• Aide médicale vitale pour les personnes déplacées du Tigré | The Storyteller
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    Aide médicale vitale pour les personnes déplacées du Tigré. Mekele, Tigré - « Je suis enceinte, je suis déplacée, mais je suis toujours en vie », se lamente Lete en caressant son ventre. Elle attend son examen prénatal dans une clinique mobile de l’OIM à Mekele, la capitale de la région du Tigré, en Ethiopie.Lete fait partie des plus de 1,7 million de déplacés internes touchés par la crise dans le nord de l’Éthiopie, qui a débuté après une flambée de violence dans la région du Tigré en novembre 2020. « J’ai marché 90 kilomètres depuis ma ville natale d’Adwa, dans le centre du Tigré, avec mes enfants. Étant enceinte, c’était extrêmement difficile. J’étais seule avec mes enfants, j’ai dû abandonner mon mari et nous ne l’avons pas revu depuis. À mi-chemin de notre voyage, des gens nous ont aidés et nous ont laissés monter dans leur voiture pour aller à Mekele », raconte-t-elle.
    Lete fait partie des centaines de déplacés internes qui reçoivent un soutien médical de l’équipe mobile de santé et de nutrition de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui travaille actuellement dans des sites de déplacement de fortune qui étaient autrefois des écoles. Chaque jour, l’équipe - composée de deux agents de santé, deux infirmiers, deux sages-femmes et deux psychologues - se rend sur différents sites à Mekele. Selon la Matrice de suivi des déplacements de l’OIM, plus de 1,7 million de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays en raison du conflit actuel dans le nord de l’Ethiopie. Les établissements de santé sont débordés. De nombreuses personnes déplacées, notamment des femmes, des enfants, des nouveau-nés et des personnes handicapées, ont besoin de produits de première nécessité tels que de la nourriture et un abri. En outre, la menace de la COVID-19 accroît les craintes car de nombreuses personnes vivent dans des sites de fortune surpeuplés où les conditions d’hygiène sont mauvaises. Les pluies actuelles risquent d’aggraver la situation en provoquant davantage de déplacements dus aux inondations et en augmentant les cas de diarrhée aqueuse et de paludisme.

    #Covid-19#migrant#migration#ethiope#tigre#sante#personnedeplacee#santementale#vulnerabilite#urgence#humanitaire#crise

  • Entre le marteau et l’enclume : les migrants vénézuéliens et les Trinidadiens touchés par la pandémie | The Storyteller
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    Entre le marteau et l’enclume : les migrants vénézuéliens et les Trinidadiens touchés par la pandémie. Lucibel Mendoza a quitté le Venezuela avec son fils de trois ans et sa mère de 80 ans pour venir à Trinité-et-Tobago début 2020, tandis que son fils de 19 ans est resté au pays. Elle s’est installée à Moruga, un village situé le long du littoral sud de Trinité, en promettant de gagner de l’argent pour l’envoyer et aider son fils. Son arrivée à Trinité-et-Tobago au moment où la COVID-19 est apparue a rendu cette promesse presque impossible à tenir. Comme Lucibel, les réfugiés et migrants du Venezuela viennent à Trinité-et-Tobago dans l’espoir d’une vie meilleure. En 2019, 16 523 migrants vénézuéliens se sont inscrits auprès du gouvernement et ont reçu un permis du Ministère, qui leur permettait légalement de travailler pendant un an. À cette époque, les migrants pouvaient trouver du travail dans les secteurs de l’hôtellerie, du divertissement, de la restauration et de la construction.
    Cependant, la pandémie a entraîné la fermeture des frontières de Trinité-et-Tobago et de nombreuses entreprises employant des migrants. Le rapport 2020 de la Matrice de suivi des déplacements (DTM) a montré que 68 pour cent des migrants employés ont perdu leur emploi à cause de la COVID-19. Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux luttent aux côtés des ressortissants de Trinité-et-Tobago pour trouver ou conserver un emploi stable. Les mesures prises pour enrayer la propagation du virus ont exacerbé leur vulnérabilité. Sans revenus réguliers, les migrants peuvent à peine se permettre des produits de première nécessité.« Les migrants sont inquiets en ce moment », déclare Natalie Patrice, fondatrice du Centre de réduction de la pauvreté à Moruga. « En l’état actuel des choses, ils sont dans l’incertitude, entre le marteau et l’enclume. Ils veulent survivre et pouvoir travailler » ajoute-t-elle.
    L’augmentation du chômage parmi les habitants et les migrants fait que les organisations communautaires comme le centre de Natalie Patrice sont de plus en plus sollicitées pour apporter une aide. Elle a contacté plusieurs agences, dont l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), pour demander une aide supplémentaire dans sa ville natale.Moruga est l’une des neuf communautés rurales où l’OIM a distribué plus de 4 000 kits d’hygiène - des boîtes d’articles sanitaires essentiels comme du dentifrice, du déodorant et de la lessive, entre autres, qui les aident à prendre soin d’eux pendant la pandémie.L’intervention vise à fournir une aide à court terme aux migrants vulnérables et aux communautés d’accueil, qui bénéficient également de la distribution.La nécessité d’une telle aide est en augmentation car l’OIM à Port d’Espagne reçoit de plus en plus de demandes pour diverses formes de soutien d’urgence de la part de ses partenaires et des migrants. La nourriture et l’accès aux produits de première nécessité, y compris les produits de nettoyage et d’hygiène, figurent en tête de liste des besoins primaires immédiats des personnes vulnérables. Les habitants comme les migrants ont été particulièrement touchés par l’impact économique de la pandémie dans les zones rurales et côtières de Trinité-et-Tobago, comme Moruga, Siparia, Penal, Mayaro, Rio Claro, Cedros et Icacos.
    « Il est important de prendre en considération les besoins des ressortissants de Trinité-et-Tobago qui sont également confrontés à une situation difficile. Les réfugiés et les migrants du Venezuela connaissent des difficultés à leur arrivée. Pourtant, si vous ne subvenez qu’à leurs besoins à eux, vous risquez d’alimenter la xénophobie et de rendre la vie dans leurs communautés d’accueil plus difficile », a déclaré Jewel Ali, responsable du Bureau de l’OIM à Port d’Espagne.« Il y a souvent des migrants qui viennent ici et essaient de vivre en groupes pour couvrir le coût du loyer », souligne Jewel Ali. « Ensuite, vous avez une surpopulation, ce qui crée des problèmes de protection et de santé pendant la pandémie, car il y a une capacité limitée d’auto-isolement si quelqu’un tombe malade. Il est donc nécessaire que nous venions ici et leur fournissions des kits d’hygiène », ajoute-t-elle.
    Les distributions ont également permis de relever un autre défi pour la population migrante : des informations insuffisantes sur l’accès aux services publics. Les études réalisées par l’OIM en 2019 ont identifié le manque de connaissances sur le droit du travail et les services de santé comme une préoccupation majeure parmi eux. L’OIM et ONU Femmes ont profité des opérations de distribution pour remettre de la documentation contenant les coordonnées de refuges contre la violence domestique et des organismes de premiers secours, ainsi que des conseils de prévention de la COVID-19.

    #Covid-19#migrant#migration#venezuela#trinidadettobago#sante#accessante#inclusion#vulnerabilite#economie#xenophonie#droit#OIM

  • La route de l’incertitude : la dévastation règne sur les routes du Yémen | The Storyteller
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    Le chemin de l’incertitude : la dévastation règne sur les routes du Yémen
    Laḩij, Yémen - Il s’assied sur le lit, regardant par la fenêtre tout en soulevant lentement sa jambe du sol pour la poser sur le matelas en caoutchouc. Sa jambe semble plus lourde qu’il ne l’imagine, mais il finit par y arriver. A mesure que les gens entrent dans la pièce, il regarde la porte sans réaction, clignant des yeux avec fatigue tout en prenant des respirations superficielles. Il n’a que la peau sur les os et est en souffrance.
    Cela faisait des mois que son corps n’avait pas touché un matelas. Les passeurs ne lui auraient jamais permis un confort aussi simple. En sécurité à l’hôpital de Laḩij, où il reçoit des soins grâce au soutien de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et du Service à l’aide humanitaire de l’UE, tout ce qui lui est rassurant et familier se trouve encore à un millier de kilomètres et à l’autre bout du monde. Pourtant, les souvenirs des horreurs récentes - des mois de violence et de famine forcée aux mains de gangs criminels - étaient toujours présents dans son esprit.
    Le voyage de Mohammed* a commencé en Éthiopie avec l’ambition de mettre fin à la pauvreté de sa famille depuis des générations. Il ne s’attendait pas à ce que cette aspiration le mène à une expérience de mort imminente et à des milliers de dollars gaspillés.Lorsque Mohammed est arrivé, son état était préoccupant mais il commence à se rétablir.
    Comme des centaines de milliers d’autres migrants de la Corne de l’Afrique ces dernières années, Mohammed tentait de rejoindre le Royaume d’Arabie saoudite. Les personnes qui empruntent cet itinéraire n’espèrent généralement rien de plus que de parvenir à leur destination pour aider leur famille à prospérer en toute modestie. La plupart n’ont aucune idée des expériences qu’ils devront d’abord endurer ou du fait qu’ils pourraient ne jamais y arriver.
    Partant généralement d’Éthiopie en direction des côtes somaliennes ou djiboutiennes, les migrants sont confrontés à l’épuisement et à la déshydratation en cours de route, ce qui s’avère fatal pour un nombre inconnu de personnes. Ils traversent le golfe d’Aden, entassés dans les bateaux des passeurs ; certains succombent à l’asphyxie ou à la noyade. Une fois au Yémen, de nombreux migrants sont retenus par les passeurs pendant des jours, voire des mois. La plupart sont sauvagement battus tandis que leurs familles sont contraintes de payer une rançon.« Un jour, un passeur est venu dans le champ où mon ami et moi travaillions. Il nous a dit qu’il pouvait nous emmener en Arabie saoudite pour trouver du travail et qu’en un an nous serions riches et pourrions construire des villas pour nos familles », raconte Ibrahim*, un Éthiopien de 20 ans qui, comme Mohammed, a cru aux mensonges des passeurs. Il a laissé l’exploitation familiale d’oignons - ainsi que son innocence - en Ethiopie.
    Au point d’accueil pour migrants de l’OIM à Aden, Mahmoud gare la camionnette de la clinique mobile près de l’entrée, permettant à son collègue, le Dr. Yasser, de charger plus facilement les fournitures médicales nécessaires à leur travail éreintant de la journée. « Nous commençons tôt chaque matin avec la même ambition de soigner les migrants vulnérables et de les aider à retrouver une vie digne », explique le Dr. Yasser, chef d’équipe. Il dirige un dispensaire d’urgence pour les migrants récemment arrivés de Djibouti sur la côte, près de Ras Al Arah, à Laḩij. L’équipe mobile fait quatre heures de route dans des conditions climatiques difficiles, sous une chaleur écrasante, ou dans des tempêtes de sable, pour atteindre ses patients épuisés. Sur ce long trajet, ils craignent les accidents ou les criminels, mais ils sont toujours déterminés à atteindre leur destination.
    « C’est un sentiment magnifique de sauver une vie vulnérable - les migrants ont droit aux soins de santé comme nous tous. Quand je pense à l’épidémie de choléra ici au Yémen, il nous est arrivé de n’avoir que quelques minutes pour sauver une vie », a ajouté le Dr. Yasser.Après avoir quitté l’exploitation familiale, Ibrahim s’est rendu au Yémen et est devenu l’un des patients du Dr. Yasser.« Nous avons marché pendant de nombreux jours. Des gens sont morts en chemin après avoir bu de l’eau insalubre ; j’ai enterré six personnes. À Djibouti, ils nous ont entassés à 250 dans un camion. Ceux qui sont morts ont été jetés dehors sans aucune pitié », a expliqué Ibrahim, les larmes aux yeux.Puis Ibrahim a été entassé dans un petit bateau. Lorsqu’ils sont arrivés près de la côte yéménite, les passeurs l’ont forcé à nager dans une mer déchaînée. Lorsqu’il a atteint le rivage, il avait urgemment besoin de soins médicaux. Le Dr. Yasser et ses collègues ont veillé à ce qu’il reçoive de l’aide.
    Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les arrivées de migrants au Yémen ont diminué. Cependant, plus de 32 000 migrants sont restés bloqués dans le pays. Certains d’entre eux ont été placés en détention, d’autres sont retenus par des passeurs. L’équipe mobile rencontre de plus en plus de migrants blessés qui ont été détenus par des passeurs pendant de longues périodes. Un migrant a raconté à l’équipe médicale mobile son expérience avec les passeurs : « au Yémen, les passeurs nous ont emmenés de force. Dans le parc de rétention, nous pouvions voir que les corps des gens étaient ensanglantés par la torture. Ils ont commencé à nous frapper et nous ont fait appeler nos familles en leur demandant d’envoyer 1 500 dollars. J’ai appelé ma famille et le lendemain, ils ont envoyé 300 dollars. C’était tout ce qu’ils pouvaient se permettre. »« Les passeurs avaient l’habitude de nous suspendre par une jambe, et de nous battre à tour de rôle. Même les femmes et les filles étaient battues. Une fille a été violée par sept hommes. Comme ma famille n’a d’abord envoyé que 300 dollars, j’ai dû rester là pendant des semaines jusqu’à ce qu’elle envoie les 1 200 dollars supplémentaires », ajoute le migrant. Et dans le cas d’Ibrahim, sa famille a été contrainte de vendre son exploitation d’oignons pour assurer la libération de son fils.La plupart des migrants ne reçoivent pas les soins médicaux dont ils ont besoin après avoir souffert aux mains des cruels passeurs. Ceux qui sont soignés par les équipes médicales de l’OIM ont de la chance. Les migrants bénéficient de séances de sensibilisation à la santé, d’un soutien en matière de santé mentale et de soutien psychosocial, d’une orientation vers des établissements de santé proches, ainsi que de nourriture, d’eau et d’autres articles de secours essentiels.
    (...) Une fois en voie de guérison, Mohammed a été amené dans la famille d’accueil de l’OIM à Aden pour se remettre confortablement avec d’autres migrants vulnérables. Il retournera probablement en Ethiopie lorsqu’il sera suffisamment rétabli. Comme beaucoup d’autres, le rêve que lui ont vendu les passeurs d’un voyage et d’une vie faciles en Afrique du Sud était loin d’être une réalité.

    #Covid-19#migrant#migration#yemen#djibouti##ethiopie#OIM#sante#pandemie#vulnerabilite#violence#transit#frontiere

  • Retours difficiles des migrants en pleine pandémie de COVID-19 | The Storyteller
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    Bayarmaa* est bloquée au Viet Nam depuis qu’elle a perdu son emploi à cause de la COVID-19. Affamée et confrontée à des problèmes de logement, cette ressortissante mongole n’a pas pu payer le traitement médical dont elle avait besoin pour une maladie chronique récurrente. Profondément inquiète et frustrée de ne pouvoir aider sa fille, la mère de Bayarmaa, restée au pays, est également tombée malade. Jour après jour, la situation de Bayarmaa s’est aggravée jusqu’à ce qu’elle décide de demander l’aide du Ministère mongol des affaires étrangères et de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).L’impact généralisé de la pandémie de COVID-19 sur la mobilité humaine mondiale en raison des restrictions de voyage, des fermetures des frontières et des mesures de confinement visant à enrayer la propagation du virus a bloqué des millions de migrants, dont Bayarmaa, à travers le monde. Dans un rapport de septembre 2020 sur l’impact de la COVID-19 sur les migrants, le Groupe de travail de l’OIM sur le retour pendant la COVID-19 a décrit en détail la situation critique de près de trois millions de migrants bloqués dans le monde. De nombreux autres migrants se seraient retrouvés bloqués au cours des mois suivants. Le Groupe de travail a été créé en réponse au défi complexe que représente l’organisation des retours volontaires pendant la pandémie, et pour aider les missions à relever efficacement ce défi. En 2020, l’OIM a facilité le retour volontaire de plus de 50 000 migrants à travers le monde. Plus de 1 000 migrants (53 % de femmes et 47 % d’hommes) ont été soutenus par le Groupe de travail sur le retour pendant la COVID-19 pour rentrer chez eux de manière sûre et digne à l’échelle mondiale.
    Chaque retour a été unique en son genre et a mis en évidence les conditions différentes et extrêmes auxquelles les migrants ont été confrontés dans le contexte de la pandémie de COVID-19 avant leur retour.
    Parmi ceux qui sont rentrés se trouvaient des travailleurs migrants et leur famille, des voyageurs, des étudiants internationaux, des enfants non accompagnés, des femmes enceintes, des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, d’autres personnes à la recherche de soins médicaux et des victimes de traite des êtres humains.

    #Covid-19#migrant#migration#OIM#retour#pandemie#travailleurmigrant#famille#sante#vulnerabilite

  • Le parcours d’Ahmed : après avoir été témoin de la violence, sa santé mentale s’améliore | The Storyteller
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    Depuis mars 2019, l’OIM fournit des services SMSPS dans le camp par le biais d’une équipe mobile psychosociale formée. L’intervention SMSPS dans la région comprend la formation des acteurs gouvernementaux et locaux, les premiers secours psychologiques, la prévention et la sensibilisation à la violence fondée sur le genre, la thérapie individuelle pour les personnes en détresse psychologique, l’orientation vers les centres de santé mentale disponibles et le suivi des cas les plus graves. Febene Tadesse, la conseillère qui travaille sur le site de Millenium Park, a aidé Ahmed à trouver des moyens pour gérer son insomnie et sa peur, et à traiter ce qui semblait être un sentiment de culpabilité d’avoir survécu alors que d’autres étaient morts.Dans le cadre d’un parcours de conseil global, sur plusieurs sessions et plusieurs mois, le conseiller a proposé un exercice connu sous le nom de «  ligne de vie  », dans lequel la personne se rappelle dans l’ordre chronologique les expériences agréables de sa vie, et apprend à surmonter les épisodes les plus difficiles tout en envisageant un futur rôle productif dans la communauté.Le conseiller a identifié les forces mentales d’Ahmed et les a utilisées pour l’aider à surmonter les sentiments négatifs qui l’accablent. Il a également progressivement pu rétablir ses relations et réseaux sociaux. Après trois mois de thérapie, les symptômes d’Ahmed ont diminué de manière significative, avec moins de cauchemars, un meilleur sommeil et une amélioration de ses capacités de communication.
    Ahmed a également rejoint l’équipe de volontaires communautaires de l’OIM et a participé à l’organisation de matchs de football sur le thème de la COVID-19 pour les enfants. Il a expliqué que quelques semaines après avoir rejoint l’équipe, son attitude envers la vie a commencé à changer. Ses interactions avec les autres se sont améliorées et il a retrouvé un sens à sa vie. Depuis la thérapie, Ahmed est également devenu volontaire au sein de l’équipe SMSPS de l’OIM pour créer des sessions de sensibilisation de porte à porte dans le camp afin d’éclairer sa communauté sur les problèmes de santé mentale et l’importance de chercher de l’aide rapidement.

    #Covid-19#migrant#migration#ethiopie#camp#refugie#sante#santementale#violence#vulnerabilite#SSPT#OIM#suivipsychosocial

  • Une actrice sénégalaise lance une série TV pour sensibiliser le public à la migration dangereuse | The Storyteller
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    Une actrice sénégalaise lance une série TV pour sensibiliser
    le public à la migration dangereuse. L’actrice, mannequin et activiste sénégalaise Khalima Gadji prête son talent à l’écran pour informer les jeunes sur les risques de la migration irrégulière et les alternatives.Khalima joue dans « Loumey wakh wa cogne ba », une nouvelle série télévisée dont le titre se traduit par « Que vais-je dire aux voisins ? » Elle est diffusée sur l’une des principales chaînes du Sénégal. La série de dix épisodes, qui se déroule dans un quartier de Dakar, raconte l’histoire d’Anta, jouée par Khalima, une personne qui rentre chez elle après s’être rendue en Europe. L’histoire s’appuie sur des témoignages réels de migrants de retour, mettant en lumière les risques liés aux itinéraires de migration dangereux.
    « L’idée était de faire des migrants l’histoire principale et d’avoir une discussion à ce sujet », explique Khalima. « La migration n’est pas interdite. Ce que je recommande aux jeunes, c’est de voyager de manière plus organisée ».Elle poursuit : "Ils [les jeunes] prennent le risque de traverser la mer Méditerranée et le désert pour atteindre les pays d’Afrique du Nord et d’Europe, en pensant qu’ils réussiront là-bas. Oui, certains ont réussissent, mais beaucoup d’autres meurent ».En décembre 2020, le projet de l’OIM sur les migrants disparus avait enregistré plus de 3 000 décès le long des itinéraires migratoires du monde entier en 2020. Environ 92 pour cent des migrants qui tentent d’atteindre l’Europe depuis l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale par des voies irrégulières sont des jeunes hommes de moins de 30 ans.Khalima a produit la série télévisée après avoir écouté les expériences poignantes de jeunes gens qui retournent au Sénégal, après avoir tenté des périples dangereux pour atteindre l’Europe.Khalima est ambassadeur du projet Migrants comme Messagers, mené par l’OIM, qui soutient les activités menées par les migrants de retour au Sénégal et dans six autres pays d’Afrique de l’Ouest. Le projet sensibilise les communautés aux risques de la migration irrégulière et aux possibilités de solutions régulières.Khalima, ainsi que d’autres ambassadeurs, participe également à la diffusion de messages de santé publique sur la COVID-19 afin de démentir les rumeurs néfastes. Sa série télévisée vise à démystifier la migration irrégulière en présentant les risques qu’elle comporte. Le personnage, Anta, explique les sacrifices qu’elle et sa famille ont dû faire pour qu’elle puisse partir, les dangers qu’elle a rencontrés pendant son voyage, les difficultés qu’elle a connues en Europe et la stigmatisation et les difficultés qu’elle rencontre en tant que migrant de retour au Sénégal.
    La série a été diffusée pour la première fois à la télévision nationale sénégalaise l’année dernière et est disponible en ligne sur les chaînes YouTube de l’OIM au Sénégal et de Télé Story Sénégal. Jusqu’à présent, elle a été bien accueillie, avec plus de 800 000 visionnages en ligne. Une deuxième saison est en cours. Les réactions des téléspectateurs ont été positives et les fans se disent pris par le réalisme de l’intrigue et par le jeu de Khalima.« J’ai trouvé la série intéressante parce qu’elle correspond à ce qui se passe au Sénégal », déclare Coumba Mboup, un fan de la série. « Ici, quand vous revenez et que vous rentrez les mains vides, la société vous regarde de haut. Les gens vous stigmatisent. Khalima joue bien son rôle, c’est exactement comme cela ».Plusieurs migrants de retour ont participé à la production de la série en partageant leurs expériences pour aider à l’élaboration du scénario et s’assurer que l’intrigue et les personnages sont plausibles.« Le thème de la série était important pour moi car il dépeint le difficile retour d’un migrant. C’était vraiment intéressant, et cela m’a permis de renforcer mes compétences », explique Ndeye Fatou Sall, migrant de retour et volontaire participant à la sensibilisation.Pour promouvoir l’émission, Khalima est apparue avec Ramatoulaye Diène, journaliste et volontaire pour la sensibilisation, sur la station de radio Vibe Radio Sénégal. Elles ont discuté du projet Migrants comme Messagers, des risques liés à la migration irrégulière et de leurs expériences.Migrants comme Messagers a été lancé en 2017 par l’OIM et est mis en œuvre dans sept pays d’Afrique de l’Ouest : Côte-d’Ivoire, Gambie, Guinée, Liberia, Nigéria, Sénégal et Sierra Leone. Le projet soutient un réseau de plus de 290 volontaires pour informer les gens sur les dangers de la migration irrégulière et aider les migrants de retour à développer et à mener des initiatives locales de sensibilisation.Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les volontaires ont également organisé des campagnes de santé publique pour informer les gens et prévenir la propagation du virus dans leurs communautés.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#migrationirregulière#sante#sensibilisation1#OIM#media#migrantderetour

  • Des femmes migrants en Grèce et en Libye : leadership féminin dans le monde de la Covid-19 | The Storyteller
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    Cette année, nous célébrons la 2e Journée internationale des femmes pendant l’urgence sanitaire de la COVID-19. À l’échelle mondiale, les femmes migrantes ont été et continuent d’être des travailleuses de première ligne qui se dévouent pour soutenir leurs communautés en tant que personnel de santé, scientifiques, professeures et prestataires de services, dont beaucoup travaillent dans des services essentiels. Les femmes maintiennent les familles et les communautés unies alors que les filets de sécurité de la société menacent de s’effilocher.En cette Journée internationale des femmes, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) rend hommage au leadership des femmes dans le cadre de la réponse à la COVID-19, alors qu’elles continuent à se battre pour un monde plus juste et plus équitable. Les participantes aux diverses initiatives de l’OIM à travers le monde montrent comment les femmes et les filles en situation de déplacement élargissent leurs horizons et empruntent des chemins difficiles pour réussir.
    Zahra M. et Sakineh R., deux femmes qui sont nées de parents afghans en Iran, vivent aujourd’hui dans un camp de migrants en Grèce. Elles ont décidé de prendre les choses en main lorsque les activités éducatives ont dû être interrompues en raison de la COVID-19. Sakineh se souvient : « Au début, nous restions à la maison, nous ne savions pas à quoi nous attendre. Nous suivions les protocoles sanitaires, mais au fil du temps, nous avons décidé de créer un environnement plus éducatif et plus divertissant pour nos enfants. J’enseigne l’anglais aux débutants en tant que bénévole. Je me sens heureuse et fière parce qu’à travers cette situation difficile, j’ai pu compter sur mes propres forces et contribuer à ma communauté ».Avec le soutien de l’équipe de l’OIM sur place, Zahra et Sakineh ont lancé des cours, dispensés à une trentaine de personnes vivant dans le camp, des matières telles que l’anglais, le persan, les mathématiques et l’artisanat, tout en respectant strictement les directives et le protocole COVID-19 en matière de santé et de sécurité.« Personne n’a manqué aucun de nos cours. Nous sommes heureuses et satisfaites d’avoir contribué à notre communauté. L’absence d’éducation est l’une des raisons pour lesquelles nous avons quitté l’Iran. Nous ne voulions pas que la même chose se produise ici », explique Zahra.Elle se voit comme une leader qui aimerait « servir sa communauté et être à ses côtés dans les situations les plus difficiles » et a fait remarquer qu’elle trouvait les leaders féminines « confiantes, œuvrant avec courage et patience pour obtenir le meilleur pour la société ».
    Zahra et Sakineh pensent que la migration leur a permis de se trouver et « a ouvert un tout nouveau monde de possibilités », et elles ne laisseront pas la COVID-19 entraver l’éducation de qui que ce soit dans le camp. Zahra et Sakineh ne sont que deux des nombreuses femmes qui migrent dans le monde entier pour bénéficier de meilleures possibilités d’éducation.

    #Covid-19#migrant#migration#iran#afghanistan#femme#sante#education#inclusion#securite#IOM

  • Sensibiliser la population à la COVID-19 le long des points de transit au Rwanda | The Storyteller
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    Kigali - L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) fait participer les migrants le long des points de transit et de convergence du commerce pour les sensibiliser aux mesures de prévention contre la COVID-19. Cela se fait par le biais de la radio, ainsi que par des messages de communication des risques, dans le cadre des efforts visant à diffuser des messages sur la COVID-19 au sein des communautés. À ce jour, plus d’un million de personnes ont été ciblées par une campagne de sensibilisation lancée dans l’ouest du pays. Cela s’explique par le fait qu’un grand nombre d’entre elles se déplaçaient pour aller à l’école et au travail, et pour rejoindre leur famille pour les fêtes de fin d’année. La campagne de sensibilisation a ciblé les marchés#prevention# et les gares routières en raison de leur grande propension à la transmission et à la propagation de la COVID-19 pendant la saison des fêtes, notamment en raison de l’intensification de l’activité, du commerce et des déplacements. Pour s’assurer que le message atteigne le public visé, la campagne s’est concentrée sur l’utilisation de stations de radio populaires et d’affiches à Rubavu, Karonge et Musanze.
    La gare routière de Musanze, l’une des stations ciblées, reçoit au moins 20 000 passagers par jour, qui voyagent tous vers des destinations différentes.
    Grâce à l’émission de radio interactive en direct, les auditeurs ont pu téléphoner et obtenir des réponses à leurs questions.

    #Covid-19#migrant#migration#rwanda#sensibilisation#sante#propagation#circulation#frontiere#oim