos/status/1574109399282581505

      Est-ce que vous avez dans votre entourage quelqu’un avec mal de gorge, jusqu’à l’extinction de voix, rhinite voire montée dans les sinus, mais tests Covid négatifs ?

      il conclut :

      Ca ressemble à une grosse épidémie de pharyngite/laryngite/angine virale dans les écoles et les lycées, avec transmission aux parents. Rien de grave, donc.

      Lavage de nez, tisane et patience…

  • Fabien Roussel, le communiste préféré du Figaro.

    Le communiste Fabien Roussel dit ne plus vouloir de « la gauche des allocations »
    https://www.lefigaro.fr/politique/le-communiste-fabien-roussel-dit-ne-plus-vouloir-de-la-gauche-des-allocatio

    « Pour être rescapé, il a fallu que j’entende... Il y a des discours (à gauche) qui ne passent pas » auprès des électeurs, a souligné Fabien Roussel. Ainsi, « les Français nous parlent d’assistanat en nous disant qu’ils travaillent et que eux (les bénéficiaires de minima sociaux, NDLR), ne travaillent pas », a-t-il ajouté. Selon le communiste, « la gauche doit défendre le travail et le salaire et ne pas être la gauche des allocations, minima sociaux et revenus de substitution ». « Je ne suis pas pour une France du RSA et du chômage », a-t-il insisté.

  • L’ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev est mort
    https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20220830-%F0%9F%94%B4-l-ancien-pr%C3%A9sident-sovi%C3%A9tique-mikha%C3%AFl

    Le dernier dirigeant de l’Union soviétique et Prix Nobel de la paix, Mikhaïl Gorbatchev, est mort, mardi, à l’âge de 91 ans en Russie, ont indiqué les agences de presse russes. Plusieurs chefs d’État étrangers ont rendu hommage à celui qui est considéré comme l’architecte de la détente avec l’Occident, après des décennies de Guerre froide.

    @arno a googlé et il ne nous l’a pas encore avoué.

    • Si je me souviens parfaitement des moments spectaculaires de l’effondrement du bloc marxiste-léniniste, je n’ai gardé qu’un souvenir de Gorbie : une blague qu’il a racontée lors d’une interview en 95…
      "Un type s’énerve dans la loooooongue file d’attente pour acheter de la Vodka.
      « J’en ai ras le bol : je vais au Kremlin assassiner Gorbatchev. » 6 heures après, il revient et demande à reprendre sa place dans la file d’attente. « Alors, tu l’as tué ? »
      Ben non, la file d’attente était encore plus longue là-bas qu’ici…

      https://twitter.com/Pr_Logos/status/1564878077611720704

    • https://www.youtube.com/watch?v=woLY51lCuwM

      Fin 2020, à l’approche de ses 90 ans, l’ultime dirigeant de l’empire, qui « a lutté jusqu’au bout », mais en vain, pour sauver sa « patrie soviétique » en la démocratisant, vit retiré à proximité de Moscou, dans une vaste et belle villa prêtée par l’État russe. Entouré d’un petit cercle de proches et d’employés, chez lui ou à la fondation qui porte son nom, et des portraits omniprésents de son épouse Raïssa, morte d’un cancer en 1999, il a laissé le réalisateur Vitaly Mansky (Poutine, l’irrésistible ascension) qu’il connaît bien et tutoie, le filmer dans son quotidien diminué, et le questionner sur son bilan historique et politique. Comment explique-t-il le ressentiment à son égard de la majorité de ses compatriotes, qui le considèrent comme le fossoyeur de l’empire ? Reconnaît-il aujourd’hui que son entreprise était vouée à l’échec ?

      Sur ces deux questions centrales, le dialogue contradictoire, mais affectueux, entre les deux hommes, s’avère forcément instructif, davantage par les anecdotes et commentaires savoureux distillés au passage par « Mikhaïl Sergueïevitch » que par une profession de foi dont il n’a jamais dévié, y compris deux années plus tôt, face à la caméra de Werner Herzog. Mais cette immersion dans l’intimité d’un vieil homme vaut moins pour ce testament politique parcellaire que pour le pouvoir de séduction paradoxal qu’elle révèle peu à peu. Qu’il évoque son amour pour Raïssa ou pour un grand-père passé par les geôles staliniennes, qu’il moque la « méthode Eltsine » et ses « demi-seaux de vodka », ou encore (magie du cinéma direct, qui saisit au vol cette facétie de l’histoire) qu’il perde opportunément son sonotone alors que Vladimir Poutine délivre ses vœux de Nouvel An à la télévision, Mikhaïl Gorbatchev garde la simplicité directe, l’humour et l’humanité qui le rendirent si populaire. Celui qui se définit comme « le dernier socialiste » parmi les dirigeants russes reste aussi un homo sovieticus façonné par un appareil et une doctrine qu’il se refuse à renier. Mais il apparaît d’abord comme un homme debout face à sa mort prochaine, assumant sa responsabilité passée comme sa faiblesse présente. Un fascinant portrait, diffusé trente ans presque jour pour jour après le bref putsch qui, le 19 août 1991, constitua le premier acte de sa défaite.

  • Merdre ! Serions-nous en train de vivre une période pré-apocalyptique ?

    Pr. Logos sur Twitter : "L’illustration du « kit d’urgence » en cas de « crise » est magnifique. Le duct-tape, les conserves, l’eau embouteillée, la radio et les piles, je comprends. Il manque des bougies, quand même. Mais les sarbacanes ? A moins que ce ne soient des sifflets ? https://t.co/IjvyajfE4g" / Twitter
    https://twitter.com/Pr_Logos/status/1563044244574867458

    L’illustration du « kit d’urgence » en cas de « crise » est magnifique. Le duct-tape, les conserves, l’eau embouteillée, la radio et les piles, je comprends. Il manque des bougies, quand même.

    Mais les sarbacanes ? A moins que ce ne soient des sifflets ?

    Le couteau de Rambo et la boussole, c’est pour quel type de « crise » exactement ?

    Et le détail qui tue : les masques « coque » anti-poussière de bricolage. Même là, ils sont infoutus de mettre un lot de masques FFP2 (de savoir même à quoi ça sert).

    Ceci dit, au moment de la guerre froide, on nous conseillait, en cas d’attaque nucléaire, de nous planquer sous nos tables à l’école. On a quand même progressé, non ? Non ? (Ah bon)

    https://www.gouvernement.fr/risques/preparer-son-kit-d-urgence

    • Préparer son kit d’urgence | Gouvernement.fr
      https://www.gouvernement.fr/risques/preparer-son-kit-d-urgence

      CONSTRUIRE SON PLAN D’URGENCE DE QUARTIER
      Invitez vos voisins à réaliser leur plan d’urgence familial et faites en sorte que toutes les personnes qui pourraient avoir besoin d’une aide supplémentaire en bénéficient. Préparez les jumelages et les covoiturages qui doivent l’être.

      Faites un exercice collectif de sortie de votre habitation au moins une fois par an.

      Repérez autour de chez vous les personnes vulnérables qui auraient besoin d’aide pour évacuer.
       

      Identifier des lieux de rassemblement en cas de crise :
      Choisissez des endroits sûrs où tous les membres de votre famille se rassembleront en cas d’évacuation d’urgence du domicile. Le lieu peut être proche de votre maison si la famille s’y trouve au moment de l’événement, mais il peut utilement se situer ailleurs si la famille se trouve dispersée. Dans ce dernier cas, il faut privilégier un lieu adapté aux risques identifiés ou probables. Il convient de vous renseigner auprès de votre mairie pour connaître les risques et points de rassemblement idéaux en fonction de ces risques (inondation, intoxication, avalanche…).
      Il convient d’identifier également un lieu de rassemblement et d’hébergement adapté plus éloigné en cas de besoin (inondation, éboulement, crue, intoxication, explosion, incendie…).
      Enfin, si un événement survient et que vos enfants se trouvent à l’école, n’allez pas les chercher : ils seront pris en charge par les équipes pédagogiques et de secours. Vous pouvez contacter l’école ou consulter le site du rectorat ou de l’académie pour avoir les informations nécessaires.

      Ou comment l’État se désengage du premier niveau de la sécurité civile…

    • À côté de cela, en Confédération helvétique, en 2017 ou un peu après, on se préoccupe de savoir si le café doit faire partie des denrées entrant dans le champ du stockage stratégique…

      https://docplayer.fr/171801595-Suppression-des-reserves-obligatoires-de-cafe.html

      Suppression des réserves obligatoires de café
      Arguments pour le maintien des réserves obligatoires

      1 Contexte
      Déjà dans le Rapport sur le stockage stratégique 2015, le maintien du stockage obliga-toire de café avait été remis en question et un examen approfondi avec la branche annoncé. Le 1er juillet 2017, la section stockage de l’Office fédéral pour l’approvisionne-ment économique du pays (OFAE) a envoyé un questionnaire avec huit questions spéci-fiques à des propriétaires de stocks obligatoires de café et à des importateurs de café. Le but en était d’obtenir des arguments en faveur du maintien des stocks obligatoires de café sous l’angle de la sécurité d’approvisionnement.

      Sur la base des résultats du sondage, le domaine alimentation de l’AEP (approvisionne-ment économique du pays) a conclu qu’il n’est pas nécessaire de poursuivre le stockage obligatoire de café. Pour justifier sa conclusion, il avance des motifs de physiologie nutri-tionnelle et de sécurité d’approvisionnement suffisante. Vu que le café n’a pas de valeur nutritionnelle (absence de calories), le domaine alimentation de l’AEP est d’avis que cet aliment de base ne doit plus être considéré comme un bien vital. D’ailleurs, les résultats du sondage n’auraient pas apporté d’arguments permettant de juger le café comme essentiel.

      Pour argumenter, le domaine alimentation de l’AEP et la section stockage de l’OFAE avancent deux thèses, lesquelles auraient été clairement confirmées par le sondage de l’OFAE :

      • Thèse 1 : La sécurité d’approvisionnement est suffisamment garantie pour le café.
      • Thèse 2 : Le café n’a pas de calories. Du point de vue nutritionnel, il n’est donc pas nécessaire de le soumettre au stockage obligatoire.
      […]
      3 Conclusions
      Les préoccupations exprimées par les propriétaires de réserves obligatoires de café montrent clairement que la vision réductrice des calories comme critère essentiel pour un bien vital ne tient pas totalement compte du café en tant qu’aliment de base. Il est absolument nécessaire que les aspects sanitaires soient également inclus dans une évaluation.

      En outre est-il clairement démontré que la garantie de la situation d’approvisionnement postulée par le domaine alimentation de l’AEP n’est pas acquise en cas d’une suppres-sion des stocks obligatoires de café. Nous devons également souligner que la déclaration que la branche n’est pas capable de classer le café comme bien vital n’est pas correcte.

      Afin de sauvegarder les intérêts de ses propriétaires de réserves obligatoires de café et de garantir la sécurité effective de l’approvisionnement en café, réservesuisse demande de réexaminer la proposition au Conseil fédéral de supprimer les stocks obligatoires de café. réservesuisse demande de maintenir le système actuel de gestion des stocks obligatoires conformément à l’ordonnance du 20 mai 2017 sur le stockage obligatoire d’aliments et de fourrages (RS 531.215.11).

    • Sécurité civile
      Au cœur des situations d’urgence

      Figure incontournable du secours et de la gestion de crise en France, la Sécurité civile est sur tous les fronts. Elle s’appuie sur 250 000 sapeurs-pompiers et sur les renforts nationaux qui peuvent intervenir sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger.

      Pour faire face au quotidien comme à l’exceptionnel

      Au cœur de ce dispositif, les soldats du feu représentent le premier maillon de la chaîne du secours. Partout en France, ce service public est un formidable réseau de solidarité et de proximité avec la population. Face aux situations exceptionnelles, la Sécurité civile mobilise ses 2500 hommes et femmes, ses moyens matériels terrestres et aériens sur tous les types de catastrophes pour renforcer les dispositifs de secours locaux.L’éducation et la sensibilisation du public est une autre des missions de la Sécurité civile et plus particulièrement de sa direction générale.
      Les experts de la Sécurité civile conçoivent des programmes de formation et des guides pédagogiques pour tous les acteurs de la crise. De quoi leur permettre d’élaborer des plans de secours et de limiter ainsi les effets d’une catastrophe sur la population.

      Ensemble nous sommes plus forts pour vous protéger

      Pendant et après la crise, la Sécurité civile s’appuie sur les 250 000 bénévoles des associations sur tout le territoire. Elle pilote des retours d’expérience et joue un rôle déterminant dans l’aide aux victimes des catastrophes. De quoi anticiper les crises à venir et limiter leurs effets sur la population.

      Vous êtes bien sensés être des « entrepreneurs de vos vies », oui ou non ? Donc « ensemble », démerdez-vous.

      https://mobile.interieur.gouv.fr/Le-ministere/Securite-civile

    • La «minute» Fake Off de «20 Minutes» :
      https://www.20minutes.fr/societe/3342051-20220826-gouvernement-demanderait-francais-preparer-kit-survie-urg

      Des internautes alertent depuis ce jeudi sur une communication du gouvernement qui inciterait les Français à préparer un kit de survie.
      Les hypothèses se multiplient à ce sujet : certains évoquent une catastrophe nucléaire, d’autres une attaque biochimique.
      Seul le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, a conseillé aux habitants de l’Aude de préparer ce kit en cas d’inondation. Le kit de survie proposé par le gouvernement est en ligne depuis 2016.

  • Nouveau gouvernement : qui est Pap Ndiaye, le ministre de l’Education nationale en rupture avec la ligne de Jean-Michel Blanquer ?
    https://www.francetvinfo.fr/politique/gouvernement-d-elisabeth-borne/nouveau-gouvernement-qui-est-pap-ndiaye-le-ministre-de-l-education-nati

    Sa nomination fait réagir la classe politique

    Dès vendredi, l’arrivée à l’Education nationale du frère de la Prix Goncourt 2019, Marie Ndiaye, qui avait signé en 2012 une tribune appelant à voter pour François Hollande, n’a pas manqué de faire réagir la classe politique.

    A l’extrême droite, on fustige cette nomination. C’est le cas notamment du porte-parole du Rassemblement national, Julien Odoul, qui dénonce sur Twitter « un militant immigrationniste pour rééduquer nos enfants au ’vivre-ensemble’ avec les migrants et déconstruire l’Histoire de France. Cette nomination dépasse les bornes de la provocation. »

    Du côté de La France insoumise (LFI), on salue cette nomination, même si on y voit une manœuvre politique. « Je suis stupéfait de cette nouvelle. Pour moi, Pap Ndiaye n’était pas du tout là-dedans. Ce qui est sûr, c’est qu’il fallait ’déblanquériser’ l’Education nationale », a réagi, auprès de l’AFP, le député LFI Alexis Corbière. Mais « ce coup médiatique, le seul de ce gouvernement terne, ne désamorcera pas la profonde colère dans l’Education nationale », estime le parlementaire.

    La « déblanquérisation » n’a pas l’heur de plaire à l’extrême-droite ... Mais bon, ils ne sont pas racistes du tout chez RN/FN.

    • https://twitter.com/JSvrdlin/status/1527730851886338049

      Beaucoup de gens de gauche se font la même réflexion ce soir. Pour y répondre il faudrait distinguer plusieurs choses qui semblent se s’emmêler. Tentons de le faire dans ce fil : 🧶⤵️1/
      M Pap Ndiaye, que j’avoue ne pas connaitre, semble être très apprécié pour ses travaux d’historien dont tout le monde n’arrête pas de souligner l’écart d’avec la pensée de M Blanquer. C’est d’ailleurs le sujet central sur les chaines d’info ce soir. 2/
      Mais de quel désaccord s’agit-il vraiment ? C’est au sujet du prétendu wokisme que les deux hommes semblent avoir un désaccord majeur. En effet, M Ndiaye parait être le portrait-robot du méchant intellectuel wokiste que M Blanquer n’a pas arrêté d’accuser de tous les maux. 3/
      Rappelez vous de la fameuse gangrène dans les universités françaises : 4/
      Frédérique Vidal et « l’islamo-gauchisme » à la fac : 5 minutes pour comprendre un débat explosif
      La ministre en charge de l’Enseignement supérieur a indiqué dimanche sur Cnews sa décision de demander une enquête au CNRS afin de distingue
      https://www.leparisien.fr/societe/frederique-vidal-et-lislamo-gauchisme-a-la-fac-5-minutes-pour-comprendre-
      Or, ce désaccord, je vais oser le qualifier de secondaire dans le cas qui se présente à nous. Je m’explique : 5/
      si M Ndiaye avait été nommé ministre de l’intérieur, à ce moment-là, son positionnement en tant qu’historien engagé sur le front du racisme aurait acquis une signification politique majeure. 6/
      Il aurait alors été en prise directe avec les discriminations raciales et les violences qui y sont attachées de la part des policiers. La violence systémique et le racisme systémique auraient alors été mis en débat et les décisions qu’aurait eu à prendre alors le ministre 7/
      auraient une importance cruciale. Or, M Ndiaye n’est "que" le ministre de l’Education. Et les maux dont souffre l’Education Nationale ne sont pas de même nature que ceux dont souffre la police (même si certains maux sont partagés). 8/
      Le problème principal de l’EN est son démantèlement, la création d’une EN à plusieurs vitesses, l’abandon des visées émancipatrices et l’assignation à résidence sociale des élèves issus des classes les plus pauvres. Je ne vais pas détailler ici la stratégie de choc néolibérale 9/
      mais je vous invite plutôt à lire par exemple ceci : 10/
      blogs.mediapart.fr/jadran-svrdlin…
      M Macron a explicité le 17 mars dernier comment il compte s’y prendre pour achever tout cela au cours de son 2nd quinquennat : 11/
      blogs.mediapart.fr/jadran-svrdlin…
      M Ndiaye est évidemment au courant du projet présidentiel au moment où il accepte ce poste. Et s’il l’accepte c’est qu’il ne voit pas d’incompatibilité majeure entre ses propres principes et le projet présidentiel. 12/
      D’ailleurs, les premiers mots du nouveau ministre ne laissent aucun doute. Voici ce qu’il dit lors de la passation des pouvoirs au 110 rue de Grenelle :

      "Je suis un pur produit de la méritocratie républicaine dont l’école est le pilier." 13/
      Donc, M Ndiaye peut tout à fait être progressiste dans sa discipline et être apprécié pour cela et être en phase avec la politique néolibérale la plus dure et mystificatrice. Se poser soi-même en tant qu’exemple de la méritocratie n’augure rien de bon. 14/
      Mener des travaux exemplaires en histoire, faire preuve d’une conscience de race et n’avoir aucune conscience de classe est une chose tout à fait possible. Suffit-il donc d’être progressiste dans un domaine précis pour être qualifié de penseur de gauche ? 15/
      Est-il possible même d’être considéré comme étant de gauche sans jamais s’inscrire dans la lutte des classes ?
      16/
      Une chose est sûre : les médias en font une caution de gauche, un anti-Blanquer, et essaient de façon tout à fait artificielle de faire monter la tension en cette période électorale. Ce fil tente donc de démontrer la vacuité de tout cela. 17/
      Selon moi, M Ndiaye est donc juste une preuve de plus que pour M Macron et le capitalisme en général le racisme et l’antiracisme sont juste des jouets, des instruments de diversion, des paravents qui cachent le lutte des classes qui est en train de déliter toute notre société 18/
      notamment au sein de l’Education Nationale. Je ne dis pas du tout que ce ne sont pas des sujets essentiels. Entendons-nous bien : je dis que le capital les considère et en use comme de vulgaires variables d’ajustement de l’opinion publique. 19/
      Ce que nous, gens véritablement de gauche, pouvons faire de mieux : c’est marcher sur nos deux pieds, bien en équilibre à l’intersection de toutes les luttes, qu’elles soient de classe, de race, de genre, écologiques ou pédagogiques ! 20/
      La classe dominante ne cesse et ne cessera de tenter de dénouer les liens entre toutes ces luttes en faignant accorder de temps à autre de l’aumône à l’une ou l’autre. Comme aujourd’hui, ce ne seront que des leurres. A nous d’être vigilants, lucides et déterminés à les combattre !

    • M Ndiaye est évidemment au courant du projet présidentiel au moment où il accepte ce poste. Et s’il l’accepte c’est qu’il ne voit pas d’incompatibilité majeure entre ses propres principes et le projet présidentiel.

      un coloré cultivé pour ce ministère clé c’est aussi un coup de mousse (qui fera pschit ?)pour amadouer la population des quartiers qui lorsqu’elle ne s’abstient pas - ce que le récent pourcentage des voix exprimées en faveur d’Union populaire a aidé à oublier et silencer - serait foutue de voter nouveau PS.

      #masque_noir #Pap_Ndiaye #dualité #macronisme #éducation

    • On pouvait se demander si, en échange de la vente de son nom et de son image, Pap Ndiaye avait au moins négocié quelques éléments :
      – nommer lui même son dircab
      – des moyens
      – une ou deux mesures progressistes

      La réponse est déjà là : non.

      Un ministre qui ne choisit pas son dircab est sous contrôle direct de l’Elysée. Non seulement il n’a aucun contrôle de son emploi du temps et est trainé de buffet en visite Potemkine, mais il est isolé du monde extérieur.

      Et là… un blanquérien.
      Jean-Marc Huart, un ex-"Dgesco" au coeur de l’affaire Avenir lycéen
      https://www.lexpress.fr/actualite/societe/avenir-lyceen-jean-marc-huart-un-dgesco-dans-l-ombre-de-jean-michel-blanque

      Jean-Marc Huart a été le premier Degesco de Blanquer et a été mouillé dans le détournement d’argent public au profit d’une association lycéenne fictive : Avenir Lycéen.
      Avenir lycéen : Jean-Marc Huart, le recteur de l’Académie Nancy-Metz dans la tourmente
      https://www.francebleu.fr/infos/education/avenir-lyceen-jean-marc-huart-le-recteur-de-l-academie-nancy-metz-dans-la

      @Pr_Logos

      https://twitter.com/Pr_Logos/status/1528644089922691073

    • dans quelle mesure Pap Ndiaye, travaux d’historien mis à part, n’est-il pas fondamentalement un macroniste pur jus question management. L’ethos autoritaire de petits chefs ne supportant pas la démocratie interne se retrouve souvent là où on ne l’attend pas.

      @babou_lou
      https://twitter.com/babou_lou/status/1528655161467494401

      Musée de l’immigration : habillage décolonial et répression antisyndicale
      https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Musee-de-l-immigration-habillage-decolonial-et-repressio

    • « Le chantier de l’égalité réelle doit être la grande mission de Pap Ndiaye »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/05/23/le-chantier-de-l-egalite-reelle-doit-etre-la-grande-mission-de-pap-ndiaye_61

      A l’école, tout le monde est attaché à l’égalité, mais personne n’y travaille vraiment, constate Louis-Georges Tin, ancien président du Conseil représentatif des associations noires, dans une tribune au « Monde », qui appelle à ce que le souci de l’inclusion soit désormais pris en considération à tous les niveaux.

      A peine nommé, Pap Ndiaye, le nouveau ministre de l’éducation, devra traiter un dossier prioritaire, sans doute le plus difficile : celui de l’égalité réelle. Depuis les travaux de Pierre Bourdieu, au moins, on sait à quel point l’école républicaine, au lieu d’assurer l’égalité, renforce les inégalités.
      Toutes les études de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) le confirment : le système scolaire français est l’un des plus inégalitaires en Europe. Le problème ne se trouve pas dans les principes, qui sont justes, mais dans leur application, qui est manifestement biaisée. Le sujet est d’autant plus difficile à régler que le pays vit dans le déni. La mythologie de l’école de la République empêche de voir ses failles de plus en plus béantes.

      Or ces inégalités croissantes ne sont pas seulement un problème de justice sociale ; elles nuisent aussi à la performance économique de la nation. Quand des jeunes sont exclus du système scolaire, c’est une perte pour eux, mais aussi pour l’ensemble de notre pays. Il faudrait d’ailleurs que les économistes chiffrent le coût financier de cette perte sèche, car il est absolument énorme.

      Confiance et respect

      Le problème, c’est que la lutte pour l’égalité est généralement un impensé. A l’école, tout le monde y est attaché, mais personne n’y travaille vraiment. Pour les professeurs, la priorité, c’est le programme de mathématiques, de français, d’histoire ou d’anglais, qu’on n’a jamais le temps d’achever à la fin de l’année. Or, comme le disait Léon Gambetta (1838-1882), « le but sacré de la République n’est pas de décréter des égaux, c’est d’en faire ».

      Quand des jeunes sont exclus du système scolaire, c’est une perte pour eux, mais aussi pour l’ensemble de notre pays
      Dans une classe de collège ou de lycée, si les petites filles sont harcelées par des garçons qui s’amusent à jouer les caïds, si les caïds de la classe sont victimes de l’exclusion sociale et raciale au quotidien, s’il y a un jeune homosexuel qui, vivant dans la peur panique d’être découvert, est maintenant en décrochage scolaire, si la jeune fille au fond de la salle n’ose pas dire qu’elle n’entend pas bien, car elle a peur des moqueries concernant son handicap, si formidable que soit le cours, il ne pourra pas être reçu.

      Par conséquent, l’enseignant, homme ou femme, doit d’abord avoir le souci de l’égalité et de l’inclusion, il doit créer activement les conditions de la confiance et du respect, qu’on ne peut pas considérer comme acquis au premier jour de la rentrée. Il faut d’abord travailler sur ces notions, et ensuite, le contenu pédagogique pourra être partagé – il n’en passera évidemment que mieux. Ce n’est pas du temps perdu, c’est au contraire un investissement très productif et très rentable pour le reste de l’année.

      En ce sens, le souci d’inclusion de la diversité ne saurait être un supplément d’âme, quelque chose qu’on évoquera peut-être en fin d’année, s’il reste un peu de temps. Au contraire, ce doit être un préalable à toute communication pédagogique. Et il doit être pris en considération à tous les niveaux : au niveau des enseignants, des parents, des instituts de formation, des inspecteurs, du rectorat, et bien sûr du ministère.

      Dénoncé par les racistes de service

      C’est dans cet état d’esprit général qu’il faut aborder la lutte pour l’égalité réelle, qui est aussi la lutte pour l’efficacité réelle. A partir de là, des mesures concrètes pourront être mises en œuvre, que ce soit sur la formation initiale et continue des enseignants, la réforme des programmes, la lutte contre les orientations scolaires discriminantes, la lutte contre l’apartheid scolaire, le mentorat généralisé dans les quartiers populaires et dans le monde rural, la mise en place d’une agence nationale pour les stages, etc.

      Tous ces sujets, Pap Ndiaye, le nouveau ministre, les connaît parfaitement bien. Il y a travaillé à l’époque où il était vice-président du conseil scientifique du Conseil représentatif des associations noires. Son expérience universitaire l’a préparé à la fonction qu’il occupe aujourd’hui.

      Issu du monde académique qu’il connaît parfaitement, intellectuel brillant et nuancé, il devra mettre en œuvre les convictions qu’il porte depuis longtemps. Principale surprise du nouveau gouvernement, il a été salué par le monde académique, dénoncé par les racistes de service, évidemment, mais il a fait naître un espoir dans tout le pays. Maintenant, c’est à lui de donner à la jeunesse française les moyens de la réussite, pour tous et pour toutes.

      Louis-Georges Tin(Ancien président du Conseil représentatif des associations noires/CRAN)

      Promouvoir une infime fraction par l’école (#égalité_des_chances), créer une bourgeoisie noire. (ceci n’est pas du macKinsey)

  • Tuerie de masse à Buffalo | « Comme dans un film d’horreur » | La Presse
    https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2022-05-14/tuerie-de-masse-a-buffalo/comme-dans-un-film-d-horreur.php

    Peu avant l’attaque, Payton Gendron avait publié en ligne un manifeste haineux faisant référence à la théorie raciste du « grand remplacement » issue de l’extrême droite, selon un haut responsable des forces de l’ordre américaines, comme l’a rapporté le New York Times.

  • A quoi peut-on attribuer la hausse de la mortalité observée depuis novembre 2021 ? Point au 10 février 2022
    https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/documents/enquetes-etudes/a-quoi-peut-on-attribuer-la-hausse-de-la-mortalite-observee-depu

    - Une hausse de la mortalité est observée depuis novembre 2021 dans toutes les sources de données disponibles à Santé publique France pour l’analyse de l’évolution de la mortalité : hausse du nombre de décès toutes causes confondues (données Insee), du nombre de décès avec une mention de COVID-19 dans les causes médicales de décès (données de certification électronique des décès), du nombre de décès de patients avec infections SARS-CoV-2 à l’hôpital (données SIVIC) et du nombre de décès de résidents avec infection SARS-CoV-2 en ESMS (données SurvESMS).
    – La hausse de la mortalité sur cette période a été plus particulièrement observée chez les personnes âgées de 60 ans et plus.
    – Le nombre de décès sans mention de COVID-19 reste stable sur cette période. Cette observation est en faveur d’une contribution majoritaire de l’épidémie de COVID-19 dans la hausse de la mortalité observée depuis novembre 2021.
    – La hausse de la mortalité fait suite à la très forte hausse des contaminations COVID-19 et des hospitalisations enregistrées depuis le début de la cinquième vague épidémique en novembre 2021 (S45-2021).

    • Pr. Logos :
      https://twitter.com/Pr_Logos/status/1491868234387181569

      410/ SPF commence à constater l’écart entre les morts déclarés du Covid et les morts surnuméraire. Ils ne vont pas encore jusqu’à expliciter que le mort « avec » et mort « du » Covid sont une fumisterie « m-i-l-d-e-n-d-e-m-i-c » mais on y arrive.

      411/ En particulier, on constate que les morts « avec » le Covid ne suffisent même pas à expliquer le sous-comptage d’un facteur 2 du nombre de morts des vagues Delta et Omicron.

      Mais le rapport SPF pose les questions honnêtement sur les morts à domicile, par exemple.

      412/ C’est donc bien, a minima, les décès diagnostiqués Covid qui donne l’ampleur de la vague d’Omicron (graphe @nicolasberrod).

      Comme chaque jour, je pense aux soignants en première ligne, pendant qu’on souffle un peu du côté des contaminations, en attendant BA.2.

  • Pourquoi il y a peu de chances pour que le #coronavirus SARS-CoV-2 perde sa virulence – Université de Montpellier
    https://www.umontpellier.fr/articles/pourquoi-il-y-a-peu-de-chances-pour-que-le-coronavirus-sars-cov-2-perde


    En gros, cette croyance qu’en agent pathogène perde forcément de sa virulence dans le temps est à peu près du même niveau et de la même époque que la croyance qu’un virus ne peut pas être aérosolisé… donc, à jetre aux oubliettes de la pensée non scientifique.

    La logique qui sous-tend la théorie d’une évolution systématique des parasites vers un état dénué de virulence (avirulent) est d’une simplicité enfantine : pour le parasite, tuer son hôte c’est tuer la poule aux œufs d’or. Autrement dit, les souches (ou « variants » pour reprendre un qualificatif plus en vogue) qui tuent leur hôte rapidement devraient avoir moins de succès que les autres, et donc disparaître.

    Une explication au fait que cette théorie centenaire soit toujours aussi prégnante est la confusion entre les notions de létalité et de virulence.
    La létalité est la proportion d’individus infectés qui décèdent suite à l’infection par un parasite donné, dans un endroit donné, à une époque donnée. De nombreux éléments contribuent à diminuer la létalité apparente : traitements, vaccination, qualité de la prise en charge clinique, etc. La virulence, elle, correspond à la propension du parasite à nuire à son hôte. Elle se quantifie en l’absence de soins spécifiques.

    Autrement dit, le même variant viral aura une létalité différente d’un pays à un autre suivant par exemple la qualité du système hospitalier. En revanche, sa virulence sera inchangée.

    Dans le cas du SARS-CoV-2, on a assisté à une baisse de la létalité depuis le début de l’épidémie dans beaucoup de pays, en grande partie grâce à la vaccination. En revanche, la virulence a augmenté. Les infections par le variant Alpha causent plus souvent des décès que celles impliquant les lignées ancestrales qui circulaient début 2020. Quant au variant Delta, les premiers résultats semblent indiquer qu’il est plus virulent que le variant Alpha, car il entraînerait davantage d’hospitalisations chez les personnes non vaccinées. Des résultats préliminaires vont dans le même sens pour le variant Bêta.

  • Signalé par le Pr Logos :

    https://twitter.com/Pr_Logos/status/1486066871896055808

    Au Danemark, les hospitalisations des 0-2 ans avec BA.2 explose et a dépassé celles des plus de 80 ans.

    https://twitter.com/Pr_Logos/status/1486087680777768960

    Explosion des hospitalisations d’enfants aux Etats-Unis. La balance bénéfice risque est pourtant de nature à diviser par 10 au moins ce nombre de mômes gravement touchés.

  • Ce qui est assez épatant, c’est qu’on est absolument tous persuadés que si on se prend une vague (genre BA.2) immédiatement après le « plateau » d’Omicron, ou si on se prend une vague bien plus tard (genre en septembre prochain), on sait déjà qu’on ne sera absolument pas plus préparés qu’aujourd’hui, qu’on n’aura pas plus de capteurs et d’aération ni dans les écoles, ni dans les cinémas, ni dans aucun lieu public, on sait que ce sera le même merdier de protocoles eugénistes, et évidemment que même si le truc est encore plus virulent, on continuera à voir la moitié des gens le pif à l’air absolument partout.

  • Pr. Logos sur Twitter : « 48/ Suivi de cohorte lors de réinfection (avant Omicron) par la même souche : les hospitalisations sont plus fréquentes (pas moins). Important pour suivre les débats sur les lymphocytes T. https://t.co/zFpQXcOEXO » / Twitter
    https://twitter.com/Pr_Logos/status/1486037884603965448

    48/ Suivi de cohorte lors de réinfection (avant Omicron) par la même souche : les hospitalisations sont plus fréquentes (pas moins). Important pour suivre les débats sur les lymphocytes T.

    Rate and severity of suspected SARS-Cov-2 reinfection in a cohort of PCR-positive COVID-19 patients - Clinical Microbiology and Infection
    https://www.clinicalmicrobiologyandinfection.com/article/S1198-743X(21)00422-5/fulltext

    Conclusions
    Reinfection with SARS-CoV-2 is uncommon, with suspected reinfections more likely in women, adults, immunocompromised subjects, and those previously hospitalized for coronavirus 2019 (COVID-19). This suggests a need for continued precautions and vaccination in patients with COVID-19 to prevent reinfection.

  • « Les annonces de Castex ne répondent qu’à une tentative de sauver la candidature de Macron d’un naufrage lié à la gestion désastreuse de la crise du Covid, pas à une quelconque logique sanitaire. »

    Covid-19 : on vous explique pourquoi le calendrier de levée des restrictions sanitaires est critiqué
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-pourquoi-le-calendrier-de-levee-des-restrictions-sanitaires-es

    Plusieurs épidémiologistes ont dénoncé un allègement précipité des mesures sanitaires, alors que la France est toujours en pleine cinquième vague de l’épidémie de coronavirus.

    Le compte à rebours a commencé. Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé un calendrier de levée progressive des restrictions sanitaires, jeudi 20 janvier. Dans les prochaines semaines, certaines règles comme le port obligatoire du masque en extérieur, l’interdiction des concerts debout ou la fermeture des discothèques vont être abrogées dans toute la France. Le protocole sanitaire à l’école devrait aussi être allégé fin février. Mais en pleine cinquième vague de l’épidémie de Covid-19 et à quelques mois de l’élection présidentielle, ces annonces ont été vivement critiquées. Voici pourquoi.

    Parce la cinquième vague est encore trop haute

    La France est (toujours) sous l’eau, en pleine cinquième vague de l’épidémie, portée par la forte contagiosité d’Omicron. Sur les sept derniers jours, 337 192 nouveaux cas ont été recensés par jour en moyenne, soit près de 30 000 de plus que la semaine précédente. De quoi inquiéter de nombreux épidémiologistes, alors que le gouvernement annonce un allègement des restrictions sanitaires.

    « J’ai du mal à comprendre l’optimisme présenté par le Premier ministre », a réagi l’épidémiologiste et directrice de recherche à l’Inserm Dominique Costagliola sur BFMTV. « Moi je regarde les chiffres. Or on est à 525 000 cas diagnostiqués lundi, une incidence qui ne baisse pas, un nombre d’hospitalisations qui ne baisse pas non plus », a-t-elle mis en garde. « Il faut être sûr que la décrue soit entamée pour pouvoir commencer à relâcher certaines mesures », a renchéri, sur franceinfo, Jonathan Roux, épidémiologiste à l’Ecole des hautes études en santé publique de Rennes.

    "Je comprends qu’on ait envie de prendre des mesures mais elles devraient être basées sur des objectifs, sur les indicateurs."
    Dominique Costagliola, épidémiologiste

    « On peut donner des gages d’allègement aux Français, mais la réalité nous rattrape », constate sur franceinfo Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Tenon à Paris. Le médecin note d’ailleurs que notre pays ne fait pas partie des « bons élèves » du continent. « La France est quand même dans une situation plus compliquée que les autres pays européens, contrairement à ce qui est dit parfois, notamment par rapport à l’Allemagne ou à l’Espagne », explique-t-il. La raison ? En France, « on a un socle d’infections Delta sur lequel est fixée la vague d’Omicron qui est très élevée, ce qui explique cette tension hospitalière ».

    Parce que la situation dans les hôpitaux est toujours compliquée

    Si la part de cas graves, nécessitant une hospitalisation, est beaucoup plus faible avec le variant Omicron qu’avec le variant Delta, les hôpitaux français sont loin d’être vides. Le nombre total de malades hospitalisés avec le Covid-19 a ainsi atteint 27 931, jeudi 20 janvier, dont 3 053 admis ces dernières 24 heures. Un chiffre qui progresse constamment depuis le début de l’année. Le nombre de personnes en soins critiques baisse lui légèrement depuis quelques jours, à 3 842 patients ce jeudi.

    « Il ne faut pas donner l’impression que tout est rose à l’hôpital », a estimé jeudi sur franceinfo Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF) et maire (Agir) de Fontainebleau. Il souligne que si « les chiffres sont bas » notamment en soins critiques, « la pression globale sur l’hôpital reste forte ». « Nos tutelles n’ont pas pris la mesure de l’état réel » de l’hôpital, s’est aussi inquiété Arnaud Chiche, médecin anesthésiste-réanimateur à l’hôpital d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), et fondateur du collectif Santé en danger, sur BFMTV.

    Parce que les écoles continuent d’être un vecteur de l’épidémie

    Le cas des écoles est aussi pointé du doigt, alors que le Premier ministre a annoncé un possible allègement du protocole sanitaire dans les classes après les vacances de février. Jeudi 20 janvier, près de 19 000 classes étaient fermées en raison de l’épidémie de Covid-19, plus de 450 000 cas de Covid étaient confirmés chez des élèves et 30 000 parmi le personnel de l’Education nationale. Un record depuis le début de la pandémie.

    "L’idée qu’après les vacances de février, on aura un allègement, les bras m’en tombent." Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Tenon à Paris à franceinfo

    « Au niveau scolaire, c’est quand même hallucinant », a réagi, vendredi sur franceinfo, Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Tenon à Paris. « La rentrée des dernières vacances de Noël montre que dans la tranche 0-9 ans, on a eu une augmentation faramineuse avec des chiffres d’incidence qui sont au-delà de 4 000 [pour 100 000], et même de 5 000 pour les 10-19 ans. »

    Parce que la menace d’un nouveau variant plane

    A quoi faut-il s’attendre après Omicron ? La question agite toujours la communauté scientifique. D’autant plus qu’un sous-variant d’Omicron, baptisé BA.2, a récemment été découvert en France et est déjà majoritaire au Danemark. Un constat qui fait craindre aux épidémiologistes une plus grande contagiosité encore que celle du variant Omicron.

    La levée des restrictions sanitaires paraît donc précipitée pour certains spécialistes. « Ce sont des mesures qui sont annoncées sans seuil de levée des contraintes, mais surtout, sans seuil de reprise, s’est inquiété vendredi Gilles Pialoux. C’est un peu le calendrier de l’Avent, on ouvre des portes, on ne sait pas ce qu’il y a derrière très clairement. »

    Parce qu’Emmanuel Macron est accusé de préparer son entrée en campagne

    Si les médecins et épidémiologistes avancent des explications médicales et scientifiques, l’opposition, elle, brandit des arguments politiques. La candidate socialiste à la présidentielle Anne Hidalgo a ainsi dénoncé vendredi sur franceinfo un « calendrier politique » du gouvernement, qui « annonce des mesures d’allègement automatiques » après avoir mis tout le monde « en stress » lors du vote sur le pass vaccinal à l’Assemblée début janvier.

    Selon les informations recueillies par franceinfo, mercredi, à la veille de ces annonces, Emmanuel Macron – qui n’est pas encore officiellement candidat – souhaitait par ces décisions donner des perspectives aux Français, à moins de trois mois du premier tour de la présidentielle. Le chef de l’Etat « doit entrer en campagne dans le climat le plus positif possible », expliquait à franceinfo une source gouvernementale. Les prochaines semaines diront si ce relâchement des contraintes était prématuré ou non.

    https://twitter.com/Pr_Logos/status/1484594376202493953?cxt=HHwWgoC90YWuq5opAAAA

  • Pr. Logos sur Twitter : "1/ Pourquoi, devant l’avalanche d’affirmations que nous vivons la dernière vague pandémique de la part de virologues confirmés, garder un certain doute ? Que veut dire « endémique », si ça ne veut pas dire bénin ? D’abord parce que la blague se répète et que le flou empêche d’agir." / Twitter
    https://twitter.com/Pr_Logos/status/1482697264988577793

    5/ Le mot #endémique ne dit en aucun cas qu’il n’y a plus que des pathologies bénignes, qu’on a affaire à des rhumes de saison. Il dit qu’on n’est plus dans un état de crise mais dans une gestion permanente du virus, pour les décennies à venir.

    • Le thread complet plus facile à lire comme d’hab :
      https://threadreaderapp.com/thread/1482697264988577793.html

      1/ Pourquoi, devant l’avalanche d’affirmations que nous vivons la dernière vague pandémique de la part de virologues confirmés, garder un certain doute ?
      Que veut dire « endémique », si ça ne veut pas dire bénin ?

      D’abord parce que la blague se répète et que le flou empêche d’agir.
      2/ Pour l’organisation mondiale de la santé, endémique signifie qu’on a une transmission continue du virus, pour des temps immémoriaux. On a perdu la partie, du point de vue Zero Covid : éliminer, non le virus mais le réservoir viral humain.
      https://www.who.int/publications/i/item/framework-for-verifying-elimination-of-measles-and-rubella

      3/ Ainsi, la peste est endémique à Madagascar, en République démocratique du Congo ainsi, dans une moindre mesure, que dans d’autres pays d’Europe de l’est et d’Afrique.
      https://sante.lefigaro.fr/sante/maladie/peste/sevit-elle

      4/ Le paludisme est endémique dans de nombreuses régions du globe où la population comporte un grand nombre de porteurs asymptomatiques.
      https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/article/paludisme

      5/ Le mot endémique ne dit en aucun cas qu’il n’y a plus que des pathologies bénignes, qu’on a affaire à des rhumes de saison. Il dit qu’on n’est plus dans un état de crise mais dans une gestion permanente du virus, pour les décennies à venir.
      6/ Si SARS-CoV-2 devient « endémique » alors il nous faut un arsenal sanitaire large pour limiter ses dégats.
      Dans le cas contraire, il nous faut un arsenal sanitaire large pour avoir une chance d’éliminer le réservoir viral humain.
      https://rogueesr.fr/en_finir_et_prevenir

      7/ Pour Drosten, endémique suppose que toute la population ait été exposée au virus « naturellement », en étant protégée ou non par le vaccin de formes graves, avec l’espoir que les lymphocites T à mémoire produisent une immunisation de long terme.

      8/ Pour Kucharski, endémique suppose plutôt un certain degré de prédictibilité de l’évolution d’une année à l’autre des souches virales : c’est ce qui permet d’avoir un arsenal sanitaire ciblé, de vacciner les plus fragiles, etc. C’est assez convaincant.

      9/ Clairement, s’il existe une probabilité qu’une souche nouvelle disposant d’une grande virulence et d’un échappement immunitaire important (comme Omicron) apparaisse, alors nous ne sommes pas en phase endémique, puisqu’on n’a aucune idée de quand on pourra revivre pleinement.

      10/ Moins on investit dans un arsenal sanitaire large, pluriforme, et plus on a d’incertitude… Plus on repousse ce moment de revivre pleinement en sachant qu’il n’y aura plus de crise majeure saturant les hôpitaux (ce qui est le cas en ce moment même ! Omicron…)

      11/ Voilà un bon papier de phylodynamique virale, qui explique bien ce que pourrait être un critère correct de transition endémique, c’est-à-dire conduisant à la présence permanente du virus et à son évolution prévisible
      https://journals.plos.org/ploscompbiol/article?id=10.1371/journal.pcbi.1002947

      12/ Pour la grippe ou les rhumes de saison, l’arbre philogénétique ressemble à ça. Les virus en circulation donnent naissance à de nouveaux variants qui échappent à l’immunité antérieure contre l’infection, l’immunité se développe contre ces nouveaux variants, et ainsi de suite.

      13/ Visuellement, pour la grippe, voilà…

      Les variants sont toujours des mutants de la dernière souche hégémonique. Les possibilités d’évolution sont limitées et partiellement prédictibles (en intensité, pas dans le détail).

      14/ Coronavirus bénin.

      15/ H1N1

      16/ Ce n’est pas DU TOUT le schéma pour SARS-CoV-2
      Omicron n’est PAS une mutation de Delta, qui n’est PAS une mutation de Gamma, qui n’est pas une mutation de Beta, qui n’est pas une mutation de Alpha.
      Alpha est une mutation de Wuhan-1 (ouf).
      https://nextstrain.org/ncov/gisaid/global

      17/ La conséquence est fantastiquement simple : on ne peut prédire le prochain variant hégémonique en fonction du précédent, puisque les nouvelles souches virales proviennent de mutations silencieuses pendant un moment, survenue chez un patient immuno-déprimé par exemple.

      18/ Pour Omicron le premier ancêtre commun est excessivement lointain, ce qui prouve qu’on y est pas.

      19/ L’argument d’immunisation par les lymphocytes T à mémoire est donc un « argument », comme on en exposait à la machine à café autrefois. Ce n’est pas rien : c’est possible qu’on transite vers un arbre phylogénétique en arbre, maintenant. Ou pas.

      20/ Faire d’un argument exposable pour les besoins de la discussion aux collègues à la machine à café une phrase affirmative dans la presse est déjà douteux.

      Proposer de tout lâcher et identifier « endémique » et « bénin »="mild", c’est éthiquement inacceptable.

      21/ Je ne dis pas qu’une fois passée la nouvelle vague d’Omicron en mai, lié à la baisse d’immunisation, on ne commencera pas à voir l’échelle philogénétique ci-dessus, hein.

      Je ne dis rien puisque… c’est non prévisible.

      22/ Deuxième conclusion : cette question de l’endémicité n’est pas le problème. Endémique ou pas, il faut un investissement dans un arsenal sanitaire pérenne.
      Bordel.

      Nous sommes 1700, déjà. Et vous ?
      https://rogueesr.fr/en_finir_et_prevenir

  • Covid Will Become Endemic. The World Must Decide What That Means

    The task of 2022 will be figuring out how much action we’re willing to take and how much disease and death we’ll tolerate.
    https://www.wired.com/story/covid-will-become-endemic-the-world-must-decide-what-that-means

    This is not the year-end we wanted, but it’s the year-end we’ve got. Inside it, like a gift basket accidentally left under the tree too long, lurks a rancid truth: The vaccines, which looked like the salvation of 2021, worked but weren’t enough to rescue us. If we’re going to save 2022, we’ll also have to embrace masking, testing, and maybe staying home sometimes, what epidemiologists broadly call nonpharmaceutical interventions, or NPIs.

    (...)

    “The key question—which the world hasn’t had to deal with at this scale in living memory—is how do we move on, rationally and emotionally, from a state of acute [emergency] to a state of transition to endemicity?” says Jeremy Farrar, an infectious disease physician who is director of the global health philanthropy the Wellcome Trust. “That transition period is going to be very bumpy, and will look very, very different around the world.” (...)

    To start, let’s be clear about what endemicity is, and isn’t. Endemicity doesn’t mean that there will be no more infections, let alone illnesses and deaths. It also doesn’t mean that future infections will cause milder illness than they do now. Simply put, it indicates that immunity and infections will have reached a steady state. Not enough people will be immune to deny the virus a host. Not enough people will be vulnerable to spark widespread outbreaks.

    Colds are endemic—and since some types of colds are caused by other coronaviruses, there’s been speculation this coronavirus might eventually moderate too. (The coronavirus OC43, introduced to humans in the late 1800s, took a century to do that.) But flu is also endemic, and in the years before we all started masking, it killed anywhere from 20,000 to 50,000 Americans each year. Endemicity, in other words, isn’t a promise of safety. Instead, as epidemiologist Ellie Murray has argued, it’s a guarantee of having to be on guard all the time. (...)

    *Researchers argue that we are late in explaining to people what endemicity actually represents. “We should have been trying, from a very early stage, to teach people how to do risk calculation and harm reduction,” says Amesh Adalja, a physician and senior scholar at the Johns Hopkins University Center for Health Security. “We still should be trying, because people have gone back to their lives. They have difficulty understanding that no activity is going to have zero Covid risk—even though we’ve got great tools, and more of them coming in the new year, that are going to allow us to make Covid a much more manageable illness.”*

    (...)

    But endemicity will be a daily grind, whenever we get there: a painstaking repetition of frequent testing, sometimes masking, and never quite being free of the need to think about the virus, like an annoying neighbor whom you wish would move away.

    If we resolve to do this better in the next round, we nevertheless are left with how we play out this one. “If we keep going as we are doing, it will be protracted and painful and prolonged,” Farrar says. “We need to commit to making sure everybody in the world has access to their two doses of vaccines by the end of March 2022. A level playing field isn’t just sort of a nice thing to do. It’s the only way to reduce the chance of other new variants coming.”

  • Pr_Logos sur Twitter
    https://twitter.com/Pr_Logos/status/1392215317724729348

    C’est dingue.

    Ces gens ont reçu des mémos, des demandes d’entretien, pour leur expliquer des plans de sécurisation sanitaire des cantines et des salles de classe, clé en main, avec chiffrage grossier.

    Et ils n’ont ni écouté ni mis en œuvre.

    Cet aveu…

    C’est dingue parce que c’est glissé discrètement au cœur d’une interview, comme si c’était une évidence depuis des mois et des mois — mais il vaudrait mieux compter en dizaine de milliers de morts qu’on aurait du et pu éviter.

    S’il savait, comme nous savions, pourquoi bon sang…

    Pourquoi ?
    Pourquoi n’ont-ils pas voulu entendre ?
    Vous vous rendez compte de ce gâchis ?

    Nos existences pourries, nos familles endeuillées, nos gamins qui doivent grandir et se construire en ayant l’avenir bouché d’un jour sans fin…

    Ca prouve que les réseaux sociaux n’ont rigoureusement aucun pouvoir. Ce compte, il y a 4 ministres abonnés, des conseillers ministériels en nombre, entre 300 et 400 journalistes, je ne compte plus les sénateurs et les députés et après 10 mois…
    …ça.

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1392206600774078465/pu/vid/640x360/6LCuf2qznLYTZMPM.mp4?tag=12

    #covid-19 #in_retrospect

  • Emmanuel Macron assume le choix de « vivre avec » le Covid-19
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/03/emmanuel-macron-assume-le-choix-de-vivre-avec-le-covid-19_6078875_3244.html

    En entamant le déconfinement du pays alors que l’épidémie est encore à un niveau relativement élevé, le chef de l’Etat fait le pari d’un agenda positif.

    Ah, encore un pari ? Faut se faire soigner, là. Ou alors il se met à acheter des billets de loto, ça au moins c’est pas nous qu’on se retrouve avec un tube dans la gorge.

    Sinon, l’élément de langage « agenda positif » est assez génial. Je suis fier de vivre dans un pays dans lequel le quotidien de référence reprend sans guillemets les expressions pré-chiées du gouvernement. Même quand elles ne veulent rien dire.

    • Et comme toujours dans notre presse de qualité, on préserve l’anonymat d’un officiel du gouvernement (« un proche du chef de l’État ») qui décrit ce « pari » comme « un mélange d’humilité, de pragmatisme et de détermination ». Slurp.

      « Tout ça est un mélange d’humilité, de pragmatisme et de détermination. Il faudra voir dans quinze jours si la baisse a perduré et dans quelle proportion. Il faut aussi que l’accélération de la vaccination se maintienne voire s’accentue », signale un proche du chef de l’Etat.

      (Rappelle-toi que le pseudonymat sur les interwebz, en revanche, c’est la mort de la démocratie.)

    • Une partie de la communauté scientifique s’étrangle. Alors que les variants indien ou brésilien menacent de tout faire dérailler, que les hôpitaux restent débordés, les critères utilisés pour justifier le déconfinement leur paraissent bien légers. « Les Japonais se démènent pour ralentir une épidémie afin qu’elle ne dépasse pas les 40 cas pour 100 000 habitants sur sept jours. En France c’est 400. Leur niveau d’exigence est au moins dix fois plus strict ! », souligne Antoine Flahault, directeur de l’institut de santé globale à l’université de Genève. « Je crois que tout le monde attendait un gouvernement qui dise “plus jamais cela !” A la place, le président a déclaré s’accommoder d’un virus qui peut causer 40 000 cas et 300 décès par jour, ce n’est pas acceptable. Le problème de la stratégie du “vivre avec” est qu’elle n’a été qu’une série d’échecs jusqu’à présent », insiste l’épidémiologiste.

      Risque de devenir le mauvais élève de l’Europe

      Les experts ne s’expliquent pas que le gouvernement ait abandonné l’objectif qu’il s’était fixé à l’automne dernier de descendre à 5 000 cas de contamination par jour. Beaucoup d’entre eux vantent la stratégie du « zéro Covid » qui, en agissant vite et fort contre le virus, doit éviter les incessants stop-and-go des confinements et déconfinements. A leurs yeux, la France risque de devenir le mauvais élève de l’Europe et faciliter la fabrique de nouveaux variants. La décision chinoise de suspendre, le 30 avril, les vols reliant Paris et Shanghaï pour deux semaines est déjà, selon certains, un signal à ne pas négliger.

      La stratégie « zéro Covid-19 » ? « Ça n’est pas soutenable avec nos standards démocratiques », a balayé le chef de l’Etat en préambule à son entretien auprès des titres de la presse quotidienne régionale, le 30 avril. « Ceux qui l’ont mise en place étaient soit des îles, soit des régimes autoritaires. On n’est ni l’un ni l’autre. Il y a toujours des Cassandre pour prédire le pire, mais il faut aussi faire preuve d’optimisme ! », abonde un conseiller ministériel, estimant que les critères de surveillance de l’épidémie sont loin d’être laxistes.

    • la task-force a encore frappée
      https://twitter.com/Pr_Logos/status/1385957223646613512

      C’est un théorème : plus un type a le profil de l’imposteur publicitaire, du bateleur grande gueule qui maintient les pires âneries envers et contre toutes les preuves scientifiques et plus on le retrouve promu à la télévision.ici, Pittet, pitoyable.

      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1385667854238879746/pu/vid/1280x720/jOsybGEhYM1Wu7ws.mp4?tag=12